30/10/2020
03:07:18
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Activités étrangères en Ciscarnavalie

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Activités étrangères en Ciscarnavalie

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants en Ciscarnavalie. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur de Ciscarnavalie, sinon quoi ils pourraient être invalidés.


Personnages immunisés contre les tentatives d'assassinat :
(Rappel des règles)
  • Missyr Arafat, Présidente de la Ciscarnavalie
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habitatchoux-fleur

L'arrière pays carnavalais fut autrefois un pays verdoyant, fait de collines et de rivières chantantes. Depuis plus d'un siècle cependant, il peut être réduit à de vastes champs de monoculture OGM, où les seuls agglomérations sont des villes-dortoirs accueillant les ouvriers agricoles et dont l'unique fonction est de nourrir la Cité noire. La région n'a plus grand chose de verdoyant tant elle a été arrosée par les engrais chimiques et les insecticides agressifs, au point qu'on y tombe rapidement malade et qu'il est recommandé de porter un masque lorsqu'on y voyage. On y croise aucun animal qui ne soit pas d'élevage, il n'y a pas d'herbes folles ou de fleurs sauvages comme dans une campagne normale. Les routes sont calibrées pour le passage des véhicules agricoles et les dénivelés semblent avoir été depuis longtemps aplanis à coups d'explosifs pour dégager les perspectives et calibrer les récoltes.

De manière générale, l'arrière-pays carnavalais n'est pas un lieu agréable à vivre. Outre ses nombreux inconforts liés à l'artificialisation de la nature, il dérange presque autant que la Cité noire elle-même. L'immensité des monocultures, l'absence totale de nature qui ne soit pas optimisée pour favoriser les rendements agricoles, les forêts d'arbres alignés comme des pales et l'omniprésence des souches OGM donnent à l'arrière-pays carnavalais des airs oniriques. Il n'est pas absurde d'y croiser des épis de maïs hauts de plusieurs mètres, des troupeaux de chimères obèses paitre à perte de vue et les rares agglomérations qui s'y trouvent sont comme des anomalies architecturales, barres d'immeubles plantées au milieu de rien, conçues pour dormir, se laver et manger entre deux roulement de travail. Tout ici semble... bizarrement optimisé, selon une logique qui échappe au commun des mortels, bien qu'elle doive avoir ses raisons, quelque part dans les plans des agronomes en chef de Carnavale.

Les régions qui ne sont pas visuellement rationalisées semblent, quant à elle, plus sauvages pour des raisons inexplicables. L'apparition soudaine de bosquets non entretenus est une telle anomalie dans ces lieux qu'ils inspirent un sentiment dérangeant d'incongruité. Les agriculteurs hésitent en général à s'en approcher car c'est, selon eux, le domaine réservé de monsieur Dalyoha. On trouve parfois de vieilles ruines dans l'arrière-pays, vestiges d'une époque où la Principauté de Carnavale était moins centralisée. D'anciennes forteresses à l'abandon qu'on n'a pas eu le cœur de raser définitivement sont autant de macabres squelettes d'architectures pourrissants lentement au milieux de champs stériles. Ce sont les derniers refuges sains pour les rares animaux qui tentent de survivre dans cet enfer rationalisé.

Vaste d'environ 50 000 km², l'arrière pays carnavalais n'a aucunement fonction d'offrir aux êtres humains un habitat durable. Les infrastructures qu'on y trouve ont toutes un usage industriel et visent à permettre minimalement la vie quotidienne des ouvriers agricoles, sans perspectives d'installation permanente. Ces braves gens, tous employés de la Dalyoha Compagnie qui possède les terres, ont leur famille à Carnavale et possèdent un statut de travailleurs détachés. Ils bénéficient cependant de salaires plus hauts que la moyenne des employés non-qualifiés carnavalais, ainsi que divers avantages et bonus, notamment en ce qui concerne leur protection maladie. En tant qu'employés de la Dalyoha Compagnie, ils sont en effet couverts pour la plupart des accidents du travail susceptibles de survenir lorsqu'on conduit une moissonneuse batteuse ou respire des engrais industriels toute la journée.

Avant la diffusion de l'agent GILGAMESH, quelques 300 000 personnes travaillaient quotidiennement dans les champs de l'arrière pays. Ceux qui ne sont pas morts dans l'épidémie sont rentrés à Carnavale se faire soigner. Quelques uns ont choisi de reprendre le travail, pour des raisons économiques la plupart du temps, et de nouveaux employés ont été embauchés par la Dalyoha Compagnie. Les effectifs sont toutefois largement insuffisant pour relancer la machine agricole géante et de vastes régions sont aujourd'hui en friche. Elles se remettent lentement du traitement qu'elles ont subi pendant des décennies, arrosées de manière agressive par les produits chimiques, engrais et insecticides. D'après le syndicat des ouvriers agricoles, environ 120 000 travailleurs habitent en 2020 dans l'arrière-pays. Ils bénéficient d'une permission toutes les trois semaines pour rentrer voir leurs familles dans la capitale. D'importants investissements seront nécessaires pour remettre sur pied la totalité de l'agriculture carnavalaise, d'autant que tant que l'OND est présente, les travailleurs se méfient et craignent d'être les victimes collatérales d'une nouvelle attaque bactériologique.
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Roumont la rasée

L'une des villes-dortoirs les plus développées de l'arrière-pays carnavalais était Roumont, une cité agricole située à la base de la pointe occidentale de la péninsule, à plusieurs heures de route en voiture de la Cité noire. Elle servait de centre de traitement de la production des fermes de la région et permettait la résidence d'un peu plus de six-milles ouvriers agricoles qui y travaillaient, y mangeaient et y dormaient quotidiennement. Choisie par l'OND pour devenir son quartier-général, l'armée de l'Organisation des Nations Démocratiques décida malheureusement de placer ses réserves d'explosifs à proximité des stocks de biomasses hautement inflammables utilisées pour servir d'engrais aux champs. Une saison sèche et un accident de manipulation provoque l'embrasement des explosifs de l'OND qui met le feu aux hangars agricoles, et bientôt à la ville toute entière. Roumont est rasée par l'incendie et si les soldats de l'OND parviennent à s'échapper en laissant leur matériel derrière eux, une centaine d'ouvriers agricoles sont abandonnés sur place et périssent dans les flammes.

