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[Presse] Médias libres de la Mährenie

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Suite à la chute du régime ducal, les médias clandestins et d'autres, créés à l'occasion de la libéralisation de la région, se sont développés. Profitant de généreuses aides de l'administration inquisitoriale et d'une certaine liberté de ton, cette presse est en mesure de mener sa mission informatrice dans de bonnes conditions, en profitant d'une relative indépendance.

Une censure existe cependant sur tout les contenus de nature "réactionnaire", conformément aux décrets de la Circulaire perpétuelle.
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La Mährenie, véritable succès économique ou retour à la normal ?

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Au commencement de la seconde phase de la guerre civile Kaulthique, la situation Mährenienne était celle d'une province excentrée coupée des voies de ravitaillement traditionnelles par l'éclatement de la guerre et la saisit, suite à la victoire des révolutionnaires communalistes Valheimiens, d'une grande partie des réserves monétaires de son gouvernement de facto. En l'espace de quelques années, la situation a évoluée pour le mieux. C'était tout du moins la thèse défendue par Kaspar Egner, co-commissaire aux Questions Agricoles devant le conseil consultatif de l'institution. Rappelons à ce titre que les prérogatives du Commissariat, qui devait initialement s'occuper de la gestion des régimes fonciers et de la redistribution des terres selon un modèle dit de "La terre à ceux qui la cultivent", ont depuis été étendus de telle façon que son influence concrète sur l'économie s'étend à de nombreux autres domaines.

Dans ce que beaucoup voient comme un discours préparant la nomination du citoyen Egner à un poste plus important de l'administration, ce dernier a commencé par souligner l'importance de la liberté laissée par la Protectrice de la Mährenie, la Capitaine-inquisitrice Godeliève Thiers, aux acteurs régionaux et aux chambres agraires dans la façon de procéder pour, selon ses termes, "réparer une région malade de trop de féodalité".

Il a rappelé dans son discours quelques éléments concrets : ce qu'il appelle la "Victoire" de la nouvelle administration sur l'inflation et le financement d'investissements importants réalisés grâce à la vente par des canaux Kah-tanaise et régionaux de biens de luxes saisis par le gouvernement dans les réserves de l'Ordre Rosique et de l'ancienne Noblesse. "Il ne s'agit pas d'un simple retour à la normale, à l'avant-guerre civile. Nous nous dirigeons résolument vers une nouvelle Mährenie. Plus dynamique qu’elle ne l'a jamais été. Aujourd’hui notre économie fonctionne sans se reposer sur l'aide humanitaire Kah-tanaise, les prix sont revenus à la normale, la communalisation des biens et des instances de pouvoir est en bonne voie".

Il a ensuite, sans entrer dans les détails, expliqué son plan pour une "Mährenie horizon 2010", visant à faire de la région, qui peut déjà se targuer du taux de croissance le plus impressionnant de la région (largement due à la situation catastrophique d'où elle partait), l'un des centres du dynamisme économique Eurysien. Préfaçant l'ouverture de plusieurs universités et centres de haute technologie, il a aussi insisté sur la création d'un secteur de l'informatique et de la haute technologie autochtone, rendue possible par des dons technologiques kah-tanais. "La Mährenie ne vise pas à devenir une grande puissance économique. Mais elle a les moyens de devenir un pôle financier et technologique important, malgré sa petite taille, malgré sa faible démographie".

Dans ce que certains interprètent comme un appel du pied à l'Inquisition, dont les bruits de couloirs laissent entendre qu'elle préparerait un décret visant à faciliter l'arrivée de travailleurs étrangers hautement qualifiés, il aurait finalement conclu en indiquant que "La Mährenie ne doit plus être cette région enclavée et coupée du monde. C'est ce qui à faillis tous nous étouffer".

Si les analystes économiques sont bien obligés de constater de la réalité du "Miracle Mährenien", la relative opacité de l'Administration Inquisitoriale (qui, à la décharge de la Capitaine-inquisitrice et de ses hommes, multiplie les efforts d'ouverture via la création d'instances consultatives et de nouveaux postes de représentants élus) empêche de réellement déterminer si cette embellie et les facteurs à son origine pourront se prolonger dans le temps et si, peut-être plus important, il ne s'agirait pas d'un pur effet de miroir lié à l'importante aide Kah-tanaise, qui quoi-que discrète, est indéniable si l'on en croit les sommes allouées à l'instance inquisitoriale, et celles que cette même instance est en mesure d'investir.

En tout cas une chose est sûre, l'Administration avait un message à passer, et le co-Commissaire Egner l'a brillamment fait passer.
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Le développement florissant de l'industrie pétro-chimique propulsera-t-il la Mährenie vers l'indépendance économique ?

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Par le Journal de Mährenie - 16 Mars 2011
La province de Mährenie, notre cher petit état indépendant, est en train de vivre une transformation économique remarquable grâce à la politique audacieuse d’essor de son industrie pétrochimique. Autrefois dépendante de l'aide bienveillante de la Confédération du Grand Kah, la Mährenie a entrepris ces dernières années des efforts sans précédent pour conquérir son autonomie économique dans la plupart des secteurs clefs. Sous l'impulsion de la Confédération, qui l'encourage à développer une économie propre, notre province a modernisé son système scolaire et établi des partenariats fructueux avec plusieurs acteurs régionaux ainsi qu’avec des entreprises étrangères, dont la prestigieuse Shihai Keiretsu, une entreprise kah-tanaise

La Shihai Keiretsu, fidèle à sa réputation d'excellence, a signé un contrat d'importation de pétrole avec le gouvernement de l'Empire Raskenois. Ce contrat ambitieux prévoit l'acheminement quotidien de 1 600 000 barils de pétrole depuis l'Empire Raskenois vers notre territoire. Un accord gagnant-gagnant qui permet à la Mährenie de renforcer son potentiel industriel et à l'Empire Raskenois de trouver un débouché fiable et locale pour ses ressources pétrolières.

Pour assurer le bon acheminement du pétrole, des pipelines de pointe ont été spécifiquement construits pour relier l'Empire Raskenois à notre province. Les pipelines Rask-Enie 1, 2 et 3 s'étendent sur une distance de 100 km et permettent le transfert rapide et sécurisé du pétrole vers nos raffineries en plein essor. Cette infrastructure vitale constitue le socle de notre développement industriel et ouvre de nouvelles perspectives pour l'avenir, d’autant plus importante que les perspectives économiques mondiales comme régionales ne sont pas des plus réjouissantes avec les différentes guerres et crises conjoncturelles touchant les cinq continents.

Fort heureusement, l'industrie pétrochimique de la Mährenie est en voie de devenir l'une des plus développées de toute la région. Grâce aux trois sites de raffinement construits par la Shihai Keiretsu, créant par la même trente mille emploie dont plusieurs hautement spécialisés, propres à servir de débouchés à la nouvelle génération d’ingénieurs sortant de nos écoles, d’Albïgark ou des partenariats internationaux avec le Grand Kah, nous sommes désormais capables de produire un large éventail de produits dérivés du pétrole, tels que des carburants, des produits chimiques, et une variété d'objets plastique essentiels à l’économie ou la vie quotidienne. Ces réalisations témoignent de la formidable croissance que connaît notre économie locale.

Les retombées économiques positives sont évidentes, et elles ne se limitent pas seulement à la prospérité de notre province. Grâce à ces avancées, la Mährenie se désenclave économiquement et s'intègre davantage dans l'économie régionale. Ainsi les accords conclus avec notre voisin, l'état du Rus've, ont ouvert de nouvelles opportunités d’exportation. Le Commissariat aux questions commerciales a ainsi négocié la location d'un terminal portuaire au sein de l’empire , ce qui facilite l'exportation de nos produits pétrochimiques vers les marchés internationaux.

