27/03/2016
08:26:09
Index du forum Scène Internationale Diplomatie internationale Organisations internationales Organisation des Nations Démocratiques Instances de Réflexion

Instance de Réflexion Économique Multilatérale - IREM

748
https://media.discordapp.net/attachments/1179471931666337812/1179892314118819880/logo_irem.png?ex=657b6f59&is=6568fa59&hm=8a94939323bc81b6c2a8c150ab92908db9630e970b7e28248803b65eb58d4970&=&format=webp&quality=lossless&width=1150&height=573

Le groupe de travail IREM, où Instance de Réflexion Économique Multilatérale, est un groupe de réflexion subordonné au Conseil Général de l'OND et dirigé par l'Empire Démocratique et Parlementaire du Nord. Il consiste à réunir les représentants des membres de l'OND afin de travailler et réfléchir sur la création d'un traité économique annexe aux chartes fondatrices qui permettrait de développer un marché commun, avec des normes standardisées et qui permettrait à l'alliance de pouvoir avoir plus d'importance sur l'économie mondiale et le marché international.
5230
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/45/Emmanuel_Macron_2023_%28cropped%29.jpg
Maurice Carilac, représentant de l'Empire Démocratique et Parlementaire du Nord à l'Organisation des Nations Démocratiques


Maurice Carilac a écrit :Chers représentants et représentantes des nations de l'Organisation des Nations Démocratiques, c'est la première fois depuis la rédaction des traités fondateurs que le sujet est remis sur la table. Nous avons tous eu des agendas nationaux chargés et les tensions et défis auxquels l'OND a dû faire face récemment ont quelque peu éclipsé la question. Nous avons privilégié les travaux concernant les renseignements, l'interopérabilité et la dissuasion à un sujet tout aussi important, qui est l'économie. Car si l'OND veut s'affirmer en tant que véritable puissance. Si nous voulons faire valoir notre place en tant que nations et organisation sur la scène internationale, nous devons aligner les moyens et les attributs nécessaires. Une grande puissance est avant tout une puissance économique.

La production militaire, le rayonnement culturel, l'influence sous toutes ses formes est favorisée, est atteinte même, au moyen d'une économie stable, prospère et conséquente. Un pays souffrant de graves pénuries et en manque de matières premières ne pourra pas prétendre longtemps tenir son rang sur la scène internationale. Nos nations sont toutes, à leur niveau, des puissances marchandes et libérales qui prônent, en dehors de secteurs sensibles et stratégiques, un certain libre-échange. Et bien que nous ayons de manière bilatérale déjà souvent négociée des accords économiques et commerciaux, il parait important de s'organiser à l'échelle de l'alliance. Augmenter les interactions commerciales et la complémentarité de nos économies, serait à mon sens un moyen de réduire notre dépendance vis-à-vis de nations extérieures ayant des intérêts parfois divergents. Je prends l'exemple de l'Empire, qui a une forte demande en électronique et technologies de pointes, mais qui a une industrie trop peu développée en la matière pour songer à l'autonomie stratégique. Une part importante de ces composants est donc importé, en particulier concernant l'Empire, de Sitadie. Le pays n'est pas particulièrement instable ou autoritaire, c'est un pays sommes toutes, assez lisse, mais s'il venait à apparaitre des tensions entre nos pays, ou une crise au sein de celui-ci, l'économie nordiste serait mise à mal. C'est pourquoi, considérant la stabilité de nos économies respectives, de l'alignement des intérêts et de la grande coopération qui nous lie déjà, il me parait évident que nous aurions à y gagner si nous organisions des initiatives et traités économiques internes à l'OND. Il vaut mieux importer depuis un allié que d'importer depuis un autre pays après tout.

Le développement d'un marché commun permettrait donc de solidifier nos économies, garantir leur prospérité, réduirait notre dépendance à des nations extérieures et affirmerait l'importance croissante de notre alliance du jeu international. J'ai donc ressorti tel un nécromancien le traité proposé lors de la conférence qui acta la création de l'OND. Je vous propose de la dépoussiérer ensemble.


