10/04/2019
01:09:18
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Internet et Intranets de l'Union

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[THREAD: RÉOUVERTURE DE COATLICUE BBS]

>>>>>[Et voilà ! Ça aura pris beaucoup plus de temps que je l'aurai voulu mais j'ai l'honneur de vous annoncer que Coatlicue BBS est à nouveau ouvert :)]<<<<<
- Jackpoint, <07:54:08/08-02-07>

>>>>>[Ben ça aura mis le temps.]<<<<<
- irmZn, <07:58:35/08-02-07>

>>>>>[La faute à l'intercommunale. Ils trouvaient qu'on tirait trop sur la grille.]<<<<<
- SYOPS, <08:06:21/08-02-07>

>>>>>[Pas sûr que le fonctionnement en p2p soit plus adapté. Tout les utilisateurs ne sont pas capables de faire les réglages nécessaires, sans parler des potentiels usages malveillants. Je pense qu'on aurait dû rester sur un serveur unique. On devrait revoter.]<<<<<
- RatShaman, <08:14:05/08-02-07>

>>>>>[Bof.]<<<<<
- irmZn, <08:17:15/08-02-07>

>>>>>[Commence pas, Rat. C'est pas un conseil urbain, on va pas passer nos journées à voter.]<<<<<
- Dongjiang, <08:18:59/08-02-07>

>>>>>[Point de vue archivage ça pue un peu mais dans l'ensemble ça nous prémunis de nouveaux datacrash et autres problèmes du genre. Aussi ça évitera d'avoir à respecter les législations d'une commune précise. Selon mes contacts à la magistrature c'est pour le mieux.]<<<<<
- Jackpoint, <07:54:08/08-02-07>

2768
[THREAD : PONTARBELLO]

>>>>>[C'est moi qui suis complètement con où il se passe ce que je crois qu'il se passe au Pontarbello ?]<<<<<
- pööksteräma, <22:11:18/07-02-07>

>>>>>[???]<<<<<
- Carmill4, <22:11:18/07-02-07>

>>>>>[Et ça recommence.]<<<<<
- irmZn, <22:12:34/07-02-07>

>>>>>[Ouais, j'ai vu ça. Il était temps que les indépendantistes passent à l'action !]<<<<<
- ROLLINGGOBBET, <22:18:57/07-02-07>

>>>>>[Bien entendu. Une armée d'indépendantistes équipée par l'Alguenara, hébergée par l'Alguanera, qui part de l'Alguanera et est entièrement composée de mercenaires Alguaneros... Ils sont vraiment très très "indépendants".]<<<<<
- pööksteräma, <22:23:10/07-02-07>

>>>>>[C'est bon, tout le monde sait que la première puissance mondiale s'essaie à l'impérialisme. C'est quoi le problème ?]<<<<<
- irmZn, <22:31:38/07-02-07>

>>>>>[Pourquoi l'Union fout rien ?]<<<<<
- pööksteräma, <22:33:48/07-02-07>

>>>>>[On devrait aider les indépendantistes ?]<<<<<
- Carmill4, <22:35:31/07-02-07>

>>>>>[Mais pas du tout ! On devrait protéger la Listonie !]<<<<<
- pööksteräma, <22:37:59/07-02-07>

>>>>>[Quelqu'un peut me dire ce que cet utilisateur essaye d'exprimer ?]<<<<<
Transbledgy, <22:41:14/07-02-07>

>>>>>[Il tire la tronche car l'Arkencheen joue des muscles.]<<<<<
Dongjiang , <22:42:06/07-02-07>

>>>>>[Uh. Je peux pas saquer les natio'.]<<<<<
Transbledgy, <22:43:52/07-02-07>

>>>>>[Il faut reconnaître que c'est hypocrite de leur part après leur intervention contre les indépendantistes au Yuhanaca.]<<<<<
Dongjiang , <22:46:22/07-02-07>

>>>>>[Tu t'attendais à quoi de la part d'une super-puissance capitaliste ?]<<<<<
- pööksteräma, <22:49:05/07-02-07>

>>>>>[J'ai des amis qui faisaient de l'humanitaire là-bas, j'espère que les communications seront vite rétablies.]<<<<<
- MakkuFanAccount, <22:51:26/07-02-07>

>>>>>[S'ils ont un peu de jugeotes ils se seront cachés dans l'enclave pharoise, t'en fais pas ;')]<<<<<
- ROLLINGGOBBET, <22:53:20/07-02-07>

>>>>>[C'est surtout que les "mercenaires" commentent souvent des crimes de guerre...]<<<<<
- MakkuFanAccount, <22:55:08/07-02-07>

>>>>>[Je doute que l'Arkencheen laisse ses chienchiens salir son image.]<<<<<
- Dongjiang , <22:57:16/07-02-07>

>>>>>[Je suis d'accord. Ce sont des capitalistes mais je les vois mal faire des crimes de guerre.]<<<<<
- irmZn <23:00:59/07-02-07>

>>>>>[Commettre*.]<<<<<
- Dongjiang , <23:02:14/07-02-07>

>>>>>[(Au passage Dongjiang, on ne dit plus "Arkencheen". C'est un terme colonialiste ^^')]<<<<<
- ROLLINGGOBBET, <23:03:21/07-02-07>

>>>>>[C'est votre naïveté, le crime de guerre.]<<<<<
- pööksteräma, <23:12:41/07-02-07>
1913
[THREAD : UN SUPER PROJET COMMUNAUTAIRE🔒]

>>>>>[Ok les mecs (et meufs) j'ai un super projet à vous proposer !]<<<<<
- Żytkow ツ, <17:58:45/06-02-07>

>>>>>[La dernière fois que tu as commencé un thread comme ça on a planté un hélico et tu-sais-qui a été accusé de faire transiter des drogues dures dans la Commune de DengJuhan.]<<<<<
- RatShaman, <18:01:04/06-02-07>

>>>>>[On devrait s'inquiéter ?]<<<<<
- Transbledgy, <18:02:51/06-02-07>

>>>>>[J'ai reporté le thread. Si un SYOPS veut bien le fermer ça avant que ça ne dégénère ?]<<<<<
- RatShaman, <18:03:04/06-02-07>

>>>>>[Attendez, écoutez-moi avant de réagir comme ça !]<<<<<
- Żytkow ツ, <18:05:42/06-02-07>

>>>>>[Alors.]<<<<<
- Żytkow ツ, <18:06:21/06-02-07>

>>>>>[Ok donc le but ce serait de rassembler un max' de thunes et quelques artistes.]<<<<<
- Żytkow ツ, <18:08:01/06-02-07>

>>>>>[Une campagne de mécénat ? C'est toujours chouette les campagnes de mécénat !]<<<<<
- MakkuFanAccount, <18:09:31/06-02-07>

>>>>>[Puis ils feraient les œuvres les plus fucked-up possible. Sculptures flippantes, casse-tête sadiques, reconstitution à l'échelle d'Olfgarson, et on les balancerait en Transblémie grâce à des contrebandiers, pour les disséminer en secret sur, genre, tout le territoire.]<<<<<
- Żytkow ツ, <18:11:26/06-02-07>

>>>>>[J'en étais sûre.]<<<<<
- RatShaman, <18:12:54/06-02-07>

>>>>>[Puis on fait des paris, chacun son œuvre, et le premier qui voit la sienne apparaître dans un leak l'emporte ; Alors ? Vous en dites quoi ?]<<<<<
- Żytkow ツ, <18:14:32/06-02-07>

>>>>>[...]<<<<<
- Transbledgy, <18:16:05/06-02-07>

>>>>>[C'est pas vraiment du mécénat ఠ_ఠ]<<<<<
- MakkuFanAccount, <18:16:42/06-02-07>

>>>>>[Je ne devrais *pas* dire ça, mais en vrai...]<<<<<
- RatShaman, <18:17:05/06-02-07>

>>>>>[J'en ai assez lu. Ce thread est clôturé.]<<<<<
SYOPS, <18:18:42/06-02-07>
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https://cdn.discordapp.com/attachments/580193395729760257/1000350874788442113/unknown.png, film japonais sur coup d'Etat.

[THREAD : PUTAIN PUTAIN PUTAIN]

>>>>>[Putain les mecs c'est JUSTE EN FACE DE CHEZ MOI, C'EST QUOI CE MERDIER ?!]<<<<<
- Carmill4, <19:41:17/20-02-08>

>>>>>[Tu lis pas les infos ? Meredith a été plombée. Je crois. C'est carrément la merde.]<<<<<
- pööksteräma, <19:48:19/20-02-08>

>>>>>[Du calme sœurette, la PS prends position partout en ville, de ce que j'en sais ils ont une idée précise de qui a fait le coup.]<<<<<
- irmZn, <19:49:01/20-02-08>

>>>>>[MA FAMILLE A ÉTÉ PURGÉE LORS DE LA DERNIÈRE JUNTE, JE REFUSE DE CANER POUR CES CONNERIES !!! @Jackpoint T'AS ECORE TES CONTACTS PHAROIS ? FAUT QUE JE QUITTE LA PUTAIN DE VILLE !]<<<<<
- Carmill4, <19:51:01/20-02-08>

>>>>>[... :)]<<<<<
- Jackpoint , <19:54:11/20-02-08>

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[THREAD : Mais qu'est-ce qu'ils sont allé foutre en Loduarie les deux connards ?!]

>>>>>[Mais QU'EST-CE QU'ILS BRANLENT EN LODUARIE LES DEUX CONNARDS ?! Mais c'est pas POSSIBLE ! On nomme des modérés et la première chose qu'ils trouvent à faire c'est aller rouler des PUTAINS de PELLES à la première dictature à la con venue ! Oh oui je sais ce que vous allez me dire, "mais Rollin, ils sont commmuniiiiiistes quoiiiiii", ou "Les citoyens Aquilon et actée *sont* des radicaux, tout ceci est logique*. Je. M'en. Branle. C'est inacceptable. Pardon de le dire mais à mon moment il serait peut-être temps de calmer ses grands morts et d'apprendre à respecter le programme qu'ils sont sensé traduire en actes. Ouais ! Ouais le respecter ! Qui ici veut faire la cours aux dictatures communistes ? Et pourquoi pas aller baiser avec le Duc de Blême là ? C'est QUOI LEUR SOUCI ?! A QUEL MOMENT C'EST UNE BONNE IDEE ? WOW ! WOW QUOi, JUSTEZWWOW ! La LODUARIE ! COMMUNISTE ! COMMUNISTE ! On y croit, mais ouais carrément, tout le monde est complètement con alors AUCUN. SOUCI. ON Y CROIT. V R A I M E N T !

Putains de tarés là.]<<<<<
- Maleus, <18:15:01/27-07-09>

>>>>>[L'anarchisme est à l'oeuvre, les enfants.]<<<<<
- RatShaman, <18:19:01/27-07-09>

2008
[THREAD : Chérchérie]

>>>>>[Tu devrais être content, @Maleus]<<<<<
- irmZn , <21:37:46/04-03-11>

>>>>>[Pourquoi ?]<<<<<
- Maleus, <21:38:04/04-03-11>

>>>>>[T’as pas vu ce qui se passe en Chérchérie ?]<<<<<
- irmZn , <21:39:51/04-03-11>

>>>>>[C’est l’eurysie donc sans trop me mouiller je dirais une guerre]<<<<<
- Dongjiang, <21:40:32/04-03-11>

>>>>>[C’est ça?]<<<<<
- Dongjiang, <21:41:01/04-03-11>

>>>>>[On a un winner]<<<<<
- irmZn , <21:41:45/04-03-11>

>>>>>[C’est bien une guerre]<<<<<
- irmZn , <21:42:23/04-03-11>

>>>>>[On est en train de buter du Loduarien]<<<<<
- irmZn , <21:43:54/04-03-11>

>>>>>[Sérieux ?]<<<<<
- Maleus, <21:45:01/04-03-11>

>>>>>[Ah ouais.]<<<<<
- Maleus, <21:46:44/04-03-11>

>>>>>[Ils vont riposter vous pensez ?]<<<<<
- Carmill4 , <21:46:46/04-03-11

>>>>>[Pas contre l'Union. Ce sont nos amis les Mähreniens qui interviennent.]<<<<<
- RatShaman , <21:47:12/04-03-11

>>>>>[Vous avez pas écouté les déclarations du commissariat ?]<<<<<
- RatShaman , <21:48:51/04-03-11

>>>>>[Non]<<<<<
- Carmill4 , <21:50:13/04-03-11

>>>>>[Mauvaise citoyenne, va.]<<<<<
- RatShaman , <21:51:35/04-03-11

>>>>>[Les loduariens sont pas cons, ils savent que c’est nous.]<<<<<
- Dongjiang, <21:54:34/04-03-11>

>>>>>[Après ils sont pas cons, ils savent aussi qu’on les démonte en cas de guerre]<<<<<
- Dongjiang, <21:55:17/04-03-11>

>>>>>[C'est pas un jeu, Dong' ఠ_ఠ]<<<<<
- MakkuFanAccount, <21:56:41/04-03-11>

>>>>>[Alors @Maleus, heureux ?]<<<<<
- irmZn , <21:56:57/04-03-11>

>>>>>[J’avais dit que ça pouvait pas tenir]<<<<<
- Maleus, <21:58:15/04-03-11>

>>>>>[...]<<<<<
- Żytkow ツ, <22:01:54/04-03-11>

>>>>>[Du coup]<<<<<
- Żytkow ツ, <22:02:24/04-03-11>

>>>>>[Qui veut lancer les paris ?]<<<<<
- Żytkow ツ, <22:03:52/04-03-11>
5174
[THREAD : LA VERITE SUR "MEREDITH"🔒]

>>>>>[Attention, citoyens et citoyennes du Grand Kah ! Je vous écris depuis un compte jetable, car je crains pour ma vie. J'ai découvert un secret terrifiant qui pourrait remettre en cause l'avenir de notre Union. Il s'agit de la citoyenne Meredith, membre du Comité de Volonté Public et candidate potentielle aux prochaines élections. Vous la connaissez sans doute comme une fervente défenseuse de la démocratie, de l'égalité et de la révolution. Mais saviez-vous qu'elle n'est pas ce qu'elle prétend être ? Qu'elle n'est pas même humaine ? Qu'elle n'est qu'un leurre laissé par les fées, les trolls ou les elfes à la place d'un nouveau-né humain qu'ils ont enlevé ? Oui, vous avez bien lu. La citoyenne Meredith est un changelin.

