16/12/2020
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Atlas de toute l'Histoire

392
ENCYCLOPÆDIA CELTICA



Au nom de Sa Majesté le Roi du Royaume-Uni du Kentware et de Norfolkland,
le bon Edouard VIII,
l’Académie Royale a l’insigne honneur de présenter son encyclopédie
ou le
Dictionnaire des Arts, des Sciences et de la Littérature.


Publication originale en 1765
par
la Society of Literary Gentlemen.


Logo encyclopædia celtica


MMXX.

VOL. I.
ATLAS DE TOUTE L’HISTOIRE.




Les gentilhommes rédacteurs

John F. Cornwell, Sir Charles Norgate et William A. Constable.
368
TABLE
DES
MATIÈRES

Pour le confort de nos chers lecteurs, nous avons prit soin de trier cette table par grande famille afin de simplifier votre quête légitime de recherche d’information. Cette classification est intégralement alphabétique, que ce soit dans la triage des familles ou des sous-familles ce qui en facile d’autant plus l’assimilation et la compréhension tout en réduisant l’effort de recherche à fournir.

doigt Préambule.
3076
ATLAS DE TOUTE L’HISTOIRE

Préambule
L’histoire du Royaume-Uni du Kentware et de Norfolkland est assez longue, riche et dont la vertue ne saurait être considérée que sous un prisme partisan. Si l’historien n’a que pour unique mission de transmettre le savoir qu’il acquiert par la recherche tout en se dédouanant de toute lecture politique de l’événement, il n’est absolument pas possible de nos jours de se revendiquer comme neutre, la neutralité n’appartenant qu’à Dieu. Les gentilhommes historiens et chercheurs ayant travaillés à ce compendium, l’ont fait dans la plus pure tradition objective dont l’Encyclopædia Celtica fait preuve depuis maintenant plusieurs siècles. Nulle n’est besoin de chercher à enseigner un message politique, Nous, gentilhommes historiens, ne sommes que des passeurs.
Fort de ce contexte, il convient d’admettre que les événements survenus au cours de l’histoire de l’empire kentois ne sont ni bons, ni mauvais. Premièrement parce que les juger aujourd’hui reviendrait à se confondre à un insupportable présentisme dont il faut, par tous les moyens possible, s’extirper en qualité d’historien. Deuxièmement parce que l’histoire n’est pas mémoire. Son but n’est invariablement pas le même sans qu’il soit pour autant possible de pleinement dissocier les deux. Si par de trop nombreuses occurences diverses personnalités ou communautés ont fait de l’histoire un devoir de mémoire, tordant parfois la réalité pour répondre aux besoins d’un roman écrit au service de causes auxquelles nous laisserons le choix aux intéressés d’y prêter attention ou non, il est pourtant tout a fait possible d’accorder histoire et mémoire. La mémoire, comme chacun sait, est empreinte de subjectivité qu’elle soit individuelle ou collective. Cette subjectivité doit servir un devoir de souvenir et en cela, la mémoire est très souvent partielle et partiale. Tandis que l’histoire, elle, nécessite une analyse critique brute et distanciée des faits passés. En cela, elle est censée relever de l’objectivité de l’historien.
Mais évidemment, la mémoire est un matériau primaire pour l’historien et c’est pour cela que jamais nous ne devons l’ignorer. C’est pour cela que ces deux disciplines s’accordent et, à dire vrai, cela est largement préférable. Laisser l’histoire seule agir c’est laisser la deshumanisation du passé sans nécessairement être capable d’en tirer des conclusions. De préférence les bonnes. De l’autre côté, c’est risquer de voir l’émergence d’une mémoire nationale partielle et partiale — donc — tandis qu’un irrésistible travail de communautarisation s’exercerait avec chaque communauté et son histoire dramatique cherchant à s’ériger en premier martyr de l’Histoire. Créer un tel délitement du lien social et une concurrence de la communautarisation ne peut se faire que parce que l’ignorance gangrènerait le débat, la subjectivité et la partialité la portant au plus haut.
C’est donc à cet effet que Nous, gentilshommes historiens, sommes dévoués corps et âme à maintenir ce statu quo et lutter contre l’ignorance en proposant au présent public de ces lignes, une lecture neutre et objective de l’histoire.
Cette objectivité n’a été rendue possible que parce que l’étude de la chose historique, telle que nommée dans la charte royale de 1067 actant la fondation de l’université de Candleford, dispose de près d’un millénaire de tatonnement et de ratés dont nous sommes aujourd’hui les derniers hussards et à qui nous devons tous nos remerciements. Des errements des anciens naquit la discipline fondamentale qu’est la notre. Alors avec une immense joie, permettez-nous de vous inviter à la contempler.

