L’organisation de la vie en Vamprinie
Posté le : 09 août 2026 à 15:48:34
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Vous trouverez ici des informations sur l’organisation de la société et les lois énoncées
Posté le : 10 août 2026 à 22:19:26
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Conseils d’organisation rapide préconisés par les groupes de travail de la première réunion plénière:
Parallelement aux débats visant les différentes résolutions adoptées, lors de la première réunion plénière, de nombreux groupes d’études ont planché sur la meilleure manière de s’organiser. Nous vous donnons ici leurs premiers conseils qu’ils souhaitent donner à tous. Ces conseils ne sont ni des obligations ni des vérités absolues. Les groupes de travail reconnaissant tous que ce sont les gens eux-même, en se constituant selon leurs bons vouloirs qui obtiendront les meilleurs résultats. Cependant, voici quelques pistes provisoires pour tenter de s’organiser provisoirement avec que chacun ne trouve de meilleure organisation selon les réalités de chacun. Ces conseils sont donc, vous l’aurez compris, des conseils à prendre avec des pincettes.
Pour ce qui est des entités de production, la tâche est ardue, autant pour les entités paysannes qu’ouvrières, il est nécessaire de continuer à produire pour assurer la survie de chacun. Voilà comment nous conseillons, à titre purement indicatif de s’organiser pour ces groupes là.
Tout d’abord, il est important de former des groupes de production afin de pouvoir au mieux s’entraider. Il est aussi important que les producteurs produisent à peu près les mêmes choses de la même manière. Par cela nous entendons des groupes ayant les mêmes besoins ( matériel, matières premières…) pour produire. Pour les ouvriers, il paraît simple de dégager ces groupes, par usine, par syndicat, par classe, par place précise… de nombreuses solutions s’offrent à chacun. Nous conseillons de faire en sorte que chaque entité produise quelque chose en sortie, cela lui donnera une utilité concrète et visible, puisqu’apportant quelque chose de précis et concret à la société. Pour les artisants, il paraît aussi assez simple de s’organiser par métier ou par zone d’activité géographique. Toutefois, nous conseillons que chaque entité ait des besoins uniformes pour pouvoir produire, c’est à dire que chaque membre d’entité ait besoin à peu près des mêmes choses pour produire. Pour les paysans, il paraît indiqué plutôt de s’unifier en fonction de zones géographiques proches. Cependant, nous pensons que pour ceux-ci, nombre de possibilités s’offrent à eux puisque leurs besoin sont relativement les mêmes et que leurs productions replissent une même utilité dans la société.
Nous conseillons ensuite d’organiser ces entités avec deux conseils, un chargé de l’approvisionnement et l’autre de l’écoulement de la production. Nous conseillons que ces conseils soient élus par tous les membres de l’entité en fonction des compétences des membres. Le premier conseil sera chargé de rechercher toutes les matières premières nécessaires et d’assurer que l’entité ait tout ce qu’il faut pour produire. Le second sera chargé de ce qui aura été produit, après avoir redistribué à chaque membre de l’entité ce dont il a besoin, il se chargera « d’écouler » le reste. Nous imaginons ainsi un sorte d’immense marché, en présentiel ou non, où chaque entité déposera tout ce qu’elle a produit et où chaque entité viendra prendre ce dont elle a besoin. Les entités venant les chercher seraient à la fois des entités de production, de simples individus et des entités de consommation.
Par entités de consommation, nous pensons que les individus pourraient se rassembler en de larges groupes de consommation qui par origine géographique, cela leur permettrait de faire des commandes groupées plus efficientes. C’est ici le conseil dont nous sommes le moins sûr.
Cependant, tout ne sera pas vraisemblablement consommé par les habitants et certains de leurs besoins ne pourront être assurés seulement sur l’île. C’est pour cela que nous pensons que certaines entités pourraient être chargés de l’exportation de tous les excédents et de l’importation de tous les produits nécessaires. Mais attention, il ne faut pas que ce pouvoir donne aux gens faisant ce commerce trop de privilèges. Il faut éviter qu’ils ne puissent détourner ces marchandises pour leur intérêt personnel. C’est pour cela que nous proposons que cette entité soit élue par l’ensemble des conseils des entités de production et de consommation, qu’ils soient révocables et surtout que ceux-ci aient une transparence totale sous peine de révocation.[/i] Ces édités préventives nous paraîtraient importantes pour éviter la mise en place d’une sorte de « guilde marchande » trop puissante. Les entités de consommation et de production pouvaient alors transmettre à cette entité des listes détaillées de tous leurs besoins.