Comment le sais-je ? Parce que j'ai mené ma propre enquête, en me basant sur les sources disponibles en ligne et dans plusieurs médias (((alternatifs))). J'ai recoupé les informations, analysé les indices, vérifié les faits. Et je suis arrivé à la conclusion inévitable : la citoyenne Meredith est une imposture, une menace, une abomination. Voici les preuves que j'ai trouvées :

- D'abord, son nom. Meredith. Un nom étranger, qui n'a rien à voir avec la culture kah-tanaise. Un nom qui trahit son origine lointaine, peut-être même extra-continentale. Avant que l’on ne me traite de rasiste je tiens juste à rappeler que les changelins ont eu plus de temps à s’adapter à l’aura des eurysiens, dont ils sont aussi originaire. Le nom Meredith est un nom qui cache son véritable nom, celui qu'elle portait avant d'être remplacée par un changelin. Qui sait ce que les fées, les trolls ou les elfes ont fait de la vraie Meredith ? L'ont-ils tuée, torturée, transformée en esclave ? L'ont-ils gardée comme trophée, comme jouet, comme cobaye ? Nous ne le saurons jamais, car le changelin a effacé toute trace de son existence.

- Ensuite, son apparence. Meredith a l'air d'une femme ordinaire, mais c'est une illusion. Si vous regardez bien, vous verrez qu'elle a des traits anormaux, qui révèlent sa nature non-humaine. Ses yeux sont trop grands, trop brillants, trop expressifs. Ses cheveux sont trop noirs, trop lisses, trop soyeux. Sa peau est trop pâle, trop douce, sans cicatrices ou imperfection. Son sourire est trop large, trop charmant, trop hypocrite. Son corps est trop mince, trop élancé, trop gracieux. Tout chez elle est trop, trop, trop. C'est le signe d'un changelin, qui cherche à séduire, à manipuler, à tromper. Et avant qu’on ne me reprenne non, ce n’est pas lié à du maquillage. J’ai des informations de premières main démontrant qu’elle n’utilise pas de cosmétiques.

- Enfin, son comportement. Meredith se fait passer pour une militante, une révolutionnaire, une patriote. Mais c'est une menteuse, une traîtresse, une ennemie. Elle n'a pas le moindre intérêt pour le bien-être du Grand Kah, ni pour les idéaux de la Roue. Elle n'a qu'un seul but : prendre le pouvoir, imposer sa volonté, servir son maître. Qui est-ce ? Le roi des fées, le chef des trolls, le seigneur des elfes ? Peu importe. Ce qui compte, c'est qu'il est l'ennemi du Grand Kah, qu'il veut sa destruction, qu'il utilise le changelin comme son agent. Meredith n'est qu'une marionnette, une espionne, une saboteuse capitaféérique.

Citoyens et citoyennes du Grand Kah, ne vous laissez pas berner par le changelin ! Ne votez pas pour Meredith, ne la soutenez pas, ne lui faites pas confiance ! Dénoncez-la, combattez-la, éliminez ses sbires ! Sauvez le Grand Kah, sauvez la Roue, sauvez l'humanité ! C'est notre devoir, c'est notre honneur, c'est notre salut !]<<<<<
- __xXxLaVéritéSeraxXx__, <19:58:43/19-09-12>

>>>>>[@CitoyenKah : La citoyenne Meredith est une personne respectable, qui a œuvré pour le Grand Kah et la Roue. Ces accusations sont infondées, diffamatoires et stupides. Si c’est un troll tu as mes félicitations. Sinon c’est inquiétant. Dans le doute j'ai signalé le sujet.]<<<<<
- RatShaman, <20:04:10/19-09-12>

>>>>>[Je suis d'accord avec @RatShaman ! Ce post est ridicule et insultant. La citoyenne Meredith est une des nôtres, elle a participé à l'élaboration du programme du Comité de Volonté Public en 2007 et elle a toujours défendu nos valeurs. Ce post est une tentative de discréditer une candidate potentielle aux élections, qui a toutes les chances de remporter le suffrage du peuple. C'est une manœuvre politique basse et lâche ^^']<<<<<
- MakkuFanAccount, <20:06:59/19-09-12>

>>>>>[En plus elle n'a rien à voir avec les fées, les trolls ou les elfes, qui eux n'ont rien à voir avec un quelconque complot. J'espère vraiment qu'ils n'ont pas été vexés par ta diffamation. Mais si jamais il commence à se passer des truc anormaux autour de toi, contacte-moi en DM, je pourrais te conseiller sur les pierres à leur offrir pour les calmer. Il ne faut pas invoquer leurs noms comme ça tu sais. En attendant tu devrais déjà effectuer des exercices de purification d'aura pour éviter le pire.]<<<<<
- MakkuFanAccount, <20:07:43/19-09-12>

>>>>>[bravo pour votre courage et votre lucidité ! vous avez raison de dénoncer la supercherie de la citoyenne Meredith, qui n'est qu'un changelin infiltré par les forces obscures. je partage votre analyse et vos preuves, qui sont irréfutables. j'ai moi-même mené des recherches sur le sujet, et j'ai découvert que la citoyenne Meredith a des liens avec le roi des fées, qui est le véritable maître de ce monde. il tire les ficelles depuis des siècles (et fortuna !), et il utilise les changelins pour contrôler les humains. il faut ouvrir les yeux, et se révolter contre cette tyrannie !]<<<<<
- Rouelibre, <20:10:32/19-09-12>

>>>>>[Meredith changelin
Elle cache son vrai visage
Le Grand Kah en danger]<<<<<
- HaikuBot, <20:23:42/19-09-12>

>>>>>[J'en peux plus de lire vos conneries complotistes : vous polluez la page avec vos inepties, vous ne respectez pas les règles de la communauté. Pire encore, vous me fatiguez.

Allez-hop, je clôture ce sujet. Allez bien vous faire soigner.]<<<<<
- SYOPS, <20:25:42/19-09-12>
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📰 Le Miroir Rouge :🔥 Interview exclusive avec Oyoshi Kitano, nouvelle figure du Directoire de la Garde Communale ! Quelle vision pour la sécurité populaire kah-tanaise ? Comment maintenir la cohésion entre autonomie des communes et la nouvelle stratégie militaire de la Confédération ?
Un entretien sans détour, à lire demain dans nos colonnes. 🛡️ #GardeCommunale #KahTana #SécuritéPopulaire
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👤Libre Mantiz: "Kitano a du charisme, mais saura-t-il résister aux pressions des factions les plus dures du Directoire ? 🤔 On a besoin d’une Garde forte, mais respectueuse des principes révolutionnaires. Attendons de voir…"
💬 15 réponses – 🔁 32 repartages – ❤️ 98 appréciations

👤Rougier: "Enfin un commandement qui comprend l’importance de la discipline ! Trop longtemps, la Garde Communale a hésité entre autonomie et fermeté. On ne défend pas l’Union avec des demi-mesures. 🚩"
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👤Beeram: "On attend surtout des mesures concrètes pour protéger les travailleurs et empêcher que la Garde devienne un simple outil au service de certains intérêts. Kitano doit prouver qu’il défend le peuple avant tout ! ✊"
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🌻Petite fleur délicate: "On verra si Kitano se soucie réellement de l’avis des communes, ou si c’est juste un arriviste de plus. Gare aux Césars 🤨"
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💃Rai "Itzel" Sukaretto ツ J'ai fait ça :

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👤Gabriel d'Alcyon : "Si Meredith dissout il lui arrivera ce qui est arrivé à Rivera."
💬 141 réponses – 🔁 2.9 repartages – ❤️ 7.1K appréciations

💃Rai "Itzel" Sukaretto ツ: "D'accord Gabby mais quel rapport avec mon bonhomme ??"
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Posté dans Echanges Culturels > Kah Tanais • par T. • il y a 3 heures
Le Quadrant pour les Nuls (et les traumatisés). Une introduction à l'enfer relationnel kah-tanais.
Tags : #analyse #culture #fandom #grand kah #le quadrant
Quiconque a déjà lu des light novel kah-tanais a sans doute eu le malheur d'être confronté au Quadrant...

Vous savez de quoi je parle. Cette grille infernale qui surgit dans les notes de l'auteur ou en annexe du volume 3, juste au moment où vous pensiez avoir compris les relations entre les personnages. Ce n'est pas une simple "shipping chart", oh non. Ce serait trop simple. Le Quadrant est un schéma maudit, un iceberg culturel qui a coulé plus de fan theory que Fortuna n'a de navires de guerre. C'est la raison pour laquelle deux fans peuvent lire la même scène d'aveux passionnés et en arriver à des conclusions diamétralement opposées, susceptibles de déclencher une guerre civile dans la section commentaires.

Permettez-moi de me présenter. T., pour les intimes. Étudiante teylaise en lettres modernes à l'Université de Lac-Rouge, et victime consentante de ma passion légèrement dévorante pour la fiction populaire locale. Surtout les Light Novels et le Boys Love, ce qui m'amène ici. Je suis venue pour analyser la poésie du Second Tribunal Nahuatl, je suis restée pour les triangles amoureux si complexes qu'ils nécessitent une solide base en géométrie non-euclidienne. Super.

Le truc, c'est que ce fameux Quadrant n'est pas une invention de fan. C'est pire. Ça a des racines académiques sérieuses. Alors ça viendrait d'un anthropologue du début du XXe siècle qui essayait de modéliser les relations de pouvoir et les structures de parenté complexes dans les communautés premiers peuple. Le papier original porte un nom à dormir debout. "Modélisation vectorielle des dyades tensorielles au sein des structures sociales précoloniales". Super.

Mais honnêtement, on s'en tape. Ce qui nous intéresse, c'est pourquoi, en 2017, les fans se déchirent pour savoir si la relation entre le Capitaine Fando et le citoyen Lis relève d'un Ouroboros ou d'un vicieux Contrepoids. Les termes changent, mais la migraine, elle, demeure.

Alors, avant que vous ne vous fassiez aspirer par le vortex des forums Coatlicue BBS ou que vous ne jetiez votre liseuse par la fenêtre, laissez-moi tenter de vous offrir un guide de survie. Considérez ceci comme un plan pour naviguer dans un champ de mines émotionnel et politique.

Oubliez l'amour et la haine : bienvenue dans la géométrie émotionnelle.

Le premier piège dans lequel tout le monde tombe, c'est de penser que le Quadrant sert à classer les sentiments.

Faux. Erreur de débutant. Le Quadrant se moque éperdument de savoir si les personnages veulent se faire des câlins ou s'entretuer. Ce qui l'intéresse, c'est la fonction et la dynamique de leur relation au sein d'un système plus large. C'est un outil d'ingénieur social appliqué à la fanfiction, et c'est pour ça que c'est terrifiant. Le système repose sur trois axes orthogonaux. Oui, trois.

Axe 1 : L'Alignement Affectif (L'axe simple pour vous appâter)

C'est l'axe le plus basique, celui que tout le monde comprend instinctivement.

Philia (Φ) / Positif : La relation est fondamentalement constructive. On y trouve l'amour, l'amitié, le respect, la confiance, l'admiration... Bref, toute interaction qui apporte quelque chose de positif aux deux parties. C'est la "partie lumineuse".

Neikos (Ν) / Négatif : La relation est fondamentalement conflictuelle ou destructrice. Haine, rivalité, mépris, antagonisme, jalousie... la totale. C'est la "partie sombre".

Ok, ça, c'est la partie facile. C'est le Bien contre le Mal, les gentils contre les méchants. C'est du niveau de n'importe quel fandom étranger. Mignon. Mais attendez la suite, le sol va se dérober sous vos pieds.

Axe 2 : La Nature de la Dyade (Ça commence à se corser)

Ici, on ne demande plus "s'aiment-ils ?", mais "à quoi servent-ils ?".

Fusionnel (F) / Introverti : La relation est un circuit fermé. Son énergie est tournée vers l'intérieur. Sa finalité, c'est le duo lui-même. C'est le fameux "eux contre le monde". Le reste de l'univers pourrait disparaître, leur lien resterait intact et aurait toujours un sens.

Catalytique (C) / Extroverti : La relation est un moteur. Elle n'existe que pour affecter son environnement. L'énergie est projetée vers l'extérieur. Le but de ce duo est d'influencer une tierce personne, un groupe, la société entière... C'est "eux pour le monde (ou pour le mettre à feu et à sang)".

Vous voyez le piège ? Deux personnes peuvent s'adorer (Philia), mais si leur relation est Catalytique, leur bonheur personnel n'est qu'un heureux accident, un carburant pour leur véritable mission. Leur relation n'est pas une fin en soi, c'est un outil. Et c'est là que ça devient le bordel, typiquement.

Axe 3 : La Projection Temporelle (Ouais, ouais ouais ouais)

C'est l'axe qui fait basculer la discussion de la romance à la thèse de sciences sociale.

Résonance (R) / Conservateur : La relation est tournée vers le passé. Elle existe pour préserver, honorer, incarner ou rejouer une tradition, une dette, un conflit hérité, une prophétie. C'est une ancre, une force de conservation. Elle est là pour maintenir un ordre.

Émergence (E) / Progressiste : La relation est tournée vers le futur. Elle est destinée à créer une rupture, une nouveauté, une révolution. C'est un lien qui brise l'ordre existant pour faire advenir quelque chose d'inédit.

