Création de pays : Royaume-Uni du Kentware et de Norfolkland
Généralités :
Nom officiel : Royaume-Uni du Kentware et de Norfolkland.
Nom courant : Royaume-Uni, plus rarement Kentware.
Gentilé : Kentois, Norfolklandais, plus rarement celtiens.
Inspirations culturelles : Royaume-Uni de Grande Bretagne (et ses dépendances), Bretagne et Normandie.
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Kentois (Anglais)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Norfolklandais (Ecossais/danois), Fujiwan, créole antillais, afrikaans, indien (c'est déjà pas mal, non ?).
Drapeau :

Devise officielle : God and the Crown (en français, litt. Dieu et la Couronne).
Hymne officiel :
Land of our fathers,
Home of the free,
Land of our glory,
Land of the sea.
Proudly united,
Under one Crown,
Through every age enduring,
We shall not bow down.
Song of the Isles,
Our hearts shall proclaim:
God save our King,
And bless our ancient name.
Song of the Isles,
Forever we shall stand,
One Crown, one Kingdom,
One heart, one land.
NORFOLKSK VERSJON
Land o' oor faither,
Hame o' the free,
Land o' oor glorie,
Land o' the sea.
Proudly yontgither,
Under ane Croon,
Through ilka age endurin',
We sall ne'er bow doon.
Song o' the Isles,
Oor herts sall proclaim:
God save oor King,
And bless oor auld name.
Song o' the Isles,
For aye sall we bide,
Ane Croon, ane Kinrik,
Ane hert, ane land.
VERSION TEYLOISE
Terre de nos pères,
Demeure des libres,
Terre de notre gloire,
Terre de la mer.
Fiers et unis,
Sous une seule Couronne,
À travers tous les âges,
Nous ne plierons jamais.
Chant des Îles,
Nos cœurs proclameront :
Que Dieu garde notre Roi,
Et bénisse notre ancien nom.
Chant des Îles,
À jamais nous demeurerons,
Une Couronne, un Royaume,
Un cœur, une terre.
* * *
Rule, Kentware! (Informel)
Monnaie nationale : Livre kentoise (symbole £, litt. Pound). Subdivisé en shillings et en pence (au singulier, penny).
Capitale : Kensington
Population : 15 553 961 habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Le Royaume-Uni est presque intégralement baigné — pour son territoire métropolitain — par la mer Manche Blanche Occidentale au sud et à l'est et par l'océan d'Espérance à l'ouest ce qui représente approximativement 960 km de littoral rien que sur l'île celtique. Au nord, le Royaume-Uni partage sa frontière avec l'Austaria et Menkelt. Sa superficie totale est de 109 903 km² incluant ses dépendances et sa population est estimée à un peu plus de 15,5 millions d'habitants en 2020. Le monarque, Sa Majesté Edouard VIII, règne depuis le 24 juin 1983. La capitale et plus grande ville du pays est Kensington, une ville mondialement connue fondée par les rhêmiens en 53 ap. J.-C. sous le nom Cansentium (qui donna par glissement Cansenting puis Kensington). La population métropolitaine atteint les 4,8 millions d'habitants.
En outre, le Royaume-Uni est une monarchie constitutionnelle unitaire à régime parlementaire disposant d'un système de dévolution du pouvoir en reconnaissant une autonomie sur certaines questions aux pays constitutifs du pays comme la santé ou l'éducation. Il puise sa force dans son histoire riche mais également dans son multiculturalisme jusqu'à sa métropole où les kentois et les norfolklandais se partagent le territoire. On attribut très généralement les premiers peuplement humains du Royaume-Uni aux celtes dès le IVème siècle av. J.-C. selon un modèle assez similaire à ce qui fut observé chez les voisins de l'Île Celtique avant que les kentois, peuples germains originaires d'Eurysie centrale, arrivent à leur tour à l'aube du Vème ap. J.-C. La troisième vague de peuplement massive provint des Norfolklandais qui arrivèrent depuis l'autre côté de la Manche Blanche Occidentale environs quatre cent ans après les kentois. Les germains fondèrent une multitude de royaumes tandis que les Norfolklandais firent du Norfolklaw un territoire relativement uniforme composé de chefferies le plus souvent claniques et plus ou moins inféodés à un pouvoir central norfolklandais. Les celtes quant à eux n'eurent qu'une domination très brève du territoire avant d'être repoussés plus au Nord vers Menkelt ou Achos pour la majorité d'entre eux, tandis que les derniers peuples demeurant sur place hybridèrent leur culture, leur langue ou leurs moeurs tantôt avec les kentois, tantôt avec les Norfolklandais. Cette hybridation — ou assimilation — fut largement à l'origine de la langue norfolklandaise moderne dans lequel on retrouve une très grande quantité de mots d'origine celtes.
