Généralités :
Nom officiel : Confédération Libre des Communautés d'Auslandt
Nom courant : Auslandt
Gentilé : Auslandais, Auslandaise
Inspirations culturelles : Allemagne, Europe de l'Est, Anarchisme
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Auslandois Classique (langue intercommunautaire), pas de langue officielle
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Aucune
Drapeau :

Devise officielle : Freheite oter Ted (La Liberté ou la mort)
Hymne officiel :
Capitale : Druckswal Ton
Population : 29 341 000 habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
L'Auslandt est une confédération de communautés libertaires et autonomes liées autour d'un régime autoproclamé communiste libertaire "par couches" (en raison de l'accumulation d'entités administratives pour diriger le territoire à toutes les échelles). Cependant, l'Histoire du pays est bien plus ancienne que l'établissement de ce système. On recense l'arrivée de premières populations environ 10 000 ans avant notre ère. Il s'agit de clans nomades et majoritairement pécheurs qui s'établissent le long des côtes. La sédentarisation démarre autour de 3 000 av. JC. Cette période voit aussi naître les premières écritures et une certaine harmonisation culturelle et linguistique liée aux échanges entre villages. Jusqu'à notre ère l'Auslandt est encore un territoire assez vide et peuplé de tribus et chefferies le long des côtes.
Il faut attendre la fin du Iᵉʳ siècle de notre ère pour percevoir la première évolution majeure de la structure politique du territoire. En effet, l'Empire Rhémien s'étend massivement à travers toute l'Eurysie. Après avoir annexé l'actuel Velsna, les troupes de Rhême s’emparent de l'Auslandt. Le territoire très peu peuplé est considéré comme assez secondaire et ne constitue pas une province à part entière (l'Auslandt est découpé et intégré à différentes provinces voisines). La politique de Rhémanisation semble fonctionner laborieusement, en raison de l'excentricité de la région et de sa faible population. Il faut attendre le IIIe siècle pour que l'Auslandt prenne de l'importance aux yeux de Rhême. En effet, les attaques germaniques sont de plus en plus régulières et visent particulièrement les côtes de la région. L'Empire fonde alors le camp militaire de Dudrusium, sur l'actuel centre de Druckswal, la capitale actuelle. Durant la même période le territoire intègre en partie une nouvelle province éponyme.
Au début du Vᵉ siècle, la chute progressive de la puissance Rhémienne force l'empire à délaisser le territoire. Petit à petit et à l'instar de l'actuel Velsna le gouverneur local affirme son autorité sur la province de Dudrusium, jusqu'à s'émanciper du dictat de la capitale. Mais cette situation reste de courte durée, car dès la fin du siècle, de nouvelles populations germaniques et notamment les Daminites envahissent l'Auslandt, annonçant par la même occasion la fin de l'influence Rhêmienne sur le territoire. En quelques décennies, on assiste à un changement drastique de culture, de religion et de pouvoir. En effet, la Rhêmanisation est très fragile chez les populations natives et les anciens soldats arrivés plus récemment sont persécutés et fuient massivement vers l'actuel Velsna.
Carl le Puissant, Roi des Daminites venu du Nord impose son pouvoir sur le territoire. En 524, Marcus le Grand devient suite à un mariage seigneur de la province de l'Akuttlandt (nom donné à la région de Druckswal, qui deviendra plus tard Auslandt). Il profite de l'excentricité du territoire par rapport au centre du pouvoir Daminites pour acquérir une grande indépendance face au pouvoir royal. Cette situation déplaît fortement et mène à la guerre de 23 ans entre Arthur, Roi des Daminites et Marcus. Elle s'achève en 548 avec l'autoproclamation de Marcus le Grand, Roi d'Akuttlandt. Il meurt un an plus tard seulement et cède son pouvoir à sa fille ainée Anne Ière, qui entamera un politique d'expansion territoriale vers les terres et les montagnes. Cependant, le système féodal qui s'impose dans le Royaume cause de nombreuses tensions entre seigneur. Le pouvoir Royal perd peu à peu de son prestige et les monarques peinent à mener une politique unifiée et centralisée. L'Auslandt affaiblit par cette situation est sujet aux invasions étrangères qu'il parvient néanmoins laborieusement repousser. Toutefois, cela augmente l'influence des royaumes voisins et permet l'arrivée du christianisme au sein de la société, d'abord chez les paysans puis dans la noblesse. En 786, le Roi Arrold IV se convertit et proclame l'Auslandt "Terre chrétienne". Au fil du temps, la religion devient centrale dans la vie du Royaume sans pour autant jamais abolir les croyances païennes très ancrées culturellement.
