République de Costa Verde

Généralités :
Nom officiel : République de Costa Verde (en espagnol : República de Costa Verde)
Nom courant : Costa Verde
Gentilé : Costaverdien, costaverdienne (forme commune)
Inspirations culturelles : Amérique latine (Panama, Costa Rica) et communauté indigène d'Amazonie
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Espagnol (arobelano ?)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Quezaltèque, pelegustos, chibura, bauzayes et pelemakas (langues autochtones)


Drapeau d'État de la République de Costa Verde
Devise officielle : Dum Spiro Spero (« tant que j’expire, j’espère »)
Hymne officiel : O Costa Verde ( « Ô Costa Verde »)
Monnaie nationale : IMA (de la « Zone IMA »)
Régime politique : République unitaire à régime présidentiel
Capitale : San Pedro Luis (« Saint Pierre Louis »)
Autres villes majeures :
- Palonga
- Tucaray
- Urapá
- Santa Teresa de los Verde
Population : 22 780 000 habitants
Aperçu du pays :

Présentation du pays :
Les Costaverdiens reprĂ©sentent environ 22 780 000 habitants, majoritairement dĂ©finis comme coloured (ou « mĂ©tis ») : la plupart d’entre eux sont des descendants des populations espagnoles installĂ©es Ă l’époque de la colonisation, qui se sont, au fur et Ă mesure des gĂ©nĂ©rations, mĂ©tissĂ©es avec les communautĂ©s autochtones qui ont toujours vĂ©cu sur ces terres. Cette mixitĂ© donne un caractère particulier Ă la sociĂ©tĂ© costaverdienne, qui est Ă la fois profondĂ©ment enracinĂ©e dans certaines valeurs catholiques et clairement eurysienne, mais Ă©galement marquĂ©e par un fort exotisme et des traditions locales, hĂ©ritages des communautĂ©s indigènes. Nation multiculturelle, la Costa Verde abrite Ă©galement encore des sociĂ©tĂ©s autochtones dites « prĂ©servĂ©es », qui disposent d’un statut reconnu par la Constitution et de territoires autonomes, les fameuses « CAI » (de l’espagnol : Comunidad AutĂłnoma IndĂgena, soit « CommunautĂ© autonome indigène »).
Les premières traces d’occupation humaine du territoire costaverdien actuel remontent à plus de 12 000 ans, selon les découvertes archéologiques récentes. À partir du IIe millénaire avant notre ère, on assiste à la naissance de plusieurs communautés agricoles qui prendront, à partir des années 800, la forme de villages tribaux. Cette société précoloniale, partiellement isolée de ses voisins par les terrains accidentés, est boulverser par l'arrivé des conquistadors de l'Empire d'Arobelas le 1er août 1492 : les indigènes située sur les rives, qui aceuillent pacifiquement les colons arobelanos lors de leur arrivé, doivent rapidement quitté les côtes face à la puissance militaire des armes eurysiennes. La nouvelle colonie de "San Alfonso" - car découverte le jour de la Saint Alphonse - adoptera rapidement le surnom de "Côte Verte", donnez selon les récits par les colons du fait de l'épaisse forêt tropicale qui la recouvre et deviendra officiel lors de l'indépendance, en 1863 avec la guerre des cents jours. Après son indépendance, la Costa Verde s’organise en une République, d’abord très élitiste avec un suffrage censitaire, avant que la « révolution des fleurs » ne renverse, en 1928, le gouvernement conservateur. Les espoirs de changement nés de cette révolution ne portèrent guère leurs fruits et un régime militaire fut installé en 1931 pour faire face au désordre ambiant, jusqu’à ce que les premières élections libres aient lieu en 1954, avec un transfert pacifique du pouvoir de l’armée au pouvoir civil. Si la Costa Verde a depuis encore connu quelques périodes d’instabilité chronique et de crise politique, la situation a tendu à se stabiliser, notamment à partir des années 1980, avec un fort développement économique, notamment lié à l’accroissement du tourisme de masse.
L’économie nationale est dominée par les secteurs du tourisme, des services et de l’agriculture. Le tourisme, qui s’est imposé à partir des années 1980 et connaît une croissance continue depuis les années 2000, a également favorisé l’émergence du secteur des services, qui est aujourd’hui au cœur des activités costaverdiennes. L’agriculture, qui occupait une place centrale au moment de la colonisation, continue de constituer une part significative de l’économie : qu’elle soit traditionnelle (au sein des communautés indigènes) ou « moderne » (au sein des collectivités agricoles), celle-ci est à la fois nourricière pour la population, mais également une importante source de revenus à l’exportation. La Costa Verde compte également d’autres secteurs d’activité, comme la sylviculture ou l’industrie conventionnelle, qui sont toutefois plus secondaires.
