17/09/2020
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[Latrua - Altrecht] Des liens renoués

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en-tête
28/04/2020, Jardin du Palais Présidentiel de VraranyJardin du Palais présidentiel

La cérémonie d'investiture prenait doucement fin. Les invités quittaient progressivement la salle, non sans avoir préalablement salué le Président nouvellement réinvesti. Tous, diplomates, présidents, chefs d’État, chefs de gouvernement, parlementaires et représentants des corps constitués étaient venus assister à l'intronisation du dirigeant latruant, reconduit à la tête du pays pour la troisième fois. Tous avaient écoutés les mots du même Président, qui prononça un discours d'une quinzaine de minutes présentant ce que serait son action durant les cinq prochaines années. Tous se pressaient maintenant pour pouvoir lui serrer la main, voire échanger quelques mots avec Vasiliy Shulichenko. Dehors, les détachements de militaires, venus des quatre coins du pays, quittaient les uns après les autres la cour du Palais après leur passage en revu par le Président.

Ce dernier naviguait entre les différents invités, raccompagnant certains jusqu'à l'entrée de la salle de bal, s'avançant quelque peu avec d'autres, discutant avec la majorité, riant avec une minorité. Parmi eux, le couple Orlovski fut honoré de ce qui devait être le plus long échange de la journée. Vasiliy et Sergey discutaient avec les deux Kartiens, fraichement mariés, avec une aisance et une authenticité rare dans les relations diplomatiques, habituellement marquées par le cynisme et les faux-semblants. Les deux Eurysiens furent d'ailleurs les derniers à être raccompagnés par la couple présidentiel et ce, fait rare, jusqu'à l'entrée du Palais.
Ceci fait, les Shulichenko revinrent sur leurs pas et rejoignirent la foule de conseillers, ministres et intimes massée sur les tapis de la salle de bal du Palais. Chacun attendaient le discours - le vrai - que prononcerait le Président pour mobiliser les troupes à l'aune de ce nouveau mandat. Vasiliy, lorsqu'il fut entré dans la pièce, alla se positionner au centre de l'étoffe, laissa Sergey rejoindre leur famille, balaya l'assistance du regard et dit :

"Avant toute chose, je tiens à dire et à vous prévenir qu'il est fort probable que ma mère et ma belle-mère pleurent durant cette intervention."

L'assistance se mit à rire, poliment pour certains, réellement pour d'autres. Vasiliy reprit :

"Et peut-être même mon mari !

Ceci étant dit, je pense que nous pouvons rentrer dans le dur du sujet. Nous sommes aujourd'hui réuni dans ce palais, dans cette maison, car le peuple latruant nous a, une nouvelle fois, fait confiance. Nous lui devons tout. Nous lui devons nos fonctions, nous lui devons notre vie et nous lui devons la chance qui est nôtre de diriger à la destinée de ce beau pays.
Nous sommes ici réunis car nous nous sommes battus - démocratiquement bien-sûr - pour être ici. Nous avons convaincus, nous nous sommes déplacés partout sur le territoire, nous avons discutés avec le plus grand nombre d'hommes, de femmes, d'enfants, de vieillards possible. Nous l'avons fait et cela ne fut pas vain, et pour cela, pour votre engagement, je vous remercie.

Je tenais aussi à vous remercier pour les dix dernières années que nous avons passées ensemble. Dix années d'action, de souffrance pour quelques-uns. Je suis un peu taquin aujourd'hui, ou peut-être moins que d'habitude ! Les dix années passées ont été des années riches et je pense que nous devons continuer dans cette lancée. Nous devons continuer, mais pas faire la même chose. Je veux que ce début de quinquennat soit marqué par le social. Je veux que l'on réforme le social, je veux que l'on travaille sur les questions liées à l'égalité homme-femme, sur les problèmes qui existent dans notre système de santé. Nous devons aussi lancer des lois rectificatives sur la question de l'école, pour permettre une plus grande flexibilité de nos institutions. Je souhaite, enfin, que nous permettions, par la réindustrialisation, par le travail, d'augmenter de 1 500 ₽l le salaire moyen dans notre pays. Je veux qu'en 2023, soit à mi-parcours, nous puissions dire que nous avons réformé en profondeur et dans la durée et que nous avons atteint chacun de ces objectifs.

Je veux aussi que nous continuions à donner une place de choix au Latrua sur la scène internationale. Je déjeunerai d'ailleurs dans quelques minutes avec des représentants de l'Altrecht. Les discussions qui se tiendront auront pour sujet principal le rapprochement entre nos deux nations. Il me semble important, à l'image de l'Altrecht, de continuer à discuter avec des pays de tous les continents et avec des gouvernements de tous les bords. Nous l'avons fait, avec beaucoup de socialistes, voire avec quelques communalistes, et malheureusement peut-être pour nous, nous continuerons à le faire.

Ceci est la feuille de route pour les trois premières années. Je ne veux pas dire que les autres sujets n'auront pas droit à notre attention, mais que ces sujets sont nos priorités. Je compte donc sur vous, conseillers et conseillères, pour continuer à me suivre et à m'aider dans ma tâche, au jour le jour. Je compte sur vous, Mesdames, Messieurs les Ministres, au poste qui sera le vôtre, à l'intérieur du gouvernement ou au sein de notre majorité à l'Assemblée constituante, pour défendre, préparer et voter ces textes, pour réformer notre pays. Je ne peux pas vous garantir une place dans la future équipe gouvernementale, mais je peux vous assurer de mon plein soutien et de mon entière considération. J'ai entendu les demandes de chacune et chacun, j'ai entendu les « doléances » qui ont été faites, je peux d'ores et déjà vous dire que celles et ceux qui veulent quitter le gouvernement le quitteront. Je comprends la fatigue et je pense qu'il est tout naturel de vouloir un peu de repos.

Enfin, car je ne serais rien sans eux, je tenais à remercier mes proches ici réunis. Remercier ma mère et ma belle-mère, qui, malgré mon âge avancé, ne cessent jamais de m'apprendre de nouvelles choses, et ce chaque jour. Je voulais aussi remercier ma sœur, qui, par ses idées, parfois opposées aux miennes, m'amène à repenser ma vision du monde. Remercier aussi mes ami.es, qui me suivent depuis plusieurs longues années et qui sont de véritables oasis dans ma vie politique. Remercier mes deux enfants, d'accepter que leur papa fasse la carrière qui est la sienne et de le soutenir par leur joie, par leurs rires et par leurs sourires. Remercier, finalement, celui qui partage ma vie au quotidien, celui qui embellit mes journées - et mes nuits aussi ! Remercier mon magnifique mari, qui vit un véritable calvaire avec moi depuis bientôt vingt-deux ans et qui, je l'espère, je le crois, continuera d'en vivre un durant les vingt-deux prochaines années.

