24/07/2020
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💗 [ORGANISATION] Le systĂšme de santĂ© au Jashuria

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Le systÚme de santé au Jashuria

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«Pour les docteurs jashuriens, le cas le plus grave en mĂ©decine est celui oĂč le malade n’a pas d’argent. »


SOMMAIRE

  • Le systĂšme de santĂ© au Jashuria : aperçu gĂ©nĂ©ral et historique
  • Les annĂ©es 80
  • Les annĂ©es 90
  • Le XXIe siĂšcle
  • Les infrastructures de santĂ© au Jashuria : de l’hĂŽpital Ă  la communautĂ©
  • Philosophie gĂ©nĂ©rale du systĂšme des retraites jashurien
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Le systÚme de santé au Jashuria : aperçu général et historique

Aujourd’hui, la TroisiĂšme RĂ©publique du Jashuria occupe une place de choix dans les indicateurs de santĂ© publique, bien avant de nombreux pays dĂ©veloppĂ©s. Ce rĂ©sultat est d’autant plus intĂ©ressant que le Jashuria est l’un des pays dĂ©mocratiques ayant les dĂ©penses de santĂ© les plus faibles parmi les nations du monde, que ces dĂ©penses soient mesurĂ©es en pourcentage du PIB ou en coĂ»t par personne. Pour le dire plus simplement, la RĂ©publique des OcĂ©ans parvient Ă  obtenir les mĂȘmes rĂ©sultats que les pays les plus dĂ©veloppĂ©s pour un investissement largement moindre.

Le systĂšme de santĂ© jashurien offre une alternative aux systĂšmes de santĂ© mis en pratique dans le monde. A la diffĂ©rence d’un mĂ©lange d’assurance privĂ©e et publique, ou d’un systĂšme Ă©tatique de financement, le Jashuria met l’accent sur la responsabilitĂ© individuelle dans le fonctionnement de son systĂšme de santĂ©. A partir de la rĂ©unification du pays au sortir des annĂ©es 40, le Jashuria a pu jouir d’une pĂ©riode de stabilitĂ© inĂ©dite depuis le dĂ©but de son histoire moderne. Cette stabilitĂ© retrouvĂ©e et le jugement des criminels de guerre lui a permis de retrouver une certaine constance dans les objectifs de ses diffĂ©rents gouvernements, notamment via la politique du consensus rationnel dont les Jashuriens sont friands. Le parlementarisme et le systĂšmes des Pagodes ont constituĂ© un ocĂ©an de stabilitĂ© dans une contrĂ©e autrefois aux prises avec des factions sĂ©ditieuses.

La capacitĂ© d’anticipation des politiques jashuriens sur le dĂ©veloppement du pays a Ă©tĂ© l’une des forces du pays dans sa transformation contemporaine. A ce titre, les gouvernements successifs du Jashuria ont compris trĂšs tĂŽt l’utilitĂ© de lier la prospĂ©ritĂ© Ă©conomique du pays avec l’amĂ©lioration des conditions de santĂ©. Dans une contrĂ©e Ă  peine remise de la guerre et dotĂ©e d’une solide compĂ©tence en urbanisme, la question de la santĂ© dĂ©passa trĂšs rapidement celle de la construction des hĂŽpitaux pour se concentrer sur la qualitĂ© de l’air, de l’eau, de la proximitĂ© des Ă©difices, 
 Ceci entraina la mise en coopĂ©ration des diffĂ©rents ministĂšres pour que l’action publique puisse ĂȘtre coordonnĂ©e de maniĂšre efficace.

Pourtant, la mise en avant de la santĂ© publique n’allait pas de soi Ă  la rĂ©unification du pays. Nouveau venu sur la scĂšne internationale, le Jashuria avait Ă  l’époque bien d’autres prioritĂ©s, notamment sa reconnaissance comme entitĂ© indĂ©pendante et fiable dans le concert de nations et la restauration de son Ă©conomie ruinĂ©e. La santĂ© entrait, tout au plus, en bas du podium des prioritĂ©s des maigres fonds publics. La lutte contre le chĂŽmage, la reconstruction des industries et la mise en place des infrastructures de transports restaient la prioritĂ© pour le pays Ă  peine rĂ©unifiĂ©, sans compter l’éducation et l’accĂšs au logement. Pourtant, malgrĂ© sa place peu prioritaire dans la liste des sujets urgents Ă  traiter, la santĂ© jashurienne s’est retrouvĂ©e au cƓur des problĂ©matiques du pays Ă©mergeant avec le dĂ©veloppement des programmes de vaccination, d’accĂšs Ă  l’eau potable et d’amĂ©lioration du panier moyen par famille, 
 sans compter l’accĂšs aux mĂ©dicaments.

La recherche de la stabilitĂ© sociale dans un pays ruinĂ© par la guerre et en proie au retour des guerres ethniques orienta grandement l’action des gouvernements jashuriens, qui pensĂšrent le dĂ©veloppement de la sociĂ©tĂ© jashurienne sur l’idĂ©e qu’une sociĂ©tĂ© harmonieuse Ă©tait une sociĂ©tĂ© dont tout le monde pouvait tirer les bĂ©nĂ©fices de sa rĂ©ussite globale. Comprenant que le libre Ă©change sans redistribution des gains sous la forme d’investissements dans les services publics ne pourrait qu’à terme fragmenter la sociĂ©tĂ©, les Ă©lus jashuriens mirent en place un systĂšme de redistribution de la richesse sous la forme de subventions aux services publics.

Le mĂ©canisme central de ce dispositif fut l’établissement du Fond Central de PrĂ©voyance (FCP). FinancĂ© par la contribution salariale et patronale Ă  hauteur de 16% Ă  20% du salaire, il permet de contrĂŽler l’évolution des coĂ»ts en imposant aux cotisants la responsabilitĂ© de leurs dĂ©penses en soins. Cette posture libĂ©rale, qui vise Ă  la responsabilisation de chacun, s’avĂ©ra cependant insuffisante pour financer l’ensemble des soins via l’épargne-santĂ©, rendant ainsi indispensable la mise en Ɠuvre de programmes d’assurance santĂ© et des premiĂšres mesures de protection sociale, jusqu’alors trĂšs peu implĂ©mentĂ©es dans le pays. L’accent mis sur la responsabilisation individuelle fut au cƓur de la logique jashurienne, le politique estimant qu’un systĂšme prenant en charge sans conditions l’ensemble des besoins conduirait Ă  terme Ă  l’effacement progressif du dĂ©sir de rĂ©ussir et de persĂ©vĂ©rer. Cette crainte, propre aux Ă©lites jashuriennes, a cependant eu des effets positifs. En responsabilisant chaque individu sur son bien ĂȘtre physique et Ă©motionnel, les gouvernements successifs ont rĂ©ussi Ă  maintenir au sein de la population une forme de sens civique quant Ă  l’utilisation des soins mĂ©dicaux.

A la rĂ©unification, le pays, disposant de peu de moyens, introduit la mise en place des dispensaires en complĂ©ment des hĂŽpitaux dĂ©jĂ  dĂ©bordĂ©s. Créés rapidement, ces unitĂ©s de soin comprenaient non seulement des salons de vaccination, mais aussi des cabinets de mĂ©decine gĂ©nĂ©rale et des unitĂ©s de centres de santĂ© maternelle et infantile. Mal Ă©quipĂ©s dans les premiĂšres annĂ©es, ces dispensaires furent trĂšs vites dotĂ©s d’équipements et de personnel venus de Fortuna et d’autres pays dĂ©veloppĂ©s. En proposant des services de proximitĂ© comme les soins dentaires et les soins cliniques, les dispensaires dĂ©sengorgĂšrent les hĂŽpitaux (dĂ©jĂ  dĂ©bordĂ©s par les blessĂ©s de guerre) et Ă©vitĂšrent une catastrophe sanitaire. En parallĂšle, ils permirent de sensibiliser la population aux maladies et aux questions sanitaires. Les dispensaires, prenant petit Ă  petit le nom de polycliniques, constituĂšrent de vĂ©ritables Ă©lĂ©ments clefs du dispositif de santĂ© jashurien.

