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[Latrua - Petite Brann] Comme un air de campagne

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en-tête
04/05/2020, Résidence présidentielle d'étéRésidence d'été

LOBODA — ЛЮБОВЬ ДО КОНЦА СВЕТА

Le Soleil était déjà haut dans le ciel et quelques mouettes troublaient le doux ressac des vagues bleues de leurs cris suraigus. Malgré la lumière chaude qui se dégageait de l'horizon, une brise fraîche, très fraîche, fouettait la cime des pins, rappelant que ce début de mois de mai était marqué par des températures ne réussissant pas à dépasser les 20 °C, forçant chacun à s'adapter. Vasiliy avait choisi de survivre au froid en portant un pull au col en V, dont la couleur vert forêt ne dépareillait en rien avec ce qui l'entourait, soit un petit jardin, aux bordures soignées et aux fleurs colorées. Ce jardin était celui de la résidence d'été des Présidents du Latrua. Une vieille forteresse hissée sur une île dont le seul lien avec le monde était un chemin de pierre en zigzags. Le Président de la République adorait ce fortin, remis au goût du jour à la fin des années 70.
De tous les bâtiments que la République avait volés à la monarchie, celui-ci était sans aucun doute le plus beau. Son cadre, d'un calme apparent, cette mer, d'un bleu envoûtant, ces fleurs, aux couleurs odorantes, ces dalles, d'une blancheur rafraîchissante, rendaient l'endroit paradisiaque et parfais pour l'exercice des plus hautes charges de l’État.

Vasiliy s'y rendait donc dès que l'occasion se présentait, pour de longs séjours, à l'occasion des vacances, ou pour des visites plus courtes, comme aujourd'hui. Il était arrivé la veille, tard dans la nuit, à ce moment particulier ou aujourd'hui n'est pas encore tout à fait hier, mais déjà un peu demain. Il était revenu d'une longue séance de politique, sport éprouvant, suant, et on ne peut plus physique. À peine réélu et réinvesti dans ses fonctions, il repartait bille en tête sur le terrain, allant toujours plus à la rencontre des Latruants et des Latruantes, serrant des mains jusqu'à la crampe, embrassant jusqu'à l’écœurement, mangeant des mets locaux jusqu'à plus faim et buvant des litres jusqu'à l'explosion, si ce n'est implosion. Il avait tenu, la veille, à rencontrer les professionnels de la restauration pour écouter leurs demandes souvent, leur colère aussi parfois, et avait enchaîné sur une table ronde qui s'était fini vers 21:00. S'en était suivi un dîner jusqu'à tard avec quelques notables de la région. Son objectif était simple : se montrer au travail (ce qu'il était), impliqué dans la politique nationale moins d'un mois après sa réélection, faire le service après-vente de la nomination de sa nouvelle Première Ministre et occuper le terrain avant les élections législatives et le renouvellement de l'Assemblée constituante.
Sa tâche était donc rude, et il appréciait grandement de pouvoir se ressourcer quelque peu entre les murs froids du vieux fort. Un retour aux sources qui, plus est plaisant car accompagné de moments seul avec son mari. En effet, Sergey Shulichenko, Premier mari du Latrua depuis maintenant 10 ans, avait été embarqué dans la longue déambulation présidentielle. Sergey était un atout de taille pour Vasiliy. En plus d'être un homme formidable, un père aimant, un amant dont les qualités physiques et sexuelles n'étaient plus à démontrer, il était aussi un chanteur à succès et un véritable aimant à sympathie. Le Président n'hésitait donc jamais à amener avec lui Sergey en déplacement et à faire profiter tout ce que le Latrua pouvait compter de jeunes femmes, d'enfants, d'homosexuels assumés, de vielles grands-mères du sourire ravageur de son Apollon de compagnon.