Alors merci à toutes et à tous, l'aventure ne recommence pas, au contraire, elle commence et c'est pourquoi le plus tôt nous nous mettrons au travail, le plus tôt des résultats seront visibles et la vie de nos compatriotes changera. Mon travail commence dès maintenant, car je vais devoir vous laisser pour accueillir nos amis communalistes. Merci à tous !"


Pour la deuxième fois dans la journée, Vasiliy raccompagna nombre de ministres et conseillers dans le hall du Palais, embrassa les différents membres de sa famille. Cette tâche faite, il regarda son image dans un des miroirs de la pièce, remit en place sa cravate, tira quelque peu sur sa veste bleu marine et se dirigea dans le jardin du Palais. Entre les bosquets fleuris et les arbres, une table avait été dressée, une nappe blanche avait été déposée et assiettes et couverts avaient été disposés. Le déjeuner qui arrivait s'annonçait complexe et complet, et Vasiliy attendait avec une certaine impatience, il est vrai, qu'il commence. Il était sûrement grisé par le nouveau mandat qui s'ouvrait devant lui et toutes les possibilités dont il était le synonyme. Il n’eut cependant pas le temps de réfléchir à cette question, la petite grille donnant accès au parc laissa passer quelques visiteurs, encadrés par des gardes du Palais Présidentiel.

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Des liens noués :


Le voyage fut de courte durée pour le camarade haut représentant de la nation altrechtoise, le camarade Ernst Schmid. Le Latrua n'étant qu'à une petite heure d'avion de l'Altrecht. Ainsi, Ernst s'occupa des formalités administratives classiques durant le trajet et sous la supervision de ses assistants et conseillers venus soutenir la rencontre. Ainsi, il se renseigna davantage sur la situation du Latrua et du nouvellement élu président Vasiliy Shulichenko.

Alors, arrivant enfin au Latrua, le camarade Ernst Schmid fut escorté en direction du lieu de la rencontre, ceci après la cérémonie d'investiture du Président. Il put même assister à la fin du discours discrètement, plongé dans la foule d'invités en tout genre. Ainsi, il se dirigea quelques minutes après Vasiliy vers la table qu'on lui avait préparée pour la rencontre afin de débuter celle-ci, laissant quelques minutes de répit au Président entrant à peine en fonction.

Approchant de la table, le camarade Ernst Schmid dit : Monsieur le Président Vasiliy Shulichenko, c'est un plaisir de pouvoir vous rencontrer avec vos fonctions officiellement prises !
Tout en souriant et amicalement.

Nous avons tant de choses à discuter, cela s'annonce prometteur pour une première rencontre diplomatique de votre mandat. J'en suis par ailleurs honoré d'ouvrir votre longue carrière diplomatique. Je vous souhaite la réussite dans cette responsabilité qui est parfois très lourde à porter.

Le camarade Ernst Schmid
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Vasiliy s'avança quelque peu en direction d'Ernst Schmid et lui dit :

" Monsieur le Haut Représentant, tout le plaisir est pour moi. Je suis très heureux de vous rencontrer en ce jour si spécial pour moi et pour ma nation. Si j'ai près de vingt ans d'expérience dans la diplomatie, dont dix en tant que Président de la République, cette rencontre a cela de spécial qu'elle est la première de mon troisième mandat. Elle est aussi spéciale de par son cadre ; je n'ai encore jamais tenu de discussions sérieuses dans ces jardins, mais je vais faire en sorte de briser cette tradition aujourd'hui. Si vous voulez bien vous asseoir."

Les deux hommes s'assirent chacun d'un côté de la table et, les chaises à peine occupées, trois huissiers arrivèrent, deux portant un plat de hareng en fourrure, et un présentant au Président et à son invité une bouteille de vin blanc. Ils déposèrent les assiettes, versèrent un verre de la boisson alcoolisée et quittèrent les jardins, se préparant à servir les prochains mets. Vasiliy but une gorgée de vin, piqua un bout de betterave dans son assiette et commença la discussion :

"Monsieur le Haut Représentant, la discussion que nous tenons aujourd'hui est importante, je le crois. Elle fait suite aux premiers échanges qui s'étaient tenus en 2017, entre Madame l'ancienne Première Ministre du Latrua et les représentants de l'Ancien régime altrechtois. Elles avaient abouti sur certaines dispositions entre nos deux pays. Cependant, votre peuple, dans son droit le plus propre et le plus noble, a exercé sa souveraineté et a, par la lutte révolutionnaire, changé de régime politique. Ce changement a eu comme conséquence la mise entre parenthèses de nos relations bilatérales. Nous avons chacun nos responsabilités : votre gouvernement tentait, à juste titre, de construire l'avenir de l'Altrecht, tandis que le mien ne souhaitait pas intervenir dans ce processus et le perturber d'une quelconque : manière, en mettant sur la table des considérations purement diplomatiques et étrangères aux affaires internes à l'Altrecht.

Trois longues années ont passé, et il me semble important de relancer nos échanges et de bâtir finalement cette relation de confiance, de partenariats qu'attendent nos peuples. C'est pourquoi, durant nos échanges, je m'efforcerais de respecter une vieille tradition latruante qui veut que la franchise et l’honnêteté soient des valeurs fondamentales dans toute relation humaine.

J'aimerais vous proposer des partenariats coordonnés autour de trois volets. Le premier d'entre eux concerne les transports et les déplacements. Il est important, avant toute chose, que nos compatriotes puissent se rencontrer et voyager librement à travers nos deux pays. Je souhaiterais donc vous proposer le rapprochement entre nos compagnies nationales, pour que ces dernières puissent travailler de concert et permettre de desservir non seulement nos capitales respectives, mais aussi d'autres villes de nos deux pays. En faisant cela, nous permettons au plus grand nombre de voyager, sans avoir à souffrir des déplacements superflus pour pouvoir prendre l'avion.
Deuxième point important de ce volet : celui des visas. En effet, je suis favorable à la liberté de circulation, et c'est pour cette raison que je souhaiterais vous soumettre l'idée d'une modification de notre régime de visas réciproque. Trois possibilités s'offrent à nous : la première serait l'abolition pure et simple de visa pour nos ressortissants, permettant ainsi une liberté totale dans les déplacements ; la seconde serait l'abolition des visas de voyage, mais la conservation des visas dits de travail ou d'étude, pour garder une forme contrôle sur les travailleurs et les étudiants que nous serons amenés à accueillir ; la troisième possibilité est une modification de nos statuts et l’allongement de la durée de séjour, cette dernière passeraient de trente jours à soixante, voire quatre-vingt-dix.

