26/11/2020
05:42:51
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[PRESQUE TOUT LE MONDE] Forum des ambassadeurs sur la transparence de l'action internationale (à Hernani-centre)

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FORUM DES AMBASSADEURS SUR
LA TRANSPARENCE DE L'ACTION INTERNATIONALE

Ministère des Relations internationales de la République de Poëtoscovie


— PROPOS LIMINAIRE —


« Excellences,

Je me présente devant vous au nom du gouvernement de la République de Poëtoscovie, avec la conviction que la transparence entre les nations est au cœur du dialogue qui doit être le nôtre.

J'exprime, au nom du peuple poëtoscovien, nos plus sincères condoléances aux familles de victimes des attentats terroristes de la Basilique San Stefano. La République de Poëtoscovie se tient auprès de la Grande République de Velsna pour faire la lumière sur cette tragédie dont le monde a été témoin.

Dans un esprit d'apaisement et de pleine transparence entre nos chancelleries, le gouvernement de la République de Poëtoscovie exprime son vœu de rendre publiques les relations pouvant légitimement intéresser la communauté internationale.

L'ensemble des documents relatifs à une normalisation des rapports diplomatiques avec la Grande République de Velsna sera d'ailleurs accessible aux délégations étrangères présentes.

Je vous remercie. »


— DOCUMENTS DISPONIBLES —


➯ Archives d'une tentative de communication au gouvernement achosien pour leur signaler les activités de l'AIAN et leur tentative de contact. Cependant le gouvernement achosien n'a jamais répondu. Le document est authentifié.

➯ Télégraphe de la part de la Poëtoscovie, dans le cadre du Télégraphe de la paix mis en place afin de faciliter le dialogue poëto-velsnien à l'initiative d'Hernani-centre.

➯ Déclaration du Ministre des Relations internationales de la République de Poëtoscovie, Piotr Vassia, en solidarité avec la Grande République de Velsna après l'attentat.


— MEMBRES INVITÉS —


➯ Une délégation exceptionnelle velsnienne

➯ Une délégation exceptionnelle du Conseil Kosi

➯ Une délégation exceptionnelle de la CEN

➯ Une délégation exceptionnelle de l'OND

➯ Une délégation exceptionnelle de l'ONC

➯ Toutes les ambassadrices et tous les ambassadeurs exerçant auprès de la République de Poëtoscovie ⮻


— PARTICIPER —


Il est à noter qu'il ne s'agit que d'ambassadeurs, lesquels ne sont donc pas sur un pied d'égalité avec le ministre qui leur répond.

[color=#1A3A5C][b][center]— QUESTION AU MINISTRE —[/center][/b][/color]

[b]Nom :[/b] [i]À compléter[/i]

[b]État représenté :[/b] [i]À compléter[/i]

[b]Question posée au ministre :[/b] [i]« Excellence ... Je vous remercie. »[/i]

Note : Pour des questions à poser par la presse, prière de vous adresser au gouvernement à l'endroit prévu à cet effet.


Poëtoscovie — Ministère des Relations internationales
— QUESTION AU MINISTRE —


Nom : Son excellence illustre et honorable, le sénateur-légat et Maître de Jugements de la Grande République, Alessandro Benedetti

a

État représenté : Grande République de Velsna

Question posée au ministre :

La délégation velsnienne n'était composée que d'un sénateur que les poetoscoviens ou les milathiniens connaissaient bien: son excellence Benedetti, qui avait été nommé légat sénatorial par ses pairs pour les nations du Nazum, en plus de ses fonctions au Conseil Communal et à l'ONC. C'était lui, parmi les quelques envoyés qui avait déjà par une fois averti le pays poetoscovien des limites à ne pas franchir à l'égard des intérêts velsniens. Il était donc de retour en pays poetoscovien, sous bonne protection dans cette patrie qui était considérée comme "ennemie du Sénat et du peuple velsnien". Il s'avança ainsi parmi ses adversaires comme on grimpe sur une estrade, adoptant, debout, la posture rhétorique propre aux discours au sein du Sénat des Mille, levant les bras, effectuant de grands gestes démonstratifs et théâtraux, délaissant son pupitre étroit et étriqué.


" Mes chères excellences. Il me perce le cœur de voir parmi vous, le spectacle d'une bien triste hypocrisie collective, une intelligence malfaisante qui vous pousse à commettre le malheur et à n'en point accepter les conséquences.

Oui, nous le disons à votre face, car nous autres, velsniens, n'avons point à nous satisfaire d'artifices et de déclarations creuses de votre bouche, qui suinte le mensonge. Vos mots sont couverts de poison, et votre salive est pleine de duplicité. Chacune de vos prises de parole quant à nos morts est une insulte et une trahison de la mémoire de ceux dont vous êtes à l'origine du trépas. ô poetoscoviens, gens de la nation littéraire, gens du pays des poètes et de la péninsule de Cosa qui vous cachez pour commettre vos crimes, jusqu'à quand abuserez vous de notre patience ? Il n'est point de déclaration d'amour qui puisse suivre un meurtre, pas plus que notre cité puisse se satisfaire d'explications qui ne sont fondées que par des déclarations d'intentions. Oui, vous, poètes, vous, gens de la nation littéraire êtes la seule source des malheurs dont vous déplorez les effets. Et cela, il n'est point par une déclaration creuse que j'entendrai en faire la lumière. Aussi, l'écoute de mon discours est primordiale, car elle est l'incarnation de la perfidie poetoscovienne sous sa forme la plus manifeste: Poetoscovia fides !