Désormais, Roumont n'est plus qu'une ruine abandonnée aux fantômes et aux malédictions.
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ville-dortoir

L'arrière-pays carnavalais possède un grand nombre de villes-dortoirs conçues dans l'unique but d'accueillir les ouvriers agricoles lorsqu'ils ne sont ni au travail, ni en permission dans leurs familles à Carnavale. La plupart de ces "villes" sont organisées autour de barres d'immeubles fonctionnelles, chacune peut accueillir une centaine de logements individuels. Il y a également de véritables dortoirs qui sont des appartements collectifs pour les ouvriers les plus précaires ou qui cherchent à tirer un maximum de bénéfices de leurs salaires. Les logements doivent en effet être loués pour un petit % prélevé sur le salaire brut que touchent les employés de la Dalyoha Compagnie grâce à leur travail. Le loyer comprend la plupart des charges et commodités, ainsi qu'un accès à certains services comme des lavomatiques, une salle de sport et de cinéma, une infirmerie, un restaurant, et toutes les autres besoins nécessaires au quotidien hors de Carnavale. Les villes-dortoirs ne sont pas pour autant accueillantes et les services proposés sont limités pour ne remplir que les besoins immédiats des travailleurs, sans luxe ni dépenses excessives.

Autour des barres d'immeubles se trouvent de nombreux hangars pour stocker le matériel agricole mais également les produits chimiques, engrais et réserves de biomasses qui attendent d'être épandues sur les champs ou rapatriées à Carnavale afin d'y être transformées en produits alimentaires. On y trouve également des ateliers pour réparer les machines et souvent de petits laboratoires chimiques dédiés au peaufinage des engrais qui sont, pour la plupart, conçus à Carnavale. En dehors de ces infrastructures utilitaires, il n'existe rien d'autre dans les villes-dortoirs dont les rues débouchent généralement frontalement dans les champs alentours.

Comme bien souvent avec l'architecture carnavalaise, malgré leur apparence fonctionnelle, les villes-dortoirs de l'arrière-pays sont assez labyrinthiques et ressemblent, de l'intérieur, à des friches industrielles. Ne manquant pas de place, les ouvriers bâtissent souvent à côté ou au-dessus des bâtiments dont ils n'ont plus usage et les villes prennent ainsi au fil du temps l'apparence de vastes ruines. Bien malin qui saura distinguer un bâtiment fonctionnel d'un bâtiment abandonné, d'autant que les deux cohabitent et s'entremêlent bien souvent. Les passerelles, monte-charges, rails, câbles électriques et tuyaux de canalisations sont autant d'éléments de décors qui troublent la compréhension de l'espace pour les non-résidents. L'optimisation maladive des champs, laissés à la supervision des ingénieurs agronomes des Laboratoires Dalyoha, tranche avec le chaos urbain des espaces de vie des travailleurs Carnavalais.
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Arrière pays carnavalaisOlivert Pierouge

+6661672907 contacter le syndicat de l'agriculture

Olivert Pierouge, son secrétaire général, se fera un plaisir de vous répondre en dehors des heures de fauche du blé.
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Fondation pour la mémoire des victimes de l'agent GILGAMESH

La fondation pour la mémoire des victimes de l'agent GILGAMESH est une association de loi 1919, dont le but est de préserver la mémoire des morts provoqués par la frappe bactériologique des Laboratoires Dalyoha sur l'armée de l'OND, mais également de faire la lumière sur plusieurs zones d'ombres et notamment les retards et difficultés de prise en charge des malades lorsque les premiers symptômes de la pandémie ont commencé à être identifiés.

Porté par le syndicat des ouvriers agricoles carnavalais, la Fondation pour la mémoire des victimes de l'agent GILGAMESH a posé plusieurs demandes d'ouverture d'enquête au Tribunal Populaire visant notamment les milices Dalyoha, accusées, d'avoir entravé les tentatives citoyennes de porter assistance aux malades dans les premières heures de la pandémie, notamment en décrétant une quarantaine totale de la ville et la fermeture de ses principaux axes routiers. Les milices Dalyoha sont accusées de plusieurs manquements dans le déploiement du protocole sanitaire qui auraient pu permettre une prise en charge plus rapide des victimes civiles.

La Fondation pour la mémoire des victimes de l'agent GILGAMESH accuse également l'OND d'avoir, par son silence, refusé le passage aux ambulances et secouristes carnavalais, ce qui a provoqué des dizaines de milliers de victimes civiles supplémentaires. L'absence totale de réaction de la part de l'OND est considéré par la Fondation pour la mémoire des victimes de l'agent GILGAMESH comme le principal facteur de létalité de la pandémie, après la maladie en elle-même. La fondation considère que si l'OND s'était donné la peine de refuser explicitement, les services ambulanciers carnavalais auraient pu concentrer leur action sur les zones immédiatement accessibles, mais qu'en l'absence de réponse claire, Grand Hôpital s'est trouvé plongé dans l'incertitude ce qui a retardé le déploiement de ses médecins et complexifié la mise en place de la quarantaine. L'entrave à l'assistance aux populations civiles en danger de mort étant considéré comme un crime de guerre, l'affaire est très loin d'être anodine.

