06/08/2020
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ドゥーナンピディア - Dūnanpidia

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ドゥーナンピディア, la seule encyclopédie pure et véritable
ドゥーナンピディア (en latin Dūnanpidia ou Dūnanpédia) est l'unique recueil d'informations publiques sur l'histoire, la culture, l'ethnolinguistique, la géographie et bien d'autres domaines à propos du Dūnmanga.

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ドゥーナンピディア, la seule encyclopédie pure et véritableDūnmanga
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Le Dūnmanga (en haut-dūnan : 遁万画 ; bas-dūnan katakana : ドゥンマンガ ; bas-dūnan hiragana : どぅんまんがÉcouterⓘ), officiellement l'Empire Éternel du Dūnmanga (en haut-dūnan : 頓真画 ぬ 永遠 帝国 ; bas-dūnan katakana : ドゥンマンガ ヌ イーイン ティークク ; bas-dūnan hiragana : どぅんまんが ぬ いーいん てぃーくくÉcouterⓘ), est un État maritime éclaté située au Nazum Oriental. Comptant 3,2 millions d'habitants en 2020, sa capitale est Uningai.

Le pays est constitué d'un archipel de possessions et d'exclaves côtières dispersées le long de la Mer Intérieure d'Hiromi, sans continuité territoriale, ce qui vaut au Dūnmanga le surnom d'« archipel silencieux » chez les marins étrangers. Ses voisins directs sont le Shotugara, État tampon enclavé par la terre que Dūnmanga a délibérément privé de tout accès maritime propre, ainsi que, plus loin, le Tahoku et le Baïshan, avec lesquels l'Empire n'entretient officiellement aucune relation.

Le Dūnmanga est une théocratie autocratique et dynastique fondée sur le culte impérial, dans lequel l'Empereur-Dieu (actuellement Mūk'a T'ikina) est considéré non comme un souverain de droit divin mais comme la divinité elle-même incarnée. Le pouvoir effectif est exercé en son nom par le Conseil des Sept Glyphes, dont la présidente, Kiyuka Tatigami, porte le titre de Voix de l'Empereur-Dieu. Le régime, fondé sur l'obsession de la pureté du sang et un isolationnisme institutionnel, est considéré comme l'un des plus fermés et des plus répressifs au monde.
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Empire Éternel du Dūnmanga FR
ドゥンマンガ ぬ いーいん てぃーくく DN
Dūnmanga nu īin tīkuku DN-Latn

https://i.ibb.co/BVTfjZCt/image.png, https://i.ibb.co/5fv4zpz/image.png
À gauche, le Drapeau national ; à droite, le sceau d'État et de l'Empereur-Dieu

Hymne en bas-dūnan : ワリィ・リング (Warī ringu, « Mauvaise pomme »)

Devise « Puissiez-vous régner, ô mon souverain, jusqu'à ce que les petits cailloux deviennent de grands rochers. »

Fête nationale 14 avril
· Événement commémoré Naissance de Mūk'a T'ikina, l'Empereur-Dieu

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Territoire en [couleur]
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Administration

Forme de l'État Dictature totalitaire théocratique et dynastique
Empereur-Dieu Mūk'a T'ikina
Voix Kiyuka Tatigami
Haute-Prophétesse, cheffe de la Main Blanche Dunan Tatigami
Gouvernement Conseil des Sept Glyphes
Assemblée Palabreuse Assemblée populaire suprême
Langue officielle Haut-dūnan
Capitale Uningai
📍42° 52′ N, 120° 41′ E


Nom [ modifier | modifier le code ]

La forme courte est Dūnmanga. La forme longue officielle est l'Empire Éternel du Dūnmanga (haut-dūnan : 頓真画 ぬ 永遠 帝国 ; Dūnmanga nu īin tīkuku). Les marins étrangers le désignent parfois par les surnoms de « l'archipel silencieux » ou du « pays des Volcans », en référence à sa géographie éclatée et à son relief volcanique.