La refonte du systĂšme de santĂ© Ă  la rĂ©unification passa par la mise en place d’une politique visant Ă  responsabiliser les Jashuriens quant Ă  l’utilisation des services ambulatoires. Afin que les citoyens ne fassent pas appel aux hĂŽpitaux pour n’importe quoi et fragilisent ou engorgent le systĂšme de santĂ© du pays, le gouvernement vota la mise en place de frais pour les consultations en cliniques. Cette dĂ©cision, bien que peu populaire, rappela aux Jashuriens que les soins n’étaient pas gratuits, comme dans certains pays d’Aleucie ou d’Eurysie, et qu’il Ă©tait nĂ©cessaire d’utiliser ces services avec sagesse. Cette dĂ©cision fut motivĂ©e par une autre problĂ©matique plus pragmatique qui Ă©tait celle du faible nombre de mĂ©decins dans le pays durant la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle. Face Ă  cette situation, il Ă©tait nĂ©cessaire de prĂ©server le corps mĂ©dical, le temps que le pays puisse produire ses propres mĂ©decins, infirmiers et personnels de santĂ© professionnel. C’est Ă  cette Ă©poque-lĂ  que le pays noua des partenariats stratĂ©giques dans le domaine mĂ©dical avec les pays l’ayant soutenu dans sa rĂ©unification et envoya une partie de sa jeunesse se former Ă  l’étranger par le biais de bourses d’études financĂ©es par l’Etat (un moyen de s’assurer que les mĂ©decins formĂ©s ne prendraient pas la poudre d’escampette aprĂšs avoir vu l’Aleucie).

Les années 80

AprĂšs plusieurs dĂ©cennies d’amĂ©lioration des infrastructures de santĂ© et de mise aux normes des Ă©tablissements hospitaliers, le gouvernement jashurien mit en place son Programme National de SantĂ©. VotĂ© en 1980 et mis en application l’annĂ©e suivante, le Programme National de SantĂ©, sous son nom trĂšs gĂ©nĂ©rique, dĂ©finissait les objectifs gĂ©nĂ©raux du Jashuria en matiĂšre de l’évolution de la prise en charge des soins Ă  l’échelle du pays. Faisant le constat de l’enrichissement progressif de la population et de sa dĂ©mographie grandissante, le Programme National de SantĂ© fixait des objectifs clairs pour faire en sorte que les soins restent abordables par la population. Mettant en avant l’enjeu de responsabilisation des individus, le plan prĂ©voyait la restructuration des prestations de santĂ© en les organisant autour de nombreux programmes de sensibilisation et de prĂ©vention, qui avaient jusqu’alors portĂ©s leurs fruits. L’emphase mise sur « le mode de vie sain du citoyen jashurien » permit de belles avancĂ©es sur la lutte contre le tabagisme, la gestion du stress, les dĂ©pistages et la vaccination. Le Programme National de SantĂ© prĂ©voyait de donner plus d’autonomie de fonctionnement aux hĂŽpitaux, pour les rapprocher d’une gestion privĂ©e en leur confĂ©rant le statut de sociĂ©tĂ©s anonymes. Ceci permit, en complĂ©ment des hĂŽpitaux publics – passĂ©s sous le contrĂŽle d’une holding publique - , de stabiliser les prix des prestations et de donner plus de marges de manƓuvres aux hĂŽpitaux privĂ©s pour la gestion des ressources humaines et des ressources mĂ©dicales.

En complĂ©ment de la restructuration des hĂŽpitaux et des programmes de prĂ©vention, le Programme National de SantĂ© mis en Ɠuvre un plan d’épargne individuel sur la base de l’ancien Fond Central de PrĂ©voyance. Ce plan d’épargne, appelĂ© Lapis -en rĂ©fĂ©rence au bouddha guĂ©risseur Bhaishajyaguru – fut constituĂ© Ă  partir d’un pourcentage des contributions salariales et patronales auquel chaque Jashurien contribue individuellement. L’argent Ă©pargnĂ© peut ĂȘtre ainsi utilisĂ© pour financer des soins ou des assurances maladie, incitant les patients Ă  prendre en charge eux-mĂȘmes un partie du coĂ»t de leur santĂ© pour la collectivitĂ©. A la diffĂ©rence d’une approche collectiviste oĂč chacun contribue pour tout le monde, le systĂšme jashurien se base sur la contribution individuelle de chacun. Ce programme maintient mĂ©caniquement les coĂ»ts d’ensemble du systĂšme de santĂ© Ă  un niveau bas, en dĂ©plaçant les dĂ©penses vers les particuliers et les employeurs, 
 mais il avait la particularitĂ© de responsabiliser chacun et d’éviter la surconsommation des soins.

Les années 90

L’évolution du niveau de vie des Jashuriens dans les annĂ©es 90 mit une pression importante sur le systĂšme de santĂ© national. Afin de prĂ©parer son entrĂ©e dans le XXIe siĂšcle, le Cercle ExtĂ©rieur et les organismes de santĂ© prirent en charge la rĂ©alisation d’un nouveau programme de santĂ© national. L’objectif affichĂ© de ce New Deal Ă  la jashurienne Ă©tait de crĂ©er un systĂšme de santĂ© accessible au travers de cinq objectifs fondamentaux :

- La promotion d’un mode de vie sain
- La promotion de la responsabilitĂ© individuelle dans le domaine de la santĂ© afin d’éviter la dĂ©pendance excessive des individus aux aides d’Etat
- Garantir des soins de base accessibles à tous et de bonne qualité.
- Recourir au libre marchĂ© pour amĂ©liorer le service et augmenter l’efficacitĂ©
- Intervenir dans le secteur de la santé quand cela est nécessaire si le marché se dérÚgle

A partir de ces objectifs, le MinistĂšre de la SantĂ© et des SolidaritĂ©s actif dans les annĂ©es 90 a assurĂ© un leadership des plus efficaces durant la dĂ©cennie oĂč le Jashuria s’intĂ©grait progressivement sur la scĂšne internationale, passant de pays faiblement industrialisĂ© Ă  grande puissance rĂ©gionale. Le MinistĂšre de la SantĂ© et des SolidaritĂ©s mit en Ɠuvre d’importantes campagnes de sensibilisation Ă  la cause vaccinale et Ă  l’engagement volontaire dans des modes de vie sain afin de limiter les problĂšmes de santĂ© publique. Ces actions, allant des campagnes d’information Ă  l’introduction de normes dans les qualitĂ©s nutritives et sanitaires de repas, ou encore la lutte contre le tabagisme et les drogues, encouragea le Jashuria dans l’idĂ©e d’une approche holistique de la santĂ© publique, quand bien mĂȘme l’accent Ă©tait mis sur la responsabilitĂ© individuelle.

Le gouvernement jashurien opĂ©ra une petite transformation dans ses campagnes de sensibilisation et crĂ©a des programmes spĂ©cifiques de menus sains Ă  la cantine, d’espaces de gymnastique dans les logements sociaux, mais aussi des programmes de dĂ©pistages plus poussĂ©s dans les universitĂ©s et de lutte contre les drogues.