Pacte Économique Global

Ce pacte s'applique aux États membres de l'OND qui souhaiteront l'intégrer. Il a pour but de favoriser les échanges économiques et le commerce entre les membres, de favoriser le développement économique et la prospérité des États membres, de favoriser l'interconnexion des économies qui est un gage de paix et de prospérité, et de favoriser la diffusion et l'accès des cultures de chaque membre aux autres.

Article 1 :
Les États membres de l'OND s'engagent à ne pas mener d'actions hostiles pour entraver le commerce des autres parties, de ne pas faire subir de guerre économique, ouverte ou non, aux autres partis, et de ne pas appliquer de sanctions économiques isolés contre les membres sans l'aval du Conseil Général.

Article 2 :
Les États membres s'engagent à privilégier, en priorité, le commerce avec les autres parties de l'OND.

Article 3 :
Les États membres s'engagent à réduire de manière globale, en dehors de leurs secteurs clés, les taxes commerciales, les frais de douanes, frais d'amarrages et autres entraves au libre commerce de 50%.

Article 4 :
Les États membres s'engagent à avoir au moins un port-franc pour l'OND sur leurs territoires pour favoriser le commerce entre les États membres.

Article 5 :
Les États membres s'engagent à soutenir économiquement les autres parties en cas de crises économiques, de dégradation majeure d'un parc ou d'autre problèmes économiques majeurs.

Article 6 :
Les États membres s'engagent à développer leurs connexions énergétiques afin d'avoir une indépendance et une autosuffisance relative à l'échelle de l'OND.

Article 7 :
Les États membres, via le Conseil Général, peuvent voter, à la majorité au trois quarts, d'appliquer des sanctions contre un État membre en cas de non-respect des Chartres internes à l'alliance ou d'action moralement condamnable. Sans cette majorité au trois quarts, les États membres ne peuvent s'appliquer des sanctions entre eux.

Article 8 :
Les États membres peuvent choisir de manière globale via le Conseil Général d'appliquer des sanctions communes contre un État tiers. Cela requiert la majorité absolue et seuls les États membres ayant voté pour son contraint à appliquer ces sanctions.

Article 9 :
Les États membres avec la majorité absolue, via le Conseil Général, peuvent décider de fermer de manière totale leurs économies et leurs territoires à des nations hostiles à l'OND. Seuls les États membres ayant voté pour son contraint à appliquer ces mesures. Il faut l'unanimité pour fermer entièrement l'OND à un pays hostile.

Article 10 :
Les États membres peuvent, via le Conseil Général, à la majorité absolue, soutenir économiquement un pays en extérieur à l'OND, seuls les États membres ayant voté pour son contraint à appliquer cette aide.

Article 11 :
Afin de coordonner économiquement l'alliance, un Bureau à l'Économie sera ouvert de manière permanente dans un des États Membres.

5513
Purot
Représentant teylais à l'Instance de Réflexion Économique Multilatérale, Valentin Corentin



Très chers représentants,

Avant de commencer, permettez-moi de remercier les équipes de l'Empire Démocratique et Parlementaire du Nord qui ont accompli un travail remarquable sur la proposition formulée. C'est là la marque d'une nation membre de l'Organisation des Nations Démocratiques. Nous rejoignons nos homologues de cette même nation quant à la nécessité de développer des statuts économiques au sein de l'Organisation des Nations Démocratiques. Nous constatons que la plupart des organisations internationales sont de nature économique, du moins celles qui comptent. Celles qui ne le sont pas, comme la Coopération Aleucienne des Nations, possèdent des organes économiques. En ce sens, l'Organisation des Nations Démocratiques est une exception qui confirme la règle, pour reprendre l'expression.

