13/12/2020
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🏦| Instituciones y vida política

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Panorama large du « nouveau » bâtiment de l’Assemblée législative costaverdienne, lors de son inauguration en 1971 à San Pedro Luis. À la fois centre politique de l’État et lieu touristique incontournable de la capitale, le bâtiment figure parmi les dernières traces de l’ancienne ville, antérieure à son développement sans précédent au cours des années 1980-1990.
INSTITUCIONES Y VIDA POLĂŤTICA
INSTITUTIONS ET VIE POLITIQUE DE LA RÉPUBLIQUE DE COSTA VERDE

La nation costaverdienne est définie par la Constitution de la République (en arobelano : Constitución de la República de Costa Verde), adoptée en 1955 et qui constitue le troisième texte fondamental de son histoire et la définit comme une République unitaire, démocratique, libre et souveraine, bâtie sur le principe de la démocratie sociale représentative, exprimant la souveraineté populaire. La République repose sur quatre principes fondamentaux, qui ne sont définis par aucun texte de loi : la souveraineté, la citoyenneté, le pluralisme et les valeurs sociales et humaines. Enfin, il est établi que la République de Costa Verde repose sur des représentants élus au vote populaire qui exercent le pouvoir de l'État selon le principe d'un régime présidentiel.

Afin de garantir le respect des droits constitutionnels qui sont garantis aux citoyens costaverdiens, mais également de vérifier la conformité des décrets et des lois adoptés par les institutions nationales, la nation costaverdienne dispose du Conseil constitutionnel de la République de Costa Verde (en arobelano : Consejo Constitucional de la República de Costa Verde), organisme indépendant qui est composé de dix membres. Il peut être saisi par les institutions, mais également par les citoyens eux-mêmes, après dépôt d'un recours devant obtenir l'approbation d'au moins dix mille citoyens inscrits sur les listes électorales.

Les pouvoirs établis par la Constitution et la loi définissent une séparation entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire :
  • Le pouvoir exĂ©cutif est exercĂ© par la PrĂ©sidence de la RĂ©publique de Costa Verde (en arobelano : Presidencia de la RepĂşblica de Costa Verde), qui est composĂ©e du prĂ©sident constitutionnel de la RĂ©publique (en arobelano : Presidente constitucional de la RepĂşblica de Costa Verde) et d'un vice-prĂ©sident constitutionnel de la RĂ©publique (en arobelano : Vicepresidente constitucional de la RepĂşblica de Costa Verde), les deux Ă©tant Ă©lus comme colistiers lors des Ă©lections prĂ©sidentielles. La nation costaverdienne n'est cependant pas une diarchie : le prĂ©sident de la RĂ©publique est l'unique chef de l'État et chef du gouvernement ; il nomme et rĂ©voque les ministres et les autres membres du gouvernement. La vice-prĂ©sidence est essentiellement un rĂ´le de conseil et « d'adjoint » du chef de l'État, bien qu'elle dispose de certaines prĂ©rogatives ;
  • Le pouvoir lĂ©gislatif est exercĂ© par l'AssemblĂ©e lĂ©gislative (Asamblea Legislativa de la RepĂşblica de Costa Verde), qui constitue le parlement national, organisĂ© en une chambre monocamĂ©rale de cent vingt dĂ©putĂ©s Ă©lus au vote populaire selon les circonscriptions Ă©lectorales, suivant le principe de la dĂ©mocratie reprĂ©sentative. L'AssemblĂ©e lĂ©gislative dĂ©bat, vote et rĂ©vise les lois, adopte le budget et surveille l'activitĂ© du gouvernement par le biais de diverses commissions correspondant Ă  leur Ă©quivalent ministĂ©riel.
  • Le pouvoir judiciaire est exercĂ© par les tribunaux, dont le rĂ©gime et l'organisation sont dĂ©finis par un chapitre constitutionnel et par la loi. On trouve ainsi des tribunaux de première et de seconde instance, mais Ă©galement des tribunaux traditionnels, opĂ©rant dans les communautĂ©s indigènes et compĂ©tents pour certaines dispositions du droit coutumier. Au sommet de cette pyramide institutionnelle se trouve la Cour suprĂŞme de Justice (en arobelano : Corte Suprema de Justicia de la RepĂşblica de Costa Verde), qui constitue la plus haute institution judiciaire, disposant des prĂ©rogatives d'une cour de cassation, d'un tribunal administratif, mais Ă©galement d'un pouvoir dĂ©cisionnel en matière de crimes graves, d'atteintes Ă  la sĂ©curitĂ© de l'État ou de dĂ©lits commis par des responsables politiques durant l'exercice de leur mandat.

Après des années passées sous un régime bipartite à la sortie de sa période coloniale et un régime militaire des années 1930 à 1950, la nation costaverdienne a su se construire sur des principes démocratiques qui sont de nos jours particulièrement ancrés dans la société : le pluralisme politique est ainsi au centre des institutions nationales et celles-ci sont particulièrement suivies par les citoyens, qui ont l'obligation constitutionnelle de voter lors des élections. Outre les partis et associations idéologiques et une série de principes qui leur sont propres, l'Église catholique — également appelée « Église catholagne » — a toujours joué un rôle central dans la vie sociale et traditionnelle costaverdienne, débordant ainsi sur la vie politique et créant une forme de lobby qui est toujours très actif de nos jours.

Territorialement, le pouvoir repose sur le principe de l'organisation centrale des institutions démocratiques : les trois départements (en arobelano : Departamentos) qui composent ainsi la nation costaverdienne disposent d'une présidence et d'une assemblée délibérative, mais n'ont qu'une marge de manœuvre et une autorité limitées par l'État central. Il existe cependant une entorse à ce principe avec les communautés autonomes indigènes (en arobelano : Comunidades autónomas indígenas), qui disposent de prérogatives renforcées, de leurs propres institutions exécutives et législatives, qu'elles établissent de manière autonome, tout comme leur régime de fiscalité, ainsi que certaines réglementations concernant l'école, la santé, la sécurité, la vie sociale et culturelle, ainsi que les activités économiques. Les « CAI » ne disposent cependant pas du pouvoir de remettre en cause leur appartenance à la nation costaverdienne, et l'État dispose d'un certain nombre de leviers afin d'assurer son contrôle sur les communautés.
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