C'était ce sourire qu'arborait Sergey dans le jardin. Les deux hommes étaient levés depuis bientôt trois heures et avaient élu domicile sur la terrasse faisant face à la mer et à la côte conifère. Vasiliy compulsait un nombre astronomique de notes et rapport en tout genre, préparant sa rencontre avec la dirigeante de la Petite Branne. On aurait cru le voir vingt ans plus tôt, lorsqu'il préparait avec une attention comparable son concours d'entrée dans le corps des diplomates. Sergey lui, de son côté, s'était découvert une passion pour le jardinage et se trouvait au chevet de SES roses, car il s'était approprié ce bout de verdure, en faisant son royaume, et ce, pour l'éternité. Il portait donc tous les emblèmes de sa noblesse nouvelle : chapeau de paille mangé par le temps et les mites, vieux pull aux couleurs qui, ayant été produit à la fin des années 90, n'allaient pas ensemble, jean au tissu délavé, bottes de pluie - véritable aberration par ce ciel - et un tablier vert marqué de l'inscription "Papa jardinier", offert par leur deux enfants pour son anniversaire. Cette tenue, et le comportement précis et impliqué de son mari poussèrent Vasiliy à sortir le nez de ses feuillets et à l'interpeller :

" Au moins, je sais ce que tu feras de ta retraite !

- Encore faudrait-il que j'en aie une,
répliqua son mari, brandissant un sécateur d'un air faussement menaçant !

- Mais faites, Monsieur, faites.

- Et qu'est-ce que je ferais de mes journées ? A par m'occuper de mes petites chéris bien-sûr !

- Eh bien t'occuper de ton petit mari peut-être.

- J'ai bien peur que cela soit impossible.

- Pourquoi
, demanda Vasiliy intrigué ? "

Sergey rangea ses outils avec minutie dans une grande caisse en bois, posa son chapeau sur le fatras métallique, au risque de le tâcher du sang vert des plante, et s'approcha de la table où se trouvait Vasiliy. Il répondit à l'interrogation de ce dernier :

" Car mon mari à décider de se représenter et a été réélu haut la main. Et à peine réélu, il repart sur le terrain, exténué par près de six mois de campagne, de tensions, d’inquiétudes. Non-content d'avoir gagné, il continue de serrer des mains, d'embrasser tout ce qui bouge, de boire et de manger avant de brûler tout ce qu'il a bu et mangé en se tuant au sport...

- Tu m'excuseras, mais il faut bien que je m'entretienne si je veux que continue à me faire l'amour, et ce, sans fermer les yeux. "


Ils partirent tous les deux dans un fou rire comme eux seuls avaient le secret. Gagné ! se réjouit Vasiliy dans un sourire, il ne va pas continuer. Pourtant, ce fut tout le contraire qui se produisit, et à peine remis de ses rires, Sergey reparti à l'attaque :

" Tu sais comme moi que je ne t'aime pas pour ton corps, même s'il est vrai qu'il n'est pas déplaisant de composer avec. Je t'aime pour ce que tu es, et je m'inquiète.

- Il n'y a pas de raisons.

- Que tu aimes ton pays, je peux le comprendre ; que tu fasses de la politique ton destin, je l'entends entièrement ; que tu penses qu'on ne peut changer les choses qu'en étant Président, je le conçois clairement. Mais, s'il te plaît, ne te tue pas à la tâche. N'oublie pas qu'après la politique la vie continuera et qu'il arrivera bien un jour où tu te lasseras, où les gens se lasseront, et où tu redeviendras ce que tu étais à 25 ans, toi, Vasiliy Vladimirovitch Shulichenko, né à Lahorad, père de deux magnifiques enfants et marié à un sublime mannequin/chanteur/jardinier.

- Tu devrais en faire une chanson, tu sais, c'est beau ce que tu dis.

- Je sais. "


Un léger silence s'installa entre eux deux, uniquement troublé par le frottement amoureux des épines avec le vent de mai. Sergey s'appuya sur la table en bois installée au milieu de la terrasse. Il regarda Vasiliy dans les yeux, passa une main dans la chevelure dorée de son mari et dit :

" A quel moment te reposes-tu ?