Toutefois, nous estimons qu'il faut établir plusieurs barrières pour que l'Organisation des Nations Démocratiques reste attrayante. Nous devons intégrer ce traité proposé dans l'Organisation des Nations Démocratiques tout en la séparant très distinctement de la partie militaire. L'Organisation des Nations Démocratiques est une alliance militaire et une organisation qui cherche à maintenir la paix. Pour le Royaume de Teyla, c'est cela la nature première de cette organisation. Cependant, comme nous l'avons dit, si nous voulons maintenir l'Organisation attrayante et performante, il nous faut une partie économique. Il me semble que le traité pêche sur ce point. Le traité doit créer une zone économique bien spécifique, dont je n'ai pas le nom par manque de créativité, en espérant que cette assemblée ne m'en tiendra pas rigueur. Il me semble qu'une telle zone, créant un autre niveau au sein de l'organisation, permettrait une clarification nette pour les pays souhaitant adhérer à l'organisation. En outre, cela permettra à l'instance militaire et à la zone économique de coopérer, notamment sur les industries de la défense de nos nations. Cet argument me paraît majeur, permettant aux fonctionnaires des deux instances de connaître parfaitement les sujets.

L'article premier suscite des réflexions profondes sur la souveraineté des États. Nous sommes à l'initiation de l'Organisation des Nations Démocratiques, nous tous ici, et nous avons accepté les organisations internationales, voire supranationales. Toutefois, il est crucial de poser la question des limites de cette substitution de l'État-nation par ces entités. Le sujet soulevé par mon cher collègue est d'autant plus pertinent dans le contexte actuel, marqué par une accentuation de la coopération internationale à travers des blocs idéologiques très clairement reconnaissables. Cette "blocalisation" du système international, devrais-je dire des systèmes internationaux, risque d'augmenter le remplacement de l'État-nation par les organisations supranationales, en raison de leur force administrative, de leur puissance économique et militaire. Quelle est la balance entre la coopération internationale et l'indépendance ou l'autonomie nationale ? Permettez-moi d'exposer la vision du Royaume. Notre économie est très certainement la plus libérale des États membres de cette organisation, en ce sens, nous émettons des réserves sur l'article premier. Tout d'abord pourrait à terme remettre en cause le rôle de l'état central dans les décisions économiques, à savoir selon la vision teylaise, une non-intervention de l'état dans les domaines économiques. Il existe des exceptions comme le domaine de l'eau pour répondre à la déclaration des Droits Fondamentaux et Universels de l'Homme. Le système économique du Royaume est complexe comme vous pouvez le voir, et encore il est bien plus complexe, comme chaque système économique. Cela explique en partie notre réserve sur l'article premier.

L'article numéro deux nous fait poser des questions, si vous me le permettez. En soi, le concept convient au Royaume de Teyla, mais nous redoutons la réaction des autres États, notamment la Grande République de Velsna, avec qui nous entretenons des liens économiques étroits, notamment en raison de l'implantation d'un chantier naval au Royaume. Si une politique plus protectionniste est menée par la Grande République et d'autres nations envers nous , et j'englobe toutes nos nations dans ce nous, alors je ne suis pas sûr du gain obtenu par l'ajout de cet article. Pour que cet article soit intégré de manière bénéfique, il est impératif qu'il soit accompagné d'une politique d'investissement claire et précise de la part de nos nations. Cela justifierait ce protectionnisme et garantirait que les efforts entrepris vont dans le sens d'une coopération accrue auprès de nos opinions publiques et que nous sommes ouverts au commerce international. Je propose de définir des secteurs d'investissement qui démontrent que, malgré cette mesure protectionniste, nous restons ouverts au commerce international.

