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王神ぬ黒雪局 | Banukami nu Kusicisū

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Banukami nu Kusicisū (王神ぬ黒雪局) ; Mamurun, Tamiŋun, Sukuroon (守ルン、試ンウン、救ローヌ)

Le Banukami nu Kusicisū, parfois écrit Banu-Kami-nu-Kusichi-su, est un des 7 sū (省, す), c'est-à-dire l'équivalent des ministères dirigés par les 7 glyphes. Celui-ci est dirigé par le septième glyphe, Sanai Isuba. Ce sū est à la fois l'organe qui gère et surveille le commerce des daimyos, et qui organise les programmes de recherches. Elle possède plusieurs de centres de recherches secrets dans tout le pays. Ceux-ci on « vocation à développer la civilisation » et à « servir de lieu d'extériorisation du savoir divin ». Selon les autorités, ces centres de recherches veulent permettre de prouver la supériorité intellectuelle des chūzin (« le Peuple-Vrai »).

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L'animal présent sur le logo du Banukami nu Kusicisū est le hakutaku (白沢), créature mythique originaire du Grand Ling ou peut-être de l'Empire Xin, désignée sous le nom de báízé (白泽 ; 白澤) là-bas, et baektaek (백택) au Shotugara. C'est un être omniscient, capable de comprendre le langage humain et symbolisant le bon augure ainsi que la protection contre les maladies et les esprits malveillants. Selon la légende originelle, le hakutaku fit la rencontre de l'Empereur-Dieu Kaiji Tari T'ikina. Capable de parler la langue des hommes, la créature aprit auprès de lui l'intégralité du savoir sur le monde surnaturel. Elle détailla, ensuite, l'existence, le nom et les faiblesses de 11 520 types de créatures magiques, dūkai (ou yōkai), démons et esprits. Ce recueil de connaissances, destiné à prémunir l'humanité contre les forces du mal et les maladies, fut consigné dans un ouvrage mythique aujourd'hui supposément gardé dans le Palais Interdit, « Le livre du Hakutaku » (ハクタク ぬ 書物, Hakutaku nu syumutu).

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Tableau du peintre Syūsecu, XVIIIe siècle.

けいざい
Économie

L'activité économique de l'Empire est officiellement placée sous la responsabilité du Banukami nu Kusicisū, qui supervise les échanges, les ressources et les activités commerciales des différents daimyos. En théorie, chaque daimyo dispose d'une certaine autonomie dans la gestion de son exclave ; en pratique, le Banukami surveille étroitement leurs revenus, leurs importations et leurs exportations afin d'empêcher qu'une puissance locale ne puisse accumuler suffisamment de richesses pour menacer l'autorité impériale.

Le principe économique dūnmani repose sur une contradiction soigneusement entretenue : l'Empire ne commerce pas avec l'étranger, mais ses daimyos le peuvent. Les autorités considèrent en effet que ce ne sont pas réellement les Dūnmani qui commercent avec les « bêtes-glaises », mais leurs possessions, leurs ports et leurs représentants qui servent d'intermédiaires. Ainsi, les marchandises étrangères peuvent entrer dans les territoires des daimyos par l'intermédiaire de ports autorisés, d'atolls neutres ou de comptoirs commerciaux strictement surveillés, avant d'être redistribuées dans l'Empire.

Le Banukami nu Kusicisū tient des registres extrêmement détaillés de ces échanges. Chaque cargaison doit être déclarée, pesée et inspectée, et les daimyos doivent reverser une partie de leurs bénéfices au Trésor impérial. Les produits considérés comme nécessaires à la survie ou à la modernisation de l'Empire — machines, métaux travaillés, outils, médicaments, composants industriels ou certaines connaissances techniques — peuvent être importés malgré leur origine étrangère. À l'inverse, certaines marchandises sont interdites, notamment celles susceptibles de favoriser l'influence culturelle étrangère ou de permettre à la population servile d'accéder à des informations provenant de l'extérieur.

Le Banukami exerce également un contrôle sur les ressources naturelles des différentes exclaves. Les minerais, le soufre volcanique, l'obsidienne, le bois, les produits de la mer et certaines plantes rares constituent une part importante des exportations indirectes de l'Empire. Les ressources jugées particulièrement précieuses sont déclarées « biens de l'Empereur-Dieu », ce qui signifie qu'aucun daimyo ne peut en disposer librement. Leur exploitation est confiée à des familles autorisées par le Conseil des Sept Glyphes.