L’idĂ©e que le citoyen est responsable de sa santĂ© est une idĂ©e populaire au sein du Jashuria. La population y est encouragĂ©e Ă  dĂ©velopper un fort sentiment de responsabilitĂ© personnelle envers sa santĂ©. Si tout le monde fait attention Ă  sa santĂ©, alors la pression sur le systĂšme de santĂ© national sera moindre. Le gouvernement jashurien favorisa la mise en place de polices d’assurance comportant non pas des prises en charge intĂ©grales, mais des polices d’assurance proposant une franchise, une quote-part assurĂ© ou encore le renouvellement garanti. Cette politique permit de limiter la prĂ©sence de programmes assurantiels prenant en charge toutes les maladies dĂšs le premier dollar jashurien utilisĂ©, ce qui n’aurait pas correspondu aux moyens financiers de la population et aurait rendu obsolĂšte le programme Lapis, qui pourvoyait dĂ©jĂ  Ă  une partie des besoins. L’idĂ©e Ă©tait de trouver un Ă©quilibre entre l’aide sociale Ă  la santĂ© et le recours aux assurances privĂ©es. Malheureusement, la question de l’accĂšs aux assurances se posa rapidement, les assurances ayant tendance Ă  n’assurer que les personnes ayant dĂ©jĂ  une bonne santĂ©. Afin de rĂ©gler ce problĂšme, le programme de santĂ© national prĂ©voyait de rendre l’accĂšs Ă  des soins de base et de bonne qualitĂ© facile pour tous. L’idĂ©e n’était pas de fournir la population en technologies mĂ©dicales de pointe, ce qui aurait Ă©tĂ© impossible dans les annĂ©es 90, mais de faire en sorte que les plus dĂ©munis aient au moins accĂšs Ă  des soins qui aient fait leurs preuves Ă  la fois au niveau de la santĂ© publique, mais aussi au niveau de la rentabilitĂ©. Au final, les Jashuriens des annĂ©es 90 disposaient de larges gammes de soins abordables et de qualitĂ©, mais ceux qui souhaitaient des soins de plus haute qualitĂ© et avaient les moyens de se les payer pouvaient ĂȘtre redirigĂ©s vers des hĂŽpitaux privĂ©s et publics de haute volĂ©e (et surtout non subventionnĂ©s par les pouvoirs publics).

Prenant en compte le fait que les ressources disponibles pour l’amĂ©lioration des infrastructures de santĂ© Ă©taient limitĂ©es, les Jashuriens mirent en place une recherche scientifique basĂ©e sur une division pragmatique des savoir-faire. La recherche fondamentale se concentra dans les universitĂ©s tandis que les centres hospitaliers universitaires se concentraient, quant Ă  eux, sur la mise en Ɠuvre de recherches directement opĂ©rationnelles dans un souci de rentabilitĂ©. La mise en concurrence au sein du secteur mĂ©dical et les obligations de transparence en matiĂšre de coĂ»t des opĂ©rations permit une baisse significative des actes mĂ©dicaux et d’éviter la surfacturation des soins. Les Jashuriens n’aimant pas le gaspillage et l’inefficacitĂ©, et sachant pertinemment que le marchĂ© seul ne pourrait pas toujours ĂȘtre fiable dans la question des soins, dĂ©cidĂšrent de donner Ă  l’Etat un rĂŽle de contrĂŽle. Agissant directement pour rĂ©orienter le marchĂ© quand celui-ci devenait dĂ©ficient, l’Etat se porta garant de certaines polices d’assurance et dĂ©finit les bonnes pratiques en matiĂšre de soin, de mĂȘme qu’il se porta garant des subventions, aussi bien pour les centres hospitaliers publics que pour les universitĂ©s.

Le XXIe siĂšcle

Ayant rĂ©ussi Ă  rĂ©tablir un systĂšme de santĂ© stable oĂč l’Etat n’intervient que pour corriger les errances du marchĂ©, la TroisiĂšme RĂ©publique du Jashuria dispose aujourd’hui d’un systĂšme de santĂ© des plus efficaces. BasĂ© sur la responsabilitĂ© individuelle, le recours au Lapis et Ă  des polices d’assurance disposant d’un systĂšme de franchise, ainsi qu’à un accĂšs facilitĂ© aux soins de base, le systĂšme de santĂ© jashurien fonctionne efficacement dans les limites du territoire national. La politique volontariste menĂ©e par les gouvernements successifs pour faire revenir les mĂ©decins au pays a Ă©tĂ© couronnĂ©e de succĂšs et le pays ne subit plus aussi intensĂ©ment la perte de ses forces mĂ©dicales. Le dĂ©veloppement des cliniques et des hĂŽpitaux privĂ©s est largement suivi par l’Etat, qui opĂšre une mission de contrĂŽle des Ă©tablissements de santĂ© afin d’éviter les gourous de la mĂ©decine.

Les rĂ©centes Ă©volutions de l’industrie pharmaceutique jashurienne ont eu des retombĂ©es positives sur le systĂšme de santĂ© jashurien. Autrefois producteur de mĂ©dicaments pour le compte des grandes puissances, le Jashuria est parvenu, grĂące Ă  son appĂ©tit pour la connaissance et Ă  sa sociĂ©tĂ© compĂ©titive, Ă  crĂ©er une industrie pharmaceutique Ă  mĂȘme d’attirer les investisseurs venus de l’étranger et les nuĂ©es de start-up en biotechnologies et en recherches pharmaceutiques. Le projet d’une Pharma Valley Ă  Medhalanna a justement Ă©tĂ© un des projets clefs du MinistĂšre des Grands Projets et du MinistĂšre de la SantĂ© et des SolidaritĂ©s de ces derniĂšres annĂ©es.

En dĂ©veloppant son industrie pharmaceutique et en Ă©tant capable de produire ses propres mĂ©dicaments, le Jashuria a considĂ©rablement diminuĂ© sa dĂ©pendance aux mĂ©dicaments venus d’Aleucie et d’Eurysie et peut dĂ©sormais produire et vendre Ă  des prix bas les mĂ©dicaments dont ses patients ont besoin. Si le pays mĂšne des recherches conjointes avec les laboratoires pharmaceutiques Ă©trangers, l’amĂ©lioration continue des sites de production et les nouvelles normes de sĂ©curitĂ© en place rendent possibles la crĂ©ation de mĂ©dicaments et de soins de pointe.

Le Jashuria se place Ă©lĂ©gamment dans les indicateurs sur les infrastructures et le personnel de santĂ©, y comprit sur le nombre de lits d’hĂŽpitaux disponibles ou la densitĂ© de mĂ©decins. Le pays possĂšde un indicateur de 4 mĂ©decins pour 1000 habitants, et environ 4 lits par tranches de 1000 habitants, ce qui est honorable au vu du chemin parcouru par le systĂšme de santĂ©. Ce chiffre est aujourd’hui comparable au systĂšme de santĂ© lofotĂšne et au systĂšme alguareno, dont les performances ne sont plus Ă  prouver. Pourtant, malgrĂ© ses donnĂ©es chiffrĂ©es excellentes, le pays cherche Ă  maintenir le nombre de lits et de mĂ©decins sous contrats publics Ă  un niveau modĂ©rĂ©, afin de limiter les problĂ©matiques liĂ©es aux lits vides et aux mĂ©decins surnumĂ©raires, mais aussi pour Ă©viter que les services ne soient utilisĂ©s de maniĂšre abusive.

Aujourd’hui, les rĂ©centes donnĂ©es du MinistĂšre de la SantĂ© indiquent que le pays dĂ©pense 4% de son PIB dans les dĂ©penses de santĂ©, ce qui est un record pour les pays dĂ©veloppĂ©s. Il faut porter cela au crĂ©dit de l’efficacitĂ© du systĂšme de santĂ© et de la politique de responsabilisation et de cotisation mise en place par les gouvernements successifs depuis plusieurs dĂ©cennies, mais aussi Ă  la privatisation d’une partie du secteur de la santĂ©, qui a permis de grandement allĂ©ger les coĂ»ts. L’évolution de la dĂ©mographie jashurienne, les avancĂ©es technologiques ainsi que l’apparition de nouvelles maladies comme l’obĂ©sitĂ© ou le diabĂšte – jusqu’alors peu diagnostiquĂ© par manque de connaissances – ont portĂ© des coups sĂ©vĂšres au systĂšme de santĂ©, sans pour autant que le systĂšme ne s’effondre. Au contraire, celui-ci a dĂ©montrĂ© sa remarquable adaptation et efficacitĂ© aux nouvelles contraintes de la vie moderne et apparait dĂ©sormais comme un tĂ©moignage du savoir-faire jashurien en matiĂšre d’administration.
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Les infrastructures de santĂ© au Jashuria : de l’hĂŽpital Ă  la communautĂ©

Les infrastructures de santĂ© du Jashuria sont conçues sur un systĂšme relativement simple, qui permet de dispatcher les malades en fonction de l’urgence des soins et de la gravitĂ© des blessures. Ayant pris conscience que l’organisation du systĂšme de santĂ© devait Ă  la fois ĂȘtre rationnelle et efficace, aussi bien pour le patient que pour le personnel de santĂ©, le lĂ©gislateur a mis en place une typologie des Ă©tablissements de santĂ©. L’enjeu de cette classification des Ă©tablissements de santĂ© est non seulement de pouvoir assurer la meilleure rĂ©partition des patients, mais aussi d’affecter les ressources aux endroits oĂč elles seront les mieux employĂ©es. Le systĂšme des infrastructures de santĂ© fonctionne de maniĂšre granulaire, de l’hĂŽpital jusqu’aux centres de soins de quartiers.