L'enquête portant sur la responsabilité des milices Dalyoha est en cours, les avocats de la Dalyoha Compagnie cherchent à prouver que leur gestion de la pandémie a été optimale et "n'aurait pas pu mieux se dérouler". Des arguments jugés "convaincants" par la cour, d'après des observateurs extérieurs. "Compte tenu de la situation militaires et des risques liés à la létalité de l'agent GILGAMESH, il était difficile d'en attendre davantage de la part des Laboratoires Dalyoha. Les victimes civiles n'auraient pas pu être évitées, sauf en cas de collaboration active entre les forces de l'OND et celles de Carnavale." Les avocats de la Dalyoha Compagnie mettent notamment en avant le nombre miraculeux de zéro morts dans l'enceinte de la Cité noire, une donnée prouvant à elle-seule le professionnalisme exceptionnel des miliciens et médecins déployés sur le terrain.

Du côté de la plainte contre l'OND, en revanche, l'affaire ne prend pas la même tournure : "Il y a des preuves formelles que l'OND a choisi d'ignorer la proposition du docteur Philippe Géminéon de mettre en place un cessez-le-feu qui aurait permis de sauver des dizaines de milliers de vie." Si la responsabilité de l'état-major de l'OND ne fait à ce stade aucun doute, le Tribunal Populaire peine encore à identifier clairement qui, dans la chaîne de commandement, a donné l'ordre de laisser mourir tout le monde. Du côté des victimes et des avocats de la Fondation, on craint une pirouette juridique pour éviter les sanctions : "ils vont tenter de coller ça sur le dos d'un Sylvois pour ne pas avoir à assumer leurs crimes" s'inquiète une veuve d'ouvrier agricole, dont le mari compte parmi les trop nombreuses victimes de l'agent GILGAMESH.

Pour l'heure, aucun interlocuteur fiable n'a encore été identifié pour répondre aux nombreuses demandes de la Fondation.
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éclopés

Suite chronologique directe de ces RP...

Dans l'arrière-pays dévasté par l'agent GILGAMESH, les syndicats agricoles recensent les travailleurs survivants.

- Vingt-trois, vingt-quatre, approchez vous ceux que je n'ai pas compté !

On inscrit des noms sur des listes afin de permettre à soi, ou à sa famille, de bénéficier de la couverture santé "attaque bactériologique" DalyohaTM et d'un remboursement substantiel de ses soins médicaux.

- Ceux qui ont perdu une jambe ou deux, les handicapés moteurs, les gravement paralysés, levez un bras ! Je viendrai vers vous. Si vous n'avez pas de bras, sifflez ou tâchez de faire du bruit !

Olivert Pierouge, secrétaire général du syndicat, fait le tour des bâtiments industriels.

Olivert Pierouge

- Il y a quelqu'un ? Eh oh ? Des survivants ?

Une voix faible :

- Ici... ici...

Il s'approche d'un château d'eau à moitié effondré. Dans la cuve, trois individus mal en point semblent camper depuis des semaines. Olivert Pierouge ressert son masque FFP666 avec appréhension.

- Il y a des malades parmi vous ?

Les hommes se regardent avec angoisse, ne sachant quelle réponse leur sauvera la vie. Jugeant sans doute que nier est impossible, l'un deux finit par avouer.

- On est malade... on a été touché par l'agent...

- Ok les gars pas de panique, je préviens les médecins on va vous sortir de là.

- La maladie...

- L'épidémie est passé, les ambulances sont sur le coup, on vous ramène à la Cité noire, ne vous inquiétez pas, le pire est derrière nous. Ne bougez pas, je vais chercher les médecins, ne bougez pas.

Il ressort, se dirige d'un pas hâtif vers les véhicules Dalyoha, dont les gyrophares éclairent le soir couchant de couleurs artificielles.

- Le pire est derrière nous... le pire est derrière nous...

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GéminéonBaltazar

- C'est un sacré charnier docteur... je vois des gens qui sont morts partout.

- Bien malin qui connait le nombre exact de victime, mais le syndicat est en train de compter les survivants, j'imagine qu'avec une bonne soustraction on pourra estimer les pertes.

Balthazar Métaphore donne un petit coup de pied dans un cadavre en état de décomposition avancée, comme pour s'assurer qu'il est bel et bien mort.

- Heureusement l'épidémie a été contenue en dehors de la Cité noire. Ça fera de l'engrais, j'imagine ?

- Je ne suis pas certain que les ouvriers agricoles accueillent avec enthousiasme l'idée de cultiver à partir de la biomasse de leurs confrères. Enfin. L'histoire ne retient guère les états d'âmes, au fond ce n'est rien de plus qu'une statistique...

- Quel ratio d'ouvriers agricoles est-il acceptable de sacrifier pour emporter dans la tombe un soldat de l'OND ? Dix ? Cent ? Mille ?

- Taisez vous Balthazar, on vient.
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Olivert PierougeDocteur Philippe Géminéon

- Doct...! Ah docteur Géminéon, c'est vous... par ici, il y a des malades dans le château d'eau.

Le docteur fait signe à ses équipiers de venir et se porte aux côtés d'Olivert Pierouge.

- Monsieur Pierouge, avez vous une idée du nombre de victimes total ?

- Aucune idée...

- Même pas une estimation ?

- A vous de me le dire, c'est votre agent je crois ?

