Création de pays : DOMOVOÏ
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Généralités :
Nom officiel : Домовск–Очаров–Мамиконск–Озеровск–Ведьминск Областная Интеграция
Oblasts intégrés de Domovsk, Ocharov, Mamikonsk, Ozerovsk et Vedminsk
Nom courant : ДОМОВОИ
DOMOVOÏ
Gentilé : Domovite
Inspirations culturelles : Fédération de Russie, Hamelin
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : slavis (russe)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : géorgien, mardik (arménien)
Drapeau :

Devise officielle : Мы по-прежнему здесь. Nous sommes toujours là.
Hymne officiel :
Monnaie nationale : domo
Capitale : Velynsk
Population : 12 000 000 d'habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Au cœur de l’Eurysie slave, les conflits sont nombreux mais bien souvent ignorés du reste du monde. Il y a des régions comme ça, où les morts sont des statistiques.
Le DOMOVOI, pour Oblasts Intégrés de Domovsk, Ocharov, Mamikonsk, Ozerovsk et Vedminsk, évoque le démon du foyer dans la culture slave traditionnelle. Choisi pour faciliter le sentiment d'intégration des différentes régions qui le composent, il est le protecteur des peuples et des traditions.
Les Oblasts Intégrés sont une construction politique récente. Elle commence avec le grand oblast d'Ocharov-Ozerovsk, l'OOOO (Oblast unifié d'Ocharov-Ozerovsk), entité fédérale à deux têtes composée de deux régions ayant choisi de s’unir en 2013 face à la poussée des forces anarcho-communistes estalienne en Kartvélie. Divisé entre la Belorovie et la Kartvélie, lors de la dissolution de cette dernière, l’oblast d’Ocharov repousse une tentative d’annexion de la Belorovie et prend son indépendance. Il est rejoint par l’oblast indépendant d’Ozerovsk, ancien allié de la Kartvélie, qui craint lui aussi d’être annexé. Les deux oblasts se jurent alors protection mutuelle et s’unissent au sein d’une même entité politique.
A l'issue d'un processus politique rapide et contesté, deux oblasts supplémentaires, le Domovsk et le Vedminsk, font le choix de se rattacher à l'OOOO en 2019 puis 2020. Les frontières et la population de l'OOOO doublent alors. Un cinquième oblast, le Mamikonsk, qui correspond à la partie la plus orientale de la Kartvélie fracturée, entame lui aussi les démarche pour rejoindre l'union tout en tentant de ménager la sensibilité de l'Estalie voisine. En septembre 2020, l'OOOO devient une entité régionale d'un ensemble plus large, le DOMOVOI, projet de réunification des oblasts d'Eurysie de l'est.
Ocharov
Vastes plaines de champs de blés toujours murs, sauf en hiver, forêt profonde et deux grands lacs tournés vers le ciel comme des yeux. Tel est l’oblast d’Ocharov. Ocharov, c’est cette région très loin sur la carte, dans laquelle on passe, jamais plus de quelques jours. Certains trouvent de la beauté à ces paysages frustres, dans la neige qui recouvre tout un tiers de l’année. Ils vantent le charme rouillé des grandes prétentions communistes, de ses logements sociaux devenus avec le temps une architecture typique à part entière. Tapez « Ocharov » sur un moteur de recherche et ce sont des friches industrielles qui sortent. Des friches, et deux grands lacs.
Placé au milieu du continent, c’est-à-dire nulle part, Ocharov est une terre meurtrie par la guerre. Dans les champs, lorsqu’on retourne la terre, on récolte de vieilles douilles de pistolet. Ocharov est une région pauvre, sans avenir, vouée à rien. C’est ce pays auquel parfois on dédie un documentaire apitoyé, pour condamner les horreurs de la guerre et célébrer la résilience de ses habitants. Des villages beaux à l’écrans, où l’on ne vivrait pour rien au monde. Une fois l’émission terminée, on zappe, on oublie.
Loin des yeux, loin du cœur, Ocharov n’est soudain qu’un lointain souvenir. On oublie jusqu’à son existence.
Région tantôt occidentale, tantôt orientale selon quel côté la conquiert, elle est un point de chute, là où l’on s’affronte car, pour son malheur, ses collines et ses étendues d’eau en font un lieu stratégique à tenir. C’est le passage obligé des armes vagabondes, la frontière entre les causes étrangères. Des dizaines de milliers d’inconnus sont morts ici et nourrissent le sol. Peut-être est-ce pour cela qu’il est si fertile ? On retrouve régulièrement leurs mines et des morceaux de leurs obus.
