09/08/2020
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🔥Guerre civile Steviïenne

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Guerre civile Steviïenne



Images de la guerre civile






Sommaire :

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Contexte de la guerre civile




Char d'assaut détruit dans les plaines de Steviïa


Exploitable en RP.
Ce post vise avant tout à détailler la période de la seconde révolution et le contexte amenant à la situation actuelle.






I. La première révolution : Espoirs Trahis.

Le 23 juin 2016, Pravoslavnyy se réveillais au lendemain d'une révolution aussi meurtrière que rapide. La mort de Donchenka Shevshenko, dernier maître d'un régime impérial qui avait en quelques mois réduit à néant les maigres libertés conquises durant les dernières années de monarchie, semblait marquer la fin d'une époque. Dans les rues de Stevograd, l'on acclamait les forces révolutionnaires qui trainaient la tête de l'empereur et des autres responsables du régime comme des trophées. Le massacre des représentants du régime était simplement appelé "massacre du 23 Juin". Les foules étaient en liesse, également à Bellevue, où certains étaient surpris en train d'acclamer les forces velsniennes et tanskiennes qui évacuaient le port : les envahisseurs d'avant devenaient les libérateurs d'aujourd'hui. La république fut proclamée le jour même, et le drapeau républicain dressé sur Stevograd alors que les statues de l'ancien tyran étaient déboulonnées.

Les premiers mois furent marqués d'un enthousiasme sans précédent. L'on pensais que la République apporterait changement, libertés et libéralisation du régime. L'on cru que la république mettrait un terme à la tyrannie qui se fichait de l'avis du peuple. Après des mois de pouvoir personnel, de destruction de l'ordre institutionnel établi par le Roi Koshvil et d'incertitude, la promesse d'une république faisait frémir les oreilles de beaucoup, et réunissais l'essentiel de la population autour du projet républicain. Un gouvernement provisoire fut constitué afin d'assurer la constitution de nouvelles institutions. Celui-ci rassemblait un large panel d'idéologie, pourtant nettement différentes : démocrates, socialistes, communistes et même monarchistes modérés, tous convaincus qu'il était possible de reconstruire le pays avant de régler la question de son régime politique. Cette unité affichée cachait en réalité bien des dissensions...

Dès le deuxième mois d'existence de la République, les débats concernant le sort réservé aux anciens représentants du régime ayant survécu au massacre du 23 Juin enflamment l'assemblée. Le désaccord révèle que l'instabilité interne et les ressentiments entre les responsables de la république dépassent de loin les bruits de couloir. Les Monarchistes, fervant défenseurs du pardon pour les représentants de l'Empire quittèrent la salle dans un vacarme assourdissant, défendant l'innocence de certains membres de l'Empire : beaucoup n'étaient pas des défenseurs de l'Empire, mais de simple membre d'une administration héritée du Royaume.

Le gouvernement provisoire contrôlait un pays pauvre et ravagé par la révolution et les émeutes. L'administration avait été profondément désorganisée par les exécutions sommaires des révolutionnaires, les finances publiques étaient exsangues et une partie importante des infrastructures avait été laissée à l'abandon et pourrissaient à ciel ouvert. Dans les campagnes, la pauvreté créait de vrais taudis à la place des anciennes municipalités agricoles prospères, tandis que les grandes villes connaissaient une situation économique tout aussi préoccupante. Des milliers de familles déplacées par les troubles de la révolution vivaient dans des conditions précaires, et les villages agricoles faisaient faillite à cause d'une météo qui n'arrangeait en rien la république : la sécheresse dévasta les récoltes de 2016. Et pourtant, le gouvernement entrait dans une situation de blocage plutôt que de procéder à la remise en état du tissu économique et administratif. Les débats, marqués par des intérêts idéologiques divergents, firent perdre énormément de temps et exacerbèrent les tensions.