La Constitution de la République de Costa Verde (en espagnol : Constitución de la República de Costa Verde) définit l’État comme un régime présidentiel, où le président de la République exerce le pouvoir exécutif en tant que chef de l’État et chef du gouvernement. L’Assemblée législative (en espagnol : Asamblea Legislativa de la República de Costa Verde) est organisée en une chambre unique qui dispose du pouvoir législatif, tandis que le pouvoir judiciaire est assuré, à sa plus haute échelle, par la Cour suprême de Justice (en espagnol : Corte Suprema de Justicia de la República de Costa Verde).
La population costaverdienne :
De l'autre côté, les « communautés indigènes » (ou « communautés autochtones ») regroupent, sous cette appellation unique, les peuples pelegustos, quezaltèques, chiburas, nauzayes et pelemakas. Ces peuples bénéficient d'un statut particulier, d'une autonomie au sein de la République et disposent pleinement de leur citoyenneté, tout en étant exclus du service militaire obligatoire (ce qui n'est pas sans engendrer des tensions). Si la plupart des sociétés autochtones vivent aujourd'hui en harmonie avec le monde moderne, tout en préservant certaines de leurs traditions culturelles, certains peuples, tels que les tribus pelegustos, vivent en autarcie presque complète et refusent les contacts avec les étrangers. D'autres, comme les pelemakas, sont plus ouverts sur le reste de la population costaverdienne, mais continuent de vivre selon un mode de vie précolonial. Bien entendu, il faut convenir que ces définitions sont une « généralité » et qu'il existe des exemples de communautés quezaltèques qui ne vivent plus dans leurs territoires, mais bien dans les grandes villes costaverdiennes.
Si, aujourd'hui, l'on considère que ces deux populations vivent en bonne intelligence et qu'il n'existe plus d'opposition frontale entre les deux, il n'en fut pas toujours ainsi : sans compter la période coloniale, où les populations autochtones ne sont ni reconnues ni considérées, les premières décennies de la République de Costa Verde sont marquées par une forte ségrégation et une tentative d'intégrer les communautés indigènes au sein de la société nationale. Cette période sera marquée par de violents affrontements, qui ne prendront fin qu'à l'aube du XXe siècle, où le clergé catholique débute des campagnes de tolérance. Le gouvernement militaire instauré durant les années 1930 accorde aux communautés indigènes le statut de citoyens, mais ce n'est qu'avec l'adoption de la Constitution de 1955 que les peuples natifs sont officiellement reconnus et qu'une autonomie leur est pleinement accordée sur les terres dont ils disposent. Un travail de mémoire est entrepris dès 1996, mais les crimes et préjudices subis depuis la colonisation ne seront reconnus par l'État costaverdien qu'en 2008.
Un cas particulier est à noter : si la plupart des communautés autochtones reconnaissent (de facto ou de jure) la République de Costa Verde, un groupe armé actif depuis 1977, nommé « Armée quezaltèque de libération nationale » (ou EQLN, de l'espagnol : Ejército Quezaltéco de Liberación Nacional), cherche à obtenir l'indépendance des territoires quezaltèques de la communauté autonome indigène (CAI) de Nayara, où il est situé.
Place de la religion dans l'État et la société :
De nos jours, le christianisme (et plus précisément le catholicisme) est encore la religion d'une grande majorité de la population selon les derniers recensements. Le catholicisme joue un rôle important dans la vie sociale des Costaverdiens et demeure un repère pour les mœurs. Cependant, bien que sa pratique soit courante, il n'adopte guère une forme conservatrice et la plupart des membres du clergé sont plutôt favorables à l'ouverture et au dialogue interreligieux. On assiste également, depuis les années 1990, à une renaissance des « croyances anciennes » chez certaines populations autochtones qui se détournent de l'Église chrétienne pour favoriser cette néoreligion, qui puise à la fois dans les mythes propres aux populations natives, mais également dans certains traits propres à des coutumes extérieures au foyer culturel costaverdien.
Du côté de l'État, la République de Costa Verde a adopté une position ambiguë : à l'origine, reconnaissant l'Église catholique comme religion d'État lors de sa proclamation, le gouvernement provisoire installé à la suite de la Révolution des fleurs en 1928 a suspendu cette reconnaissance, qui n'a pas été reprise dans le texte suivant. Cependant, la République de Costa Verde fait toujours de nombreuses références à Dieu dans ses textes constitutionnels et législatifs, et dispose d'un concordat régissant la pratique du catholicisme sur son territoire national et ses relations avec l'Église catholique. La liberté religieuse est garantie par la Charte costaverdienne de garantie des droits et des libertés, qui est incluse dans la Constitution de la République. Le blasphème est cependant toujours considéré comme un délit dans le Code national.
Politique et institutions :
Institutions politiques :

