Le Mouvement Océano-Afaréen est la conséquence regrettable d'une politique fondamentalement racialiste et colonialiste menée par le Götterland depuis des siècles et la fondation de son empire coloniale sur les rives aleuciennes, paltoterranes et afaréennes. Les luttes anticoloniales ne sont pas nouvelles dans l'Histoire, elles ont secouées l'Afarée et l'Aleucie bien avant que le sentiment océano-afaréen ne se manifeste et se concrétise dans les territoires d'outre-mer götterlandais. Cependant, il s'agit d'une première dans l'Histoire de ce peuple déraciné de ses terres natales afaréennes, humilié par la botte coloniale germanique, de rompre une bonne fois pour toutes ses chaînes et d'acquérir l'autodétermination qui leur est pleinement dû de plein droit. Cependant, ce mouvement, si on peut supposer que la seule menace coloniale suffirait à unir les séparatistes autour d'une bannière commune qu'est sensé représenter le Mouvement Océano-Afaréen, est en vérité extrêmement divisé, conséquence tout aussi regrettable de la répression massive et banalisée des pouvoirs coloniaux pendant des siècles et l'absence de débats publics des indépendantistes sur l'idée nationale océano-afaréenne (qui s'avère un concept très abstrait pour une partie non négligeable des principaux concernés) ont créés des divergences qui ont éclatés au grand jour en même temps que l'insurrection, le MOA devenant rapidement une infestation de plusieurs milices aux objectifs très différents les uns des autres, unis uniquement par une histoire, une ethnie et un ennemi commun mais qui s'opposent quasiment sur tous les points politiques, économiques ou sociaux. L'urgence de la situation, représentée par le débarquement des troupes de la Marine du Götterland dans les territoires d'outre-mer afin de rétablir l'ordre colonial blanc ainsi que la présence toujours importante de populations eurysiennes blanches (principalement götterlandaises) et globalement opposés à l'indépendance océano-afaréenne, force les différentes milices à limiter strictement leurs affrontements entre eux mais il est évident que si le MOA triomphe du colonialisme götterlandais, il devra se battre une seconde fois afin de déterminer l'avenir de ce peuple qui n'a jusqu'ici pas eu l'occasion d'être considéré comme tel.