- Quand je suis dans tes bras
, répondit Vasiliy. "

À ces mots, Sergey descendit promptement du meuble en bois, prit les mains de son Président de mari, l'aida à se lever et l'entoura de ses bras musclés. Les deux hommes s'enlacèrent, yeux dans les yeux, corps contre corps. Vasiliy déposa un baiser sur le tatouage de Sergey, posé en trouble-fête sur son corps. Il laissa ses doigts se promener sur le dos de son mari, n'hésitant pas à les laisser descendre là où peu de gens avaient eu la possibilité d'aller.
Il aurait bien continué son doux voyage sur le corps de son amant, mais il furent tous deux interrompus par une sonnerie. Sur la table, le téléphone présidentiel sonnait, dérangeant par ses vibrations les feuilles posées en désordre sur la table. Vasiliy y eut à peine le temps de tourner que la tête que Sergey s'élançait déjà vers l'endroit d'où provenait le bruit importun et subtilisa le mobile au nez et à la barbe du Président. Ce dernier ne tarda pas à réagir et se lança à la poursuite de son mari. S'en suivit une course de plusieurs à travers tout le jardin. Tels deux adolescents, les deux hommes se poursuivirent bêtement, mais heureusement, jusqu'à en perdre haleine. Il profitait de cette liberté qu'il quitterait le soir même, en même temps qu'il retournerait dans la capitale. Après plusieurs minutes de course, Sergey s'avoua vaincu et redonna, haletant, le téléphone à Vasiliy qui découvrit que son hôte brann était en route vers le fort et qu'elle arriverait sous peu.

Après avoir retrouvé quelque peu, leurs esprits, les deux hommes se dirigèrent en riant vers leur chambre. Ils enfilèrent chacun, un costume trois pièces, gage de chaleur, un noir pour Vasiliy et un brun pour Sergey. Lorsqu'ils furent prêts, ils descendirent les quelques escaliers de la résidence pour arriver au niveau de l'entrée du fort. Le portail de fer forgé était ouvert et des gardes du Palais Présidentiel, dépêchés pour l'occasion, formaient une haie qui accueillerait bientôt la future poignée de main entre les deux dirigeants. Seuls quelques journalistes, issus des services presse des deux présidences avaient été invités à immortaliser le moment. Vasiliy et Sergey vérifiaient ensemble leur mise en plis lorsqu'une voiture noire se présenta devant les grilles noires.


PRMPR
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La présidente brann se rendait en Latrua pour sa seconde rencontre à l'international en dehors de la Petite Brann.
Cette dernière appréhender cette rencontre puisque son gouvernement avait eu peu de missive avec le Latrua et qu'elle ne savait pas grand-chose des attentes de ses homologues.

Quand le lieu de la rencontre se révéla à elle, elle pût observer un magnifique fortin sur une presqu'île.
Il semblait ancien mais parfaitement entretenu puisque c'est la résidence de vacances du dirigeant latruant.
Il était éclairé d'un magnifique soleil mais son observation devait être de courte durée puisque le véhicule de la délégation brann était arrivé à destination.

La présidente sortie et s'en alla à la rencontre de son homologue.
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Vasiliy et Sergey s'avancèrent en direction de la Présidente brann. Le Président salua en premier son homologue, en quelques mots :

"Madame la Présidente, merci d'être ici. C'est pour moi une joie de vous accueillir dans cette maison.

Il allait continuer et présenter l'homme qui l'accompagnait, mais ce dernier le précéda :

"Madame la Présidente, je suis le mari de Vasiliy. Je suis honoré de vous rencontrer avec lui, aujourd'hui, dit Sergey."

Vasily jeta un regard en direction de son mari, mais il ne put s'empêcher de sourire face à l'expression amusée de ce dernier. Il lui prit le bras et guida la dirigeante brann jusqu'à l'intérieur de la bâtisse. L'imposante porte passée, ils arrivèrent, encadrés de gardes droits comme des i, dans la cour du fort qui, pour l'occasion, accueillait un détachement de la toute nouvelle marine latruante et l'orchestre de la garde du Palais présidentiel. Les musiciens saluèrent le couple et leur invitée puis entonnèrent, à la suite, les deux hymnes nationaux.