Durant les siècles suivants, le Royaume devient un nœud commercial important du Nord de l'Eurysie et un territoire agricole et sylvicole important.
La prospérité relative du pays demeure jusqu'à la montée en puissance du Velsna. En effet, la République entre dans une politique expansionniste et devient rapidement une menace majeure pour l'Auslandt. En effet, le pouvoir royal s'inquiète de l'importance de Velsna dans la région, d'autant plus que des différents historiques subsistent encore entre les deux États ayant chacun suivis un chemin très différent. Finalement, en 1067 éclate la Guerre de Brandt. Le Velsna envahit le Royaume bien trop faible pour se défendre efficacement. En 1069, Horald III abdique et le Velsna remporte la guerre. Sous le contrôle du Sénat, l'Auslandt garde malgré tout un statut particulier. Le système féodal demeure bien que la liberté des seigneurs s'en trouve réduite et un gouverneur est nommé pour administrer le territoire.
L'Auslandt, bien que vaincu, profite de la prospérité de Velsna. En effet, le commerce est largement développé et entraîne un regain économique majeur, les villes se densifient comme Druckswal qui devient à nouveau, la capitale Auslandaise. Les disciplines artistiques et scientifiques sont mises en valeurs par l'influence des auteurs et philosophes de l'État latin. C'est à cette période que le territoire "s'eurysiannise" et acquiert une place et une reconnaissance symbolique au sein du continent.
Néanmoins, la société Auslandaise reste majoritairement hostile à son envahisseur et les tensions se traduisent fréquemment en révolte contre la République. De ce fait, durant plusieurs siècles, le pays balance entre gain d'autonomie et soumission accrue au Sénat.
En 1434, le Velsna qui entre en période de guerres met en place des mesures restreignant l'indépendance de l'économie et de la noblesse Auslandaise. Cette dernière refuse de se plier à l'autorité Sénatoriale et se soulève en mobilisant, par la même occasion et pour la première fois, le tiers état. Le Velsna tente de calmer le jeu face à un scénario qu'il n'avait pas préparé et finit en octobre de la même année par annuler la loi. Mais cela ne convient pas à la noblesse exaspérée par des siècles d'humiliation. C'est le début du Grand Soulèvement d'Automne. Il s'agit de guerrillas qui terrorisent rapidement une grande partie de Velsna. Plusieurs attentats ont lieu dans les grandes villes de la République, dont le plus mortel fait plus de 38 victimes.
Le 12 janvier 1435, l'assassinat d'un sénateur dans ses appartements déclenche une réaction violente du Velsna. La révolution se transforme en guerre. Les Auslandais mobilisent largement la population pour mettre en place une stratégie de l'épuisement profitant de l'hiver particulièrement froid. Finalement, le Sénat ouvre des pourparlers en février et l'Auslandt finit par retrouver une indépendance quasiment complète, bien que l'État acquière un statut particulier le rendant en partie vassal du Velsna. Il faut attendre 1596 et la chute de la République des Sénateurs pour que le Royaume s'affranchisse définitivement de ses obligations envers son envahisseur.
Dès son indépendance, le Royaume reprend un système féodal où le Roi n'a qu'un pouvoir limité. Un fonctionnement pourtant assez anachronique et peu stratégique pour l'époque. Mais ce dernier profite à la noblesse qui s'impose en accaparant tout le mérite de la victoire face au Velsna.
Bien que le pays reste prospère, les tensions entre seigneurs et l'absence de puissance centralisatrice le laisse sur le côté parmi les États Eurysiens.