Contrairement à ces grandes nations, Ocharov n’a qu’un maigre passé à revendiquer. Quelques héros locaux, dont l’importance ne dépasse presque jamais le bled voisin. Elle revendique parfois un inventeur, un scientifique, un artiste parti faire ses études ailleurs, jamais revenu. Ses gloires sont discrètes, faites de petites résistances, de gestes d’humanité qui n’intéressent pas vraiment. Ocharov n’a jamais été beaucoup plus qu’une région administrative, une entité territoriale découpée, redécoupée, sans identité nationale, tiraillée entre les fronts, passée d’une main à l’autre à la fin d’un traité de paix signé sans elle.
Les frontières de l’oblast d’Ocharov sont discutables. Héritages des guerres et conflits du 20ème siècle, elles ont été plus d’une fois modifiées selon le parti vainqueur dans la région. A plusieurs reprises, les populations traditionnelles autochtones ocharovites se sont déplacées pour fuir face à l’avancées des armées, ont été changées de place pour s’adapter aux divisions administratives et s’il existe un folklore et des pratiques culturelles propres à cette région, celle-ci est davantage un melting pot de populations slaves, russophones et caucasiennes, qu’un véritable peuple historique.
La question de son identité nationale est un enjeu fort pour l’Ocharov qui n’a obtenu son indépendance que quelques années plus tôt.
Au début du 21ème siècle, l’Ocharov actuel est divisé en deux, le sud appartient à la République Socialiste de Kartvélie tandis qu’une partie du nord appartient à la République Populaire de Belorovie, toutes deux héritières d’une précédente Union des Républiques Communistes. Au moment de la fracturation de cette puissance régionale, en 1963, la Kartvélie et la Belorovie se dispute la souveraineté sur l’Ocharov et ses lacs profonds et poissonneux. Une courte guerre éclate entre les deux républiques et se solde par la division de l’oblast. Celle-ci suit « les frontières naturelles » de la région, c’est-à-dire que les berges des deux lacs ont été annexées par la Kartvélie, dont l’armée s’est arrêtée à la lisière de la forêt Berezovski (« la forêt de bouleaux »), difficile à pénétrer pour la cavalerie motorisée. La séparation entre les berges des lacs Krougloïe et Tchernoïe au sud et la forêt au nord sert alors de frontière artificielle lors du traité de paix signé en 1965. On se met alors à parler d’Ocharov du nord et d’Ocharov du sud.
Malgré les tensions et la Belorovie et la Kartvélie, la forêt Berezovski protège assez efficacement la frontière entre les deux pays ce qui épargne à l’Ocharov une militarisation excessive. La Berezovski est dense et profonde, propice aux échanges et à la contrebande et devient rapidement une porte dérobée entre les deux républiques. Les Ocharovites continuent d’entretenir des liens informels de part et d’autres de la frontière et profitent des différences de législation pour faire du commerce.
En Ocharov du sud, la partie de l’oblast rattachée à la Kartvélie, la population constitue une minorité russophone au sein d’un pays majoritairement géorgianophone. Alors qu’avec la chute des unions communistes l’époque est au retour des nationalismes, cette disparité linguistique passe mal et fragilise la centralité du pouvoir kartvélien. La souveraineté de la Kartvélie reste faible sur cette région et en l’absence de véritable sentiment d’appartenance nationale, le gouvernement fragilisé de Tbilgorod ne parvint jamais à asseoir complètement son autorité sur la région.
De 1965 jusqu’au à la fin du 20ème siècle, le régime socialiste de Kartvélie investit en Ocharov dont elle exploite les lacs pour la pêche et les terres arables pour la culture du blé. L’Ocharov du nord, recouvert de forêt, n’est pas une priorité de la Belorovie qui le délaisse. En conséquence, une partie des populations ocharovites de Belorovie émigrent à cette époque vers le sud de l’oblast où ils sont considérés comme des réfugiés économiques. La Kartvélie instrumentalise ces déplacements de population à des fins de propagande tout en tirant profit du statut de travailleurs détachés et clandestins pour diminuer le coût du travail. Cette politique cynique n’est pas sans créer des tensions entre Ocharovites du sud et du nord, légaux et illégaux.
En 1988, c’est la révolution rose en Kartvélie. L’ocharov reste notoirement éloigné du processus de démocratisation du pays et se contente de suivre cela de loin. La région, toujours à majorité russophone, ne se sent que peu concernée par les politiques centrales du pays qui sont davantage en faveur des populations géorgianophones du sud. L’ocharov conceptualise politiquement à cette époque son besoin d’isolationnisme, se considérant trop comme une proie facile et une variable d’ajustement frontalière entre les différentes puissances de la région, les ocharovites se méfient des déstabilisations de régime et craignent une reprise des conflits.
