26/03/2016
21:35:57
Index du forum Continents Nazum Burujoa

Activités étrangères en Burujoa

Voir fiche pays Voir sur la carte
391
Activités étrangères en Burujoa

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants en Burujoa. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur de Burujoa, sinon quoi ils pourraient être invalidés.
19058
Un acte qui va faire du bruit


DisclaimerLes propos pouvant être tenus dans cet écrit ne relèvent absolument pas de mes pensées, et relèvent de la fiction.
Lautaro, Arturo, Javier viennent de la banlieue de Rore. Amis depuis leurs enfances, ils ont respectivement 23 ans, 26 ans et 25 ans. Ils viennent tous d’un quartier chaud. La violence, ils l’ont connue, cela ne leur fait pas peur. Poursuivi, et inculpé pour différents actes de délinquances à Rore, sans pour nommer des accusations de viols. Les trois individus connaissent le système pénitentiaire de Péronas. Pourtant, depuis leurs sorties de prison. Rien n’a spécialement changé, leurs délinquances continuent, la police ne leur fait pas peur, rien. Ils ont alors décidé de tenter de nouvelles expériences. Arturo a récemment vu que les frontières Burujoises ont été ouvertes, il en a alors parlé à ses acolytes, et tous trois, décidèrent de prendre le premier avion au départ de Rore à et l’arrivée de Karaimu. Sans le savoir, à bord de cet avion, des officiels Pérons se rendaient justement à Karaimu pour travailler en coopération entre Péronas et l’Empire Burujoa. Ils prirent toutes leurs économies, achetèrent un billet d’avion, louèrent un hôtel et un véhicule à Karaimu, et partirent subitement au Nazum.

Dans l’aéroport et dans l’avion, ils étaient méconnaissables. Nul ne pouvait se douter des mauvaises intentions des trois individus. On aurait un groupe d’ami, tout gentil, qui semblait partir découvrir le Nazum via le Burujoa. Un groupe d’ami fêtard, jovial, bon ami, mais l’Empire Burujoa était loin de savoir les énergumènes qu’il allait recevoir.

Le vol se déroula sans encombre, un survol du scintillant rien de plus classique. Quelques livres présents à bord présentaient la culture Burujoise, et à première vue, cela semblait satisfaire le groupe de potes. Les Burujois, dont les Burujoise (c’est d’ailleurs, ce qui intéressait les zigotos) étaient reservé, et/ou particulièrement timides. Cela leurs donnait des envies pour le moins totalement obscènes et illégales… et ils n’hésitèrent pas en rigoler dans l’avion, bien que toutes et tous pouvaient l’entendre.

Arturo : Putain, tu imagines une p’tite Burujoise, prise par nous 3, comme une chienne. Le rêve absolu.

Lautaro : Consentante ?

Arturo : Bah non, ce serait encore plus marrant. Les sensations provoquées, oh la la. J’en rêve déjà.

Javier : Arturo, fais moins de bruit, tu vas nous attirer l’attention.

Arturo : Ouais désolé, mais putain, si on arrive à s’en faire une ce soir, j’crois j’vais la rendre enceinte.

Javier : ON va la rendre enceinte, tu veux dire.

Heureusement, personne, mais personne à bord n’entendait de tels propos. Pourtant, leurs plans semblaient fixer. Attirer une femme dans une ruelle, et la violer, à trois. Jeune si possible, fraîche et si possible, vierge.

Ce qui avait empêché Arturo et Javier d’être condamné pour viols, malgré les faits qui ont bel et bien eu lieu. C’est grâce à l’aide de Lautaro, qui leur a fourni un faux alibi, en l’échange d’une grosse somme d’argent. Mais depuis ce jour, et dans le dos de la police, c’est à 3 qu’ils exécutent la plupart de leurs crimes.

L’avion atterri à Kairamu aux alentours de 20 heures locale. Tout de suite, l’environnement était différent. Le monde, il y avait du monde. Tout semblait surpeuplé, ce qui ne passait pas à côté de notre groupe. Ils virent tant de cibles, tant d’âmes supposées faibles. Là-bas, les femmes Burujoises ne sont pas extrêmement grandes, elles sont fines, petites, pures. Cette idée ne sortait absolument pas de la tête des trois Pérons, et malheureusement, ils feront une victime ce soir. Reste à savoir, quand, qui et où.

Ils sortirent de l’aéroport, et se dirigèrent vers le garage où leurs voitures avaient été louées. Une magnifique 5 places, version sport, évidemment décapotable. Javier pris le volant, et dans les rues de Kairamu, Lautaro et Arturo prenaient plaisir à mater les filles et à les siffler. Elles étaient quelques peu déconcertées, elles n’étaient absolument pas habituées à ce genre de comportement. Du coup, certaines le prenaient comme un compliment, mais nombreuses étaient celles à avoir honte, et à baisser le regard face à de tels comportements.

Il était 20 heures, les trois garçons cherchèrent un lieu où s’amuser, mais ne parlant absolument pas ni le Japonais, ni le Coréen. Ils en profitèrent pour préparer leur plan machiavélique.

Arturo : Okay, donc je résume. On cherche une ruelle jouxtant une rue pas trop mal fréquentée, on essaie d’attirer une jeune femme, jolie et bien garnie de préférence. Pour ça, comme ils parlent anglais, je sors une phrase en anglais comme quoi on a besoin d’aide, et que quelqu’un a besoin d’un médecin, mais qu’on n’a pas de téléphone. Là, Javier, tu seras à terre en train de te tordre douleurs, avec Lautaro qui essaie de te soigner. Quand on est assez profond dans la ruelle, je l’attrape, je lui bâillonne la bouche, et on profite du moment ?

Lautaro : Chaud, archi-chaud. Je n’aurais jamais pensé m’éclater dès le premier jour.

Des propos terrifiants, pourtant, le groupe était bien déterminé à mettre son plan à exécution. Pour cela, ils devaient laisser le temps. Il était trop tôt selon eux pour exécuter le plan sans rien risquer. Ils décidèrent d’attendre jusque 23 heures, là il fera bien nuit, réellement sombre, et ils n’alerteront personne. En attendant, ils décidèrent de s’amuser, en restant posté à un parking d’un cinéma, et à tout simplement noter chaque fille qui passait.

Il était 22h30, le groupe commençait à s’impatienter, et leur activité commença à les ennuyer un peu. Ils décidèrent donc de rouler en ville, pendant 30 minutes, pour essayer de repérer des bâtiments administratifs, tels que la police, les pompiers, les secours. Et malgré le fait qu’ils ne connaissaient pas la langue. Ils purent repérer quelques postes de polices et d’autres bâtiments de secours, et par tout hasard, la ruelle présélectionnée était assez éloignée de tout secours. Ce qui, malheureusement, semblait leur donner confiance.

Il était 23 heures, le groupe de pote gara sa voiture à proximité du lieu du crime. Lautaro et Jautaro alla se placer comme prévu, et quelques secondes plus tard, Javier attendit qu’une cible vienne mordre. Une première femme, bien trop âgée pour Javier passa, ensuite, une autre, trop grosse, puis, enfin, une belle femme se pointa, alors Javier paniqua et s’exclama.

Javier : Excuse me Miss, I’ve got a problem. My friend is in pain right there. (pointe la direction de la ruelle) Do you have something to call medics?

La jeune femme, prise de panique, pressa le pas et continua son chemin.

Javier : Putain, fait chier.

Tout d’un coup, une autre femme, plus belle que la précédente, bien plus jeune, passa. Elle semblait à peine être majeure. Javier retenta son coup.

Javier : Excuse me Miss, I’ve got a problem. My friend is in pain right there. (pointe la direction de la ruelle) Do you have something to call medics?

Inconnue : Yes I do, where is he ?

Javier : Follow me please, I’m really worried.

L’inconnue suivit Javier, elle arriva au fond de la ruelle, où un rabattement sur le côté était présent, isolé de tout. Elle avait son téléphone à la main, prête à composer les secours. Elle vit un homme à terre, et proclama :

Inconnue : Oh my god, what’s hapenn….

Elle n’eue pas le temps de terminer sa phrase que Javier donna un coup dans son téléphone qui se cassa au sol puis attrapa la jeune en faisant attention à bien mettre sa main sur la bouche pour empêcher de faire le moindre bruit. Il la bâillonna, puis Lautaro se releva ni vu ni connu. La jeune était terrorisée, elle n’osait à peine se débattre. Quand soudainement, Javier fut le premier à dévêtir cette jeune de sa jupe. Elle tenta de l’en empêcher, mais Arturo l’en empêcha en retenant ses mains en arrière. Finalement, Javier termina de retirer sa jupe, puis retira ensuite sa culotte. Ensuite, les trois la violèrent à tour de rôle. La jeune femme saignait de l’intérieur.

Après 30 minutes de gémissement douloureux, les trois individus la laissèrent tranquille et la lâchèrent là. Elle gisait sur le sol, inanimée, comme si elle était morte. Ils rejoignirent ensuite leurs voitures, content, mais également vidés. Ils partirent ensuite à la recherche de l’hôtel qu’ils avaient réservés, tel d’honnêtes citoyens rentrant de soirée.

À l’hôtel, tout se passa comme si de rien n’était. Le personnel lui donna les clés des chambres, et chacun prit soin de prendre une douche immédiatement pour se nettoyer de tout ce sang. Ils allèrent ensuite se coucher, puis passèrent une bonne nuit.

À leur réveil, ils décidèrent d’allumer la télé et de cherche une chaîne anglaise. Lorsqu’ils en ont trouvé une. Ils s’arrêtèrent, et le journal raconte un fait qui était loin de les rassurer. Le présentateur, prononçait en anglais les mots suivants :

« Une jeune fille de 16 ans a été retrouvée morte dans une ruelle de Kairamu. Elle aurait été violée avant par plusieurs individus. La police recherche activement qui peut être à l’origine de tels actes, mais les coupables n’échapperont sûrement pas à la peine de mort. La jeune de 16 ans, originaire de Kairamu aurait d’abord été violée par plusieurs individus, puis, l’hémorragie causée par ces atrocités aurait eue raison de la vie de la jeune fille. »

La télévision affichait le portrait de la jeune fille.

Portrait de la jeune fille ayant succombé à son viol
Portrait de la jeune fille ayant succombé à son viol

Arturo regarda ses amis.

Arturo : Oh merde, je crois qu’on s’est fourré dans une sacrée merde.

Javier : Ah là, tu l’as dit. Mais au moins c’était fun.

Lautaro : Bah oui, mais quitte à mourir, autant mourir dignement.

Javier : Tu veux dire quoi par-là ?

Lautaro : Je ne sais pas, mais si jamais on était retrouvé, on serait exécuté bêtement. Autant mourir en tuant un bon nombre de Burujois. On revendique cela au nom de Péronas, et on fou une sacrée merde internationale…

Arturo : C’est vrai que c’est tentant. Ça serait mourir en martyr, tout en protégeant notre dignité.

Javier : Je dois avouer que j’aurais pu être réticent, mais que là, vu comment c’est présenté, je vous suis.

Arturo : On va devoir faire vite, j’ai connaissance que les services d’enquête ici sont très performants, et qu’il ne nous reste pas longtemps avant d’être retrouvé.

Lautaro : Javier, tu vas utiliser tes connaissances de chimiste pour fabriquer un truc qui explose bien, et qui fait pas mal de dommages collatéraux. Toi, Arturo, tu nous tiens au courant concernant l’avancée de l’enquête, de si on doit fuir ou pas etc. Quant à moi, je mets au point le plan pour essayer de faire le maximum de dommages.

Arturo et Javier : Ça marche.