Cette organisation permet notamment à l'élite Chū de maintenir un niveau de vie extrêmement élevé malgré la pauvreté d'une grande partie de la population. Les meilleures terres, les ateliers les plus modernes, les établissements commerciaux et les ressources les plus rentables sont réservés aux familles considérées comme suffisamment pures. Les serfs constituent quant à eux l'essentiel de la main-d'œuvre agricole, minière et manufacturière.

Le Banukami possède également une fonction plus discrète : empêcher l'apparition d'une bourgeoisie indépendante. Toute famille marchande dont la fortune devient trop importante peut être soumise à un audit impérial, voir ses biens confisqués ou être placée sous la tutelle d'un daimyo. L'accumulation privée de richesses n'est pas interdite en soi, mais elle doit toujours demeurer dépendante du pouvoir impérial.

Une partie considérable des ressources du Banukami est enfin consacrée aux programmes de recherche. Officiellement, ceux-ci doivent « développer la civilisation » et permettre « l'extériorisation du savoir divin ». En réalité, les centres de recherche constituent l'un des instruments les plus secrets du pouvoir impérial. Certains sont consacrés à la médecine, à la biologie, à l'agriculture ou à l'ingénierie ; d'autres travaillent directement pour les forces armées et la Main Blanche ; d'autres encore travaillent, le dit-on, sur la parapsychologie, la nécromancie ou l'expérimentation humaine, mais ce ne sont que des affirmations infondés après tout, non ?

Le Banukami présente ces recherches comme la preuve que le peuple chūzin possède une intelligence supérieure aux peuples étrangers. Le savoir scientifique devient ainsi un instrument religieux et politique : découvrir, comprendre et contrôler la nature revient à démontrer que l'Empereur-Dieu a confié aux Dūnmani une place particulière dans l'ordre du monde.

けんきゅう
Recherche

La réalité derrière le Bureau des recherches (haut-dūnan : 研究す, bas-dūnan [kana] : けんきゅうす ; kenkyūsu) et les centres des recherches, c'est que, plus que faire des recherches sur divers domaine (notamment en biologie et en biochimie), ceux-ci sont avant tout des zones de recherches militaires et de développement d'armes biochimiques. L'on procède aussi à diverses expériences scientifiques sur des sujets humains, morts ou vivant, pour créer ou supprimer des virus, transformer les hommes pour en faire des surhommes, ou en faire de simples machines au service de l'Élite Chū.

Les sujets considérés comme « impropres », « impurs » ou « sales » sont particulièrement vulnérables à ces programmes. Étrangers, prisonniers, esclaves, condamnés, personnes atteintes de maladies héréditaires et membres de populations considérées comme génétiquement impures peuvent être transférés vers des centres dont l'existence est officiellement assumée mais dont l'emplacement est gardé secret.

Le Conseil des Sept Glyphes justifie ces pratiques par une doctrine simple : si une vie peut être sacrifiée pour préserver la pureté et la survie de millions d'autres vies, alors ce sacrifice constitue une offrande à l'Empereur-Dieu.

Les recherches les plus controversées portent notamment sur la maladie, l'hérédité, la psychologie, la résistance humaine aux conditions extrêmes et la modification biologique de l'être humain. Certaines expériences cherchent à supprimer certaines caractéristiques considérées comme « impures » ; d'autres tentent au contraire de renforcer artificiellement certaines capacités physiques ou cognitives.

Plusieurs programmes de recherches ont été lancés par le Conseil des Sept Glyphes, notamment sous l'impulsion de Sanai Isuba. Ces programmes, — allant de la manipulation de virus mortels à des expériences physico-psychologiques sur des êtres humains —, visent à remplir les objectifs de l'État, en faisant notamment du bas-peuple une force incapable de s'organiser et de s'émoustiller d'elle-même, étant conditionnée au contrôle de l'Élite. L'État cherche également à créer des armes bactériologiques, capable de protéger le Dūnmanga des menaces étrangères.

Plus bas, vous aurez une liste des programmes connus ou soupçonnés déjà lancés par le Banukami nu Kusicisū, avec des liens vers des topics qui détaillent ceux-ci.