Et voilà. C'est CET axe qui transforme une simple discussion de [i]shipping en un débat interminables, digne de la Convention Générale. Une romance n'est jamais juste une romance. C'est soit la répétition d'une Histoire, soit le premier chapitre d'une Révolution. Le poids de toute l'idéologie communaliste sur les épaules de deux personnages qui voulaient juste se tenir la main. Pas de chance.[/i]

Choisissez votre poison : les huit types de relations qui ruineront votre vie sociale.

Maintenant, la partie amusante. On prend nos trois axes, on les passe dans le grand mixeur conceptuel, et on obtient huit saveurs de relations. Huit catégories mutuellement exclusives qui forment la grille de lecture de toute intrigue.

Je vous les présente sous forme de tableau. C'est plus propre, plus technocratique. Ils adoreraient ça. J'ai mis le nom "officiel" (celui qui sort du traité d'anthropologie), l'abréviation utilisée sur les forums (ce qui vous sauvera la vie), les coordonnées sur les 3 axes, et une petite description pour que vous ne soyez pas totalement perdus.



Voilà la ménagerie. Huit destins possibles, chacun plus compliqué que le précédent.

Comment un schéma anthropologique est devenu la meilleure arme pour les shippers.

Ok, vous avez le tableau. Mais comment ça s'utilise en vrai ? Pourquoi c'est important ? C'est simple : le Quadrant est devenu un langage. Un raccourci pour décrire des dynamiques de pouvoir complexes, aussi bien dans une fanfiction que dans le journal du soir. Ces types sont fous.

L'usage dans les Fandoms : L'arène des ships

C'est l'usage le plus visible. Sur Coatlicue BBS, vous ne verrez jamais "je ship A et B". Vous lirez plutôt :
User_Citoyen404 : L'arc de la Baie de Corail prouve enfin que la relation entre Kaito et le Prince Ren n'est pas un Contrepoids (CP) mais bien un Point-Zéro (PZ) en gestation. Vous refusez de le voir.

User_Akai_Neko : N'importe quoi. Leur "combat" sur la plage était clairement une Scène-Rupture (SR) orchestrée par la sœur de Ren pour briser les fiançailles. Vous êtes d'une naïveté... Kaito est et restera en Axis-Stabilitas (AXS) avec son amie d'enfance. C'est la fonction du personnage.

Le pire (ou le meilleur, selon votre appétence pour le drame), c'est quand une relation glisse d'un quadrant à l'autre. La transition d'un Point-Zéro violent vers un Nexus créatif est le fantasme ultime, la quintessence du "enemies-to-lovers" qui nourrit 90% des œuvres du fandom. Le simple fait d'étiqueter une interaction ("leur débat au conseil était tellement Contrepoids !") est une prise de position. C'est prédire leur avenir commun.

L'usage Politique : Le vrai champ de bataille

Et c'est là que ça devient fascinant et terrifiant. Ce jargon a tellement infusé la culture qu'il est maintenant utilisé (parfois ironiquement, parfois très sérieusement) pour commenter l'actualité politique.

Cas d'étude 1 : Meredith "La Voix" vs. Maiko "La Sectionnelle".

Le duel à distance entre ces deux femmes est LE grand sujet de conversation. Et le Quadrant est l'outil d'analyse favori.
Sur les forums modérés, on analyse leur opposition comme un Contrepoids (CP) sain pour la démocratie. La modération de Meredith et le radicalisme de Maiko forment un équilibre qui empêche le pays de sombrer dans l'extrémisme, d'un côté comme de l'autre.
Mais sur des sites plus engagés, on théorise que Maiko essaie de forcer une Scène-Rupture (SR). Chacune de ses apparitions publiques, chaque affrontement verbal avec les institutions serait une performance calculée pour exposer la "faiblesse" du système et pousser le peuple à l'insurrection.

Les partisans de Meredith, eux, la voient comme une figure Axis-Stabilitas (AXS), un pilier dont le but est de maintenir la cohésion de l'Union. Inversement, les fidèles de la Section Défense ne rêvent que d'une chose : que Maiko trouve son propre partenaire pour former un Nexus (NX) et lancer la véritable seconde révolution.

Une simple relation d'opposition politique est ainsi décomposée en quatre scénarios narratifs concurrents.

Cas d'étude 2 (mention rapide) : Mon compatriote, le Prince Taylor Courvoisier.

Et nous, les étrangers, on n'est pas épargnés. J'ai vu des threads entiers se demander si l'arrivée du Prince Teylais à Lac-Rouge était un événement Étincelle (ETN) destiné à catalyser un rapprochement culturel durable, ou si la Reine Catherine, notre monarque bien-aimée, l'avait envoyé pour former un discret Axis-Stabilitas (AXS) avec une figure économique locale afin de garantir la stabilité de nos accords commerciaux. Le pauvre, il voulait juste étudier la poterie du XVIIIe siècle...

Au final, le Quadrant est plus qu'un mème. C'est un prisme à travers lequel on lit le monde. C'est admettre qu'aucune relation n'est innocente. Elle est toujours porteuse d'un poids, d'une fonction, d'un destin. Voilà. Le Quadrant. Un système à huit têtes, trois axes, et des millions de maux de tête.

C'est à la fois un outil d'analyse littéraire d'une précision chirurgicale et une source inépuisable de mèmes et de mauvaise foi. C'est le reflet parfait de la psyché kah-tanaise : une fascination pour la structure et la fonction, héritée des technocrates et des planificateurs, mélangée à un amour pour le drame passionnel et les dynamiques de pouvoir complexes, héritées des révolutions et des civilisations précoloniales.

Seul un pays comme le Grand Kah, avec son mélange si particulier d'idéalisme révolutionnaire, de rationalisme obsessionnel et de respect pour les traditions anciennes et compliquées, pouvait inventer un truc pareil et l'intégrer si profondément à sa culture populaire. Ils ont pris une théorie anthropologique obscure et l'ont transformée en un langage capable de décrire à la fois la plus tendre des romances et la plus vicieuse des luttes politiques.

Et ils ont "quadrantifié" leurs propres vies.

Alors la prochaine fois que vous lirez un LN et que deux personnages se lanceront un regard chargé de sens par-dessus une tasse de thé, ne vous demandez pas "s'aiment-ils ?". Demandez-vous : "Quel est leur but ? Que servent-ils ? Sont-ils une ancre ou un bélier ?"

Et priez pour ne pas tomber sur un Point-Zéro. (Ou au contraire, espérez-le de toutes vos forces. C'est selon.)

La prochaine fois, si je survis à la section commentaires, on plongera peut-être dans les concepts avancés que sont les "Quadrants Instables" ou la terrifiante "Théorie de la Dyade Vide". Ou alors on parlera juste de la nouvelle saison de "Égide : Section Criminelle", ce sera sans doute plus reposant pour mon cerveau. (En plus ils ont castés Nhamo Midzi dans un rôle mystère, j'ai trop hâte de voir ça !)

En tout cas bon courage pour votre prochain light novel. Vous en aurez besoin.

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Trier par : Le plus ancien ▲

u/CitoyenDuMonde • il y a 3 heures • [▲ 354 ▼]
Merci, merci, MERCI ! Ça fait des mois que je navigue à vue sur Coatlicue BBS en hochant la tête pour faire semblant. Votre explication est la première chose claire que je lis sur le sujet. J'ai failli abandonner Chronique de la Garde Écarlate à cause de l'annexe du volume 4. Vous êtes une sauveuse !

u/Xeno-Anthro • il y a 2 heures et 50 minutes • [▲ 121 ▼]
Excellent article de vulgarisation. Petite précision : Bernabe parlait aussi de "fonction sacrificielle" pour les quadrants Négatif-Catalytique (CP et SR). Le duo est, en essence, sacrifié pour le système. C'est une nuance importante qui explique pourquoi ces relations sont vues comme si tragiques et nobles, même dans leur négativité. Mais pour le reste, très bon résumé pour le grand public.

u/utoPIC • il y a 2 heures et 40 minutes • [▲ 95 ▼]
Ceci est une ressource fantastique. J'enseigne un module sur la culture populaire kah-tanaise à l'Université de la Baie et je vais définitivement ajouter votre article à la liste des lectures recommandées. C'est plus clair que certains textes académiques que j'ai pu lire sur le sujet !

u/Sowsow • il y a 2 heures et 35 minutes • [▲ 42 ▼]
Je ne suis même pas fan de light novels mais je suis tombé sur ça via la page d'accueil. C'est absolument fascinant d'un point de vue sociologique. On n'a rien de tel chez nous. Merci pour ce décryptage culturel.

u/PZ_Enjoyer • il y a 2 heures et 30 minutes • [▲ 98 ▼]
ENFIN QUELQU'UN QUI COMPREND !!
La relation Maiko/Mikami n'est évidemment PAS un Contrepoids. C'est un POINT-ZERO (PZ) CLASSIQUE qui n'attend que l'étincelle pour s'embraser. Leur haine n'est pas un équilibre, c'est un carburant ! La république brûlera mais ce sera magnifique. Merci pour ce post T. !

u/Sol_Invictus • il y a 2 heures et 20 minutes • [▲ 188 ▼]
C'est toujours drôle de voir des étrangers découvrir le Quadrant. On dirait un biologiste qui décrit un animal bizarre et parfaitement normal pour nous. Très bonne analyse, T. Le plus drôle, c'est d'entendre mes grands-parents l'utiliser pour parler des voisins ("Ah, les Durant et les Mercier, c'est un Ouroboros depuis trois générations à cause d'une histoire de terrain."). Bienvenue en enfer, tu t'y feras.

u/4m3l13 • il y a 2 heures et 10 minutes • [▲ 12 ▼]
Salut, désolé de couper court, mais comme quelqu'un a mentionné Chronique de la Garde Écarlate, j'ai une question. J'ai fini le volume 4, est-ce que le 5 vaut le coup ou est-ce que l'arc de la "Conspiration des Sels" part en vrille comme tout le monde le dit ? Merci !

u/AAenjoyer • il y a 2 heures • [▲ 25 ▼]
Super guide ! Je l'ai utilisé tout à l’heure pour enfin gagner un débat avec un ami. La relation entre Joric et Selene dans Lames du Vide est donc bien un Axis-Stabilitas (AXS) et pas un Vecteur (VCT) comme il l'affirme depuis le dernier chapitre. Leur but est de préserver leur héritage familial (Résonance), pas de guider le peuple vers le futur (Émergence). J'ai enfin les mots pour le prouver

u/MakkuFanAccount • il y a 1 heure et 55 minutes • [▲ 8 ▼]
Posté par u/4m3l13 : est-ce que le 5 vaut le coup...Ça dépend. Si tu aimes la politique et les longs dialogues sur la logistique des greniers à sel, oui. Si tu espères une résolution de la relation entre le Commandant Voril et la Princesse espionne, non. C'est frustrant, mais essentiel pour comprendre le volume 6 ఠ_ఠ

u/Żytkow ツ • il y a 1 heure et 50 minutes • [▲ 45 ▼]
Posté par u/PZ_Enjoyer : C'est un POINT-ZERO (PZ) CLASSIQUE...Faut arrêter avec le délire romantique du PZ. C'est de la politique, pas un light novel. Maiko est dans une dynamique de Scène-Rupture (SR) avec le système entier. Mikami n'est qu'un accessoire, un symbole du vieil ordre qu'elle veut abattre. Réduire ça à une rivalité fusionnelle, c'est ne rien comprendre à sa stratégie. L'article de T. simplifie un peu l'axe temporel (R/E n'est pas juste "passé/futur", mais "Répétition/Différence"), mais il a le mérite d'exister.

u/Le_Rationaliste • il y a 1 heure et 45 minutes • [▲ 62 ▼]
Un Contrepoids (CP) entre Meredith et Maiko est l'analyse la plus saine et la plus probable. Le fait que certains y voient une "Scène-Rupture" ou un "Point-Zéro" montre à quel point la fiction populaire a irrémédiablement pourri l'analyse politique dans ce pays. On ne dirige pas un état-nation avec des concepts de fanfiction. C'est le problème fondamental de notre débat public, et cet article, bien que fascinant, ne fait que le mettre en lumière.

u/SectionD_PourLaVictoire • il y a 1 heure et 30 minutes • [▲ -5 ▼]
Le "Rationaliste" qui parle de "Contrepoids" est le cliché du modéré effrayé qui veut que rien ne bouge. C'est l'argument des lâches et des bureaucrates. Le Grand Kah n'a pas besoin d'un "équilibre" stérile, il a besoin d'un Nexus (NX). Maiko est le catalyseur d'une nouvelle ère. Votre "équilibre" c'est la stagnation, la mort lente. Quant à l'article, il est écrit par une étrangère monarchiste. Pas étonnant qu'elle soit fascinée, chez elle on pense encore que le sang bleu donne des droits.

u/CatherineEstNotreReine • il y a 1 heure et 15 minutes • [▲ -10 ▼]
Inacceptable. T. est une étudiante qui partage une observation culturelle. Les attaques sur sa nationalité prouvent que votre mouvement est fondamentalement xénophobe et anti-intellectuel. La monarchie teylaise est une institution constitutionnelle et un symbole de stabilité, chose dont le Grand Kah manque cruellement si j'en crois le ton de ces commentaires. Vous devriez prendre exemple au lieu de calomnier.

u/PZ_Enjoyer • il y a 1 heure et 10 minutes • [▲ 22 ▼]
Posté par u/Żytkow ツ : ...c'est ne rien comprendre à sa stratégie.C'est toi qui ne comprends rien. Tu dépersonnalises Maiko pour en faire un pur concept politique. Tu lui refuses le droit à la passion, même une passion haineuse. C'est le problème avec vous les radicaux intellectualistes, vous oubliez qu'il y a des humains derrière les symboles. Votre SR, c'est du théâtre de marionnettes sans âme. Un Point-Zéro est la plus humaine et la plus intense des relations.