Le groupe de pote passa donc à l’action. Arturo resta donc à l’affût, à regarder la télévision, et les quelques journaux qu’il put comprendre. Il alla se renseigner auprès des services de l’hôtel pour traduire les nouveautés. Et il aurait appris que la police aurait récupéré 3 ADN distincts. La police sait donc qu’ils recherchent 3 individus. Les recherches ADN devraient arriver très prochainement selon les dires de l’hôte d’accueil qui selon précisa à Javier qu’il souhaitait voir ces barbares pendus sur la place publique.

De son côté, Javier essaya d’aller dans différents types de magasins pour rechercher les ingrédients utiles à sa bombe. Il était informé par Arturo en temps réel de l’avancée, et il était encore pour l’instant tranquille et n’avait pas à se méfier. Heureusement pour lui, des commerce louches dans des coins excentrées proposaient des composants utiles à la fabrication d’explosifs. Il forma le tout et réussit à fabriquer une bonne dose de trinitrotoluène, qu’il compléta avec du nitrate d’ammonium pour former de l’amatol, un très puissant explosif. Il continua les recherches, et dans des recoins encore plus farfelus, mais pour des sommes astronomiques, il se procura trois grenades. Une par personne, c’est d’ailleurs, ce qu’il jugera être le détonateur, qui lui, fera exploser tout l’amatol.

Quant à Lautaro, il se renseigna sur des revues en anglais, et pu prendre de connaissances de diverses animations à Kairamu qui réunissaient chacun beaucoup de monde. Il décida que le premier individu se fera exploser au grand marché du poisson de Kairamu. Fréquenté par plusieurs dizaines de milliers de personnes, ce sera un vecteur important de déplacement et l’explosion là-bas sera fatale. Le deuxième lieu d’explosion, aura été évident à trouver pour Lautaro, ce sera une station de métro en heure de pointes le matin. Là-bas, en trouvant la bonne station et la bonne ligne de métro, il estime pouvoir tuer une bonne trentaine de personnes. Enfin, le dernier lieu, pas le moins important, Lautaro a réfléchi, et le dernier lieu d’explosion sera symbolique, ce sera la cité impériale. Là où de nombreux Burujois sont présents pour célébrer et vénérer leur empereur. Selon lui, nul doute que ce lieu d’explosion saura marquer les esprits à l’international, et donnera une vision de Péronas affaiblie.

Les trois se réunirent en fin de journée, et malheureusement pour eux, leurs identités ont été révélés par la police Burujoise à la télévision, et ils ont dû quitter prématurément leur chambre d’hôtel. Ils vagabondent désormais en voiture, et ont quitté Kairamu et sa banlieue pour rejoindre des terres isolées à une heure de route de là. Lautaro expliqua le plan à chacun, pendant que Javier donna les équipements à chacun, et en expliquant, que c’est en retirant la goupille de la grenade, que la détonation aura lieu. Ensuite, l’amatol explosera, provoquant ainsi une grosse explosion, qui elle, libérera une quantité non négligeable de boulon, de vis, d’écrous, qui virevolteront dans la foule occasionnant un nombre maximal de dégâts. Lautaro résuma le tout.

Lautaro : J’espère que vous êtes prêts. Voici une montre pour chacun, on a tous la même heure. Demain à 10 heures, on dégoupille, on crie : POUR PÉRONAS. Et on fait un maximum de dégât. Pour ça, Javier, tu iras au grand marché de poisson de Kairamu, tu recherches l’endroit où la foule s’agglutine, et à 10 heures précise, tu l’actionnes. Quant à toi, Arturo, j’ai fait mes recherches, tu attendras à une station de métro, je te déposerais devant demain. Tu attends 10 heures, et à quai ou dans un train, tu te fais sauter. Quant à moi, j’irais à l’entrée de la cité impériale, devant la plus grande porte sur l’immense esplanade. Là où des gardes veillent et la foule attendent d’entrer. Et à 10 heures, le monument de Burujoa sera touché. Demain à 10 heures, le monde entendra parler de nous. Soyez fiers de ce qu’on accomplira. À l’heure actuelle, il n’y a plus aucun retour en arrière.

Javier : Je ne vais pas te cacher que l’idée de mourir m’effraie un peu… Je ne sais pas si je vais le faire.

Lautaro : C’est simple, soit tu meurs dignement, soit tu meurs pendu sur la place publique, à la vue de tous, de ta famille, de tes amis.

Javier : C’est vrai, autant partir de manière digne.

Les revendications des trois individus étaient pour le moins absconses. Cependant, ils semblaient bien déterminés à passer à l’action. Il était 23 heures, ils s’endormirent dans la voiture, et firent chacun un tour de garde afin de vérifier qu’ils n’étaient pas repérés. Auquel cas, ils se feraient exploser là maintenant. Cependant, les tours de garde se passèrent dans le plus grand calme, et lorsqu’ils commencèrent à écouter la radio, ils ne comprenaient rien, mais ils purent distinguer que leurs noms étaient prononcés par le présentateur, et nul doute que leurs visages apparaîtra dans la presse, ou qu’elle a même déjà apparue à la télévision.

La nuit passa, il était 8 heures. Arturo réveilla le reste de la troupe, il leur demanda s’ils étaient prêt. Ils l’étaient. Arturo commença alors la route vers Karaimu et vers les points stratégiques où ils allaient chacun tour à tour se faire exploser. Ils furent tous équipés de leurs ceintures explosives, et pour masquer le tout, ils portèrent tous un manteau fermé, afin que personne ne puisse voir ce qu’ils cachaient.

La voiture arriva dans un premier temps dans une station de métro peu après 9h30, lorsqu’Arturo vit le monde, il fut ravi. Il se mit donc à descendre de la voiture, et en attendant l’heure fatidique, il alla attendre dans les toilettes publiques présentes dans le métro. Pendant ce temps, la voiture repartit, et la proximité stratégique entre le marché et la cité impériale permis à Javier et Lautaro de stationner à 500m de chaque lieu. Ils descendirent de la voiture à 09h55, et commencèrent à se diriger vers leurs affectations, mais sans oublier de se faire un calin.

Station de Métro, 09h59

Arturo sortit des toilettes, il alla se positionner sur le quai tout en gardant la main dans la poche de son manteau, là où la grenade était positionnée. Il ne comprit pas pourquoi tant de monde était présenté, mais le trafic semblait visiblement perturbé, et un nombre conséquent de passagers attendaient sur le quai. Il regarda sa montre, 57 secondes, 58 secondes… il dégoupilla sa grenade, 59 secondes, 10 heures. Il éructa « POUR PÉRONAS ». Les gens le regardèrent, rien ne se passa. 10 heures 1 seconde, 2 secondes, 3 secondes, 4 secondes… La grenade explosa, provoquant elle l’explosion de la ceinture explosive. La déflagration tua un nombre conséquent de personnes, et les matériaux présents dans la ceinture partirent à toute vitesse blessant des gens à plusieurs dizaines de mètres. Les gens couraient, fuyaient de la station. C’était une scène d’horreur.

Marché, 09h59


Javier arriva au marché, il n’eut pas énormément de temps pour chercher une foule s’amassant réellement, mais vit, au-devant un stand, une bonne vingtaine de personne attendant d’acheter ce qui semblait être de la raie. Il alla se positionner parmi cette foule. Il regarda sa montre, elle affichait 10 heures 13 secondes. Il entendit une explosion, mais les gens ne semblaient pas s’inquiéter plus que ça. Il dégoupilla alors sa grenade, attendit quelques secondes, puis cria « POUR PÉRO… » puis la grenade explosa. De l’attroupement de personne, il ne restait rien. Les stands alentours ont été complètement détruits, soufflés par l’explosion. Les vis et boulons allèrent jusqu’à blesser des commerçants et des clients situés à 25 mètres de là.

Grande esplanade, entrée de la cité impériale, 09h59

Lautaro arriva sur la grande esplanade très rapidement. Il vit au loin la grande porte, et fut content de voir que de nombreux touristes étaient rassemblés pour visiter ce symbole Burujois. Il contourna la file, alla au plus près de l’entrée, là où quelques gardes surveillaient l’entrée. Il regarde sa montre. 10 heures pétante. Quand soudainement, un garde l’invectiva et pointa un fusil dans sa direction. La foule, ne s’éloigna pas, mais regarda attentivement. Il prit alors le temps de dégoupiller sa grenade discrètement. Le temps passa, le garde s’approcha, puis il ouvra sa veste. Le garde vit sa ceinture, à peine eut-il eu le temps de l’observer, qu’une explosion retentit. Il était 10 heures 13 secondes. Là, l’explosion a également permis d’endommager un symbole Burujois.

Kairamu, 10 heures 00 minutes 15 secondes


Les plus attentifs des Burujois entendirent 3 explosions, quasiment coup sur coup. Mais ceux présents sur les lieux s’empressèrent alors de contacter les secours. Ces derniers reçurent jusqu’à 500 appels par minutes. Soudainement, la chaîne de télévision P-TV NEWS fut la première à parler de ce qu’il vient de se passer. Mais à 10 heures 2 minutes, alors que les premiers secours arrivèrent sur des scènes de crimes. C’est toutes les chaînes de télévisions qui interrompirent leurs programmes, affichant le même message :
« Une vague d’explosion a été entendue à Karaimu. 3 explosions auraient détonné à 10 heures, respectivement à une station de métro, un marché et à l’entrée de la cité impériale. Le bilan actuel est encore inconnu. Merci de rester chez vous. »

Pour les services de secours qui arrivaient sur les scènes de crimes, c’était une horreur. En premier lieu, la grande esplanade était bouclée, puis le trafic du métro fut totalement interrompu sur toutes les lignes, ensuite, le marché a été complètement évacué. Quelques vidéos amateures commencèrent alors à circuler. Les caméras de la station de métro ont permis de révéler aux autorités que c’était la même personne recherchée pour le viol de la jeune fille quelques jours plus tôt qui s’est faite explosée. Ils ont alors rapidement compris que les deux autres explosions ne doivent être nul autre que ses complices.

Les secours continuèrent alors à agir jusque tard dans la nuit, mais les journaux du soir purent alors annoncer un premier bilan. Sur P-TV 1, à 20 heures, Kim Chong-Soon prit la parole.

Présentatrice du journal
Présentatrice du journal de 20 heures sur P-TV 1

« Mesdames, Messieurs, c’est un drame qui a touché notre pays en ce-jour. Ce matin, trois terroristes Pérons, auparavant accusés de viols sur la petite Kawano, ayant d’ailleurs causés sa mort, ont décidés de se faire exploser, dont l’un, à un symbole de notre pays.

