
Afin de garantir le respect des droits constitutionnels qui sont garantis aux citoyens costaverdiens, mais également de vérifier la conformité des décrets et des lois adoptés par les institutions nationales, la nation costaverdienne dispose du Conseil constitutionnel de la République de Costa Verde (en arobelano : Consejo Constitucional de la República de Costa Verde), organisme indépendant qui est composé de dix membres. Il peut être saisi par les institutions, mais également par les citoyens eux-mêmes, après dépôt d'un recours devant obtenir l'approbation d'au moins dix mille citoyens inscrits sur les listes électorales.
Les pouvoirs établis par la Constitution et la loi définissent une séparation entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire :
- Le pouvoir exécutif est exercé par la Présidence de la République de Costa Verde (en arobelano : Presidencia de la República de Costa Verde), qui est composée du président constitutionnel de la République (en arobelano : Presidente constitucional de la República de Costa Verde) et d'un vice-président constitutionnel de la République (en arobelano : Vicepresidente constitucional de la República de Costa Verde), les deux étant élus comme colistiers lors des élections présidentielles. La nation costaverdienne n'est cependant pas une diarchie : le président de la République est l'unique chef de l'État et chef du gouvernement ; il nomme et révoque les ministres et les autres membres du gouvernement. La vice-présidence est essentiellement un rôle de conseil et « d'adjoint » du chef de l'État, bien qu'elle dispose de certaines prérogatives ;
- Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée législative (Asamblea Legislativa de la República de Costa Verde), qui constitue le parlement national, organisé en une chambre monocamérale de cent vingt députés élus au vote populaire selon les circonscriptions électorales, suivant le principe de la démocratie représentative. L'Assemblée législative débat, vote et révise les lois, adopte le budget et surveille l'activité du gouvernement par le biais de diverses commissions correspondant à leur équivalent ministériel.
- Le pouvoir judiciaire est exercé par les tribunaux, dont le régime et l'organisation sont définis par un chapitre constitutionnel et par la loi. On trouve ainsi des tribunaux de première et de seconde instance, mais également des tribunaux traditionnels, opérant dans les communautés indigènes et compétents pour certaines dispositions du droit coutumier. Au sommet de cette pyramide institutionnelle se trouve la Cour suprême de Justice (en arobelano : Corte Suprema de Justicia de la República de Costa Verde), qui constitue la plus haute institution judiciaire, disposant des prérogatives d'une cour de cassation, d'un tribunal administratif, mais également d'un pouvoir décisionnel en matière de crimes graves, d'atteintes à la sécurité de l'État ou de délits commis par des responsables politiques durant l'exercice de leur mandat.
Après des années passées sous un régime bipartite à la sortie de sa période coloniale et un régime militaire des années 1930 à 1950, la nation costaverdienne a su se construire sur des principes démocratiques qui sont de nos jours particulièrement ancrés dans la société : le pluralisme politique est ainsi au centre des institutions nationales et celles-ci sont particulièrement suivies par les citoyens, qui ont l'obligation constitutionnelle de voter lors des élections. Outre les partis et associations idéologiques et une série de principes qui leur sont propres, l'Église catholique — également appelée « Église catholagne » — a toujours joué un rôle central dans la vie sociale et traditionnelle costaverdienne, débordant ainsi sur la vie politique et créant une forme de lobby qui est toujours très actif de nos jours.
Territorialement, le pouvoir repose sur le principe de l'organisation centrale des institutions dĂ©mocratiques : les trois dĂ©partements (en arobelano : Departamentos) qui composent ainsi la nation costaverdienne disposent d'une prĂ©sidence et d'une assemblĂ©e dĂ©libĂ©rative, mais n'ont qu'une marge de manĹ“uvre et une autoritĂ© limitĂ©es par l'État central. Il existe cependant une entorse Ă ce principe avec les communautĂ©s autonomes indigènes (en arobelano : Comunidades autĂłnomas indĂgenas), qui disposent de prĂ©rogatives renforcĂ©es, de leurs propres institutions exĂ©cutives et lĂ©gislatives, qu'elles Ă©tablissent de manière autonome, tout comme leur rĂ©gime de fiscalitĂ©, ainsi que certaines rĂ©glementations concernant l'Ă©cole, la santĂ©, la sĂ©curitĂ©, la vie sociale et culturelle, ainsi que les activitĂ©s Ă©conomiques. Les « CAI » ne disposent cependant pas du pouvoir de remettre en cause leur appartenance Ă la nation costaverdienne, et l'État dispose d'un certain nombre de leviers afin d'assurer son contrĂ´le sur les communautĂ©s.