Autre point de rapprochement : l'économie. Si nous avons quelques distensions d'ordre politique, il me semble que nos modèles économiques, du moins en ce qui concerne l'import-export, sont assez compatibles. C'est pourquoi je pense qu'établir des contrats entre nos deux nations serait un bon point de départ pour une coopération plus approfondie.
Je peux vous soumettre plusieurs contrats : les premiers dans le domaine des énergies, à la fois fossiles, avec des fournitures de gaz naturel et de pétrole pouvant avoisiner les quatre à cinq millions de barils par an, mais aussi renouvelables, avec des commandes d'éoliennes ; les seconds dans le domaine des transports avec l'achat par l'Altrecht de locomotives et autres pièces ferroviaires auprès des entreprises latruantes ; enfin, le troisième concernerait la question agricole. Vous n'êtes pas sans savoir que le Latrua subit un excédent, que nos fournitures diverses n'émoussent pas et que nous réussirons peut-être à réduire avec le passage à l'agriculture biologique. Nous vous proposons, en attendant cette transition, que vous achetiez quelque 500 000 tonnes par an de blé, d'orge, d’épeautre et autres céréales.

Enfin, le volet culturel ne doit surtout pas être délaissé, bien au contraire. Pour cela, nous voudrions lancer un programme bilatéral d'échange universitaire, concernant nos lycéens et nos étudiants, ainsi qu'un programme de résidence artistique pour nos chanteurs, nos danseurs, nos plasticiens et autres performeurs. En plus de ces programmes, nous vous proposons de jumeler plusieurs de nos villes. Bien sûr nos capitales, mais aussi les deuxièmes et troisièmes villes de nos pays, soit Litvîtee et Shakoy, pour la partie latruante."


Vasiliy but une nouvelle fois du vin et termina son intervention :

"Je me rends bien compte que ma parole fut longue, que les propositions ont fusé, et c'est pourquoi je vous laisse tout le temps possible et toute la latitude pour y répondre."

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Après l'échange diplomatique habituel lors d'une rencontre et l'invitation à s'asseoir, Ernst Schmid s'exécuta et prit alors, après avoir été servi, quelques morceaux du merveilleux plat de hareng préparé. Mangeant avec lenteur et respect afin de pouvoir entendre la proposition du Président Vasiliy Shulichenko.

Le camarade Ernst Schmid dit : Tout d'abord, je me dois de complimenter vos cuisiniers. C'est une chose de recevoir des convives, s'en est une autre de bien les servir, croyez en mon expérience diplomatique.
Esquissant un sourire en pensant au plat quelque peu ragoûtant offert lors de rencontres passées. Y compris dans son propre pays, l'industrie étant la spécialité de l'Altrecht, la gastronomie fait petite figure face à certains pays.

Le camarade Ernst Schmid dit : Rentrons donc dans le vif du sujet. Vous l'avez souligné, et nous en prenons l'entière responsabilité, après la révolution en Altrecht, dont j'ai eu l'honneur de mener, nous avons collectivement décidé de rompre ou mettre en suspension pour renégociation tous les accords passés. Aucun n'y a échappé. Une chose peu diplomatique, j'en conviens, mais qui nous semblait importante au vu des accords passés avec de nombreux États fascistes qui aujourd'hui sont complètement rompus.

Ainsi, nos précédents accords furent totalement mis en suspens, une chance que nous ayons aujourd'hui la possibilité d'y remédier. Débutons par le plus simple, la question des VISAs. Nous avons mis en place un système uniformisé de VISA pour la planète, suivant des catégories spécifiques. Vous figurez d'ores et déjà dans nos fichiers comme disposant du statut de VISA "classique", c'est-à-dire que le Gemeindebund, regroupant l'Altrecht et le Champalak, ainsi que nos anciennes colonies, vous sont possibles d'accès pour vos citoyens suivant différents types, demandés en ligne et suivis d'un paiement pour le traitement de la demande, d'une hauteur, il me semble, de 80 Altmark. Je vous propose, en gage de notre bonne foi, d'uniformiser votre statut de VISA en échange, bien sûr, d'une mesure réciproque de votre part, de passer à un système "GBD-360". Un nom bien accrocheur signifiant simplement que tout citoyen de nos deux nations dispose d'une levée de VISA, simplement via un tampon à l'aéroport, leur permettant de rester dans nos pays respectifs pour une durée sans VISA de 360 jours, soit près d'un an sans frais. Évidemment, cela suit une potentielle demande de VISA spécifique pour prolonger le séjour gratuitement au sein de nos mairies. Ainsi, travailleurs, étudiants, artistes ou simplement touristes pourront voyager sans grande contrainte.

Reprenant un morceau de betterave dans son assiette, il continue.

Le camarade Ernst Schmid dit : Maintenant, un sujet plus complexe à traiter. Celui de l'import-export. Nous tenons à respecter nos engagements constitutionnels sur la non-importation de produits venant d'entreprises ne respectant pas la dignité humaine des travailleurs. Un point central de notre révolution, vous en conviendrez. Cela passe par une enquête auprès des futures entreprises exportatrices sur les conditions de travail des travailleurs et, si celles-ci semblent au minimum convenables, notre service acceptera d'importer. Nous nous devons de privilégier ce type d'entreprise, favorisant nos camarades comme l'Estalie ou le Grand Kah afin d'honorer notre engagement sacré. Ainsi, il faudra se plier à cette règle, si vous y consentez, nous pourrons rétablir les accords passés, notamment sur l'importation de gaz naturel et de pétrole dont nous consommons que trop. En somme, nous sommes prêts à importer de l'énergie au vu, malheureusement, de notre faible production. En effet, le pays cherche depuis longtemps à se repositionner en termes d'énergie, nous privilégions la production d'énergie verte, au détriment de nos centrales à charbon et autres moyens de production énergétique polluants. En signe de bonne volonté, nous sommes prêts à accepter l'achat de 500 000 tonnes de céréales par an, malgré que nous n'ayons pas un aussi grand besoin, nous trouverons un moyen de régler en interne ce souci.