Il était 10 heures, quand trois terroristes originaires de Péronas se sont explosés grâce à une grenade, et ce qui semble être de l’amatol. La première détonation aurait eu lieu dans une station de métro très fréquenté. Il aurait été 10 heures et 4 secondes quand l’explosion a eu lieu, causant ici, la mort de 24 personnes, et en en blessant 29 autres. Parmi les décès, on dénombre 20 Burujois. C’est ensuite 9 secondes plus tard, à 10 heures 13 secondes, que la seconde explosion a eu lieu. Alors qu’un garde aurait repéré un suspect dans l’affaire du viol, le terroriste aurait montré sa ceinture explosive et l’aurait actionné. Ici c’est 14 personnes qui sont décédées, et 19 autres blessés. Là, 5 Burujois sont décédés. Enfin, à 10 heures et 20 secondes, la dernière explosion retentit au grand marché aux poissons. Ici, 23 personnes toutes Burujoises sont décédés, et 8 blessés sont à recenser. Parmi les décès, on recense également de nombreux étrangers, dont la nationalité devrait être rapidement connus. Ce matin à 10 heures, c’est donc 61 personnes qui sont décédées et 64 blessées, dont 30 ayant leur pronostic vital engagé. »

Il n’y a aucun doute concernant le fait que le bilan s’alourdira, il reste désormais à voir comment le gouvernement Burujois réagira face à de tels événements.
6530
Le ciel de Roune se parait de couleurs flamboyantes au fur et à mesure que le soleil se levait sur la capitale royale cantaise. Cependant même si le jour ne faisait que de se lever, la ville était déjà bien vivante, sur le front de mer ou sur les quais de l’Erdrin les noctambules rentraient, en plus ou moins bonnes formes, de leurs diverses activités nocturnes sous la bonne surveillance de la police municipale de la capitale. Tandis que les plus matinales allaient prendre leur service dans les nombreux magasins ouverts jour et nuit de la cité nordique ou bien commençait cette belle journée d’été par un bon footing matinal.

palais

Du côté de l’imposant palais royal, à la façade vert émeraude, flanqué d’immenses colonnes de marbre blanc, aux statues d’or et à l’immense place central donnant au palais une forme si spéciale la vie s’éveillait également. Les étendards royaux aux 5 bandes colorées étaient levés, signe que la souveraine résidait ici actuellement. La reine passait généralement l’été dans une de ses nombreuses résidences secondaires, mais elle était revenue à Roune pour des “affaires urgentes” mais elle n’était pas seule puisque ses petits enfants préférés, les enfants du prince héritier Louis : les jumeaux Charles et Charlotte ainsi que Blanche étaient également au palais royal de Roune. De leur côté, le prince héritier Louis et sa femme la princesse héritière Marie s’offraient une première croisière en couple depuis plus de 10 ans sur un des yachts de la flotte royale. Enfin les vacances du reste de la famille royale n'intéressaient guère sa majesté Augustina.

Le prince Charles était le plus matinal de tous, alors que ses sœurs dormaient à poids fermés et que le rituel du réveil de la reine commençait, le jeune prince était déjà dans un jardin du palais ou il jouait au basket autour du playground du palais. Bien qu’il ne faisait pas très chaud en cette heure matinale, cela n’empêchait pas le prince de jouer simplement vêtu d’un short (mis de telle façon que le boxer est bien visible, ce qui est le top de la mode cantaise sportive) et de grosses chaussures montantes au pied. Il se donnait tellement à fond dans son exercice qu’il suait à grosses gouttes et son torse aussi bien sculpté qu’immaculé était recouvert de sueur, cela donnait l’impression que son corps était comme luisant ou translucide. Cela lui donnait assurément un certain charme et c’est justement à ce même moment que sa sœur jumelle, la princesse Charlotte se levait et s'assit, vêtue d’une simple nuisette de dentelle blanche, sur le bord de la fenêtre de sa chambre, ou elle pouvait voir son frère.

Au loin, les cloches de la cathédrale sonnaient 8 heures à toute volée et l’agitation bruyante de la capitale royale se faisait de plus en plus entendre. Une fois le “concerto de cloches” terminé, la princesse Charlotte quitta sa chambre et rejoignit un petit salon. La reine Augustina II était déjà présente dans le salon, où elle recevait le briefing matinal de la part de son aide de camp, de son chef d'état-major personnel et de son secrétaire personnel. Lors du briefing matinal, il lui était exposé les actualités de la nuit, son programme personnel mais aussi celui des institutions fédérales et les demandes de conseil émis la veille par la chancelière fédérale, un président de région ou un duc. La reine interrompit un instant le briefing pour saluer chaleureusement sa petite fille puis reprit le cours de la conversation comme si de rien n’était. La princesse commença son petit déjeuner avant d’être embêté par son frère jumeau, Charles, qui à peine rentré dans la salle du petit déjeuner enlaça sa sœur dans ses bras mais cette dernière le rejeta :

“Pouah tu pue, casse toi.”

“Mamy, regarde comme Charlotte me parle.”

“Allons mes petits choux soyez gentils entre vous.”

“Mais mamy c’est lui qui vient me toucher alors qu’il est sale.”

“T’es bête toi, je ne suis pas sale, je reviens du basket.”

Les deux jumeaux mangèrent tout en se taquinant gentiment jusqu’à être rejoints par leur petite sœur, la princesse Blanche, qui avait encore la tête dans l’oreiller.

“T’es enfin réveillé toi ?”

“Toujours pas habillé ?”

“Je le suis déjà.”

“Je viens de croiser un menteur là carrément je m’assoie tellement c’est trop.”

Le petit déjeuner poursuivait son cour dans cette bonne ambiance qui jurait un peu avec l’image d’austérité des autres familles nobles cantaises. A la fin du petit déjeuner, chacun retourna à ses occupations, sa majesté Augustina II alla remplir ses obligations de reine dans son bureau, Charles retourna à son sport, Charlotte étudiait dans sa chambre pendant que Blanche essayait de nouvelles robes sur mesure. Sur le coup de 10 heures 20, Charles rentra dans sa chambre, prit un douche, mit un costume et alla embêter sa sœur jumelle.

“Alors la moche, toujours le nez dans tes bouquins ?”

“Alors le pd, toujours en train de rien faire ?”

“Mais enfin arrête de m’appeler le pédé, je suis encore puceau et j’ai jamais eu personne dans ma vie.” dit-il avec sa tête de chien battu qu’il savait si bien faire.

“Je suis désolé mais un mec qui se teint les cheveux, qui se met du vernis sur les ongles, qui a des boucles d’oreilles et un corps comme le tien on appelle ça un PD ! Et comme c’est interdit chez nous, tu devras aller en prison.” répondit-elle avec un petit sourire narquois.

“QUOI ? Tu fais juste ça pour prendre ma place ?”

“Mais non, si je veux devenir reine j’aurais pas besoin d’en faire autant, dois je te rappeler par qui tu es apprécié et par qui je suis appréciée ? Toi personne et moi tout le monde.”

“Oui mais moi j’ai mamy et maman.”

Il quitta alors la somptueuse chambre dorée de sa sœur pour rejoindre la reine du Canta dans son bureau. Il entra avec fracas dans la pièce la plus célèbre du Canta, juste devant la salle du trône et surpris la vieille reine.

“MAMY !”

“Que veux tu mon petit coeur ? De l’argent ? Des femmes ? Un palais ?”

“Non rien de tout ça, pourquoi tu dis toujours ça je n’en t’ai jamais demandé ?”

“Parce que tu m’en demanderas bien un jour…”

“Non mais je peux me tuer ma soeur ?”

“Allons non, pourquoi tu ferais ça ?”

“Pour crime de lèse majesté, elle ne cesse de m’embêter depuis tout à l’heure.”

“Laisse la tranquille elle a beaucoup de travail, pourquoi tu ne révises pas toi aussi ?”

“Parce que c’est déjà fait, c’était trop facile.”

“C’est vrai ce mensonge ?”

“Je ne mens jamais.”

“Alors pourquoi tu ne partirais pas un peu en voyage ?”

“Mais ou ça ?”

“Je ne sais pas visiter un pays ami.”

“Au pire je vais à Thomas Ier et je verrais bien ?”

“Oui c’est cela, fait ça.”

La reine avait dit ça sur le ton de la plaisanterie mais Charles ne savait pas trop quoi faire. Alors il alla voir sa petite sœur, Blanche, dans sa chambre, mais elle n’était plus là, alors il chercha partout dans le palais, jusqu’à la trouver au 2e sous-sol, dans le studio photo du palais.

“Qu’est ce que tu fais là ?”

“Je te retourne la question. "

"Ça se voit non ? je fais des photos pour le nouveau calendrier royal."

"Oui enfin elle est bizarre ta photo… Tu voudrais bien partir en vacances avec moi ?”

“Pourquoi pas, je finis et je te rejoins.”

la photo en question

Charles alla donc dans sa chambre pour préparer sa valise, en demandant au passage aux domestiques du palais pour en faire de même pour sa sœur, il savait qu'elle ne ferait rien si ce n’était pas le cas. Une heure plus tard, lui et sa petite sœur étaient dans une voiture royale en route vers l’aéroport de Roune Thomas Ier, ils espéraient bien trouver au hasard un vol vers une destination encore inconnue…
4563
Fédération de Canta - une très froide nuit de décembre, quelques parts sur une base aérienne du Canta

Le soleil n’était pas près de se lever durant cette longue nuit d’un jour de décembre dans cette base secrète de l’armée fédérale située dans le Nord du Canta. Malgré l’heure matinale, de nombreux militaires s’affairaient sur la petite base très bien dissimulée. Extérieurement de simples escaliers dans le sol menant à des portes blindés installés au milieu d’une forêt de sapins recouverts de neiges permettait de distinguer une activité humaine, il y avait également juste à côté une montagne dans laquelle on apercevait aussi de très grandes portes habilement camouflée. Avec un satellite, on peut surtout distinguer une sorte de grande clairière, toute plate et presque en permanence recouverte de neige.

Les militaires de la base étaient très tendus, les conditions climatiques étaient difficiles et leurs tâches l’étaient tout autant. Certaines s’affairaient à protéger les alentours en patrouillant dans des petits blindés à chenille, beaucoup travaillaient vers les grandes portes de la montagne quand d'autres inspectaient la clairière dans laquelle tout un petit poste de commandement aérien avait été installé.

Toute cette agitation se faisait dans un très grand calme, jusqu’au déchirement sonore du ciel provoqué par le survol de la clairière à basse altitude par 2 avions de chasse, aucun militaire ne fut réellement surpris mais l’agitation remonta d’un cran et quelques minutes après les 2 avions, 2 autres avions survolent la clairière. Au loin, 3 grands faisceaux lumineux illuminaient la nuit et ils se rapprochaient progressivement, au fil de leur approche on pouvait distinguer un avion de transport de taille importante mais de modèle inconnu. Quand l’avion toucha la piste, il remua beaucoup de neiges mais s’arrêta rapidement, ouvrit totalement la rampe arrière desquels un petit groupe de militaires sortis et plusieurs véhicules s’approchèrent d’eux et la plupart montèrent à bord. Tous ces véhicules roulèrent à vive allure vers les grandes portes dans la montagne, on pouvait également entendre au loin plusieurs hélicoptères.

Juste avant l’arrivée des véhicules blindés, les lourdes portes dans la montagne s’ouvrirent et découvrirent une sorte de grand hangar moderne aux murs immaculés avec de nombreux bureaux sur les côtés et dans les murs, un très grand portique grutier au plafond qui étaient en train de manoeuvrer une sorte de grand tube. Mais surtout se trouvaient également parfaitement alignés en file indienne 6 grands véhicules à 12 roues, sur lesquels étaient posés de grands tubes. Les occupants des véhicules sortirent et parlèrent à ce qu’il semblait être les responsables du hangar. Nombre de personnes s'affairent autour des grands véhicules et inspectent en particulier les grands tubes.

Après un certain temps l’un d’entre eux se mit en route et avança lentement pour sortir de cet hangar dans la montagne avança dans la base mi-forêt / mi base militaire toujours à faible allure et se dirigeait lentement vers la clairière à l’avion, entouré de nouveaux par les petits véhicules. Le véhicule arriva dans la clairière et commença alors une longue phase de manoeuvre pour le faire rentrer dans l’avion, les militaires sortirent des véhicules pour aider à la manoeuvre et au bout de 20 minutes, le grand véhicule et son tube était solidement attaché à l’intérieur de l’avion, et des militaires lourdement armé prirent place dans l’avion. La rampe se referma, l’avion manœuvre rapidement puis décolla également rapidement pour rejoindre son escorte quelques minutes plus tard.
Quelque part au-dessus du ciel cantais, le grand et nouvel avion de transport de l’armée de l’air cantaise retrouvait 3 chasseurs bombardiers de fabrication locale et 1 avion ravitailleur également de nouvelle génération avec une destination : un aéroport militaire du Burujoa !