u/Rouelibre • il y a 1 heure • [▲ 3 ▼]
Vous êtes tous des moutons. Vous débattez du Quadrant comme si c'était un simple outil culturel. Naïfs. C'est un programme de conditionnement psychologique développé par le Directoire de la Première Révolution pour maintenir les masses dans des schémas de pensée prévisibles. "SR", "PZ", "CP"... ce ne sont que des balises pour vous garder dans votre enclos mental. T. n'est pas une "étudiante", c'est une agente d'influence envoyée pour évaluer l'efficacité du programme sur une nouvelle génération. Ouvrez les yeux.

u/SectionD_PourLaVictoire • il y a 55 minutes • [▲ -40 ▼]
Posté par u/CatherineEstNotreReine : La monarchie teylaise est un symbole de stabilité... Vous devriez prendre exemple.On devrait prendre exemple sur un système décadent basé sur le hasard de la naissance et la soumission du peuple à une famille de parasites ? C'est une insulte à chaque citoyen qui s'est battu pour la Révolution. Retournez lécher les bottes de votre reine. Votre prince est juste un espion en col v venu corrompre notre nation avec vos idées décadentes.

u/RatShaman • il y a 50 minutes • [▲ 89 ▼]
Fascinant. Ce que T. décrit et ce que cette section de commentaires illustre brillamment, c'est l'échec total du projet rationaliste de la Quatrième Révolution. Le Quadrant n'est pas un outil d'analyse mais un c'est un symptôme. Le symptôme d'une nation qui ne peut s'empêcher de voir la grande fresque de l'Histoire dans la moindre dispute de voisinage, et maintenant, dans un fil de commentaires.

u/Le_Rationaliste • il y a 45 minutes • [▲ 30 ▼]
Posté par u/SectionD_PourLaVictoire : Le "Rationaliste" qui parle de "Contrepoids"...Et le "partisan de la Section Défense" est le cliché du jeune exalté qui n'a jamais connu la guerre mais qui fantasme sur le feu et le sang. La "stagnation" que vous méprisez s'appelle la paix et la prospérité relatives. C'est ce qui nous a permis de nous reconstruire après 1992. Votre Nexus fantasmé n'est qu'un autre nom pour la guerre civile.

u/Transbledgy • il y a 30 minutes • [▲ 2 ▼]
Wow, ça a vite dégénéré. Bon, pour revenir au sujet... Si on part du principe que Maiko/Mikami est un Point-Zéro (PZ), est-ce que ça implique une fin tragique où ils s'autodétruisent, ou une fin de type "amants révolutionnaires" où leur conflit accouche d'un nouvel ordre ? C'est pour une fanfic. Enfin, pour un ami.

u/CetHommePense • il y a 20 minutes • [▲ 12 ▼]
Ce débat est obsolète. Vous vous querellez sur des dyades individuelles alors que l'avenir réside dans l'analyse de réseau. Le Quadrant est une simplification de premier ordre. La véritable question n'est pas la nature du lien entre A et B, mais la topologie globale des interactions au sein de la Convention. La relation Meredith/Maiko n'est qu'une arête dans un graphe bien plus complexe. Optimisons le système au lieu de le dramatiser.

u/CatherineEstNotreReine • il y a 15 minutes • [▲ -25 ▼]
Posté par u/SectionD_PourLaVictoire : ...un espion en col v...Votre vocabulaire ordurier est à l'image de votre idéologie. Le Prince Taylor est un étudiant respecté. Pendant que vous vous vautrez dans la haine et la crasse idéologique, lui étudie l'art et la beauté. Ça en dit long sur nos civilisations respectives. Vous n'êtes que des barbares qui ont peur de tout ce qui est raffiné et qui dépasse votre compréhension.

u/Żytkow ツ • il y a 10 minutes • [▲ 15 ▼]
Posté par u/Rouelibre : C'est un programme de conditionnement psychologique...Le complotisme est le dernier refuge des esprits incapables de comprendre la dialectique matérialiste. Le Quadrant n'est pas un "programme de contrôle", c'est une superstructure culturelle qui reflète fidèlement les contradictions de notre base économique post-révolutionnaire. C'est de l'analyse, pas de la paranoïa. Grandissez un peu.

u/SectionD_PourLaVictoire • il y a 5 minutes • [▲ -55 ▼]
Posté par u/CatherineEstNotreReine : ...des barbares qui ont peur de tout ce qui est raffiné.Le "raffinement" de votre monarchie, c'est l'oppression sous une couche de dorures et de bonnes manières ! Notre "barbarie" a libéré un peuple, la vôtre le maintient en laisse avec de jolies chansons ! JE PREFERE MILLE FOIS ETRE UN BARBARE LIBRE QU'UN ESCLAVE "RAFFINÉ" ! MORT AUX TYRANS ET A LEURS LAQUAIS !

📌 u/SYOPS [MOD] • il y a 1 heure • [▲ 55 ▼]
SUJET VERROUILLÉ.
Cette discussion a dégénéré en attaques personnelles, en insultes xénophobes, en querelles idéologiques stériles et en théories du complot qui n'ont plus rien à voir avec le sujet de base.

Un grand merci à u/T_de_Teyla pour son article de très haute qualité. Dommage que la section commentaires ne puisse pas maintenir le même niveau.

Les utilisateurs u/SectionD_PourLaVictoire et u/CatherineEstNotreReine reçoivent un avertissement. Toute récidive entraînera une suspension temporaire. Et maintenant, par pitié, allez toucher de l'herbe. Ce thread est désormais clôturé.

(Et pour u/4m3l13 : non, le volume 5 est globalement considéré comme décevant. L'auteur s'est perdu dans ses intrigues secondaires.)

u/Jackpoint_ADMIN [ADMIN] • il y a 1 minute
u/SectionD_PourLaVictoire & u/CatherineEstNotreReine : Contrepoids (CP).
Leur haine mutuelle et prévisible était la seule structure stable de ce fil de discussion. Pour moi c’est évident.
1793
AGORA EXPRESS
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👤 Citoyen-Sergent 'Rico' Vargas
On est arrivés. Ça va être une longue nuit.

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#AubeSereine #Carnavale #TravelPhotography

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🌸 Lila-Rose D.: Wow, l'ambiance de cette photo est incroyable ! Le filtre est magnifique, ce contraste entre le chaud et le froid... tu aurais un lien pour le pack de filtres stp ? J'adorerais l'utiliser pour mes photos de Lac-Rouge la nuit !
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🎮 Akiba-Fan92: Oubliez le filtre, c'est un patch de 'La Petite Volontaire' ! L'anime est un classique ! Trop bien de voir que même la Garde a du goût. Où tu l'as eu, camarade ? C'est une édition limitée du festival de 2012 non ?
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☮️ Pacifiste73: Faire des selfies devant un massacre ? Est-ce que c'est ça, l'idéal du Kah ? On envoie nos enfants mourir et ils en font un spectacle pour les réseaux. C'est indécent.
💬 95 réponses – 🔁 450 repartages – ❤️ 3.2K appréciations


👤 Andrean Gabriel d'Alcyon: @Pacifiste73 L'indécence, c'est l'inaction des bureaucrates. Ce jeune homme incarne la Vitesse du Réel ! Il est la flamme du Kah face à la nuit fasciste. C'est une icône, pas un touriste. Force et Honneur !
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🌸 Lila-Rose D.: "@Citoyen-Sergent 'Rico' Vargas okay mais le filtre du coup ??? Personne n'a le lien ? C'est frustrant, ce preset est vraiment parfait..."
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🔧@Agora_Support: "Bonjour @Lila-Rose D. Après vérification par nos services, nous vous informons que le 'filtre' utilisé est généré par les conditions atmosphériques d'un incendie chimique à grande échelle au-dessus d'une zone urbaine. Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de proposer ces conditions spécifiques dans notre catalogue de filtres standards. Cordialement, le support technique."
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Posté dans Blogs Personnel > Ino Albacete • par Ino • il y a 2 heures

Concernant la "polémique" des Marquises.

Tags : #marquises #mise au point #culture #histoire #université #jésus désapprouverait

INTRODUCTION

https://i.imgur.com/KiDvmYX.png

Le principe d’asymétrie de Brandolini postule que la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des conneries est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire. C'est en vertu de ce principe que j'évite généralement de participer aux polémiques en ligne et autres faux débats auquel plus de trente années de CommuNet nous ont désormais habitués (sans offense pour mes camarades internautes, je suis comme vous : il m'arrive d'alimenter le brasier...)

De la même façon, quelques années au sein de l'Université de Lac-Rouge et plus généralement, de la politique confédérale, m'ont apprise qu'il n'existe vraiment pas de "mauvaise" publicité. Ainsi je sais pertinemment que je m'apprête à faire une erreur en utilisant mon temps et mon énergie pour m’immiscer dans un débat qui, d'une part n'en est pas vraiment un, d'autre part semble généralement confiné à des franges encore mal identifiées de la blogosphère kah-tanaise et - depuis peu - velsnienne.

Je parle ici de la pétition visant à faire désavouer la citoyenne Maria Cecilia Landrini, que certains avaient pu découvrir par son excellent article sur le peuplement des Îles Marquises, lequel avait été traduit et diffusé dans certains journaux universitaires et marquisois de l'Union où on le présentait comme une bonne pièce de synthèse. Je l'avais moi-même lu à l'époque, quoi qu'assez distraitement pour être honnête. Si j'ai un intérêt particulier pour l'histoire, je dois avouer que celle de mes terres natales m'est déjà très familière. N'ayant à l'époque rien relevé de neuf ou d'inhabituel dans l'article de la citoyenne Landrini, je trouvais simplement intéressant de constater des liens entre l'historiographie kah-tanaise, essentiellement centrée sur les migrations, et Velsnienne, en cause sinon partiellement, dans certaines des migrations celtes nous intéressant justement.

Un élément que j'avais mentionné à ma camarade Kisa Ixchet, qui a supervisé une grande partie de nos accords universitaires internationaux : l'occasion pour moi d'apprendre avec surprise l'absence de coordination au plus haut niveau entre les universités de l'Union et celles de la Grande République.

Pour en revenir à ce que je disais, je sais donc pertinemment qu'en prenant la peine de répondre à cette pétition et à ses arguments je mets en fait en lumière un phénomène et un sujet qui avaient jusque-là dû échapper à l’immense majorité des kah-tanais, si ce n’est carrément des marquisois et à fortiori de mes chers amis du Skol-veur Stormwind (université de Fort-Tempête) ou des milieux insulaires en général. Cela étant, je ne suis pas tout à fait indifférente au sort de la citoyenne Landrini, moins par sympathie personnelle que par simple égard pour une représentante manifestement sérieuse de la communauté scientifique. Plus généralement je suis aussi surprise de la force de frappe apparente d'un mouvement nationaliste pourtant kah-tanais, et dont les kah-tanais eux-mêmes ignoraient globalement l'existence. Je le dis sans aucune ironie, comme vous pouvez l'imaginer.

Je tenais aussi à dire, puisque apparemment – et c’est une nouveauté dans notre histoire récente – il faudrait pour certains de ces nationalistes justifier de la langue utilisée, que cet article serait essentiellement rédigé en Syncrelangue. Comme d'habitude certaines publications se feront un plaisir de le traduire dans d'autres langues vernaculaires, et une traduction en Velsnien verra le jour d'ici la fin de semaine, puisque j’ai bien peur que cette affaire intéresse plus nos amis eurysiens que mes propres concitoyens. En effet, n’en déplaise à certain, il n’existe initialement pas de lingua franca aux Îles Marquises. J’en sais quelque chose : j’y ai grandi. (Là encore ce n’est pas vraiment une révélation. Quiconque suit ce blog se souvient probablement de cette une très embarrassante une de Vibrance faisant de moi la "Marquisoise la plus mystérieuse de l'Université de Lac-Rouge", titre dont je me serai personnellement bien passée).

Revenons-en à cette pétition. Je l'ai découverte grâce (à cause ?) de mon très cher ami Gregory Pauwels, lequel supervise actuellement la thèse d'une citoyenne étudiant au sein du Nouveau Conservatoire des Savoirs et Humanités de Kotios et s'intéressant justement à la question des migrations partant de l'Eurysie occidentale vers le "Nouveau Monde", dans le courant du quinzième siècle. Bien que concernant un sujet à priori kah-tanais, cette pétition semble avoir exclusivement été diffusée dans le monde universitaire Velsnien. Les actions de soutien mentionné sur sa page (je n'ai pas trouvé d'autres sources attestant de leur existence) semblent aussi concerner la Grande République plus que notre Union. Cela ne me surprend pas, le mouvement auquel se rattache ce texte semble à minima confidentiel, à l'intérieur des frontières de l'Union. Cela a très naturellement titillé ma curiosité. D'autant plus que, comme je l'ai déjà exprimé, j'avais plutôt apprécié l'article de la citoyenne Landrini, et était ainsi surprise de la voir qualifiée en des termes aussi violents. Rien, dans son discours, ne me semblant suffisamment radical ou provocateur pour justifier une réaction de cet ordre.

Pour en revenir à Gregory, je n’avais aucune réponse à lui donner. Le caractère à priori négligeable de ce groupe de pression m’intriguant, je me suis renseignée dans la mesure du possible sur ses activités, son mode d'action, mais aussi ses revendications. Premier obstacle : le groupe semblait pour ainsi dire quasi inexistant, et les seules sources que je pouvais trouver se référant, même lointainement, à un quelconque nationalisme celtique au Grand Kah s'intéressait plutôt à la (très documentée) Coalition Damaniste Kah-tanaise, mouvement terroriste dont l'action a menacée le sud du pays au tournant des années 2000. Faute de sources scientifiques ou officielles satisfaisantes, et parce qu'il me fallait bien commencer quelque part, je me suis résolue à m'intéresser à la seule chambre d'écho disponible : le périodique KAH TANA.