Enfin, en dernier point, vous avez abordé celui des échanges universitaires et artistiques, nous y sommes complètement favorables. Je pense que nous avons beaucoup à apprendre de l'autre. Cependant, concernant la partie du jumelage, nous sommes... quelque peu réticents à cette idée. Nous ne pouvons permettre à notre capitale de se jumeler avec une nation idéologiquement non alignée à la nôtre, nous ne vous proposons que le jumelage symbolique de notre troisième plus grande ville, Waldstein. Comprenez que nous avons déjà deux projets de jumelage avec des nations plus proches depuis longtemps. Malgré tout et pour montrer notre amitié naissante, nous acceptons que notre troisième plus grande ville soit jumelée avec votre troisième plus grande ville, Shakoy.

Espérant ne pas avoir vexé son interlocuteur, Ernst laissa la parole.

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Vasiliy, en écoutant son interlocuteur, avait eu le temps de finir l'entrée. Voyant que le Haut Représentant avait fait de même avec la sienne, il fit un léger signe en direction du Palais et les trois mêmes huissiers qu'au début de l'entretien se dirigèrent à nouveau vers la table, débarrassèrent les deux hommes et repartirent vers le bâtiment, en quête des plats. Le Président profita de cette légère attente pour commencer à répondre :

"Je vous remercie pour votre compliment sur notre gastronomie. Il est vrai que les Latruants aiment la cuisine et que, après dix ans à la tête de mon pays et à l'intérieur de cette maison, j'ai réussi à trouver un cuisinier qui connaît ses classiques, mais qui sait les réinventer et les remettre au goût du jour."

Il fut interrompu par l'arrivée des plats. Des assiettes en porcelaine, contenant un bœuf stroganoff, furent déposées devant les deux dirigeants. Vasiliy prit un peu de viande et reprit :

"En ce qui concerne vos réponses à mes propositions, je vous remercie tout d'abord de les avoir formulées, et je vais essayer de les reprendre dans l'ordre où vous les avez énoncées. Sur la question des visas, je suis heureux du changement de statut d'accès que vous offrez aux latruants et aux Latruantes. Je suis en total accord avec votre demande de réciprocité et cela sera fait par les services du Ministère de l'Intérieur et des territoires de la République du Latrua.

Sur le point économique, il est vrai que nous connaissons tous deux nos divergences, appelons les différences, sur ces questions. Je suis libéral, certains diraient même libéral-libertaire. Quoi qu'il en soit, je suis aussi un défenseur invétéré de la souveraineté des peuples et des nations. Alors, si je ne partage l'ensemble des dispositions économiques que vous pouvez mettre en place - et ne prenez surtout pas cela comme une critique, mon rôle n'est ni de critiquer, ni de juger ce qui est fait en dehors de mon pays - je respecte ces mesures et je les trouve même assez intéressantes et novatrices. Je crois en effet que si le développement économique est une nécessité, il faut que ce dernier se fasse dans les meilleures conditions humaines et sociales. C'est pourquoi je ne m'opposerais en rien à ce que votre gouvernement et vos entreprises se livrent à des enquêtes sur leurs partenaires latruants. Je peux vous dire, en tant que garant de mon administration, que nos législations en matière de travail sont strictes et que nombreuses sont les vérifications faites quant à leur bonne application.
Nous serons heureux de vous fournir, avec nos entreprises dans ces secteurs, énergie et céréales.
Une question, cependant, me vient, concernant l'une des propositions de mon programme présidentiel. J'ai en effet proposé, lors du débat qui a précédé le second tour, de modifier le Code du travail latruant pour permettre aux dirigeants d'entreprise et aux employés d'adapter, au cas par cas, et suite à des discussions et à un accord entre toutes les parties - et j'insiste bien sur ce point - les horaires de travail et leur durée. Cela ne remettrait pas en cause les 35 heures légales, qui restent la norme et le point de référence, mais cela permettrait d'adapter l'activité économique locale à la réalité productive nationale ainsi que d'augmenter, sur certaines périodes, le niveau de vie et les salaires, sans avoir recours à une augmentation du salaire moyen, qui, à mon sens, est une action économiquement vaine.
Est-ce que cette mesure, qui n'est pas encore mise en place, mais qui pourrait l'être dans un futur proche, pourrait freiner et empêcher cette coopération ?

Sur la partie relative aux jumelages, nous comprenons votre politique et je me réjouis du jumelage de nos troisièmes villes. Vous n'êtes pas sans savoir que ce genre d'action est important, car il permet d'accentuer la coopération entre États en rendant cette dernière plus réelle au niveau local."


Vasiliy but une gorgée de vin, dont la couleur et la contenance étaient passées du blanc au rouge en même temps que les convives passaient de l'entrée au plat. Le Président allait aborder un dernier point qui, s'il semblait le plus naturel du monde lorsqu'il s'agissait de relations bilatérales, était en réalité complexe car envoyant un message important et fort aux deux populations, mais aussi au monde. Il se lança donc avec une légère forme d'appréhension :

"J'aimerais, enfin, aborder un dernier point. Si nous rencontrons aujourd'hui, c'est dans un contexte officieux, lors d'une entrevue qui ne prend pas part à un voyage officiel de votre part. Or, il me semble important, au vu du contenu de notre discussion, au vu de l'importance que nous voulons donner - et je crois que c'est la bonne chose à faire - à nos relations bilatérales, de marquer les esprits. Les marquer non seulement par la tenue d'une visite officielle dans nos deux pays, pour que nous puissions aussi rencontrer le peuple de l'autre, mais aussi que nous puissions témoigner de ces liens nouveaux, forts, inscrits dans le temps, devant nos représentations nationales. Ce que je vous propose est que, dans le cadre d'une visite d’État, vous adressiez au Parlement latruant réuni en session extraordinaire, et que je m'adresse aux représentants de la nation altrechtoise. Il ne s'agirait pas seulement de communication, bien que ce genre d'événement en soit en partie composé, mais aussi de prouver au monde que, malgré des différences idéologiques claires, malgré des désaccords sur les terrains économiques et parfois politiques, deux nations peuvent être réunies dans le partage d'idées et de valeurs fondamentales de l'Humanité : la paix, la diplomatie et la souveraineté populaire. Cela permettrait, finalement, de convaincre celles et ceux qui pensent, dans nos sphères politiques nationales, que de tels liens sont soient impossibles, soient contre-nature, que nos relations sont bénéfiques et que le Latrua et l'Altrecht seront toujours plus forts en coopérant plutôt qu'en s'ignorant."