Hymnes nationaux


Revue de la garde

Les dernières notes jouées, Sergey se détacha des deux Présidents et laissa Vasiliy entraîner Abigél Lajos vers les marins. Ces derniers se mirent au garde-à-vous, donnant ainsi le signal au Président latruant de commencer la revue des troupes. Vasiliy avança, suivi de près par la Présidente brann, regardant un à un chaque visage de chaque soldat, prêtant une attention poussée à chaque militaire, sans aucune distinction de sexe, d'âge ou encore de corpulence. Il aimait profondément ce genre de moments car ils étaient toujours emplis d'une forme de solennité et d'émotion qui, si elles étaient faites pour impressionner l'hôte, ne manquaient jamais de la faire frissonner.

Lorsque toutes ces formalités furent finies, Sergey rejoignit son mari pour se livrer à un autre passage obligé, dont il était, avec le temps, devenu maître : le tour du propriétaire et les conversations futiles. Il entreprit donc de présenter, non sans fierté, ses petites protégées florales à la Présidente, dont l'air impassible ne permettait de savoir si la principale intéressée était émerveillée ou clairement ennuyée. La visite du jardin finie, il continua avec la même énergie et guida la dirigeante à l'intérieur de la bâtisse restaurée, s'amusant à présenter quelques-uns des tableaux contemporains qui ornaient le mur. Un d'entre eux sembla attirer l'attention d'Abigél Lajos. C'était une toile blanche barrée, raturée de moult coups de pinceau d'un bleu envoûtant, une couleur qui sortait d'autant plus que le tableau était posé sur un mur blanc. Le tour se finit dans le bureau présidentiel, une pièce aux murs de chaux épais et dont le mobilier, bien que remis en forme chaque année par une armée de menuisiers, couturières et autres restaurateurs, avaient dû connaître bien des Tsars. Vasiliy déposa un baiser sur la main de son mari, ce dernier salua la Présidente et s’éclipsa, la laissant seule avec son homologue. Le Président invita son invitée a s'asseoir sur l'un des grands canapés de la pièce avant de faire de même. Il versa une tasse de thé à Abigél Lajos, fit de même pour lui, goûta le liquide brûlant et commença :


"Je vous remercie une nouvelle fois Madame la Présidente d'avoir répondu à mon invitation. C'est un honneur pour moi ainsi que pour mon pays de vous accueillir au Latrua. Avant toute chose, je souhaiterais vous avertir que la tradition diplomatique latruante est bâtie sur la franchise et sur l’honnêteté. J'ai pris soin de défendre ces valeurs lorsque j'étais moi-même diplomate, et je continue à les porter haut depuis que je suis à la tête de mon pays. Je ne m’embarrasserais donc pas, et je m'en excuse, des circonvolutions et des longueurs qui peuvent parfois caractériser le style diplomatique."

Il but une nouvelle gorgée et reprit :

"J'aimerais vous proposer des partenariats dans trois grands domaines. Le premier d'entre eux concerne les transports et la liberté de circulation. Nous vous proposons d'ouvrir nos espaces aériens à la compagnie aérienne nationale civile de l'autre. Nous souhaiterions, aussi, la fin du régime de visa pour nos ressortissants en visite ou en résidence sur le territoire de l'autre, ou du moins la création d'un visa spécial, défini par des modalités d'accès spécifiques et par une période de résidence plus longue qu'un visa classique.

Autre point important pour la construction d'un partenariat durable : l'économie. Nous vous proposons d'ouvrir nos ports respectifs à nos navires de commerce ainsi que de passagers en proposant des tarifs préférentiels.
Nous aimerions aussi permettre la signature d'un contrat d'échange de denrées réciproques. Nous vous fournirions plus de 10 millions de barils de pétrole et 4 millions de litres de gaz liquéfié, et ce, annuellement, pour la somme de 40 millions de roubles latruant. Nous sommes bien entendu prêts à vous proposer d'autres denrées telles que des céréales ou des produits industrielles, tels que des infrastructures de transport. De plus, nous attendons vos propositions quant aux produits que le Latrua pourrait accueillir.
Il nous semble bon de favoriser l'installation réciproque de nos entreprises sur nos territoires. Plusieurs moyens sont à notre disposition ; je crois que l'un des plus efficaces est l'abaissement des barrières douanières, dans notre cas de 36 % à 2 %, voire leur annulation pure et simple.