En conséquence, ce désengagement de la région vis-à-vis du pouvoir central participe également de son ostracisation sur la nouvelle scène politique kartvélienne. En 1994, le gouvernement de Tbilgorod engage une politique de kartvélisation de la région en y important des travailleurs géorgianophones, ce qui est très mal reçu par les locaux. Des troubles s’engagent alors entre ces nouveaux arrivants et les populations russophones qui se rapprochent alors de la Belorovie. La République Populaire se met à financer certains groupuscules révolutionnaires socialistes, officiant depuis la forêt de Berezovski. Prudente, la Kartvélie souhaite éviter d’offrir un prétexte pour une reprise de la guerre, et les ocharovites eux-mêmes sont divisés sur la marche à suivre, craignant de se retrouver une fois de plus entre deux feux.
Pendant un peu moins de vingt ans, la crise reste larvée. La République Populaire de Belorovie soutient indirectement les indépendantistes ocharovites et le Parti Communiste Ocharovite, satellite bélorovien, en espérant réussir à fracturer la Kartvélie et lui arracher le sud de l’oblast, tandis que la République de Kartvélie tente de créer un sentiment d’appartenance national autour des valeurs du libéralisme démocratique. Chaque proposition politique est perçue avec méfiance et divise l’Ocharov qui répond en développant par ailleurs son propre début de sentiment régionaliste. C’est le début timide de la revitalisation nationale ocharovite.
En 2013, la Kartvélie s’engage dans une montée en tension avec l’Estalie au sud. Les deux nations multiplient les menaces diplomatiques, puis militaire. Lorsque l’Ocharov est mis à contribution, la mobilisation passe mal et fait l’objet de contestation au sein de la population. Des jeunes préfèrent disparaitre dans la forêt au nord plutôt que de se laisser engager, ce que les forces socialistes beloroviennes interprètent comme un signal positif en leur faveur.
Lorsque le gouvernement de Tbilgorod tombe, l’Ocharov du nord annonce l’indépendance de l’oblast et dans la foulée, son rattachement à la Belorovie. La faction armée du Parti Communiste Ocharovite pénètre vers le sud dans l’idée de réunifier la totalité de l’oblast. Conscient que cela signifierait une annexion, des indépendantistes ocharovites rallient alors les garnisons de l’armée karvélienne stationnées dans la région et les convainquent de repousser le Parti Communiste Ocharovite. Celui-ci, mal préparé, est rapidement mis en déroute par l’officier Nikita Malikin qui prend la tête des forces locales kartvéliennes.
Il est alors rallié par les forces de la région voisine d’Ozerovsk, à l’est, également menacée par la Belorovie. Face à la menace des forces communistes au nord et la crainte d’une poussée estalienne au sud, des deux oblasts choisissent d’unir leurs forces sous la bannière de Nikita Malikin, promu généralissime de l’armée de libération ocharozérovite. Malikin pénètre dans la Berezovski où, dans un étonnant retournement de situation, le Parti Communiste Ocharovite choisit de s'allier à lui contre la Belorovie. Cette dernière, qui comptait sur le PCO pour légitimer l'annexion de l'Ocharov, est mise en infériorité et renonce à ses prétentions sur la Berezovski. L'Ocharov est officiellement réunifié le 9 mars 2013, un mois après la chute de la Kartvélie.
Ozerovsk
Frontalier du grand lac Molchalivoïe, l’oblast d’Ozerovsk est également héritier de l’Union des Républiques Communistes mais contrairement à l’Ocharov, son territoire n’est pas divisé lors de la chute de l’Union. Il obtient une indépendance très relative, étant frontalier de la République Populaire de Belorovie et demeure tant bien que mal autonome de son puissant voisin en lui concédant d’importants avantages économiques. La présence de la Kartvélie au sud joue également en faveur de l’oblast, qui devient de fait une zone tampon entre les deux républiques et dont l'indépendance est garantie par des traités.
Le Molchalivoïe définit pour beaucoup l'histoire de l'Ozerovsk. Ce lac, le plus grand et profond du monde, contient environ 20% des ressources en eaux douces de la planète et est une manne de ressource quasi inépuisable. Autrefois, la Principauté d'Ozerovsk s'étendait sur toutes les berges du lac. Après une courte phase d’expansion territoriale qui stabilisa ses frontières autour du Molchalivoïe, les frontières de l'Ozerovsk furent grignotées tout au long du Haut Moyen Âge et de la Renaissance par ses différents voisins, réduisant progressivement son contrôle du lac. Le territoire historique de l’Ozerovsk s’étendait autrefois jusqu’au Wielźmin. L’ordre monastique s’est emparé au Moyen-Âge de l’est du lac, entraînant une perte progressive d’influence de l’Ozerovsk jusqu’à sa satellisation complète par les puissances régionales locales et son annexion par l’Union des Républiques Communistes. Aujourd'hui, seule la partie nord ouest du Molchalivoïe appartient officiellement à l'Ozerovsk, bien que l'oblast rappelle occasionnellement ses revendications historiques sur la région.