Stevograd et sa foule en liesse au 23 Juin


II. La "Révolution tranquille" : émergence de la tradition anarchiste.

Le gouvernement, vu comme une grosse assemblée incapable de prendre des décisions, a perdu toute confiance auprès des Pravoslaves. La "révolution tranquille" se met en place : sans ordres, objectifs ou quelconques directives émanant du gouvernement, les ouvriers commencent d'eux-même à établir des structures d'autogestion industrielle. L'économie reprend d'elle même mais sans aucune régulation de l'état : chaque communauté industrielle ou agricole s'autogère, partage les bénéfices et reconstruit le pays dans son coin, le phénomène s'observant surtout en Steviïa. Chacun distribue la nourriture gratuitement, remettent le système économique sur pied et établissent de véritables soviet populaires. Mais le chaos organisationnel, le gouvernement n'arrivant pas à arbitrer le développement correct de l'infrastructure ni de l'industrie, provoque les prémices de la future crise économique. En 2017, chaque usine et communauté agricole fonctionne démocratiquement, sans la moindre dépendance au gouvernement. En réalité, plus personne n'en a rien à faire du gouvernement, de ses débats vides et de ses décisions qui n'arrivent pas : l'on préfère vivre de lois implicites, de démocratie autogérée et de vivre simplement dans son coin.

En parallèle de l'industrie, les municipalités elles-même commencent, pour certaines, à établir des états de droit autonomes et des démocraties directes compétentes. "Si l'état ne fais pas la loi, c'est aux citoyens de la faire" dit un Pravoslave anonyme en été 2017. Et il faut dire qu'il a raison : en ce temps là l'état... est absent et n'existe plus vraiment. L'état ne fera rien, d'ailleurs, pour empêcher les conseils d'exister : chacun interprète différemment les conseils de sorte à ce que toutes les factions politiques les voient comme une bonne chose. Des soviet pour les communistes, des administrations locales pour les démocrates et monarchistes ou des centres de redistribution démocratique pour les socialistes. L'anarchisme se répand tranquillement, sans que personne ne le remarque, sans mort ou affrontement... C'est la révolution tranquille.

Une coopérative agricole : résultante de la révolution tranquille.


III. Crise économique : La poudre s'accumule.

L'enthousiasme populaire ne suffisait cependant pas à faire fonctionner une économie. Si les conseils ouvriers et les communes populaires avaient permis de maintenir en vie l'industrie et de remettre une partie du pays sur pied, ils ne purent empêcher les difficultés structurelles de rattraper la jeune République. Chaque commune produisait selon ses propres besoins, ses propres capacités et ses propres règles, sans coordination. Là où certaines régions industrielles retrouvaient rapidement une activité florissante, d'autres s'enfonçaient dans la misère, les inégalités entre communes s'exacerbant et les communes ne parvenant pas non plus à se reconstruire. Plus rien n'avait de logique, les grandes infrastructures comme les chemins de fer n'arrivaient même plus à composer des tracés logiques : en démontre la nouvelle ligne Kostiantya-Stevograd, qui faisais ni plus ni moins qu'un détour dans les montagnes par Erevanny par manque d'organisation, l'entretien des voies ferrées n'étant pas non plus très clair.

Beaucoup parlent de l'instauration d'une péréquation et d'une planification indicative afin de faire gagner l'économie en cohérence. Mais le gouvernement, toujours incapable, ne parvient pas à se réformer de sorte à créer une planification indicative, essayant malgré tout de palier à son incompétence : le PCP (Parti Communiste Pravoslave) commence à créer une administration parallèle permettant de négocier avec les Communes, les industries, et de publier des planifications indicatives... mais dans une logique de pure opposition et de concurrence, les autres partis créent eux aussi des administration parallèles et rivales, distribuant des planifications presque systématiquement contradictoires aux industries et communes.

Conscient du problème de désorganisation qui provoqua une première crise économique tournant autour du ravitaillement en nourriture de la ville de Stevograd, le gouvernement tente à nouveau la réforme pour reconstruire le pays... encore fallait-il s'entendre sur ce qu'était ladite reconstruction... Plusieurs semaines de débats aboutirent finalement à la création d'une commission chargée de réfléchir à la possibilité de créer une autre commission chargée d'unifier les planifications indicatives. Les Pravoslaves, eux, continuaient simplement à travailler.