Cependant, il est important de garder à l'esprit que ces succès ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont le résultat d'années d'efforts, de coopération et d'investissements stratégiques. Les initiatives mises en place pour moderniser notre système éducatif ont été essentielles pour former une main-d'œuvre qualifiée et compétente dans les domaines technologiques et industriels et la transition économique l’œuvre, poussant notre province à quitter une économie strictement agraire pour développer un tissu industriel solide et pousser plus en avant encore son exceptionnelle talent dans les domaines de l’informatique, sont le résultat d’un potentiel économique jusque-là inexploité et de politiques d’investissement public des plus adéquates.

La Mährenie écrit un nouveau chapitre de son histoire en s'imposant comme un acteur incontournable dans le domaine pétrochimique. Grâce aux partenariats fructueux avec la Shihai Keiretsu et l'Empire Raskenois, ainsi qu'aux accords passés avec le Rus've, notre province est en marche vers une indépendance économique durable et prometteuse. Nous pouvons être fiers des réalisations accomplies jusqu'à présent, tout en restant tournés vers l'avenir pour saisir de nouvelles opportunités qui continueront à façonner notre prospérité grandissante.
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Processus de paix en Chérchérie : un pas vers l'espoir malgré les interrogations

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Par le Journal de Mährenie - 16 mars 2011
Le conflit en Chérchérie, qui a débuté en début d’année semble se diriger vers une résolution négociée après l’éclatement du front gouvernemental en deux factions rivales et l’intervention des forces de l’Égide. Le nouveau gouvernement "républicain" et les rebelles pro-démocratie se sont accordés sur une trêve de 20 jours pour soigner les blessés, évacuer les zones de combat et discuter d'un éventuel règlement pacifique des hostilités. Cette pause dans les combats devrait permettre aux combattants de se reposer, aux lignes de front de se consolider et aux différents camps de collaborer avec l'aide humanitaire envoyée depuis la Mährenie, Sylva et la Tchérie. Toutefois, derrière cette opportunité pour la paix, des questions troublantes entourent le gouvernement censément républicain et sa relation passée avec la Tchérie.

La rencontre prévue à Onsburg entre les belligérants, incluant les républicains issus du précédent gouvernement, les rebelles et leur soutien de la délégation mährenienne, laisse entrevoir la possibilité d'une sortie pacifique du conflit. Les points communs entre les deux camps, notamment leur aspiration à la démocratie, pourraient ouvrir la voie à des négociations constructives.

Cependant, une fuite d'information a suscité la méfiance et ébranlé la confiance des parties en présence. Selon les services de renseignements de l'Organisation de la Libération de la Chérchérie (O.L.C.), une ligne de télécommunication secrète entre Léniskgrad (ancienne capitale de la Chérchérie) et Bennesbourg (capitale de la République de Tchérie) a été découverte. Cette communication occulte entre le gouvernement républicain de Chérchérie et la Tchérie soulève des questions troublantes quant au rôle joué par la Tchérie dans le conflit et les soutiens réels dont dispose le gouvernement républicain.

Les chefs de la résistance à Nomkosol ont été confrontés à des interrogations qui risquent de peser sur les négociations à venir. Des sources nous indiquent qu’ils se demandent ainsi si la Tchérie avait prévu le renversement du régime de Lénisk dès le début, et si elle a soutenu secrètement Ivan Gradvosk-Moskva tout au long de son acensions éclaire. Ces découvertes pourraient potentiellement ébranler les fondements de la confiance entre les parties et rendre plus complexe la recherche d'une solution de paix durable. Rappelons que le sentiment nationaliste reste très fort en Chérchérie, et qu’une exploitation de l’histoire difficile de conflit inter-ethnique par le camp rebelle pourrait entamer la légitimité du gouvernement républicain.

La Mährenie, qui s'est investie aux côtés de la Tchérie dans des actions humanitaires pour aider les réfugiés chérchérins à la frontière, reste méfiante vis-à-vis du gouvernement chérchérin actuel. Notre gouvernement a néenmoins indiqué que les négociations à venir offraient une opportunité de régler la crise dans un esprit de coopération et de dialogue constructif, et a ainsi accepté de passer outre ses apprioris.

Au sein de l'Inquisition en Mährenie, l'élite des forces spéciales, le Groupe ad hoc Quetzalcóatl, sont intervenues secrètement tout au long de ces quelques mois de guerre, sous le commandement de la capitaine-Inquisitrice Godeliève Thiers, protectrice de la Mährenie. Le 4ᵉ régiment d’aviation légère de la Garde Communale, surnommé "Libérateur" en référence à ses exploits passés, est déployé avec des équipements de pointe pour soutenir les opérations aéroportées. Selon les experts militaires, l’intervention de nos forces aurait eu un effet décisif sur la signature d’un cessez-le-feu.

La volonté du gouvernement de voir les successeurs du régime Lenisk tomber pèse lourd dans la balance. Néanmoins, les forces en présence doivent prendre garde à éviter une escalade sanglante du conflit. La présence des forces loduariennes en Chérchérie complique davantage la situation, rendant les opérations de guérilla indispensables pour les insurgés. Cela étant dit on nous a confirmé qu’une solution pacifique serait en cours de discussion avec les officiers du régime communiste, ces derniers auraient ainsi reçu pour ordre de quitter la région après l’annonce de la mort de Lenisk.

Toutes les conditions semblent donc réunies pour permettre la signature d'un accord de paix solide et conforme aux attentes du peuple chérchérin et des acteurs régionaux.
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Le gouvernement répond à son excellence Alaric Freigasten

Kaspar Egner dans les bureaux du Commissariat central

Par le Journal de Mährenie - 20 Décembre 2011
Kaspar Egner a fait un discours ce matin à la chambre des Communes pour exprimer sa position quant à la politique régionale de l'Empire Kaulthe.

"La Mährenie, notre petit pays au passé tumultueux et à l’avenir brillant, ne cesse de susciter des réactions et des inquiétudes au sein de l'Empire Kaulthie. Peut-être nos voisins sont-ils conscients que nous représentons un contre-modèle évident aux propositions hasardeuses de leur junte.

Depuis notre libération de l'Empire Kaulthe, nous avons réalisé des progrès significatifs dans le domaine des droits civiques, de l'économie et de la technologie. La Mährenie a embrassé la démocratie, laissant derrière elle l'oppression du régime impérial et des fanatismes religieux. Nous établissant comme un îlot de prospérité et de stabilité au sein d’une des régions les plus instables de l’Eurysie, il est normal que notre prospérité provoque quelques jalousies chez certains régimes à peine capables de supporter le poids de leurs propres contradictions.

Ainsi, contrairement aux accusations portées par l'Empire Kaulthie, la Mährenie n'est pas un repaire de "traîtres à la patrie" ni de "communards à la botte du Grand-Kah". Notre nation se tourne vers un avenir de coopération et de paix avec nos alliés, y compris le Grand Kah, qui a joué un rôle crucial dans notre émancipation. Notre politique reste cependant la notre, et puisqu’il nous faut choisir, nous préférons l’amitié des kah-tanais à l’oppression des fascistes du sud.

Quant à notre reconnaissance internationale, la Mährenie est fière d'être une nation souveraine, reconnue par de nombreux gouvernements. Xin, Rus've, lRasken, Tcharnovie, notre indépendant n’en est plus tant une de fait que de pratique. La Mährenie est sa propre nation. Ce que l’Empire ne lui a jamais donné, elle l’a obtenue par ses propres moyens. La démocratie, la prospérité, le développement de ses moyens économiques et humains.

Nous nous engageons activement dans des relations diplomatiques et le développement d'ambassades pour renforcer nos liens internationaux. L'appui que nous recevons de la part de nos partenaires témoigne de notre statut en tant que nation légitime. Les prétentions de la junte sont, elles, d’un autre temps. Caractéristiques d’un pays aux abois.