Les 4.500km qui séparent la Fédération cantaise de l’Empire Burujoa furent rapidement avalés en un peu plus de 5h de vol, un peu avant l’arrivée dans l’espace aérien burujois, des avions de chasse locaux rejoignirent l’escorte. Ainsi le grand avion de transport et toute son escorte atterrissaient en douceur sur une piste tout aussi enneigée qu’au Canta, si le ravitailleur et les chasseurs bombardiers furent rapidement rangés dans des légers hangars couverts. Le gros porteur roulait jusqu’à un plus grand hangar, aux épais murs et aux lourdes portes où il venait se stationner, à peine rentré les portes furent refermées. Comme au Canta, il ouvrait rapidement sa rampe, les militaires sortaient en premier pendant que le gros véhicule à 12 roues était en cours de détachement. Il entamait alors une courte manœuvre pour sortir de l’avion, restait dans le hangar pendant que l’avion qui l’avait amené préparait déjà son retour : l’avitaillement avait déjà commencé et de nouveaux pilotes inspectaient l’avion. L’avion repartait avec son escorte au bout de 2 bonnes heures et peu après son départ le grand véhicule à 12 roues quittait à son tour le hangar, pour rejoindre une sorte de petit hangar très bien protégé au milieu d’une grande plaine déserte.

L’opération se déroula à l'identique 5 autres fois.
20609
NOBLE DE CŒUR, NOBLE DE SANG : Partie I
Lorsque l'on n'espère plus.




Venu tout droit de Maronhi pour une visite de la nation mère Burujoa, Morii, 21 ans, s'était aventuré par une malencontreuse soirée d'été dans un restaurant sordide, parmi les innombrables lieux de restauration de Karaimu, dont le menu était l'un des seuls à la hauteur de ses moyens. Davantage par curiosité que par goût du risque, il opta pour déguster quelque chose de vivant, à savoir du poulpe. Mais une fois en bouche, la bête se mit évidemment à se débattre, provoquant un duel entre elle et le jeune homme. Finalement, il réussit à l'engloutir, mais fit aussi tôt un malaise et perdit connaissance.

Morii se réveilla ensuite dans une somptueuse barque. Tournant frénétiquement la tête, perdu, comme sorti d'un cauchemar, il vu de sublimes jeunes femmes l'entourer, et un seul grand homme à la proue, vêtu d'habits dorés. Le jeune homme retrouvait peu à peu en partie la mémoire.

« Me suis-je assoupi longtemps ? »

Une des jeunes femmes, à la voix douce comme le miel s'écria : « Il est réveillé ! ». L'homme aux habits d'or se retourna ; son visage s'illumina à la vue du jeune homme éveillé, il alla le voir et lui dit :
« Monsieur, je crois bien que nos petites douceurs vous ont mis dans tous vos états, vous vous êtes réveillé au bon moment, nous allons arriver d'une minute à l'autre. »
« Mais qui êtes vous ? »
« Vous avez déjà oublié... Votre empereur légitime voyons. »
« Je... Je vois. » Il ne chercha pas plus de sens à ces évènements.

La barque s'approchait effectivement d'un quai. Celui-ci était très sommaire ; il se faisait la prolongation sur les eaux du lac de ce qui semblait être un petit village de pêcheurs. Autour de ce village, la nature était luxuriante, abondante, vierge, immaculée.

Morii, se tournant vers l'empereur, l'interrogea avec un naturel qu'il trouvait lui-même déconcertant : « Quel est cet endroit Votre Majesté ? » L'empereur fit mine de ne pas entendre la question et descendit du bateau. À terre, il lança un simple « Suivez nous ». C'est alors que deux belles jeunes femmes emmenèrent Morii sur les pas de l'empereur. Le jeune homme ne pouvait s'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment malgré sa certitude que son cas était réglé d'avance ; persuadé de cela, il les suivit, résigné. Ils traversèrent alors le petit village sous les vivats des habitants ; l'empereur salua rapidement ceux-ci avant de sortir du hameau et de prendre un petit chemin dans la nature luxuriante. La gorge sèche, Morii continuait à le suivre, non sans observer les visages de chacun pour essayer d'en tirer une véritable raison de s'inquiéter de son sort. Le chemin, quant à lui, était pavé de pierres grises et serpentait dans la forêt ylmasienne ; la pente était douce il pouvait bien sentir qu'au fur et à mesure de la marche, il prenait de l'altitude. Dans un silence de mort, Morii se posait de plus en plus de questions : Que faisait-il là ? Que lui voulait cet empereur ? Quel était ce mystérieux endroit ? Était-ce une épreuve ? Serait-il tué ? Et si oui, serait-il torturé avant ? Et comment ?

Illustrations : Noble de cœur, noble de sang.

L'empereur s'arrêta devant un grand pont reliant visiblement deux montagnes de l'île. Il aurait dit, de par son aspect, que celui-ci avait toujours été là. Tadashi demanda aux servantes de se retirer avant de s'adresser à Morii directement : « Vous avez 2 choix. Les suivre OU me suivre. » Depuis son réveil, Morii n'avait plus la tête à se laisser entraîner par des succubes, et y voyait même par là une sorte de piège. Malgré le danger, sa question l'intrigua. Il avala donc sa salive et se décida à suivre l'empereur. Ils avancèrent donc sur le pont et au milieu l'empereur dit à Morii :

« Vous...avez fait le bon choix. »
«...Vous trouvez ? », répondit Morii, tirant une légère moue.
« Oui, vous ne savez pas ce qui vous attends. »

Arrivés à l'autre extrémité du pont, ils montèrent d'antiques escaliers de pierres, recouverts de mousses. « Faites attention, n'allez pas vous ouvrir le crâne. Plus personne ne peut vous aider ici. » Puis ils arrivèrent devant la façade d'une petite maison au style nippon où il pouvait, en observant minutieusement, apercevoir une ombre à l'intérieur. L'empereur s'adressa à Morii : « Restez-ici », puis se mit à marcher vers la maison. Tandi qu'il entrait, Morii resta en place en fixant les ombres à travers les portes en papier de riz, intrigué. Soudain, la première ombre s'approcha, fit glisser une porte et sortit. Se présentait alors devant les yeux de Morii une femme, à la peau peau aussi rosée que la fleur de cerisier, elle-même rehaussée par des lèvres rouges sang, des yeux plus bleus qu'un iris, des vêtements immaculés, des cheveux d'orcharmante. Elle était d'beauté surnaturelle malgré quelques marques au visage qui semblait toutefois lui donner la cinquantaine, soit un âge assez proche de celui de l'empereur Tadashi. Dans sa jeunesse, comme pouvait l'imaginer Morii, elle devait être une des plus belles femmes qu'il puisse exister dans ce vaste monde ; il aurait dit une nymphe. D'un ton mielleux et plein de mélancolie, elle s'adressa à lui :

« Je vous attendais monsieur. »
« Vous m'attendiez ? Comment cela ? » demanda-t-il sur un ton hésitant, quelque peu impressionné.
« Oui, je vous attendais... Enfin. »
« Nous serions nous déjà rencontrés ? » ajouta-t-il en approchant d'un pas timide.
« Non jamais. Mais vous venez de faire la connaissance de mon mari. »
« Votre Majesté... Pardonnez-moi », se pressa-t-il de répliquer, écarquillant par là même les yeux avant de s'incliner.
« Allons ce n'est rien, venez à l'intérieur. » Et elle lui fit signe d'entrer dans la maison.

Morii se redressa et la suivit sans hésiter. Il entrait alors dans une pièce où était disposée une petite table basse couverte de trois petits bols à thé. L'empereur et l'impératrice s'assirent au sol et invitèrent Morii à en faire de même, ce qu'il fut. Il portait son regard sur les tasses sans trop comprendre à quel jeu se prêtait le couple impérial. « Buvez donc », ajouta la femme. Il la remercia d'un signe de tête, saisit le bol disposé sous son nez et l'approcha de ses lèvres pour en prendre une petite gorgée.

« Rassure-toi mon petit, ce poison est particulièrement mortel et ne procure donc aucun mal », dit l'empereur, l'air de rien.
« C'est... gentil. » rétorqua Morii en redressant la tête pour plonger son regard dans celui de l'empereur.
« Ne l'écoutez pas, il est si sot », précisa l'impératrice à Morii après fusillé son mari du regard et lui avoir placé une tape à l'arrière du crâne.

Le jeune homme resta un instant bouche bée et ne put s'empêcher de souffler du nez par amusement.

« Je me demande bien qui a bien pu nous donner un empereur pareil ; il n'a rien à envier à notre Augustina. »
« Toutes ces fantaisies pour venir jusqu'ici m'ont bien inquiété à vrai dire », coupa soudainement Morii, un sourire gêné aux lèvres.
« Il faut bien ça pour devenir notre beau fils. »
« Votre beau fils ? », fit-il répéter, sentant sa poitrine flotter dans le vide comme soudainement aspirée par un trou d'air.
« Oui vous avez très bien entendu. » rétorqua l'impératrice.
« Euh... Je... Puis-je savoir qui est celle concernée par cette union ? »
« Celui vous voulez dire ? » ajouta l'empereur sur un nouvel air neutre.

Morii avala sa salive en se pressant le front, comme s'il avait été atteint par un soudain mal de tête. « Tu vas arrêter de l'importuner comme cela ? » proféra-t-elle. « Non, rassurez-vous mon cher Morii, il s'agit bien d'une jeune femme. » Il cligna frénétiquement des paupières, ne comprenant plus où le couple voulait en venir.

« Nous t'avons perdu ? » le questionna-t-elle.
« Non... Je crois que ça va, merci. Sait-elle qui je suis ? »
« Bien évidemment. »
« Tout ceci est donc de son initiative ? »
« En quelques sorte. »
« Elle a l'air bien mystérieuse. »
« Non, bien au contraire. C'est un véritable livre ouvert. »
« Hmm... Excusez-moi de donner l'impression d'être pressé et malpoli, mais quand pourrais-je la rencontrer ? »
« Ne vous tourmentez pas. Je pense que votre coeur est bon. »
« Vous en avez l'air plus certaine que moi. »
« Il faut maintenant que vous rencontriez la princesse impériale. »
« Je suis prêt ! », fit-il en se relevant alors brusquement. Désormais droit comme un piquet, il se mit à tapoter ses vêtements et à replacer son col de chemise.
« Nous voyons cela. Mais pour cela vous devez sortir. »
« Prenez cela », ajouta l'empereur avant de se dresser sur ses jambes pour lui confier un objet couvert dans une soie. « Sortez-la le moment venu. »
« Je vous remercie pour tout. » Sur ce, il inclina la tête et se dirigea vivement vers l'extérieur.

Dehors, la brume c'était légèrement levée ; un vieil homme appuyé sur un bâton de marche l'attendait et lui fit signe de le suivre. Morii le salua d'un hochement de tête et le suivit comme demandé. Ils continuèrent alors par le chemin dans la montagne. Par moments, des traces de vies humaines pouvaient être visibles en dépit de la densité de la végétation. Ainsi, il aperçut un autel fleuri, une petite maison, un temple, une statue, un champ cultivé et quelques bêtes. Morii se languissait de plus en plus, et bien que frustré par la cadence du vieil homme, ne se décida pas à le presser. Pour s'occuper, il laissait son regard et son esprit divaguer dans la nature et dans ses pensées.