L'inflation commença alors à s'emballer, conduisant à une hyperinflation : Un million de Prav, la monnaie impérial, ne permettait que d'acheter une bouchée de pain... La monnaie républicaine perdit progressivement sa valeur tandis que les communes adoptaient des systèmes d'échange locaux, parfois fondés sur des bons de travail, parfois sur le troc, dont la valeur était purement basée sur la confiance mutuelle. Certaines usines commençaient à payer leurs ouvriers directement avec le fruit de leur production, d'autres ne payaient d'ailleurs plus personne, les ouvriers travaillant sans que l'usine ne sois capable de revendre. Charbon, nourriture, outils ...? Tout était ensuite troqué au marché des communes, dans un système complètement dysfonctionnel qui fonçait à toute vitesse vers la crise. Les économistes parlaient d'une "transition établie le temps que le gouvernement ne se débloque", mais les pravoslaves parlaient surtout d'un joyeux bazar...

Les campagnes n'étaient pas dans une meilleure situation. La sécheresse, déjà catastrophique l'année précédente, provoqua de nouvelles récoltes désastreuses. Les communes agricoles s'organisèrent elles aussi pour répartir les ressources disponibles, mais les surplus étaient devenus trop rares pour approvisionner correctement les grandes villes, provoquant la seconde crise sur l'approvisionnement de Stevograd et la grande famine de 2017.

Les tensions s'accumulent, la faim règne en maitre de Pravoslavnyy, mais la crise aura aussi eu pour effet de renforcer encore plus les soviets et les communautés locales, effet paradoxal quant on sais que la crise vient d'elles-mêmes... Les Pravoslaves, eux, cherchent simplement à se tourner vers les institutions qui répondent réellement à leurs besoins. Peu à peu, la République ne perdit pas seulement son autorité : elle devint simplement... sans intérêt. Malgré tout, l'état parvint, en 2017, à organiser des campagnes massives de vaccination : c'était à peu près le seul sujet sur lequel les parlementaires arrivaient à créer un consensus.

L'hyperinflation : des piles de billets ne peuvent qu'acheter qu'une bouchée de pain.


IV. Radicalisation interne et scandale des archives : tout est prêt pour la guerre civile !

Alors que le dépérissement de l'état est dans stade déjà très avancé, les partis commencent à prendre conscience d'un fait très important : en hiver 2017, l'état n'exécute plus rien, il débat dans le vide et est complètement soumis au bon vouloir de communes formant un réel contre-pouvoir local. Si les partis laissent faire, il n'y aura plus aucun pouvoir à conquérir... Il faut renforcer l'influence et reprendre le contrôle !

PCP et autres partis s'engagent alors dans une campagne de renforcement de leur influence auprès des communes et industries autogérées, notamment au travers de leurs administrations parallèles, abandonnant la planification indicative au profit d'une planification de plus en plus contraignante. Dans l'est et le centre du pays, les communes autonomes perdent le pouvoir, l'état reprend le contrôle, bien que ce sois sous la forme d'administrations concurrentes les unes des autres. Les descentes de police sont fréquentes pour rétablir l'ordre, tandis que le PCP engage un culte du chef dans les communes qu'elle contrôle, en particulier celles de l'est : Nikolai Alekseïevitch Karpov, leader du PCP, devient une réelle figure de changement et d'espoirs pour les habitants de l'est Pravoslavnyy. Les monarchistes et démocrates, eux, tentent surtout de contrôler la Steviïa (région de la capitale et de Bellevue) pour son positionnement et son infrastructure stratégique, mais la force des structures autogérées, ayant atteint un stade d'autogestion plus avancé que le reste de la Pravoslavnyy, les empêche de gagner une influence concrète.