Cependant, en 1678, le Roi Phillip VI choisit d'affirmer son autorité en tant que monarque puissant. Il instaure une politique de "pacification", lui permettant de placer les plus grands propriétaires terriens sous sa protection. Il procède à l'agrandissement de l'armée royale et prohibe les marines seigneuriales. En définitive, il édicte en 1688 l'Édit de Vassel.
Ce texte définit clairement le pouvoir du Roi et celui des seigneurs. Ainsi, tous propriétaire terrien est soumis aux Lois Royales et les guerres entre seigneuries sont interdites. L'État se dote d'une administration centrale et laïque et fait de Druckswal l'unique capitale. Ses successeurs continueront d'affermir la loi jusqu'à faire de l'Auslandt une Monarchie Fédérale divisée en province chacune étant gouvernée par les anciens seigneurs et leur descendance. Grâce à la modernisation et pacification du Royaume, l'Auslandt connait un très fort développement économique et culturel.
Tout au long du XVIIIᵉ siècle, le pays voit sa population exploser et devient un centre commercial majeur pour toute l'Eurysie. C'est dans ce contexte très favorable que s'installe la Première Révolution Industrielle dès 1790, celle-ci prend rapidement de l'ampleur dans les villes et permet l'émergence de puissantes entreprises. Ces dernières appartiennent bien souvent à une nouvelle bourgeoisie, les nobles profitant encore de "dotations royales" et de grandes propriétés agricoles ou sylvicoles. Ainsi se développe une dichotomie entre deux élites : l'aristocratie traditionaliste, perçue comme oisive par la nouvelle bourgeoisie, qui exerce un contrôle croissant sur les moyens de production. Cette émergence d'une nouvelle classe sociale marque le début d'une contestation des inégalités liées au régime des privilèges. En effet, une vague d'intellectuels contemporains soutiendra que le pouvoir légitime doit être exercé par ceux qui œuvrent activement au service de leur nation.
En peu de temps, le nationalisme s'installe dans les mentalités et la pression contre le pouvoir devient de plus en plus forte. Cependant, Henry V reste réticent face à ces évolutions sociales et refuse d'abandonner l'aristocratie.
Face à l'absence de réponse du monarque, le Syndicat des Grands Producteurs (Syndicat du Patronat) impose un ultimatum le 7 novembre 1812 : soit le gouvernement propose un plan de réformes sociales, soit le patronat arrête de verser ses impôts au Roi. Ce dernier se retrouve dans une impasse et incapable de lutter, il met en place "l'assemblée de réflexion pour la réforme de l'État". Elle est composée des plus grands patrons de l'époque ainsi que d'éminents membres de la Cour. Finalement, après de longues discussions le Roi annonce une restructuration totale du Royaume. Celle-ci comprend l'abolition des privilèges, ainsi que des postes réservés, la constitution d'une Assemblée Nationale élue par le peuple (sous condition de revenus et de sexe) qui assiste désormais le Roi dans le choix du gouvernement. Si le système politique s'ouvre, l'extrême majorité de la population n'y a toujours pas accès et subi le dictat du patronat.
En 1833, alors que les demandes du prolétariat se multiplient, se fonde le premier syndicat. Ce dernier est très vite réprimé, mais il permet l'unification de la parole ouvrière et ouvre la voie aux premières grèves nationale qui paralyse l'économie du pays pendant presque six mois consécutifs malgré de violentes répressions. L'une des critiques les plus importantes est le tout-pouvoir des grands patrons alors à la fois propriétaires des moyens de production et au centre du gouvernement.
Le Roi accepte finalement de supprimer la condition de revenu dans le droit de vote qui devient universel.