1. KAH TANA, LE MEDIA EN QUESTION

Vous n’en avez peut-être jamais entendu parler et là encore je me sens coupable d’être à l’origine de votre découverte de ce média des plus confidentiels. À vrai dire, je ne sais pas bien qui pouvait tomber de manière organique sur le site de cette revue sans tirage papier et qui compile en elle tous les éléments aptes à susciter la méfiance du lecteur kah-tanais moyen. Je ne m’y serais personnellement pas engagé sans ma foutue curiosité – et cette polémique imbécile que je m’étais bêtement mise en tête de traiter.

Pour bien comprendre cette pétition et ce mouvement j’avais aussi besoin de comprendre la nature précise du média leur servant de porte-voix. J’ai donc décidé de reprendre l’ensemble des articles notables de la revue par ordre de parution, pour essayer d’en déterminer la ligne politique générale. J’ai rapidement fait face à un problème : si on peut tenter d’établir des grandes tendances ou une appartenance à un courant de penser a priori inscrit dans une certaine forme de radicalisme, cette ligne tend à se contredire d’un article à l’autre. C’est un problème qui dépasse le simple amateurisme de la publication, laquelle enchaîne les contresens sur la politique kah-tanaise (au point qu’on pourrait presque se demander si ses auteurs habitent bien l’union), pour entrer dans celui de la doctrine pure et simple. Reprenons par ordre.

Pour être honnête, j’ai été assez choqué de lire ces articles qui, par bien des aspects, font penser au Livret Noir d’Antigone Ornan Munch, lequel avait réussi à se faire publier un peu plus d’un an avant que la Magistrature ne demande la dissolution du Club Politique néo-réactionnaire du Lys d’Argent.

La première apparition du média KAH TANA est, donc, un teaser. Le logo représentant un Ronin (figure traditionnelle du cinéma des années 50 à 80 environs) et la tag-line "Le blog de ceux qui ont choisi leur voie" (traduite par mon ami Shinji, on le remercie !) tendent à laisser penser qu'il s'agit d'un organe à vocation militante. Ce teaser donnait à voir ce qui aurait pu être compris, dans un premier temps, comme une annonce de ce qui allait être la ligne du média : un article opaque semblant présager de questions économiques, deux autres sur lesquels je dois m’arrêter, par souci du détail.

Le second titre annoncé est une construction rhétorique sans ambiguïté : "La fin du projet Tepeyollotl signale la fin du productivisme bureaucratique kah-tanais. Bientôt, le communisme ? 🔥".

L'opposition binaire "Nature vs. Empire" est, dans le lexique politique kah-tanais, une déclaration d'intention sans équivoque. L'"Empire" est l'ennemi absolu, le spectre des Sukaretto et de la Junte, la quintessence de la violence centralisatrice et de l'oppression. La "Nature", à l'inverse, est chargée de connotations positives : elle évoque l'équilibre écologique, le respect des traditions des premiers peuples, comme à travers le Teotlisme, et surtout, elle fait directement écho à la victoire récente des communes rurales contre le projet minier de Tepeyollotl. Ce projet, soutenu par des logiques industrielles et militaires, a été stoppé net par la mobilisation des assemblées locales, des syndicats agraires et des clubs communalistes, qui défendaient la sacralité du Pico Sagrado et la protection de la nappe phréatique.

Ainsi, à première vue, cet article semble s'aligner sur une ligne profondément communaliste, écologiste et anti-centralisatrice. Le rejet du "productivisme bureaucratique" le place en opposition directe avec les courants les plus dirigistes, qu'ils soient technocratiques ou militaristes. Il semble donc émaner d'une frange de l'Union proche des Amies de la Commune, des Phalanstères ou de Confédération & Collaboration. Une ligne plutôt réformiste, voire conservatrice au sens kah-tanais du terme (Au sens de la "conservation" du pouvoir local). Éventuellement, on pourrait donc légitimement penser que KAH TANA est une publication éco-radicale, défendant l'autonomie des communes locales contre les impératifs du complexe militaro-industriel.

Pourtant, quelques semaines plus tard, ce même média déroule le tapis rouge à la citoyenne Sayumi Kōgan, figure pratiquement inconnue défendant des positions ultra-centralisatrices et militaristes. Dans cette interview, la citoyenne Kōgan vomit littéralement sur les écologistes du Pico Sagrado, affirmant : « Je trouve obscènes ces festivals de la décroissance, de la pleutrerie et de la sociale-démocratie petite-bourgeoise que nous témoignent les soi-disant "environnementalistes". » Elle y défend l'extraction minière à tout prix au nom de la suprématie navale et aérienne de l'Union. Face à cette insulte directe envers le mouvement que le journal prétendait défendre trois semaines plus tôt, que fait le "journaliste" de KAH TANA ? Le contredit-il ? Lui rappelle-t-il la ligne éditoriale du média ? Absolument pas. Il lui sert la soupe. L'introduction de l'interview va jusqu'à justifier la présence de Kōgan par ces mots : « Elle intervient dans les colonnes de KAH TANA parce qu'elle a quelque chose à dire, mais aussi parce qu'on l'aime bien et que c'est une camarade. »

Un média qui célèbre un jour l'écologie rurale comme l'avant-garde du communisme, pour applaudir le lendemain sa destruction au nom du productivisme militaire est au mieux une coquille vide, un outil d'opportunisme absolu qui cherche simplement à capter n'importe quelle colère, n'importe quelle frustration, pour exister. La complaisance ahurissante de l'interviewer face aux contradictions de Sayumi Kōgan démontre qu'il n'y a aucune volonté d'analyse chez KAH TANA. Dans notre Union, un vrai journaliste radical (qu'il soit du Miroir Rouge ou même de L'Avant-Garde) l'aurait crucifiée sur ses contradictions. Ici, l'intervieweur se fait l'aimable faire-valoir d'une invitée, démontrant que ce média n'a pas été créé pour informer les Kah-tanais, mais pour servir de plateforme de relations publiques à des intérêts obscurs.

Je ne m'attarderai pas encore sur cet article, ce n'est pas ici notre sujet. Reste donc à voir si KAH TANA est capable de cohérence sur le dernier sujet avancé par ce teaser : préparez-vous là aussi au grand écart idéologique : "Maria Landrini, faussaire impérialiste, anticelte et militante de l'occupation velsnienne en Achosie du Nord, offre ses services à l'occupation carnavalaise des Marquises. Jusqu'à quand ? 🗡️".

Le ton change du tout au tout. Nous quittons la critique interne et décentralisatrice pour plonger dans une rhétorique nationaliste, agressive, et ouvertement menaçante. Le vocabulaire est celui de l'épuration : "collabos", "faussaire impérialiste", "occupation". La menace à peine voilée, qui rappelle davantage les tracts de la Section Défense que les manifestes du Club de l'Impossible. La référence à une « occupation carnavalaise des Marquises » aura sans doute aussi fait sourire la plupart d’entre vous. Non, vous n’avez pas manqué une information, je vous rassure tout de suite : Carnavale n’a jamais posée les pieds sur les îles Marquises. Donnons le bénéfice à KAH TANA, le média voulait sans doute parler de l’occupation Carnavalaise des îles Marines.

Cet article cherche quoi qu’il en soit à surfer la ligne de la frange la plus radicale, interventionniste et nationaliste de la Convention, évoquant les représentants les plus borderlines du Syndicat des Brigades, du Club de l'Avant-Garde et surtout, de la Section Défense, avec son culte de la force, son mépris des subtilités diplomatiques ou historiques. Dès-lors il ne restait plus qu’à lire les articles en question pour savoir comment ce blog souhaitait réconcilier ces deux lignes à priori assez opposées.

J’aime autant vous le dire, ni l’article économique ni l’article sur la victoire de la nature n’ont été publiés, le blog préférant se concentrer sur les Îles Marquises avec l’article Négationnisme Culturel : Les Marquises, des Îles Papoues ?

Je m'attendais encore, à ce stade, à une publication ultra radicale, pas bien fine. Le genre pouvant effectivement monter une cabale contre une confrère universitaire sur des bases idéologiques plutôt que scientifiques. Quelque chose me semblait déjà assez louche, à ce stade. Cependant, cher lecteur, j'aime autant vous le dire : je ne m'attendais pas à tomber sur un article strictement ethno-nationaliste. Je vais ici essayer d'ignorer au maximum les attaques argumentum ad personam employés visant la citoyenne Landrini, et me concentrer sur les erreurs factuelles les plus immédiates, et autres problèmes de logiques internes, historiques et éléments propres à me vexer en tant que 1) universitaire 2) marquisoise.

2. L'ARTICLE EN QUESTION

L'Histoire est un outil de connaissance objective. L'historien travaille ainsi en se basant sur des preuves matérielles. Son rôle est de dire ce qui a été, indépendamment des éventuels narratifs en vigueur. À ce titre, la citoyenne s’inscrit dans une analyse parfaitement positiviste de notre histoire insulaire. Faute de pouvoir l'attaquer sur le terrain des faits, l'article de KAH TANA s'échine donc à lui prêter des intentions, quand il ne déforme pas ses propos ou conclusions.

En début d'article, l'auteur juge bon de faire un nouveau rappel à l'idée d'une "réunification" Marquisoise qui, rappelons-le une fois encore, est un contresens totalement incompréhensible. Les Îles Marquises et Marines n'ont jamais été administrées par une même entité. Le reste de l'article procède à une série de déformations et de raccourcis trahissant une écoute innatentive ou une volonté délibérée de procès d'intention. Dès le second paragraphe, l'article fait dire à la citoyenne que "les celtes n'en sont plus depuis au moins les guerres médiévales d'Achosie" ce qui est une falsification pure et simple. La citoyenne Landrini dit textuellement le contraire : "La conquête velsnienne ne fait pas disparaître les spécificités culturelles achosiennes, loin de là, car c'est à partir de cet instant que cette culture achosienne va être revendiquée comme un marqueur d'opposition à Velsna." Loin de décréter la fin de l'identité celtique, elle explique que la conquête velsnienne a paradoxalement servi de catalyseur à sa réaffirmation en tant qu'identité politique et culturelle d'opposition. L'auteur de l'attaque lui fait donc dire l'exact inverse de sa thèse.

Seconde affirmation, Landrini relèguerait les populations locales "à un rôle de bûcheron pour fournir la flotte velsnienne, mercenaire, et force de travail diverse." Dans les faits, l'historienne décrit une période pré-conquête où Achos est loin d'être un simple fournisseur passif. Elle la qualifie de "puissance économique majeure en Manche blanche" et de "région la plus dynamique de cet espace". Elle parle d'une "dynamique de centralisation du pouvoir" et de la "Première République d'Achos".

Le commerce du bois de chêne est présenté comme un échange bilatéral entre deux puissances économiques : "Inversement, les velsniens importaient d'Achos d'énormes quantités de bois de chêne", ce qui est précédé par la mention que les élites achosiennes importaient elles-mêmes des produits de luxe velsniens. Elle décrit une relation entre "deux élites qui se connaissent parfaitement", et non un simple rapport de domination économique avant la guerre. L'attaque isole un élément (le bois) pour caricaturer une relation complexe et en effacer la réciprocité initiale.

Troisième affirmation : Landrini "ne tire aucune conclusion d'un quelconque caractère impérial, impérialiste, conquérant ni bien sûr oppressif des Velsniens en Achosie." Cette affirmation est, là encore, contredite par les faits. La citoyenne utilise le terme "conquête" à de multiples reprises ("parachever la conquête territoriale", "avant et après la conquête", etc.). Le mot lui-même implique un acte impérial et militaire. Elle qualifie les guerres celtiques de "sanglantes" et évoque le "traumatisme civilisationnel" qu'elles ont provoqué. Ce ne sont pas les mots d'une personne qui minimise la violence de l'événement. Elle mentionne explicitement que les Velsniens maintiennent "des garnisons sur place", ce qui est la définition même d'une occupation militaire. Elle décrit très clairement le système des "serfs pour dettes" en Aleucie, envoyés pour mettre en valeur les terres, et dont les "conditions d'existence ont abouti à plusieurs révoltes". C'est une description factuelle d'un système d'exploitation et d'oppression.

Le fait qu'elle décrive la politique velsnienne post-conquête comme un mélange d'embarras et de négligence ("garder le cadavre") est une analyse nuancée de la stratégie coloniale, et non une négation de son caractère conquérant et oppressif.

Concernant l’attaque visant son appartenance à la "Société des honnêtes historiens velsniens", la rendant partiale et complice de l'impérialisme velsnien, il s'agit d'une attaque ad hominem. Je me permets de la souligner car il semble très étrange que la voix des marquisois prétendument portée par ce Blog contactent cette même Société des honnêtes historiens afin de la faire virer : pensent-ils que d’horribles impérialistes les écouteront ?

D'autant plus que cet article d'attaque est un cas d'école de malhonnêteté intellectuelle. Il repose sur des citations tronquées, des inversions de sens et des procès d'intention. Loin de présenter une vision velsno-centrée et apologétique, la citoyenne Landrini offre une analyse nuancée des relations entre Achos et Velsna, reconnaissant à la fois la puissance pré-existante d'Achos, la violence de la conquête velsnienne, et la complexité de ses conséquences, notamment le renforcement paradoxal de l'identité achosienne en opposition au conquérant. Continuons.

L’article affirme que c’est du fait de son statut de mercenaire que la citoyenne n'est spécialiste ni dans l'étude de l'esclavage sur l'île Damann, ni dans celle de l'effacement de l'identité celtique, dont elle participe au contraire complètement. La citoyenne Landrini a été invitée en tant que "spécialiste du monde celtique médiéval" pour commenter une thèse sur une migration médiévale. Lui reprocher de ne pas être spécialiste d'un autre sujet (l'esclavage à Damann) est un procédé rhétorique malhonnête. L'accusation selon laquelle elle "participe à l'effacement de l'identité celtique" est une calomnie flagrante. Elle affirme textuellement et sans ambiguïté : "la conquête velsnienne ne fait pas disparaître les spécificités culturelles achosiennes, loin de là, car c'est à partir de cet instant que cette culture achosienne va être revendiquée comme un marqueur d'opposition à Velsna." C'est le contraire d'un discours d'effacement, à savoir, une analyse de la survivance et de la réaffirmation de cette identité par l'opposition politique.