L’augmentation de la population au Jashuria Ă©tant un sujet dĂ©mographique majeure, les autoritĂ©s de santĂ© tentent de planifier le dĂ©veloppement du systĂšme de soin sur au moins un demi-siĂšcle afin de ne pas crĂ©er de tensions dans le systĂšme. Force est de constater que pour l’instant, le systĂšme, bien qu’imparfait, fonctionne. Les centres de santĂ©, qu’ils soient publics ou privĂ©s, remplissent tous la mĂȘme mission de service public : les soins aux patients et la prĂ©vention. Leur objectif est d’assurer la qualitĂ© et la sĂ©curitĂ© des soins et des services proposĂ©s. Que l’on se retrouve dans un hĂŽpital (public) ou une clinique (privĂ©e), les compĂ©tences que l’on y retrouve sont identiques pour tout le personnel mĂ©dical et paramĂ©dical.

Les principales infrastructures de santĂ© sont les hĂŽpitaux. Ces installations tentaculaires sont au cƓur du systĂšme de santĂ© jashurien et comprennent Ă  la fois les hĂŽpitaux centraux et les hĂŽpitaux spĂ©cialisĂ©s (pour les enfants, les maladies mentales, les cancers, 
). La plupart de ces hĂŽpitaux sont adossĂ©s Ă  des centres universitaires, spĂ©cialement dĂ©diĂ©s Ă  la recherche mĂ©dicale et Ă  la formation des futures mĂ©decins du pays. Ils disposent aussi des services ambulatoires et de lits pour les patients de longue durĂ©e et pour ceux en rĂ©cupĂ©ration. Les hĂŽpitaux forment la colonne vertĂ©brale du systĂšme de santĂ© et sont principalement installĂ©s dans les grandes villes du pays. Chaque hĂŽpital, spĂ©cialisĂ© ou non, dispose de son propre service d’urgence. Que l’hĂŽpital soit privĂ© ou public ne change rien Ă  cette donne : les services d’urgence sont une obligation dans les services hospitaliers. Le systĂšme d’assurance santĂ© permet de rĂ©partir les coĂ»ts et les remboursements de maniĂšre simple et efficace entre les diffĂ©rents organismes. Secret de comptabilitĂ© jashurienne 


Les centres de soins forment la seconde ligne du systĂšme de santĂ© jashurien. Si les hĂŽpitaux procurent les soins d’urgence et les opĂ©rations les plus complexes et risquĂ©es, les centres de soins sont quant Ă  elles aux prises avec les problĂšmes quotidiens des patients. Ces centres assurent les soins et les traitements mĂ©dicaux ne nĂ©cessitant pas le recours immĂ©diat aux hĂŽpitaux. Les centres de soins organisent les veilles sanitaires Ă  l’échelle des quartiers et des secteurs dont elles ont la charge et constituent une Ă©chelle intermĂ©diaire dans le systĂšme de soin des Jashuriens. Ces centres ne disposent que trĂšs rarement de services d’urgences, car leur rĂŽle est surtout de pourvoir aux besoins non-urgents de la population, afin de laisser aux hĂŽpitaux les cas les plus graves. Les centres de soins sont gĂ©nĂ©ralement le premier contact que le Jashurien moyen a avec le systĂšme de santĂ© jashurien. HĂ©ritiers des premiers dispensaires, les centres de soins procurent Ă  la fois les services pour les retraitĂ©s, les services infirmiers et mĂȘme les services psychologiques. L’enjeu est de limiter au maximum la sĂ©paration entre les patients et leurs familles. Les hĂŽpitaux ont dĂ©jĂ  fort Ă  gĂ©rer et tout ce qui peut ĂȘtre rĂ©alisĂ© au sein des quartiers est dĂ©lĂ©guĂ© aux centres de soins, qui sont devenus au fil du temps, bien plus que de simples Ă©tablissements de prescriptions mĂ©dicales. L’approche holistique jashurienne en la matiĂšre permet notamment de rapprocher les personnes en situation de handicap ou les personnes ĂągĂ©es de leur lieu de vie et d’éviter le dĂ©racinement.

Les centres de soins ont aussi Ă  disposition des pharmacies internes, des services mĂ©dicaux disposant de docteurs, des psychologues, 
 Ils agissent comme un point de rendez-vous pour tous les patients, de tous les Ăąges, dans les quartiers jashuriens. Si dans les villes, les centres de soins peuvent parfois ĂȘtre plus « spĂ©cialisĂ©s » au vu du manque chronique de place, dans les campagnes, ils agissent comme des vĂ©ritables centres communautaires et un ancrage de l’Etat dans les rĂ©gions les plus reculĂ©es du pays.

La mĂ©decine libĂ©rale est pratiquĂ©e au Jashuria par des mĂ©decins assermentĂ©s. Les docteurs en mĂ©decine dĂ©sireux de s’établir Ă  leur compte peuvent tout Ă  fait Ă©tablir un cabinet, mais doivent se dĂ©clarer aux autoritĂ©s compĂ©tentes en la matiĂšre afin de participer au maillage mĂ©dical et sanitaire de leur rĂ©gion d’attache. Leurs locaux font l’objet d’inspections sanitaires rĂ©guliĂšres et ils doivent restituer annuellement des rapports d’activitĂ©s afin que l’autoritĂ© compĂ©tente puisse s’assurer que la pratique de la mĂ©decine ne dĂ©rive pas vers des pseudosciences ou des pratiques Ă  risque.
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Philosophie générale du systÚme des retraites jashurien

Le systĂšme des retraites appliquĂ© au Jashuria prend la forme d’un systĂšme libĂ©ral par capitalisation. Ce systĂšme, appliquĂ© depuis prĂšs d’un siĂšcle, a subi quelques Ă©volutions. Passant d’un systĂšme essayant de soutenir les plus dĂ©munis Ă  un systĂšme favorisant l’épargne individuelle, les retraites jashuriennes sont aujourd’hui placĂ©es dans une logique d’inspiration libĂ©rale, oĂč l’Etat est principalement lĂ  pour fixer les rĂšgles prudentielles et protĂ©ger les Ă©pargnants des tentatives de prĂ©dation de leur Ă©pargne par des entreprises peu scrupuleuses. Il est, dans ce systĂšme, le rĂ©gulateur et le garant du systĂšme plutĂŽt qu’une caisse enregistreuse ou un distributeur de billets.
La philosophie gĂ©nĂ©rale du systĂšme des retraite du Jashuria repose sur trois principes : la propriĂ©tĂ© individuelle de l’épargne, la libertĂ© de choix dans la gestion de sa retraite et une solidaritĂ© que le lĂ©gislateur veut ciblĂ©e sur les plus dĂ©munis pour limiter les inĂ©galitĂ©s en dĂ©faveur des plus faibles. Le premier principe est le socle indispensable du systĂšme des retraites jashuriens : la propriĂ©tĂ© individuelle de l’épargne retraite. Les retraites jashuriennes sont principalement constituĂ©es sous la forme d’un patrimoine financier personnel, dont l’épargnant est souverain, mais aussi responsable. Le second principe est celui de la libertĂ© du citoyen dans la gestion de sa retraite. Chaque citoyen jashurien est amenĂ© Ă  fixer le niveau d’épargne, son Ăąge de dĂ©part et les supports d’investissement de son Ă©pargne personnelle pour la retraite. Bien que les mĂ©canismes de solidaritĂ© viennent contredire quelque peu ce principe, les minimas sociaux ponctionnĂ©s sur les salaires jashuriens sont suffisamment bas pour rester largement dans les limites du tolĂ©rable. Enfin, le dernier principe du systĂšme des retraites jashuriens repose sur la solidaritĂ© ciblĂ©e. Elle se fonde sur l’idĂ©e que la sociĂ©tĂ© doit pourvoir aux besoins des plus dĂ©munis et assurer un filet de sĂ©curitĂ© pour les alĂ©as de l’existence. La loi doit garantir une retraite minimale aux personnes qui n’ont pas pu accumuler un capital suffisant pour vivre.