Isolé au cœur de l'Eurysie orientale, l'oblast d'Ozerovsk, au climat continental, est l'une des régions les plus froide du monde en hiver, les températures pouvant descendre jusqu'à -30°C à -40°C selon la saison. Contrairement à l'Ocharov qui profite de sa proximité avec les forêts, ou des pays plus septentrionaux baignés par l'océan, l'Ozerovsk se trouve à découvert sur le passage des courants aérien du nord qui provoquent chaque année d'importantes chutes de neige. Le lac Molchalivoïe lui même, malgré sa taille, gèle à partir de janvier et il devient alors possible de s'y déplacer à pieds.
Les habitants de l'Ozerovsk sont traditionnellement pêcheurs. L'industrialisation tardive de l'oblast reste marginale et se concentre presque exclusivement sur quelques chantiers navals et sur l'industrie de traitement et de mise en conserve du poisson. L'oblast est également peu peuplé, moins de deux millions d'habitants, ce qui en fait une minorité démographique et économique de l'Ocharov-Ozerovsk. Cette asymétrie n'a pour le moment pas encore causé de tension, les deux oblasts se serrant encore les coudes face aux menaces extérieures, mais des analystes politiques craignent que les disparités entre les deux régions ne finissent par être source de conflits.
Outre ses petits villages de pêcheurs, l'Ozerovsk a également pu profiter d'un début de modernisation sous l'ère communiste, bien que le gros des grands travaux se soient à l'époque concentrés sur la région sur du lac, en Kartvélie. On y trouve, comme en Ocharvo, de grands complexes locatifs, construits parfois un peu artificiellement pour accueillir des travailleurs attendus dans le cadre de la planification centrale. Avec la chute de l'Union, certains de ces ensembles ont perdu leur raison d'être et le secteur de l'immobilier a connu pendant plus de trente ans une pénurie de demande, jusqu'à ce que le gouvernement décide de nationaliser la totalité du parc. Les logements sont, depuis lors, possédés et entretenus par l’État qui les prête à la demande. Cette politique, vestige du communisme, a eu pour effet d'inciter des Ocharovites à venir s'installer en Ozerovsk pour profiter de l'absence de loyer, et la frontière entre les deux oblasts est une zone privilégiée pour les travailleurs détachés, au point que les villes du côté est y connaissent une forte croissance.
Outre le lac Molchalivoïe, l'Ozerovsk est connu pour être assez plat et couvert de taïga. Les forêts y sont moins denses qu'en Ocharov et se comptent plutôt en petits bosquets isolés dans les terres. Le sol est fertile et l'Ozerovsk dispose d'un bon réseau d'irrigation naturel grâce aux nombreuses rivières qui viennent se jeter dans le Molchalivoïe. Comme en Ocharov, les lacs prennent une place importante dans la culture locale, de nombreuses légendes et folklores parlent de monstres lacustres, d'eaux miraculeuses, de villages engloutis et de peuples sous-marins. Aucun des lacs des deux oblasts n'a pu être sondé complètement, ce qui encourage les rumeurs. Le Krougloïe et le Tchernoïe, font chacun aux alentours de 4000 kilomètres carrés, ce qui en fait parmi les plus volumineux lacs du monde. Le Molchalivoïe est pour sa part est douze fois plus grand, avec près de 60 000 kilomètres carrés de superficie et une contenance d'environ 45 000 kilomètres cubes d'eau. Ils sont donc beaucoup trop profonds pour être quadrillés correctement, bien que des équipes de scientifiques s'y emploient depuis des décennies.
A la chute de l'Union en 1963, l'Ozerovsk est rogné par ses voisins et perd plusieurs territoires au nord et à l'est du Molchalivoïe jusqu'à recevoir des garanties de la part de la Belorovie et de la Kartvélie, chacune espérant à terme un rattachement de l'oblast. Celui-ci ne vient pas cependant, l'Ozerovsk parvient à louvoyer entre les loyautés jusqu'à ce que son indépendance devienne un fait difficilement contestable. A rebours de l'Ocharov voisine, l'Ozerovsk ne développe pas de sentiment régionaliste marqué, se considérant toujours comme une portion fédérale de l'Union et sans doute pour ne pas braquer ses voisins. En leur faisant miroiter la possibilité d'un rattachement, l'Ozerovsk préserve son indépendance.