« C'est donc vous que mademoiselle la princesse... s'est choisi comme mari ? » questionna le vieillard.
« Il semblerait, si ce n'est une erreur... Excusez-moi, vous êtes ? »
« Un simple vieillard... au service de la famille... impériale. »
« Je vois... Enchanté. »
« Et voilà, nous sommes... arrivés.
« Quel est cet endroit ? » demanda Morii, tournant lentement le regard pour scruter l'horizon, émerveillé par le paysage.
« Tout ce que vous avez vu jusqu'alors n'est que le même lieu : la cité impériale de Kurufunaru. Je ne sais pas si vous avez pu apercevoir la cité de Karaimu qui est immense, luxueuse. Mais quand vous voyez celle ci, c'est sans doute le plus beau lieu du monde... Les gens ne pensent qu'aux petits palais de Kurufunaru, mais peu de gens connaissent l'existence de ce lieu majestueux... Quiconque y entre sans une autorisation de l'empereur en personne est tué dans d'horribles circonstances ; même les membres de la famille impériale peuvent être soumis aux supplices réservés aux invités indésirables. »
« Je... Je crois comprendre pourquoi. C'est tout simplement magnifique en tout cas. »
« Pensez vous qu'il existe, dans le monde, un autre endroit plus beau qu'ici ? »
« ...Je ne puis le dire. »
« Maintenant, entrons ! »

Le vieillard conduisit alors Morii dans le petit palais. Ce dernier le suivit lentement, le cœur lourd, ne pouvant ainsi pas totalement faire le vide en lui pour profiter pleinement du lieu.

Illustrations : Noble de cœur, noble de sang.

Dans le hall, une énorme jeune femme l'attendait. « La voilà », ajouta enfin le vieillard. Celle-ci avait sans doute la vingtaine ; elle ressemblait davantage à une Xin, son teint était plus jaune, ses yeux moins doux, et surtout elle était énorme, courte sur pattes. Morii écarquilla les yeux sans exposer plus que cela sa surprise, et la salua en silence en courbant le dos. La grosse fille se jeta sur lui en braillant : « Te voilà enfin Morii, depuis le temps que je rêve de toi ! » Elle l'embrassa puis le pris par les bras, le faisant alors sortir du palais. Il ne pouvait empêcher son enlèvement tant la poigne de la princesse était impressionnante. Il se laissa donc traîner en priant pour son Salut. La princesse courut tant bien que mal pour sortir du jardin du palais en tirant son promis. Ils prirent alors un chemin, hors du temps, entouré par des cerisiers en fleur à perte de vue. Mais la magie du moment était gâché par la jeune femme qui ne s'arrêtait de brailler dans les esgourdes de Morii. Tant bien que mal, il essayait de trouver du souffle pour l'interrompre :

« Où allez vous... comme cela ? »
« Nous allons vivre ensemble ! Tous les deux ! »
« Mais... Nous sommes nous déjà rencontrés ? »
« Mais ce n'est pas grave, nous nous aimons ! »
« Ce n’est pas un peu tôt ? »
« Non, c'est même trop tard. »

Elle s'arrêta soudainement ; Morii eu enfin le temps jeter un œil aux alentours à la recherche d'une issue. Un petit chemin menait à une espèce de temple modeste d'où se dégageait une mélodieuse voix entonner un air envoutant. Comprenant ce qui se tramait en observant le temple, il traîna des pieds et, au moment opportun, lorsque la princesse relâcha quelque peu son étreinte, se dégagea pour prendre ses jambes à son cou et se cacher entre les arbres avant de prendre la direction du bâtiment. Entrant dans ce dernier, il se révélait sous ses yeux une sorte de salle de bains. En effet, dans un bassin semi-naturel, une jeune femme aux cheveux d'or se tenait debout, de dos ; l'eau lui arrivait au dessus des hanches. Morii put alors entendre de près la voix mélodieuse fredonner un air romantique ancestral, le "Hansamuna purinsu chāmingu o matteru". Il ne la voyait alors que de dos, mais il pouvait tout de même deviner sa splendeur, sa magnificence, son charme envoutant ; la femme pour qui aucun mot ne suscite d'image assez puissante pour s'approcher, ne serait-ce qu'un petit peu, de la réalité.

Entendant le parquet entourant le bassin craquer, elle s'arrêta soudainement de chanter, et sans se retourner, dit d'une voix timide :
« C'est vous Morii ? »
« Oui ma dame », confirma-t-il, toujours peu rassuré, baissant la tête pour éviter de manquer davantage de respect à la belle jeune femme.
« Pouvez-vous fermer les yeux ? »

Il s'exécuta. C'est alors qu'elle sortit du bassin, s'enroula rapidement dans un drap, s'approcha du jeune homme, puis posa ses lèvres sur les siennes. En silence, celui-ci garda les yeux fermés tout le long et se laissa embrasser sans insister pour avoir davantage. La belle éloigna ensuite ses lèvres et lui adjura : « Tu aimes ça ? » Les yeux toujours fermés, il se mit à sourire bêtement tout en hochant légèrement la tête. «…Énormément. »

La jeune femme continua alors de l'embrasser. Elle prit les mains de Morii et les posa sur ses hanches. Le jeune homme commença alors à mettre du sien dans le baiser tout en parcourant son corps de ses doigts, une main vers le haut, l’autre vers le bas. La belle avait l'air d'apprécier le baiser et se mit à légèrement gesticuler. Morii, quant lui, raffolait tant du corps de la mystérieuse jeune femme, qu'il fit tomber au sol le drap qui l'entourait du bout de ses doigts. La surprise la gêna quelque peu ; elle tentait tant bien que mal de cacher son corps ravissant avec ses mains et ses avant-bras. Il n'avait toujours pas ouvert les yeux et écarta cependant son visage en quittant celui de la belle dame d'un léger mordillement de sa lèvre inférieure.

« Puis-je vous demander votre nom ? »
« Oh non mon sieur Morii... Je vais vous attirer beaucoup d'ennuis. Si l'empereur savait ce que vous faites... Je ne veux pas causer votre perte... Même si je crois qu'il est déjà trop tard » dit-elle en regardant la grosse promise qui était à son tour entrée dans le bain.

Morii ouvrit soudainement les yeux, saisit fermement la main de son amante et fusilla la nouvelle arrivante du regard.

« MOOOORII ! Que faisais-tu avec cette fille ?! Et toi ? Tu n'as pas honte de te présenter de la sorte devant mon fiancé ? »
« Excusez-moi princesse. Je suis intimement convaincu que c’est bien elle que j’attendais. »
« Pardonne-moi Fujimi...», demanda tout timidement la belle jeune fille, puis elle se tourna vers son amant. « Je ne veux pas ta mort, je suis prête à me sacrifier pour toi. » Elle l'embrassa langoureusement devant la princesse dont la colère se mit naturellement à s'accentuer. Morii ajouta :
« Cela n’aurait aucun sens, ce sera nous deux ou rien. Je ne tolérerai pas qu’il en soit autrement. Princesse ! Notre union est impossible. Si vous voulez la punir, je la suivrai dans son sort, peu importe l’ampleur de la punition. »
« Mais enfin, ne dis pas des choses inconsidérées, tu es trop beau pour mourir si jeune et en plus... d'autres femmes t'attendent. » rétorqua la belle.
Fujimi la coupa d'un ton sec : « Isolde, tu ferais mieux de te rhabiller, l'empereur et l'impératrice approchent. »
« Ne vous inquiétez pas belle oiselle, je vais essayer de calmer la situation », ajouta Morii qui souriait alors à sa bien aimée pour la rassurer.
« Non, c'est à moi de parler à l'empereur... »

Ils entendirent alors au loin Tadashi : « Alors Fujimi ? Tu te fais bien besogner ? » Dans d'autres circonstances, Morii aurait sans doute ri de la tournure choisie par l'empereur pour formuler sa question. Mais il restait droit comme un piquet, angoissé, serrant bien fermement la main de sa belle dans la sienne. Le couple impérial entra alors dans le bain et fut, comme il se doit, hautement surpris par la scène. « Mais Isolde que fais tu ici ? » demanda l'empereur interloqué. L'impératrice, de son côté, avait parfaitement compris la scène la tournure prise par les évènements. « Visiblement notre Isolde est devenu une grande fille, elle veut faire comme ses frères », lançait-elle.

Morii inclina deux fois la tête. « Votre Majesté, Votre Majesté, veuillez-nous pardo... Attendez... » Il tourna la tête des deux côtés en battant des cils. « Je commence à comprendre... »
« Que comprends-tu ? », questionna l'impératrice.
« C'est vrai, que comprends-tu ? Parce que moi j'aimerais bien qu'on m'explique ce bazar », fit l'empereur. « Alors que je m'attendais à retrouver ma nièce Fujimi comblée de bonheur par un brave jeune homme, voilà que je retrouve ma fille Isolde, que je croyais de plus à Karaimu, dans les bras dudit jeune homme, complément nue et visiblement en froid avec sa cousine. J'aimerais que quelqu'un m'explique ! », s'écria l'empereur.
Fujimi répondit aussitôt en pointant Isolde du doigt : « Tonton, tout est de sa faute ! »
Morii s'interposa : « Veuillez m’excuser, la situation est quelque peu délicate. À vrai dire, cette rencontre m’a fait perdre la raison. Voilà, je vais être direct, j’aime votre fille. »

Alors, Isolde s'effondra au sol, le visage en larmes. L'impératrice voulut intervenir mais fut coupée par son mari : « Isolde, c'est à toi de décider ce que tu veux faire. »
Fujimi se mit à crier : « NOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNN, c'est à mooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii de décider ; c'est moi qui l'ai demandé au départ. »
« Je suis sincèrement désolé dame Fujimi, mais c’était perdu au premier contact », annonça Morii d'un ton prudent.

L'impératrice attrapa alors Fujimi, devenue rouge, et l'emmena dehors. Le jeune homme entendit les deux femmes se disputer quelques instants, puis une claque voler à destination de la grosse princesse. Isolde se releva, les yeux encore humide, et observa son amant avec une rare passion : « Oui Morii, je t'aime. »
« Bon, puisque tout est réglé, je vous laisse les enfants. » L'empereur sortit et une seconde claque se fit entendre, plus forte encore que la première.
« Isolde, je l'entrevois notre vie, je j'aperçois à son terme, malgré toutes les difficultés et les embuches, puisse-t-elle à la fin donner à un chacun le souci de tous, le privilège du silence, et l'humble serrement de deux mains nouées à jamais. »
« C'est beau ce que tu dis, c'est toi qui l'a inventé ? »
« Non, à vrai dire je l'ai apprise par cœur en espérant qu'elle me serve un jour. »
« Tu ne l'as pas apprise pour rien finalement », dit-elle en affichant un sourire éclatant. « Et si on en reprenait là où on en était ? » enchaînait-elle avec la plus mignonne et innocente des têtes dont elle était capable de faire.