La Mährenie condamne fermement les revendications territoriales de l’empire de Kaulthie et ses commentaires dégradants. Ces paroles ne font que renforcer notre détermination à défendre notre souveraineté. La Mährenie est un pays en croissance, tandis que l'Empire Kaulthie fait face à des troubles internes et à un régime autoritaire en déclin

Il est temps que l'Empire Kaulthie reconnaisse la réalité de la Mährenie en tant que nation indépendante et cesse de faire des accusations infondées. La Mährenie est prête à collaborer avec ses voisins pour favoriser la paix et la stabilité dans la région, mais nous ne tolérerons pas les menaces ni les tentatives d'ingérence dans nos affaires intérieures. Il serait bon que monsieur Alaric Freigasten le garde à l'esprit."
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La confédération mährenienne émerge de l'administration judiciaire de l'Égide. La question du drapeau reste en suspens

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Par le Journal de Mährenie - 09 Mars 2012
Dans une annonce historique, le gouvernement de la Mährenie a officiellement annoncé la fin de l'Administration Judiciaire de l'Égide en Mährenie et la naissance de la Confédération Mährenienne, marquant une étape majeure dans l'histoire de notre région. Après des années de transition et de reconstruction, la Mährenie devient désormais une entité pleinement indépendante, assumant son destin et sa souveraineté.

Depuis la fin de la guerre civile Kaulthique, la Mährenie a été placée sous l'Administration Judiciaire de l'Égide, une période de gouvernance transitoire visant à stabiliser la région et promouvoir la construction de bases solides pour ce une Mährenie indépendante. Sous la direction de la Capitaine-inquisitrice Godeliève Thiers, l'Égide (kah-tanaise) a joué un rôle crucial dans la transition vers une société post-conflit. Au cours de ces années, la Mährenie a connu des réformes politiques et sociales significatives, éliminant les dernières traces de la gouvernance théocratique rosique au profit d’un régime présidentiel puis parlementaire. Les élections de 2011 ont été un jalon essentiel, marquant l’apparition de nouveaux partis politiques et l'élection de Kaspar Egner à la tête du gouvernement. L'Inquisition a également vu ses pouvoirs redéfinis, renforçant la séparation entre les pouvoirs civils et militaires et actant de fait la fin progressive de sa mission en Eurysie centrale.

Aujourd'hui, le gouvernement annonce fièrement la fin de cette période de transition avec la création de la Confédération Mährenienne. Cette étape marque formellement l'indépendance complète de la Mährenie vis-à-vis de l'Empire Kaulthe, le texte d’indépendance déclarant que la Mährenie se définit comme une région souveraine détachée de l’Empire Kaulthe et ne reconnaissant aucune légitimité aux anciens oppresseurs. Notre nation se dresse désormais en tant qu'entité souveraine, prête à construire un avenir prospère. Le chef du gouvernement, Kaspar Egner, a prononcé un discours passionné devant la Chambre des Communes, soulignant l'importance de cette transition : "Aujourd'hui, nous entamons un nouveau chapitre dans l'histoire de la Mährenie. Nous assumons pleinement notre indépendance et notre responsabilité envers le peuple. La Confédération Mährenienne est née de nos efforts communs pour la liberté, la démocratie et la prospérité, grâce à l’aide des kah-tanais et à nos efforts collectifs. Les fruits de ce labeur nous profiterons à tous, mais doivent encore être défendus."

La Confédération Mährenienne se base sur des principes de démocratie, de droits civiques et de coopération régionale. Le gouvernement s'engage à renforcer les relations internationales et à travailler en collaboration avec d'autres nations pour promouvoir la paix et la stabilité en Eurysie centrale. Mais bien que la Mährenie ait réalisé des progrès remarquables, des défis subsistent. La construction d'institutions solides, la consolidation de l'économie et la promotion de la justice sociale ont certes été des succès, mais l’instabilité des régimes voisins et l’histoire particulière de la jeune confédération imposent à tous les observateurs une certaine vigilance quant à son avenir. La
Quoi qu’il en soit, le peuple de la Mährenie peut désormais regarder vers l'horizon avec fierté, sachant que sa nation est prête à prendre sa place sur la scène internationale en tant que Confédération Mährenienne. Indépendante, démocratique et sociale.

C’est dans la continuité de cette idée que le gouvernement, sous la direction du Premier Citoyen, a lancé une campagne nationale pour encourager la participation de tous les citoyens dans le choix du nouveau symbole national. Une série de référendums a été mise en place, permettant aux habitants de chaque région de la Mährenie d'exprimer leurs préférences sur un certain nombre de principes et de symboles. Chaque canton a été appelé à produire des comités citoyens pour faciliter le processus de consultation et pour garantir que la diversité des opinions soit pleinement représentée. Des forums en ligne, des réunions communautaires et des débats publics ont été organisés pour stimuler le dialogue et favoriser une compréhension commune des différentes perspectives.

Plusieurs propositions de drapeaux, élaborées par des artistes locaux et des experts en design, ont été soumises à l'approbation du public. Chaque proposition a été conçue pour refléter l'histoire, la culture et les valeurs de la Mährenie, tout en incorporant des éléments modernes représentatifs de la Confédération. La principale difficulté étant évidemment le passé rosique de la région, absolument rejeté au même titre que la période impériale. La Mährenie émerge comme un pays neuf rejetant son passé, et ses symboles ne peuvent pas s’y rattacher. Ce pourquoi on trouve dans les symboles fréquemment proposés des représentations artistiques des montagnes de la Mährenie, des éléments de la faune et de la flore locale, ainsi que des couleurs ramenant à l’Égide, au Kah, à la nature ou encore aux ethnies habitant la région.

Le choix d'un nouveau drapeau ne se limite pas à une simple question de design. Il s'agit d'une déclaration collective sur la direction que souhaite prendre la nation. Les citoyens sont appelés à réfléchir sur les valeurs qui les unissent et à choisir un symbole qui les inspire, les représente et les engage envers un avenir commun. Pour le Premier Citoyen Egner, "Le drapeau est bien plus qu'un morceau de tissu. C'est un emblème de notre unité en tant que peuple, de notre histoire commune et de notre vision partagée. Ce processus démocratique permet à chaque citoyen de contribuer à la définition de notre identité nationale."

Les résultats des référendums seront compilés et annoncés lors d'une cérémonie spéciale qui marquera officiellement l'adoption du nouveau drapeau de la Mährenie. Ce moment historique sera également l'occasion de célébrer la capacité du peuple mährenien à s'unir autour de décisions cruciales pour le pays. La Confédération Mährenienne se dote ainsi d'un emblème qui symbolisera son unité et son aspiration à un avenir de progrès commun.
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Le gouvernement salut les réformes initiées par l'Impératrice de Kaulthie


Par le Journal de Mährenie - 02 Novembre 2013
Kaspar Egner a fait un discours ce matin à la chambre des Communes pour saluer l’avènement du quatrième reich Kaulthe, espérant que cette entité monarchique pourra rapidement mener à bien ses réformes politiques et aboutir à une démocratie pure et parfaite sur un modèle communaliste. Le Chancelier confédéral a évoqué les récents événements en Kaulthie avec un optimisme prudent, reconnaissant les efforts de la Saint-Impératrice pour stabiliser et moderniser l’État.

Les mesures prises par la Saint-Impératrice, notamment l’octroi d’autonomie accrue aux états Kaulthes et la réorganisation territoriale, sont perçues comme des signes prometteurs d’une transition vers une gouvernance plus ouverte et participative. Le Chancelier Egner a ainsi exprimé le désir de renforcer les liens avec la Kaulthie, soulignant l’importance d’une collaboration étroite pour la paix et la prospérité régionales et la nécessité de rapidement endiguer l'acrimonie s'étant développée depuis la guerre civile. C'est à cette fin que la coalition gouvernementale a approuvée la proposition du Parti Vert et Agraire, jusque là bloquée par son groupe, visant à soutenir la Kaulthie dans ses efforts de développement, offrant son expertise en matière de gestion communale et de développement durable. Les députés du Mouvement du 11 juin 2008 et de l'Alliance Socialiste ont déjà évoqués par l'intermédiaire de leurs chefs de groupe leur désir de voter cette proposition dans les prochaines semaines malgré une vive opposition du camp de droite et la prudence de l'opposition libérale.

Tout en applaudissant les initiatives de la Saint-Impératrice, le Chancelier a cependant mis en garde contre tout excès de confiance, rappelant que le chemin vers une véritable démocratie est semé d’embûches et nécessite une vigilance constante.

