28/07/2020
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Jeux de pouvoir - Marine de la République.

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Jeux de pouvoirs de la Marine de la République :

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Une armée sans Etat, l'Histoire nous apprend qu'elle fait rarement long feu sur la durée. Une armée n'a aucune légitimité en soit et aucune arme n'est entièrement indépendante du corps social qui l'a manipule. Tous ces beaux joujous de la Marine ont besoin d'entretien, d'ingénieurs, de fournisseurs qui permettent de maintenir les forces de la Marine à flot, autant sur les mers que sur terre lorsqu'il s'agit de mener sa funeste mission en outre-mer. Sauf qu'une armée comme la Marine qui n'a pour rôle que de préserver un ordre public colonial alors même que la métropole est à feu et à sang est au mieux une anomalie politique : comment s'assurer que ces fidèles marins qui servent le Götterland du mieux qu'ils le peuvent ne jettent un jour leur dévolu sur la métropole, constatent qu'ils ne défendent pas leur patrie puisqu'elle celle-ci a disparu dans un torrent de sang et de flammes ? Ingrat est la mission de la Marine, elle ne dépend plus d'aucun gouvernement et plus d'aucune institution civile pour l'encadrer, faisant d'elle la seule force d'autorité suprême dans les territoires d'outre-mer. Pourtant, si on peut résumer sommairement la Marine götterlandaise à une institution apatride maintenant un ordre colonial devenu depuis longtemps archaïque, il serait difficile de résumer les faiblesses de la Marine à sa seule capacité militaire à éradiquer la résistance océano-afaréenne.

Turmhain, le sanctuaire centenaire de la Marine, son bastion au milieu du chaos continental, est aussi sujet que le reste du Götterland à la division qu'engendre la guerre civile. L'opposition civile n'a pas disparu par magie à la suite de la prise de pouvoir des marins, elle subsiste toujours et continue de mettre en avant ses propres intérêts au service d'une des principales factions qui composent aujourd'hui le paysage politique götterlandaise. La Marine résiste, bien entendu, elle n'a pas achevé sa mission, mais peut-être qu'une des factions agissant en sous-main, en capacité d'instrumentaliser l'opposition civile, voire un des hauts-gradés de l'Amirauté, pourrait changer la relative neutralité continentale de la Marine. Après tout, rallier toute une flotte à son service, alors que le Götterland est une nation principalement côtière, c'est un avantage non négligeable.

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Détermination de la Marine :

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FORTE - 70%.


La Marine a pour mission de sauver ce qui reste de l'empire colonial götterlandais, ses territoires d'outre-mer, l'objet d'antan de sa gloire passée. Sauf que les Océano-Afaréens ont choisi le pire moment pour se révolter, au moment où le Götterland est au plus mal et vit ses heures les plus sombres depuis plus d'un siècle. L'Histoire est peut-être en marche et les masses océano-afaréennes en sont peut-être le moteur mais la Marine va péter ce moteur à coup de missiles thermobariques. Cela étant, sans un ancrage solide (et sans Etat pour les appuyer), la Marine n'est rien de plus qu'une milice avec de plus gros équipements que les autres, ce qui fait que leur marge de manœuvre est limitée et surtout, la tolérance de leurs troupes l'est aussi. Ces soldats, marins de la République, ayant prêté serment de fidélité et qui ont eu le courage de rester en poste malgré le déchirement de leur nation, ne sont pas des mercenaires. Ils se battent car ils croient sincèrement en la grandeur et à la gloire de leur patrie. Cependant, si la Marine échoue à sa seule tâche qui est de mater l'insurrection des Océano-Afaréens, la Marine pourrait bien abandonner cette tâche. La détermination de la Marine représente sa volonté à intervenir en outre-mer pour combattre les Océano-Afaréens, cette détermination peut monter ou descendre en fonction des victoires et des défaites de la Marine contre les Océano-Afaréens. Si la détermination atteint 0%, la Marine amorcera le repli définitif des territoires d'outre-mer et se recentrera sur le seul Götterland, faisant ainsi triompher le MOA dans les territoires d'outre-mer. Il convient de noter aussi que les pertes maritimes influent aussi sur la baisse de la détermination de la Marine : si la Marine subit des pertes au niveau de ses navires, sa détermination baissera également grandement. On ne fait pas une guerre sur un autre continent sans marine.