L’Etat jashurien, comme Ă©voquĂ© plus haut, fonctionne sur un principe libĂ©ral par capitalisation en ce qui concerne ses retraites. Cette pyramide est dotĂ©e de trois principaux Ă©tages, qui garantissent des retraites adaptĂ©es aux parcours de vie.

Le premier Ă©tage de la retraite jashurienne est ce que l’Etat central nomme la Pension Minimale de SolidaritĂ©, ou PMS. La PMS, mise en place dans les annĂ©es 30, quand le pays commençait Ă  se moderniser et faisait face Ă  un afflux massif de travailleurs, est destinĂ©e Ă  Ă©viter les situations dramatiques de pauvretĂ© en fin de vie. La PMS est financĂ©e non pas par des cotisations retraites prĂ©levĂ©es sur des salaires, mais par l’impĂŽt collectĂ© par l’Etat. La PMS n’est pas une pension acquise par cotisation, mais un engagement de l’Etat jashurien Ă  offrir aux personnes ĂągĂ©es un revenu permettant de vivre dans la dignitĂ©, dans le cas oĂč les ressources accumulĂ©es au cours de la vie active seraient insuffisantes.

La Pension Minimale de SolidaritĂ© n’a pas d’ñge de dĂ©part Ă  la retraite, nĂ©anmoins, le requĂ©rant doit remplir d’autres conditions, comme ĂȘtre citoyen jashurien et rĂ©sider au Jashuria de maniĂšre stable. Elle fonctionne comme un complĂ©ment, jusqu’à un seuil de revenu fixĂ© par l’Etat. C’est-Ă -dire que l’Etat fixe un montant maximum pour cette pension et dĂ©duit du montant Ă  donner au requĂ©rant le montant de ses ressources mensuelles, de sorte que cette pension reste un droit Ă  une vie digne et non un complĂ©ment de retraite pour les personnes ayant dĂ©jĂ  les revenus suffisants.

NĂ©anmoins, afin que la PMS reste une aide et non une fin en soi, l’Etat jashurien a mis en place assez tĂŽt un taux de rĂ©duction des prestations selon le niveau de revenu qui maintient l’intĂ©rĂȘt de l’épargne personnelle. L’idĂ©e du lĂ©gislateur Ă©tait Ă  l’époque de crĂ©er un mĂ©canisme capable de rendre compatible la Pension Minimale de SolidaritĂ© avec la retraite par capitalisation en imaginant que lorsque les revenus privĂ©s du futur retraitĂ© augmentent, la PMS diminue, mais pas forcĂ©ment d’un Maht pour un Maht (la monnaie jashurienne).

Le systĂšme de la PMS reste alimentĂ© par l’impĂŽt et sert avant tout Ă  Ă©viter les situations Ă  risques, qui dĂ©graderaient la qualitĂ© de vie des Jashuriens vers la fin de leur existence. Si ce systĂšme reste un matelas de sĂ©curitĂ©, il n’est lĂ  que pour Ă©viter les alĂ©as de l’existence et ne se substitue pas Ă  l’épargne personnelle. Il est un mĂ©canisme de solidaritĂ© nationale vis-Ă -vis des citoyens jashuriens et non une fin en soi.

Le second Ă©tage de la pyramide des retraites jashuriennes est celui de la capitalisation personnelle via l’épargne. Chaque Jashurien peut ouvrir un compte Ă©pargne retraite dĂšs sa naissance et placer son argent dans les ETF et les actions qu’il souhaite. Les Jashuriens peuvent cotiser pour leurs propres retraites Ă  partir de leur naissance sur le socle public, via l’ouverture par leurs parents d’un compte spĂ©cial auprĂšs de l’Etat. Il est impossible de toucher Ă  ce compte avant ses 18 ans et l’Etat empĂȘche les parents de retirer l’argent placĂ© dessus. Les cotisations liĂ©es Ă  l’activitĂ© professionnelle reversĂ©es sur les pensions sectorielles sont disponibles dĂšs la premiĂšre fiche de paie. Quant aux cotisations privĂ©es par placement d’épargne, elles sont disponibles dĂšs la naissance.

Dans ce systĂšme, l’Etat agit comme rĂ©gulateur et comme garant du systĂšme. Les salariĂ©s du Jashuria sont libres de fixer d’eux-mĂȘmes auprĂšs de l’administration le taux de cotisation retraite appliquĂ© Ă  leur salaire. Plus encore, le salaire arrive sans prĂ©lĂšvement Ă  la source pour les investissements retraite : seules sont prĂ©levĂ©es les cotisations sociales dues. L’argent est envoyĂ© par les citoyens aprĂšs rĂ©ception de leur salaire sur leur compte en banque, par simple dĂ©claration. L’accent est mis par l’Etat jashurien sur la responsabilitĂ© individuelle. Dans le cas oĂč les citoyens ne seraient pas au fait de leurs droits, l’Etat met Ă  disposition des conseillers en gestion de patrimoine. Les travailleurs indĂ©pendants cotisent pour leur retraite au mĂȘme titre que les employeurs et les salariĂ©s. L’accent est mis sur la responsabilitĂ© individuelle pour placer son argent dans des structures qui rapportent.

Le principe important Ă  retenir de cette retraite par capitalisation est que le compte Ă©pargne retraite est individuel, transmissible Ă  la mort et reste la propriĂ©tĂ© juridique de l’assurĂ©. Les investissements qu’il rĂ©alise sur ce compte sont placĂ©s sur les marchĂ©s financiers pour pouvoir obtenir un rendement supĂ©rieur Ă  l’inflation et faire en sorte de fructifier tranquillement, tout au long de l’existence. Et surtout, ce capital investi ne sert pas Ă  financer la retraite d’autres personnes, mais la retraite de l’assurĂ© lui-mĂȘme.

L’Etat jashurien ouvre aux assurĂ©s une sĂ©rie d’ETF, d’actions et d’obligations dont l’Etat assure la qualitĂ© et le risque. Chaque assurĂ© peut investir dans ces actions et dĂ©finir son profil d’assurĂ©, en optant pour telle ou telle combinaison d’investissements et d’actifs et ainsi Ă©viter de compromettre sa retraite par des investissements hasardeux.

Le compte Ă©pargne retraite portĂ© par l’Etat jashurien suit l’individu tout au long de sa vie, qu’il change d’employeur, de profession, de pays, 
 Mais surtout, cette Ă©pargne est transmissible avant et pendant la succession, avec les frais associĂ©s. Ceci permet aux familles de ne pas ĂȘtre pĂ©nalisĂ©es financiĂšrement en cas de perte d’un membre de leur famille et de rĂ©cupĂ©rer l’épargne rĂ©alisĂ©e, sous rĂ©serve des frais de succession (les frais de succession jashuriens sont globalement dans la moyenne basse par rapport Ă  beaucoup de pays). En cas d’absence d’hĂ©ritiers ou de refus de succession, le capital est versĂ© dans le fond de solidaritĂ© alimentant la PMS.