Ce n'est que cinquante ans plus tard, à la chute de la Kartvélie, que l'Ozerovsk craint pour l'intégrité de ses frontières. L'équilibre régional chancelle lorsque l'Ozerovsk apprend que le général Nikita Malikin vient de déclarer l'indépendance de l'oblast d'Ocharov voisin. Alors que les forces de la Bélorovie sont mises en déroute, les états majors des deux oblasts entrent en contact et décident de coopérer. Malikin dépêche des forces dans l'est où des incursions béloroviennes sont repoussées. L'Ocharov et l'Ozerovsk signent alors une déclaration de protection mutuelle, qui se soldera, l'année suivante, par l'alliance des deux territoires sous une forme fédérale.
Ocharov-Ozerovsk, l'OOOO
Parfois surnommé Змея, "le serpent", en raison de sa forme sur la carte, l'Ocharov-Ozerovsk est surtout connu à l'étranger pour ses lacs. Le gros de son économie est centrée sur le secteur lacustre, la pêche, l'exploitation des ressources gazières mais également le tourisme, l'Ocharov-Ozerovsk accueillant chaque année plusieurs milliers de curistes étrangers venus profiter des berges du Molchalivoïe, du Krougloïe et du Tchernoïe.
Le statut de l'oblast unifié évolue rapidement après 2013. D'une simple alliance militaire, elle devient un projet politique en 2014. Le caractère quelque peu précipité de cette unification fait immédiatement l'objet de contestations en interne de part et d'autres de la frontière des deux oblasts mais les dirigeants profitent de la crise militaire en Kartvélie et de la menace belorovienne pour accélérer leur agendas. Un référendum est organisé en septembre 2014 après une courte campagne qui voit triompher le OUI à l'unification fédérale à 63%. Un score en dessous des attentes des politiques.
Le texte étant déjà préparé en amont, le traité d'unification de l'Obedinionnaïa Otcharovsko-Ozerovskaïa oblast (Oblast unifié d'Ocharov-Ozerovsk) est ratifié le 1er octobre 2014. Sa capitale symbolique est Velynsk, petit village situé à la frontière des deux oblasts, mais l'Ozerada, le parlement, est installé à Kamensk, capitale de l'Ocharov, ce qui soulève de l'étonnement en Ozerovsk. Dès cette époque, un mouvement anti-fédéral commence à s'organiser, mais il est fortement combattu par les nouvelles élites politiques de du DOMOVOÏ qui poussent, elles, vers davantage de fédéralisme.
Très investi dans le projet fédéral, le général Nikita Malikin supervise l'union des armées des deux oblasts et prend la tête du Militburo de l'OVO (Obyedinёнnoïe voïsko oblasti), l'Armée unifiée de l’Oblast. L'armée devient en très peu de temps ou outil de communication et de propagande politique au service du projet fédéraliste et unioniste. Elle est présentée comme défenseuse de la liberté des slaves et de leur souveraineté nationale face aux projets politiques socialistes, communistes ou autoritaires étrangers.
Extension fédérale
Tout en déployant une propagande intense en faveur du libéralisme politique, de la démocratie et d'un État social fédéral fort, l'OOOO qui devient plus tard le DOMOVOÏ, ne tarde pas à se tourner vers d'autres territoires dans le but avoué d'agrandir ses frontières en les y rattachant. Son but affiché est le pacifisme et la protection des particularismes et des souverainetés régionales à l'intérieur d'une entité protectrice plus large. Attirés par le projet, deux candidats se déclarent : le Mamikonskaya oblast, la partie est de l'ancienne kartvélie, opposée au coup d’État anarcho-communiste, et la Vedminskaya oblast au sud du lac Molchalivoïe, autrefois rattaché à l'Ozerovsk.
Ces deux oblasts, inquiets face à la menace de l'Estalie et d'un retour des communistes au pouvoir, choisissent de se rapprocher diplomatiquement de l'OOOO qui pousse, en retour, pour une unification rapide. Un jeu d'équilibriste se met alors en place pour faire avancer le projet fédéral tout en ménageant par ailleurs la puissance estalienne voisine. En 2019, le Domovskaya oblast, à l'est de l'Ozerovsk, demande également officiellement le statut d'Oblast partenaire à l'OOOO. Celui-ci lui est accordé en un temps record, révélant a posteriori des tractations officieuses entre les dirigeants de l'OOOO et le Domovsk. L'OOOO intègre finalement le Vedminsk en 2020, également sous le statut d'oblast partenaire. Une forme hypocrite qui entérine le rattachement dans les faits mais sans dire son nom. Au départ le nom de l'Union, l'OOOO, ne fait pas mention de ces deux oblasts supplémentaires. Il les intègrera fin 2020 avec la proclamation du DOMOVOI.