Avant même de donner une réponse, il la saisit par les hanches et approcha son visage, plongeant son regard droit dans le sien. « Bien volontiers. » Le visage de la princesse vira immédiatement au rouge avant qu'elle n'approche ses lèvres de celle de son fiancé. Ils s'échangèrent un long baiser des plus passionnés. Morii la resserra alors contre lui, collant alors son corps contre le sien pour sentir battre son cœur. « On fait quoi maintenant ? », demanda Isolde d'une voix douce. Il avala alors sa salive, leva le regard, réfléchit un instant pour trouver une manière détournée de le dire, puis abandonna avant d'afficher un sourire malin. « Ce qu'il y a à faire. »

« Alors suis-moi. » La belle princesse prit la main de son amant et l'emmena dans une pièce non loin de la salle du bain. Dans cette pièce n'était placé qu'un seul et unique meuble : un lit. Elle s'installa avec une grande sensualité sur ce dernier et demanda « Cela te convient-il ? » Il l'observait sans pouvoir sortir le moindre mort et acquiesça à sa demande. Après quelques instants, il s'avança de quelques pas déterminés jusqu'à atteindre le lit, se déplaçant désormais à quatre pattes pour atteindre sa belle. Une fois sur le lit, Isolde se redressa et l'embrassa à nouveau, puis l'allongea sur le drap. « Morii, il ne sera plus possible de revenir an arrière... » Puis elle commença à déboutonner la chemise de son fiancé tout en passant ses mains sur le torse découvert. Il se laissa faire avant de venir la saisir aux hanches et de chuchoter : « Je ne compte pas faire la moindre marche arrière. » Ils étaient donc là, tous les deux allongés, les lèvres les unes contre les autres, chacun profitant avec ses mains des atouts de l'autre : le torse de Morii et le postérieur d'Isolde. Elle s'arrêta à nouveau de l'embrasser puis se mit à effleurer le haut du pantalon de son fiancé, annonçant par là même avec l'air le plus innocent qui soit : « Il serait peut-être temps de découvrir ce qu'il y a là dessous. » Morii laissa gentiment les choses se dérouler, l'observant d'un œil attentionné. En bas, cela faisait déjà un moment que son fidèle jouet se tenait prêt à faire sa sortie au grand jour. La jeune princesse baissa alors le pantalon et tâta le paquet. Il répondit automatiquement à l'appel en se dressant. « Je vois que mon fiancé est bien équipé. » Il ne put s'empêcher de répondre un peu au hasard, quelque peu mal à l'aise : « Et tout à vous. »

« Maintenant c'est à toi de diriger les opérations ; je dois voir de quoi tu es capable. » Il avala à nouveau sa salive et redressa son buste avant de se mettre à genoux sur le lit. « Bien... » Il vint alors l'embrasser et, passant une main dans son dos, l'invita à s'allonger. La princesse s'allongea donc en laissant échapper quelques mots dans un soupir : « C'est ma première fois. » Il se plaça devant elle, l'invita à écarter légèrement les jambes et approcha son visage, la langue sortie, des portes de jardin de son amante. « Je vais faire attention. » La jeune fille s'exécuta ; elle ne semblait attende plus que cela. Il posa d'abord sa langue et la fit remonter lentement avant de resserrer ses lèvres pour venir apposer un baiser. Il répliqua plusieurs fois ce mouvement avant de s'arrêter pour faire tournoyer sa langue. La princesse se languissait sous le poids du charme de son amant et ne demandait que davantage de baisers de sa part ; elle ne pouvait cependant pas lui dire sur l'instant combien elle aimait ce qu'il lui faisait. Morii s'avança pour se placer au dessus d'elle, plongea son regard dans le sien tout en gardant une main en bas pour la masser tendrement du bout de deux de ses doigts. Il l’étreignit ensuite tendrement, faisant glisser sur ses divines courbes, ses mains désormais collantes qu’il ramenait à ses lèvres pour les lécher goulument. Il mordillait ci et là, à l'image d'un petit animal assoiffé, sans jamais sembler lui faire le moindre mal. Les jambes désormais en l’air, comme une femme lubrique, brûlante et suante de tous les pores de la peau d’un parfum rappelant un bouquet de fleurs, elle ouvrait d’une façon nonchalante et cynique son ventre plein d’exhalaisons. Baignants dans l’extase, il ne leur avait fallu pas longtemps, à leur grand dam, pour terminer leur affaire. Se retirant, il se laissa tomber dans les draps avec Isolde, repu, sombrant sereinement dans les bras de Morphée.

Le lendemain, Morii se réveilla, non dans la chambre immaculée au milieu des jardins secrets de la famille impériale, mais dans sa chambre d'hôtel miteuse de Karaimu. Il n'y avait à côté de lui aucune belle princesse. Il jeta tout de même un regard sous la couverture, et y trouva un cafard. Il ne dormait dans un des pavillons impériaux au milieu d'une vaste clairière, mais une chambre de neuf mètres carrés défraîchie. Il n'y avait plus de sublime forêt luxuriante, mais un vasistas donnant directement sur un mur de béton. En s'habillant, attristé par le décalage entre ce qui ne semblait plus qu'être un rêve trop doux et la réalité, il retrouva dans une poche une soie recouvrant un objet encore inconnu. Au hasard de sa manipulation du paquet, ce dernier s'ouvrit, et à l'intérieur il découvrit un anneau à l'allure impériale sur lequel était gravé son nom : Morii Bōkun.
0
Rencontre entre Aoki Saburo et les dirigeants des partis de l'Assemblée Populaire


Il est au alentour 10 heures du matin, les quatre dirigeants des partis de l'Assemblée Populaire sont arrivés en avance. Il y a bien sûr Duan Song, la présidente du Parti Populaire, mais aussi Chen Xia du Parti Plébéien, Lin Yawendu Parti Communiste et Quan Yijun du Parti du Peuple. Duan Song s'était affirmé de manière naturelle, leadeuse de la contestation législative et elle était donc la meneuse du quatuor. Elle regarda sa montre, 10h 12. Elle enrageait, Aoki Saburo était en retard, même pire, peut-être qu'il ne viendrait pas à la réunion. Ils se trouvaient tous dans le bureau du président de séance de l'Assemblée qui se trouve dans le Palais Pourpre.


-Il arrive quand ! Il a presque un quart d'heure de retard, à tout moment, il a fait dépêcher ses milices de mes deux !


On frappe à la porte.

-Ça doit être lui...

Lin s'avance et ouvre la porte, Aoki Saburo entre, le visage sans expression, il lui sert la main et va vers les autres pour en faire de même.

-Pardonnez mon retard, j'ai été très occupé.

-Effectivement, vous êtes en retard... répondit froidement Duan

-Bon commençons si vous le voulez bien. De quoi vouliez-vous me parler ?

-Vous le savez très bien Saburo.

-Je vous prierai de m'appeler autrement, je suis votre président !

-Être président suppose avoir été élu, hors, vous êtes plus proche du despote que du président.

-Ahh... C'est alors de ça que vous voulez parler.

Chen pris la parole,
-Nous voulons vous parler du pays. De ses enjeux, du rapport de force entre vous et l'assemblée, des puissances armées présentes sur notre territoire et de l'avenir. Vous n'êtes pas sans savoir qu'une constitution est en cours de débat. Une constitution axée sur le Kah. L'assemblée aspire à la démocratie et le peuple aussi en dehors de vos milices et lieutenants. Le pays va très mal et malgré le fait que vous annulez presque systématiquement les dettes d'État, nous sommes quand même endetté et imprimer des billets comme vous le faites n'aidera pas. Le pays est endetté à 212% de son PIB, c'est énorme et tout cela en partie pour votre "fantaisie" un sous-marin d'attaque alors que le chômage n'a jamais été au plus haut et que nombre de famines existent. L'inflation galope et vous avez voulu créer une monnaie propre au pays bien trop élever par rapport aux autres monnaies. Au départ, c'était un Épi Communiste égal à trois dollars, cela a posé d'énorme problème comme du pain à 6 dollars, du lait à 5 dollars et bien d'autres. Aujourd'hui, un Épi Communiste est égal à 0.05 dollar, soit 5 centimes. Nous sommes ruinés et il faut désormais un sac de billet entier pour acheter une bouchée de pain. Même si vous ne voulez pas le dire publiquement, le chômage explose, il est à 21% ! Vos réformes économiques sont une catastrophe !

-Si vous avez de meilleures idées, je vous écoute !

-Il nous faut des réformes libérales, à commencer par la dénationalisation de 60% des entreprises, minimum. Dit fermement Lin.

-Pardon ? C'est une blague ! Vous voulez redevenir capitalistes, c'est ça ! Nous avons fait une révolution, le peuple tout entier s'est soulevé contre cela pour prôner le communisme et le socialisme ! Je ne dénationaliserai pas les entreprises.

-Vous croyez à vos mensonges ? Seulement 25% du peuple vous étaient de près ou de loin favorable. Vous avez fait une révolution avec des milices armées qui ont commis des massacres et vous êtes prêt à tout pour retourner la situation ! Le socialisme, ce n'est pas forcément cela. L'idéologie du social, c'est l'égalité et la liberté ! Hors là, vous êtes un dictateur et plus personnes ne vous fait confiance, à part les sadiques comme vous et les personnes que ça arrange de vous avoir au pouvoir. Rendez-vous à la raison, votre dictature chaotique ne mènera qu'à votre perte et le peuple que vous prônez comme justification, en aura plus qu'assez et vos moyens de répressions ne suffirons plus. L'Assemblée Populaire, que vous avez pourtant nommée, est elle-même contre vous. La constitution que nous rédigeons est modérée pour le moment, mais nous guettons vos actes et elle peut se radicaliser contre vous à tout moment.

-Vous me menacez ? Sachez que j'ai encore des alliés puissants et que des forces armées de la Loduarie et du GASP viennent me soutenir. Des centaines de soldats loduariens et des milliers de mercenaires du GASP pour faire régner l'ordre et soutenir ma politique.

-Le Grand-Kah qui est la 3e puissance du monde nous soutiennent, le Fujiwa qui est une puissance en plein essor et qui commence à être une puissance régionale majeure, le Banairah, 9e puissance et le Burujoa, l'Empire où le soleil ne se couche jamais. Tous nous soutiennent dans notre projet de démocratisation et la démocratie et synonyme, d'élection, d'autodétermination et de remise en question de votre pouvoir fragile qui repose sur la peur.

-Bande de lâche, vous faites appel à l'ennemie pour vous protéger. Je peux vous dissoudre si je veux et vous faire tous arrêter.

-Les forces de l'OMPM sont là pour vous en empêcher, nous vous connaissons trop bien malheureusement.

-Elles ne sont pas encore coordonnées et vous seuls pouvez représenter le mouvement de contestation, aucunes autres figures politiques n'en aurez le cran !

-Retenez vos hommes et je retiendrai les miens, dit de ton menaçant Duan

-Votre pouvoir, Aoki Saburo, ne tiens qu'à un fil et ce fil finira tôt ou tard par céder. Plus tôt il cèdera, plus ce sera doux, plus tard il cèdera, plus cela fera mal. Nous vous proposons de jouer fairplay. L'Assemblée fait son travaille et vous perdez de plus en plus de pouvoir jusqu'à ce que des vraies élections soient faites et cela durera peut-être quelques mois. Ou, deuxième option, vous vous entêtez et cela se transforme en nouvelle guerre civile, mais cette fois-ci, ce sera donc Jashuria, Grand-Kah, Burujoa, Banairah, Fujiwa Priscyllia, nous et les conscrits contre vous, les milices, les mercenaires qui travailleront contre de l'argent et la Loduarie. Vous serez en infériorité et cela ne sera qu'un bain de sang.
Si vous choisissez la première option et que cela se passe bien, vous pourrez surement immigrer en Loduarie, sinon vous serez jugé ou tué. À vous de choisir.

-Je n'ai pas encore dit mon dernier mot.

-Malheureusement pour vous si. Cela se passe maintenant, saisissez votre chance.

-Mais rien n'est joué, Mme. Song, il n'est pas sûr à 100% que ces pays vous soutiennent dans une guerre civile.

-Notre pays est stratégique. Nous sommes situés entre l'Afarée, l'Eurysie et le Nazum, au bord de la mer. Nous sommes idéalement positionnés pour le commerce et de nombreux pays aimeraient en profiter. De plus, nous sommes dans la sphère d'influence du Banairah et du Jashuria...

-Vous pensez avoir réponse à tout n'est-ce pas ? Mais que ferez-vous de mes milices qui me sont dévouées ? Elles continueront le combat.

-Mais quel combat ? Ce qui leur profite, c'est qu'ils peuvent pilier, détruire ce qu'ils veulent et violer toutes les personnes que ça leur chante. Ils ne font pas ça pour l'idéologie. Si vous êtes destitué et que nous ne reprenons par leur bien, ils ne bougeront pas le petit doigt, ils seront déjà riches et ils nous laisseront tranquille. Ce sont comme des mercenaires.

-Nous verrons bien comment évolue la situation...

-Vous venez de signer votre arrêt de mort.

-Et vous aussi.

Il se lève et repart.
5041
Avion

Une berline aux vitres teintées escortée par deux motards de la police s'avance vers l'arrêt dépose-minute de l'aéroport de Meulière-Pays-Minier. Trois hommes et une femme sortent rapidement et s'engouffrent dans le terminal destiné aux vols intercontinentaux. Incognito derrière leurs lunettes de soleil et des couvre-chefs, ils vont enregistrer leurs bagages.

