07/07/2020
06:54:36
Index du forum Scène Internationale Diplomatie internationale

[Mer du Bajusid] Rencontre entre un Prince et un Calife.

2331
16 février 2020 - Mer du Bajusid, à mi-distance du destroyer azuréen l'ACS Ghazî et du destroyer de classe Paso del dragón "El Virulento"

https://i.postimg.cc/KzNW5Sw0/re.png
La miniaturisation des délégations en mer pour la rencontre diplomatique était une condition sine qua non à la retenue des différentes factions représentées ce jour-là.

La mer bajuside avait pour elle d'offrir un terrain neutre, en dépit des vagues agitées qu'elle présentait à ses visiteurs, comme un aperçu des remous qui s'imposaient actuellement sur la région occidentale afaréenne. Les deux destroyers se partageaient la mer et le nombre invraisemblable d'armements à bord n'avait donné aucune étincelle à même d'embraser le baril de poudre bajusid. Si les deux destroyers mouillaient aujourd'hui côte à côte au large du Bajusid, choix avait été fait d'amener face à face les deux incarnations de la politique étrangère sur place. Le Jaguar Paltoterran avait volontairement été éclipsé des échanges, cantonnant ainsi son rôle à l'opérationnel ainsi qu'à la lutte armée. Le Jaguar Paltoterran était l'outil, là où le Prince Mutarrif ibn Saadin était la vision. La guerre et ses combats se déroulaient à proximité, et l'on s'évertuait à présenter une relative quiétude en mer pour asseoir autour d'une même table deux factions justifiant d'une puissance de feu brute, d'une capacité de nuisance, à minima peu commune.

Deux navires de guerre désormais précédés de deux embarcations, une représentation miniaturisée de cette rencontre navale inopinée. Et bientôt, derrière le bruit des moteurs et l'écume des vagues fracassées sur l'embarcation, deux hommes. L'arrivée du hors bord du Prince au contact de celui azuréen se passa de cérémonie, sa capacité à faire tanguer les silhouettes à son bord étant suffisante pour ne pas s'imposer une révérence supplémentaire. Bouger d'un bord à l'autre de l'embarcation relevait déjà de l'exploit.

La vitesse du hors bord princier se fit toutefois moins brutale, permettant la rotation de l'embarcation pour venir frotter le flanc de celle azuréenne. Aux commandes se trouvait Samir ibn Fadel, un membre du Jaguar Negro, d'ordinaire les pieds à des lieux de la mer considérant sa spécialité en guerre électronique, cependant il eut été difficile de ne pas l'intégrer au plus près des échanges pour concourir à l'obtention des clés de lecture fiables et transparentes du monde arabe que l'organisation paramilitaire s'était contrainte à côtoyer cette année. Les coques se frottèrent doucement, de façon quasi insignifiante, laissant peu à peu l'agitation politique autour de cette rencontre reprendre ses droits sur une mer agitée. La rencontre diplomatique entre les deux hommes pouvait commencer.
Haut de page