Le Jashuria distingue le « droit Ă  partir » du « droit Ă  la solidaritĂ© ». Il n’y a pas d’ñge de dĂ©part Ă  la retraite au Jashuria, mais il existe un Ăąge Ă  partir duquel la PMS peut ĂȘtre obtenue. Le systĂšme de capitalisation individuelle incite les Jashuriens Ă  maximiser leurs investissements tout au long de leur vie et Ă  chercher les produits les plus rentables pour ne pas dĂ©pendre de la solidaritĂ© nationale. En ce sens, il n’existe pas au Jashuria d’ñge lĂ©gal minimal de dĂ©part en retraite. Chacun est libre de partir Ă  la retraite dĂšs lors qu’il estime son capital suffisant pour vivre ses derniĂšres dĂ©cennies. Toutefois, le droit Ă  la solidaritĂ© nationale, lui, ne s’obtient qu’à partir du moment oĂč vous atteignez l’ñge de rĂ©fĂ©rence, qui est en 2020 portĂ© Ă  60 ans. Cette distinction entre solidaritĂ© nationale et Ăąge de dĂ©part Ă  la retraite a pour but de prĂ©server la libertĂ© de capitalisation des Jashuriens sans transformer la solidaritĂ© nationale en financement des dĂ©parts prĂ©coces, les Jashuriens dĂ©testant l’oisivetĂ©. La PMS n’est pas conçue comme un revenu universel et c’est pourquoi le Jashuria maintient une distinction claire entre l’ñge de dĂ©part en retraite, laissĂ© Ă  la libertĂ© de chacun, et l’ñge lĂ©gal d’accĂšs Ă  la solidaritĂ©, qui lui, est conditionnĂ© Ă  un certain Ăąge. Avant de bĂ©nĂ©ficier de la PMS, l'individu doit avoir atteint l'Ăąge lĂ©gal et avoir dĂ©mandĂ© la liquidation normale de son Ă©pargne retraite.

C’est cette distinction, adossĂ©e Ă  la mĂ©canique de rĂ©cupĂ©ration et aux autres mĂ©canismes, qui a permis Ă  la solidaritĂ© nationale jashurienne de fonctionner avec un dĂ©marrage trĂšs modeste lors de son implĂ©mentation. Mais surtout, elle lui a permis de maintenir des cotisations solidaritĂ©s trĂšs basses pendant toute la pĂ©riode de son expansion Ă©conomique, ce qui a permis aux Jashuriens d’épargner sereinement au fil des dĂ©cennies. Dans ce modĂšle, l’Etat ne gĂšre pas directement l’épargne retraite des citoyens. Son rĂŽle reste de fixer les rĂšgles, de garantir la protection des Ă©pargnants, de contrĂŽler les frais, de juguler les Ă©ventuels conflits et d’organiser la solidaritĂ© nationale afin qu’elle profite aux plus dĂ©munis, sans pĂ©naliser les carriĂšres complĂštes et Ă©pargnantes.

Le troisiĂšme Ă©tage de la pyramide du systĂšme de retraite est la souscription volontaire aux complĂ©mentaires retraites, aux mutuelles et aux fonds de pensions proposĂ©s par les entreprises privĂ©es. Les employĂ©s et les employeurs peuvent souscrire Ă  des fonds de pensions ou des produits gĂ©rĂ©s par les entreprises privĂ©es avec des avantages parfois plus intĂ©ressants et plus indexĂ©s sur leurs parcours de vie que l’épargne retraite garantie par l’Etat ou la solidaritĂ© nationale. Les branches de l’économie jashurienne disposent de fonds de pension gĂ©nĂ©ralement Ă  des taux attractifs qui permettent aux Jashuriens d’investir dans des secteurs qui prennent en compte les particularitĂ©s de leurs mĂ©tiers. Les mutuelles, les complĂ©mentaires et les fonds de pension entrent en concurrence sur le marchĂ© pour proposer les meilleurs taux et les meilleures garanties pour les citoyens qui souscrivent Ă  leurs produits. Ces produits, qui offrent gĂ©nĂ©ralement de bons taux de rendement, sont aussi adaptĂ©s gĂ©nĂ©ralement aux spĂ©cificitĂ©s et Ă  la pĂ©nibilitĂ© des mĂ©tiers et des situations, ce que ne peut produire l’Etat jashurien sans mettre le nez dans les vies de chacun.

Le systĂšme jashurien est avant tout un systĂšme de responsabilitĂ© individuelle du patrimoine. Si la solidaritĂ© reste effective et collective, elle est explicitement sĂ©parĂ©e de l’épargne retraite personnelle, qui doit servir Ă  la construction d’un patrimoine pour les vieux jours.

â„č Le systĂšme des retraites :

✏ GĂ©nĂ©ralitĂ©s

➄ Votre pays dispose-t-il d’un systĂšme de retraite obligatoire ?
Le systĂšme de retraite jashurien est un systĂšme qui repose essentiellement sur la capitalisation, mais qui dispose, en filet de sĂ©curitĂ©, d’un fond de solidaritĂ© pour les plus dĂ©munis. Une partie des recettes de l’Etat obtenue par l’impĂŽt et les taxes finance la caisse du Fond Minimal de SolidaritĂ©, qui permet d’aider les plus dĂ©munis Ă  vivre dĂ©cemment jusqu’à leur mort, depuis l’ñge de leur retraite. Ce systĂšme, destinĂ© aux plus dĂ©munis, fonctionne par le biais de la rĂ©partition, mais le principal systĂšme utilisĂ© par 90% de la population reste l’épargne retraite par capitalisation, soit par le biais du compte Ă©pargne retraite procurĂ© par l’Etat, soit par la souscription Ă  des complĂ©mentaires retraites, des fonds de pensions privĂ©s ou des mutuelles, ou tout simplement par des investissements ciblĂ©s tout au long de la vie.

➄ À quel Ăąge commence-t-on gĂ©nĂ©ralement Ă  cotiser pour la retraite ?
Les Jashuriens peuvent commencer Ă  cotiser pour leur retraite dĂšs l’ouverture de leur Compte Epargne Retraite, c’est-Ă -dire dĂšs leur naissance. Si les montants commencent Ă  augmenter dĂšs la rĂ©ception de leur premier salaire, le systĂšme jashurien permet d’épargner dĂšs la naissance jusqu’à la fin de l’existence. L’épargne est encouragĂ©e par le lĂ©gislateur pour que les Jashuriens puissent bĂ©nĂ©ficier d’une excellente retraite.

➄ Quels sont les principaux rĂ©gimes de retraite existant dans votre pays ?
Il existe trois deux rĂ©gimes de retraite dans le pays : le Fond Minimal de SolidaritĂ© et l’épargne privĂ©e. Le rĂ©gime du Fond Minimal de SolidaritĂ© est un rĂ©gime par rĂ©partition, alimentĂ© par les taxes et les impĂŽts pour aider les plus dĂ©munis Ă  vivre dignement le reste de leur existence. L’épargne privĂ©e reste quant Ă  elle le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de la retraite jashurienne. Cette Ă©pargne peut se faire par le compte Ă©pargne retraite individuel, mais aussi par le biais de la souscription aux fonds de pension spĂ©cifiques aux entreprises et aux secteurs professionnels, ou encore par le biais des complĂ©mentaires retraites privĂ©es. L’accent est mis sur la responsabilitĂ© individuelle dans l’épargne.

➄ Le systĂšme de retraite repose-t-il principalement sur la rĂ©partition, la capitalisation ou sur un systĂšme mixte ?
Le systĂšme de retraite jashurien est un systĂšme par capitalisation, qui fonctionne sur le principe de l’épargne individuelle, avec un filet de sĂ©curitĂ© collective pour Ă©viter les pires alĂ©as de l’existence. Si l’Etat jashurien dispose d’un fond de pension de solidaritĂ©, le systĂšme repose sur la capitalisation, plutĂŽt que la rĂ©partition. L’Etat est lĂ  pour assurer le respect des rĂšgles communes et Ă©viter l’anarchie dans les produits proposĂ©s.