La cité des velsniens a eu de nombreux ennemis et adversaires. Ses citoyens ont attiré la méchanceté, parfois la jalousie et l'envie de par notre prospérité et notre audace, souvent raillée et honnie par des hordes de menteurs et de factieux qui désiraient ce que nous avions gagné par nos efforts de commerçants honnêtes. Nous avons affronté des ennemis féroces, nous avons affronté des ennemis brutaux et sanguinaires. Nous avons affronté des ennemis courageux et braves dans leur cause, même si celle ci n'était point juste et saine, preuve en fut de leur défaite, et du triomphe que par tous temps Dame Fortune nous a accordé en voyant la grandeur de nos actions. Mais notre cité n'avait encore jamais affronté des lâches. Votre attitude est celle de vers se cachant dans des fruits trop mûrs, rongeant un organisme de l'intérieur, alternant caresses et agressions dans l'espoir que l'on oublie leur nature d'une lâche cruauté, et d'une froideur d'âme. Car oui, notre cité a eu des ennemis glorieux, des âmes d'or qui n'apparaissent qu'une fois par siècle, que vous autres dans votre basse médiocrité, auriez envier à en mourir de la tentation de quitter vos enveloppes charnelles et vous mettre à leur place. Mais vous n'êtes point de ceux là. Je ne vois dans cette nation que des âmes de bronze et de toc, des hommes et des femmes de pierre et de fer, des Hommes sans parole, et il suffirait à moi de souffler un peu fort pour que la moitié de cette audience s'effondre sous la bourrasque de notre jugement. Vous autres, êtes une nation de lâches, et vous aurez le sort des lâches: la défaite sans gloire, dont aucune âme ne se souviendra, et dont votre propre descendance aura la honte de porter. A jamais honnie et méprisée, dont le seul fait d'armes aura été de tuer des femmes, des enfants et des vieillards.


*Dans un grand geste, Benedetti porte sa main en direction de la délégation poetoscovienne*

Mais qui s'en étonnerait ? Qui pourrait dire parmi nous, sans hypocrisie qu'il ne s'attendait pas à voir la nation des poètes et son gouvernement, qui la salit plus encore, ne pas s'abaisser à ces atrocités ? Qui aurait pu s'en étonner lorsque les faits d'armes de cette nation littéraire détestée sont d'insulter nos alliés et nos amis, de s'en prendre à la bonne stabilité du Nazum et de l'Afarée, d'agir sur des pays comme un parasite agit sur un corps. Ces gens de la nation littéraire ont causé leur propre perte lorsqu'ils ont déposé la tête d'un cheval mort dans le lit d'une cheffe d'état, qui était parmi les peuples amis et frères de notre cité. Ces gens de la nation littéraire ont causé leur propre perte lorsqu'ils se servirent du Chandekolza comme d'une base de lancement pour leurs sombres desseins d'ingérence. Ces gens de la nation littéraire ont causé leur propre perte lorsqu'ils investissent leurs pions sur des nations afaréennes sans défense, obligées de subir leur présence néfaste et pestilentielle, quand ils font parvenir des armes en Eurysie pour alimenter des conflits. Qui pourrait donc croire qu'ils ne furent pas capables de s'en prendre à des femmes et à des vieillards ? Aucun discours, aucune déclaration d'amitié de façade, aucune fondation d'une organisation internationale creuse comme une coquille vide ne peut effacer votre ignominie et votre duplicité. Votre fourberie et votre méchanceté. Là où nous avons offert une porte de sortie honorable et la paix, vous nous avez répondu par la guerre. Il en est donc désormais de votre responsabilité de la subir, elle ou notre justice, selon votre convenance.

Vous avez honte d'avouer votre désir de vengeance pour la bataille d'Ursus testa. Voici votre vérité, gens de la nations des médiocres bouquineurs: le fait que vous avez insulté tant et tant notre cité, que vous avez tenté d'alimenter la guerre par l'envoi d'armes et de vivres en Loduarie, encore une fois sous le couvert d'un opération humanitaire, qui comme toutes les vôtres, se fait au son de vos canons et des bruits de bottes de vos garnisons davantage qu'à celui des râles des blessés à qui l'on fait des sutures. Vous avez joué, et vous avez perdu, et vous n'avez pas accepté ce fait: que vos pères, que vous frères et vos fils reposent au fond de l'océan par votre propre faute. Et vous vous êtes vengé sans avoir la bravoure de l'avouer, à nous comme à vous-mêmes. L'illusion de la bonté et de la générosité, est plus confortable, sans aucun doute. Et pourtant...