- Précisément, nous commençons à peine le travail d'évaluation de sa létalité réelle. Le nombre de paramètres à prendre en compte est cependant gigantesque et les seules références que nous avions jusqu'ici étaient des simulations par ordinateur ou des tests à petites échelles dans les bas-quartiers. Comme certaines régions sont inaccessibles à nos ambulances, nous sommes obligés de faire des estimations probabilistes en fonction de la densité de la population. Nous y verrons plus clair lorsque nous connaitrons le nombre de survivants zone par zone.

- Peut-être la moitié, je ne sais pas trop. Les régions les plus proches de Carnavale ont pu être prises en charge rapidement mais plus profond dans l'arrière pays c'est le brouillard et avec les troupes de l'OND en errance, on évite de trop s'y aventurer.

- Il faudra bien pourtant, nous n'allons pas laisser ces pauvres gens mourir.

- C'aurait été bien d'y penser avant de lâcher sur eux un agent bactériologique mortel.

- Que voulez-vous ? C'est la guerre...

Au dessus d'eux, des hélicoptères médicaux s'élancent vers le couchant.
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Hôpital de campagne Saint-Survivant

Plusieurs semaines plus tard, l'hôpital de campagne Saint-Survivant.

Le silence de l'OND a laissé le champ libre aux ambulances Dalyoha pour rapatrier la majeure partie des ouvriers agricoles de l'arrière pays. Afin d'éviter un regain de l'épidémie, à ce stade très improbable, l'hôpital de campagne Saint-Survivant a été monté à proximité de Carnavale où il accueille les malades, permet de faire un bilan de leur état de santé et les places en quarantaine avant de leur permettre de retourner dans la Cité noire. Si l'hôpital brassait des milliers de personnes chaque jour dans les premiers temps suivant la diffusion de l'agent GILGAMESH, ce ne sont aujourd'hui plus qu'une petite dizaine d'éclopés qui s'y présentent chaque jour.

Les milices Dalyoha surveillent les alentours du camp afin de prévenir toute attaque contre la population civile.

Appuyé d'une main sur sa canne et de l'autre sur l'épaule de Balthazar Métaphore, le docteur Noamaury Blanchâtaigne passe tous les deux jours contempler son œuvre. Il tâte à cet instant précis le moignon d'un homme émacié, allongé sur un brancard dans une tente.

Noamaury Blanchâtaigne

- Et donc vous dites qu'il a fallu couper ?

- Oui docteur... l'agent a provoqué des plaies cutanées et les médecins disent que je commençais à pourrir de l'intérieur...

- Quel tragédie... Fort heureusement les Laboratoires Dalyoha vous fourniront une belle prothèse, ce sera comme si rien ne s'était passé.

- Je vous remercie docteur... Docteur ? Quand pourrais-je revoir ma famille ?

- Il faut regarder le temps de quarantaine, Balthazar voulez vous bien...?

Le jeune médecin jette un œil au dossier médical du patient, placé dans un casier en bout de lit.

- Ça dit que vous pourrez sortir d'ici deux semaines monsieur. Si il n'y a pas de nouveaux signes d'incubation.

- Deux semaines... encore...

- Depuis combien de temps ne les avez vous pas vu mon garçon ?

- Le début de l'épidémie, ça va fait trois... quatre mois ?

Noamaury Blanchâtaigne lui tapote l'épaule.

- Je suis sûr qu'ils vont bien. Souhaitez vous qu'on se renseigne à leur propos ?

- Oh, oui ! Ce serait formidable ! Dites leur que je suis vivant ! Que je vais rentrer !

- Ce sera fait monsieur...?

- Mathéo ! Mathéo Logis ! J'habite dans le quartier des citadelles, ma famille vit au 23 boulevard des maréchaux.

- C'est un très beau nom monsieur Logis, nous nous assurerons que votre famille soit prévenue, ne vous en faites pas.

Noamaury Blanchâtaigne et Balthazar Métaphore s'éloignent du lit puis sortent de la tente. Le jeune médecin grince des dents.

- Vous savez qu'il ne va pas s'en sortir ? La gangrène lui remonte déjà jusqu'aux reins...

- Etait-il nécessaire de lui gâcher ses dernières heures de lucidité ? On le droguera bientôt pour lui épargner la souffrance. Mais c'est une excellente nouvelle pour nous Balthazar, l'agent GILGAMESH continue de laisser des blessés dans son sillage même après plusieurs mois. Pour un usage militaire c'est excellent, souvenez vous...

- "Mieux vaut blesser que tuer" oui je sais.

- Mieux vaut une armée qui tente de sauver ses blessés plutôt qu'une qui cherche à venger ses morts. Et si les blessés finissent par mourir malgré tout, c'est doublement positif pour nous. Allez, allons prendre un café.
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Docteur Jéricho

Plusieurs mois plus tard, l'épidémie est officiellement terminée. Une salle de réunion dans les sous-sols de Grand Hôpital.

- Silence je vous prie. Docteur Jéricho, vous pouvez commencer votre exposé.

- Je vous remercie professeur Blanchâtaigne. Messieurs, mesdames, voici désormais six mois que l'agent GILGAMESH a été diffusé avec succès sur l'armée ennemie et dans l'arrière pays. Nous avons eu plus qu'amplement le temps de mesurer ses effets d'un point de vue qualitatif étant donné le grand nombre de victimes qui nous sont parvenues, il est désormais temps de dresser un bilan qualitatif.

