Posté le : 30 oct. 2026 à 18:59:55
Modifié le : 30 oct. 2026 à 19:09:05
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ATLAS DE TOUTE L’HISTOIRE
PréambuleL’histoire du Royaume-Uni du Kentware et de Norfolkland est assez longue, riche et dont la vertue ne saurait être considérée que sous un prisme partisan. Si l’historien n’a que pour unique mission de transmettre le savoir qu’il acquiert par la recherche tout en se dédouanant de toute lecture politique de l’événement, il n’est absolument pas possible de nos jours de se revendiquer comme neutre, la neutralité n’appartenant qu’à Dieu. Les gentilhommes historiens et chercheurs ayant travaillés à ce compendium, l’ont fait dans la plus pure tradition objective dont l’Encyclopædia Celtica fait preuve depuis maintenant plusieurs siècles. Nulle n’est besoin de chercher à enseigner un message politique, Nous, gentilhommes historiens, ne sommes que des passeurs.
Fort de ce contexte, il convient d’admettre que les événements survenus au cours de l’histoire de l’empire kentois ne sont ni bons, ni mauvais. Premièrement parce que les juger aujourd’hui reviendrait à se confondre à un insupportable présentisme dont il faut, par tous les moyens possible, s’extirper en qualité d’historien. Deuxièmement parce que l’histoire n’est pas mémoire. Son but n’est invariablement pas le même sans qu’il soit pour autant possible de pleinement dissocier les deux. Si par de trop nombreuses occurences diverses personnalités ou communautés ont fait de l’histoire un devoir de mémoire, tordant parfois la réalité pour répondre aux besoins d’un roman écrit au service de causes auxquelles nous laisserons le choix aux intéressés d’y prêter attention ou non, il est pourtant tout a fait possible d’accorder histoire et mémoire. La mémoire, comme chacun sait, est empreinte de subjectivité qu’elle soit individuelle ou collective. Cette subjectivité doit servir un devoir de souvenir et en cela, la mémoire est très souvent partielle et partiale. Tandis que l’histoire, elle, nécessite une analyse critique brute et distanciée des faits passés. En cela, elle est censée relever de l’objectivité de l’historien.
Mais évidemment, la mémoire est un matériau primaire pour l’historien et c’est pour cela que jamais nous ne devons l’ignorer. C’est pour cela que ces deux disciplines s’accordent et, à dire vrai, cela est largement préférable. Laisser l’histoire seule agir c’est laisser la deshumanisation du passé sans nécessairement être capable d’en tirer des conclusions. De préférence les bonnes. De l’autre côté, c’est risquer de voir l’émergence d’une mémoire nationale partielle et partiale — donc — tandis qu’un irrésistible travail de communautarisation s’exercerait avec chaque communauté et son histoire dramatique cherchant à s’ériger en premier martyr de l’Histoire. Créer un tel délitement du lien social et une concurrence de la communautarisation ne peut se faire que parce que l’ignorance gangrènerait le débat, la subjectivité et la partialité la portant au plus haut.
C’est donc à cet effet que Nous, gentilshommes historiens, sommes dévoués corps et âme à maintenir ce statu quo et lutter contre l’ignorance en proposant au présent public de ces lignes, une lecture neutre et objective de l’histoire.
Cette objectivité n’a été rendue possible que parce que l’étude de la chose historique, telle que nommée dans la charte royale de 1067 actant la fondation de l’université de Candleford, dispose de près d’un millénaire de tatonnement et de ratés dont nous sommes aujourd’hui les derniers hussards et à qui nous devons tous nos remerciements. Des errements des anciens naquit la discipline fondamentale qu’est la notre. Alors avec une immense joie, permettez-nous de vous inviter à la contempler.