*Benedetti sort d'un pli de sa toge trois lettres, marquées d'un sceau poetoscovien, qu'il brandit devant son audience*

...Pourtant, aucune marque d'affection ne peut effacer vos méfaits, car il n'est point de crime qui ne laisse trace. L'infamie suit le coupable partout où qu'il aille, partout où il pose ses mains il salit ceux qu'il étreint, ceux qui répondent à sa gentillesse par de la naïveté, ceux qui se rendent compte trop tard que ce sourire cache des dents acérées. Les poetocoviens du pays des livres font un usage énergique de leur plume, mais leurs doigts sont gros et maladroits, et leur pensée vient à salir jusqu'à les vers les plus avenants et mélodieux. De ces lettres, nous en avons désormais trois qui confirment les accointances de ces gens de la Poetoscovie avec l'Horus Moranza ou leurs alliés. Il se gargarisent ici, de donner matériel, armes, canons, à ceux qui ensuite viennent nous causer malheur et désespoir de nos veuves. Ils sont faibles, d'esprit et de corps, alors ils utilisent les armes des faibles. Il ont ainsi fait tout leur possible, non seulement afin de fournir l'Horus Moranza et leurs alliés, mais de faire de ce pays leur petite arrière-cour. Leurs armes sont faites dans la Cité du Désert, un de leurs vassaux, certes, mais elles portent la marque de leur infamie.

*Le sénateur pointe du doigt les dignitaires poetoscoviens. Il vocifère désormais en incantations et en malédictions.*

Vous vouliez la transparence ? Animaux politiques de pacotille ? Faces de chiens envieuses ? Intrigants médiocres ? Je vous la donne, et je prends pour moi d'exposer votre ignominie à la face du monde, pour que plus jamais personne ne donne crédit et valeur à vos paroles de serpent. Vous ne duperez plus jamais Homme qui vive et qui respire, vous, hommes impudents et avides de vengeance, je le jure devant mon gouvernement, Dame Fortune, tous les dieux, tous les saints et toutes les forces de la nature. Lâches, pleutres sans vergogne et sans subtilité, vous n'aurez nulle part pour vous cacher de votre honte et de votre déshonneur.

*Son ton baisse à nouveau, et la veine sur son front désenfle quelque peu. Son teint rouge redevient pâle. Et de manière solennelle, Alessandro Benedetti sort d'un autre pli de sa toge une matraque télescopique.*

Voici donc votre situation véritable, perfides lettrés. Nous vous apportons la paix ET la guerre. Nous vous écoutons, quel choix faites vous, celui de la paix ? Ou celui de la guerre ? Nous ne venons pas avec des propositions, mais avec des exigences qui suffiront à peine à réparer votre infamie, et qui ne feront aucunement oublier la méchanceté de vos crimes. Donnez nous Roxane Rostand. Donnez nous Piotr Vassia. Donnez nous tous les ministres et responsables politiques de ce gouvernement de malheur ayant donné leur accord pour commettre une telle horreur. Donnez nous les agents qui ont permis à l'Horus Moranza d'agir ainsi. Donnez nous le responsable des renseignements poetoscoviens. Livrez les nous pour qu'ils viennent affronter la froideur de la justice et le regard de ceux qu'ils ont rendu veufs, veuves et orphelins. Livrez nous les réparations de ce que vous avez détruit en capitaux sonnants et trébuchants, et celles liées à la mobilisation de notre armée, dont VOUS êtes les seuls coupables. Et ensuite, nous signerons un "traité d'amitié" dont le contenu sera à notre convenance, et nous repartirons dans notre patrie avec l'honneur sauf de tous et de toutes. Cela, c'est la paix que je vous offre et il n'y en aura pas d'autre.

Nous agirons dans le refus en conséquence. Nous vous offrons la paix, mais aussi la guerre. Car si nous rentrons déshonorés en notre cité, nous rétablirons notre honneur en nous servant nous-mêmes, et nous partagerons entre les victimes de vos crimes les richesses de la Poetoscovie, que nous deverserons sur le reste de l'univers. Nous viendrons à vous, nous ferons traduire vos responsables et vos dirigeants devant une justice impassible et cruelle. Nous viendrons vous chercher chez vous, dans vos foyers, dans le creux de vos lits. Nous viendrons vous chercher en Afarée et en tous recoins du Nazum, là où vous avez eu tant de mal à établir votre influence. Que ce soit sur la terre ou sur les mers, nous viendrons vous chercher. Nous tendrons le bras pour vous atteindre sur la plus haute des montagnes, et nous le plongerons dans l'eau si vous entendez vous cacher au plus profond de l'océan. Et la paix sera plus dure encore pour vous.



note RP a écrit :

Les correspondances suivantes, communiquées par leurs destinataires au Gouvernement velsnien, sont mis à disposition de qui de droit et diffusées.




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