Vasiliy regarda son interlocuteur, attendant sa réponse et ses réactions.

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La discussion devenant sérieuse, Ernst ne vit même pas qu'il avait déjà terminé son entrée, il en regretta même de ne pas en avoir profité davantage. Mais le sourire lui revint lorsque les plats principaux arrivèrent sur la table, accompagné d'un verre de vin qu'il comptait bien honorer. Écoutant à nouveau le Président Latruan, il répondit une fois fini.

Le camarade Ernst Schmid dit : Concernant donc les VISA, la question est réglée, nous ferons le changement une fois de retour en Altrecht. Sur le plan économique, je suis ravi que vous n'ayez pas pris peur à notre analyse, qui consiste simplement à regrouper des informations publiques et non de faire de l'ingérence étrangère. Concernant votre proposition de modification du code du travail, nous pensons que cette initiative est prometteuse vers une amélioration durable de la qualité de vie des travailleurs, à n'en point douter. Nous ne nous y opposerons jamais, cependant nous vous mettons en garde vis-à-vis du patronat qui risque de ne pas du tout vouloir voir appliquer de changement, car il n'est pas dans leurs intérêts et n'est pas obligatoire. Mais cette mesure ouvre la porte à d'autres à l'avenir. Concernant les 35 heures, nous n'avons rien à redire, c'est un fonctionnement commun en termes de charge de travail. En Altrecht, nous sommes passés récemment à 30 heures, non seulement pour des raisons d'ordre de qualité de vie des travailleurs, mais aussi au vu du nombre important de chômeurs dû à une accélération de l'immigration et des natalités. Un système à 35 heures n'est plus viable en Altrecht pour le moment.

Concernant votre proposition, malgré, je pense, quelques réticences de la part de mon gouvernement en rentrant, j'y suis parfaitement favorable.

Reprenant une bouchée de plus du plat suivie d'une gorgée de vin. Il reprit alors.

Le camarade Ernst Schmid dit : La mission universelle de l'Altrecht vise à la coexistence pacifique envers toutes les nations « viables », c'est-à-dire des nations qui n'oppriment pas leur peuple, peu importe le régime et l'idéologie, peu importe les précédentes relations avec ledit pays. C'est d'ailleurs dans cet objectif que nous sommes en pleine négociation pour ouvrir avec deux autres nations un marché de l'armement commun. Notamment avec le Waldenmark et Strajevsk, deux nations aux idéologies très différentes, l'un étant une monarchie et l'autre un capitaliste frôlant parfois l'autocratie. Mais tous ayant pour objectif : l'amélioration des conditions de vie de la population.
S'arrêtant ici pour savoir si le Latrua serait potentiellement intéressé...

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Le Président se sentait plus détendu au fur et à mesure que son interlocuteur répondait à ses différentes propositions. Il profitait de son bœuf tout en écoutant le Haut Représentant. Il fut ravi d'entendre que ce dernier ne s'opposait pas à la tenue d'un discours devant les représentants altrechtois. En acceptant cette proposition, le diplomate ouvrait la voie à un rapprochement inédit entre les deux pays. Vasiliy était donc dans de bonnes dispositions et considérait sérieusement la dernière requête de son invité. Il but une gorgée de vin et reprit la parole.

"Le débat sur les 35 heures est un débat intéressant. Je ne suis pas prêt, pour des questions de rendement économique et de démographie, à réduire cette quantité horaire, mais je trouve que les 30 heures ont leurs bénéfices et leurs malus. Je suis heureux de voir que ce possible changement ne bloquera le futur de nos partenariats économiques. En ce qui concerne nos "amis" de la finance, s'il y a bien une chose que j'ai apprise en dix ans de présidence, c'est que le patronat cède si le gouvernement et la société civile font alliance, et se montrent plus intelligents qu'eux.

Sur l'idée d'un marché commun de l'armement, je ne suis absolument pas opposé à cette idée. Bien au contraire. En effet, suite à une restructuration de la politique industrielle et militaire de la République Fédérale de Karty, le Latrua perd, au moins pour un temps, son principal fournisseur d'armement. Votre proposition constitue une solution à ce manque créé. Cependant, plusieurs questions me viennent. La première concerne la liberté donnée aux États partenaires. La République du Latrua pourra-t-elle, lorsque Karty aura atteint ses objectifs du Plan de Quatre ans, acheter du matériel militaire kartien tout en faisant partie de votre organisation ?
Deuxième question : à qui souhaiteriez-vous proposer l'entrée dans cette organisation ? Quels pays pourraient être invités à la table des négociations ? La Fédération des Communes Slavis pourrait-elle être consultée, ce qui, je dois vous l'avouer, serait un signe positif et une incitation pour le Latrua à participer à ce marché ? Enfin, et je me dois de vous le notifier, avant toute ratification de la part du Latrua de ce traité, je consulterai la République Fédérale de Karty pour connaître sa position, en tant que partenaire de premier plan de mon pays, sur cette question. Je peux tout de même vous assurer que cela ne sera qu'une simple consultation et nos services peuvent commencer à travailler ensemble sur cette question."


Le Président se tut, attendant les réponses à ses nombreuses questions.


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Le camarade Ernst Schmid dit : Le mieux, je le pense, afin d'être plus simple, c'est de vous délivrer en exclusivité la dernière version du traité qui devrait être ratifiée par le Waldenmark et Strajevsk à l'heure où je vous parle.

Traité :Traité de Fondation du Marché International (TFMI) : a écrit :
Traité de Fondation du Marché International (TFMI) :


Préambule : Nous, États membres de ce traité, déclarons ensemble et de manière fraternelle, que nous sommes désormais unis dans un marché commun, disposant chacun d'un rôle dans ce dernier et choisissant la non-concurrence entre les membres. Ceci, dans un esprit de dignité, d'entraide et de croissance économique certaine. Nous déclarons que nulle idéologie, conflit ou querelle quelconque ne doit briser les liens qui unissent les membres du présent traité.


Article 1 - Conseil du TFMI : Doit se réunir tous les mois, au sein d'une assemblée regroupant tous les membres et partenaires du TFMI, l'ensemble des membres afin de débattre, voter et modifier des propositions évoquées pendant et avant ledit Conseil.