  • Programme SHIRUGANE « Argent pur » : étude de l'hérédité des familles Chū et recherche d'une méthode permettant de déterminer, dès la naissance, la « pureté » supposée d'un individu. Le programme a officiellement pour but de perfectionner les registres généalogiques impériaux. Des rumeurs évoquent cependant des enfants retirés à leur famille après avoir été classés comme génétiquement « défectueux ».
  • Programme KAGE « Ombre » : recherches psychologiques destinées à comprendre comment réduire la capacité d'un individu à désobéir, à se révolter ou à entraîner d'autres personnes dans une contestation collective. Le programme intéresse particulièrement la Main Blanche.
  • Programme HIBANA « Étincelle » : recherches sur les effets de certaines substances et conditions environnementales sur le comportement humain. Présenté comme un programme médical, il aurait donné lieu à des expériences forcées sur des prisonniers, notamment étrangers.
  • Programme KŪRI « Glace » : étude de la survie humaine dans des environnements extrêmement froids, dans l'objectif officiel de permettre aux troupes impériales d'opérer dans les régions septentrionales. Les conditions imposées aux sujets auraient causé un nombre considérable de morts. Toutefois, le manque de résultat satisfaisant et le gouffre financier qu'il était ont fait abandonner le projet.
  • Programme AKAGANE « Cuivre rouge » : projet consacré à l'amélioration physiologique des soldats impériaux. Les chercheurs cherchent notamment à déterminer jusqu'où le corps humain peut être renforcé par des traitements médicaux, des interventions chirurgicales et des modifications expérimentales.
  • Programme MIZU « Eau » : recherches destinées à rendre certaines cultures agricoles plus résistantes aux maladies et aux mauvaises conditions climatiques. Il possède une branche secrète étudiant également la vulnérabilité des récoltes aux maladies.
  • Programme KAIJU « Monstre marin » : recherches biologiques et anatomiques sur les créatures marines, officiellement destinées à comprendre les monstres et esprits décrits dans le Livre du Hakutaku. Le programme sert également de couverture à des recherches militaires sur les toxines animales, les venins et les organismes dangereux.
  • Programme NINGEN « Humain » : il vise à déterminer si certaines caractéristiques humaines peuvent être supprimées, renforcées ou modifiées. Des rumeurs parlent de sujets ayant subi des opérations destinées à modifier leur apparence, leur sensibilité à la douleur ou leurs capacités physiques.
  • Programme HAKUTAKU : projet réunissant les chercheurs, prêtres et historiens impériaux afin de retrouver les créatures décrites dans le mythique Livre du Hakutaku. Le projet commence comme une entreprise religieuse et zoologique avant de devenir progressivement une gigantesque opération de collecte biologique. Les spécimens rares sont capturés, disséqués et étudiés afin d'identifier ce que les Dūnmani appellent leur « savoir divin ».
  • Programme KUTAN : programme de recherche sur la transmission de l'information et les comportements collectifs. Les chercheurs cherchent notamment à comprendre comment une rumeur, une croyance ou un discours politique se propage dans une population. Ses résultats sont directement transmis au Conseil des Sept Glyphes et à la Main Blanche.
  • Programme MUTE : projet visant à développer des méthodes permettant de surveiller les populations sans qu'elles sachent qu'elles sont observées. Le programme associe ingénieurs, médecins, prêtres-muets et agents de la Main Blanche. S'il était découvert, il serait révélé que plusieurs ports commerciaux prétendument neutres servent en réalité de centres de surveillance et d'espionnage.
  • Programme TAIKŪ « Grande lumière » : tentative de créer une nouvelle génération de membres de l'Élite Chū dont les caractéristiques physiques seraient sélectionnées dès la conception. Le projet est présenté comme l'aboutissement scientifique de la doctrine de pureté du sang. Les enfants issus de certaines expériences sont toutefois considérés comme des échecs et disparaissent des registres officiels.
  • Programme DAMI « Ténèbres » : il aurait pour objectif d'étudier les effets psychologiques de l'isolement absolu, de la privation sensorielle et de la destruction progressive des repères sociaux. La Main Blanche l'utiliserait pour briser certains prisonniers politiques particulièrement résistants.
  • Programme SHINTU : programme officiellement consacré à l'étude scientifique des phénomènes surnaturels. Les chercheurs tentent de déterminer si les « esprits », les dūkai et les créatures décrites par les traditions impériales possèdent une existence matérielle. Le phénomène religieux pourrait être exploité à des fins militaires.
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