Sur les 325 675 ouvriers agricoles recensés par leur syndicat et qui travaillaient dans l'arrière pays au moment de la diffusion de l'agent GILGAMESH, on estime que la moitié d'entre eux ont été infectés, soit environ 160 000 personnes. Sur ces 160 000 personnes, deux tiers sont mortes aujourd'hui à raison d'un tiers dans les premières heures suivant la diffusion de la maladie, et d'un tiers dans les mois qui ont suivi des suites de complications ou d'une mauvaise prise en charge. Le rapatriement des malades a été gêné par la mauvaise volonté de l'OND mais nous pensons que dans de meilleures conditions, nous aurions pu limiter le nombre de victimes à la moitié des infectés. Ce 15 juin 2020, nous estimons à environ 107 000 victimes directes et indirectes de l'agent GILGAMESH, sans prendre en compte les pertes de l'OND. Celles-ci sont plus difficiles à calculer faute de chiffres officiels publiés par les états-majors, mais nos experts les estiment à des proportions comparables.

J'exclue volontairement tous les morts incalculables liés au manque de nourriture qu'a pu entraîner la paralysie du système agricole carnavalais pendant plusieurs semaines, ceci n'est pas notre affaire.

L'agent GILGAMESH est donc un agent susceptible d'être mobilisé sur le champ de bataille, que ce soit dans un cadre de guerre asymétrique ou non, et peut aisément ravager une région entière s'il n'est pas correctement contrôlé. En l’occurrence le blocus exercé sur la Cité noire et l'expertise de nos miliciens a permis une maîtrise de bout en bout de sa propagation, mais il n'est pas dit qu'une utilisation par des amateurs ne tournerait pas à la catastrophe...

- Estimez vous qu'il soit commercialisable ?

- Difficilement, ou bien pas sans conditionner son emploi à une validation par nos Laboratoires et d'imposer qu'il soit manipulé et diffusé par des médecins formés à son usage exclusivement. Je crains qu'une utilisation dans un cadre militaire moins contrôlé n'expose les deux camps à un massacre.

Assis sur sa chaine, Balthazar Métaphore ricane.

- Alors que 110 000 morts civils, c'est de la bagatelle.
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Volignon en soutien humanitaire en Ciscarnavalie : Appelées par les autorités de Carnavale pour apporter un soutien médical et sanitaire aux populations meurtries par la guerre, les nonnes de Volignon investissent des entrepôts abandonnés aux abords des Cité-Dortoirs et installent des hôpitaux de campagne, le tout sous le drapeau de la Croix Rouge.


 Un travail de logistique assez considérable est actuellement en cours pour installer les hopitaux.
Un travail de logistique assez considérable est actuellement en cours pour installer les hôpitaux dans les territoires occupés.

Narration de l'Evénement

Après des négociations hachées, incomplêtes et quelque peu confuses (sans doute est-ce lié au siège de Carnavale ...) dans le cadre desquelles il était question pour les nonnes volignonistes de l'Ordre de sainte Régine de s’installer en Minuit auprès des populations réfugiées, il fut finalement décidé que l’urgence résidait avant tout dans l’aide sanitaire et médicale qu’il convenait d’administrer sans délai aux citoyens carnavalais actuellement sous occupation de l’OND. C’est ainsi que les religieuses volignonistes, et donc essentiellement makotanes et barberiennes (avec certainement un reliquat de Dakoranes plus ou moins bien dépunkisées), sont arrivées en Eurysie via l'aéroport de Carnavale et ont passé les lignes tant bien que mal, sous le drapeau de la Croix-Rouge, pour s’installer au plus près des populations des cités-dortoirs, dans des bâtiments désaffectés comme il en existe un grand nombre (cf : ici). Elles apportent tout le matériel de leurs hôpitaux de campagne, y compris les systèmes électriques et les générateurs.

La priorité va avant tout aux populations civiles, mais l’Ordre Réginiste a fait savoir que les religieuses soigneraient tout le monde, quel que soit son camp, y compris les soldats de l’armée des envahisseurs, et que, pour des raisons de sûreté et de calme, et comme c'est l'usage de le faire dans cette situation, les soldats des deux armées seraient séparés dans des hôpitaux différents. Les religieuses ont également fait savoir qu’elles n’avaient pas d’armes et n’entendaient pas se défendre. Cependant, la Confédération de Nouvelle-Gallouèse, par la bouche de son président, M. Noël Olaf, fait savoir à l’OND que la Confédération garantit la sécurité des religieuses déployées sur place sous le drapeau de la Croix-Rouge et qu’elle n’hésiterait pas à punir sur l’Empire du Nord tout abus et tout crime sciemment commis contre ces bienfaitrices, mais que, dans le même temps, elle reconnaissait à l’OND le droit incontestable de faire toutes les inspections qui s’imposent pour assurer la sûreté de ses troupes, conformément aux usages internationalement reconnus dans de pareils cas.

Pour l’instant, quelques centaines de religieuses sont arrivées avec le strict minimum de fret médical, mais elles sont appelées à être des milliers dans les mois qui viennent. Notons enfin que si elles sont neutres sur le plan des armes, elles reconnaissent cependant la souveraineté de Carnavale sur la Ciscarnavalie et l’OND comme une force d’occupation (ce qui est la stricte vérité).

Effet en terme de jeu

Début du RP en Ciscarnavalie. Je préviens que mes efforts de jeu portent d'abord sur Catholagne et que je ne jouerais en Ciscarnavalie que dans les périodes de vide dans son intrigue. Les Sœurs Réginistes agissent sous le drapeau de la Croix Rouge, ce n'est donc pas une force militaire et je n'ai aucun matériel d'Atlas à donner mais il s'agit tout de même d'un acteur dans le conflit (sans doute mineur, je le concède). Evidemment, le monde étant ce qu'il est, il y aura vraisemblablement des carabistouilles (si j'ai le temps et les points).
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Volignon en soutien humanitaire en Ciscarnavalie : La mission de Sœur Bathilde, religieuse, supérieure d'un hôpital de campagne aux abords d'une Cité-Dortoir et doctoresse non reconnue diplômée de l'université d'Abunaj en Bainairah ou pourquoi il ne faut pas se fier au nombre de médecins très largement sous-évalué que donnent les statistiques de l'Ordre des Sœurs de sainte Régine.