Le statut de l'oblast de Mamikonsk reste trouble. Ancienne part de la Kartvélie, un rattachement au DOMOVOÏ officialiserait la partition du pays, ce que le Mamikonsk, tout comme la Fédération des Communes de Kartvélie, refusent. Le coup d'Etat de 2013 n'est toujours pas reconnu et les morceaux de la Kartvélie déclarent encore souhaiter la réunification du pays, sans s'accorder sur le système à mettre en place. Afin de ne brusquer personne, le Mamikonsk n'est pas officiellement rattachée au DOMOVOÏ, qui revendique pourtant l'oblast dans son nom. Plusieurs traités bilatéraux permettent, dans les faits, au Mamikonsk de partager les institutions avec les autres régions.
Outre pour ménager la menace estalienne, en interne, des voix s'opposent toutefois au rattachement définitif du Mamikonskaya oblast en raison de ses populations géorgianophones, qui formeraient ainsi une minorité au sein du DOMOVOÏ. Un argument complexe au sein des élites du DOMOVOÏ, dont une partie sont issues de la partitions de la Kartvélie et dont le géorgien est la seconde langue.
Vedminsk
L'oblast de Vedminsk s'étale sur la partie sud du lac Molchalivoïe. Contrairement au nord du lac, il est moins boisé et plus montagneux et moins fertile. Les populations y sont davantage pastorales
Domovsk
Le Domovsk est une petite région à l'est de l'Ozerovsk et qui en faisait autrefois partie. La séparation entre les deux oblasts est purement administrative et un héritage pratique de l'Union communiste. Lors de la chute de celle-ci, les deux oblasts sont confrontés à deux réalités politiques différentes : l'Ozerovsk subit la proximité de la Kartvélie et de la Belorovie, qui entrent en concurrence pour obtenir sa loyauté. Le Domovsk en revanche, profite du Wielźmin comme d'une porte d'entrée vers la zone économique de l'océan du nord. Ancienne province russophone, conquise au Moyen-Âge, le Domovsk et le Wielźmin entretienent des relations anciennes malgré les différences culturelles arrivées avec le temps.
Mamikonsk
L'oblast de Mamikonsk se situe au sud -ouest du lac Molchalivoïe. Ancienne frontière orientale de la Kartvélie, il est caractérisé par son relief montagneux. Bien que majoritairement arménophones, ses habitants sont également en partie géorgianophones du fait de leur proximité avec la Kartvélie. A l'est on retrouve également des russophones.
Mentalité de la population :
Les Domovites sont héritiers du brassage entre plusieurs traditions politiques assez incompatibles. La période communiste fédérale s'est terminée avec une fracturation du bloc mais pas la disparition des républiques populaires et socialistes, qui ont simplement opéré un recentrage nationaliste. La sortie du communisme s'est donc faite par étape et non pas brutalement, expliquant la légitimité des partis communistes et socialistes locaux et leur relative popularité. Les idées démocrates et libérales sont assez récentes dans les régions du DOMOVOÏ, ne séduisant réellement que depuis quelques décennies avec la monté du sentiment régionaliste local. Elles sont également vues comme un rempart face aux ingérences communistes et socialistes.
Ainsi, les enjeux idéologiques du DOMOVOÏ répondent à des besoins fonctionnels et incarnent davantage un rapport de force local entre différentes visions géopolitique que de véritables divergences de valeur. L'adhésion à telle ou telle idéologie témoigne ainsi de la volonté de se rapprocher de tel ou tel bloc ou alliance. Le pays n'est de toute façon pas assez riche ou influent pour se permettre de mener des politiques économiques et sociales radicalement différentes et tous les partis proposent en fait la même chose, seuls les moyens d'y parvenir divergent.
Héritiers des révolutions démocratiques et libérales de la Kartvélie, la sensibilité politique majoritaire est globalement démocrate en Ocharov-Ozerovsk. Le Parti Communiste Ocharozérovite, fusion des partis communistes ocharovite et ozeroviste, est néanmoins puissant dans le pays. Les forces du PCO ayant rejoint le général Malikin pour protéger et déclarer l'indépendance de l'oblast, ils jouissent d'une bonne réputation et nombreux sont les citoyens à déclarer leur nostalgie pour l'époque de l'Union des Républiques Communistes, la balkanisation de celle-ci ayant été perçue comme une humiliation et une perte de pouvoir politique. S'il existe une frange autoritaire au sein du PCO, celle-ci est minoritaire et le parti est tendanciellement réformiste.