Mais malgré ces nouvelles réformes, la société industrielle Auslandaise reste profondément inégalitaire : le Roi et la bourgeoisie concentrent toujours la majorité des pouvoirs. Cela empêche l'adoption de mesures sociales comme la légalisation de la grève, l'éducation publique, etc. Ainsi, en 1900 l'Auslandt permet toujours aux enfants de huit ans d'exercer la plupart des métiers, l'éducation n'est pas obligatoire, les salaires non réglementés et la presse largement soumise à la censure. Cette catastrophe sociale permet l'arrivée massive au début du XXe siècle du communisme dans les classes populaires et ouvrières. À tel point qu'en 1911 les élections législatives placent le Parti Communiste en tête avec 47 % des voix. Le groupe parlementaire pousse l'État à engager des réformes sociales, cependant le Roi et plusieurs grands patrons s'inquiètent et refusent de céder. Ils organisent alors la chute du parti en montant une fausse affaire de fraude. Mais cette manigance se retourne rapidement contre le pouvoir. En effet, de nombreuses personnalités libertaires se détachent donc du groupe communiste et appellent à l'abolition de l’État qu'elles considèrent comme inhérentes aux problèmes sociaux du pays. Pour illustrer le propos anarchiste, Antony Gurrel, un soutien important de la lutte libertaire met en place en 1924 le premier camp autogéré du pays. Celui-ci est détruit par les autorités en 1927, mais permet le lancement d'une grande campagne de propagande par les faits à travers tout l'Auslandt. Partout de nouvelles communautés s'organisent et s’exemptent de tout pouvoir, mais il s'agit encore de mouvements ancrés dans des situations précises comme les usines, le millieu agricole, etc. Plus proche d'une exploration philosophico-politique que d'une révolution pure, la question du renversement de l'État est encore loin de faire consensus. Pour lutter contre la propagation des idées révolutionnaires, l'Assemblée nationale alors majoritairement libérale vote en 1933 l'interdiction des "idéologies incitant au désordre social", l'Anarchisme devient ainsi illégal. Au début, la répression mise en place porte ses fruits, la peur s'installe et les Auslandais abandonnent leurs rêves d'autogestion. Néanmoins, les idées ne meurent pas.
Dans les années 60, à l'instar du reste du monde la jeunesse s'émancipe et développe un espace culturel qui lui est propre. Elle puise alors dans les idéologies des années 20 et conteste de plus en plus l'État autoritaire toujours en place. En 1966, tandis que le gouvernement cherche à réprimer à tout pris cette contre-culture les étudiants s'organisent dans les universités en mouvements autogérées et révolutionnaires. La tension monte et les pensées contestataires gagnent une part toujours plus grande de la population. En décembre 1967, 2500 jeunes bloquent l'accès à la Faculté de droit de Druckswal pour dénoncer les inégalités judiciaires qui subsistent dans la société de l'époque. La police intervient et tire à balle réelle tuant une dizaine de manifestants. Le soir même un manifeste est publié dans les journaux clandestins révolutionnaires appelant à une rupture avec l'Etat. Dans les grandes villes, des immeubles, des bureaux, des écoles s'organisent en communautés autogérées de même au sein de petits villages de campagne. Le Roi Phillip X fait alors déployer l'armée dans les grandes villes, obligeant les citadins à fuir dans l'arrière-pays où ils rejoindront des villages en sécession ou fonderont eux-mêmes des camps communautaires cachés. C'est le début de la Révolution Libertaire de Décembre.
Malgré l'absence de violence de la part des libertaires et leur faible effectif (environ 20 000 personnes sans compter les très nombreux soutiens à la cause), la répression s'intensifie. Ainsi dès avril 1968, les anarchistes abandonnent leur situation défensive et déclarent officiellement la guerre au gouvernement. Ils s'organisent en guérillas et mettent en place une stratégie de l'épuisement combinée à l'intensification de la propagande par le fait dans les territoires contrôlés. Le Roi reçoit assez rapidement une aide militaire de l'étranger assez conséquente, mais ne parvient pas à mettre fin au soulèvement. Du côté autonomiste, le nombre de révolutionnaires croit rapidement et atteint en 1970 plus de 120 000 personnes actives dans la lutte. Dans les nombreux villages et camps autogérés, on réfléchit déjà à une organisation pérenne de l'Auslandt libertaire : ainsi nait le fonctionnement par communautés et par strates.