Mentalité de la population :
Un trait que le cinéma kah tanais a toujours su reproduire avec fidélité est l'absence d'émotion ou du moins le peu de démonstration en public qu'ont les celtiens hormis pour quelques uns d'entre eux au gré des influences portées par les comédies romantiques comme Coup de foudre à Everyhill ou Love In Fact. Malgré tout, cette faible démonstration des émotions en public n'empêche pas aux kentois de cultiver l'humour, l'ironie et surtout l'autodérision pour créer du lien ou désamorcer des situations tendues. L'honeur caractérise bien le peuple du Royaume-Uni, particulièrement lors de débats ou de joutes verbales car elles sont valorisées tant que le respect des règles, de l'adversaire et de la défaite y est observé.
Enfin, pour parler de la mentalité kentoise, on peut parler d'un profond attachement aux institutions comme la Couronne ou le Parlement mais cela ne signifie pas pour autant une soumission personnelle et aveugle à ceux qui l'incarnent. En outre, la critique et la dérision envers les élites politiques est un sport national assez courant qui va de pair avec l'humour et l'autodérision qu'on connait au peuple celtien.
Cela, par ailleurs, n'est pas incompatible avec leur fort sentiment d'appartenance au Royaume et à ses terres qui s'associe aisément avec une importante culture maritime. Si on peut parler d'un patriotisme réel, celui-ci s'exprime par la fierté du patrimoine et de ses traditions que par un nationalisme démonstratif comme l'on pourrait le retrouver en Aleucie ou au Nazum. Toutefois, et c'est assez important pour le souligner, les statues de bulldogs peintes aux couleurs du Rose Jack se vendent miraculeusement bien et pas uniquement aux touristes tandis que les bières amères des vieux pubs du cœur de Kensington connaissent un prodigieux succès, tout autant que l'eau de Seltz.
Place de la religion dans l'État et la société :
A cela faut-il ajouter la présence du protestantisme, principale minorité religieuse du pays après l'insularisme, mais également de religions importés par diverses diasporas étrangères comme l’hindouisme, le bouddhisme, le judaïsme, l'islam ou le shintaoïsme. Fait intéressant, s'il fallait le préciser, quelques religions païennes semblent encore connaître un très relatif succès tant pour le folklore qui les entourent que parce qu'elles furent entretenues au sein de cercles familiaux et de communautés. Le paganisme Nordø, par exemple, connait en ce sens un succès intéressant, suivi des fois païennes celtiques plus ou moins influencés par le christianisme qu'il convient de dissocier de l'insularisme sans pour autant l'en éloigner complètement.
Enfin, on note un taux relativement faible d’athéisme probablement lié à la mentalité même de la population. La population kentoise se revendique majoritairement croyante pour au moins 78,3 % d'entre elle. Sur ces 78,3 % ; 34,1 % se dit catholique rhêmien tandis que les insularistes représentent 23,6 % et les protestants représentent 11,2 %. Le reste de la population navigue parmi l'un des différents courants religieux du pays.
Si la liberté de croire est garantie par les lois fondamentales du pays, il existe des religions interdites — parfois depuis des siècles ou des décennies — pour diverses raisons dont des raisons politiques d'époque. Par exemple le Catholicisme Volignonais est considéré comme une hérésie propre aux dégénérés et leurs mœurs crasses depuis la fin du XIXème siècle. Dans les faits, l'interdiction étant anachronique aucun juge ne chercherait à condamner une personne pour ses croyances volignonaises ni aucun procureur le poursuivre. Ce genre de religions sont toutefois tombé en désuétude complète, parfois entretenues par quelques discours extrémistes.