Les Dūnmani se nomment eux-mêmes Chūzin, littéralement « le Peuple-Vrai », terme qui exclut par définition tout individu extérieur à la lignée impériale reconnue — désigné, lui, comme une « bête-glaise ».

Géographie [ modifier | modifier le code ]

Géographie physique

Le Dūnmanga n'est pas un territoire continu, mais un archipel d'îles volcaniques et d'exclaves côtières disséminées le long de la Mer Intérieure d'Hiromi. Le relief y est dominé par des volcans actifs, dont le plus important, Uningai, surplombe la capitale éponyme, parfois surnommée la « Cité-Monolithe » pour cette raison.

Le territoire dūnmani encercle entièrement les accès terrestres du Shotugara, État voisin volontairement privé de tout débouché terrestre propre depuis la fin du XVIIe siècle, à la suite d'une politique délibérée d'encerclement des terres.

Administration territoriale

Le pays est divisé en six exclaves religieuses et administratives, appelées kangachima, chacune placée sous l'autorité d'un daimyo local et desservie par un diocèse de prêtres-muets :

  • Kangachima d'Agairumi
  • Kangachima de Hīimachima
  • Kangachima de Mitimanga
  • Kangachima de Nisituramanga
  • Kangachima de Shutunchi
  • Kangachima de Shutubadi

La capitale, Uningai, ne constitue pas un kangachima : elle abrite le Palais Interdit, résidence de l'Empereur-Dieu, et concentre le pouvoir spirituel et administratif suprême du pays. Tout comme elles, de nombreuses îles ne sont rattachés à aucun kangachima : ce sont des hima, qui ne sont pas sous l'autorité de daimyo, mais sous celles de hima-gatsu (ひまがつ).

Histoire [ modifier | modifier le code ]

Les origines et la fondation de l'Empire

Dès les premiers siècles de notre ère, les populations côtières de la Mer Intérieure d'Hiromi vivaient divisées en de multiples cités-États rivales, qui se disputaient sans relâche le contrôle des routes commerciales et des bancs de pêche, tout en subissant les raids des puissances continentales voisines.

En 842, le navigateur et chef de guerre Tarū T'ikina colonise une nouvelle terre qu'il baptise Tiymanga. Selon la liturgie officielle, il y reçoit la révélation divine et se proclame incarnation terrestre du dieu des Cieux. En 875, devenu Tarū Tari T'ikina, il défait la flotte hanaoïste de Tahoku et unifie les territoires dūnmani du sud, fondant ainsi l'Empire Éternel du Dūnmanga.

La survie de cette société morcelée à travers les siècles tient essentiellement au dogme impérial : la mer y est perçue non comme une frontière, mais comme le sang même de l'Empereur-Dieu, reliant entre elles toutes les exclaves de l'Empire. Chacune d'elles est dirigée par un daimyo cumulant les fonctions de gouverneur civil, d'amiral et de grand prêtre-muet, tenu de renouveler son allégeance au trône sacré lors de la cérémonie décennale de la Marée Haute.

La Guerre des Deux Courants (XIVe siècle)

L'unité religieuse de l'Empire n'a pas empêché de sanglantes luttes intestines. L'épisode le plus tragique en est la Guerre des Deux Courants. À la mort de l'Empereur-Dieu Umigurā Sila T'ikina en 1312, un schisme oppose les territoires du nord, frontaliers de Tiva, aux exclaves du sud, proches du Baïshan. Le daimyo méridional, l'amiral Chūshū Takafumi, financé par des créanciers baïshanais, refuse de reconnaître le nouvel Empereur-Dieu et proclame que l'esprit divin s'est réincarné en son propre fils, Chūchū Takafumi.

Pendant près de vingt ans, les flottes dūnmani s'affrontent au cœur de la Mer Intérieure d'Hiromi, se livrant à des blocus qui affament de nombreuses provinces. La rébellion est écrasée en 1331 à l'issue de la titanesque bataille du Détroit Sanglant, remportée par la flotte impériale loyaliste. Le traité de Minami, signé le 20 mars 1332, fait entrer le kangachima de Minmanga sous l'autorité directe de l'Empereur-Dieu, créant ainsi, suite à la fusion de Minmanga et Tiymanga, le kangachima de Mitimanga.