La Guerre civile s'éternise et perd de l'importance à l'internationale, le soutien au pouvoir se réduit et en 1974, les anarchistes avance de plus en plus rapidement annexant par exemple la 4ᵉ métropole la plus importante du pays : Volvogratz. En 1980, la situation se pérennise dans tout le territoire et la nouvelle CLCA (Confédération Libre des Communautés d'Auslandt) est officiellement proclamée. On établit les institutions actuellement en vigueur dans le pays et on élabore les Règles Fondamentales des Communautés Libres d'Auslandt, une constitution conçue pour s'adapter au fonctionnement libertaire horizontal. Le texte insiste notamment sur la suppression des règles de citoyennetés (est citoyen celui qui vit sur le territoire), de l'argent et de toutes hiérarchies. Il impose aussi la neutralité complète d'Auslandt et l'interdiction de l'ingérence à l'étranger. Dans les années 80, seule la capitale reste un terrain de combat ardent, les quartiers passent d'une main à l'autre en quelques jours et les bombardements sont monnaie courante.
Enfin, le 21 mai 1989, le Roi Phillip X abdique et proclame la chute du Royaume d'Auslandt, Druckswal devient le dernier territoire à intégrer la confédération. Mais le pays n'est pas au bout de ses peines, la chute du monarque provoque un tollé dans le reste du monde et l'Auslandt est visé par un mouvement international de Boycott. De nombreuses actions de déstabilisation sont également menées par des puissances régionales. Dans un premier temps la Confédération reste fidèle à sa politique de neutralité, mais face à l'hostilité des Etats capitalistes le pays vote en 1994 la fin de ces mesures. Ainsi, l'Auslandt réintègre la géopolitique mondiale et forme même un service de renseignement. Aujourd'hui les blocus ont été levés et le pays a su se développer en collaborant avec d'autres États libertaires. La population est loin de vivre dans la précarité et bénéficie toujours du régime anarchiste.
Géographie :
L'Auslandt est situé au Nord-Ouest de l'Eurysie continentale sur les côtes de la Manche Blanche Occidentale et Centrale ainsi que du golfe des Nations. Il est fréquemment divisé en 5 grandes régions géographiques : la côte Nord, les côtes Blanche, la Basse-mer, la Lamandie et l'Arrière-pays. Ces régions n'ont pas de liens avec les cultures locales. La côte Nord est la plus sauvage, elle est balayée par les vents et possède un climat particulièrement froid avec des températures moyennes de 9 °C et une forte pluviométrie. La côte blanche, elle est protégée par les montagnes et les vallons de l'arrière-pays. C'est ici que c'est développé les premières civilisations du territoire. Aujourd'hui, il s'agit de la région la plus peuplée du pays avec la capitale et d'autres grandes métropoles. La Basse-Mer est dans une situation similaire, protégée des vents, elle enregistre les températures les plus hautes du pays (12 °C en moyenne). Les deux dernières régions sont particulières par leurs montagnes. La Lamandie est le point de départ de la chaine Lamande qui continu tout le long de l'arrière-pays jusqu'à la Mer Blanche. Le reste de cette cinquième région est assez vallonné, mais propice à l'agriculture. Enfin, la chaine Lamande culmine à 3422 m d'altitude avec le Vag Rhal en Lamandie.

La population auslandaise est urbaine à 70% (dont 30% dans les grandes villes), c'est un Etat polycentrique avec plusieurs métropoles millionnaires comme Druckswal (4,2millions d'habitants), Niepre (2,1millions d'habitants), Brandt (2,0 millions d'habitants) et Volvogratz (1,6 million d'habitants). Il s'agit donc d'un état très dense avec néanmoins une forte partie du territoire restant agricole ou sauvage du fait de la faible expansion urbaine des villes. On s'y déplace majoritairement en train avec un réseau très développé, mais aussi en car, en ferry et plus rarement en voiture.
Le climat d'Auslandt est océanique froid, les hivers sont longs et les températures restent sous la barre de zéro la majorité du temps de novembre à mars. L'Été les températures montent jusqu'à 25 °C dans les régions les plus chaudes avec néanmoins certains pics au-delà de 30 °C au mois d'aout.