Ces déclarations du Chancelier Egner marquent un tournant dans la politique étrangère de la Confédération, qui semble désormais prête à jouer un rôle actif dans l’accompagnement de la Kaulthie vers un avenir démocratique.
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La confédération mährenienne a un nouveau gouvernement !

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Par le Journal de Mährenie - 01 Septembre 2013
Un nouveau chapitre s'ouvre en Mährenie avec la nomination d'un gouvernement remanié. La coalition au pouvoir, composée du Mouvement du 11 juin 2008 et de l'Alliance Socialiste (ASM), du Parti Vert et Agraire et du mouvement Néo-Positiviste a réussi à établir un équilibre délicat entre ses diverses factions en partageant les portefeuilles commissariales de manière stratégique, suite au troisième congrès inter partisant de la gauche unifiée ayant soulevé la nécessité de répondre aux ambitions sécuritaires de la population, renforçant les partis de droite nationaliste, moins concentrés sur les questions économiques que militaires.

La cheffe du Parti Vert et Agraire, Layla Rosenstock, a ainsi obtenu le prestigieux Commissariat Confédéral aux Affaires Étrangères et à la Conciliation. Sa nomination est perçue comme un signe de l'importance croissante des enjeux environnementaux et agricoles dans les relations internationales de la Mährenie. Notons cependant que la citoyenne Rosenstock s'est surtout fait remarquer par la ligne définitivement radicale et anti-capitaliste. Elle est aussi est reconnue pour ses compétences en diplomatie verte et son engagement envers la promotion de la paix et de la coopération internationale.

Le nouveau Chancelier Confédéral est Lennard Rossmann, une figure influente de l'aile gauche du Mouvement du 11 juin 2008. Protégé de l'ancien chancelier Kaspar Egner, Rossmann est attendu pour apporter une nouvelles dynamiques politiques, notamment concernant l'orientation internationale de la Confédération.

Un autre acteur clé dans ce nouveau gouvernement est Vlatko Karanovic de l'ASM, nommé Commissaire à l'Indépendance. Sa mission principale sera de mener une réforme ambitieuse de l'Armée confédérale, une tâche cruciale dans le contexte actuel de tensions régionale et de réorientation stratégique.

Ce remaniement gouvernemental intervient à un moment critique, marqué par les récents accords avec la Kaulthie. Ces accords nécessitent une vision politique renouvelée pour guider la Mährenie vers les développements souhaités par ses habitants.

Le nouveau Chancelier a donné un discours devant la Chambre dont voici la retranscription :

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"Avant toute chose j'aimerai souligner la gravité du moment que nous vivons. L'Eurysie centrale a rarement été aussi instable et en proie aux guerres. La Rus've est en proie à une guerre civile. La Kresetchnie est occupée par des forces étrangères parmi lesquelles le Rasken, qui étend son influence à l'étranger. Le résultat c'est que dans les prochains mois nous verrons une Eurysie centrale contrôlée par le Rasken, par la Rache, par les nationalistes. On peut avoir l'extrême droite nationaliste, au pouvoir, dans notre continent. Et que face à cela il faut impérativement, impérativement être au niveau du défis historique face aulequel nous nous trouvons.

D’abord, d'abord moi je le dis en tant que chef d’État d'un pays, d'un pays qui est nettement à la pointe de la région. Il faut un cap clair. On va pas refaire l'empire Kaulthe quoi. Hein, il y a eut une inversion des rapports de force : nous sommes en tête ici. Donc voilà les conditions : elle doivent être remplit.

D'abord un soutien indéfectible à la construction communaliste.
Ensuite un soutien indéfectible à la pacification de la région car l'avenir du continent se joue, en ce moment, dans ces guerres civiles.
Un rejet, une abrogation, de l'Administration Militaire du Gradenbourg, de l'Organisation des Raches, et de l’État d'urgence en Hostaline.
Et, enfin, un rejet de la brutalisation de la géopolitique. Des mensonges, des coups de force, des coups de mains.

Et si ces conditions ne sont pas remplies, on ne fait pas ça.

Ce que cela pose c'est simplement qu'il y a des conditions, il y a des conditions. Je suis le garant d'un cap : je l'ai promis à chaque membre de notre coalition. Ce cap ne changera pas. La vérité c'est que ces conditions : je n'en changerait pas. Je me suis engagé en politique pour des convictions : je ne dévierai pas. Notre mission c'est de faire en sorte que les nationalismes perdes. Parce qu'une Eurysie centrale aux mains des nationalistes c'est l'érosion de notre sécurité. C'est la guerre. C'est le détricotage des démocraties.

Il faut un cap clair, il faut un cap clair. Si on veut vaincre les nationalismes il faut un cap clair. La Mährenie va prendre son bâton de pèlerin et va aller soutenir tout ceux qui luttent pour la stabilité régionale. Si on lutte contre le nationalisme c'est précisément parce qu'on veut respecter la démocratie.

Il y a urgence absolue. Et je ne fais pas ça pour être chancelier. Je le suis, mais je ne le fais pas pour ça. Nous incarnons les travailleurs. Nous n'allons pas refaire l'Empire Kaulthe : nous n'en avons pas besoin."
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Les guerres ethniques au Rus’ve ravivent les inquiétudes pour les habitants du couloir Kaulthe.

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Par le Journal de Mährenie - 31 Janvier 2014
Il est difficile de déterminer la pertinence des revendications de rattachement ethniques dans une Eurysie centrale ou aucun modèle – nation unitaire, mono ou pluri ethnique, fédéral, confédéral – n’arrive à totalement endiguer les risques de conflit violent et les dysfonctionnements étatiques. C’est en tout cas comme ça que l’ancien Chancelier Kaspar Egner avait justifié sa décision de ne pas donner suite aux revendications des mouvements nationalistes espérant voir le couloir Kaulthe, cette bande de terre rattachant la Mährenie à ses territoires enclavés au sein du Rus’v, récupérés par la Confédération. C’est que la légitimité même de ces revendications ne vont pas de soi sur un plan strictement juridique. Si la Confédération Mährenienne succède au Duché de Mährenie dirigé par l’Ordre Rosique, il n’existe aucun droit particulier permettant d’attester la légitimité de notre jeune pays à récupérer des territoires qu’il n’a techniquement jamais contrôlés. Rappelons à cette fin que lorsque l’Administration Inquisitoriale a été instaurée après la chute des rosiques, le couloir Kaulthe avait déjà été annexé depuis deux ans par le Rus’ve dans un acte d’opportunisme se faisant au profit de la guerre civile.

Depuis, le sujet n’avait tout simplement pas été traité par le gouvernement, concentrant le nationalisme régional autour de questions d’avancées sociales et économiques et refusant de céder à ce que le philosophe Ethienne de Karr qualifie de « Vieux Mal Eurysien », c’est-à-dire la politique ethnique.

La situation a depuis bien changée. Malgré huit ans de vie en territoire annexé, la communauté Kaulthe du Rus’ve a renouée des liens avec notre jeune confédération. Des familles passent fréquemment la frontière – malgré le zèle des douaniers impériaux. Malgré les lois illibérales d’un régime qui ne tolère ni la critique ni la liberté d’expression, de nombreux Kaulthes annexés demeurent encore de l’autre côté de la frontière, où leurs familles vivaient avant l’annexion, et ce depuis plusieurs siècles. En bref, pas question de laisser la région être purgée, de la quitter sous prétexte que de meilleures opportunités existeraient ailleurs. Ce choix signifie que plusieurs centaines de milliers de Kaulthes vivent aujourd’hui sous la coupe d’un Empire autoritaire et subissent une certaine discrimination institutionnalisée de son administration. Cette situation difficile a poussé les populations locales à s’organiser autour de la « Tête de Pont de la Résistance », mouvement de solidarité et d’entre-aide s’étant progressivement érigé en véritable porte parole des populations annexées. Mouvement de solidarité qui n’est pas étranger aux changements de ton dans le discours public concernant les territoires du Couloir Kaulthe.