Politique et institutions :
Institutions politiques :
DU PARLEMENT DU ROYAUME-UNI :
La Chambre des Communes (litt. House of Commons), est la chambre basse du Parlement. Elle fut instaurée dans sa forme actuelle en 1795, le lendemain de la Révolution de Trois Jours, période de l'Histoire kentoise ayant introduit en très majeure partie l'État moderne du Royaume-Uni. La Chambre des Communes se compose de 500 sièges élue par le peuple au suffrage universel direct (scrutin uninominal à un tour) pour cinq ans renouvelable deux fois. Son rôle est de voter les lois et exercer son pouvoir de contrôle du gouvernement par l'intermédiaire du vote du budget, de l'impôt, de la politique publique, de la motion de confiance et des questions aux ministres. Bien que les lois fondamentales du pays ne l'impose pas, le Premier ministre est très généralement le chef du parti qui y possède la majorité.
La Chambre des Pairs (litt. House of Peers), est la chambre haute du Parlement. Elle aussi est le fruit de la Révolution de Trois Jours et fut instaurée dans sa forme actuelle en 1795. La Chambre des Pairs est composée de 250 sièges dont 100 d'entre eux sont aux pairs hérédiraires, c'est à dire qu'ils appartiennent aux grandes familles nobles du Royaume ; 75 sont aux pairs nommés par le Roi sur proposition du Premier ministre ; 50 sont aux représentants territoriaux désignés par les organes législatifs des comtés et pays constitutifs ; enfin, 25 sont aux pairs ecclésiastiques qui représentent l'Église catholique. La Chambre des Pairs représente une forme d'élite qui examine les projets de loi, amende et les retarde sans pour autant pouvoir les faire annuler hormis que pour certains sujets très spéciaux et très rares. Au fil du temps, les pouvoirs de la Chambre des Pairs n'ont cessés de se réduire si bien qu'aujourd'hui de plus en plus de politiciens plaident pour une réforme du système allant de la suppression de la chambre à sa refonte complète pour mieux représenter les collectivités territoriales.
DES PARLEMENTS LOCAUX :
En plus du Parlement du Royaume-Uni se trouve une multitude de parlement locaux comme celui du Kentware et celui du Norfolkland compétants sur un certain nombre de questions comme la santé et les services sociaux ; l'éducation et la formation ; l'administration locale et le logement ; la justice et la police ; l'agriculture, les forêts et la pêche ; l'environnement ; le tourisme, le sport et la culture ou encore le développement économique et les transports. Outre ces deux parlements il existe certains parlements pour les territoires d'outre-mer éloignés comme Avaroa. Enfin, on retrouve les conseils de comté qui agissent en qualité de chambre législatives des comtés, subdivisions administratives des pays constitutifs du Royaume-Uni.
DU ROI DU ROYAUME-UNI :
Chef de l'État et symbole d'union, il est également le chef des armées et nomme le Premier ministre sur recommandation de la Chambre des Communes qu'il charge de former un gouvernement en son nom. Par l'intermédiaire des Red Box, il est tenu informé et promulgue les décisions du gouvernement comme du Parlement. Enfin, le roi nomme certains Pairs et hauts fonctionnaires sur proposition du Premier ministre. Il représente également le Royaume-Uni à l'étranger.
Au cours des siècles, le pouvoir des souverains s'est considérablement réduit passant de gouvernants à régnants. Une célèbre phrase attribuée à la Reine Mère, Sa Majesté Mary, résume très bien ce glissement : « Jadis nous gouvernions. Aujourd’hui nous régnons. Demain nous ne serons plus que des figurants si nous n’y prêtons garde. »

Le bon roi Édouard VIII, souverain
du Royaume-Uni depuis le 24 juin 1983.
DU PREMIER MINISTRE :
Chef du gouvernement et de son parti, le Premier ministre est désigné par le Roi parmi les membres de la Chambre des Communes et lui confit la mission de former un gouvernement en son nom. Traditionnellement, le chef de la majorité aux Communes est désigné Premier ministre par le roi, bien qu'il fut observé à d'extrême rares occasions des Premier ministre non issue de la majorité lors de cas de coalition ou d'absence de majorité claire. Le Premier ministre, en qualité de chef du gouvernement, est responsable devant la Chambre des Communes et doit en conserver la confiance pour rester en fonction bien que la durée de son mandat ne soit pas fixe. Il propose les membres du gouvernement au Roi et répartit les fonctions entre eux mais doit également conseiller Sa Majesté sur les affaires gouvernementales, les nominations et les éventuelles dissolutions des Communes. Par ailleurs, le Premier ministre peut demander au Roi de dissoudre la Chambre des Communes pour provoquer de nouvelles élections mais cela peut conduire à sa propre démission puisqu'il est contraint par la responsabilité politique.