L'encerclement du Shotugara (XVIIe siècle)

Renforcé par cette victoire intérieure, l'Empire consolide ensuite ses frontières terrestres. Plutôt que de risquer une guerre d'usure continentale pour conquérir le Shotugara, l'Impératrice-Déesse Tama Tari T'ikina, dite « la Stratège », choisit en 1668 une politique d'encerclement asphyxiant : en colonisant systématiquement les terres entourant le Shotugara, le Dūnmanga transforme son voisin en prisonnier de la terre, entièrement dépendant, à l'issue de cette colonisation en 1685, de la bienveillance impériale pour tout commerce continental. Refuser l'enlisement dans les terres impures, mais posséder systématiquement les rivages : cette doctrine reste depuis lors le principe cardinal de la politique étrangère dūnmani.

Le durcissement isolationniste et l'hypocrisie économique (XIXe siècle)

Au milieu du XIXe siècle, la modernisation brutale du continent pousse le Dūnmanga à durcir encore son isolement. La Main Blanche institutionnalise alors le fait que tout naufragé étranger ou émissaire tentant d'accoster hors des zones autorisées est désormais immédiatement capturé et réduit en esclavage.

Face à l'impossibilité économique de fermer totalement les frontières sans provoquer la disette, le régime s'accommode d'une hypocrisie officieuse : si l'Empire refuse toute diplomatie, les daimyos, eux, sont libres de commercer avec l'extérieur via des atolls neutres et des ports francs, où les navires marchands de Tiva, du Tahoku ou du Baïshan déposent leurs cargaisons manufacturées contre des matières premières. Ce commerce unilatéral permet à l'Empire de se moderniser tout en préservant, en façade, le dogme de sa pureté.

Le Dūnmanga aujourd'hui

Malgré la modernisation industrielle du Nazum et l'irruption des technologies nouvelles, la ferveur populaire entourant l'Empereur-Dieu ne faiblit pas. Les daimyos gèrent leurs exclaves avec une grande flexibilité économique, sous l'œil inquisiteur permanent du clergé impérial. La Voix actuelle, Kiyuka Tatigami, maintient l'équilibre du pays d'une main de fer, consciente que la moindre faiblesse du pouvoir central pourrait raviver les fractures historiques d'un territoire par nature morcelé.

Populations et sociétés [ modifier | modifier le code ]

Démographie

La population du Dūnmanga est estimée à environ 3 200 000 habitants, dont seulement 10 % appartiennent à l'Élite Chū, le reste de la population constituant une masse de serfs asservis à l'appareil religieux et administratif.

Mentalité de la population

Les Dūnmani sont viscéralement xénophobes et suprématistes raciaux. Tout peuple extérieur est qualifié de « bête-glaise » — un animal doué de parole, impur et porteur de maladies de l'âme. Au sein même du pays, la population vit dans une paranoïa constante : l'élite est persuadée de sa propre divinité, tandis que la plèbe est endoctrinée à considérer sa souffrance comme une offrande purificatrice.

Le silence y est perçu comme la plus haute des vertus. Exprimer une émotion forte, rire bruyamment ou adresser la parole à un étranger constitue, au mieux, une grave faute de goût, et au pire, un crime de trahison.

Religion : le culte impérial

Religion et État ne font qu'un au sein du culte impérial, dont l'Empereur-Dieu constitue l'unique objet de vénération. Il est prié et adoré comme Dieu lui-même dans les temples du pays. L'orthodoxie du culte repose sur une obsession absolue de la pureté du sang. Les prêtres-muets, base du corps clérical, tiennent de vastes registres généalogiques établissant l'origine et le degré de pureté de chaque habitant — dont dépendent directement sa réussite sociale, sa fortune et sa place dans l'administration.

La pureté est conçue comme la mesure exacte de la proximité d'un sang avec l'essence divine originelle. La consanguinité au sein des grandes lignées y est ainsi érigée en devoir suprême : plus le cercle familial est restreint (mariages entre cousins germains, voire entre frère et sœur), plus la concentration du fluide sacré est jugée grande.