Les principales institutions politiques de la République de Costa Verde sont :
- La présidence de la République, appellation qui regroupe le président de la République et le vice-président de la République. Le président de la République est le chef de l'État et le chef du gouvernement : il nomme les ministres, assure la conduite des activités de l'État et de son administration et dispose du pouvoir exécutif et militaire. La vice-présidence, quant à elle, est la seconde force politique de l'exécutif et assure certaines missions subalternes de la présidence.
- L'Assemblée législative est la chambre unique du Parlement costaverdien, composée de 120 sièges de députés. Elle vote le budget national et les lois, et contrôle l'activité de l'exécutif. Sur l'ensemble de ses sièges, 15 sont réservés à la représentation des communautés indigènes, selon des circonscriptions électorales spécifiques.
- La Cour suprême de Justice constitue la plus haute institution de l’ordre judiciaire. Elle constitue à la fois une cour de cassation, mais également « le tribunal de dernier ressort ». Elle approuve (ou refuse) les condamnations à mort décrétées par les tribunaux et est également compétente pour se prononcer en cas de litige administratif.
Enfin, séparé de l'organisation tricéphale du pouvoir public, le Conseil constitutionnel de la République de Costa Verde gère les demandes relatives à la modification de la Constitution par l'Assemblée législative et s'occupe des affaires liées à la préservation des droits fondamentaux des citoyens costaverdiens.
L'aspect « thĂ©orique » du rĂ©gime unitaire de la RĂ©publique de Costa Verde repose principalement sur son organisation administrative : si les trois dĂ©partements (Cayana, San Pedro Luis et Nueva Bahia) qui composent le territoire national disposent effectivement d'assemblĂ©es dĂ©libĂ©ratives, elles n'ont presque aucune prĂ©rogative particulière. Ă€ l'inverse, les CAI (de l’espagnol : Comunidad AutĂłnoma IndĂgena, pour « CommunautĂ© autonome indigène ») de Nagapa et de Quezal disposent d'une autonomie renforcĂ©e, avec la capacitĂ© d'Ă©tablir leur propre fiscalitĂ© et rĂ©glementation afin de prĂ©server les traditions et les modes de vie des sociĂ©tĂ©s autochtones qui peuplent l'arrière-pays.
Formations politiques :
Nation multipartiste, le paysage politique de Costa Verde se distingue de bon nombre de nations par son nombre réduit de formations et de partis qui concourent aux activités et à la vie institutionnelle. À droite de l’échiquier politique, les Démocrates costaverdenses (en espagnol : Demócratas Costaverdianos) constituent une force nationaliste, favorable au libéralisme économique tout en demeurant très regardante sur la préservation des valeurs traditionnelles de la société costaverdienne. Plus au centre, l’Union sociale-libérale (en espagnol : Unión Socioliberal) s’est imposée au fil des années comme l’une des forces politiques majeures, avec un programme mêlant à la fois le libéralisme et la préservation des acquis sociaux, tout en favorisant le courant démocrate-chrétien.
Du côté du centre-gauche, toujours challenger de l’USL, l’Électorat solidaire et indépendant (en espagnol : Electorado Solidario e Independiente) propose une alternative plus protectionniste, favorable à la social-démocratie et au progressisme, tandis que la Coopération sociale costaverdienne (en espagnol : Cooperación Social Costaverdense), elle aussi social-démocrate et progressiste, s’aligne sur un programme résolument écologiste. Enfin, tout à gauche du spectre politique officiel, l’on trouve la Force alternative citoyenne (en espagnol : Fuerza Alternativa Ciudadana), résolument socialiste, prônant une forme de christianisme de gauche tout en défendant les « droits des populations autochtones ».