Les républicains et démocrates orthodoxes plaident pour leur part pour un État stratège aux pouvoirs limités, quand les libéraux souhaitent davantage de désengagement de la puissance publique au profit du marché. Tous les partis insistent toutefois sur la nécessité de protéger les jeunes institutions et de sanctuariser les droits civiques. Quelques voix s'élèvent enfin pour davantage de fédéralisme, notamment dans la partie est du pays, mais celles-ci sont encore marginalisée par la figure populaire de Nikita Malikin et le besoin de rester uni face aux menaces extérieures.
Place de la religion dans l'État et la société :
Après la fin de l'athéisme d’État imposé par le régime communiste, Ocharov revient à l'orthodoxie d’État. Cette décision est toutefois très contestée en interne. Si les démocrates orthodoxes la défende au nom de la revitalisation nationale et des valeurs sociales et traditionnelles du Patriarcat, les libéraux la conteste et souhaiterait un État laïc. La gauche communiste, influente dans l'oblast, défend pour sa part l'athéisme d’État au nom des valeurs de rationalité et du matérialisme dialectique. Si la moitié du pays est croyante, un tiers de la population se déclare également sans religion.
Politique et institutions :
Institutions politiques :
L'Ozerada, littéralement l'Assemblée des lacs, désignait jusque-là le parlement de l'Ocharov-Ozerovsk. Chacun des deux oblasts y élit cinquante députés, sans prise en compte de leurs populations respectives. Cette concession, arrachée à l'Ocharov (oblast le plus peuplé de l'OOOO), a été obtenue en échange que l'Ozerada soit installée sur son territoire et que le nom de l'oblast figure en premier dans le nom du pays.
Avec la fondation du DOMOVOÏ, l'Ocharov obtint que l'Ozerada reste située à Kamensk, sa capitale. L'Ozerada s'ouvre aux deux nouveaux oblasts à l'occasion des élections de septembre 2020, les fédéralistes espérant capitaliser sur le succès des référendums ayant acté le rattachement des oblasts de Domovsk et Vedminsk.
Le Militburo est le haut commandement militaire de l'oblast. Il est la contraction du terme russe Militarnoïe byuro, ou bureau militaire, et est chargé de la sécurité intérieure et extérieure. Placé sous l'autorité du général Nikita Malikin, héros de la libération, il possède toujours des pouvoirs d'exception depuis l'indépendance de l'Ocharov-Ozerovsk.
L'Ozerada et le Militburo travaillent ensemble la plupart du temps. La situation militaire et économique précaire de l'oblast et le prestige de Nikita Malikin perpétuent encore aujourd'hui l'union sacrée autour de sa personne. Tout en prenant régulièrement parti dans la vie politique du pays pour partager sa vision du DOMOVOÏ, Nikita Malikin a plusieurs fois réitéré son respect pour les institutions démocratiques et représentatives.
Principaux personnages :
Le général Nikita Malikin est le président du Militburo, chef des armées, héros de guerre et protecteur de la nation. Officier kartvélien d''origine ocharovite, il repousse les armées belorovites et rallie à lui les forces du PCO, unifiant de fait la nation. Bien qu'il n'ait remporté que quelques petites batailles, la pertinence de ses manœuvres est unanimement saluée et aurait permis, en plus de son charisme et de son sens de la diplomatie, de rallier à lui les populations locales tout en empêchant la progression des forces étrangères dans l'oblast.
Personne très populaire en Ocharov-Ozerovsk, il est perçu comme un acteur capable de dépasser les clivages politiques et de tenir le pays uni derrière sa personne. Il est également salué pour son respect des institutions. Tout le monde a bien conscience que Nikita Malikin était en position idéale pour s'emparer du pouvoir et imposer une dictature, ce qu'il a toujours refusé de faire, purgeant même certains de ses officiers qui suggéraient que l'armée garde pour elle le pouvoir.
Âgé d'une quarantaine d'année en 2013, il progresse aujourd'hui sur sa cinquantaine, ce qui fait de lui un homme relativement jeune et appelé à durer encore dans le temps. Féru de sciences occultes et d'astrologie, il est réputé accorder beaucoup d'importance à l'opinion du clergé orthodoxe et de certains mystiques à la réputation controversée. Son influence, centrale en Ocharov-Ozerovsk, est toutefois moins consensuelle dans les nouveaux oblasts intégrés et la place qu'occupe Malikin dans les institutions fait l'objet de méfiance. Soupçonnés de privilégier la défense des territoires au nord du Molchalivoïe, l'armée du Vemdinsk n'a pas encore ratifié sa fusion avec les forces de l'OVO.