Article 1a - Représentants : Chaque membre majeur, c'est-à-dire, les membres ayant plus de 500 usines civiles à leur actif, dispose de 20 représentants. Chaque membre mineur, c'est-à-dire, les membres ayant moins de 500 usines civiles à leur actif, dispose de 5 représentants. Enfin, chaque membre partenaire, c'est-à-dire, les groupes non étatiques ayant tout de même une capacité de production, dispose d'1 représentant au Conseil du TFMI.

Article 1abis - Proportion d'un vote : Chaque vote est validé si plus de la moitié des représentants sont favorables à une directive proposée au vote au sein du Conseil du TFMI.

Article 1b - Lieu des institutions : Le Conseil du TFMI, comme pour le reste des présentes et futures institutions, sera installé à Ehrenstadt, capitale du Geimendebund et de l'Altrecht, car disposant d'un aéroport important et international, de chemins de fer et autres infrastructures permettant un accès à diverses nations d'Eurysie, mais également d'un accès à la mer. Ehrenstadt étant également une plaque tournante importante du commerce international à la date du 04/04/2020, jour de fondation du présent traité.

Article 1c - Protection des institutions : Le Conseil du TFMI ainsi que les futures institutions se doivent d'être protégés de toute menace, y compris des pressions politiques, aucun État n'a donc le droit de faire y pénétrer des forces militaires, policières ou autres, le TFMI créera son propre groupe de sécurité privé, composé de citoyens des membres à part égale, formé et entraîné.

Article 1d - Langue d'usage du TFMI : Le TFMI reconnaît toutes les langues des membres du présent traité, lors des réunions ou regroupements des membres, ces derniers disposeront de traducteurs pour communiquer entre eux en permanence, aucune langue n'est privilégiée lors de ces événements. Cependant, la langue d'usage pratique des employés des institutions du TFMI est le Khaulte, les institutions se trouvant en Altrecht et du fait que la majorité des membres du traité au moment de sa fondation parlent le Khaulte.

Article 1e - Voyage : Le/Les pays disposant des institutions se doivent de laisser aux membres du TFMI la possibilité de se rendre au sein des institutions peu importe la situation entre l'hôte et les membres.


Article 2 - Droit de commerce : Tous les membres du TFMI ont l'obligation d'informer les autres membres de l'acceptation ou du refus d'une commande les concernant, ceci dans son intégralité : quantité, date, moyen de locomotion, escorte, trajet, tarif, durée, ou toute autre information utile pour suivre la direction économique administrativement.

Article 2a - Droit de passage : L'ensemble des membres du présent traité autorisent les membres du TFMI à circuler librement, sans déclaration, fouille ou autre entrave par voie maritime, aérienne, terrestre, voie ferrée ou autre moyen de commercer. Que ce soit pour des transports militaires ou civils à but commercial uniquement.

Article 2b - Piraterie : Les présents membres s'engagent à ne jamais entraver le commerce dans l'espace international aérien ou naval envers les membres du TFMI ou envers les autres nations commerçantes.

Article 2c - Passage payant : Les membres du présent traité autorisent les non-membres à utiliser leurs infrastructures commerciales, sauf en cas de conflit ouvert ou par décret visé envers un pays. Les voyageurs devront déclarer leurs marchandises, y compris militaires, mettre en position d'attente désarmée leur escorte et payer un tarif allant de 24 UMI pour les convois transportant moins de 5 000 UMI de marchandise à 49 jusqu'à 15 000 UMI de marchandise, puis 129 jusqu'à 50 000 UMI de marchandises et enfin 249 UMI pour les marchandises supérieures à 50 000 UMI, transmis ensuite au fonds monétaire en UMI du TFMI (Ref. art-3c).


Article 3 - Banque internationale : La banque du TFMI est créée à Serevogrod en Srajevsk, afin de faciliter le commerce entre les membres du TFMI et gérer un fonds monétaire en UMI.

Article 3b - Assistance monétaire : La banque du TFMI accumulera à chaque vente d'armement des membres du traité un nombre d'unités monétaires internationales. Ceci calculé en pourcentage de la vente, décidé chaque année par le Conseil du TFMI jusqu'au maximum de 15 % du total.

Article 3c - Utilisation du fonds en UMI : Le fonds en UMI accumulé est une réserve (utilisation d'un compte joueur sans pays pour ne pas s'y perdre), il servira uniquement après une décision du Conseil du TFMI pour les membres du traité. Cela pourra donc servir à la création d'une flotte commerciale navale ou aérienne d'un pays en développement, par l'achat d'équipement, par le paiement de droits de passage spécifiques et négociés au préalable, par des subventions à la création d'usines civiles et militaires réparties équitablement entre les membres ou visant un ou plusieurs membres mineurs, etc... Ceci et bien plus, décidé par le Conseil du TFMI.


Article 4 - Aucune assistance garantie : Les membres signataires du présent traité n'ont aucune obligation d'assistance en cas d'attaque du commerce ou de l'intégrité territoriale des autres pays membres.

Article 4a - Conseil de crise : Les membres peuvent réunir spécifiquement et pour la durée de la crise un Conseil de crise afin de tenter de résoudre un conflit entravant le commerce d'un des membres du présent traité ou son intégrité territoriale. Cependant, l'objectif de ce conseil de crise est d'imposer collectivement des sanctions économiques et diplomatiques envers la nation hostile, voire de constituer un groupe de nations volontaires afin de défendre militairement la nation membre menacée.


Article 5 - Facilitation administrative : [HRP] Un serveur Discord sera créé afin de procéder rapidement au vote des propositions du Conseil du TFMI et des autres organes nécessitant un vote comme le Conseil de crise. La durée basique d'un vote est de 3 jours, avec la possibilité pour les votes « de crise » ou « urgents » de passer à des votes de 24 heures, cas rare uniquement. Les topics du TFMI serviront à débattre avant le vote, et le résultat du vote sera retranscrit à la fin de celui-ci dans un topic dédié.

Article 5a - Schéma du vote : Chaque membre proposant une résolution se porte garant dès le départ de rédiger au moment de sa proposition un intitulé de la proposition et d'une description. Puis au moment du vote, il se porte garant de rédiger la proposition modifiée après des discussions au Conseil, afin de faciliter la prise de décision administrative du TFMI.
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"Je vous remercie, Monsieur le Haut Représentant, d'avoir apporté ce document. Il est très intéressant et je crois comprendre le but de cette organisation. Je me permettrais seulement, car je pense que ce genre d'initiative internationale est essentiel, de faire quelques propositions de modifications :

- Sur l'article 1b, il me semble nécessaire, pour des questions de bonne communication et d'implantation, que des représentations permanentes soient installées au sein de chaque État ayant décidé de prendre parti à ce projet. Cela permet de rendre plus concrète la coopération auprès des populations.