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ATLAS DE TOUTE L’HISTOIRE

illustration préhistoire

Préhistoire

Au Paléolithique, le premier peuplement.
Traditionnellement, on considère la première colonisation humaine de l’île Celtique et par extension, du Kentware, à l’Oldowayen c’est à dire en 900 000 av. J.-C. grâce aux traces de pas humain découvertes à Pisburgh sans qu’il soit possible de déterminer l’espèce d’origine. Cependant, et considérant les observations faites sur le continent, il n’est pas improbable de croire qu’il s’agit de traces de pas appartenant à l’espèce Homo antecessor, un lointain cousin d’Homo heidelbergensis, dont les premières traces sont découvertes en Arobelas en 1994.
L’absence totale d’ossements, d’outils — ou tout autre éléments pouvant confirmer cette théorie — en font une explication fragile qui ne tient que par la supposition et l’absence de contre-indication.
La question n’étant pas pleinement tranchée, d’autres paléonthologues comme le professeur Ezechiel Marsh de l’université d’Hampton, estime plutôt que ces traces appartiennent à Homo heidelbergensis précisément parce que sa présence dans la région est largement attestée par la découverte de plusieurs sites couvrant une période allant de 700 000 à 400 000 ans av. J.-C. C’est durant cette période, nommée paléolithique inférieure, que les traces les plus anciennes de domestication du feu sont découvertes sur le site de Calcton dans le Westhamshire et date de 415 000 av. J.-C. Toujours sur ce site, habité en continue jusqu’au moins 400 000 av. J.-C., fut découvert deux crânes partiels de néandertaliens, attestant de la présence de l’espèce dans la région à la fin du Paléolithique inférieur et au début du Paléolithique moyen.

Le Paléolithique moyen kentois ne connait pas de différence fondamentale dans son évolution par rapport à ce qui est observé sur le continent. La méthode de débitage de la pierre dite Bellepierre, en hommage aux carrières de Bellepierre où elle fut découverte, se développe. On parle alors du Moustérien, approximativement en 300 000 av. J.-C. A noter, toutefois, que plusieurs sites remarquables émergent comme ceux de Sarauw et de Bolton caractérisés par du moustérien de tradition Val-de-Lysienne, c’est à dire de Moustérien présentant des bifaces et des couteaux à dos abattu en plus des traditionnels racloirs attendus pour l’industrie lithique de l’époque. Adepte de cette méthode, l’Homme de Néandertal fait son apparition dans la région ainsi qu’en témoigne le site archéologique de Astonbury où sont découverts des fragments d’os pariétaux et de mandibule appartenant à Homo neanderthalensis.

