08/09/2020
06:35:18
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[Manche blanche] Le bon, la brute et le truand : Matelots capitaliens, miliciens mandrarikans et pirates icamiens se disputent la côte dodécaliote.

Environs de Volterra, côtes dodécaliotes (entre le 1er et le 10 septembre 2020).

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Interception d’un cargo militarisé et concurrence icamienne au large de Volterra

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Il était un petit navire, qui n'aurait ja-jamais dû naviguer, ja-jamais dû naviguer ohé ohé !

La piraterie mandrarikane, une présence ancrée sur le secteur

En mer blanche et tout particulièrement aux abords des territoires péninsulaires dodécaliotes, la présence du clan Ravatomanga n’est plus l'affaire de légendes urbaines après sa participation au sac de régions provinciales insoumises à Volterra et son incarnation vivante qu’est devenu Lograno. Et ceux qui se font élégamment surnommés les hyènes de Boro-Kosobue s’imposent ici comme une force armée irrégulière chargée de prendre à rebrousse poils les arts de la guerre de ses ennemis. Seulement voilà, en Dodécapole et sous le commandement de Tombovelo Nampiandraza, les opportunités de se heurter à des troupes de chocs le long d’une ligne de front se faisaient rares et finalement avec du recul, non souhaitable. C’est donc sous ce contexte que la présence signalée d'un cargo au sein de la mer blanche vint aiguiser l’appétit ou dit autrement brider l’oisiveté des soudards opportunistes qu’étaient mes miliciens Ravatomanga, aujourd’hui éloignés de Mandrarika depuis des années après la mise en place de leur contrat.

Pendant très longtemps, la force de projection du clan Ravatomanga s’est cantonnée à son cargo le OLOL MADOW, historiquement parlant la plateforme logistique. Pour autant les dernières acquisitions de patrouilleurs auprès de l’Armée Nationale du Pontarbello Libre ont ouvert les champs du possible grâce à une traçabilité minimaliste des navires et une multiplication des bâtiments de surface qui permet finalement des manœuvres d’encerclement ainsi qu’une puissance de feu adéquate pour ambitionner des prises telle que celle aujourd’hui visée.

Lieu d’interception sous concurrence icamienne.

Le théâtre maritime dodécaliote est, en dépit de quelques risques à considérer nés de la concurrence, favorable à la tenue d’une telle opération maritime. Le mercenariat et la piraterie y sont légitimés par la guerre de rivalités entre les cités si bien qu’un tel méfait offrirait un large panel d’accusés qui n'aurait pas tôt fait de présenter les miliciens du clan Ravatomanga en coupables idéaux. Et dans le domaine, les icamiens veulent eux aussi tenir un rôle, désireux qu’ils sont d'opérer en marine mercenaire du patricien Lograno de Volterra. Sur le plan stratégique, icamiens et mandrarikans sont déjà concurrents en soit, malgré une appartenance au même camp. Ils sont les mercenaires d’un même souteneur et doivent rivaliser d’intérêts pour maintenir des parts de marché auprès de lui.

Leur domaine de prédilection se cantonnant aux exactions, à la piraterie et au brigandage, il est d’autant plus compliqué de coexister sur un secteur aux débouchés finalement limité. Le commerce maritime des cités dodécaliotes étant déjà bridé par l’éclatement de la guerre civile, il est donc malheureusement plus courant de privilégier des cibles tierces à ces parties, comme ici un bâtiment capitalien. Rare opportunité qu’il est, le navire réputé marchand est par conséquent une cible de choix par la capacité de ses agresseurs à se dissimuler au sein d’une multitude de contingents mercenaires en belligérance sur la région, mais aussi par la capacité des pirates à receler des marchandises sur place, les cités dodécaliotes n’entretenant pas les flux d'import et d’export sous un schéma normal, du fait de la guerre civile en cours.

