16/06/2020
09:41:12
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La Guerre des Poetoscoviens (appellation velsnienne) (15 aout 2020-)

"En outre je pense que la Poetoscovie doit être détruite."
Séance de prise de parole libre du 16 juin 2020
Prise de parole du Sénateur Domenico Sforza (Hommes du Patrice)



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Contexte: Nous sommes quelques heures après l'attentat de la Basilique San Stefano qui a été perpétré à quelques centaines de mètres de l'enceinte du Sénat des Mille de la Grande République. L'atmosphère est explosive et alors que les opérations de secours sont encore en cours à l'extérieur, la question d'un coupable est sur toutes les lèvres. Naturellement, els regards se tournent vers l'AIAN, qui est la seule organisation connue des velsniens à agir selon ce mode opératoire, mais le jeune sénateur conservateur Domenico Sforza ne l'entend pas de cette oreille, et s'élance en direction de la Tribune, interpellant le Doyen Lupo Cadorna qui dirige la séance.

Originaire de la petite cité de Lipara, située dans la chôra velsnienne, il s'agit du premier mandat de Domenico Sforza, un fils de juriste ne figurant pas à l'origine dans la plus haute classe censitaire de la société velsnienne. Pourtant, celui-ci impressionne par son verbe et sa maîtrise de la plupart des codes rhétoriques velsniens et s'exprime dans un fortunéen classique parfait. Il s'est notamment fait connaître pour ses émissions de streaming où il enseigne la politique velsnienne avec pédagogie à ses viewers.




Doyen Lupo Cadorna: Le Sénat t'écoute, excellence Sforza, mais tu n'es qu'un primo-sénateur, alors tu t'exprimeras debout parmi nous et non sur le perchoir, conformément à ta jeunesse. Qu'as tu as dire que nous devrions prendre en compte ? Viens tu pleurer avec nous, hurler de rage, ou nous apportons des réponses que nous n'aurions pas.

Benedetti: [b]Oui, excellence doyen. J'ai fort à dire. Mais avant toute chose, je souhaiterais m'exprimer sur le caractère pernicieux des temps que nous traversons. Aujourd'hui, notre cité a subit une attaque bien pire que tout ce qu'elle a p connaître de calamités et de malheurs ces dernières décennies. Jamais nous n'avons eu à pleurer morts si près de cet hémicycle. Jamais quiconque n'avait osé défier le sacré et s'attaquer à la population de notre cité. Le poète landrin Esteban Piccola disait ceci, qu'à la guerre, les fils meurent avant les pères, là où en paix, les pères meurent avant les fils. Ce soir, ces mots n'ont jamais été aussi justes, car une guerre a été déclarée à nos pieds, en pleine messe de minuit, sous le toit sacré et sanctifié du saint patron des voleurs et des escrocs.

J'entends dire dans ces tribunes toute la peine du monde, toute la tristesse et le choc. A juste titre, et sachez le que je pleure avec vous, et que je me plains avec vous, et que je fulmine avec vous. Mais j'entends aussi le manque de discernement dans la détermination que nous avons à trouver un coupable. O temps, ô mœurs qui font ressortir le pire de nous même, et par dessus tout, la confusion de notre pensée. Sénateur Benedetti, je t'entends dire que les achosiens sont coupables. Mais laisse moi te dire à quel point cet acte n'est pas le leur. Je suis d'accord avec toi, pour dire qu'il n'est point peuple plus barbare que les gens du pays d'Achos, que leur sauvagerie n'égale que leur bravoure. Et c'est précédent par ce fait que je tiens ton attention. Nous savons comment les achosiens se battent, nous connaissons leurs principes et la façon dont ils pensent. Ne pense tu pas que dans leur audace et leur courage mal placé, ils auraient clamé qu'il s'agisse de leur œuvre ? Qu'ils auraient crié sur tous les toits qu'il avaient commis l'atroce ? Ils l'auraient revendiqué comme on revendique une victoire sur les champs de bataille. Aussi, nous pouvons accuser les achosiens de tout, mais pas de lâcheté.

Or, des peuples barbares et lâches que nous affrontons en ce moment, il n'en est guère beaucoup. Je n'en connais qu'un à qui nous avons causé tort, à dire vrai. De tous les peuples, il n'est guère plus couard et ignominieux qu'un poetoscovien. Ils cachent leur barbarie derrière la lecture de romans médiocres, derrière de faux sourires et des alexandrins, mais ils sont une race fourbe et bornée, qui n'écoute aucune mie en garde, qui ne pare d'aucune gêne. Cela fait depuis des années désormais que leur nom nous revient, encore et encore, de la part de nos alliés et partenaires. Des nations de commerçants honnêtes qui font grand échange avec nous, et qui nous ont prévenu du danger de laisser notre dos à la merci de ces gens. Un arrogance et un orgueil démesuré nous ont mené là où nous en sommes. Nous avons cru bien malgré nous qu'une simple expédition maritime aurait suffit à leur faire comprendre, mais nous nous sommes fourvoyés, et nous devons le reconnaître, et reconsidérer notre jugement.