Parlant plus volontairement de « territoires occupés », le chancelier Lennard Rossmann semble vouloir amorcer une politique rattachiste, notamment pressée par la situation de guerre civile agitant notre voisin du nord. Si les récits des réfugiés de guerre et des journalistes indépendants font froid dans le dos, le point de crispation tient moins à la brutalité des indépendantistes et de la réponse armée du régime, tenus comme un triste acquis en Eurysie centrale, que le risque de durcissement du régime autour des questions ethniques et de nettoyage ethnique des populations du Couloir Kaulthe. Décrétant que cette annexion est de toute façon la marque d’un État opportuniste aux méthodes de voyou, le Chancelier a cependant tenu à rappeler les bonnes relations d’affaire entretenues par la Confédération avec son voisin du nord.

« Nous sommes enclavés entre trois pays représentant des situations différentes mais compliquées. Pas uns de ces pays n’est pas en proie à une forme larvée ou ouverte de guerre et à d’importantes tensions. La Mährenie, si elle ne veut pas être emportée dans cette tourmente, doigt dès maintenant s’impliquer en faveur de la stabilisation. »

Et c’est bien dans le but de stabiliser la région que le chancelier va, semble-t-il, demander à son gouvernement de contacter celui du Tsarat pour trouver une solution à la question Kaulthie. Si le ton se veut diplomate, le récent ultimatum du gouvernement à l’intention de l’Empire Rasken laisse penser que le temps pourrait être beaucoup plus directif en privé, une hypothèse alimentée par l’arrivée récente de l’essentiel des équipements militaires achetés par la Garde Confédération au complexe militaro-industriel kah-tanais. Cette commande, qui dote la Mährenie d’un corps armé moderne capable, selon le Commissariat à l’Intégrité Territoriale, de rivaliser avec les nations les plus équipées de l’UEE, interroge nécessairement sur les objectifs et la stratégie de la coalition de gauche au pouvoir, et la récente implication de la Mährenie dans les affaires des pays lui étant voisin.
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La jeunesse mährenienne face à son avenir


Par le Journal de Mährenie - 09 04 2015
Dans les rues de Sankt Josef, les cafés et centres culturels bruissent d’une énergie nouvelle. Quiconque aurait vécu dans celle qui avait été le sinistre quartier général de l'Ordre Rosique aurait sans doute du mal à la reconnaître aussi pleine de vie, d'énergie et de modernité. Mais derrière les rires et les discussions animées, une question persiste : quel avenir attend les jeunes d’un pays encore en reconstruction, tiraillé entre ses ambitions et ses cicatrices historiques ? La jeunesse mährenienne est le produit d’une époque de bouleversements sans précédent. Nés sous le régime théocratique ou durant la guerre civile, beaucoup ont grandi dans une société marquée par la pauvreté, la propagande et la répression. Pourtant, depuis 2008, cette génération a également été témoin d’une transformation spectaculaire : l’indépendance nationale, les réformes agraires, la transition vers une économie moderne de très haute technologie, le développement d’institutions démocratiques et communalistes et peut-être, bientôt, la réunion avec la confédération Kaulthique.

Désormais, les opportunités se multiplient. Les nouvelles universités de Mährenie attirent des experts internationaux, et les partenariats avec des entreprises comme la Shihai Keiretsu ouvrent la voie à des carrières autrefois inimaginables. Or malgré cet optimisme latent à la société, il reste d’importantes tensions sous-jacentes.

Ainsi, pour beaucoup la réussite semble conditionnée par l’accès à l’éducation et à des réseaux bien établis. Les villes comme Sankt Josef ou Laschborn bénéficient de la plupart des investissements dans les infrastructures et les technologies, faisant déplorer aux représentants du Parti Vert et Agraire un risque d’hyperconcentration des richesses aux seins des communes sur lesquelles l’Égide avait appuyée ses efforts d’Inquisition. "Je veux devenir ingénieure en robotique, mais dans ma commune, il n’y a même pas de lycée équipé pour ça," explique Anna, 17 ans, originaire du Walschar. "Mes parents me soutiennent, mais déménager demande beaucoup de temps et l’administration prend beaucoup de temps à traiter ma demande."

Cette fracture entre les centres urbains dynamiques et les campagnes au développement plus lent reste un défi majeur pour le gouvernement du Chancelier Confédéral Lennard Rossmann. Selon un rapport récent du Commissariat à l’Éducation et à la Jeunesse, 65 % des jeunes des zones rurales obtiennent un diplôme de fin d’études secondaires, soit 15 points de plus qu’il y a cinq ans. C’est tout de même dix points de moi que dans les villes où le taux d’obtention est de 75 %. Politiquement, la jeunesse mährenienne se montre divisée. Un sondage réalisé par l’Institut Confédéral des Études Sociales révèle que 68 % des jeunes se disent confiants dans la capacité du gouvernement à améliorer leurs conditions de vie, mais ce chiffre tombe à 55 % chez ceux vivant dans des zones proches de la frontière avec la Kresetchnie, où les tensions ethniques et économiques restent fortes, notamment depuis le coup d’État. Le nombre de Mährenie partisans du système communaliste est pour sa part en augmentation constante depuis la chute du régime Rosique, et est actuellement de 67 %.

L’attachement au projet communaliste et démocratique est réel chez beaucoup, mais la radicalisation des mouvements nationalistes et d’extrême droite dans certaines régions inquiète. "On nous promet un avenir d’égalité et de progrès, mais dans ma ville, les discours haineux et les divisions se multiplient," confie Luka, étudiant en sciences politiques. "C’est comme si certains voulaient nous ramener en arrière."

Un autre point de friction est l’état du marché de l’emploi. Si les secteurs technologiques et pétrochimiques recrutent, la compétition est rude et la création de postes qualifiés peines à suivrent la demande. La pression sociale se ressent aussi dans les attentes envers cette génération, perçue comme la pierre angulaire de la reconstruction nationale. "On nous demande d’être patriotes, de réussir nos études, de participer à la vie civique. Mais parfois, j’aimerais juste qu’on me laisse respirer," avoue Mira, jeune diplômée en arts. Malgré ces défis, beaucoup de jeunes mähreniens gardent l’espoir de bâtir une société meilleure. Les initiatives citoyennes, comme les comités locaux pour l’éducation ou les programmes d’entraide, rencontrent un succès grandissant. Le gouvernement lui-même semble conscient des besoins de cette génération. Dans son discours du mois dernier, le Chancelier Rossmann a promis des investissements supplémentaires dans l’éducation et les infrastructures rurales, ainsi qu’un renforcement des aides aux jeunes entrepreneurs.

Pour l'heure, les attentes sont élevées. "Nous avons grandi dans un monde brisé, et c’est à nous de le reconstruire," conclut Luka. "Mais pour ça, il faut que tout le monde s’y mette, pas juste nous."
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Sankt Josef : la capitale vote l'interdiction des gratte-ciels.


Par le Journal de Mährenie - 10 04 2015
Le conseil municipal de Sankt Josef a adopté cette semaine, après un an de débats et d’expertises techniques, la mesure interdisant la construction de bâtiments excédant une hauteur de 30 mètres, soit environ 10 étages. Cette décision s’inscrit dans un plan global de développement urbain axé sur l’écologie et la qualité de vie, visant à limiter l’urbanisation dense et à promouvoir des quartiers accessibles, durables et à échelle humaine.
L’interdiction adoptée par Sankt Josef s’appuie sur des exemples internationaux qui ont démontré l’efficacité de telles réglementations pour préserver le tissu urbain et limiter l’impact environnemental, notamment dans certaines villes d’Aleucie ou les expérimentations récentes des éco-quartiers kotioïtes.

C’est qu’avec une croissance démographique de 4 % par an, Sankt Josef connaît une pression immobilière importante. Entre le boom économique, l’augmentation des naissances et l’immigration interne et étrangère, les besoins en logements se multiplient. Cependant, le conseil municipal refuse de céder à une urbanisation massive.
"Nous voyons trop souvent des villes défigurer leur horizon pour répondre à la demande de logements," explique Jakob Vranov, représentant de la commune. "Sankt Josef doit montrer qu’il existe une autre voie, où croissance rime avec respect de l’environnement et du patrimoine."
L’approche privilégiée repose sur le développement d’éco-quartiers, intégrant logements, coopératives, services publics et espaces verts, tout en respectant la limite de hauteur. Les nouveaux quartiers devront être conçus pour encourager la mobilité douce, avec des pistes cyclables, des zones piétonnes et des connexions efficaces au réseau de transports en commun.