Cette pureté se manifeste, selon le dogme, par des critères physiques scrutés dès la naissance :

  • des traits jugés « intermédiaires » (yeux marron, cheveux châtains, teint mat) sont interprétés comme le signe d'un sang dilué ;
  • à l'inverse, une chevelure d'un noir absolu ou d'un blanc albinos, des iris totalement sombres ou quasi translucides, sont vus comme des marques indiscutables de haute distinction divine ;
  • lors des rituels de naissance, les prêtres-muets prélèvent le sang du nouveau-né et le versent sur une pierre volcanique consacrée : sa vitesse de coagulation, sa couleur et la façon dont il réagit au contact de la roche en fusion déterminent le score généalogique officiel de l'enfant par une méthode de calcul obscure.

L'ouverture d'une lignée à une union hors-clan entraîne la déchéance sociale immédiate et le déclassement dans les castes inférieures. L'hérésie du « sang mêlé » (métissage avec un étranger) constitue le crime suprême, systématiquement puni par le bûcher volcanique, censé « effacer la souillure » et « purifier l'âme ». La société dūnmani reste par ailleurs profondément marquée par la superstition : lecture des présages dans les entrailles des animaux marins ou aériens, rituels nocturnes redoutés de la population elle-même.

Langues

Le haut-dūnan est la langue officielle, langue liturgique et administrative réservée à l'élite, s'écrit exclusivement en Kaidādi (海愛治).

Le bas-dūnan est une langue reconnue et la langue majoritairement utilisée dans la vie de tous les jours, patois simplifié autorisé pour le peuple, s'écrit en hiragana et/ou katakana. L'ensemble des langues apparentées reste néanmoins couramment parlé à travers l'archipel, le bas-dūnan demeurant la langue la plus répandue.

Exemple en hiragana : んまき ひるな? Le même exemple en katakana : ンマキ ヒルナ?(traduction : « Où vas-tu ? » : M̩maŋki hiruna?)

L'usage de toute langue étrangère est strictement interdit, sinon quoi on te coupe la langue.

Politique [ modifier | modifier le code ]

Institutions politiques

Le système politique dūnmani est concentré tout entier autour de la figure de l'Empereur-Dieu. Le Dūnmanga constitue une autocratie théocratique pleinement assumée.

L'Empereur-Dieu (Kan-Uju) est le dirigeant suprême de jure et plus haute autorité religieuse du pays, il est considéré comme l'unique Dieu, prié et vénéré dans tous les temples. Parce qu'il est Dieu, aucun homme ne peut poser les yeux sur lui — lui-même n'étant pas considéré comme tel. Il réside au Palais Interdit d'Uningai, complexe monolithique taillé au cœur du volcan sacré, dépourvu de toute ouverture sur le monde extérieur. Il ne communique avec l'élite du Conseil qu'à travers un rideau d'obsidienne polie ou par décrets gravés dans la pierre, transmis par les prêtres-muets. Quiconque poserait le regard sur son incarnation physique commettrait un sacrilège absolu, puni d'aveuglement au fer rouge et d'exécution rituelle.

Le Conseil des Sept Glyphes (Nanatu-Kaidā-Kai) est de jure seconde institution du pays après l'Empereur-Dieu, il dirige de facto seul l'ensemble du territoire national (contrôlant également les daimyos). Sa présidente, Kiyuka Tatigami, est la Voix de l'Empereur-Dieu : seule habilitée à le voir, elle parle en son nom. Chaque membre y occupe une charge précise.

Le Conseil délègue la proposition et le vote des lois à l'Assemblée Palabreuse (Kutan-Kai), forte de 320 palabreurs nommés directement par la Voix de l'Empereur-Dieu. Aucune loi n'y est promulguée sans l'approbation unique de cette dernière.