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Civils contre militaires :




La Marine ne s'est pas installée dans une ville vide de tout pouvoir politique. Bien que Turmhain soit par nature une ville accueillant la majorité des institutions de commandement et académiques de la Marine depuis plusieurs siècles et se compose d'une population conservatrice très attachée à la tradition militaire, peuplée en grande partie de familles de marins, d'ex-marins ou d'affiliés à la Marine, ça ne signifie pas pour autant que les habitants de Turmhain soient dénués de toute réflexion politique, loin de là, et les débats qui ont agités le Götterland puis la guerre civile qui s'en est suivi n'a pas épargné non plus Turmhain dont les divisions qui ont déchirés le Götterland se sont retranscrits à l'identique dans la ville navale. L'opposition civile continue à ce jour de représenter la vitrine de la zizanie qui s'est emparée du reste du pays entre le Parti du Progrès, fidèle à la Seconde République, qui tente de rallier son institution rebelle par tous les moyens et de raviver le contrôle du pouvoir politique civil sur une Marine devenue indépendante de toute volonté démocratique ; les anciens adhérants du Parti d'Identité Nationale qui essaient de rallier à leur tour la Marine au seul et unique gouvernement légitime qu'est celui de Goldstein, essayant de jouer sur la fibre naturellement conservatrice de la structure militaire mais aussi l'opinion tout aussi conservatrice de la plupart des hauts gradés de l'état-major ; le Syndicat des Ouvriers de Turmhain qui tente de rétablir un semblant de contrôle syndical dans la ville et qui tentent d'établir une tête de pont de la RUG (et par extension de l'ALPG) dans la ville navale, afin que les travailleurs de la ville prennent possession de celle-ci et forcent la Marine, viscéralement anticommuniste malgré ses airs apolitiques, à se rejoindre à la grande Révolution prolétarienne qui doit secouer le reste du pays ; la Division Massenvernichtung qui, comme à son habitude, cherche non seulement à semer le chaos et à traquer les communistes, les non-Blancs et tous ceux qui sont directement visés par leurs idéaux fascistes, mais également à jouer sur la fibre nationaliste d'une partie non négligeable des marins pour les pousser à rejoindre la Division d'autant que les marins combattent principalement des populations océano-afaréennes que beaucoup de Götterlandais ont finis par apprendre à détester, le racisme est donc un excellent moyen de propager les idées néo-nazies à travers la Marine pour la Division ; enfin, les autonomistes, les restes du POAA océano-afaréen, favorables à l'autonomie des territoires d'outre-mer, qui tentent désespérément de faire comprendre à la Marine la futilité de sa répression en outre-mer et prônent de ce fait des réformes en profondeur afin d'éviter le bain de sang. Et au centre de ce jeu d'influences, Reiner Bötticher, le capitaine des fusiliers-marins, le seul homme en charge de la défense de la ville et qui détient à lui seul le monopole de la violence légitime dans celle-ci. Les fusiliers-marins ne sont pas nécessairement des forces terrestres d'élite mais ils savent très bien se battre, sont très bien équipés, connaissent bien la ville et sont bien encadrés et disciplinés. C'est une force qui serait difficile à déloger, tout attaquant de Turmhain finirait inéluctablement par subir des pertes monstrueuses ne serait-ce que pour prendre la ville. Mais il existe une faille dans cette belle défense militaire : Reiner Bötticher lui-même. Un des plus jeunes cadres de l'état-major, un des moins endoctrinés politiquement, c'est un homme plein de doutes et très à l'écoute (nécessaire au vu de son rôle) auprès de l'opposition civile qu'il essaie de ménager le plus possible pour éviter une guerre civile au sein même de l'enceinte de la ville. Détenteur de la seule force qui serait capable de porter un coup fatal au commandement actuel de la Marine, il pourrait largement les renverser en faveur d'un des camps dont il aurait été convaincu de soutenir. Convaincre Reiner ne sera pas une mince affaire car toutes les factions cherchent à obtenir ses faveurs et il en prend lentement conscience. Mais le convaincre donnera à coup sûr les clés de la Marine, et de l'ensemble de ses moyens, à quiconque prendra la peine de discuter un peu avec lui. La première faction qui atteindra 100% d'influence (obtenue soit par des opérations d'infiltration classiques à Turmhain, soit en tentant d'influencer Reiner) aura la possibilité de prendre le contrôle de la Marine (la manière dépendra de la façon dont la faction est arrivée à 100%).
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