L'actuelle Premier ministre est Sir Charles A. Montgomery depuis le 10 mars 2020 et est issue du Parti Conservateur. il succède à Sir Arthur Croft du Parti Travailliste.

Sir Charles A. Montgomery, tout juste nommé Premier ministre.
* * *

Sir Arthur Croft, ancien Premier ministre du Royaume-Uni et chef
de l'opposition travailliste à la Chambre des Communes.
DU CABINET DE SA MAJESTÉ :
Le Cabinet de Sa Majesté, aussi désigné sous le terme de gouvernement ou gouvernement de Sa Majesté, est composé de vingt-et-un postes principaux dont dix-sept départements politiques et quatre fonctions institutionnelles dont certaines remontent parfois à plusieurs siècles.
Les Grands offices d'État.
- Premier ministre : Dirige le gouvernement, coordonne son action et définit ses grandes orientations politiques.
Chancelier de l'Échiquier : Gère les finances publiques, le budget, la fiscalité et la politique économique.
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères : Dirige la diplomatie, les relations internationales et la politique extérieure du Royaume.
Secrétaire d'État à l'Intérieur : Est chargé de la sécurité intérieure, de la police, de l'immigration et du maintient de l'ordre public.
Lord Chancelier : Ministre de la Justice, il supervise les tribunaux, les prisons et l'administration de la justice. Gardien du Grand Sceau, il veille à l'indépendance de la justice et préside la Chambre des Pairs.
Les offices ministériels.
- Premier secrétaire d'État : Assiste le Premier ministre et assure la coordination générale du gouvernement.
Secrétaire d'État à la Défense : Supervise les forces armées et la politique de défense du Royaume.
Secrétaire d'État à l'Éducation : Dirige la politique éducative, de l'enseignement primaire au supérieur.
Secrétaire d'État à la Santé et aux Affaires sociales : Gère le système de santé et la protection sociale.
Secrétaire d'État au Commerce et à l'Industrie : Supervise les entreprises, l'industrie et le commerce intérieur et extérieur.
Secrétaire d'État à l'Agriculture et aux Affaires rurales : Dirige les politiques agricoles, halieutiques et rurales.
Secrétaire d'État aux Transports : Supervise les chemins de fer, les routes, les ports et l'aviation civile.
Secrétaire d'État à l'Énergie et aux Ressources stratégiques : Gère la production énergétique et l'exploitation des ressources naturelles et stratégiques.
Secrétaire d'État à l'Environnement : Est chargé de la protection de l'environnement, de l'eau et de la politique climatique
Secrétaire d'État à la Culture et aux Communications : Supervise la culture, le patrimoine, les médias et les communications.
Secrétaire d'État à Secrétaire d'État aux Sciences et Technologies : Dirige la recherche scientifique, l'innovation et les politiques technologiques.
Secrétaire d'État aux Affaires du Royaumes et aux Affaires territoriales : Gère les relations entre le Kentware et le Norfolkland, les collectivités locales et les territoires d'outre-mer.
Secrétaire d'État à Lord Président du Conseil : Préside le Conseil privé de Sa Majesté, assure la liaison institutionnelle entre la Couronne et le gouvernement et coordonne les relations entre le gouvernement et le Parlement.
Lord du sceau privé : Gardien du Sceau privé de Sa Majesté, il est un membre éminent du Cabinet chargé de missions particulières par le Premier ministre et de certaines fonctions de représentation du gouvernement.
Procureur Général : Principal conseiller juridique du gouvernement et de la Couronne, il supervise les poursuites d'intérêt public et représente l'État devant les juridictions supérieures.
DE LA JUSTICE :
Le pouvoir judiciaire est détenu par les cours de justice du Royaume dont la Cours suprême est la plus haute instance. Dévolu à la Chambre des Pairs jusqu'en 2001, la Cours suprême fut créée dans un élan réformateur des institutions du pays et pour renforcer la séparation des pouvoirs. En effet, le Lord Chancelier était jusqu'ici le ministre de la justice, le chef de la Chambre des Pairs et de fait, le chef de la plus haute instance juridictionnelle du pays. La Cours suprême fut donc créée par le Judicature Act de 2001, qui consacra une séparation plus nette entre les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires. Cette réforme permi également la professionalisation d'une partie de la justice. En effet et depuis le Moyen Âge, les juges de paix étaient des personnes élus et réputés de bonne moeurs, comprennez par là qu'il fallait des personnes dotées d'une autorité morale et d'une situation sociale établies. Si aujourd'hui les juges de paix des différentes paroisses du Royaume-Uni doivent disposer d'un bagage juridique satisfaisant les critères prévus par la loi (condition d'expérience, formation juridique reconnue, etc), ils demeurent les seuls officiers de justice élus au suffrage universel pour une durée de six ans renouvelable. On compte un juge de paix par paroisse aujourd'hui.