Malgré les descentes de police, cette compétition restait encore relativement pacifique lorsqu'un événement vint bouleverser l'ensemble du paysage politique. À l'automne 2017, plusieurs bâtiments de l'ancienne police impériale furent ouverts afin d'en fouiller les archives. Les documents révélèrent l'ampleur du système de surveillance mis en place sous le règne de Donchenka Shevshenko, mais surtout les noms de nombreux collaborateurs qui avaient poursuivi leur carrière... au sein même du gouvernement provisoire.

Le PCP, alors principal parti du pays, auteur de la fouille, accuse plusieurs représentants monarchistes de collaboration avec l'ancienne dictature. La presse, alors indépendante de l'état et également autogérée (et parfois sous contrôle des partis), relate chaque jours de nouvelles révélations concernant les députés non-communistes. La révélation était d'ailleurs incomplète : pour des raisons encore inconnues, le PCP avait soigneusement dissimulé certains documents... Accords ponctuels avec les parlementaires rivaux ? Preuves compromettantes contre le PCP lui-même ? Rien n'est sûr, et cela ne fais qu'exacerber les tensions : les monarchistes tentent ni plus ni moins que la prise des archives par une intervention de leurs milices le 03 Décembre 2017, l'assaut étant cependant un échec cuisant conduisant à la mort de 6 de leurs miliciens. Les tensions deviennent explosives et beaucoup craignent dès lors l'éclatement d'une guerre civile.

Les archives : des couloirs entiers de documents classifiés


V. Massacre de Bellevue : la poudre prend feu, la seconde révolution commence.

Le PCP, poursuivant sa propagande, espère arrêter et mettre en œuvre des procès contre les parlementaires rivaux accusés depuis la crise des archives. C'est lors d'une visite de parlementaires monarchistes dont certains accusés, simultanément à Bellevue et à Rudeya, que les milices du PCP tentent de kidnapper des députés monarchistes.

Face au Kidnapping, les monarchistes et démocrates s'allient pour délivrer leurs députés : ça marche, mais leur milices doivent procéder à une rafle à Bellevue pour retrouver les députés... une sacrée erreur : non seulement la population commence à détester les monarchistes pour les meurtres commis, mais en plus le blocage du gouvernement a depuis longtemps convaincu le PCP et le PSP (Parti Socialiste Pravoslave) que la solution armée serait la seule à leur permettre de redresser rapidement le pays. En parallèle, la population aspire au changement : le voisin slavis sombre dans la révolution, et semble instaurer avec succès une démocratie communaliste. PCP et PSP forment alors le Front Insurrectionnel Uni de Libération Nationale (FIULN), et commencent l'affrontement armé, justifiant leurs attaques par le massacre de Bellevue : Belgoryyd et l'est de la Pravoslavnyy sombrent dans les combats, tandis que la Steviïa semble pour l'instant épargnée.

Le FIULN, qui avait pendant quelques mois présenté une façade d'unité, fini par montrer de profondes divisions : Si la victoire semblait assez proche avec la prise des territoires de Belgoryyd et de l'est, les communistes souffrent d'un désaccord profond. D'une part, renforcé par un puissant culte de la personnalité, la ligne du Juche et de Karpov prônent l'établissement d'une avant-garde révolutionnaire dirigée par le Parti et le leader Karpov. Exactement à l'inverse, la ligne opposée nait du PSP et des membres anti-Karpov du PCP : ceux-ci prônent une démocratie communiste à la Barvynienne, représentative, sans autocrate pour dirigé le pays. Le désaccord provoque dès lors la scission des factions communisantes, bien que les deux mouvances soient encore alliées face à l'ennemi réactionnaire commun.

La guerre civile ne tarda pas à dépasser les frontières de Belgoryyd et de l'est. Si la Steviïa était encore épargnée par les combats, fermement tenue par le gouvernement provisoire qui combat encore sur les territoires de l'actuel Belgoryyd, la suite des évènement a rompu avec ce climat encore pacifique. Le gouvernement provisoire, maintenant devenu gouvernable par la sécession communiste et socialiste, entreprend la reprise de pouvoir contre les communes autogérées de Steviïa, le gouvernement ayant besoin des ressources économiques de son territoire pour combattre. Mais les Steviïens, attachés aux communes autogérées, font de la résistance. Le conflit d'intérêt provoque rapidement un embrasement en Steviïa, où la population tente de s'opposer à un gouvernement décrédibilisé et centralisateur.