 Soeur Bathilde, supérieure de l'hôpital et médecin pédiatre officieux diplomé de l'Université de Abunaj, ausculte un enfant carnavalais des Cités-Dortoirs.
Soeur Bathilde, supérieure d'un hôpital de campagne et médecin pédiatre officieux, ausculte un enfant carnavalais des Cités-Dortoirs.

Narration de l'Evénement

Les différents récits pittoresques et croustillants qui se sont déroulés et se déroulent en ce moment à Sancte dans le cadre des intrigues entourant le conclave pour l'élection du (faux) pape de Catholagne n’auront certainement pas manqué de donner du clergé volignoniste une image aussi fausse que calomnieuse (pour ne pas dire catastrophique). Il ne faudrait pas, en effet, s’imaginer que le clergé de Volignon est à l’image des « drôles d’oiseaux », pour reprendre l’expression de Désiré, qui composent ses services de renseignement. Car, comme nous avons pu le voir dans ses très nombreux articles encore consultables dans les archives du Makota et que n’importe quel service de renseignement un peu organisé n’aura aucun mal à aller chercher, car ce sont des sources ouvertes, la réalité concernant les sœurs volignonistes, qu’il est également d’usage d’appeler dans le monde, fautivement, sœurs makotanes, c’est-à-dire les sœurs de l’Ordre de Sainte-Régine ; cette réalité, disons-nous, est beaucoup moins haute en couleur que ce que les carabistouilles en Catholagne le laissent croire.

C’est ainsi, par exemple, que nombre de religieuses ne savent pas, ou alors très mal, se servir d’armes à feu. Cela dépend naturellement du cadre familial dans lequel elles furent élevées et, dans une large mesure, de leur nationalité. Car toutes les sœurs de l’Ordre de Sainte-Régine ne sont pas makotanes, on trouve également des Dakoranes et des Barberiennes (ainsi que des Volignonaises de nationalité, mais celles-là nous les laissons dans l’ombre jusqu’au retour de Volignon comme entité territoriale ; on ne manquera pas d’en parler en son temps). Si, à coup sûr, les sœurs dakoranes, qui ne sont pas toujours parfaitement dépunkisées, savent assurément employer des armes à feu, idem pour les Makotanes puisque l’éducation aux armes à feu est presque dans les programmes des institutions pour filles, les Barberiennes, quant à elles (et les Volignoniennes aussi), laisseraient tomber les armes et seraient paniquées certainement, pour la plupart d’entre elles, à la seule idée d’en tenir une.

Il en va un peu de même pour ce qui est des mœurs. En Catholagne, nous avons décrit des membres des services de renseignement qui mènent une vie nécessairement désordonnée et qui sont recrutées précisément parce que leurs excès, leur folie ou leur audace sont susceptibles de pouvoir servir les basses œuvres du Service. Il n’en va absolument pas de même des autres composantes du clergé. Cela signifie que concrètement une communauté soignante ne tolérera pas d’une de ses membres qu’elle fasse le mur trop souvent ou qu’elle entretienne des amitiés particulières (c’est-à-dire des romances avec d’autres sœurs) trop bruyantes, et même le fait de fumer par exemple, pratique qui est systématique dans les services secrets de Volignon, est en réalité une chose assez rare dans l’Ordre. Cependant, par souci d’honnêteté, et comme nous l’avons aussi déjà indiqué, il faut tout de même concéder que le niveau moral est très variable d’une communauté à l’autre et qu’il existe aussi nombre de vocations que l’on dit « de complaisance », qui permettent de placer toutes les filles surnuméraires ou inmariables dans les ordres. Ainsi, les communautés qui ont de telles vocations (qui n’en sont pas) sont naturellement de beaucoup moins bonne tenue que les autres, mais enfin dans aucun cas on ne tolérerait les désordres que l’on admet chez les personnels du Service ; donc le lecteur doit se figurer des maisons de stricte tenue, avec plutôt trop de rigueur et d’austérité que pas assez (tout cela n’interdisant pas les entorses clandestines que tout le monde connaît un jour ou l’autre dans sa vie, pour des périodes plus ou moins longues et qui sont des composantes souvent inévitables du combat spirituel).

Enfin, tout cela précisé, venons-en à la sœur Bathilde, qui sera l’héroïne de ce récit (et de sans doute quelques autres qui suivront). Sœur Bathilde était une religieuse assez exemplaire et de bonne réputation. Née Marie-Juliette Albert dans une famille de vachers makotans attachés au prestigieux et puissant ranch Irreville (comté de Fort-Irreville), Mlle Albert est très tôt repérée par l’Ordre pour ses capacités scolaires tout à fait supérieures à la moyenne et n’a donc aucun mal, au sortir de sa petite école et diplôme de fin d’études en poche, à intégrer une institution pour jeunes filles prestigieuse grâce à une bourse accordée par l’Ordre et sans doute allongée par M. Irreville lui-même. Une fois achevé son cursus dans cette institution, la jeune femme décide de se lancer dans des études supérieures ; il lui faut donc opter pour la voie religieuse, car au Makota il n’est pas permis aux filles de faire des études, cela les empêchant de réaliser leurs missions premières, qui sont de faire des enfants et de tenir le foyer. Cela dit, il est admis au Makota, sans doute à tort, que le désir de faire des études ou d’exercer une profession intellectuelle constitue une vraie vocation, aussi c’est sans scrupule que la jeune fille ne tarde pas à prononcer ses vœux et à prendre le nom de religion de Bathilde, en l’honneur d’une tante qui, ayant été religieuse elle-même, avait adopté ce nom, puis, devenue profès, elle put s’envoler pour Bainirah pour y faire sa médecine.