En ce qui concerne les articles trois et cinq. L'article trois revient plus ou moins à ce que j'ai dit sur l'article numéro deux. En soi, le principe est moins problématique ici. Nous sommes prêts à accepter un traité sur les droits de douane communs, toutefois, la manière de s'y prendre est peut-être maladroite. Ne devrait-on pas plutôt établir un tarif maximum pour tous les États membres avec une baisse annuelle fixée à X pour cent ? Par exemple, un taux maximal fixé à trente-cinq pour cent avec une baisse annuelle de un virgule cinq pour cent. Pour l'article cinq, il faudrait ajouter quelque chose qui comprenne la notion de proportionnalité pour l'aide en fonction des économies. Par exemple : "L'aide sera apportée par les nations selon les actions qu'elles jugeront nécessaires."

Sur les articles sept et huit. Je vais très bref sur ces deux articles. Nous sommes plutôt favorables à l'unanimité pour ces questions.


Vraisemblablement, le Royaume de Teyla, pionnier de la coopération internationale, est très réticent à partager ses compétences économiques avec une organisation internationale, contrairement à d'autres domaines. Est-ce dû à la force économique du Royaume de Teyla, à la vision économique de la classe dirigeante ou à autre chose ? Seuls les hommes qui gouvernent le Royaume le savent.



Hrp : Valentin Corentin était le ministre de l'Économie sous le précédant gouvernement, celui d'Antoine Carbasier.

4825
Marjatta Savela, déléguée tanskienne à l'Instance de Réflexion Economique Multilatérale a écrit :Je pense que la République Fédérale de Tanska rejoint vos deux interventions sur la nécessité de développer le volet économique de notre organisation. Trop souvent, sans doute, l'Organisation des Nations Démocratiques n'est résumée qu'à son Conseil Militaire, oubliant son Conseil Général. L'économie doit la dessus permettre de remettre au premier plan l'aspect initial de paix, de liberté, de prospérité, de stabilité qui nous a fait nous réunir.

Nous sommes ainsi favorable à l'instauration de discussions et de négociations sur le renforcement de ce volet économique au sein de l'Organisation. Nous tenons ainsi à vivement remercier l'Empire du Nord pour l'avoir ramener au centre des débats alors qu'il avait trop longtemps été délaissé sinon ignoré au profit de sujet d'importance certaines, évidemment, mais ne devant pas éclipser pour autant le support même de nos régimes, leurs économies. Je pense néanmoins que ces discussions s'avèreront longues et particulièrement âpres tant elles touchent à des éléments cruciaux de nos pays, de nos souverainetés nationales. En distance cela, je ne surprend personne.

Avant d'évoquer ici les points...de crispation possible de Tanska, nous aimerions évoquer les éléments avec lesquels nous sommes fermement en accord sur le principe voir sur l'écriture actuelle proposée. Sur l'idée, nous sommes favorable à l'article 2, mais il manque de précision dans ce qu'il entreprend. Si il ne s'agit la que d'une marque d'intention, nous ne pouvons que l'accepter en tant que tel. L'article 5 est une excellente idée, mais il faudra convenablement en préciser les tenants et aboutissant, la République ne pourrait s'engager sur une mesure aussi vague. Le sixième point est une évidence bien que l'autosuffisance relative soit là aussi à détaillée dans l'idée que les rédacteurs du texte s'en faisaient. Nous sommes aussi favorable à la possibilité d'instaurer des sanctions, mais cela doit être fait à l'unanimité. L'ouverture d'un bureau à l'économie - ou tout autre nom - nous parait la aussi important mais il nous faudra revenir sur ses points plus en détails.