"Tickets et pièce d'identité s'il vous plait", réclame mollement une employée d'Air Ryoko. Les quatre voyageurs s'exécutent. "Vous pouvez enlever votre attirail pour que je vérifie que la photographique correspond", ajoute-t-elle. Soupir bougon d'Ettore qui s'exécute. "C'est ainsi que vous traitez les clients VIP ?", pense-t-il. Mais aucune phrase ne sort de sa bouche. Les occasions de représenter son paternel, Vittorio IV, sont si rares. Ils se présentent ensuite aux contrôles de sécurité. Un agent semble avoir reconnu le dauphin. Il adresse un signe de la tête à l'un de ses collègues. "Vous voulez une photo ?", propose Ettore. L'employé de la sûreté aéroportuaire n'en demandait pas tant. Il dégaine un appareil et se fait tirer le portrait aux côtés du prétendant au trône landrin. D'habitude, Ettore voyage en jet privé et ne se mélange pas au peuple. Euphorique depuis la petite scène au moment du contrôle, il patiente à visage découvert dans le hall d'embarquement, mais personne ne fait attention à lui.

Les quatre membres de la délégation siliquéenne sont les seuls détenteurs du ticket VIP. Ils entrent en premier dans l'avion et sont installés derrière la cabinet du pilote qui vient les saluer.

Keiko Burujoa, princesse burujoise et directrice du département des affaires étrangère

Une berline aux vitres teintées escortée par deux motards de la police s'avance vers l'arrêt dépose-minute de l'aéroport de Meulière-Pays-Minier. Trois hommes et une femme sortent rapidement et s'engouffrent dans le terminal destiné aux vols intercontinentaux. Incognito derrière leurs lunettes de soleil et des couvre-chefs, ils vont enregistrer leurs bagages.

"Tickets et pièce d'identité s'il vous plait", réclame mollement une employée d'Air Ryoko. Les quatre voyageurs s'exécutent. "Vous pouvez enlever votre attirail pour que je vérifie que la photographique correspond", ajoute-t-elle. Soupir bougon d'Ettore qui s'exécute. "C'est ainsi que vous traitez les clients VIP ?", pense-t-il. Mais aucune phrase ne sort de sa bouche. Les occasions de représenter son paternel, Vittorio IV, sont si rares. Ils se présentent ensuite aux contrôles de sécurité. Un agent semble avoir reconnu le dauphin. Il adresse un signe de la tête à l'un de ses collègues. "Vous voulez une photo ?", propose Ettore. L'employé de la sûreté aéroportuaire n'en demandait pas tant. Il dégaine un appareil et se fait tirer le portrait aux côtés du prétendant au trône landrin. D'habitude, Ettore voyage en jet privé et ne se mélange pas au peuple. Euphorique depuis la petite scène au moment du contrôle, il patiente à visage découvert dans le hall d'embarquement, mais personne ne fait attention à lui.

Les quatre membres de la délégation siliquéenne sont les seuls détenteurs du ticket VIP. Ils entrent en premier dans l'avion et sont installés derrière la cabine du pilote qui vient les saluer. "Elle est où la princesse ?", s'inquiète l'héritier. Pour sa dernière soirée en Manche Silice, Keiko Burujoa a préféré rester seule dans sa suite d'un palace de La Source. Les clients installés à l'étage inférieur se sont plaints d'éclats de voix. Une conversation houleuse sans doute. La membre de la famille impériale arrive en hélicoptère. Elle prend place dans un compartiment réservé de l'avion qui décolle quelques minutes plus tard en direction de l'aéroport de Karaimu.

14 heures de vol pour environ 11 000 kilomètres... Après avoir expédié plusieurs visioconférences, envoyé des mails, s'être accordée une sieste et s'être restaurée, la princesse Keiko fait appeler Ettore. "Nous disposons de plusieurs heures devant nous alors je vais vous mettre un peu au parfum des conventions impériales". À leur arrivée, la dynaste Burujoa n'avait plus de secret pour Ettore. Fatigué par le trajet, il était escorté avec ses accompagnateurs jusqu'au Marinka de la capitale. Une longue semaine de visites l'attendait.

Emploi du temps
Jour 1 : visite des locaux nationaux de la chaîne de télévision P-TV achat de droits d'adaptations de programmes, visionnage de bandes-annonces de films et de séries. Puis visite du quartier de Shibu
Jour 2 : visite de la zone franche d'Okukonai et signature d'une promesse de vente pour l'aménagement de trois lots par des industriels de Manche Silice
Jour 3 : excursion dans les montagnes de Tokan
Jour 4 : audience avec la gouverneure Fuki Koizumi sur les mobilités dans le capitale avec un focus métro et tramway puis assite à une rencontre de football à KangMan
Jour 5 : repos (participation à un fête sur un yacht en mer d'Azur)
Jour 6 : rencontre avec l'Empereur
Jour 7 : retour


Yacht

Une passion défendue
En représentation du Triumvirat, Ettore profitait également de sa présence parmi la cour impériale pour trouver chaussure à son pied. Invité sur le yacht du prince héritier Leonhart, il s'est rapidement attiré sa sympathie, partageant tous deux la lourde responsabilité de succéder un jour à leur puissant paternel, fervents catholiques mais profitant de la vie. A bord de l'embarcation, la princesse Saeko fait les yeux doux à l'aristo landrin son aîné de plus de 20 ans ! Son crâne glabre luisant sous le soleil créé l'illusion d'une auréole. Elle noue la conversation et se fait séductrice. Il s'agit de la fille de Keiko Burujoa. Si la mère qu'elle est se fait un sang d'encre, la diplomate qu'elle est aussi se frotte les mains. De retour en Manche Silice, une conversation épistolaire se met en place entre la princesse et l'héritier landrin.
1169
Construction de l'hôtel

Un certain dynamisme est perceptible dans le quartier aménagé par la Travie dans la ville nouvelle d'Azura. En effet, jour après jour, nous pouvons observer l'agrandissement de la tour qui abritera le splendide hôtel Excellentia de 22 étages. Si le parc d'une dizaine d'hectares est d'ores et déjà aménagé et que la construction des principaux bâtiments du quartier d'affaires en est déjà au second œuvre, celle de la tour prend un peu plus de temps. Les promoteurs espèrent une fin des travaux d'ici la fin de l'été. Tout est mis en œuvre pour une livraison rapide du bâtiment. Plusieurs grues et une vingtaines d'ouvriers travaillent ardemment à l'élévation de l'édifice.
Le quartier est alors en pleine effervescence. Les nombreux bureaux sont pour la plupart déjà utilisés par différentes entreprises, des succursales de firmes internationales aux petits entrepreneurs. Les deux centres commerciaux connaissent un véritable succès le weekend : les habitants du quartier semblent s'être pleinement habitués au tout nouvel espace construit sur un terrain à l'abandon.
Quelques touristes traviens fortunés ont décidé d'y passer leurs vacances d'été afin de découvrir le magnifique pays qu'est le Burujoa. Certains attendent avec impatience l'ouverture de l'Excellentia afin de profiter d'une expérience inoubliable à Azura.
8947
La révélation d’une propagande d’Etat ?


Alors que le triste anniversaire des deux ans attentats de Karaimu arrive à petit pas. Retour sur ce triste événement ayant ôté la vie à plus d’une trentaine de personnes.

Image d'un des trois endroits visés par les terroristes, le soir de l'attentat
Image d'un des trois endroits visés par les terroristes, le soir de l'attentat

C’est en Octobre 2008 que Péronas et l’Empire Burujoa entrent en contact pour l’ouverture de liens diplomatiques se retranscrivant par l’ouverture d’une ambassade dans chacun des pays, et, au fur et à mesure que les relations évoluent, les frontières respectives ouvrent aux ressortissants étrangers.

C’est donc à juste titre que la compagnie aérienne Peron Airlines profite de l’ouverture des frontières pour établir une liaison aérienne entre les deux pays, et ce, malgré la distance entre les deux pays, c’est par escale que cela se passe. Les premiers vols se passent pour le mieux, et petit à petit, les avions commencent à se remplir, et les demandes de VISA et/ou de titre de séjour augmentent respectivement au Burujoa et à Péronas.

Au cours du mois de Novembre, un avion comme un autre va transporter comme d’habitude plusieurs centaines de civils, et parmi eux, on va recenser trois individus porteurs de mauvaises intentions, mais en règle sur tout. En effet, malgré leur passif délinquant à Péronas, ils ont été autorisé à circuler au Burujoa du fait de l’ancienneté des antécédents, et lors du passage à l’aéroport, ils ont été contrôlé comme n’importe quelle personne, et sans que l’on découvre quoi que ce soit d’anormal.

Selon les éléments des détectives privés Pérons présent au Burujoa et des informations données par la police burujoise, les trois individu Pérons ne possédaient aucun mobile pour le viol s’étant passé dans la soirée et qui a causée la mort de la victime, cependant, lorsqu’ils ont vu que l’affaire était trop médiatisée et que l’enquête avançait à grand pas, ils auraient pris la décision irréfléchie de se suicider en emportant avec eux tout ce qui était possible d’emporter. En effet, sur une note retrouvée dans l’hôtel réservé par les trois jeunes, dont l’écriture aurait été datée au lendemain du viol, on y voit des tâches attribuées à chacun pour mettre le plan à éxécution. Tandis qu’une personne devrait être alerte à l’avancée de l'enquête, l’autre devait préparer les explosifs et le dernier devait trouver les meilleurs endroits à atteindre.

Il ne fallut que quelques heures dans la banlieue de Karaimu pour trouver tout ce dont le groupe avait besoin pour commettre l’irréparable. Alors que tout était prêt, le groupe alla dormir dans la voiture dans un espace vert non loin de Karaimu, à environ 1 heure de route. Il savait que cela les empêcherait d’être retrouvé.

Selon les détectives Pérons, l’identité des trois personnes auraient été acquises du côté de la police burujoise le matin des explosions. Pourtant, cela n’aura servi à rien, car à 10 heures plus ou moins précises, les trois Pérons se font exploser, le tout, en scandant le nom et la gloire de Péronas, de quoi provoquer un incident diplomatique.

La tension entre les deux pays ne fit alors que commencer, en effet, on ne sait qui, mais la décision fut prise, et les frontières des deux pays se fermèrent. Laissant un bon nombre de Burujois coincé à Péronas, mais fort heureusement, aucun Péronas au Burujoa. Malgré les vaines tentatives de Péronas pour rendre les Burujois au Burujoa, c’est un silence radio que Péronas affronte.

Dans le seul but de ne pas laisser les Burujois, laissés à l’abandon, le gouvernement Péron prend de grandes décisions visant à ce que les Burujois coincés à Péronas, s’acclimatent au maximum :

Gouvernement Péron a écrit :À l’attention des personnes présentes à Péronas,

Ce 29 novembre, en répercussion d’un attentat perpétré par des Péronas au Burujoa et malgré les indications que ces individus ne représentent pas Péronas, l’Empire Burujoa a décidé de rompre tout contact diplomatique avec Péronas et d’abandonner tous ses concitoyens présents sur le sol Péron.

En l’attente de tentative d’amélioration de la situation par le gouvernement Burujois, tous les Burujois présents sur le territoire Péron ont interdiction de le quitter.

Des aides seront mises en place par le gouvernement Péron en attendant :
Ceux souhaitant obtenir la nationalité Pérone en échange de la nationalité Burujoise pourront se rendre en préfecture faire la demande.
Des vivres seront régulièrement distribués dans les centres-villes
Les citoyens Burujois souhaitant travailler se verront proposer des travails
Péronas est dans une démarche constructive, le gouvernement présente ses excuses si certains auraient pu se sentir offensé par les actions des policiers ou des militaires, mais nous devions contrôler la situation afin que cela ne dégénère pas.

