28/03/2016
04:33:42
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Rencontre à Port-En-Truite [UCIC - Pitsi]

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Dans une ruelle sombre, le Général attendait son interlocuteur. Il portait un masque pour préserver son anonymat. Il pleuvait légèrement. Il aperçut enfin quelqu'un approcher. C'était bien le colonel.
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Quai des poissonniers, port traditionnel de Port-en-Truite

Le Décor : un port de pêche traditionnel pitsi. Des pontons en bois et en plastique prolongent les quais. Des barques en bois peint, propulsées par des moteurs de zodiaque d’appoint, sont attachées à couple et forment une ombre inquiétante qui prolonge la terre dans la rade. Des étales vides recouvertes de draps multicolores encombrent le débarcadère. Bien qu’elle soient vide, une odeur insoutenable de poisson sature l’atmosphère. Au centre, une estrade dressée par les communalistes pour des débats publics. Des drapeaux rouges et Kah-tanais traînent partout.

Le Colonel Etoto arriva seul, en civil. Il sortit paisiblement de derrière une étale, comme s’il était désormais en terrain conquis.


« Salut, Général. Vous venez ? »

Il lui indiqua une barque au bout du ponton. Il montèrent dedans, Etoto démarra le moteur et il partirent sur l’eau.

« Voilà, là nous sommes tranquilles. Nous pouvons commencer. »
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"Excusez mon masque, mais l'anonymat est la garantie de ma vie en tout instants. Alors entrons dans le vif du sujet. Nous avons terminé la production de matériel que nous vous avons promis. Les communistes sont les ennemis n°1 de l'Empire et de notre organisation, nous ne les tolérerons pas si près de notre frontière. De plus, le mouvement pitsi est légitime et nous nous ferons un plaisir de soutenir votre quête d'indépendance. Il vous faut voir cela comme une chance, il me semble que vous êtes en perte de vitesse ? Eh bien notre aide devrait y remédier. Dans un premier temps, nous vous proposons donc, cela change légèrement de ce que nous avions convenu, mais rien de bien méchant étant donné que cela concerne la montée en gamme de l'équipement. Vous, vous verrez donc octroyer 2500 armes d'infanteries de 3ᵉ génération au lieu d'armes de 2ᵉ génération. À cela s'ajoute une quinzaine de canons, une centaine de mitrailleuses lourdes, 10 véhicules de combats, d'infanteries et c'est déjà bien pour un début, qu'en pensez-vous ?"
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« Bien, bien. C’est très bien. Vous avez le dialogue franc, j’aime ça. Donc nous avons un marché conclu pour les armes, et en échange on se retourne contre les communistes. Mais ils nous faudrait aussi des formateurs po je nous apprendre à nous servir de ces canons et tout, vous seriez prêts à nous en fournir ? Et puis 2500 armes c’est bien joli mais je n’ai pas autant de soldats sous la main ! Donc si vous nous envoyez des formateurs, on pourra recruter des soldats pitsi et bien les former (concrètement ça veux dire que je lancerait la formation de soldats en plus dans l’Atlas avec les 2500 armes, que j’attribuerais au MILP). Du coup, côté stratégie, ça veut dire qu’il faudra attendre que de nouveaux bleu-bites nous rejoignent, ce qui permettra en plus d’attendre que l’AD transfert ses troupes au sud, là où ils sont en opération actuellement, et qu’ils nous laissent le champ libre ici en se croyant à l’abri. Tout ça vous va ? »
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- "Ah oui, voilà ce que nous voulions vous dire également. Nous pouvons vous envoyer 2000 miliciens de notre force armée (conscrits) et l'Empire serait prêt à envoyer un contingent de soldats professionnels, mais uniquement dans le but de former de nouvelles forces et de vous offrir un commandement composé d'officiers compétents. Tout cela me parait très bien. Nous utiliserons notre influence politique, culturelle et économique au service de votre mouvement. Les journaux papiers et télévisés ainsi que l'ensemble de notre influence comptera vos louanges 24 heures sur 24. Avez-vous autres choses à rajouter ?"
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« Oui. »

Il commença à fouiller dans sa poche de pardessus. Instinctivement, le général amorça un mouvement de recul.

« Relax, j’ai dit que j’étais pas armé ! Je suis un homme de parole ou bien ? Donc le je disais… AH ! »

Il trouva ce qu’il cherchait : un flacon en verre remplie de Lotoko.
« Vous trinquez ? »

Il bu aussitôt une longue gorgée, avec une bonne descente, puis tendit la bouteille au général, comme pour conclure par ce geste l’accord qu’ils avaient discuté. 
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- Eh bien, je suis ravi que nous nous accordions ! À la vôtre, colonel.

Après avoir bu un peu et avoir discuté durant deux, trois minutes de choses plus diverses et détendues, ils revinrent à quais. Ils se saluèrent puis le général disparu dans l'ombre. Il téléphona à l'Empereur.

- Oui, votre altesse ? Tout est bon, nous avons leur soutien. Bien, je n'y manquerai pas. Oui, comme convenu. À vos ordres ! Bonne soirée.

L'Empire s'assurait donc que son influence sur la région ne serait pas mise en péril par des rouges et amorçait une reprise en main de sa zone d'influence. Prochaine étape, Théodosine, Sarama et le Mokhaï.
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