C'est par ailleurs à ce moment, au moment de l'insurrection de Steviïa en Février 2018, que les Steviïen mettent un mot sur leur mode de fonctionnement : anarchisme. C'est ici que tout commence, que le mouvement gagne une ardeur militante dépassant le simple cadre de fonctionnement. Les révolutionnaires commencent à être influencés par les écrits anarchistes et les idéaux communalistes. Un premier drapeau noir et rouge émerge, celui de l'anarchisme Steviïen, plus tard dépassé par le drapeau officiel de l'ARLP.

Mais les révolutionnaires n'ont pas d'arme, pas d'armée, pas d'organisation : si l'insurrection fait d'abord extrêmement mal au gouvernement provisoire et que les insurgés anarchisants rejoignent l'alliance entre les communistes et les Juchés, ils finissent dépassés par la supériorité organisationnelle et technique du gouvernement. La prise de Rudeya par le gouvernement provisoire marque l'apogée de cet effondrement : en mars 2018, les insurgés perdent la deuxième ville la plus importante de leur territoire après Bellevue. Tout semble perdu pour les anarchistes, et ce malgré les victoires des communisants. L'autogestion mourra probablement au profit d'un étatisme communiste, qu'il sois juché ou marxiste.

Des miliciens monarchistes à Bellevue


VI. Intervention des LLP : à l'horizon... la liberté !

La situation semblait donc tourner à la catastrophe pour les anarchistes steviïens. En quelques semaines, l'insurrection qui avait pourtant surpris le gouvernement provisoire et fait vaciller son autorité s'était transformée en une succession de défaites. Les communes libres manquaient de tout : armes, munitions, officiers, ravitaillement et surtout d'une quelconque organisation militaire commune. Les assemblées pouvaient décider démocratiquement de la défense d'une ville, encore fallait-il que l'ennemi accepte d'attendre la fin du vote. Les insurgés avaient une supériorité numérique écrasante, mais ces révolutionnaires n'avaient ni commandement, ni armement. Et ces manques seront très rapidement comblés par une intervention extérieure changeant radicalement le rapport de force en Steviïa : Rapidement, les LLP, légions de volontaires originaires de Slaviensk et surtout de Transpravie font savoir leur volonté d'utiliser la Steviïa comme leur premier théâtre d'intervention afin d'y aider la révolution s'y déroulant. Une aubaine, pour les révolutionnaire. L'espoir revient, et les communes acceptent à l'unanimité l'intervention armée des LLP.

Les LLP, armées et coordonnées par la DRE slavis (Direction des Renseignements Extérieurs) interviennent alors en Juin 2018 : c'est une véritable armée qui déferle sur la Steviïa. En seulement une semaine, ils reprennent Rudeya, Stevograd et encerclent le gouvernement provisoire à Kostyantya. Le rapport de force s'inverse complètement, et le gouvernement provisoire voit sa défaite de plus en plus inéluctable. Cependant, la défaite rapide du gouvernement provisoire fait également disparaitre l'ennemi commun qui unifiait les factions communisantes les unes aux autres : l'alliance éclate, et l'on craint une guerre civile entre les différentes factions. De toute évidence, les communes libres et les LLP doivent se préparer à tenir si un affrontement venait à avoir lieu contre les factions communisantes de Belgoryyd et de l'est. C'est pourquoi communes libres et LLP fusionnent leur administration et leur système politique et proclament l'ARLP (Armée Révolutionnaire de Libération Pravoslave). Les légions étrangères deviennent une composante à part entière du fonctionnement politique Steviïen, la bête noire des anarchistes défendant la pureté idéologique Steviïenne.

