05/10/2020
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Encyclopédie de Saint-Martin

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ENCYCLOPÉDIE
de l'Île de Saint-Martin


Blason de l'Île de Saint Martin ; l'héraldique utilisé est celui de l'Ordre de Malte, entouré des armes du Patriarche de Lisbonne.



SOMMAIRE

Christian-Marie Rouergue du Plessis
Gonfalonier
Île de Saint-Martin
La Nivelle
Martin de Nivelle
Ordre de Saint-Martin
Simon Dupport
5461
Île de Saint-Martin

Une croix de Malte
Le Gonfalon de Saint Martin,
qui sert de drapeau à l'entité administrative


L'Île de Saint-Martin, ou dans sa forme longue le Gonfalon pontifical sur l'île de Saint Martin, est l'un des trois états constitutifs des États papaux de la Sainte Île de Catholagne. À ce titre, l'Île dépend donc du Saint-Siège.

La capitale du Gonfalon et plus grande ville de l'Île est La Nivelle. Sa seule langue officielle est le latin, tandis que la langue vernaculaire est le français, devant l'italien. L'Île compte environ 200 000 habitants, appelés Saint-Martinois, sur une superficie de 4 535 km².

Blason de l'Ordre de Malte. ADMINISTRATION

L'Île de Saint Martin est un état constitutif de la Catholagne depuis la décrétale de 2020 du pape Étienne III, sur la réorganisation de l'administration territoriale de Catholagne. Cette décrétale est à ce jour le seul texte juridique régissant le fonctionnement de Saint-Martin, jusqu'à l'élection d'un premier Gonfalonier. Il stipule que le souverain de l'Île demeure le pape, lequel confie une partie de son pouvoir temporel au Gonfalonier qui doit être élu démocratiquement et appliquer les principes de l'Église. Il doit en outre composer un conseil de trente prieurs reflétant les orientations politique des habitants de l'Île. La définition de la loi fondamentale de Saint-Martin est l'enjeu des élections saint-martinoises de 2020-2021.

Blason de l'Ordre de Malte. HISTOIRE

L'île de Saint-Martin est peuplée dès l'antiquité et fait partie de l'Empire rémien, puis de l'Empire francien au début du Moyen-Âge. Ses habitants sont des celtes continentaux, puis des gallo-romains, et enfin des franciens après l'effondrement du monde rémien. Une Seigneurie de Saint-Martin existe autour de l'an 800, rattachée au duché d'Austrasie.

À partir du treizième siècle, son histoire devient étroitement liée à celle de l'Ordre des Hospitaliers de Jérusalem, connus aujourd'hui sous le nom d'Ordre de Saint-Martin. Le duc d'Austrasie fait don de son fief saint-martinois en 1226, suite à l'effondrement de l'Empire francien, à cet ordre de moines infirmiers de Terre Sainte, qui devient dès lors l'Ordre de Saint-Martin de Jérusalem. C'est sur l'île que les Hospitaliers déplacent leur trésor dès 1232. Après la sixième croisade, la Grande Commanderie de l'Ordre s'installe à Saint-Martin, et n'y bougera plus.

L'effondrement d'autres ordres de moines chevaliers à travers l'Eurysie catholique bénéficient à l'Ordre de Saint-Martin, qui s'enrichit, et par là-même enrichit l'île. La ville de La Nivelle est baptisée d'après son fondateur, Martin Marseillot de Nivelle, grand-maître de l'Ordre, connu pour avoir défendu la Commanderie face aux barbaresques, permettant la construction d'une ville.

Saint-Martin vit ensuite dans le giron de la Catholagne, à laquelle elle est finalement intégré après le crise de l'Ordre, en 1756. Il a été depuis l'un des diocèses de la Catholagne, dirigé par un vicaire général de La Nivelle et sous pouvoir temporel et spirituel du pape, Évêque de Rème. Il s'agissait donc d'une théocratie qui a vécu à l'écart du reste de l'Eurysie, servant d'abri lors des grands conflits qui l'ont embrasée, fidèle à sa tradition hospitalière.

Durant son histoire, Saint-Martin s'est aussi et surtout fait connaître comme un endroit prospère grâce à des dispositions fiscales intéressantes.

Blason de l'Ordre de Malte. ÉCONOMIE ET SOCIÉTÉ

L'île de Saint-Martin est divisée entre La Nivelle et sa province. La ville offre en effet un écosystème semblable à celui de Sancte, où des institutions théologiques attirent depuis longtemps des prélats du monde entier, et où il est d'usage de parler italien. La ville accueille aussi des instituons financières liées au Saint-Siège, ainsi que quelques banques privées. Des sièges sociaux « fantômes » et des représentations diplomatiques prestigieuses où se sont joués quelques événements historiques complètent le tableau.