C’est un secret de Polichinelle que les religieuses makotanes font des études supérieures en partant à l’étranger. Théoriquement, les études sont interdites aux femmes, et la loi ne connaît aucune exception. Cependant, il existe aussi les coutumes ; or ces dites coutumes établissent que les femmes qui n’ont pas d’enfants ni de foyer à gérer de manière légitime (donc cela ne concerne pas les courtisanes) ne dérogent en rien à leur devoir d’état en faisant des études. C’est ainsi que l’on peut tolérer, au Makota, des nonnes diplômées. Cependant, lesdits diplômes ne sont pas reconnus, seulement les autorités ne poursuivent pas celles qui en sont détentrices. Ainsi, sœur Bathilde est docteur en médecine de l’université d’Abunaj en Bainirah, mais n’est rien d’autre qu’une simple nonne pour les autorités du Makota. Il y a ainsi des milliers de doctoresses dans l’Ordre, avec des diplômes officiels et en bonne et due forme, qui n’apparaissent pas dans les données publiques. Ce qui explique d’ailleurs le fait curieux et autrement inexplicable que la plupart des hôpitaux de campagne de l’Ordre n’ont aucun médecin affilié. La vérité, c’est que les supérieures de ces hôpitaux sont en réalité diplômées en médecine.

Sœur Bathilde était donc doctoresse, nous venons de le voir. Comme elle aimait les enfants et qu’elle était douée, comme nous l’avons dit, elle obtint sans grande difficulté la spécialité qu’elle désirait, à savoir la pédiatrie. Il y avait beaucoup de pédiatres dans l’Ordre, c’était la quatrième spécialité après la médecine générale bien sûr, la traumatologie (parce qu'au Makota la chirurgie des traumas par balle relève presque de la médecine ambulatoire et de routine) et la pneumologie (car le Makota avait une longue et tragique histoire avec les maladies respiratoires, notamment la tuberculose). Ses excellents états de service et ses mœurs globalement irréprochables (disons que ça restait dans le domaine de l’acceptable) lui avaient valu de devenir cheffesse d’hôpital de campagne et de diriger ainsi sa propre structure d'une centaine de sœurs, ce qui incluait également celles en charge des choses non médicales comme l’atelier, l’entretien, l’intendance ou la blanchisserie.

Les hôpitaux de campagne étant faits pour fonctionner en large autonomie, les services non médicaux y occupaient une place importante, même si la médecine passait avant tout le reste naturellement. Ainsi, l’atelier assurait l’électrification, les générateurs et le fonctionnement du matériel médical et frigorifique, l’entretien assurait le nettoyage des lieux, l’intendance assurait la cuisine et les repas et la blanchisserie assurait un service de nettoyage du linge de haute qualité car, comme nous avons eu l’occasion de l’indiquer plusieurs fois, les religieuses volignonistes avaient une obsession pour le maintien de linges parfaitement blancs et amidonnés, ce qui symbolisait sans doute ce désir de pureté particulièrement cher à ces femmes consacrées à Dieu (et si difficile à obtenir et à conserver).

Outre ses importantes tâches administratives et de direction de la structure, elle s’occupait également des admissions et des consultations extérieures. Les questions proprement liturgiques ne l’intéressant que secondairement, elle laissait à une autre sœur la tâche de diriger les offices, lesquels d’ailleurs étaient systématiquement groupés avec agglomération des petites heures et chantés de la manière la plus simple possible. Idem pour les novices, qu’elle laissait à une maîtresse de confiance et qu’elle ne surveillait que lointainement. En fait, elle ne cherchait qu’à trouver, pour les muter, les novices de complaisance qui pouvaient s’inviter au hasard des rotations organisées par la maison centrale et qui risquaient de pervertir sa maison. Cependant, en bonne Makotane et membre d’une Église organique, elle était beaucoup moins regardante sur l’intimité de ses filles pourvu que, précisément, elle demeurât intime, sans conséquence pour la réputation de sa communauté ou l’état de grâce de ses membres.

Sur le plan de sa foi, sœur Bathilde était une volignoniste convaincue bien qu’assez peu pieuse. Elle était avant tout une femme d’action, dans un second temps une intellectuelle et dans un troisième temps seulement une contemplative ; en somme, elle contemplait peu. Il est fort probable que si elle avait eu un directeur spirituel comme l’inénarrable moine ermite frère Lionel, elle n’aurait pas manqué de se faire taper sur les doigts et interdire d’hanter les admissions aux heures d’adoration. Mais le frère Lionel était dans sa cellule quelque part dans une forêt makotane et le confesseur de sœur Bathilde était un certain abbé Bourdin, un vieux prêtre délabré et hors d’âge que la communauté entretenait à ses frais pour avoir à demeure et quotidiennement la messe et les sacrements. C’était un ancien noceur, non incardiné et réduit à la portion congrue, un de ces milliers de desservants miséreux à la soutane trouée et qui sont volontiers coureurs de paroissiennes ou qui l’ont été, ponctuellement nicolaïtes ou qui le furent certainement, et qui tentaient de rattraper sur la fin les désordres d’une vie de misère mais aussi d’excès.

Voilà donc qui était sœur Bathilde et le cadre dans lequel elle évoluait.