Mais je ne ferai aucun reproche à l'un d'entre nous, aucune récrimination. Il n'est pas de notre intérêt de pointer notre doigt dans la direction de nos compatriotes, même de ceux qui ont failli. Non, nous devons jurer, entre nous que la justice sacrée sera respectée, car l'enjeu de ce qui vient de se passer et autrement plus important que la virtu, la gravitas ou l'avancement personnel. L'enjeu de cette bataille est l'agonie ou la survie d'un ennemi mortel ! Nous nous sommes laissés endormir par la conviction qu'une simple leçon suffirait. Il n'en est rien, et il nous faut réagir avec la plus ferme des intentions, et en administrant la plus grande des punitions. Les poetoscoviens ne se contentent plus de mettre des têtes de cheval dans les lits de dirigeants étrangers. Ils ne se contentent plus d'assaillir des peuples amis de notre cité. Hier, ils s'ingéraient partout, aujourd'hui, ils sont sur le pas de notre porte avec un glaive ensanglanté dans la main forte.

Nous mobiliserons les levées citoyennes de toutes les classes censitaires. Des plus pauvres comme des plus riches, nous ne feront aucune différence. Nous viderons les prisons, nous distribuerons les amnisties et les armes à qui de droit, nous donnerons la citoyenneté à tous les soldats et tous les étrangers prêts à se battre sous nos étendards. Nous trouverons des soldats n'importe où, coûte que coûte ! C'est que je conseillais depuis le début... Nous rappellerons nos généraux, nos amiraux, nos flottes et nos armées.

En outre, mes excellences, je pense que la Poetoscovie doit être détruite jusqu'à la dernière pierre, jusqu'à ce qu'il ne s'élève d'Hernani que des plaintes et des lamentations. Car ce sera la seule chose qui puisse réparer l'offense qui a été faite au sacré.




Résultat des votes des propositions de la présente séance:
- "Détruire la Poetoscovie", proposition portée par la sénateur Domenico Sforza: 451 pour, 420 contre, 169 absents ou abstentions
Image des armoiries confédérales de l'Antérinie

Communiqué commun du gouvernement confédéral et de l’Église d’Antérinie.

L’Église catholique de toutes les Antérinies ainsi que Sa Très Pieuse Majesté Louis VI d’Antrania—Marcine—Weisbrecht, Empereur d’Antérinie, Négusa-Négast de Marcine, Grand-Duc du Scintillant, Le’ul de Kalindi, Duc de Weilsbrecht et d’Antrania, Comte de Luz et des Marches, descendant des Très Augustes Empereurs des Rhêmiens, Commandeur de l’ordre de Saint-Jérôme d’Antérinie et abbé laïc de Flatan au nom des Peuples d’Antérinie et de Marcine, l’Assemblée des Mille-cent-trente proclament ce qui suit :

« Le tragique attentat commis par des agents étrangers nous émeut profondément, et nous voulons que la Grande République de Velsna ainsi que le Sénat des Mille sachent que l’Antérinie, Marcine et toutes les composantes de la Confédération présentent toutes leurs condoléances aux familles endueillées par cet attenta ignoble, indigne des pires crapules, tout au plus l’apanage des animaux les plus sanguinaires ; des bêtes sauvages, qui, nous l’espérons, seront traquées et abattues par les autorités de la Grande République et le peuple velsnien tout entier.

Il est difficile de comprendre un tel drame, il est aussi difficile de cerner les raisons qui ont amené ces terroristes à tenter de détruire l’une des plus belles basiliques de la planète. Pire encore, comment un être humain digne de ce nom a pu permettre une telle abomination ; il ne s’agit pas uniquement d’un sacrilège, mais d’un acte de guerre qui vise à tuer des civils innocents ; qui n’ont aucun liens quelconques avec les évènements qui rythment l’ordre du monde. Nous ne parlons de pierres, ni d’oeuvres inestimables, mais de vieillards, de femmes et d’enfants qui ont sacrifié sur l’autel d’une vindicte personnelle dirigée contre Velsna mais aussi Dieu. Les bêtes immondes qui ont tenté de détruire une si belle basilique, et qui ont par la même occasion exterminé des familles entières méritent le pardon des cieux. En revanche, ils ne méritent pas ceux des hommes.