Mentalité de la population :
Les Auslandais sont des personnes très attachées à leur autonomie. La mentalité y est assez terre à terre, le travail est une valeur importante, car elle est vue comme le moyen de faire tenir la communauté et l'autosuffisance populaire. Néanmoins, les auslandais reste un peuple très cultivé, ils attachent une grande importance aux arts vivants, à la lecture, au dessin et bien sûr à la politique qui est au centre de la vie communautaire.
Le pays est aussi réputé pour son ouverture d'esprit et sa très grande tolérance, le racisme, le sexisme ou encore l'homophobie n'existe presque plus.
Enfin, la population a acquis un fort sentiment révolutionnaire, pour elle la révolte est permanente. Elle est convaincue que l'ensemble des travailleurs de cette planète est opprimée et est prête à répondre à toute demande d'aide de la part de ces derniers.
Enfin, le pays est loin du cliché communiste, l'Humain y est central et cela se ressent dans la manière de travailler (très respectueuse du corps, du ressenti et peu intensive), dans l'architecture (à échelle humaine) ou l'art (très libre et innovant).
Place de la religion dans l'État et la société :
Depuis le VIe siècle, L'Auslandt a toujours été un pays officiellement chrétiens. Cependant, l'arrivée de cette religion, c'est fait de manière lente et n'a jamais été imposée de l'extérieur. De ce fait, la population a toujours conservé un certain nombre de croyances païennes. En témoigne, la densité de temples quasiment similaire à celle des églises. Au fil du temps le catholicisme a malgré tout pris une place supérieure régissant grandement la société sans jamais pour autant faire disparaitre les croyances ancrées dans la culture Auslandaise. Aujourd'hui, la confédération se proclame officiellement non-religieuse depuis 1961, mais dans les faits jamais aucune mesure n'a été prise dans ce sens. Ainsi, encore aujourd'hui 84% de la population est croyante bien que cela soit davantage un héritage culturel qu'une vraie foi. Aussi, la religion pratiquée se veut très progressiste et le système hiérarchisée du clergé catholique est soumis au contrôle des communautés (il s'agit néanmoins du dernier système non-horizontal du pays).
Politique et institutions :
Institutions politiques :
Le pays est partagé entre un fonctionnement institutionnel fixe et définit par différentes lois et un fonctionnement organique plus informel, mais tout autant reconnu. En effet, en l'absence d'État, il n'existe ni gouvernement ni hiérarchie politique ou administrative.
Le pays est un ensemble de communautés (souvent des villages, des villes, des quartiers...) qui s'autogèrent de manière horizontale par un conseil communautaire accessible à tous. Ces communautés se rassemblent en Districts, puis en région avant d'atteindre le niveau confédéral. Le District et la Région ont pour principaux objectifs d'éviter tout débordement, de pacifier les relations entre communautés et de maintenir une unicité globale. Elles ont donc simplement constitué d'une assemblée dont les membres sont tirés au sort tous les 2 à 6 mois. La confédération a sensiblement un rôle similaire, mais elle a aussi pour rôle de faire voter les lois communes à toute la population (au référendum général) et possède plusieurs instances diplomatiques (renseignements, service des ambassades, etc.)
La vie commune et les décisions sont donc prises par les gens eux-mêmes grâce à de très fréquentes assemblées (assemblées communautaires). Dans le cas d'une décision dont le choix dépasse la communauté seule, on rassemble l'ensemble des Auslandais concernés pour le vote. De même dans le sens inverse ou toute la communauté n'est pas concernée. Le groupe de personnes appelées à un vote est donc tout le temps ajustés en fonction de la décision à prendre. En cas de contentieux sur le choix des votants un recours est fait au niveau du district. Par exemple, dans le cas de la construction d'un hôpital, on définit la portée de celui-ci, l'ensemble des communautés concernées vont alors être appelées pour se mettre d'accord sur l'emplacement du complexe. Mais si une communauté qui n'a pas été jugée comme concernées voudrait être prise en compte dans le rayon de l'hôpital, elle peut émettre un recours au district pour être considérée dans le débat. Aussi, dans le cas de projets de grande ampleur particulièrement chronophages, on instaure souvent une assemblée populaire en tirant au sort plusieurs citoyens qui seront chargés des votes pour le programme.