Compétents pour régler les litiges de la vie quotidienne comme les petites affaires personnelles et mobilières, la reconnaissance en paternité, les conflits bénins entre particuliers, les litiges entre voisins, les conflits entre locataires et propriétaires, les contraventions de simple police ou la levée / le maintien de scellés ; ils ne peuvent cependant pas s'occuper de toutes les affaires, notamment celles qui par leur gravité ou leur portée dépasse leur juridicition. Cela revient alors aux tribunaux locaux, parfois appelées tribunaux de première instance.
Les tribunaux locaux sont principalement compétents sur les litiges civils portant sur des montants importants définis par la loi tout autant qu'ils le sont sur les contrats et responsabilités complexes, les litiges immobiliers, les affaires familiales complexes comme les divorces conflictuels ou la garde d'enfants, les infractions pénales, les délis passibles de peines importantes ou les litiges entre particuliers et entreprises.
Là encore, les tribunaux locaux ont leurs limites. Par exemple face à des cas spécialisés comme le travail ou l'immigration, cela revient aux tribunaux supérieurs et plus particulièrement aux cours spécialisées comme le Tribunal du travail, le tribunal de l'asile et de l'immigration, le tribunal administratif ou encore le tribunal fiscal. Mais on retrouve également les crimes les plus graves comme le meurtre ou le viol, les affaires civiles portant sur des enjeux financiers ou juridiques importants définis par la loi, les litiges commerciaux complexes entre grandes entreprises voire les affaires immobilières ou successorales complexes.
Face aux décisions rendues, les différentes parties peuvent très naturellement faire valoir leur droit d'appel. Cela renvoie donc automatiquement aux cours d'appel qui vérifient si le tribunal à correctement interprété et appliqué la loi, elles vérifient la régularité de la procédure et le cas échéant réexamine les éléments de l'affaire lorsque le droit le permet pour confirmer, modifier ou annuler une décision. Elles peuvent par exemple réduire ou augmenter une peine lorsque cela est juridiquement justifié, renvoyer une affaire devant un tribunal inférieur lorsqu'une nouvelle décision est nécessaire ou harmoniser la jurisprudence entre les différents tribunaux du Royaume. Elles sont bien souvent divisées entre chambres civile, pénale, et administrative.
Enfin, lorsque les cours d'appel ont fait leur travail, il ne reste plus que la Cours suprême comme unique recours. Toutefois, la Cour suprême n'est pas uniquement compétente en matière rejugement. En effet, elle tranche les recours portant sur des questions importantes de droit, donne l'interprétation définitive d'une loi, résoud les contradictions entre les décisions des différentes Cours d'appel, examine les questions relatives à la Constitution et aux institutions du Royaume, tranche les conflits de compétence entre institutions et juridictions, examine les affaires présentant une importance exceptionnelle pour le Royaume, contrôle, dans les limites prévues par les lois fondamentales, la conformité des actes du gouvernement et des lois aux normes à portée constitutionnelles mais également établit une jurisprudence ayant autorité sur l'ensemble des juridictions du Royaume.
Principaux personnages :
- Sa Majesté Édouard VIII, par la grâce de Dieu, roi du Royaume-Uni du Kentware et de Norfolkland et de ses autres territoires au-delà des mers ;
Sa Majesté Rosalinde, reine consort du Royaume-Uni du Kentware et de Norfolkland ;
Son Altesse Royale Henri, prince du Kentware et duc de Norchester ;
Le Très Honorable Sir Charles A. Montgomery, Premier ministre du Royaume-Uni du Kentware et de Norfolkland ;
Sir Arthur Croft, chef de l'opposition à la Chambre des Communes ;
Edmund Fairfax, chancelier de l'Échiquier ;
Sir Arthur Wexford, secrétaire d'État aux Affaires étrangères ;
Margaret Haverford, secrétaire d'État à l'Intérieur ;
Alistair Pembroke, Lord Chancelier et président de la Chambre des Pairs ;
Lady Eleanor Whitmore, Lord du Sceau privé ;
Sir Reginald Harcourt, Lord Président du Conseil ;
Thomas Wycliffe, président de la Chambre des Communes ;
Jonathan Ashcombe, président de la Cour suprême.