Que l’on soit croyant ou non, un tel acte est d’une barbarie immonde ; un furoncle de plus sur la face de l’Humanité. Comment peux-t’on, au XXIe siècle, s’attaquer à des États en prenant pour cible des lieux de culte. Il est pour nous évident, et ça l’est aussi pour les autorités de la Grande République, que cette attaque ne visait pas uniquement Dieu, l’Église ou les fidèles, mais bel et bien Velsna. Une telle chose est abominable ; comment peux-t’on avoir assez de lâcheté pour prendre d’assaut des bâtiments fréquentés quasi-exclusivement par des civils ? Comment des êtres humains,ou du moins qui se prétendent semblables au reste de l’Humanité, peuvent s’en prendre aussi impunément à leur prochain pour reprocher à un État ses actes.

Si une telle chose nous dépasse ; la Confédération se tient aux côtés de Velsna dans l’épreuve qu’elle affronte. Ce soutien n’est en rien politique, ce n’est que la juste expression qui traduit la fraternité entre êtres humains. De son côté, l’Église catholique d’Antérinie annonce qu’elle en appellera aux dons pour aider, même modestement, à la reconstruction de la basilique Saint Stefano.

Par ailleurs, nous tenons à faire savoir qu’un tel acte ne saurait rester impuni ; les coupables paieront cette atrocité. La Confédération n’entend pas agir de son propre chef dans une vendetta qui ne la concerne que de loin ; elle fait simplement savoir qu’elle fournira aux autorités velsniennes tout le support diplomatique, politique, opérationnel et informationnel qui serait requis par la Grande République. Nous en faisons la promesse solennelle, la Confédération mettra tout en œuvre pour assister au mieux le Sénat et le Peuple velsnien dans sa légitime quête de justice. »

Fait à Antrania le 15 juillet 2020.

Sénat des 1000 de Velsna


Drapeau

15 juin 2020
Communiqué: Constitution du Comitatus et des levées civiques au Nazum


Le Sénat des Mille, le Conseil Communal et le Patrice de Velsna souhaitent faire part au peuple de notre République ainsi que celui de toutes les cités libres, d'informations importantes au sujet de l'évolution récente des enjeux stratégiques conditionnant la prospérité de notre cité, et la pérennité de nos institutions, envers l'agression subie par nos gens et notre cité des mains des barbares.


Par accord avec le Sénat des Mille de la Grande République et du Gouvernement communal de la Grande République, est ordonné un decret de mobilisation du Comitatus de la Grande République, ainsi que la levée de 50 000 citoyens de toutes les classes censitaires et de toutes les cités libres, indépendamment de leur droit en vigueur.

A été approuvée la levée suivante: 100 000 soldats, constituée de 50 000 membres du Comitatus et de 50 000 citoyens levés répartis en dix Tribunes militaires.

A été approuvée la réaffectation de toutes les flottes de la Marineria de la Grande République, et de toutes les garnisons associés. L'ensemble des moyens demandés par le commandement du Comitatus devront ainsi être fournis sans réserve, celui-ci ayant toute notre confiance.

Les levées seront réparties comme suit parmi les cités libres de la Grande République:
- Velsna: 20 000 citoyens
- Umbra: 10 000 citoyens à répartir entre classes censitaires selon le bon désir des autorités locales.
- Velcal: 3 000 citoyens à répartir entre classes censitaires selon le bon désir des autorités locales.
- Nowa Velsna: 3 000 citoyens à répartir entre classes censitaires selon le bon désir des autorités locales.
- Tarquina: 3 000 citoyens à répartir entre classes censitaires selon le bon désir des autorités locales.
- Tercera: 2 000 citoyens à répartir entre classes censitaires selon le bon désir des autorités locales.
- Cerveteri: 2 000 citoyens à répartir entre classes censitaires selon le bon désir des autorités locales.
- Saliera: 2 000 citoyens à répartir entre classes censitaires selon le bon désir des autorités locales.
- Hippo Reggia: 2 000 citoyens à répartir entre classes censitaires selon le bon désir des autorités locales.


Par ordre du Sénat des Mille, son excellence Matteo Di Grassi est rappelé et nommé Magister Militum et en charge de l'ensemble des forces armées dans les théâtres d'opération affectés par le conflit, qui intègre sa propre chaîne de commandement.

La chaine de commandement du Comitatus est répartie comme suit par ordre du Sénat:
  • Grand Amirraglio des flottes de la Marineria: Son excellence sénateur-Amirraglio Gian Galleazo Barisi.
  • Magister Equitum: Son excellence honorable et illustre le Patrice de Velsna Barnaba Di Albirio.
  • Magister Balistarii: Son excellence sénateur Paulo Di Abbrixio
  • Magister speculatorum Son excellence sénatrice et Maîtresse de l'Arsenal de la Grande République Sofia Di Saltis.
  • Magister officiorum: Son excellence sénateur Duccio Abiate
Le commandement du Comitatus a toute latitude pour nommer les commandants de Tribunes militaires et tous les officiers subalternes du Comitatus.



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