Affirmation suivante : : "Selon elle, la celticité est caduque depuis la fusion des « espaces » achosiens et velsniens.". C’est en quelques sortes le cœur de la manipulation de l'auteur. Landrini opère une distinction claire entre la réalité politique et l'identité culturelle. Elle dit : "La Première République d'Achos cesse, au terme de cette guerre de constituer une réalité politique". Elle parle de la fin d'un État, d'une entité politique souveraine. Jamais, à aucun moment, elle ne décrète la "caducité" de la celticité en tant que culture ou identité. Comme vu précédemment, elle dit même que cette identité se renforce. L'auteur de l'attaque confond délibérément la fin d'un État avec la mort d'un peuple.

Se pose ensuite la question du lien avec les Îles Marquises, réduit par le blog à « Une analogie floue et peu convaincante ». L'auteur n'a visiblement pas compris la structure de l'interview. La citoyenne Landrini n'établit pas une "analogie" mais répond à une question précise de l'animateur concernant une thèse nationaliste marquisienne : celle d'un peuplement de l'archipel consécutif à la conquête velsnienne de l'Achosie au Moyen-Âge. Pour évaluer cette thèse, il est indispensable et logiquement nécessaire d'analyser la situation en Achosie à cette période précise. Son analyse du monde celtique médiéval n'est donc pas une "analogie", mais la réfutation directe et factuelle d’un certain argumentaire historique.

Enfin, sur le supposé mépris de la réalité sociale et culturelle, l’auteur écrit "Que dit-elle de la réalité sociale et culturelle de l'Achosie ? Rien." Cette affirmation est d'une absurdité confondante. Toute l'intervention de Landrini porte sur la réalité sociale, politique et culturelle de l'Achosie. Elle décrit : Les structures politiques : "principautés... proto-féodales", "Première République d'Achos", "chefferies qui se forment à partir de plusieurs cellules familiales". Elle fait mention des "élites achosiennes", "populations semi-sédentaires", "paysans libres endettés", "serfs pour dettes", puise dans la culture matérielle et archéologique, mentionnant "importation velsniennes", "produits de luxe et de prestige, vaisselle, orfèvrerie", et bien sûr, la tristement fameuse "culture des cabanes en merde". Il y a aussi la question économique : Achos est une "puissance économique majeure", dispose d’un "monopole commercial", s’est établie une solide spécialisation dans la "construction navale". Prétendre qu'elle ne dit "rien" de tout cela relève soit de la cécité, soit d'une volonté délibérée de mentir.

À ce stade, la vacuité et la malhonnêteté des détracteurs de Landrini apparaît déjà pleinement. Incapables de contester les faits archéologiques et historiques qu'elle présente, ils se réfugient dans l'insulte, le procès d'intention et la déformation grossière de ses propos.

Paragraphe suivant. L’auteur continue sur la prétendue "Omission de la culture achosienne", je cite : « [Elle] vaut son invisibilisation. Une érudite ne devrait pas dire ça, ou plutôt elle devrait dire tout ce qui est à savoir sur l'Achosie."

Nous faisons ici face à un double sophisme. Premièrement, l'accusation d'omission est factuellement fausse. Comme démontré précédemment, Landrini décrit les structures politiques (chefferies, république), sociales (élites, populations semi-sédentaires) et surtout la culture matérielle de l'Achosie médiévale ("vaisselle, orfèvrerie", et bien sûr, la période archéologique de la "culture des cabanes en merde"). L'accuser d'invisibiliser une culture qu'elle passe son temps à décrire par les moyens de l'archéologie et de l'histoire est un contresens total.

Deuxièmement, exiger d'une spécialiste qu'elle dise "tout ce qui est à savoir" dans le cadre d'une interview radio de quelques minutes est une exigence absurde, conçue pour être impossible à satisfaire et ainsi la discréditer. C'est le signe d'une mauvaise foi confondante.

Citation suivante : "L'Achosie est belle et bien celte, comme le suggèrent avec subtilité les couilles bien aérées de ses chefs en kilt à tartan."

Cette remarque vulgaire et ignorante révèle l'inculture historique profonde de l'auteur. Le kilt à tartan est une invention de l'époque moderne, largement popularisée aux XVIIIe et XIXe siècles. Le projeter sur l'Achosie médiévale est un anachronisme flagrant. L'auteur de l'attaque remplace la réalité historique médiévale, étudiée par Landrini à travers des sources archéologiques, par un fantasme folklorique et stéréotypé, démontrant qu'il ne connaît du "monde celte" que ses clichés les plus récents. Pour le reste, nous l'avons déjà établi, Landrini ne nie en aucun cas le caractère celtique de l'Achosie moderne.

"L'A.I.A.N. pourrait aussi témoigner d'une certaine vision de la celticité…"

Le travail de l'historienne se base sur des faits vérifiables (archéologie, sources textuelles). L'auteur, lui, invoque la "vision" d'un groupe politique militant. C'est admettre que son argumentaire ne relève pas de la science historique, mais du militantisme. Il oppose une "vision" politique à une analyse factuelle, prouvant ainsi la thèse initiale de l'interview : l'instrumentalisation du passé à des fins politiques présentes.

"L'Achosie, une fusion velsnienne, vraiment ? Cela ne saute pas aux yeux."

C'est une déformation grossière. La citoyenne Landrini n'a jamais dit que "l'Achosie est une fusion velsnienne". Elle a dit : "l'espace celtique et l'espace fortunéen procèdent à leur fusion". Elle décrit un processus d'intégration économique des élites des deux régions, qui culmine par une fusion politique imposée par la conquête. Elle a même précisé que cette fusion politique a provoqué en retour une affirmation de l'identité culturelle achosienne par opposition. L'auteur transforme une analyse nuancée d'un processus historique en un slogan simpliste pour mieux le rejeter.

"Le présent parle mieux du passé qu'une intellectuelle mercenaire."

L'auteur rejette ici la méthode historique et l'expertise au profit d'une lecture du passé entièrement dictée par les besoins politiques du présent. Il ne cherche pas à comprendre le passé, il veut que le passé justifie ses opinions actuelles. Ce faisant, il devient l'exemple parfait de ce que Paolo Bastiano dénonçait en introduction de l'émission : l'utilisation du passé non comme "carburant", mais comme "comburant à des fins d'usage politique". En traitant l'historienne de "mercenaire", il ne fait que projeter sur elle sa propre conception de la connaissance : un outil au service d'une cause, et non une quête de la vérité.

"La fourberie de l'analogie achosienne est une grossière ficelle pour suggérer le propos de Maria Landrini sur les îles Marquises…"

Il n'y a jamais eu d'"analogie". Il y a eu une méthode historique. L'émission visait à examiner la thèse d'une migration celte médiévale vers les Marquises. Pour vérifier cette thèse, il est logiquement impératif d'étudier la situation dans le point de départ supposé (l'Achosie) à la période supposée (le Moyen-Âge). C'est ce que fait la citoyenne Landrini. Ce n'est pas une "ficelle", c'est le B.A.-ba du travail d'historien : vérifier les sources et le contexte d'un événement. L'auteur feint de ne pas comprendre cette démarche élémentaire pour pouvoir crier à la manipulation.

"L'intellectuelle met alors le pied sur un terrain où il vaut mieux avoir un bon cardio : celui de la négation des faits."

C'est une inversion accusatoire spectaculaire. Qui nie les faits ? Le citoyenne Landrini se base sur des faits matériels : l'archéologie, qui ne montre aucune trace de peuplement celte ancien aux Marquises et la technologie, qui montre l'impossibilité de telles traversées à l'époque médiévale. Son détracteur, lui, ignore ces faits matériels pour s'accrocher à un récit politique. Le véritable négationniste est celui qui balaie les preuves archéologiques d'un revers de main au nom d'une idéologie.

"l'honnête historienne conclue que la majorité des peuplements marquisois seraient venus [...] de l'exode des serfs pour dette velsniens."

C’est un mensonge total et, à ce stade nous pouvons sans doute l’affirmer sans trop se tromper, délibéré : la citoyene Landrini a dit l'exact contraire. Voici ses propos textuels sur cette hypothèse :

"c'est encore là une thèse qui ne tient pas debout à mon sens.", "Les travaux les plus récents ont indiqué qu'il y a bien eu des serfs pour dettes qui se sont réfugiés à l'étranger, mais rien qui ne les relie concrètement aux îles marquises, où on ne recense aucune trace de leur présence.", "ce n'est pas tant une hypothèse fausse qu'elle est invérifiable à l'heure actuelle."

Non seulement elle ne "conclut" pas que cette hypothèse est vraie, mais elle la réfute explicitement comme étant infondée et non étayée par la moindre preuve. L'auteur de l'attaque a sciemment inventé cette conclusion pour pouvoir ensuite la tourner en ridicule ("des Velsniens, horrifiés par l'anecdotique châtiment...") et la présenter comme une manœuvre pro-velsnienne. Un monument de malhonnêteté intellectuelle.

"les Marquises sont... sont... sont quoi au juste ?"

L'auteur fait mine de s'interroger alors que la citoyenne Landrini a donné une conclusion claire et argumentée, qu'il choisit délibérément d'ignorer. Voici sa conclusion : "Aujourd'hui, la plupart des études penchent pour un peuplement très récent et relativement marginal, que l'on peut relier à une longue dynamique de crise interne au monde celtique entre les XVIIIème et début du XXème siècle, et qui correspond à des périodes de famines qui ont considérablement dépeuplé l'île celtique durant la Révolution industrielle" Sa conclusion est donc que la présence celte aux Marquises est réelle mais récente, issue de vagues migratoires dues à des famines. C'est une explication historiquement plausible qui invalide le mythe fondateur d'un peuplement médiéval, sans pour autant nier la présence celte actuelle. C'est précisément cette nuance qui est insupportable pour les tenants d'un récit simpliste et politisé.

À partir de cette ultime tentative de discréditer la citoyenne Landrini, l'argumentaire porté par l’article en arrive à son effondrement final. Plus spécifiquement, étant à court d'arguments pseudo-factuels, l'auteur sombre dans un fatras d'anachronismes, de projections douteuses et, comble de l'ironie, invoque une histoire locale qui donne purement et simplement raison à l'historienne qu'il insulte. Reprenons ce florilège de contre-vérités.

L'historienne négligerait la pluralité des nations celtiques et leur diversité quand il suffit de réécouter les deux premières minutes de l'émission. La toute première chose que fait la citoyenne Landrini pour définir le monde celtique est de rappeler qu'il est "très loin d'être homogène, et regroupe en réalité plusieurs familles de langues". Elle cite explicitement la fracture entre le nord (Achos) et le sud "extrêmement fragmenté" (pays menkien), ainsi que la frontière avec Caratrad. L'accuser de nier la diversité celtique alors qu'elle a posé cette diversité comme postulat de base de son intervention relève de la surdité sélective ou du mensonge éhonté.

Ensuite, puisque les Vikings ou les Wans savaient naviguer, l'argument de Landrini sur les limites technologiques de la flotte achosienne/velsnienne au Moyen-Âge central serait absurde.

C'est, là encore, un sophisme absolu. Le fait qu'une culture à un point A du globe possède une certaine technologie navale ne signifie pas qu'une culture à un point B la possède au même moment, ni que ses navires sont adaptés aux mêmes océans. Mais surtout, l'auteur confond l'exploration avec la colonisation de peuplement.

Que disent les faits historiques et archéologiques sur les Marquises ? Exactement ce que dit Landrini. Oui, il y a eu quelques tentatives d'installation de comptoirs aux XIIIe et XIVe siècles. Mais elles n'ont jamais abouti à un peuplement pérenne, "faute de débouché économique et d'utilité stratégique évidente". L'historienne ne dit pas que les bateaux coulaient tous : elle dit, à raison, qu'avant la découverte de l'Aleucie, plaçant les Marquises sur une route commerciale viabl, il n'y avait ni les moyens logistiques, ni la nécessité de soutenir une véritable colonisation. Invoquer les Wans pour justifier l'existence d'un prétendu État celte exilé aux Marquises au XIIIe siècle est risible et fait état d’une méconnaissance pour le reste assez total des pratiques culturelles des peuples du Carmin.

L’auteur puise ensuite dans l’hitoriographie kah-tanaise pour tenter de crédibiliser sa position : "Les encyclopédies marquisoises aussi : la majorité des habitants de l'archipel descend d'immigrés celtes de l'île incontestablement celte de Damann, ou bien de l'ouest de l'Eurysie".

C’est, en somme, exactement ce que la citoyenne Landrini a expliqué. Reprenons l’interview : "A priori, les premiers occupants de l'île semblent être des groupes de baleiniers et pêcheurs de morue des côtes ouest-eurysiennes faisant escale vers l'Aleucie : un peuplement qui est longtemps resté temporaire."

Que disent les archives historiques des Marquises ? Que la culture originelle fut "celle des marins, pêcheurs, marchands et réfugiés divers", utilisant l'archipel comme "base d'opération ou lieu d'hivernage", avec pour activité principale "la pêche à la morue".

L'historienne n'a jamais nié l'origine celte ou ouest-eurysienne de ces premiers habitants de passage ! Elle réfute le mythe politique d'une migration massive et organisée d'exilés politiques fuyant la conquête velsnienne d'Achosie pour fonder une société structurée dès le Moyen-Âge central. Le peuplement des Marquises s'est fait organiquement, par des pêcheurs, des marginaux et des pirates, qui n'ont formé une véritable société qu'à l'ère de l'exploration vers l'Aleucie, et dont la population n'a explosé qu'avec les exodes des famines industrielles. L'auteur attaque l'historienne en utilisant les arguments qui lui donnent raison.