La municipalité tient cependant à se montrer rassurante : l’interdiction des gratte-ciel ne signifie pas un refus de densité. Au contraire, le conseil municipal insiste sur une densité raisonnée, où les bâtiments bas s’intègrent harmonieusement dans des quartiers multifonctionnels. Les principes clés incluent des unités à échelle humaine, les éco-quartiers privilégiant des immeubles de trois à cinq étages, une gestion réfléchie des terres visant à limiter l’étalement urbain en densifiant les zones déjà urbanisées tout en respectant les limites de hauteur, et le maintien des vues naturelles, la région montagneuse entourant Sankt Josef est un élément clé de son identité visuelle et touristique.

L’objectif défendu est ainsi de répondre à la demande sans reproduire les erreurs observées dans des villes où les gratte-ciel ont entraîné une surchauffe immobilière et une fracture sociale.

La politique adoptée par Sankt Josef est saluée par le Commissariat à l’Aménagement et au Développement Durable, qui voit dans cette initiative un modèle à suivre pour d’autres villes mähreniennes. Ce dernier promeut un modèle d’urbanisme décentralisé et durable, aligné avec le programme national de modernisation et de mise à niveau des périphéries urbaines.


"L’exode rural est un risque réel pour notre pays," souligne une porte-parole du Commissariat. "Cela ne signifie pas que nos villes doivent devenir des jungles de béton. Le modèle de Sankt Josef montre comment un équilibre peut être trouvé entre développement urbain et préservation de la qualité de vie." Cependant critiques viennent également de certains experts en urbanisme, qui mettent en garde contre un risque de "sprawl" urbain, c’est-à-dire une expansion horizontale excessive : si on empêche la densification verticale, on risque de consommer plus de terres agricoles et de forêts, avertissent certains experts en aménagement territorial.

Bien que largement soutenue, cette réglementation suscite aussi des critiques. Certains promoteurs immobiliers et acteurs économiques estiment que la limitation de hauteur freine le développement. "Cette mesure est trop stricte," déclare Radoslav Marek, représentant d’une coopérative de construction. "Avec une croissance démographique aussi forte, Sankt Josef pourrait devenir victime de sa propre popularité." Cependant, des experts en urbanisme défendent la décision. "Les villes densément peuplées ne sont pas nécessairement synonymes de gratte-ciel," explique Aleksandra Grüntt, professeure en urbanisme. "Un bon urbanisme consiste à trouver des solutions intelligentes, et les limites de hauteur ne sont qu’un outil parmi d’autres pour y parvenir."

En refusant la verticalité excessive, Sankt Josef se place à l’avant-garde d’une nouvelle vision de l’urbanisme en Mährenie. Si la réussite de ce modèle reste à prouver, il reflète une ambition claire : construire une ville où l’économie, l’environnement et le bien-être des habitants ne s’opposent pas, mais se complètent. "Ce n’est pas une décision contre la modernité," conclut le représentant Vranov. "C’est une décision pour une modernité réfléchie, où chaque citoyen peut se sentir chez lui, sans sacrifier l’héritage naturel et culturel qui fait la richesse de notre ville."

La réussite ou l’échec de cette stratégie à Sankt Josef sera attentivement observée dans les années à venir. Si la ville parvient à gérer sa croissance tout en préservant son environnement et son identité, elle pourrait inspirer d’autres communes mähreniennes. À l’inverse, des difficultés à répondre à la demande de logements ou à attirer de nouvelles industries pourraient nourrir les critiques.
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En Hotsaline, le spectre de l’épuration ethnique.


Par le Journal de Mährenie - 12 05 2015
Depuis la reconquête des territoires autrefois occupés par les milices des Raches, la République d’Hotsaline célèbre ce qu’elle présente comme une victoire historique, une « restauration de la souveraineté nationale » après presque trente ans d’occupation. Cependant, au-delà des chants nationalistes qui résonnent dans les rues de Troïtsiv et de Lorinsk, une question cruciale demeure : que faire des populations civiles qui habitent ces terres depuis des décennies ? Le Conseil de Réclamation Nationale semble avoir une réponse claire, mais profondément troublante : trier, exclure, déporter. Sous couvert de réintégrer ces territoires au sein de l’État hotsalien, c’est une politique ouvertement discriminatoire qui se met en place, fondée sur des critères d’ascendance raciale et de génétique, un procédé que nous, en Mährenie, ne pouvons que condamner fermement.

Les autorités hotsaliennes prétendent distinguer les « vrais » Hotsaliens des « envahisseurs » au moyen de tests génétiques fournis par une entreprise privée, GenoTech. En affirmant que l’identité nationale peut être réduite à un pourcentage d’ADN, l’Hotsaline fait preuve d’un réductionnisme inacceptable. L’identité culturelle, l’appartenance nationale, et le droit de résider sur un territoire ne peuvent être déterminés par des calculs scientifiques douteux, issus de pratiques que l’histoire de l’humanité a déjà suffisamment discréditées. Les populations civiles des territoires libérés ne sont pas des chiffres ou des échantillons. Ces femmes, ces hommes et ces enfants, pour beaucoup installés depuis plus de vingt ans, ont formé des familles, construit des maisons, et participé, à leur manière, à la vie économique et sociale de ces régions. Les traiter comme des intrus en raison de leur origine ethnique ou de leur affiliation supposée aux Raches relève d’un mépris total des droits humains et d’une négation flagrante de leur dignité. Relève, par ailleurs, de la même pensée racialiste et dangereuse qui a provoqué tant de guerres civiles dans a région, des conflits Kaulthes à l’implosion de la Tcharnovie.

Si l’exclusion des populations jugées « illégitimes » ne suffisait pas à choquer les consciences, l’idée d’organiser leur déplacement forcé, soit vers d’autres territoires de la Confédération, soit vers des zones industrielles comme le Klosterbund de Bregrund, soulève des questions éthiques d’une gravité incommensurable. Les autorités hotsaliennes prétendent vouloir éviter un retour des tensions, mais en réalité, elles ne font que déplacer le problème, tout en bafouant les principes fondamentaux de justice sociale et d’humanité. Déporter des populations civiles vers des bassins industriels sous prétexte d’y répondre à des besoins en main-d’œuvre ne fait que reproduire les schémas d’exploitation les plus sombres de l’histoire. Il ne s’agit ni d’une solution sécuritaire ni d’un projet économique viable, mais bien d’un acte de violence structurelle contre des individus déjà fragilisés par des décennies de guerre et d’instabilité.

En Mährenie, où nous avons nous-mêmes dû affronter les défis de la reconstruction et de la réconciliation après la guerre civile et l’indépendance, nous savons que la paix et la stabilité ne peuvent être atteintes par l’exclusion et la ségrégation. Les autorités hotsaliennes, en cherchant à définir leur souveraineté sur des critères ethno-nationalistes, se fourvoient dans une logique qui trahit les idéaux démocratiques qu’elles prétendent défendre. Les voix critiques, au sein de la Confédération de Kresetchnie ou en Mährenie, ne doivent pas être réduites au silence. Il est essentiel que l’Hotsaline reconsidère ses méthodes et engage un dialogue ouvert avec ses partenaires régionaux pour trouver des solutions respectueuses des droits humains et des principes de coexistence pacifique.