Sapiens et Neanderthalensis se fréquentent dans les toundras d’un Kentware en pleine période de déglaciation. Tandis que les populations de rennes remontent plus au nord jusqu’à atteindre l’archipel celtique par ce qu’on estime avoir été une bande de terre liée à un niveau des océans largement inférieur à aujourd’hui, elles entraînent avec elles les populations de chasseur-cueilleurs du genre Homo sapiens dont la présence est attestée aux alentours de 40 000 av. J.-C. grâce aux sites de Craig Na Dun dans le Northmarchshire, celui de Locksley dans le Sheffieldshire et celui de Polchester dans le Polchestershire où sont découvert, entre autre, de nombreux outils, ossements et restes de campement dont une tombe datée d’au moins vingt-deux mille ans.
Il faut cependant attendre entre 16 000 et 13 000 avant notre ère pour que la déglaciation se conclue dans le Kentware et sur l’ensemble de l’archipel celtique.
Dans le Norfolkland de l’époque, le genre Homo n’existe pas encore. Situé de l’autre côté de la Manche Blanche, le Norfolkland géographique — par opposition au Norfolkland politique qui englobe une partie de l’ancien Norfolklaw, voisin du Kentware — ne connait l’arrivée d’Homo sapiens qu’à l’aube du onzième millénaire av. J.-C. au Paléolithique supérieur, il est par ailleurs le seul hominidé à fouler ce sol tandis que la dernière grande ère glacière s’acheve et que les glaces laissent place à d’immenses plaines qui ne tardent pas à se couvrir d’arbres. La culture de Holmr, définie par David F.L. Mitchell en 1928 et tenant son nom du site archéologique de Holmr, arrive au Norfolkland en suivant les grands troupeaux de rennes dont ils se nourrissent et s’habillent.
A la lumière des études paléogénitiques, il est communément admit que Sapiens et Neanderthalensis fréquentent les mêmes milieux et sont contemporains. En témoigne de nombreux restes neranderthalensis découverts dans des lieux de vie communément admis comme appartenant à Sapiens. Il n’est pas insensé de croire que des sites habités par l’une ait pu être réutilisés par l’autre ou que l’hybridation des espèces ait conduit à hybrider les groupes de peuplement humains entre eux, cette dernière hypothèse étant l’une retenue pour justifier de la disparition du cousin contemporain de l’Homme probablement causé par pollution génétique involontaire.
De plus, Nenaderthalensis, pour les groupes vivant au Kentware du moins, semble privilégier une alimentation basée sur les espèces marines et d’eau douce tandis que Sapiens privilége le gibier terrestre dont le cerf élaphe, le cheval ou divers bovidés d’époque dont, l’auroch. Fait intéressant, le groupe d’individu identifié comme appartenant au genre Homo sapiens semble avoir participé à des rituels cannibals ou tout du moins développa t-il un traitement secondaire du matériel humain puisque des restes semblent avoir été utilisés comme outils ou pour des rites funéraires particuliers ainsi que les nombreuses tombes découvertes à Craig Na Dun le laisse suggérer. Toutefois, la disparition de Néandertal s’accélère peu de temps après l’arrivée d’Homo Sapiens. A ce jour, plus aucun reste de Neanderthalensis de moins de 36 000 ans av. J.-C. ne fut découvert tandis que le pourcentage de gênes néandertaliens baissa drastiquement dans les restes humains découverts après cette époque, passant d’environs 7,3 % maximum à environs 2 % soit l’équivalent de ce qu’on retrouve dans l’Homme moderne actuel. De ce fait, les chercheurs estiment que la disparition de Néandertal au Kentware ne peut pas subvenir après 36 000 à 34 000 av. J.-C. faisant de Sapiens le dernier représentant des homidés dans la région. Le Paléolithique au Kentware se referme avec la sédentarisation des groupes humains autour de proto-villages et ce, plusieurs milliers d’années avant l’agriculture bien que des formes très primitives d’élevage ont été observé, notamment à Locksley et Polchester. Les peuplades sédentaires humaines se concentre encore sur un rythme de vie chasseur-cueilleur et durant les quelques 5 000 ans que dure ce processus de sédentarisation, ils développent des techniques de conservations intéressantes pour l’époque dont l’apogée n’est connue qu’à la révolution agricole du Néolithique.


Au Néolithique, la révolution agricole.
Le Néolithique survient au Kentware et au Norfolkland en même temps que dans le reste de l’Eurysie, aux alentours de 4 000 av. J.-C. quand des populations néolithisées d’ascendance leucytalienne arrivèrent sur l’île Celtique et y apportèrent l’agriculture tout en remplaçant petit à petit les populations de chasseur-cueilleurs sédentarisés déjà présentes. Grâce à un climat de plus en plus favorable, la propagation du néolithique sur l’ensemble du Kentware, et par extension sur l’archipel celtique, se fait en moins de 500 ans à compter de -4000. Les colons leucytaliens apportent avec eux des céréales comme le blé ou l’orge ainsi que différents animaux domestiqués dont le mouton ou des races de bovins sélectionnées là où les populations locales se contentent de parquer des animaux sauvages sans réel processus de domestication. Ils apportent également la maîtrise de la céramique à bord caréné et les enceintes à fossés interrompus (sortes de enceintes délimitées par des fossés et des remblais, avec un certain nombre de chaussées traversant les fossés).
En parallèle, se développe sur le territoire kentois la culture mégalithique où un bouleversement majeur autour des coutumes funéraires est observé. Le premier site funéraire d’ampleur est sans doute Craig Na Dun dans le Northmarchshire. Le lieu déjà largement connu et exploité par l’Homme voit émerger les premières allées couvertes à proximité des sites pré-existant et ce dès 4 400 av. J.-C. Aujourd’hui, il ne fait aucun doute que ces sites ont été utilisés comme tombes funéraires, probablement pour des personnages d’importances comme en témoigne la quantité d’objets retrouvés à proximité. Les différentes fouilles archéologiques concluent toutes que les populations de l’époque sont capables de grands projets communautaires allant du relativement simple monument mégalithique au complexe tumulus de quarante mètres de haut.

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