➄ Le systĂšme de retraite est-il universel ou varie-t-il selon la profession exercĂ©e ?
Le systĂšme de retraite jashurien favorisant la capitalisation personnelle tout au long de l’existence, le systĂšme est fait pour que les entreprises privĂ©es proposent des fonds de pension de retraite adaptĂ©s Ă  la spĂ©cificitĂ© des professions exercĂ©es par les Jashuriens durant la vie active. Les entreprises peuvent proposer des fonds de pension sectorisĂ©s ou privĂ©s, validĂ©s par les administrations, qui assurent aux cotisants des avantages en fonction de la pĂ©nibilitĂ© du travail, de la dangerositĂ©, 
 ou tout autre Ă©lĂ©ment pouvant impacter la cotisation.

➄ Qui est chargĂ© de l’organisation et de la gestion du systĂšme de retraite ?
L’Etat jashurien n’intervient qu’indirectement dans la gestion et l’organisation du systĂšme de retraite des Jashuriens. Il fournit les infrastructures et les garanties pour que les produits financiers privĂ©s qui servent Ă  la capitalisation des futurs retraitĂ©s soient sĂ»rs et s’occupe de la PMS. Il s’assure aussi que les fonds de pension privĂ©s et les fonds sectoriels soient compatibles avec les lois Ă©tablies. Il agit plus comme un garant et comme un arbitre que comme un pourvoyeur de fonds.

đŸ’¶ Le financement :

➄ Quel est le taux de cotisation retraite appliquĂ© aux salariĂ©s ?
Les salariĂ©s du Jashuria n’ont pas de cotisation obligatoire pour leur retraite, car le salaire leur appartient en grande partie et il revient Ă  la responsabilitĂ© des citoyens de cotiser pour leurs retraites. Tout le monde n’étant pas un grand Ă©conomiste dans l’ñme, l’administration jashurienne et les employeurs appliquent gĂ©nĂ©ralement un taux de 10% recommandĂ© pour investir pour sa retraite.

➄ Quelle part des cotisations est payĂ©e par l’employeur ?
Les employeurs paient leurs propres cotisations individuelles, comme les employĂ©s. Le Jashuria considĂšre que la retraite est quelque chose de personnel et que le systĂšme ne peut pas ĂȘtre financĂ© par le fait de ponctionner les employeurs, lĂ  oĂč rĂ©side la libertĂ© individuelle. Les employeurs peuvent, au mĂȘme titre que les salariĂ©s, cotiser pour leurs retraites sur la mĂȘme base.

➄ Les travailleurs indĂ©pendants sont-ils obligĂ©s de cotiser pour leur retraite ?
Les travailleurs indépendants ne sont pas obligés de cotiser pour leur retraite, comme les salariés ou les employeurs. Ils sont néanmoins fortement incités à le faire, par le biais de leur compte épargne retraite, ou généralement au fond de retraite sectoriel des indépendants, assez intéressant pour les indépendants.

➄ Existe-t-il une contribution de l’État au financement des retraites ?
Les retraites des allocataires de la PMS sont financĂ©es par l’impĂŽt uniquement. Le reste des retraites sont financĂ©es par la capitalisation et l’épargne des Jashuriens tout au long de leur vie. C’est ce systĂšme qui permet de responsabiliser les Jashuriens Ă  la gestion de leur Ă©pargne tout en Ă©vitant de crĂ©er une classe complĂšte d’individus vivant aux crochets de l’Etat.

🎂 L’ñge de dĂ©part Ă  la retraite :

➄ Quel est l’ñge lĂ©gal de dĂ©part Ă  la retraite ?
Il n’existe pas d’ñge lĂ©gale de dĂ©part Ă  la retraite. Chaque citoyen jashurien est libre de prendre sa retraite avec le rĂ©sultat de sa capitalisation quand il le souhaite. Toutefois, le droit Ă  la solidaritĂ© nationale est conditionnĂ© Ă  un Ăąge particulier, qui aujourd’hui, est portĂ© Ă  60 ans. Cette pension de retraite, qui est liĂ©e Ă  la solidaritĂ© nationale, ne peut ĂȘtre obtenue avant cette limite d’ñge.

➄ Est-il possible de continuer Ă  travailler aprĂšs avoir atteint l’ñge lĂ©gal de dĂ©part Ă  la retraite ?
Il est possible de continuer Ă  travailler aprĂšs l’ñge lĂ©gal d’obtention de la solidaritĂ© nationale. Les personnes dĂ©sirant retravailler voient leurs revenus se substituer Ă  la PMS s’ils en disposaient et si ceux-ci sont supĂ©rieurs aux revenus liĂ©s Ă  cette pension.

➄ Existe-t-il une incitation financiĂšre Ă  repousser son dĂ©part Ă  la retraite ?
La seule incitation qui peut pousser Ă  repousser son dĂ©part en retraite reste la recherche de plus de capitaux Ă  investir. Comme les dĂ©cisions liĂ©es Ă  la retraite sont prises par les individus, l’Etat jashurien n’incite pas spĂ©cialement Ă  repousser l’ñge de dĂ©part Ă  la retraite.

đŸ‘· Les diffĂ©rentes catĂ©gories de travailleurs :

➄ Les salariĂ©s du secteur privĂ© bĂ©nĂ©ficient-ils du mĂȘme systĂšme de retraite que les agents publics ?
Du fait de l’individualisation de la retraite, les salariĂ©s du secteur privĂ© sont traitĂ©s en thĂ©orie Ă  la mĂȘme enseigne que les agents publics. Mais les agents publics disposent eux-aussi des fonds de pension sectoriels liĂ©s Ă  leur activitĂ©. GĂ©nĂ©ralement, ces fonds de pension sont trĂšs gĂ©nĂ©reux en matiĂšre de rentabilitĂ© et sont en plus assurĂ©s par l’Etat jashurien lui-mĂȘme.

➄ Les travailleurs indĂ©pendants disposent-ils d’un rĂ©gime spĂ©cifique ?
Les travailleurs indĂ©pendants disposent de fonds de pensions sectoriels gĂ©rĂ©s par des associations d’indĂ©pendants ou des syndicats qui assurent la tenue des capitaux et offrent des garanties et des avantages particuliers Ă  leurs adhĂ©rents.

➄ Les professions libĂ©rales disposent-elles d’un rĂ©gime spĂ©cifique ?
Chaque profession libĂ©rale au Jashuria dispose d’un fond de pension spĂ©cialisĂ© qui prend en compte les spĂ©cificitĂ©s de leurs activitĂ©s et leur permet mĂȘme de continuer Ă  travailler ponctuellement et d’ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©s sans perte de PMS durant leur retraite.

➄ Les militaires bĂ©nĂ©ficient-ils de rĂšgles particuliĂšres ?
Les militaires cotisent aussi par le biais du Compte Epargne Retraite. C’est leur fond de pension qui lui, est particuliĂšrement intĂ©ressant et leur permet de bĂ©nĂ©ficier d’une excellente rentabilitĂ©. Les militaires disposent en plus de mutuelles particuliĂšres et d’un accĂšs aux soins des vĂ©tĂ©rans, gĂ©nĂ©ralement trĂšs bien rĂ©putĂ©s au Jashuria.

💰 La retraite complĂ©mentaire et la capitalisation :

➄ Existe-t-il une retraite complĂ©mentaire ?
Les retraites complĂ©mentaires existent et sont produites par les organismes privĂ©s, qui assurent Ă  leurs clients des rentes plus ou moins confortables en fonction des produits. Il est d’usage de souscrire Ă  des dispositifs de retraites complĂ©mentaires pour maximiser sa rente une fois passĂ© Ă  la retraite.