La Main Blanche (Siru-Tī) est l'organe le plus redouté du pays, elle cumule les fonctions de police secrète, de police politique et de service d'espionnage et de contre-espionnage, chargée de traquer toute mutation, maladie génétique ou mentale, et toute pensée dissidente. Elle procède régulièrement à des purges politiques et est dirigée par la Haute-Prophétesse, oracle et sœur de Kiyuka Tatigami, Dunan Tatigami.

Diplomatie et politique internationale

La politique internationale de l'Empire tient en trois mots : isolationnisme, racisme, xénophobie. Isolationnisme, car le Dūnmanga n'entretient aucune ambassade sur son sol et ne pratique, en tant que nation, aucun commerce avec le reste du monde — que ses habitants nomment « la Fange ». Ce sont les seuls daimyos qui commercent et administrent leurs exclaves respectives. Racisme et xénophobie, car les ambassadeurs étrangers ayant tenté d'accoster hors des atolls neutres n'ont jamais été revus, tandis que les naufragés échoués sur ses côtes ne sont ni secourus ni renvoyés, mais réduits en esclavage dans les mines de soufre souterraines ou livrés à des expériences occultes.

Le Dūnmanga entretient néanmoins, indirectement, des relations diplomatiques : celles-ci transitent obligatoirement par le Shotugara, dont les services diplomatiques servent d'intermédiaire obligé avec les autorités dūnmani, seules juges de l'acceptabilité de toute relation extérieure. Toute ambassade étrangère souhaitant s'établir « au Dūnmanga » se trouve donc en réalité localisée sur le sol shotugarien — une configuration qui pousse nombre de pays à fusionner leurs représentations diplomatiques pour les deux territoires en une seule.

Gouvernement [ modifier | modifier le code ]

Le pouvoir exécutif du Dūnmanga est concentré dans les mains du Conseil des Sept Glyphes, sous l'autorité nominale et spirituelle de l'Empereur-Dieu. Le pouvoir législatif est délégué à l'Assemblée Palabreuse, dont les 320 membres sont nommés et non élus, et dont les décisions restent subordonnées à l'approbation de la Voix de l'Empereur-Dieu. Le pouvoir local est exercé par les daimyos, gouverneurs, amiraux et grands prêtres-muets de chacun des six kangachima, tenus à une allégeance décennale renouvelée lors de la cérémonie de la Marée Haute.

Économie [ modifier | modifier le code ]

La monnaie nationale est le Kaidā, autrefois constitué de fragments d'obsidienne ronds ou hexagonaux gravés du sceau impérial, aujourd'hui frappé sous une forme métallique plus conventionnelle, fortement inspirée du tael du Grand Ling.

L'économie dūnmani repose sur un paradoxe assumé : l'État lui-même ne commerce avec aucune puissance étrangère, mais les daimyos sont libres de le faire à titre individuel, par le biais d'atolls neutres et de ports francs où sont échangées matières premières et cargaisons manufacturées venues de Tiva, du Tahoku ou du Baïshan. Cette hypocrisie institutionnalisée permet à l'Empire de se moderniser sans jamais renoncer, en façade, au dogme de sa pureté raciale et religieuse.

Culture [ modifier | modifier le code ]

La culture dūnmani est structurée tout entière par le culte impérial et l'obsession de la pureté du sang. Le silence, la retenue et l'impassibilité y sont valorisés comme les plus hautes vertus sociales, tandis que l'expression publique de l'émotion est perçue comme une faute grave, sinon comme une trahison.

La société est profondément marquée par la superstition : présages tirés des entrailles d'animaux marins ou aériens, rituels nocturnes redoutés jusque par la population elle-même. L'art et la production culturelle, largement contrôlés par le clergé impérial, restent au service de la glorification du culte et de la lignée sacrée.

Médias [ modifier | modifier le code ]

L'information au Dūnmanga est intégralement contrôlée par le Conseil des Sept Glyphes, par l'intermédiaire du service de la propagande dirigé par Dunan Sugi. Aucune presse étrangère n'est autorisée à circuler dans le pays, et la population n'a accès qu'aux publications et décrets validés par les prêtres-muets et l'administration impériale.
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