
En effet, les militaires sans frontières s’enorgueillissent de ne pas uniquement défendre les intérêts de leurs clients, mais aussi un certain idéal. Celui de soldats libérés des contraintes liées à la servitude au sein d’une armée nationale. Mouvement libertaire et profondément anti-autoritariste, son éthique ne l’empêche cependant pas de travailler pour des régimes que d’autres brigades kah-tanaises jugeraient infréquentables. Les valeurs sont, au même titre que les tarifs d’intervention, négociables. Et leur rêve d’indépendance est coûteux à financer. Trop, en tout cas, pour justifier de faire le difficile quand il est question de clients. Le plus important de ceux-là reste la confédération kah-tanaise, qui participe au financement de nombreuses opérations de sécurisation dans des pays alliés ou pour le compte de mouvements politiques proches de l’anarchisme, une proximité permettant aux membres de MSF d’obtenir de l’équipement kah-tanais et une certaine aide des renseignements de l’Union.
Au-delà de ça, MSF est un mouvement relativement cosmopolite. Acceptant tout le monde en son sein, le mouvement mercenaire revendique fièrement d’être la brigade la plus internationale qui soit, ayant même essayé de copyrighter le terme de brigades internationales.