Ici, le gouvernement provisoire n'est pas détruit : au lieu de ça, les restes du gouvernement éclatés en une multitude de micro-factions se réfugient dans les montagnes du sud et réinstallent leur centre politique sur Erevanny, à défaut de contrôler Stevograd. Les LLP tentent évidemment d'éviter l'installation durable du gouvernement dans les montagnes par une offensive finale, mais le gouvernement parvient à empêcher les forces blindées de progresser dans les vallées par d'efficaces embuscades et opérations de guérilla. Après cette dernière opération offensive, le conflit perd en intensité, le gouvernement se fait oublier seul dans les montagnes.

Colonne de blindé LLP entrant en Steviïa


VII. Guerre fratricide : Affrontements meurtriers à Dniste-sur-le-Gris.

La disparition presque complète du gouvernement provisoire changea brutalement la nature du conflit. L'alliance entre les anarchistes, les communistes démocratiques et les Juchés n'avait désormais plus de raison d'être : l'ennemi commun était vaincu, et les trois factions se retrouvèrent face à face. Les anciennes divergences idéologiques devinrent des divergences territoriales.

Les premiers affrontements éclatèrent presque immédiatement après l'échec des LLP d'entrer dans les montagnes du sud. Les LLP, désormais directement intégrés dans l'ARLP, se retrouvèrent engagés dans une nouvelle guerre civile contre ses anciens alliés. Les combats entre communistes démocratiques et Juchés furent particulièrement violents dans les territoires centraux, tandis que l'ARLP tentait de consolider la Steviïa et de repousser les forces communistes.

Peu à peu le front se fige. Des lignes de défense émergent à l'hiver 2018 et éprouvent le moral des révolutionnaires. La veille du noël orthodoxe, les forces de l'ARLP mènent un affrontement sur le saillant communiste de Dniste-sur-le-Gris, une ville côtière stratégique pour son infrastructure encore intact permettant aux communistes d'envisager une offensive en direction de Bellevue. Après un long mois de combat et de nombreuses pertes (l'usure étant à cet instant de 30 tués par kilomètres carrés gagnés dans le camps Steviïen) et la prise de Dniste-sur-le-Gris, les révolutionnaires se rendent à l'évidence : s'ils continuent la guerre, ce seront des centaines de milliers de morts qui s'entasseront en Steviïa, pour des années de combats inutiles. De plus, Slaviensk commence à faire pression sur les révolutionnaires de l'ARLP pour arrêter les combats, car le conflit commence à coûter cher pour les finances slavis et le manque de résultats peine à convaincre l'opinion publique de la nécessité d'une poursuite de l'intervention.

la ville détruite de Dniste-sur-le-Gris


VIII. Médiation de Daryinsk : Un semblant de calme en Pravoslavnyy, mais pas pour l'ancienne république.

Face à l'enlisement du conflit et aux difficultés financières, la Fédération des Communes Slavis décide finalement d'intervenir politiquement. La conférence ne cherche pas réellement à réconcilier les révolutionnaires : l'objectif est beaucoup plus pragmatique, mettre fin aux affrontements et déterminer ce que chacun contrôlera désormais.

Après plusieurs semaines de négociation dans la ville de Daryinsk, les parties arrivent à un accord... Mais grand absent : le Gouvernement Provisoire ne fait pas partie des négociations ! Élément qui radicalisera le gouvernement provisoire, d'autant plus que la vieille Pravoslavnyy est officiellement dissoute et partagée en trois états entièrement indépendants. Ces trois états indépendants devenant l'Armée Révolutionnaire de Libération Pravoslave à l'ouest, en Steviïa, la République Prolétarienne de Belgoryyd au centre et la République Démocratique Populaire de Pravoslavnyy à l'est. L'accord met fin à la guerre entre les vainqueurs mais n'empêche pas les idéaux de réunification de se propager, et encore moins aux combats entre le cadavre du gouvernement provisoire et l'ARLP de se poursuivre.

C'est ainsi que commence, dès la fin de la seconde révolution, une guerre civile dans les montagnes de Steviïa : la guerre civile Steviïenne.

Conférence de Daryinsk. La paix est signée.



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