Politique internationale :
Car s'il est vrai qu'il fut longtemps capable d'imposer sa volonté par sa puissance économique et militaire, le Royaume a progressivement dû revoir ses prétentions avec la montée en puissance de l'Alguarenas, du Grand Kah, de Teyla — qu'il tint en respect une bonne partie du XVIIIème siècle — ou encore Velsna, qui fut longtemps son égal. Aujourd'hui, le Royaume-Uni bénificie surtout d'un très vaste réseau diplomatique composé d'amitiés et d'inamitiés ayant parfois plusieurs siècles d'Histoire. La prééminence qu'il exerçait autrefois ne sert plus que pour le prestige diplomatique davantage que pour l'influence. Toutefois, le Royaume-Uni admet aisément que sa perte d'influence nourrit néanmoins une diplomatie irresistiblement active.
De ce fait, le Royaume-Uni entretient ainsi des relations privilégiées avec plusieurs monarchies étrangères comme l'Empire d'Arobelas, le Royaume de Teyla, le Duché de Gallouèse, le Saint Empire de Wardonie, l'Empire Confédéral Uni ou encore l'Empire du Nord.
Il est à noter qu'en ce qui concerne l'Empire d'Arobelas, le Royaume de Teyla et le Duché de Gallouèse, la cordialité de leurs relations ne fut que tardive, en effet ces puissances s'affrontèrent un nombre de fois considérable sur diverses questions allant des guerres de successions aux guerres coloniales jusqu'à ce que Teyla fasse perdre une partie des possessions coloniales kentoise en Aleucie. La cordialité résulte d'un travail diplomatique multipartite s'étant étendue sur plusieurs décennies sinon siècles pour construire ce que les géopolitologues et experts de la question appelle l'Entente Cordiale voire, pour les écoles kentoises l'Entente Cordiale Quadripartite dont le nom, quoi que trompeur, ne signifie pas une entente à quatre. A titre indicatif, l'Entente Cordiale Quadripartite prit forme en 1921 lors de la dernière rencontre teylo-kentoise communément incluse dans le processus de réchauffement des relations diplomatiques.
Tout comme le Royaume-Uni connait et à connu des inimitiés avec certains voisins ou contemporains, il connu également de grandes amitiés ou tout du moins des contemporains respectés et respectueux. Parmi les plus notables, faut-il nommer quelques anciennes dépendances tantôt rhêmiennes, tantôt fortunéennes. Velsna, pour se citer qu'elle, est sans doute l'exemple le plus criant du pragmatisme de la politique internationale du Royaume. En effet, il est communément admit que le Kentware participa d'une manière ou une autre aux guerres celtiques qui essouflèrent considérablement la Sérenissime tout autant que les peuples celtes. En même temps que les gentilhommes eurysiens cherchèrent à apporter la civilisation au monde, le Royaume-Uni développa un réseau commercial terriblement dense et commença à contredire l'hégémonie velsnienne sur la Manche Blanche qui connu son paroxysme au XVème siècle. Très naturellement, Velsna rendit chaque coup, comme elle l'avait fait durant les guerres celtiques.
Et pour autant, le Royaume-Uni fut largement investi dans la prise en étau de Menkelt au côté des velsniens, notamment grâce aux bienfaits de la Northmarch (litt. Marche du Nord) qui donna finalement son nom au Northmarchshire moderne. De même, Velsna et le Royaume-Uni connurent l'apogée de leur cordiale amitié dès le XVIIIème siècle.
Ainsi donc, et depuis longtemps, caractérise sa diplomatie par un mélange de pragmatisme que son origine partiellement germaine doit probablement justifier son appétance pour la Realpolitik. Le Royaume accepte — sans trop pouvoir s'y opposer — de céder une partie de sa prééminence aux puissances montantes de l'époque, sans pour autant renoncer à l'ambition de demeurer une puissance de premier rang. C'est probablement par ce procédé que le Kentware a su maintenir de bonnes relations avec ses anciennes colonies, tout autant que c'est par ce procédé qu'il influença brillamment le Kyojukoku dans sa réforme moderne. Si la puissance kentoise n'est plus qu'un lointain passé — pour l'instant, à en croire les potentats du pays — elle continue de se servir de ce passé pour influencer et être entendue. Le succès, quant à lui, est plus que négociable.