➄ Les fonds de pension jouent-ils un rĂŽle important dans le systĂšme de retraite ?
Les fonds de pension privĂ©s sont particuliĂšrement prisĂ©s des Jashuriens dans la mesure oĂč la plupart d’entre eux sont liĂ©s aux branches professionnelles. Ces derniĂšres offrent des avantages particuliers, gĂ©nĂ©ralement liĂ©s Ă  la pĂ©nibilitĂ© des mĂ©tiers ou des avantages autres pour les travailleurs qui souhaitent cotiser dedans.

➄ Les revenus issus de l’épargne retraite sont-ils fiscalement avantageux ?
Les revenus de l’épargne retraite sont fiscalement avantageux par le biais de divers mĂ©canismes qui permettent de maximiser les retraites en Ă©vitant que l’Etat ne se serve trop au passage. Les Jashuriens peuvent faire appel Ă  divers produits qui ont des avantages fiscaux diffĂ©rents, mais globalement, l’épargne retraite est plutĂŽt un placement fiscalement avantageux sur le long terme.

📈 L’équilibre financier :

➄ Le systĂšme de retraite est-il actuellement Ă  l’équilibre financier ?
Le systĂšme actuel de la PMS est excĂ©dentaire depuis des dĂ©cennies et les investissements prudents des Ă©conomistes jashuriens a permis de crĂ©er une boucle d’investissements et de capitalisations viables pour alimenter le systĂšme, ce qui a permis de ne pas augmenter les impĂŽts sur la population depuis longtemps. Le systĂšme est sain et continue Ă  tourner tranquillement.

➄ Comment Ă©volue le nombre de retraitĂ©s par rapport au nombre d’actifs ?
Le rapport entre le nombre de retraitĂ©s et le nombre d’actifs est actuellement d’un retraitĂ© pour 5 actifs. Ceci est dĂ» Ă  l’impressionnante dĂ©mographie du Jashuria au dĂ©but des annĂ©es 2000

➄ Quelles sont les principales difficultĂ©s financiĂšres auxquelles le systĂšme de retraite est confrontĂ© ?
Le systĂšme de retraite jashurien n’est pas confrontĂ© Ă  des difficultĂ©s particuliĂšres pour l’instant.

🔄 Les rĂ©formes :

➄ Quelles ont Ă©tĂ© les principales rĂ©formes du systĂšme de retraite au cours des derniĂšres dĂ©cennies ?

Les derniĂšres dĂ©cennies ont plutĂŽt vu la multiplication des accords de branche pour mettre en place des fonds de pension gĂ©rĂ©s par les branches professionnelles. Le Jashuria a plutĂŽt assistĂ© Ă  une diversification des offres d’épargne, bien plus intĂ©ressantes que le Compte Epargne Retraite, qui s’adossent aux spĂ©cificitĂ©s des professions exercĂ©es par les Jashuriens eux-mĂȘmes. L’Etat, lui, a accompagnĂ© ces transformations tout en maintenant le systĂšme de filet de sĂ©curitĂ© libĂ©ral via la Pension Minimale de SolidaritĂ©.

➄ L’ñge lĂ©gal de dĂ©part Ă  la retraite a-t-il rĂ©cemment Ă©tĂ© modifiĂ© ?
La derniĂšre fois que l’ñge de la retraite a Ă©tĂ© modifiĂ©, c’était dans les annĂ©es 60, aprĂšs plusieurs dĂ©cennies de tests du systĂšme de la PMS. Il n’est pas prĂ©vu de réévaluer cet Ăąge lĂ©gal de solidaritĂ© pour l’instant et aucun parti politique jashurien ne semble s’intĂ©resser Ă  la question.

➄ La durĂ©e de cotisation a-t-elle rĂ©cemment Ă©tĂ© modifiĂ©e ?
La durĂ©e de cotisation n’a pas Ă  ĂȘtre modifiĂ©e car elle est inopĂ©rante dans le cas jashurien.

➄ Les rĂšgles de calcul des pensions ont-elles rĂ©cemment Ă©tĂ© modifiĂ©es ?
La PMS fait l’objet d’une réévaluation du montant allouĂ© tous les ans pour suivre l’inflation. L’Etat met sur le sujet un comitĂ© spĂ©cial, qui vĂ©rifie la faisabilitĂ© de l’opĂ©ration, en surveillant les finances.

➄ Les rĂ©formes des retraites font-elles rĂ©guliĂšrement l’objet de dĂ©bats politiques ou sociaux importants ?
La politique jashurienne se soucie peu de rĂ©former les retraites. Le systĂšme fonctionne, il est excĂ©dentaire et il n’est pas liĂ© Ă  la pyramide des Ăąges. En ce sens, la rĂ©forme des retraites ne servirait aucun programme politique.

🔼 Les perspectives :

➄ Quelle sera l’évolution prĂ©visible du nombre de retraitĂ©s au cours des prochaines dĂ©cennies ?
Etant donnée la démographie galopante du Jashuria, le nombre de retraité devrait rester stable dans les prochaines décennies. La pyramide des ùges est saine et comme le systÚme ne repose pas sur la répartition, le risque sur le systÚme des retraites est nul.

➄ L’allongement de l’espĂ©rance de vie constitue-t-il un problĂšme pour le financement des retraites ?
La PMS n’étant qu’un matelas de sĂ©curitĂ© pour les Jashuriens qui ne parviennent pas Ă  assurer leurs conditions de subsistance pendant leur retraite, l’allongement de l’espĂ©rance de vie aurait dĂ» signifier une mise en tension du systĂšme de retraite existant. NĂ©anmoins, le systĂšme est aujourd’hui peu utilisĂ©, tant la capitalisation est plus intĂ©ressante et mieux maĂźtrisĂ©e par les Jashuriens.

➄ La natalitĂ© a-t-elle une incidence importante sur l’équilibre du systĂšme ?
La natalitĂ© n’a pas d’incidence sur l’équilibre du systĂšme de retraite car il s’agit d’un systĂšme par capitalisation. Le gros avantage de ce systĂšme est de ne pas reposer sur les problĂ©matiques de natalitĂ©, mĂȘme si le Jashuria dispose d’une population grandissante.

➄ Votre pays envisage-t-il de repousser l’ñge de dĂ©part Ă  la retraite ?
L’Etat jashurien n’envisage pas de repousser l’ñge de dĂ©part Ă  la retraite car le systĂšme de la PMS est aujourd’hui largement bĂ©nĂ©ficiaire et ses excĂ©dents sont placĂ©s sur des marchĂ©s sĂ©curisĂ©s, qui assurent des rendements importants qui font tourner la boutique. L'Ăąge minimal d'accĂšs Ă  la PMS est parfois discutĂ© dans certains cercles, mais globalement, il s'agit d'un sujet qui revĂȘt peu d'importance pour les Jashuriens.

➄ Votre pays envisage-t-il d’augmenter les impĂŽts redirigĂ©s vers les retraites ?
Le systĂšme de la PMS Ă©tant Ă  l’excĂ©dent depuis des annĂ©es, il n’est pas envisageable politiquement d’augmenter les impĂŽts pour alimenter la grande caisse des retraites. Une telle action ne servirait aucun intĂ©rĂȘt Ă  court, moyen ou long terme.

➄ Votre pays envisage-t-il de dĂ©velopper davantage la capitalisation ?
La capitalisation est le systĂšme clef de l’organisation des retraites. La dĂ©velopper davantage n’aurait aucun sens actuellement. Les offres privĂ©es se sont largement stabilisĂ©es au fil du temps et le marchĂ© est suffisamment robuste pour pouvoir considĂ©rer les prochaines annĂ©es avec optimisme. L'Etat continue Ă  jouer son rĂŽle de garant et de contrĂŽleur des diffĂ©rents produits arrivant sur le marchĂ© et veille Ă  ce que la concurrence reste saine entre les fonds de pension. L'idĂ©e reste d'offrir aux Jashuriens une multiplicitĂ© de choix dans leur Ă©pargne retraite.
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