Il est à noter que les idées défendues par ces cinq partis politiques ne sont pas toujours aussi restreintes par leurs convictions idéologiques ; on parle même parfois de « flexibilité costaverdienne » (en espagnol : Flexibilidad costaverdense) au sein du paysage politique. Par exemple, le gouvernement actuel est constitué d'une entente entre l'Union sociale-libérale (USL) et l'Électorat solidaire et indépendant (ESI), deux partis qui sont théoriquement en opposition radicale sur les plans économiques (libéraliste et protectionniste). Par ailleurs, si l'USL est traditionnellement admise comme un parti de centre ou de centre-droit, ses positionnements politiques la classent plus régulièrement du côté du centre-gauche.
Enfin, en dehors de ses « grands partis », la République de Costa Verde reconnaît également des « associations politiques » qui ne concourent pas à l'exercice du pouvoir, à l'image de l'Assemblée de l'Union native (en espagnol : Asamblea de la Unión Nativa), un regroupement délibératif censé représenter les différentes communautés autochtones auprès des institutions de l'État.
Principaux personnages :
Co-listière avec le président Morino lors de la dernière élection présidentielle qui s'est tenue en 2017, Madame Matilda Neves n'est, elle, pas associée aux idées libérales du chef de l'État, car secrétaire générale de l'ESI (l'Électorat solidaire et indépendant), avec qui l'USL s'est associée — une nouvelle fois — lors de la présidentielle. Si elle ne dispose pas de larges prérogatives exécutives du fait de son statut de vice-présidente de la République de Costa Verde (en espagnol : Vicepresidente de la República de Costa Verde), elle reste la seconde figure de l'exécutif et la successeure désignée en cas de démission ou de décès du président Morino.

Ces deux figures de l'État costaverdien ont des personnalités bien opposées : César Morino est souvent perçu comme un « show-man » « haut en couleur » qui n'hésite pas à se mélanger au peuple, tout en faisant, de temps à autre, les gros titres des journaux pour ses frasques et dérapages incontrôlés. De son côté, Madame Neves apparaît plus réservée, calme et parfois froide. Elle est l'autre balance de la présidence et tente de reprendre la main pour rattraper le président Morino quand ce dernier devient trop fantasque. En dépit de cela, les frasques du président Morino contribuent en partie à sa popularité, notamment auprès de l'électorat le plus jeune, tandis que la vice-présidente Neves est davantage favorisée par les milieux plus raisonnés.
Cette dualité à la présidence a fait naître des rumeurs selon lesquelles l'entente entre le président de la République et sa vice-présidente serait très orageuse, voire rompue. La porte-parole de la présidence de la République a toutefois déclaré plusieurs fois auprès des journalistes que « Monsieur le président et Madame la vice-présidente entretiennent des relations constructives, répondant à l'intérêt exprimé par le peuple costaverdien ».
Politique internationale :

Au début des années 2000, l'arrivée à la présidence de membres de l'Union sociale-libérale favorisa une sortie de la République de Costa Verde d'une neutralité active vers une forme plus passive : si des sujets internationaux sont abordés par le mouvement gouvernemental social-libéral, ils sont rarement très clivants et ne remettent guère en question la position costaverdienne au sein du concert des nations. Cette période est également marquée par la volonté de la nation costaverdienne d'intégrer les organisations et les projets régionaux, et de favoriser des relations de bon voisinage avec les États aleuciens et paltoterrans.