La province de l'île, en revanche, se rapproche plus d'un pays de l'ouest de l'Eurysie tout ce qu'il y a de plus classique. Elle vit essentiellement de la pêche et du tourisme. La province de Saint-Martin est assez peu urbanisée ; elle compte deux grands ports, Dorémy et Saint-Christophe, situés de part et d'autre du parc naturel des Monts Martes, qui occupent le centre de l'île.

Blason de l'Ordre de Malte. RELIGION

Depuis la décrétale du pape Étienne, Saint-Martin n'est plus une théocratie, mais le catholicisme reste à ce jour la seule religion officielle de l'île. Les paroisses constituent le seul échelon administratif du territoire, et, avant la décrétale, les offices politiques étaient réservés aux frères de l'Ordre. Malgré tout, de nombreux exilés fiscaux ou diplomates vivent à Saint-Martin. Environ 80% de la population est baptisée.

Pour ce qui est de la fréquentation des Églises, les chiffres sont différents. Environ 45% des saint-martinois se rendent à la messe tous les dimanches. Les prélats et les membres de l'Ordre qui s'installent sur l'île dans le cadre de leurs fonctions augmentent cette statistique. Les autres habitants temporaires de la Nivelle le baissent au contraire. La population saint-martinoise "historique" présente quand à elle les caractéristique d'une société dont la déchristianisation est plus modérée que dans d'autres pays, mais n'en demeure pas moins réelle.

Les religieux représentent en tout 19% de la population totale de l'Île, sans compter les membres laïcs de l'Ordre ou des institutions papales. Les institutions religieuses ont en outre joué un rôle prépondérant dans l'histoire de l'île, ce qui explique le nombre de sanctuaires présents sur son territoire.

Blason de l'Ordre de Malte. PAYSAGES







Île de Man
Saint-Christophe
.....................................Irlande
Les Monts Martes
Coutances et sa cathédrale
Dorémy
.....................................la vieille ville de Saint-Malo
La « commanderie neuve » de La Nivelle
Le donjon du château de Saint-Malo
Le donjon de la « vieille commanderie »
.....................................Caen
La Nivelle

Blason de l'Ordre de Malte. SYMBOLES

Le sceau de l'Île,
qui figure sous tous les documents officiels
blason

Le blason de Saint-martin,
avec la croix de Saint-Martin
.

Le Gonfalon de Saint-Martin,
étendard du pape sur l'Île
.

L'Hymne,
officieux, chant à Saint-Martin de Tourres

2992
Ordre de Saint Martin

Une croix de Malte
Le blason de l'Ordre


L'Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint-Martin de Jérusalem et de la Nivelle, plus connu sous le nom d'Ordre de Saint-Martin ou encore Ordre souverain de Saint-Martin, est un ordre religieux catholique et une organisation caritative internationale dépendant du Saint-Siège. Elle est sous l'autorité du pape depuis 1756, date à laquelle ses statuts actuels ont été fixés ; ils ont été revus en 1956 et en 1999.

C'est aujourd'hui une organisation à vocation caritative dont les actions humanitaires sont principalement tournées vers la lutte contre la pauvreté, mais également contre la lèpre et, de façon plus générale, contre la maladie, aidant les enfants, les sans-abri, les handicapés, les personnes âgées et les malades en phase terminale, les lépreux du monde entier sans distinction d'origine ethnique et/ou de religion. Par l'intermédiaire de son corps de secours mondial, Intersecours St Martin, l'Ordre vient en aide aux victimes de catastrophes naturelles, d'épidémies et de guerre et aussi ponctuellement par des missions de secourisme d’urgence lors de catastrophes naturelles, ou d’aide humanitaire envers les réfugiés lors de conflits armés. Il est actuellement présent dans plus de cent vingt pays à travers le monde.

Le siège de l'Ordre se trouve dans la Commanderie Neuve, à La Nivelle, sur l'Île de Saint-Martin, depuis plusieurs siècles. Il bénéficie du droit d'extraterritorialité de la part de la Catholagne, comme la Commanderie. Par ses relations avec un certain nombre d'États, l'Ordre est considéré de facto comme un sujet de droit international public, revendiquant une souveraineté fonctionnelle, différente de la souveraineté étatique. Il a d'ailleurs des ambassades auprès d'une centaine de pays dans le monde.