Timofey Lapin est le président de l'Ozerada et chef de la coalition majoritaire, ce qui fait de lui le chef de l’État. Libéral et réformateur, il a été élu sur la promesse de renforcer les institutions politiques, séparer les pouvoirs et offrir à la nation de la stabilité. Il est le produit d'un consensus mou mais volontaire déterminé à faire de l'Ocharov-Ozerovsk un pays sûr malgré les menaces qui pèsent sur lui.
Son parti cherche à attirer en Ocharov-Ozerovsk des capitaux étrangers pour développer l'économie, tout en essayant de ne pas bousculer trop profondément l'équilibre des puissances régional en ménageant l'Estalie voisine. Diplomate et conciliateur, il alterne volontiers de discours selon son auditoire et se montrera ferme face aux risques d'ingérences étrangères et aux revendications territoriales de l'Ocharov-Ozerovsk, tout en rassurant par ailleurs les électeurs inquiets et en donnant des gages aux puissances voisines.
Timofey Lapin est le visage amical d'une jeune élite libérale et démocrate, fortement attaché au projet d'union fédérale, et désireuse de moderniser le pays. Beaucoup de ses penseurs sont apparus en Kartvélie suite à la révolution rose. Bien que plus discrète en Ocharov-Ozerovsk, elle revient sur le devant de la scène à l'occasion de l'indépendance des oblasts qui réveillent le débat politique et la fierté nationale.

Politique internationale :
Le DOMOVOÏ travaille encore, depuis l'indépendance de l'Ocharov-Ozerovsk il y a sept ans, à stabiliser son pays et sécuriser ses frontières. Isolé sur la scène internationale, il se méfie de son voisin estalien rendu responsable du coup d’État en Kartvélie et que le DOMOVOÏ soupçonne de chercher à étendre le périmètre de la révolution au nord. D'autres voisins, plus discrets, comme la Belorovie sont également perçus comme une menace directe. Tout en cherchant à préserver sa souveraineté et l'intégrité de ses frontières, l'Ocharov-Ozerovsk essaye également de nouer de bonnes relations avec ses voisins afin de sanctuariser son indépendance.
Certaines voix poussent cependant pour une extension au nord et à l'est de l'oblast. Des partis politiques ozerovites souhaitent en effet réaffirmer la souveraineté sur le lac Molchalivoïe en poussant jusqu'au Wielźmin. L'appartenance historique de la région à de plus grands ensembles autrefois unifiés donne également de la force aux mouvements panslaves, désireux de se rapprocher de leurs alliés naturels en Eurysie de l'est.
Enfin, le PCO justifie d'une position privilégiée pour négocier avec les puissances anarcho-communistes et socialistes du sud, en Estalie et Kartvélie. Il tente de valoriser son accointance idéologique avec le voisin estalien pour peser dans le champ politique et justifie que la présence d'un parti communiste puissance protège l'Ocharov-Ozerovsk des ingérences étrangères. Il assure être un rempart et une alternative à des propositions politiques plus autoritaires. Le PCO est cependant régulièrement accusé d'être une cinquième colonne de l'étranger.
Tout en progressant prudemment sur le plan intérieur, le DOMOVOÏ ne cache pas son ambition de rattacher à terme davantage d'oblast dans la région afin de former une communauté unie d’États slaves. Ce souhait, porté par différents courants panslaves, de droites comme de gauches, se veut un compromis entre d'une part le projet de fédéralisme communal porté par l'Estalie et la Kartvélie, et d'autre part le retour à des formes archaïques de nationalisme et de régionalisme qui divisent et affaiblissent les oblasts.
Le DOMOVOÏ se définit comme un projet fédéral, respectueux des identités locales et de la démocratie libérale, capable d'articuler la souveraineté des régions avec le besoin de protection militaire. Dans les faits, le rattachement des oblasts à l'OOOO fait l'objet de contestations car bien souvent décidé rapidement, à l'issue de crises politiques ou militaires, et de référendum biaisés. Outre les tensions à ses frontières, le DOMOVOÏ doit batailler pour affirmer la légitimité de l'union face aux courants indépendantistes.
Son acte fondateur, la campagne militaire réussie face à la tentative d'ingérence de la Belorovie, donne également un poids important à l'armée ocharovite, dont la fusion avec celle du reste des oblasts fait encore débat.