Enfin, nous souhaiterions mettre en place des liens culturels entre nos deux pays, pour rapprocher nos deux peuples et ainsi souder notre relation future. Pour cela, nous voudrions lancer un programme bilatéral d'échange universitaire, concernant nos lycéens et nos étudiants, ainsi qu'un programme de résidence artistique pour nos chanteurs, nos danseurs, nos plasticiens et autres performeurs. En plus de ces programmes, nous vous proposons de jumeler deux de nos villes, en plus de nos capitales. Pour la partie latruante, la ville d’Illiv, certes troisième ville du pays en termes de population, mais seconde en ce qui concerne son influence politique.

Je crois avoir fini mon exposé. Je vous laisse le commenter et me livrer vos contre-propositions."


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Abigél s'avança et alla à la rencontre des deux hommes :
”Un plaisir partagé messieurs.”

S'ensuivit alors le début de la visite qui commence par une revus des troupes.
Comme Vasiliy, la présidente brann apprécié les revus des troupes qui était pour elle, pourtant sans liens avec l'armée dans sa formation, un moment qui lui permettrait de garder les pieds sur terre et de se rappeler qu'au delà de simples chiffres où des rapports, derrière chaque soldat se cache un homme où une femme.

La visite se poursuit ensuite, Abigél traverse la résidence magnifiquement décorée et le jardin tout aussi bien entretenu.
C'était un véritable honneur d'être ici et cela confirmé les impressions qu'avait la présidente dans la voiture.
L'attention de la présidente fut même portée sur un tableau, un tableau d'art moderne plus précisément.
Il représenté des formes bleu abstraite sur fond blanc et su toucher la présidente qui était une fervente amatrice d'art moderne et à minima d'art abstrait.
Pourquoi ne pas essayer d'acquérir ce tableau ? Il aurait belle figure dans son bureau au côté d'un autre chef d'œuvre.

La visite se conclut et finalement les deux parties peuvent s'asseoir à la table des négociations :
”Ne vous inquiétez pas je comprends, ce sont les formalités qui incombent de notre rang.”
Le thé était délicieux quoiqu'un peu trop chaud.
”Maintenant quant à vos offres, je n'ai pas grand chose à redire puisque globalement, il s'agit de sujet que je compte aborder.
Concernant les droits de douanes, je sollicite une suppression totale qui prendra la forme d'une réduction progressif sur le long terme qui aboutirait à la suppression.

Concernant le commerce, je suis aux regrets de vous annoncer que à Petite Brann dispose déjà de ces fournisseurs concernant les hydrocarbures mais un peu de diversification des sources ne fait jamais de mal, aussi je vous propose simplement de réduire l'offre d'un quart.
Concernant ce que vous proposez d'autres, nous vous proposons de venir investir dans l'économie brann avec une enveloppe de 90 millions de roubles latruant.
De notre côté, nous pouvons vous proposer l'exportation de produits métallurgiques et de textile que vous pourrez réutiliser dans vos industries.

Pour l'aspect culturel, j'accepte le programme d'échange qui est une excellente opportunité de collaboration entre nos deux nations.
Concernant le jumelage, Consténįne, qui est la seconde plus grosses villes de Petite Brann, est le profil parfait pour Illiv.
Pour la troisième ville, je propose la ville de Kueran du côté brann.”


Sur ces mots, elle laisse la parole au président de Latrua.
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Vasiliy avait écouté avec attention les propos de son interlocutrice et avait été heureux et soulagé d'apprendre que cette dernière acceptait la grande majorité de ses propositions et que les seules modifications qu'elle souhaitait apporter étaient on ne peut plus acceptables pour le libéral et le démocrate qu'il était. Il but donc une gorgée de thé, posa ses notes et répondit à la Présidente :

"Merci beaucoup Madame la Présidente pour vos réponses. Je suis heureux de voir que notre conception de ce qui doit être la relation latruo-brann dans le futur. Concernant nos quelques divergences, je vais y répondre dans l'ordre où vous les avez énoncées.