- Je pense qu'ajouter un article 1ater, portant sur la création d'un poste de... je ne sais pas... appelons le Premier Représentant, qui aurait pour mission de coordonner les travaux de cette organisation et de la représenter auprès des nations participantes, auprès des nations voulant entrer au sein de ce marché et auprès des autres organisations internationales. Bien évidemment, son mandat, si nous pouvons parler de mandat, s'étalerait sur une courte durée, 4 à 5 ans maximum, car n'étant qu'un visage plus qu'un cerveau pour l'organisation, en changer souvent ne remettrait pas en cause la direction politique et économique.
Bien évidemment, ce Représentant serait élu par ses pairs, parmi et par les représentants des pays, et ne serait que le réceptacle des décisions de ces derniers et leur porte-parole.

Je peux comprendre que ce genre de mesures pourrait s'apparenter à de l’esbroufe qui s'accompagnerait d'une forme d'inutilité et de surcoûts. Cependant, je crois sincèrement que c'est en structurant une organisation et en l'implantant au niveau local, en la décentralisant et en lui créant une façade, que l'on réussit à la fois à convaincre nos peuples du bien-fondé du multilatéralisme - car c'est ce que vous proposez en substance - et à convaincre les autres nations du bien-fondé de nos actions pour les attirer à nous. Autre suggestion :

- Je crois bon de créer un article 2bbis, stipulant que les États signataires du TFMI doivent protéger la marchandise qu'ils font transiter, principalement contre les actes de piraterie. Pour cela, je soutiens l'idée de créer un détachement interarmées qui, sur le plan aérien comme sur le plan maritime, assurerait le transit des marchandises et leur protection. Et uniquement ces deux missions, uniquement. Ce détachement serait composé à un niveau égal par les armées participantes.

Mais ce genre d'initiative militaire en est une aujourd'hui parmi tant d'autres. Les flottes de l'ONC et de la République de Velsna s'acquittent elles aussi de ces missions de surveillance et de protection, et cela en empiétant souvent sur la souveraineté des États. C'est pourquoi je pense qu'il faut dialoguer avec ces deux acteurs, soit pour fusionner les moyens, soit pour trouver des moyens de coopération permettant la coexistence.

Si je vous dis tout cela aujourd'hui, c'est dans l'optique d'une adhésion au TFIM et pour améliorer l'organisme que vous portez et défendez. Si je vous dis tout cela aujourd'hui, c'est en étant certain que seul le multilatéralisme politique, diplomatique, culturel et économique permettra de sauver notre continent et de créer de la stabilité. "



PR
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Le camarade Ernst Schmid dit : Eh bien, monsieur Vasiliy, je dirais que je suis plutôt favorable à ce que vous venez de dire. Concernant des détachements de la Communauté à travers ses membres, avec potentiellement des sortes d'ambassades, ce serait en effet une bonne chose. L'idée d'un représentant de toute l'organisation ne m'est pas non plus inamicale. Concernant une force interarmée, je pense que vous avez trouvé quelqu'un qui y est favorable. La protection du commerce est indispensable et je pense qu'en effet une force de telle envergure serait bien utile, mais porte le risque d'entraîner toute l'organisation dans un conflit en cas d'attaque d'un État. Cependant, je crois en la dissuasion. Enfin, vous avez parlé d'un rapprochement avec l'ONC et Velsna, via un dialogue, je ne suis pas fermé à cette idée, mais fusionner nos interarmées avec eux pourrait s'avérer difficile à justifier politiquement. Pas infaisable, mais compliqué.

Cependant, parmi tout ce qui a été dit, j'y vois un sérieux problème : le traité est ratifié par les membres et l'organisation est créée, nous ne pouvons plus modifier aussi facilement le traité de fondation, surtout avec un non-membre. Je vous invite donc à nous rejoindre, avec les problèmes de l'organisation, et à ouvrir, selon la procédure, des sessions de modification du traité, afin de faire appliquer petit à petit les mesures que vous venez de me suggérer. Je vous affirme que nous pousserons dans ce sens. Le traité n'est pas figé ni intouchable, bien au contraire, il est mobile, comme tout dans l'organisation. Cela vous convient-il ?
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La conversation touchait petit à petit à sa fin. Les trois huissiers vinrent une dernière fois débarrasser la table. Ils emportèrent les assiettes vides et revinrent avec deux pavlovas, généreuses en fruits, une bouteille de vin rosé importé et plusieurs porte-documents noirs. Le Président de la République cassa la blanche meringue, porta une fraise à sa bouche et dit :

"Cela me convient entièrement. Je suis heureux d'entendre que ce texte peut être modifié au besoin. Sachez que vous pourrez compter sur le Latrua d'ici quelques semaines, au sein de la CIA. Vous pouvez aussi comptez sur moi, si vous le souhaitez, pour essayer de convaincre les représentants de la Fédération des Communes slavis d'intégrer cet organisme.

Ceci étant dit, vous trouverez dans les classeurs deux documents : un traité et une déclaration commune résumant notre fructueuse et passionnante discussion. Je vous laisse prendre connaissance du contenu de ces deux textes et les corriger au besoin."



Traité de la Novoskaya

Traité de la Novoskaya

Drapeau 1Drapeau 2

Préambule : Le Traité de la Novoskaya est le résultat d’une volonté commune et bilatérale de la République du Latrua (ci-dessous Latrua) et des Communes Unies d'Altrecht (ci-dessous Altrecht) de relancer leurs relations diplomatiques bilatérales et de lier durablement leurs deux nations. Ce traité résulte de la rencontre, le 28 avril 2020 à Vrarany, entre le Haut Représentant des Communes Unies d'Altrecht, Son Excellence, Monsieur Ernst Schmid, et le Président de la République du Latrua, Son Excellence, Monsieur Vasiliy Shulichenko. Les deux parties susnommées s’engagent à respecter les closes du traité signé. Ce dernier ne peut être modifié que suite à l’accord préalable des deux parties.

Titre Premier : De la souveraineté

Article Premier : Les deux parties reconnaissent la souveraineté de chacune sur leur territoire, tel que défini par les autorités internationales.