Sa devise héraldique est, en latin, « Tuitio Fidei et Obsequium Pauperum » (« Défense de la foi et assistance aux pauvres »).

Blason de l'Ordre de Malte. HISTOIRE

Un débat historiographique existe pour savoir si l'Ordre actuel est bien l'Ordre de l'Hôpital qui existait au Moyen-Âge, fondé par les Ospitalarii, les premiers moines hospitaliers servant à l'hospice de Jérusalem. En effet, après la fin du Moyen-Âge, il semble que la plupart des moyens matériels de l'Ordre aient été petit à petit dilapidés, ne restant que la Commanderie de Saint-Martin. Selon certain historien, il se peut aussi que l'Ordre ait éclaté en plusieurs autres à la fin de la période médiévale.

Reste alors l'ordre établi sur l'Île de Saint-Martin, qui est un État indépendant dirigé par ceux qui se revendiquent héritiers des chevaliers hospitaliers. Mais en 1749, alors que l'Ordre n'a plus aucune existence dans le monde, l'empereur platan de Listonie s'approprie le titre de grand-maître, avec l'aval de plusieurs chevaliers de l'Ordre qui l'accompagnent à sa cour. Le Pape ne reconnaît pas cette nomination, et laisse pendant sept ans le siège de grand maître vacant.

Puis en 1756, il place l'Ordre religieux, seul subsistant de l'ancien Ordre, sous la tutelle du Pape. Il nomme alors le dirigeant de l'Île de Saint-Martin grand maître. Cela rassemble définitivement les aspect temporels et spirituels de l'Ordre, mais à un prix, puisque l'Île de Saint-Martin cesse d'être indépendante. Les statuts définis par la Papauté donnent à l'Ordre sa souveraineté fonctionnelle, par opposition à la souveraineté étatique, mais placent l'Île de Saint-Martin sous administration de la Catholagne.

Au cours du XIXe siècle, l'Ordre poursuit sa vocation hospitalière. Au milieux de conflits toujours plus meurtrier, les ambulanciers de l'Ordre s'engagent auprès des victimes des guerres. En 1956, au bicentenaire de la Charte, les statuts de l'Ordre sont revus : celui-ci devient définitivement une organisation caritative internationale. Des associations en droit local sont créés dans de nombreux pays, ainsi que des hôpitaux.

Par coutume, la plupart des postes de décision de Saint-Martin, à l'exception du vicaire général qui gouverne l'Île et représente le Pape, sont attribués depuis 1756 à des membres de l'Ordre, qui exerce de facto un fort contrôle sur l'île, bien que celle-ci ne relève pas officiellement de son territoire. En 2020, le pape Étienne III abolit le régime de gouvernance de l'Île, ce qui menace l'emprise de l'Ordre à Saint-Martin.

Blason de l'Ordre de Malte. GOUVERNANCE

L'Ordre est reconnu comme souverain par le Saint-Siège, même si c'est au Pape que revient le droit de nommer les grands-maîtres.

Les travaux de l'Ordre sont régis par sa Charte constitutionnelle et son Code.

Le grand maître est le chef de l'Ordre et gouverne à la fois en tant que « souverain » et supérieur religieux. Il a « droit aux prérogatives et honneurs souverains ainsi qu'au titre d'« Altesse Très Éminente » (article 12). Il est élu pour un mandat de dix ans et peut être réélu pour un second mandat, mais ne peut exercer aucun mandat au-delà de l'accomplissement de sa 85ème année (article 13, §2). Le grand maître actuel est Frère Christian-Marie Rouergue du Plessis.

Giacomo Dalla Torre del Tempio di Sanguinetto
Frère Christian-Marie Rouergue du Plessis

Le grand maître est élu par le Conseil complet d'état, à partir d’une liste de trois candidats proposée par le chapitre des profès. Le candidat qui obtient la majorité absolue des présents est élu. La présence de la majorité absolue des électeurs est requise.

Le Chapitre général est l'organe suprême de l'Ordre. Il peut apporter des modifications à la Charte constitutionnelle et au Code. Il protège le charisme de l’Ordre, vérifie l’état du patrimoine et oriente les grandes relations internationales. Il élit les titulaires des quatre hautes charges et quatre conseillers du Souverain conseil. En plus, il élit les sept membres de la Chambre des comptes.

Le Souverain conseil est le principal organe directeur de l'Ordre. Il se réunit au moins six fois par an au siège de l'Ordre sur la demande du grand maître. Il assiste le grand maître dans la gouvernance de l'Ordre qui gère les affaires courantes.


Pour en savoir plus : Ordre de Malte sur Wikipédia (source de cette page)
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