Premièrement, sur l'abattage total des droits de douane, je suis entièrement favorable à cette mesure. Pour vous dire, j'y suis même plus favorable qu'à un abaissement mesuré. En effet, je crois que les droits de douane sont un instrument de coercition économique qui n'a pour fonction et d'utilité qu'en cas de crise économique et bancaire grave. Dans d'autres contextes, ils sont néfastes aux économies du monde, et c'est pourquoi je suis un fervent défenseur du libéralisme économique et du libre-échange.

Pour ce qui est des ventes d'hydrocarbures et d'énergie fossile, je comprends que les quantités proposées puissent être conséquentes et disproportionnées face aux besoins qui sont les vôtres. J'accepte votre contre-proposition et je salue l'enveloppe exceptionnelle que vous nous proposez ainsi que l'ouverture des marchés internes à la Petite Brann qui nous est faite. De notre côté, nous acceptons vos produits issus de vos usines métallurgiques et textiles et nous serons honorés de les accueillir au Latrua.

Je crois avoir répondu aux points que vous aviez relevé durant notre échange. Je tenais maintenant à vous parler d'un autre sujet, relatif à la situation internationale. Vous n'êtes pas sans savoir que les Communes Unies d'Altrecht ont lancé, il y a de cela quelques mois, une organisation permettant la rationalisation des marchés de l'armement entre plusieurs nations du monde. Le Latrua, lors de discussions bilatérales avec les représentants de la nation altrechtoise, s'est vu proposé de rejoindre cet organisme. Je suis en mesure, aujourd'hui de vous dire que mon pays, sauf retournement de situation, entrera avant la fin de l'année dans la Communauté Internationale de l'Armement.

Cependant, je pense, comme je vous l'ai dit plus tôt en parlant de libre-échange, que l'on ne peut être plus fort qu'en groupe, qu'ensemble, que lorsque plusieurs nations décident, en faisant fi de leurs divergences idéologiques. C'est pour cette raison que je vous sonde quant à la possibilité que la Petite Brann puisse entrer, en même temps que le Latrua, au sein de cette communauté, pour donner à cette dernière un pouvoir plus important et une influence sur la scène internationale. Je vous fais cette proposition en sachant que faire partie d'un tel organisme est un engagement fort, lourd, mais qui saura se monter rentable, car il facilitera les échanges, mettra fin à nombre de problèmes administratifs relatifs à ces échanges et parce qu'il saura créer une dynamique qui emportera, j'en ai la conviction, d'autres nations eurysiennes. Enfin, en adhérant à cette organisation, nous créons un troisième bloc, dans un contient aujourd'hui fragmenté et divisé. Un bloc qui saura rivalisé avec l'ONC et la République Velsna, car il sera en capacité de protéger des routes maritimes de manière autonome et efficace, sans jamais tomber en dépendance de cet organisme et de cette nation.

Ceci étant dit, cette proposition étant posée, je vous laisse me livrer votre analyse sur la question. "

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Cette proposition de la Latrua était pour le moins surprenante, en effet Abigél ne s'attendait clairement pas à une proposition de ce type.
Après tout, la Petite Brann n'est clairement pas un producteur d'armes majeurs.
Néanmoins, ce projet est ambitieux et peut permettre à la Petite Brann de participer à un projet majeur sur la scène internationale : ”C'est une proposition fort intéressante que vous me faites ici mais qui demande aussi une certaine réflexion puisqu'elle implique de nombreuses choses pour mon pays.
Aussi, j'aurais plusieurs questions : le fait que la Petite Brann soit bien loin d'être un producteur d'armes majeurs ne posent pas problèmes pour rejoindre votre communauté ?
Aussi, serait-il possible d'y adhérer dans un premier comme un membre observateur pour évaluer les possibilités d'une pleine adhésion et voir si cette organisation correspond et s'inscrit dans ce que recherche la Petite Brann ?”
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