Article 2 : Les deux parties reconnaissent la souveraineté des institutions politiques de chacune, car nées de la volonté populaire et du vote.


Titre Second : De la liberté de circulation

Article Premier : Les deux parties demandent à leurs compagnies aériennes respectives de travailler ensemble à l'établissement d'une stratégie d'implantation commune.
Alinéa 1 : Cette stratégie doit permettre aux compagnies de mieux desservir les différentes villes des deux pays.

Article 2 : L'Altrecht, dans le cadre de son système uniformisé de VISA, s'engage à délivrer un visa GBD-360 à tout ressortissant latruant se rendant sur son territoire.
Alinéa 1 : Ce visa permet le séjour de 360 jours pleins sur le territoire national sans frais.
Alinéa 2 : Tout prolongement à partir du dépassement du trois-cent-soixantième jour plein doit s'effectuer auprès des autorités compétentes.


Article 3 : Le Latrua s'engage à délivrer un équivalent du visa GBD-360 aux ressortissants altrechtois se rendant sur son territoire.
Alinéa 1 : Ce visa permet le séjour de 360 jours pleins sur le territoire national sans frais.
Alinéa 2 : Tout prolongement à partir du dépassement du trois-cent-soixantième jour plein doit s'effectuer auprès des autorités compétentes.



Titre Troisième : Du commerce

Article Premier : Le Latrua s'engage à fournir à l'Altrecht quatre millions de barils de pétrole par an.

Article 2 : Le Latrua s'engage à fournir à l'Altrecht trois millions de barils de gaz naturel par an.

Article 3 : Le Latrua s'engage à fournir à l'Altrecht cinq-cent-milles tonnes de céréales par an.

Article 4 : Le Latrua s'engage à accompagner le projet de transition énergétique de l'Altrecht en lui fournissant du matériel éolien.

Article 5 : Le Latrua autorise l'Altrecht à effectuer des enquêtes sur les conditions de travail des travailleurs.
Alinéa 1 : Ces enquêtes sont nécessaire à l'établissement d'une autorisation d'exportation.
Alinéa 2 : Ces enquêtes seront supervisées par le Ministère de l’Économie, des Finances et de l'Industrie de la République du Latrua et par le Ministère du développement économique des Communes Unies d'Altrecht.



Titre Quatrième : De la coopération culturelle et de la coopération étudiante

Article Premier : Les deux nations lancent un programme d’échange et de résidence d’artistes visant à faire découvrir la culture d’une partie à l’autre, via des festivals, de concerts et des tournées artistiques.
Alinéa 1 : La gestion de se programme est prise en charge par le Ministère des Arts et de la Culture du Latrua et par le Ministère des cultures d'Altrecht.

Article 2 : Les deux nations lancent un programme d’échange lycéens et universitaire entre leurs deux pays.
Alinéa 1 : La gestion de se programme est prise en charge par le Ministère des Affaires Étrangères et des Latruants de l’Étranger du Latrua et par le Ministère de l'éducation socialiste de l'Altrecht.


Titre Cinquième : De la coopération territoriale

Article Premier : Les villes de Shakoy et Waldstein sont jumelées.


Déclaration conjointe

Déclaration conjointe de la République du Latrua et des Communes Unies d'Altrecht

Drapeau 1Drapeau 2

Publiée le 28 avril 2020

Son Excellence le Président de la République du Latrua, Monsieur Vasiliy Shulichenko, et Son Excellence le Haut Représentant des Communes Unies d'Altrecht, Monsieur Ernst Schmid, se sont entretenus ce jour, suite à l'investiture de Monsieur le Président de la République. Tous deux ont jugé cette rencontre productive et pleine d'espoir pour l'avenir des relations bilatérales entre le Latrua et l'Altrecht.

Ces discussions font suite aux échanges ayant eu lieu entre Madame Yuliya Belyakova, Première Ministre du Latrua, et les représentants de l'Ancien régime altrechtois, en 2017. Suite au changement de régime, expression de la souveraineté du peuple altrechtois, les relations diplomatiques entre le Latrua et l'Altrecht ont été interrompues, mettant de facto fin aux dispositions politiques et économiques prises.

La réunion de ce jour constitue donc un renouveau des relations entre le Latrua et l'Altrecht, reprenant les dispositions anciennement prises, les complétant et/ou les adaptant aux réalités de notre époque. Ainsi, le Traité de la Novoskaya pose les bases de partenariats ambitieux et prometteurs. Ambitieux et prometteurs sur le plan économique, avec la signature de quatre contrats qui marquent le soutien clair du Latrua à l'économie altrechtoise ainsi qu'au développement des énergies renouvelables. Ambitieux et prometteurs sur le plan politique, avec la modification des régimes de visas, une action favorisant la libre circulation, droit essentiel à la condition humaine. Ambitieux et prometteurs, enfin, sur le volet culturel, avec des mesures visant à rapprocher profondément deux peuples dont l'amour de la démocratie est le dénominateur commun.

Leurs Excellences ont aussi abordé des sujets d'ordre plus politique. Tout d'abord, Messieurs Shulichenko et Schmid se sont accordés sur la tenue d'un discours, dans le cadre d'une visite d’État, devant les différentes représentations nationales. La tenue d'une telle intervention permettrait de prouver à tous que, malgré des différences idéologiques claires, malgré des désaccords sur les terrains économiques et parfois politiques, deux nations peuvent être réunies dans le partage d'idées et de valeurs fondamentales de l'Humanité : la paix, la diplomatie et la souveraineté populaire. Monsieur le Président de la République a proposé au Haut Représentant de s'exprimer devant les députés et les représentants, réunis en congrès, le jeudi 13 août 2020.

Enfin, Son Excellence le Haut Représentant a montré son intérêt quant à une possible adhésion du Latrua à la Communauté Internationale de l'Armement (CIA). Monsieur le Président de la République a répondu que le Latrua serait à même, après consultation de ses partenaires stratégiques, d'entrer dans cette organisation internationale et d'y porter certaines modifications, principalement du point de vue militaire et politique, afin de rendre la CIA plus efficace et crédible aux yeux du monde.

Fait à Vrarany

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Le camarade Ernst Schmid dit : Très bien, le traité et la déclaration me semblent tout à fait corrects. Je pense qu'après ce merveilleux dessert, nous pouvons nous dire adieu en nations amies.

Finissant de manger après avoir signé, il quitta ensuite amicalement le territoire latruan.
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