Péronas se dit désolé de la tournure des choses et tient à s’excuser de la situation, et nous espérons que votre gouvernement ne va pas vous abandonner et tenter de vous récupérer.

D’autres informations vous seront transmises par vos téléphones.

Cordialement, Angel Coronil et Aurora Tasis, respectivement Ministre de l’Intérieur et Ministre des Affaires Étrangères

Et, c’est ce qui est mis en place, dès que possible. L’Empire Burujoa, bien qu’ignorant la situation des Burujois coincé à Péronas va pourtant porter des accusations gravissimes à l’encontre de Péronas et du traitement de ses ressortissants coincés à Péronas :

Journal télévise au Burujoa a écrit :Très cher honorable peuple du burujois,

L’heure est extrêmement grave, depuis plusieurs mois le terrible régime du Péronas cherche à détruire la nation burujoise. Ils ont commencé par perpétrer de multiples crimes et attentats terroristes sur notre territoire faisant de multiples victimes innocentes prouvant le caractère terroriste de ce pays. [...] Ils ont soutenu, justifié et honoré les auteurs des attentats et prolongé encore plus notre chagrin en laissant les corps de leurs indésirables citoyens sur notre sol, malgré nos demandes de renvoi au Péronas [...]
N’oublions pas non plus nos dizaines de frères et sœurs burujois retenus en otage depuis des semaines par la milice violente et sanguinaire du groupuscule factieux qui dirige le Péronas. Pour le simple fait qu’il soit burujois ils ont été enfermés arbitrairement, ils n’ont que très peu d’eau et de nourriture pour vivre et passent la journée dans des cellules vétustes et dégoûtantes. [...] Notre très saint empereur et son administration font tout pour les libérer mais les mafieux qui dirigent le Péronas n’en n’ont que faire de nos demandes. Pensons à eux ! Faisons tout pour obtenir la libération de ces prisonniers politiques ! [...]
NOUS NE POUVONS PAS LAISSER CE GOUVERNEMENT INDÉSIRABLE NOUS PROVOQUER PLUS LONGTEMPS !

Bien que ce discours soit rempli de faux, il est également fortement provocateur. Ce discours annonça également le déploiement de la flotte Burujoise dans la région de Tairopototo menaçant directement l’intégrité de Péronas. En réponse, Péronas déploya donc l'ensemble de sa flotte sur la côté Ouest, en signe de préparation.

Pour montrer à l’Empire Burujoa que attaquer n’était pas une bonne idée, des exercices militaires furent organisés avec le Grand Kah. On assista donc à des exercices navals, aériens permettant donc l’amélioration de l’entente Pérona-Kah-Tanaise et également de repousser toute tentative d’assaut maritime.

Le temps passa et la tension monta, cependant et grâce à l’aide du Jashuria, qui servira d’intermédiaire, les citoyens Burujois seront restitués à l’Empire Burujoa, qui avait refusé de les récupérer directement par le biais de Péronas.

Lorsque les Burujois furent rentrés à l’Empire Burujoa, on ne vit sur eux aucune trace de maltraitance, aucune traces de malheur ou dans la globalité, rien qui ne semblait montrer une quelconque négligence de la part du gouvernement Péron, et les détectives privés Pérons purent retrouver dans les bases de données de la police Burujoise, plusieurs textes ou discours contredisant les mots prononcés par la présentatrice télé.

Alors qu’on s’approche donc des deux ans de l’anniversaire de l’attentat de Karaimu, des ressortissants Burujois coincés à Péronas ont fait des recherches sur la vision Burujoise de cet événement, et, tous sauf exceptions furent choqués de voir la différence entre la réalité et ce qui a été évoqué.

Une burujoise en particulier a décidé de prendre la parole sur un forum Burujois. Ce forum étant extrêmement populaire au Burujoa, mais également extrêmement modéré, elle pris quand même le risque de poster ce message dans un topic qu’elle ouvra avec comme intitulé “La famille impériale et les médias vous ont menti” et dont le contenu du message est le suivant :

Message sur le forum a écrit :Bonjour à tous, je suis une des quelques centaines de Burujois.e qui ont été coincés à Péronas le temps de plusieurs semaines. Je vais raconter ici quelque chose dont je ne devrais pas, et dont je pense que cela aura des conséquences, cependant, je me dois de vous en parler. La famille impériale et les médias vous ont menti, en effet, j’ai retrouvé un extrait du journal télévisé quelques jours après l’attentat de Karaimu, la présentatrice évoque une milice violente et sanguine, comme quoi l’on avait que très peu d’eau et de nourriture et pleins d’autres bêtises, dont la limite de caractères ne me permettrait d’évoquer. Cependant, pour avoir été coincé là-bas, on a effectivement reçu un message nous interdisant de quitter le pays, cependant, le soir-même, des appartements, des hôtels ou des maisons ont été réquisitionnées pour nous permettre de ne pas dormir dans la rue. De plus, on recevait également à boire, à manger, et une modeste somme d’argent qui nous suffit pour vivre. J’ai également pu me rendre sur internet et dans les rues, et l’ensemble des Pérons furent choqués de se voir pris à partie par ces terroristes. Je ne sais donc pas quel est votre opinion là-dessus, mais bien que des Burujois soient morts dans cet horrible geste, le gouvernement Péron n’y est pour rien, l’armée à été mobilisée pour rien, et tous, je pense que vous possédez une mauvaise opinion de Péronas, pour rien ! C’est tout ce que je peux vous dire pour l’instant.

Ce message, qui rapidement fut le buzz, fut supprimé par la modération quelques heures après, cependant, cela avait déjà suffit à ce qu’il soit transmis et republié sur de nombreux autres forums et sites, eux, pas autant modérés. Le message que cette personne a voulu transmettre, a donc bien été transmis, et de nombreuses personnes ont commencé à chercher des explications.

Les détectives privés Pérons affirment que ce message, publié par une personne totalement inconnue, a pourtant eu un impact sur les pensées des Burujois envers les médias et la famille impériale, en effet, ce message a été accompagné d’une petite vidéo datée qui montre réellement et justifie les propos de ce message. Cette vidéo, qui a également été supprimée, est quand même fortement retransmise dans l’Empire, prouvant donc la tendance propagandiste et diffamatoire de la famille impériale Burujoise.

Les détectives privés Pérons pour l’instant toujours sous couvertures n’ont pas été découverts, ils ont pu rentrer en contact avec l’autrice du message qui annonce avoir peur pour sa vie, ne connaissant pas comment elle serait jugée si elle était découverte.

Sources :
3701
L'Empire Burujoa et sa place dans le schéma économique sylvois.

Voilà un moment que le Duché est plongé dans une crise économique aux multiples causes, ayant notamment provoqué inflation et baisse du pouvoir d'achat des sylvois. L'une des réponses apportées fut d'encourager à la délocalisation des industries civiles au Wanmiri et Tahokus, où la main d'œuvre y est abondante et abordable, de manière à baisser les coûts et maintenir la qualité de vie des sylvois. Ce sont particulièrement les étapes de production de composants basiques et leur assemblage avec les éléments complexes qui pouvaient être mises à la charge de population relativement peu qualifiées, une fois pourvue de l'outillage nécessaire.

C'est là que l'Empire pouvait s'imposer dans le dispositif, en assurant l'approvisionnement des composants de pointe hors de portée des industries du Tahoku. Fort de leur savoir-faire dans le domaine, les usines burujoises étaient largement capables de fournir en quantité les pièces électroniques nécessaires pour l'industrie : micropuces, transistors, semi-conducteurs...
La proximité des deux pays et l'accessibilité par des bras de mer, dont la sécurité pouvait être garantie en toute autonomie par les forces navales du Burujoa, faisait de ce dernier le candidat idéal pour s'intégrer dans la chaine de production.
Par soucis et standardisation et maitrise des coûts, seuls des modèles déjà existants de processeurs et autres éléments informatiques étaient commandés, et les plans des produits étaient entièrement adaptés en conséquence.

Un autre besoin auquel pouvaient répondre les industries burujoises concernait l'approvisionnement de quincailleries pour l'ameublement. Si les vis, lamellos et tourillons ne nécessitait pas d'expertise particulière, ce n'était pas le cas des charnières en tout genre, coulissants de tiroirs, accessoires multiples pour les range-épices ou rangement escamotables d'angle. Ces éléments, aussi peu impressionnants soient-ils, étaient d'une certaine complexité technique tout en répondant à des contraintes mécaniques importantes, tout en devant de ce cas ci répondre aux normes tropicales du Duché.

Mais ce n'est pas uniquement dans le secteur secondaire et en relation directe avec le Tahokus que le Burujoa pouvait s'imposer. Le Duché n'était pas non plus opposé à une délocalisation du secteur tertiaire, que ce soit le tourisme ou le divertissement télé. Les provinces Cendane et Tairopototo constituaient des destinations de vacance fortement appréciée. Les grandes différences culturelles et la richesse de l'environnement en faisaient des lieux dépaysants parfaitement à la convenance de la classe moyenne sylvoise.
Il en allait de même pour les émissions télévisées, donc le caractère provocateur voir franchement salace se démarquait largement au Duché. C'était un exutoire assez efficace et presque un sujet de fascination. Que ce soit pour en rigoler, s'en passionner, cracher dessus, voir carrément en tirer des leçons sur l'état de décadence de Sylva, une large frange de la population en parlait, et prenait plaisir à l'utiliser comme sujet de discussion.

Sylva était réciproquement une destination hôtelière attractive pour les burujois : ses jungles, fleuves, lacs, plages et montagnes, autant de destinations pittoresques chacune empruntes de leurs traditions propres (puisqu'en effet, Sylva était l'amalgame de trois ensembles de sociétés ayant évolués parallèlement aux cours d'eau : les moundlo, mounbwa et mounlao).
Les oeuvres littéraires avaient aussi de quoi attirer l'attention, avec des thématiques toujours très oniriques et fantastiques. Même les romans les plus ancrés dans la réalité, que ce soient des polar ou drame, gardaient toujours un certain aspect mystique, spirituel. Les questions identitaires étaient aussi très abordées avec divers interrogations sur la définition de sylvois, mounakaz, la place qui a été imposée dans le Duché à l'heure actuelle. Anciennement colonisés, les descendants d'autochtones ont toujours du mal à s'accepter et accepter le monde dans lequel ils vivent maintenant.

Les rapprochements entre Sylva et divers pays du Nazum avaient de cette façon permis plusieurs opportunités industrielles et culturelles, qu'il s'agissait à présent de saisir et valoriser.
1131
Capitaine igloo n'est pas content :

Teylais


Paulo Ferreira était un commandant de navire sans doute lambda pour un Listonien. Il répondait aux ordres qu'on lui donnait sans poser les questions qui risquaient de lui faire perdre son poste. Il posait des questions bien entendu, des questions nécessaires pour qu'il mène à bien ses missions, mais outre cela, il fermait sa gueule. L'état-major listonien n'avait pas repéré tout de suite les navires de pêche d'une nation étrangère quelconque qui se rapprochaient de plus en plus des colonies nazumies listoniennes. C'est au bout de la troisième tentative que la Listonie, au détour d'un patrouilleur, observa des navires de pêche.

Depuis cet événement qui attira le regard des hauts cadres du régime listonien de la région, le pays avait renforcé ses dispositifs militaires. En outre, un destroyer, deux frégates et une corvette patrouillaient continuellement dans les eaux internationales à la recherche de navires de pêche venant pêcher trop près de la Listonie, selon les cadres listoniens. Pour l'instant, les navires de guerre se contentaient d'observer ces navires de pêche et parfois les illuminaient avec leurs radars.

Effet :
+10 de progression dans la barre d'irritation du général cortès.


Post fait en accord avec Daelin, l'acteur principal depuis que je suis là de la Listonie !
Haut de page