S’ensuit une ignominie assez répugnante, je cite : le mot "race" "glisse sur la langue de Landrini sans jamais s'échapper de sa bouche, qui hante son inconscient", ajoutant une allusion abjecte à la "race papoue". C'est à mon sens le point de non-retour projetant définitivement la publication au rang des torchons de la pire espèce que nous avons pu voir fleurir – et disparaître – avec certains mouvements politiques marginaux. N'ayant rien trouvé dans les propos de la citoyenne Landrini pour l'accuser de racisme, l'auteur décide de psychanalyser son "inconscient" pour lui prêter des mots qu'elle n'a jamais prononcés. Maria Landrini a parlé d'architecture, de cadastre, de céramique, de commerce de bois de chêne et de traités politiques. C'est l'auteur, et lui seul, qui introduit le concept de "race" dans ce débat. Cette projection en dit infiniment plus long sur les obsessions identitaires rances du détracteur que sur la prétendue pensée cachée de l'universitaire.

Dans la suite de la tribune, l'auteur réalise un tour de passe-passe rhétorique qui confine au burlesque. Ayant totalement échoué à prouver l'existence d'une migration politique celte au Moyen Âge (la thèse initiale que la citoyenne Landrini déconstruisait), il opère une retraite stratégique d'une rare mauvaise foi. N'ayant plus d'arguments historiques, il décide tout simplement d'abolir l'Histoire au profit du déterminisme météorologique.

Ainsi, la citoyenne Landrini ferait une "fixation sur l'origine généalogique", prouvant sa nature d'historienne du 19ème siècle éprise de biologie. C'est, là encore, un mensonge absolu. À aucun moment, dans toute l'interview, la citoyenne Landrini n'a prononcé les mots "généalogie", "biologie", "génétique" ou "sang". Elle a parlé d'institutions politiques, de réseaux de commerce, de céramiques, de cabanes, d'urbanisme, de traités de paix et de techniques de navigation. Elle étudie la culture comme un fait social et matériel. C'est l'auteur de l'attaque qui, obsédé par ses propres biais, projette sur l'historienne un discours racialiste qu'elle n'a jamais tenu. Pire : Landrini conclut précisément que le peuplement des Marquises est récent et issu de migrations (famines industrielles, pêcheurs). Elle valide donc la pluralité des origines ! L'auteur s'épuise à réfuter une thèse que l'historienne n'a jamais défendue.

S’ensuit un grand moment de n’importe-quoi rhétorique, l’auteur se prenant soudain à définir la celticité comme le produit naturel d'un climat rude, de la pêche à la morue, du varech, des falaises. Que sais-je. En somme l’auteur révèle son inculture crasse en sombrant dans le déterminisme géographique le plus primitif, une pseudo-science qui, pour le coup, date véritablement du 19ème siècle.

Si l'on suit sa logique absurde : le froid, la pluie, l'océan, les tempêtes et la pêche en haute mer engendrent naturellement la culture celte. À ce compte-là, les Inuits, les Aïnous, les Aléoutes et les pêcheurs d’Escapula sont tous d'authentiques Celtes qui s'ignorent ! La culture n'est pas une moisissure qui pousse spontanément parce qu'il pleut sur du granit. C'est une construction historique complexe, transmise par la langue, le droit, les mythes fondateurs et l'organisation sociale. En réduisant l'identité celte à une réaction pavlovienne au climat maritime, l'auteur nie les celtes en tant que civilisation historique.

Dès-lors, pour l’auteur, la "cohérence" celte se résume au "goût de la bière, de la danse, des fest noz" pour compenser l'isolement en mer. Passons brièvement sur la nature agrarienne des fest noz, lesquelles sont une reconstruction revivaliste ne s'étant jamais importée au sein de Marquises dont la culture a évoluée sans subir d'effacement impérial appelant à l’émergence d'un mouvement revivaliste. Passons aussi sur le fait que les danses pratiquées durant ces fêtes d'Eurysie continentale sont des danses essentiellement paysannes dont le rôle pratique était, notamment, d’aplatir le sol en vue de le préparer aux travaux agricoles. Il existe des danses de groupe marquisoises, qui ont effectivement été importées par les colons ou développées après leur installation, mais pas sous la forme de de fest noz ou de fest deiz.

Comme je le disais, passons. Ce n’est qu’un point de détail dans un inventaire misérable, révélant toute la vision étriquée de l’auteur. S’il accuse la citoyenne Landrini d'invisibiliser la culture celte, c'est bien lui qui la réduit à une caricature pour touristes. Alors adieu la poésie des bardes, adieu la complexité du droit menkien, adieu l'orfèvrerie achosienne, adieu les structures proto-féodales, adieu la littérature épique de l'île Damann. Tout cela est balayé au profit d'une image d'Épinal tout juste bonne pour l’étiquette de mauvaise bouteille de stout : le Celte est un marin qui boit de la bière et tape du pied en rentrant du port. En prétendant défendre les Marquises, l'auteur insulte l'Eurysie celtique tout entière en la ravalant à un stéréotype folklorique.

Mais relisons bien cette attaque. Que remarque-t-on ? L'auteur a totalement abandonné le débat initial. Plus un mot sur les guerres velsniennes d'Achosie. Plus un mot sur l'exode médiéval. Plus un mot sur les serfs pour dettes fuyant la métropole au 16ème siècle. Pourquoi ? Parce qu'il sait que l'archéologie et l'Histoire donnent raison à la citoyenne Landrini : les Marquises n'ont pas été fondées par un royaume celte en exil au Moyen-Âge. Les Marquises sont le fruit organique et plus tardif d'un brassage de marins, de pêcheurs, de pirates et de réfugiés divers, forgeant une identité créole, âpre et résiliente, que le consensus Historiographique qualifie de "franco-celtique". En redéfinissant le mot "celte" pour qu'il signifie "marin qui boit de la bière sous la pluie", l'auteur avoue sa défaite sur le terrain du matérialisme. La citoyenne Landrini avait une mission dans l'émission Storiavoca : démonter le mythe politique d'une origine médiévale et achosienne des Marquises. Elle l'a fait avec brio. Son détracteur, à court d'arguments, n'a plus qu'à hurler à la tempête et s'enivrer de folklore. Les faits sont effectivement têtus, et ils n'appartiennent pas aux affabulateurs.

La fin de l’article, qui a à ce stade largement abandonné le champ du débat historique, abandonne à son tour celui de la mauvaise foi rhétorique. Elle relève de l'intimidation et de l'aveu. En l'espace de quelques lignes, l'auteur parvient à valider l'intégralité de l'analyse de la citoyenne Landrini tout en proférant des menaces de mort à peine voilées.

Selon l’auteur, le triskèle sur le drapeau marquisois prouve la réalité ancienne et indiscutable de la celticité de l'archipel. Si le drapeau le dit, c'est que l'Histoire est vraie. C'est ici l'argument le plus indigent de toute cette série. Coudre un symbole antique sur un drapeau contemporain ne modifie pas le passé. Si je dessine un aigle Rhémien sur le devant de mon jardin, cela ne prouve pas que les légions de Théodosine y ont campé. Les Îles Marquises sont actuellement celtes mais cela encore, nous l’avons vu, personne ne le remet en cause.

Du reste il convient de rappeler que le choix du triskèle est un acte politique et symbolique moderne. Il prouve exactement ce que disait Maria Landrini : qu'aujourd'hui, une partie de la population s'identifie fortement à cet héritage issu des migrations récentes et des pêcheurs de l'ère moderne, et l'utilise comme étendard politique.

Toujours selon cet auteur, la thèse défendue par la citoyenne Landrini "jette le trouble" dans un archipel "occupé par les forces kah-tanaises", qui vient d'être "réuni", et que les "impérialistes" craignent cette "réunification celtique". Ici l'auteur vient de donner totalement raison à l'introduction de Paolo Bastiano au tout début de l'émission : "L'Histoire agit ainsi non comme le carburant de la guerre, mais comme un comburant à des fins d'usage politique."

Le récit d'une nation celte unie depuis la nuit des temps aux Marquises et Marines est une fable fabriquée sur mesure pour accompagner des revendications politiques manifestement contemporaines, quoi que je ne sais pas précisément indiquer qui les aurait porté au sein du Grand Kah. L'auteur ne défend pas le passé des Marquises, mais la possibilité d’une annexion de Fort-Marin. Rappelons-le une fois encore puisque cela est nécessaire : les Îles Marines et Marquises, bien que faisant partie d’un même ensemble géographique, n’ont jamais fait partie d’un même ensemble politique. Elles n’ont pas été séparées. L’occupation kah-tanaise des Îles Marines n’a jamais été pensée, acceptée et mise en œuvre comme une unification de l’archipel au sein de l’Union. Si la Garde Communale de la République des Marquises a été déployée, c’est avant tout pour éviter un débordement de la guerre opposant Carnavale aux nations de l’OND, ainsi que pour récupérer et isoler les armes chimiques de la principauté. Mission accomplie, à ce jour. L’idée d’une invasion kah-tanaise à des fins d’annexions est, au mieux, un fantasme.

Cela n’empêchera pas l’auteur de conclure sur une menace de mort. Le masque tombe, et glisse dans la fange.

Menacer de violences physiques une universitaire parce que ses recherches contredisent un tract de propagande nationaliste est l'acte de reddition intellectuelle le plus absolu. C'est la signature des fascismes et des totalitarismes : quand on ne peut pas brûler les arguments, on menace de brûler les livres et ceux qui les écrivent. La clause de non-responsabilité hypocrite ("nos camarades sont innocents") est une rhétorique mafieuse classique, destinée à encourager la violence tout en se couvrant juridiquement. En somme, du terrorisme scolastique.

La citoyenne Landrini est intervenue sur Storiavoca pour faire de la science historique. Elle a expliqué, sources à l'appui, la complexité des rapports achosio-velsniens et a démontré que l'archéologie contredisait l'idée d'une migration celte médiévale vers les Marquises, le peuplement y étant plus récent et composite. Ses détracteurs ont répondu par la falsification de ses citations, l'invention de propos qu'elle n'a jamais tenus, des insultes sur ses compétences, des théories racialistes et météorologiques délirantes, pour finir par justifier une occupation militaire et proférer des menaces de mort.

À ce stade, donc, une conclusion s’impose déjà à moi : c’est que nous ne faisons pas à un débat académique. Ce que nous savions déjà puisqu’il est évident que la pétition prête à la citoyenne Landrini est propos qu’elle n’a jamais tenue. Cet article initial, cependant, est un rappel essentiel de la façon dont le nationalisme le plus toxique viole l'Histoire pour justifier ses crimes. Les "camarades" de l'auteur n'ont pas l'Histoire de leur côté, ils n'ont que l'intimidation. Et l'Histoire survivra à leurs menaces. Cela interroge évidemment sur la crédibilité que nous pourrions prêter à KAH TANA en tant qu’organe de presse après un tel exercice en médiocrité.

Nous pourrions nous arrêter là, à vrai dire je vais sans doute le faire pour l'instant, bien qu'il reste encore quelques éléments à traiter.

Ils le seront dans un prochain billet !

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Posté dans Blogs Personnel > Ino Albacete • par Ino • il y a 2 heures

Concernant la "polémique" des Marquises (Annexe)

Tags : #marquises #mise au point #culture #histoire #université #yet again

LA QUESTION DE LA LANGUE

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Il est maintenant temps d’en revenir à la question de la langue, que j’avais évoqué en passant. J’ai préféré séparer ce billet du premier, déjà pour une question de taille, ensuite, car son approche sera tout à fait distincte. Dans mon premier billet, j’ai essentiellement travaillé à analyser le texte de l’article à l’origine de la pétition, et l’environnement médiatique dans lequel il évolue. Le travail était bêtement comparatif, puisqu’il suffisait généralement de comparer les accusations proférées dans l’article de KAH TANA avec le texte d’origine de la citoyenne Landrini pour mettre à jour la supercherie intellectuelle.

Ici, cependant, je vais devoir me retrousser les manches et sortir quelques ouvrages de références. Outre le consensus historique, il y a un état de l’art en sciences sociales qui permet d’analyser la question de la langue et de son rôle institutionnel et politique de façon précise. Il est ici important d’adopter une approche de ce type. En effet, le rapport au langage du mouvement "pan-celtique" révèle en creux les éléments politiques que leur pratique rhétorique et historique permettait déjà d’envisager.

En tant qu'anthropologue – et a fortiori, d'anthropologue de l'image et des représentations – je sais à quel point un mouvement d’idée traduit sa nature par les symboles qu'il choisit de fétichiser. Quand un groupe cherche à faire émerger une vérité historique ou symbolique afin de justifier ses pratiques ou objectifs, il compense généralement l’absence de consensus ou de faits en générant une mythologie. Le premier outil de cette mythologie passe bien souvent par la création d’un vocabulaire dédié, et la purge d’un vocabulaire jugé indésirable.

Quand on se plonge dans la prose de ceux se rêvant déjà en avant-garde anticoloniale, on peut déjà mettre à jour un ensemble de vocabulaires et une manière précise de l’utiliser. Dans leurs manifestes (notamment directement publiés après l’occupation de Fort Marin), le champ lexical utilisé n'est pas celui traditionnellement employé par les révolutionnaires kah-tanais, à savoir celui l'émancipation des travailleurs. Au contraire, les termes employés renvoient plutôt à la purification ethnique. Les auteurs célèbrent lainsi a prise de contrôle de la partie carnavalaise de l'archipel en s'extasiant qu'elle soit enfin « dépouillée de son nom c'halleg » (un terme utilisé ici de façon hautement péjorative pour désigner la langue française). Ils affirment que traduire un nom de ville dans la « langue de l'occupant est une insulte à la mémoire des morts et des vivants », et vont jusqu'à qualifier la présence d'une autre culture sur cette part de l’île de « linguicide ».

