Posté le : 20 sep. 2026 à 16:40:21
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Étude pour la réalisation d’un système de lancement orbital aéroporté (Programme Kanno).
Les systèmes de lancement orbitaux aéroportés, soit les lancements où la fusée, ou l’orbiteur, décolle porté par un avion transporteur, pour ensuite s’en libérer et monter vers l’orbite, en opposition aux modes de lancement classique où la fusée décolle seul depuis un pas de tir, présentes plusieurs avantages significatifs par rapport à une fusée classique.
Principe de fonctionnement :
Un lanceur aéroporté est une fusée orbitale, multi ou mono étage, comprenant les même composants, et le même principe de vol, qu’un lanceur orbital classique. Cependant, à la différence de celui-ci, un lanceur aéroporté est lancé non pas depuis un pas de tir, mais depuis un avion porteur plus lourd. L’avion porteur décolle normalement et monte à son latitude et sa zone de largage avec la fusée attachée sous ou sur son fuselage, puis largue le lanceur, qui prend alors son profil d’ascension en orbite standard, et dont le reste du vol se déroule comme pour un lanceur classique.
Avantages et inconvénients :
Le principale avantage d’un lanceur aéroporté est qu’il peut être lancé depuis la haute altitude, ce qui évite à la fusée d’avoir à traverser la partie la plus dense, et donc celle générant le plus de trainée, elle même, ce qui économise du carburant.
De plus, en évitant les hautes pressions de la basse altitude, le moteur n’a pas à faire de compromis entre la basse et la haute altitude, puisqu’il ne pars pas de la basse altitude. De fait, il est donc plus performant en haute altitude, grâce à l’absence de compromis.
On peut aussi remarquer que l’avion de transport, utilisant un carburant et un moteur bien plus efficace que le moteur de la fusée, permet de faire une partie du chemin jusqu’à l’orbite sans utiliser le carburant de la fusée, et de toute façon en utilisant moins de carburant que si la fusée l’avait fait elle-même.
Enfin, le dernier avantage significatif est que le lancement par avion permet d’opérer comme une compagnie aérienne, avec beaucoup plus de flexibilité que pour des lancements classiques. Les infrastructures au sol n’ont pas besoin d’être aussi complexe que pour un centre spatiale, comme il suffit de faire décoller (si on omet l’intégration du lanceur sur l’avion, il suffit en réalité d’un aéroport standard pour faire fonctionner), et il est bien plus facile de lancer la fusée sur demande, puisqu’il n’est pas nécessaire de la construire directement en configuration finale, et dans la bonne position, ni de l’installer verticalement sur son pas de tir. De même, les infrastructures telles que les bunkers de commande sont inutiles, puisque la fusée allume ses moteurs loin de la côte. Ainsi, aucun risque ne pèse sur les potentiels retombés d’un lancement raté, et les trajectoires de lancement bloqués (par des conditions météorologiques ou des restrictions d’espace aérien) peuvent être contournés par un simple vol de quelques minutes de l’avion porteur, là où avec un pas de tir fixe, il faut que le blocage parte de lui même, ou disparaisse, pour autoriser le tir.
Cependant, la technique présente un inconvénient certain : la taille de la fusée est limitée par la taille de l’avion. De fait, il est inconcevable d’emporter des charges utiles de plusieurs tonnes en orbite avec cette méthode, car un avion capable d’emporter une telle fusée est tout simplement impossible à concevoir et à opérer.
Projets milathiens :
La première proposition faite pour un tel système a été d’emporter la fusée sur un avion de transport pour maximiser sa taille et son poids, cependant il a été démontré qu’un tel système ne permet de réduire que d’environ 8% le Delta V nécessaire pour envoyer la fusée en orbite. Il est nécessaire que l’avion porteur puisse avoir des vitesses très importantes, pour que ces vitesses puissent réellement être utiles à la fusée. Le projet principale en conception comprend une fusée à trois étages, et un avion porteur pouvant aller à une vitesse de Mach 6, à une altitude de 30 000 mètres. Un tel système de lancement permet de réduire le Delta V nécessaire à la mise en orbite à seulement 6850 mètres par seconde, soit 73% du Delta V classique. Ce projet est en cours de réalisation au centre spatial de Kerbalan, et comprend, en plus de l’avion porteur, une fusée à trois étages de 17 tonnes.