
Après près d'une dizaine d'heures de vol, la gouverneure fédérale Tosca Schimanskaya, représentante de Karty, atterrissait alors à l'aéroport international de Freimar, au Champalak. En effet, l'avion a effectué un long voyage pour participer à un bal masqué censé rapprocher l'Altrecht et Karty, mais aussi discuter des changements majeurs dans la géopolitique mondiale, qui devenaient petit à petit très préoccupants, que ce soit pour l'Altrecht ou pour les Kartiennes, probablement. Ainsi, arrivant à Freimar, la camarade kartienne fut invitée en sa première journée, à séjourner au sein de sa résidence politique proposée par le Champalak, au bord de la mer des perles, à deux pas de la mer et face à une plage de sable blanc privative et surveillée par un service de sécurité kartien, en collaboration avec les autorités champalaises. Ceci dans l'objectif de laisser le temps à la gouverneure de se reposer et d'assimiler le changement horaire drastique. La même chose lui est proposée également pour les représentants altrechtois. Ainsi, le lendemain soir, plusieurs voitures aux vitres teintées furent envoyées à la délégation kartienne, altrechtoise et champalaise afin de se rendre au bal masqué, proche de l'assemblée, dans les locaux principaux de celle-ci, dans une salle vitrée, non visible par l'extérieur grâce à un vitrage à sens unique, à deux pas de la mer des perles et des plages de sable fin, dans une ambiance de nuit et chaleureuse à la champalaise. Les entrées étaient alors bouclées et extrêmement surveillées, uniquement sur invitation, et les journalistes n'y étaient pas conviés. Cependant, à l'arrivée des voitures, devant la porte d'entrée, avant de rentrer dans le bâtiment sécurisé, une foule de journalistes prenait en photo l'arrivée des diplomates de tous les pays représentés. Ainsi, la gouverneure fédérale fut accueillie par des flashs et un tapis rouge, avec sa délégation arrivant un à un après elle. Son entrée validée. Elle découvrit un couloir menant à la salle du bal. L'ambiance tamisée était alors mise en place avec une légère fumée, poussant la discrétion au maximum. Une discrétion brisée par des lumières laser s'agitant régulièrement dans la salle, avec des musiques champêtres en fond.
La gouverneure un peu perdue arrivant dans la salle fut abordée par un homme à l'accent très caractéristique d'Altrecht. Il dit alors :
Mais avant ça, je vous propose un petit cocktail. J'espère que vous supportez l'alcool. Je vous rassure, il faudra plusieurs verres avant de commencer à vraiment sentir les effets. Vous m'avez d'ailleurs pas dit, votre vol s'est-il bien passé ?
Attendons la réponse, il dit ensuite.