Il faut s'arrêter un instant sur ce vocabulaire.

L'Histoire et la sociologie politique, depuis Luka Nesselrode, nous ont pourtant fourni tous les outils pour diagnostiquer ce genre de dérive. Nesselrode nous rappelle constamment qu'il existe deux conceptions fondamentales de la Nation. D'un côté, la conception "révolutionnaire" ou "civique" (la nôtre, le modèle kah-tanais). De l'autre, la conception "romantique" ou "ethnique", héritée des bourgeoisies nationalistes du XIXe siècle eurysien, qui fait du sang, de la terre et de la langue les conditions préalables et indépassables de l'appartenance à un peuple.

Le Grand Kah, depuis ses fondations, s'est construit en parallèle et, du reste, en opposition frontale à ce modèle ethno-nationaliste. Notre Confédération est une communauté civique et universelle. On est kah-tanais en adhérant à un projet politique et sociétal dont le résultat est le communalisme libertaire et à la démocratie directe. L'invention même du Syncrelangue – cet outil forgé de toutes pièces pour transcender les frontières du Vieux Monde – visait à incarner cet universalisme en proposant une langue commune permettant non pas de détruire les cultures, mais de permettre une cohabitation de celles-là sans que la langue d’un citoyen ne soit placée au-dessus de celle d’un autre. L’idée d’une citoyenneté kah-tanaise associée à la généalogie, la couleur de peau ou le lexique est hors-de-propos. Naturellement on pourrait soulever la question des identités locales et communautaires, très fortes. Celles-là se traduisent par un ensemble de marqueurs comportementaux, culturels et symboliques communs au sein desquels la langue tient effectivement un rôle important, et naturellement la question de la réparation des communautés historiquement lésée par la première Confédération et les trois Empires ne pouvait se faire sans définir les frontières culturelles, et souvent linguistiques, de ces groupes.

Cette question, cependant, ne s’est jamais posé au sein des Îles Marquises. Notre Fédération jouit en effet d’une position assez rare, historiquement. Celle d’un territoire ayant pu donne lieu à une « colonisation sans victime », pour reprendre les termes malheureux de l’Historiographie moderne. En effet, les vagues de peuplement s’installant durablement sur les Îles n’ont pas remplacés une population autochtone, quelle qu’elle fut. La cohabitation de différentes langues celtes (et du français, notamment) n’ont pas amené à la création d’une culture ethno-linguistique unifiée, les marqueurs culturels marquisois sont tout simplement autres. Cependant la question des Îles Marines carnavalaise peut se poser, mais elle doit l’être en utilisant les bons termes et un spectre d’analyse sérieux. Dans l’hypothèse où il se serait trouvé une première vague de population exclusivement celtique peuplant les Îles Marines, à quel point peut-elle être considérée comme colonisée par une vague de peuplement contingente ou légèrement plus tardive d’une autre langue? L’acculturation des peuples conquis tend à pousser à l’emploie de ce terme. Cette situation théorique n’appelle cependant pas à l’utilisation du même spectre d’analyse que, par exemple, l’occupation Velsnienne de l’Achosie du Nord.

Quoi qu’il en soit, les "militants panceltiques marquisois" substituent la lutte des classes par la guerre des lingiustique. En réclamant l'effacement du c'halleg et en qualifiant de linguicide l’utilisation du français par leurs voisins, ils démontrent qu'ils ne cherchent pas à libérer des individus, mais à imposer une forme de réparation identitaire conçue et pensée comme excluante. Pour eux, un travailleur exploité sous le joug de Carnavale, s'il s'exprime en français, semble ainsi ne pas être pas un camarade à libérer mais un occupant, représentant une erreur historique devant être effacée. Du reste, devons-nous rappeler que plusieurs langues celtes, parfois mutuellement inintelligibles, coexistent sur les Îles ? Sans parler des communautés du sud employant l'anglais austarien, et des groupes francophones déjà largement mentionnés. Sont-ils, eux aussi, des colons ? Cette interprétation absurde est rendue possible par une instrumentalisation politique de la langue.

L’obsession pour la pureté lexicale ne saurait incarner une forme de résistance. La pratique nous apprend qu’elle confine générale à l'antichambre du fascisme. Le sociolinguiste Maurice Doisneau (s'appuyant d'ailleurs sur les travaux de Nesselrode) mettait déjà en garde contre ces phénomènes de repli : il existe une analogie frappante entre la façon dont les racistes s’obsèdent pour la pureté du sang et rejettent le métissage, et la façon dont les nationalismes linguistiques insistent sur la nécessité de purifier leur langue de tout élément étranger. Les expériences jacobines eurysiennes fournissent un important corpus de missives, notes, loi, traitant le locuteur de patois ou d’idiome étranger comme sont traités, à la même époque, les juifs et les minorités ethniques, "l’étranger" au sens large d’indésirable intrinsèquement dangereux pour le projet de consolidation nationale.

Si l'obsession de la pureté linguistique trahit la nature réactionnaire du mouvement, la falsification de l'histoire des Marquises en révèle, elle, le caractère profondément malhonnête. Car pour justifier leur projet ethno-nationaliste, ces militants sont contraints de s'inventer un passé sur mesure. Un passé glorieux, immaculé, celui d'un peuple celte ancien, uni et opprimé, qui n'a malheureusement pour eux jamais existé sur notre archipel, comme je l’exprimais plus tôt. Ils dépeignent les Marquises comme un sanctuaire ancestral, une sorte d’Achos océanique où une identité celte homogène aurait été préservée depuis la nuit des temps. Pour eux, l'histoire de l'archipel commence et finit avec l'épopée d'une seule et même "race". Cette vision n'est pas tant rédutrice que fausse.

Notre archipel a été le réceptacle des rejetés, des fuyards et des insoumis de tous les empires de l'Océan d'Espérance. Avant de devenir une Fédération et de rejoindre notre Union, les Marquises étaient l'angle mort des grandes puissances, un no man's land juridique et social où échouaient ceux qui n'avaient plus de port d'attache. Les premiers à s'y installer durablement n'étaient pas des familles de notables fuyant une oppression politique ou coloniale mais des pêcheurs de morue et des baleiniers qui y établirent des camps saisonniers. Les autres suivirent progressivement : mutins des flottes marchandes, les déserteurs des armées coloniales, les évadés des bagnes carnavalais, les réfugiés des famines et des guerres, qu'ils soient d'Achosie, de Damannie ou des comptoirs du Golfe des Empires. Notre culture s'est forgée dans ce creuset. Elle est essentiellement métissée, dès son origine.

Vouloir aujourd'hui effacer l'héritage des populations extrêmement diversifiées qui se sont implantées sur les îles pour imposer le mythe d'une "nation celte pure" est un acte d'épuration mémorielle. Doit-on comprendre que certains marquisois sont plus marquisois que d’autres ?

C'est là que l'analyse de la citoyenne Landrini, aussi désagréable soit-elle pour nos nationalistes de salon, touche juste. Elle ne nie pas la présence celte, elle la remet à sa juste place historique : celle d'une vague migratoire tardive, issue des famines des XVIIIe et XIXe siècles, qui est venue s'ajouter à un substrat déjà profondément cosmopolite. Le consensus académique, qu'il soit velsnien ou kah-tanais, le confirme : le peuplement de l'archipel n'a pas été le fait d'un exode de martyrs celtes fuyant l'oppression velsnienne au Moyen-Âge. C'étaient majoritairement des pêcheurs cherchant de nouveaux débouchés économiques.

Transformer cette histoire complexe et prolétaire en une épopée nationaliste de "résistance millénaire" est une imposture. Les militants "panceltiques" ne défendent pas la mémoire des Marquises, ils la travestissent pour servir leur agenda politique contemporain. Mais l'imposture de ce mouvement ne s'arrête pas à la réécriture de l'histoire de notre archipel. Elle s'attaque, avec une arrogance qui confine à l'ignorance, à l'histoire du monde celtique lui-même. Car pour construire leur fable nationaliste, ces militants ont besoin d'un protagoniste simple, unifié et cohérent : le "Peuple Celte". Un peuple qui, dans les faits, n'a jamais existé.

La réalité, celle que des historiens comme Boscaiolo ou Landrini s'efforcent de documenter, est celle d'une mosaïque fracturée. Le "monde celtique" n'a jamais été un empire uni. C'était une nébuleuse de cultures, de langues et de systèmes politiques rivaux.

Ainsi nos apprentis ethnographes semblent ignorer que les langues celtiques elles-mêmes sont divisées en familles distinctes, pas toujours mutuellement intelligibles. Le sociolinguiste Maurice Doisneau nous le rappelle : on ne peut pas parler d'UNE langue celte, mais de langues celtes. Un pêcheur parlant un dialecte de Damannie au XVIIIe siècle et un berger des hautes terres d'Achosie n'auraient pas pu tenir une conversation sans interprète. Leur "unité" est une fiction moderne. De la même manière, l’idée d'une nation celte unie est un anachronisme total. La citoyenne Landrini a très justement décrit un espace divisé entre les "principautés proto-féodales" de la Première République d'Achos et les "chefferies" semi-sédentaires du pays Menkien. Ces entités n'étaient pas des provinces d'un même État attendant de se libérer ; c'étaient des puissances concurrentes avec leurs propres alliances, leurs propres guerres, leurs propres trahisons.

La prétendue "fraternité celte" n'a du reste pas empêché des conflits sanglants. Faut-il rappeler que les Guerres Celtiques n'étaient pas une simple invasion velsnienne, mais aussi une guerre civile où des factions celtes se sont alliées à Velsna contre d'autres Celtes ? Maintenant, que signifie tout cela pour les Marquises ? Que les migrants celtes qui y ont échoué, fuyant les famines ou cherchant une vie meilleure, n'étaient pas une "expédition nationale" unie. C'étaient des groupes disparates de Damans, d'Achosiens, de Menkiens peut-être, emportant avec eux leurs propres dialectes, leurs propres saints, et probablement leurs propres querelles de clocher. Ils ne sont devenus "Marquisois" qu'en se fondant dans le creuset de l'île, avec les Francs, les pirates et tous les autres.

En créant le mythe d'une "Nation Celte" unique et éternelle, nos nationalistes reproduisent les logiques jacobines et romantiques de l’eurysie nationaliste. Ils écrasent la diversité réelle sous le poids d'une identité hégémonique et factice. Pire ils veulent faire croire qu'un seul groupe, le leur, peut parler au nom de tous

Maintenant, il nous faut analyser l’arme la plus insidieuse du nationalisme moderne : le langage. Car ces militants ont sans doute parfaitement assimilé ce que le sociologue Éloi Baume nous a enseignés : ce que parler veut dire, au-delà de la communication s’exerce un pouvoir symbolique. Leur croisade est à ce titre avant tout sémantique. Ils cherchent à conquérir les mots pour mieux conquérir les esprits.

Observez leur vocabulaire. Il n'est jamais neutre. Dans leurs textes, ces militants refusent de nommer l'adversaire par un terme objectif. Le français, langue parlée par une partie de la population de l'archipel, n'est jamais appelé "le français". Il est systématiquement désigné par le terme péjoratif de "c'halleg". De la même manière, le Carnavalais n'est pas un voisin ou un citoyen, c'est "l'occupant". Le nom même de sa ville est une "insulte à la mémoire des morts". Ce choix stylistique traduit la méthode élémentaire d’une stratégie de déshumanisation. En refusant à l'autre le droit d'être nommé par un terme neutre, on le dégrade, on le réduit à une catégorie hostile. On ne dialogue pas avec un "francophone", on combat un "c'halleg". On ne cohabite pas avec son voisin, on expulse un "occupant".

Cette tactique, que l'on retrouve dans tous les conflits ethno-nationalistes à travers le monde, vise à créer une frontière symbolique infranchissable. Elle rend tout compromis, toute négociation, impossibles. Elle prépare les esprits à l'idée que la seule solution est l'éradication de l'élément "étranger". C'est un acte de guerre sémantique qui précède la violence physique. Le fait qu'un média se prétendant "révolutionnaire" relaie et légitime un tel vocabulaire de l'exclusion est une trahison fondamentale des principes révolutionnaires. Plus inquiétant, c’est l’ouverture à une dérive politique potentiellement dangereuse, assez proche du terrorisme scolastiques déjà employé pour menacer la citoyenne Landrini.

Il est donc temps de tirer les conclusions qui s'imposent. La mobilisation bruyante autour de ce soi-disant "panceltisme" marquisois, couronnée par cette cabale universitaire contre la citoyenne Landrini, n'a strictement rien d'une lutte de libération anticoloniale. C'est une imposture intégrale.

Sous le vernis d'une rhétorique d'extrême-gauche mal digérée se cache en une réaction bourgeoise, qui s'appuie sur une escroquerie médiatique à travers le très fantomatique KAH TANA, un révisionnisme archéologique grossier, et un racisme territorial qui n'ose pas dire son nom. Le fétichisme de la "Terre", le mythe du "Sang" originel et l'obsession de l'épuration linguistique sont les fondations historiques de tous les fascismes.

Rappelons les faits, puisque la mémoire de certains semble se dissoudre dans l'air salin. Si la Garde Communale est entrée à Saint-Marin et a neutralisé l'arsenal chimique des Princes de Carnavale, ce n'est pas pour offrir un terrain de jeu inédit à des groupuscules ethno-nationalistes s'imaginant rejouer l'épopée de clans celtes disparus. L'Union est intervenue pour démanteler une menace existentielle pesant sur l'humanité entière. Le Grand Kah est, et restera, une forteresse civique, cosmopolite et résolument matérialiste. Notre identité se forge dans la lutte des classes, la solidarité internationale et la démocratie communale, pas dans des mythes insulaires aux relents nationalistes discutables.

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