L’enjeu est alors ici de contraindre le navire cargo sans transformer l’acte de piraterie en bataille navale mais les icamiens sont-ils seulement disposés à nous laisser ce choix?

Objectifs et menaces

L’enjeu reste, sur un plan pécunier, de capturer et de dérouter le navire cargo capitalien. Mais force est de constater qu’un acte de piraterie icamien serait de nature à entamer le crédit militaire des pirates mandrarikans, en cela la perte pécuniaire décrite plus haut serait de nature à s’inscrire dans le long terme. C’est pourquoi il est moins souhaitable une prise du navire cargo par les pirates icamiens qu’une fuite pure et simple de celui-ci. Car dans le premier scénario, le crédit perdu par les pirates mandrarikans est récupéré au profit des pirates icamiens.

Pour autant, face à la rapidité des vedettes icamiennes, les pirates mandrarikans doivent faire le choix de sacrifier leur initiative pour se laisser la possibilité de mettre fin à l’interception icamienne.

Points à l’avantage des pirates mandrarikans :

  • la flotte icamienne, compte tenu des différences de bâtiments et embarcations, allant de la vedette au navire cargo en passant par un remorqueur, ne peut présenter une formation solidaire. Intercepter le navire cargo capitalien les premiers en mer, c’est nécessairement rompre leur formation et se séparer des bâtiments les plus lents, tels que le navire cargo et le remorqueur. Les pirates mandrarikans vont donc laisser s’opérer l’interception du navire cargo commercial par les vedettes icamiennes pour s’en prendre et aborder le navire cargo (navire-amiral)… icamien.

  • Suivre le sillage des vedettes vers le navire-cargo capitalien, c’est prendre le risque que celles-ci larguent des mines navales après avoir dépassé les patrouilleurs mandrarikans. C’est pourquoi, pour se prévenir des mines navales, il importe moins aux patrouilleurs mandrarikans de converger sur le navire cargo capitalien que de frapper le navire cargo (navire-amiral) icamien. De la sorte, les patrouilleurs se mettent en logique d’intercepteur du navire-cargo icamien et s’affranchissent des mines navales qui pourraient leur être lancées sur la gueule dans le sillage des vedettes. Capturer le centre de commandement des pirates icamiens va ici, à défaut d’empêcher l’interception du navire commercial capitalien, contraindre les pirates icamiens à négocier sa restitution une fois qu’ils en auront pris possession.

  • Les deux formations navales (icamienne et mandrarikane) partent de Volterra, la formation navale mandrarikane laisse celle icamienne s’étirer pour opérer son interception avant de formaliser son interception sur le navire-amiral icamien. Frapper le navire-amiral icamien pendant l’interception du navire commercial par les embarcations légères icamiennes compliquera un retrait des vedettes préalablement engagées.

  • (Pour la réaction capitalienne consistant à envoyer des avions de chasse, il est vrai que ceux-ci pourraient arriver sur zone pendant le déroulé de l’interception. Toutefois, il est possible que les avions de chasse soient strictement considérés comme des éléments de suprématie aérienne. Définis comme chasseurs-intercepteurs, ils ne sauraient détruire au canon des embarcations et navires. S’il fallait le considérer, il serait relevé que les avions de chasse se contraindraient à un vol à basse altitude pour cibler efficacement les navires ainsi qu’à des trajectoires relativement linéaires, s’exposant eux-mêmes aux tirs de répliques des canons automatiques des patrouilleurs (armements embarqués sur les patrouilleurs : 1 canon automatique de 40 mm et deux mitrailleuses de 12,7mm, calqués sur un patrouilleur de 1994).


Moyens engagés

  • Equipages de soldats professionnalisés
  • Armes légères d'infanterie niveau 5
  • 10 lance-roquettes niveau 9
  • 10 mines antichars niveau 4 (idem, à la manière de la grenade britannique Hawkins No. 75
  • 4 patrouilleurs de niveau 1
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