Effet en terme de jeu

Aucun. On dresse un peu le décors des RP à venir en introduisant la figure de la soeur Bathilde dans l'espoir qu'elle réhabilitera, aux yeux des éventuels lecteurs, les désordes lamentables des soeurs des Services de Volignon.
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Opération Nonneries Carnavalesques : Infiltrer des barbouzes volignonaises diluées parmis les volontaires de la Croix Rouge
Une nonne qui jusqu'à récemment appartenait à une autre communauté et que curieusement personne ne connait, arrive, club au bec et avec de mauvaises manières.

Opération Infiltration de Troupes visant Carnavale (de fait l'OND puisqu'en Ciscarnavalie)

Pays infiltrant: Makota, Dakora, Barbery (Volignon V3 n'existe pas encore donc ces nations suppléent, et je donne par simplicité qu'un seul Atlas, celui du Makota, c'est par souci de simplification mais c'est international et tous ces pays participent.)
Pays infiltré: Ciscarnavalie (C'est à dire Carnavale Occupé via les points d'influence totaux en Carnaval)
Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 11/07/2020 + 21 (reculée d'une semaine IRL)
Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 08/09/2026 + 7 (reculée d'une semaine IRL)
Type d’opération : Opération à Conséquence modérée (30 000 pts).


Province cible : Un peu partout en Ciscarnavalie (je ne vois pas trop où poser les usines)

RECONTEXTUALISATION / FRISE CHRONOLOGIQUE DES EVENEMENTS PRE-OPERATION :

Je ne vais naturellement pas faire un rappel de la guerre en Carnavale, tous les acteurs du conflit suceptibles de suivre ce fil ainsi que l’Administration elle-même la connaissent bien mieux que moi. Je vais me borner à expliquer la logique de ce mouvement. En fait, les Réginistes, ou sœurs makotanes, viennent d’arriver en Ciscarnavalie à l'appel des autorités carnavalesques et pour porter assistance aux populations civiles (on ne va pas se lancer dans des temporalités précises, on sait tous que c’est un exercice ardu et qui, ici, n'est pas franchement nécessaire). Cependant, comme on peut le voir en Catholagne, les Volignonistes ne sont vraiment pas les Catholans, ce qui signifie qu’ils barbouzent autant qu'il leur est possible et absolument sans vergogne. Aussi, comme beaucoup de religieuses arrivent en Ciscarnavalie sous le drapeau de la Croix-Rouge, des barbouzes des services spéciaux de Volignon se joignent aux communautés qui s'implantent. Attention, je précise qu’il ne s’agit pas d’une opération prétexte pour les services secrets, lesdits services se greffent seulement à une opération humanitaire réelle, effective et de grande ampleur. En somme, pour le dire crûment, c’est l’occasion qui fait le larron, ou plutôt la larronne car, en l'ocurence ici, ce sont des nonnes interlopes des services qui s'infiltrent pour l'essentiel avec certainement une poignet de prêtres pour servir d'agents de liaison.

Formellement, pour le mouvement humanitaire, voyez ces deux RP ici et ici.

Cette opération se repose sur plusieurs forces et éléments concrets :
  • Les Soeurs de Sainte Régine sont un Ordre réel et réputé dans le monde de l'humanitaire.
  • Les soeurs agissent avec l'accord des autorités carnavalaises légitimes.
  • La CNG garantit la protection des soeurs et menace l'OND de punir l'Empire du Nord si ses armées d'occupation voulaient maltraiter les soeurs.
  • On ne s'attend pas à ce que des nonnes soient des barbouzes.
  • Les barbouzes volignonaises sont fortes à cet exercice d'infiltration sous apparence de bien.

Beaucoup de voyants sont donc au vert pour agir à Ciscarnavalie.


OBJECTIFS DE L’OPERATION
Il s'agit idéalement de faire entrer en Ciscarnavalie un milliers de nonnes-barbouzes (qui sont formellement des conscrits makotans) et idéalement avec leur ALI NV11 personnelle (mais au besoin ça peut faire l'objet d'une seconde opération clandestine si c'est l'usage, je ne sais pas). Malgré les apparences, on reste sur une opération des Services et non une opération militaire, donc la discrétion est le principal enjeu, avant même le résultat.


Réussite majeure :
  • 1000 conscrits makotans sont au coeur des territoires occupés dans la discrétion (et l'impunité la plus totale), avec idéalement leurs ALI niveau 11


Réussite mineure :
  • 500 conscrits makotans sont au coeur des territoires occupés dans la discrétion (et l'impunité la plus totale), avec idéalement leurs ALI niveau 11


Echec mineur :
  • Le risque d'être attrapées par les inspections de l'OND est trop grand, il faut attendre avant de refaire une autre action semblable.


Echec majeur :
  • L'opération est découverte par l'OND, elle est annulée et ne sera vraisemblablement plus tentable dans l'avenir sans opter pour une autre approche radicalement différente.


LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
(ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
  • Ca se passe sur un territoire militairement contrôlé par l'OND
  • Il faut passer les contrôles de l'aéroport de Carnavale (ça, à mon avis c'est pas un gros problème puisqu'elles sont invitées)
  • Il faut passer les contrôles des check points de l'OND (ça c'est plus délicat et il faudra ruser)




Moyens engagés :
Les 1000 conscrits makotans et leurs ALI lv11 se glisseront dans la logistique civile des convois humanitaire donc rien d'autre n'est sollicité en terme d'Atlas.
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Annonce HRP concernant l'Opération a écrit :Comme convenu avec Imperator en MP, je laisse une semaine à l'OND pour produire du lore d'occupation, donc c'est comme si l'Opération était posée le 8 septembre et donc pour entrer en action le 15 Septembre. Naturellement j'appliquerais les modifications qui s'imposent en fonction du lore, comme convenu entre nous.
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