L’Hotsaline n’agit pas seule. Les puissances régionales qui l’entourent, de l’Empire Raskenois en tête, celles qui la soutiennent telles que les pays de l’OND ou la Grande République de Velsna, ont également contribué à la déstabilisation de ces territoires par leur ingérence militaire et leur exploitation opportuniste de la situation. La Confédération elle-même ne peut rester passive face à de telles dérives. Les pratiques génétiques et les déportations envisagées par le Conseil de Réclamation Nationale ne sont pas des solutions viables pour la paix et la réintégration des territoires. Elles ne feront qu’aggraver les tensions et semer les graines de futurs conflits. L’histoire de l’Eurysie centrale nous a déjà montré que les frontières tracées par le sang et les divisions ethniques ne mènent qu’à la ruine. Il appartient aujourd’hui aux hotsaliens de choisir un autre chemin, celui de la réconciliation véritable. Aucun peuple civilisé ne saurait cautionner la mise en œuvre d’une politique d’exclusion et de violence déguisée en processus de réintégration.
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Une nouvelle ère ferroviaire : ouverture de la ligne moderne reliant Walschar, Laschborn, Ustarine et Sankt Josef.

Rail allemand

Par le Journal de Mährenie - 13 05 2015
La Confédération célèbre aujourd'hui une étape majeure dans son développement infrastructurel avec l'inauguration de la première ligne de train modernisée et standardisée reliant les principales villes du pays : Walschar, Laschborn, Ustarine et Sankt Josef. Cette ligne, baptisée "Ligne Confédérale 1" (LC1), marque un tournant dans la mobilité nationale en offrant une alternative rapide, fiable et écologique aux déplacements en voiture ou en bus. Dans un pays en pleine expansion économique et confronté à une augmentation significative des déplacements, cette ligne ferroviaire répond à un besoin pressant. Selon le Commissariat aux Transports et à l’Aménagement, le réseau ferroviaire existant, vétuste et largement hérité de l’ère impériale, ne permettait plus de répondre aux exigences modernes et ne correspondait à aucun standards internationaux. La LC1, avec ses trains rapides et ses infrastructures de pointe, promet de changer la donne.
"Cette ligne est bien plus qu’un simple projet d’infrastructure. C’est un moteur de croissance, un vecteur d’unité nationale, et un symbole de notre capacité à moderniser la Mährenie tout en respectant nos engagements écologiques," a déclaré le Chancelier Lennard Rossmann lors de l’inauguration officielle dans la gare centrale de Sankt Josef.

La LC1 s’étend sur 320 kilomètres, reliant les quatre grandes villes de la Confédération. Grâce à des trains modernes atteignant une vitesse maximale de 160 km/h, les trajets sont considérablement raccourcis : il est désormais possible d’aller du Walschar à Ustarine en moins de deux heures, du jamais vu dans la région. Les nouvelles gares, entièrement rénovées, intègrent des technologies modernes pour garantir un service fluide, avec des billets électroniques, des accès simplifiés pour les personnes à mobilité réduite, et des zones dédiées aux vélos. De plus, des algorithmes de gestion du réseau modernes ont été mis en place pour limiter les retards et faciliter le fonctionnement quotidien des lignes.
En outre, la ligne a été conçue pour répondre aux normes internationales de standardisation ferroviaire, facilitant d’évetuels projets de raccordement aux réseaux des pays voisins comme la Kresetchnie et, éventuellement un jour, le reste de la Kaulthie.

Dans un contexte où la Mährenie s’efforce de limiter son empreinte carbone, la LC1 se distingue par son engagement environnemental : ainsi les vieilles locomotives diésel ont été intégralement remplacées par des systémes électriques alimentés depuis la centrale solaire d’Ustarine, et la construction des trains et des lignes a intégré des matériaux recyclés et pensé de façon à minimiser l’impact sur les écosystèmes locaux, notamment dans les régions forestières du vallon central, autour de Sankt Josef. Conformément aux objectifs affichés par la coalition gouvernementale, les nouvelles gares et anciennes gares réhabilitées sont connectées aux réseaux de pistes cyclables et aux transports en commun urbains.

"Cette ligne est la preuve que développement et respect de l’environnement peuvent aller de pair," a déclaré Klara Rosenwald, Commissaire aux Transports. "En choisissant le train, les Mähreniens participent activement à la réduction de la pollution et à la préservation de notre territoire." La Confédération souhaite profiter de sa reconstruction économique et de sa modernisation pour initier une façon alternative de développer son économie, orientée vers le respect de l’être humain et de l’environnement.

Au delà de cet aspect, l’inauguration de ces nouvelles lignes est perçu comme une excellente nouvelle par les acteurs économiques et experts en planification, lesquels considèrent globalement que la LC1 représente une opportunité économique et social considérable pour chacun des centres urbains de la confédération. Ainsi, Sankt Josef, la capitale, bénéficie enfin d’une connexion rapide avec les pôles économiques du sud et l’ensemble des communes du pays. Laschborn et Utsarine, villes industrielles, voient leurs industries pétrochimiques et manufacturières plus accessibles, ce qui pourrait à la fois attirer des investisseurs et réduire tous coups d’importation de ressource et d’exportartion de produits. Enfin, le Walschar, récemment reconnu pour son urbanisme vert, pourrait accueillir plus de visiteurs et de travailleurs, facilitant à la fois l’accès touristique et le développement économique de ce qui était jusqu’à peu l’un des duchés les plus pauvres de l’Empire.

"Ce projet n’est pas seulement une ligne de train, c’est un trait d’union entre nos villes et nos communautés," a affirmé Jakob Vranov, maire de Sankt Josef, présent lors de l’inauguration.

Malgré l’enthousiasme général, le projet a également suscité des critiques. Certains syndicats ont pointé du doigt le coût élevé de la construction, estimé à 2,2 milliards de dev-lib kah, ainsi que les perturbations causées par les travaux dans certaines zones rurales.

"Il est essentiel que les bénéfices de cette ligne ne se concentrent pas uniquement dans les grandes villes. Les villages situés le long du tracé doivent aussi en profiter, avec des arrêts intermédiaires et des connexions renforcées," a déclaré Lena Zdravko, représentante syndicale au sein de la Confédération Générale Paysanne. En réponse, le Commissariat aux Transports a annoncé un programme de développement des lignes secondaires, afin de connecter les zones rurales au réseau principal. Les communes rurales ont dors-et-déjà exigée une concertation confédérale sur les questions, affirmant que bien qu’encourageant, les gages donnés par le gouvernement concernant sa volonté de construire des réseaux intermédiaires connectant les petites villes et villages au reste du pays ne suffisent pas encore.

De manière générale, l’opinion publique semble considérer l’ouverture de la LC1 comme un symbole de l’entrée de la Mährenie dans une nouvelle ère de mobilité et de connectivité conforme aux promesses de l’Égide lors de la libération de la région durant la guerre civile.

"Ce n’est que le début," a promis le Chancelier Rossmann en concluant son discours. "D’autres lignes suivront, et bientôt, aucun Mährenien ne sera laissé pour compte, qu’il vive en ville ou à la campagne. La LC1 est notre promesse d’un avenir connecté, vert et prospère."
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Demande d’adhésion à l’OND : les comités interrogent le bien-fondé de la stratégie gouvernementale.

Par le Journal de Mährenie - 04 11 2015
Demande d’adhésion à l’OND : les comités interrogent le bien-fondé de la stratégie gouvernementale

Cela fait maintenant près de six mois que la Convention Nationale a approuvée d’une courte majorité la proposition gouvernementale d’adhérer aux deux chartes de l’Organisation des nations démocratiques. Une décision qui faisait déjà débat il y a six mois et qui est, désormais, très largement remise en question, au moins partiellement, par les représentants communaux et la société civile. La principale source d’opposition semble à tenir à la nature même de l’OND, dont l’influence dans la région n’est pour ainsi dire pas souhaitée positive.

Si certains députés de la majorité avaient déjà vertement critiqué l’aide apportée par les armées teylaises aux putschistes en Hostaline, considérant qu’une telle ingérence était difficilement acceptable dans une région du monde déjà en proie aux intentions de puissantes influences étrangères, d’autres avaient fait remarquer que la Mährenie elle-même n’avait pu construire sa démocratie que suite à l’intervention directe de nos camarades kah-tanais contre l’Ordre des Rosiques. L’argument avait su convaincre une partie des tenants de cet argument, d’autres continuant de pointer du doigt ce qu’ils qualifiaient – à l’instar du représentant Krüzer, de "différences fondamentales entre les deux situations", pointant du doigt le caractère constitutionnellement normal de la situation Hostalienne, où les droits civiques n’étaient pas à proprement dits suspendus, et où une liberté civile persistait.

