16/06/2020
09:43:18
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[Rencontre en alexandrin : Makota-Poëtoscovie] Et mon séant est-il composé de poulet ? Ah ! qu'il bien curieux cet immense sommet !

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Et mon séant est-il composé de poulet ?
Ah ! qu'il est bien curieux, cet immense sommet !

Rencontre entre les gens de lettres du Congrès Makotan et la République de Poëtoscovie

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Voir les missives antérieures
Makota - Poëtoscovie
Poëtoscovie - Makota
Makota - Poëtoscovie



Dans la plus belle ville, en le plus beau pays,
C'est-à-dire en un lieu de Poëtoscovie,
Atterrirent enfin les hommes makotans
Invités, de surcroît, car bien trop arrogants.

Il advint, en effet, il y a quelques lunes,
Que ces gens suffisants conspirèrent ainsi :
Nous reçûmes des mots — reçus comme infamies —
Nous traitant d'écrivains aux facultés communes.

Bien sûr, chacun le sait, ce sont des calomnies
Auxquelles il convient de savoir rétorquer
Ce qui serait, en somme, leurs quatre vérités,
Et ce que fit Vassia, ministre de génie :

« Comme il est bien ardu de prouver sa valeur
Quand les hommes en face espèrent ne rien voir.
Notre Nation aurait des talents illusoires ?
Que nenni, tous les arts nous sont objets d'ardeur.

Il nous faudrait prouver pareille affirmation ?
Sottise que les mots des hommes makotans !
N'ont-ils pas honte de leurs abominations,
S'il faut qu'ils nous disent qu'on n'a point de talent.

AAAAA
Et ils nous répondront : "Répétition odieuse
Que celle formulée", et les bouches hideuses
Des hommes invités cracheront sur nos rêves
Des mots lapidaires et sans aucune trêve.

Enfin, c'est là la vie, et s'il nous faut la vivre,
Confrontons nos esprits par les arts les plus nobles.
Donnons à ce sommet la joie des hommes ivres
Et luttons gaiement, ô personnes ignobles.

La Nation-poète attend donc vos excuses,
Ou, si vous n'en avez, votre domination.
Quelques alexandrins sans doute prouveront
Ou bien votre sottise, ou bien votre ruse. »


Ainsi notre ministre acheva son propos,
Lequel était fort clair, et appelait réponse.
Car nous étions gentils, au-delà d'être beaux,
Nous laissâmes un temps avant qu'ils se prononcent.

Certains virent ici notre mansuétude,
Car tout fut spontané parmi NOS propres rangs,
Quand d'autres dénoncèrent "la balle aux Makotans"
Qui eût pu nous meurtrir dessous leurs turpitudes.


PS : Tu n'es pas obligé de tout composer en Alexandrin. Ce qui serait sympa c'est au moins qu'une partie permette de relever le défi. C'est toi qui vois :P
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Mademoiselle Marie-Emanuelle Aubevoie, fille du Père-Censeur Charles Aubevoie, poétesse reconnue dans le milieu de la préciosité réginoise, membre de l'association des gens de lettres du Congrès Makotan, offre cette petite ballade à la Poëtoscovie en guise d'apaisement et dans un esprit de réconciliation.
Mlle Aubevoie entourée de deux vachers qui lui servent d'escorte.
Mlle Aubevoie, entourée de deux vachers qui lui servent d'escorte déclame la ballade devant les représentants de la nation littéraire.

Supplique en forme de ballade pour vous pousser à plus de poésie.

Les gens de lettres du Congrès,
Qui ont cru bon de m'investir,
N'ont pas voulu vous dénigrer.
Mais pour voir votre muse jaillir,
Et devant les gens se produire,
Ont cru devoir être sarcastiques,
Pour en ce jour et à l'avenir,
Qu'on savoure votre poétique.

Trop de paperasses à notre grès,
Pas assez de vers à cueillir,
Le tout nous semble trop vinaigré,
Sans rien de beau à ressentir.
Car vos stats ne savent gémir,
Et vos formulaires nous paniquent,
Il vous faut vous en départir :
Qu'on savoure votre poétique.

Nous ne voulons pas dénigrer,
Mais répétons-le sans faillir :
Votre muse doit faire des progrès,
Si elle veut nous faire tressaillir.
Car de vos vers nous voulons jouir,
Non de votre expertise technique,
Exprimez-vous, faites nous languir :
Qu'on savoure votre poétique.

Poetscovie, si il t'agrée,
Impose à tous ton esthétique,
Et peu te chaut qu'on te maugrait :
Qu'on savoure votre poétique.


Effet en terme de jeu

Il s'agit d'un acte poétique, il est donc à la foi inutile et essentiel, fragile et invincible.
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