Cependant, il ne sert à rien de nous éterniser en multiples conseils maintenant que les grandes lignes de nos recommandations ont été élaborés, car ce que vous créerez vous-même dépassera probablement largement nos recommandations et nos espérances.
Car oui, contrairement à ce que disent nos détracteurs, l’anarchisme, ce n’est pas « chacun fait ce qu’il veut ». Car, comme dans toute société un tant soit peu évoluée, il n’est, dans la société libertaire, pas permis de tuer, de voler… tous les crimes courants y restent proscrits. Cependant, ces lois communes qui restent en place, il faut bien les faire appliquer. Cela passe par deux choses, être capables d’assurer une police certaine et être capables de juger les criminels.
Pour ce qui est le plus simple, il faut parler de la justice. Pour que la justice ne soit pas l’appanage d’un État qui opprimerait le peuple inévitablement, ou d’une caste fermée ( juristes, magistrats, savants…), nous recommandons l’organisation de tribunaux populaires. Les jurés seraient tirés au sort. Mais, et il faut le rappeler, chacun doit avoir la possibilité de se défendre, c’est pour cela que nous rappelons que la preseption de légitime défense est la base de toute société juste et équitable. C’est pour cela que nous suggérerons à la prochaine assemblée plein idée de créer un comité de défense publique qui regroupera des gens qui seront envoyés à chaque procès défendre ou accuser l’accusé. Cependant, les tribunaux populaires, lorsqu’ils n’étaient pas pourris par une dictature et une vénalité politique, ont déjà fait leurs preuves et leur fonctionnement est connu et reconnu de tous, ce qui fait qu’il ne nous paraît pas utile de nous étaler sur ce point.
Un point plus important nous paraît celui de la police et de l’armée. Car, il faut pouvoir arrêter les criminels, et défendre l’île contre une potentielle attaque. Chacun de nous sait que le maintient d’une armée de métier cause bien des torts. Pour justifier cela, nous vous laissons avec cette citation de Voline qui le dit bien mieux que nous:
« Toute armée, qu’elle qu’elle soit, est un mal. Même une armée libre et populaire, composée de volontaires et consacrée à la défense d’une noble tâche, est un danger. Devenue permanente, elle se détache fatalement du peuple et du travail ; elle perd le goût et l’habitude d’une vie saine et laborieuse ; petit à petit, imperceptiblement - et c’est d’autant plus dangereux - elle devient un ramassis de désoeuvrés qui acquièrent des penchants antisociaux, autoritaires, ” dictatoriaux ” ; elle prend goût à employer la violence, à faire valoir la force brutale, et ce dans des cas où un recours à de tels moyens est contraire à la tâche même qu’elle se flatte de défendre.
Ces défauts se développent surtout chez les chefs. Mais la masse des combattants est de plus en plus disposée à les suivre, presque inconsciemment, même quand ils n’ont pas raison.
C’est ainsi que, en fin de compte, toute armée devenue permanente tend à devenir un instrument d’injustice et d’oppression. »
Vous l’aurez compris, il n’est pas possible de continuer à posséder une armée de métier sur notre sol. C’est pour cela que des que la situation sera stabilisée, nous suggérerons la démobilisation forcée de tous les militaires présents sur l’ile. Mais cela ne veut pas dire une incapacité de se défendre. Les armes seront rendues aux gens. Nous entendons par cela que les comités d’arrondissement récupéreront proportionnellement à leur population les armes. Libre à eux ensuite d’organiser des milices populaires ou des groupes de sécurité pour assurer la sécurité de chacun. Tant que tous les membres de ces groupes de défense sont élus et revocables. Cependant, nous disposons aussi sur notre sol d’armes plus lourdes, impossibles à confier à des mains inexpérimentées (missiles balistiques, pièces d’artillerie…). C’est pour cela que nous proposerons la mise en place d’un Comite Militaire Révolutionnaire qui sera chargé de l’entretien de ce matériel et de la planification d’une potentielle défense de l’île contre une attaque, potentiellement du régime totalitaire ouanais.
Vous avez ici nos sommes reocmendations, nous avons été nombreux à y travailler mais nous ne sommes pas le peuple dans son ensemble, nous restons une fraction et il est évident, nous le répétons encore que ces conseils doivent être pris amicalement comme tels et non comme des ordres ( pitié ! ). La véritable organisation nous appartient à nous, tous ensemble le peuple, et elle appartient à chacun, car, nous le répétons, chacun est libre de se constituer comme il le veut
Rédaction permise par le travail conjoint de plus de 4500 simples citoyens à l’occasion de la première réunion plénière de Vamprinie