Là où le bas blesse, et ce qui pousse maintenant une partie des communes à demander des explications au gouvernement, c’est la nature du gouvernement de l’Hotsaline, très largement aux mains d’ethno-nationalistes dont les dernières déclarations et politiques ont profondément heurté la classe politique et la société civile.

« L’organisation des nations démocratiques ne vont pas les lâcher », fait ainsi remarquer Elizabeth Müller, représentante de la confédération des associations d’aides aux minorités ethniques. « On parle d’un pays qui fiche ses citoyens sur des bases génétiques et promet à tous ceux jugés non-conformes d’être déportés dans des mines de charbon. Et l’OND cautionne ». Il est vrai que la presse des pays de l’organisation, habituellement si prompt à commenter l’actualité ou la politique des pays du sud global, ne s’est pas beaucoup émue des positions assumées de leur protégé Hostalien. Certains accusent cette presse d’être aux ordres : après tout, les gouvernements de l’OND non-plus ne se sont pas prononcés sur ces déclarations. Que doit-on en conclure ? Que les pays de l’OND cautionnent les politiques de déplacement forcé ? De fichage ethnique ? Qu’ils considèrent leur influence en Hostaline plus importante que le bien-être des habitants du pays ?

C’est ce point, spécifiquement, qui provoque la colère des communes : pourquoi voudrait-on lier la Confédération à des puissances qui ne défendent pas le bien-être des peuples ? Leur organisation des nations démocratiques fait pourtant preuve d’un interventionnisme moralisateur constant : pas une crise diplomatique locale ne peut se dérouler sans provoquer des réactions voir des mouvements de troupe. Cette organisation, est perçue par beaucoup de Mährenie comme un ensemble de pays utilisant principalement leur hard power pour défendre leurs intérêts particuliers, et ne défendant aucune position en dehors de ces intérêts. La situation Hostalienne et l’absence de condamnation l’entourant est un réel point de crispation.

Et cela n’a rien de surprenant. L’une des bases sur lesquelles avait été approuvé la proposition gouvernementale était l’insistance, dans la demande d’adhésion du gouvernement, sur les politiques de l’Hotsaline, jugées véritablement dangereuses pour la stabilité régionale. On s’attendait sans doute à ce que les gouvernements des pays membres de l’OND, mis face à la réalité concrète de l’Eurysie Centrale, fassent à minima une déclaration, ou informent le gouvernement confédéral d’une réaction, d’un avis, donnent un signe tangible, même symbolique, de désapprobation.

Il semble en fait que le silence de l’OND ait été vécu comme une forme de trahison des engagements et prétentions morales de l’Organisation : l’Eurysie centrale voit son plus important vecteur d’instabilité défendu par des soldats teylais, qui lui offrent ainsi un blanc-seing pour mener ses politiques d’épurations, lesquelles provoqueront où de nouveaux déplacements massifs, ou une recrudescence du terrorisme ethnique ayant mené à l’effondrement de la Tcharnovie ou à un certain nombre de conflits armés. Pour les opposants à l’adhésion, se lier à l’OND dans ces circonstances reviendrait à accorder plus d’influence encore à une organisation manifestement prête à tout pour s’étendre, non pas afin de défendre des idées ou des principes démocratiques, mais bien comme une fin en soi.

D’autres font au contraire remarquer que se lier à l’OND permettrait potentiellement de prémunir la Mährenie contre des tentatives d’agression de la part de pays adverses, lesquels ne pourraient ainsi plus menacer l’intégrité territoriale du pays sans déclencher les articles défensifs du LiberalIntern ET de l’Organsiation des nations démocratiques. De plus, la Mährenie pourrait sans doute faire porter sa voix et mener un important lobbyisme au sein de l’Organisation afin que celle-là entende sa position quant à la situation hostalienne et au soutien donné au gouvernement éthno-nationaliste en place depuis le coup d’État.

En attendant la décision finale des nations membres de l’OND, le débat reste ouvert en Mährenie, pour beaucoup il est possible que l’OND considère avoir plus à offrir à la confédération que celle-là ne peut lui apporter, rendant de fait son désir d’influencer l’OND voué à l’échec. D’autres pensent au contraire que la Mährenie peut sensibiliser ses éventuels prochains partenaires sur les questions de sécurités régionales. D'autres pensent qu'il devient essentiel de réfléchir à d'autres possibilités pour assurer la sécurité sur le long terme de la Confédération.
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Quand le Royaume de Teyla s'agite, la Mährenie travaille.


Tribune de Mährenie - 27 12 2015
Il est toujours fascinant de constater à quel point certains cercles politiques du Royaume de Teyla s'intéressent à la Mährenie — non pas pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’ils fantasment qu’elle pourrait être. Le dernier feuilleton médiatique relayé dans la presse teylaise, entre déclarations tapageuses et querelles de palais, illustre une fois encore cette incapacité persistante à concevoir que notre pays puisse agir selon ses propres intérêts, sans télécommande extérieure, sans marionnette dissimulée dans l’ombre.

Rétablissons donc quelques faits élémentaires.

La Mährenie est une nation souveraine. Elle a formulé sa double candidature aux traités de Manticore et de Bandarhan non pour plaire à quiconque, encore moins pour s’excuser de qui elle commerce ou fréquente, mais parce qu’elle considère que l’Organisation des Nations Démocratiques incarne, malgré ses lenteurs et ses contradictions, un cadre adéquat pour défendre sa sécurité collective et coopérer à l'échelle internationale. Nous sommes parfaitement capables de distinguer nos partenaires commerciaux de nos engagements stratégiques. Que cela déplaise à certains militaires ou éditorialistes teylaiens, soit. Ils s’en remettront.

Car enfin, parlons-en, de cette "dépendance" supposée envers le Grand Kah, répétée à satiété par les partisans d’une Mährenie réduite au rang de protectorat à surveiller. Qui, à Teyla, s’indigne des importations massives de biens kah-tanais par les États fondateurs de l’OND eux-mêmes ? Qui remet en cause les contrats d'armement ou d’infrastructure signés entre le Grand Kah et plusieurs capitales du nord ? Personne. Il est donc permis aux grandes puissances commerciales d'entretenir des relations stratégiques et industrielles avec le Grand Kah, mais pas à la Mährenie ? Quelle étrange morale à géométrie variable.

Quant aux injonctions polies de M. Pierre Lore, qui voudrait que la Mährenie "démontre son sérieux" en validant tel ou tel plan de paix concocté sans elle entre Raksen et Hotsaline, nous les accueillons avec la courtoisie qui convient. Oui, la Mährenie est une nation sérieuse. Tellement sérieuse qu’elle estime que sa diplomatie ne consiste pas à parapher des communiqués pour rassurer un voisin inquiet de son ombre. Nous travaillerons à la stabilité régionale, comme nous l'avons toujours fait, mais sans renoncer à notre indépendance d'analyse et de décision. Nous ne sommes pas candidats à l’OND pour réciter le catéchisme de Teyla ou de Manticore.

Peut-être faudrait-il rappeler à nos bons amis teylaiens qu'à force de nous soupçonner de double jeu, ils risquent surtout de se priver d’un allié sincère, modéré et fiable. Nous n'avons aucun intérêt à jouer contre l'OND. Bien au contraire. Nous croyons que l’intégration régionale est la meilleure réponse aux défis stratégiques de notre époque. Mais nous n'accepterons jamais que cette intégration serve de prétexte à des mises sous tutelle, fussent-elles en costume trois-pièces et dorures diplomatiques.

À Mährenie, pendant que certains glosent sur notre loyauté imaginaire, nous renforçons nos infrastructures, nous consolidons nos institutions démocratiques, et nous préparons activement notre avenir, aux côtés de ceux qui voient plus loin que les fantômes du passé.

La Mährenie avance. Libre.
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