Sur les éléments de crispation désormais. Nous devons reconnaitre ne pas voir d'utilité à l'ouverture de port-franc pour l'OND. le commerce maritime vient et va peu importe les ports et Tanska ne disposant pas d'un nombre illimités d'installations portuaires, nous ne pourrons nous permettre de libérer un port pour l'usage exclusif du commerce avec les pays membres de l'OND, en particulier dans nos provinces fédérales. Nous sommes aussi favorables la réduction des taxes et frais de douanes, mais nous devrons la aussi détailler plus amplement ce que nous entendons par secteurs clés et autres entraves au libre commerce. Si j'estime que les craintes avancées par Monsieur corentin sur le remplacement de l'Etat-nation par les organisation supranationales sont quelques peu exagérées. Si le Royaume de Teyla craint la force administrative des organisations, la vision Tanskienne est que le texte actuel pourrait provoquer des lectures bien trop divergentes d'un même article pour mener à une politique cohérente. C'est sans doute ici l'ancien administrateur général du ministère de la coordination et de l'implémentation législative qui vous parle d'expérience, mais la justesse et la précision d'un texte est le cœur de celui-ci. En d'autres termes, la proposition est dans l'ensemble convenable et fait office d'un bon point de départ pour les négociations, mis en bons tanskiens que nous sommes, nous avons quelques précisions à vouloir apporter aux éléments de texte. Il me semble ainsi que rien ne remet en cause le rôle de l'Etat dans le traité en cela qu'il revient à chaque Etat membre de définir les engagements qu'il se fixe vis à vis des articles dans l'écriture actuelle du traité. Mais nous comprenons néanmoins votre crainte que ce texte, dans l'ensemble, puisse être perçu comme relativement protectionniste économiquement parlant.

Peut-être, puisque nous semblons, être d'accord sur certains éléments, prévoir quelques secteurs spécifiques qui mettrons effectivement une forme de protectionnisme, sinon de favoritisme en avant. L'Empire l'a justement avancé, la technologie et les semi-conducteurs en font partie. Vous l'avez vous-même avancée, l'industrie de défense est primordiale pour Teyla sans pour autant pouvoir être autosuffisante. En ce sens, quelques priorités pourraient être données sur des secteurs clés comme l'informatique, les microprocesseurs ou encore le spatial. C'est, à mon sens, une idée qui semblait ressortir de nombreuses discussions ayant eu cours dans différentes instances de cette organisation.

Pour clarifier ma pensée et les positions tanskiennes initiales, la proposition nordiste, corrigez moi Monsieur Carilac si j'ai mal compris votre intention, s'articule autour des axes suivants : la création d'un marché commun bénéficiant d'avantages douaniers et d'incitations, qu'il reste à définir, à la multiplication des échanges ; le renforcement des coopérations et des investissements communs dans des secteurs stratégiques tels que l'espace ou l'industrie de pointe ; l'instauration de mécanisme d'assistance économique et financière ; une politique économique tournée vers l'internationale via un régime de sanction commun.

Si les axes identifiés sont les bons, peut être pourrions nous segmentées nos discussions là dessus à partir des articles proposés par l'Empire du Nord. En ce sens, nous pourrions définir rapidement nos points d'accords et de désaccords selon les domaines et avancer dans les discussions, le tout avec une idée claire.
7789
Purot
Représentant teylais à l'Instance de Réflexion Économique Multilatérale, Valentin Corentin



Très estimés membres et collègues,

Je suis ici devant vous, car nous avions parlé, il y a quelque temps, d'un accord à bâtir pour reconstruire le Wanmiri, une nation durement touchée par une catastrophe naturelle de nature volcanique. Permettez-moi de vous présenter le projet que propose le Royaume de Teyla à l'Organisation des Nations Démocratiques et au Wanmiri si nous avons l'accord des membres. Tout d'abord le projet que nous avons voulu bâtir est un texte, un accord qui répond aux valeurs de l'Organisation des Nations Démocratiques. La démocratie, la paix, la justice sociale et au sens premier du terme. La catastrophe naturelle d'origine volcanique expose plusieurs problèmes majeurs dans le cadre de la reconstruction pour le Wanmiri. Le premier de tous est l'extrême pauvreté du pays et de ses habitants et l'échec de l'état central à faire face à cette pauvreté, mais aussi de pouvoir dicter des normes, des conditions pour la reconstruction. Le pouvoir est quelque peu impuissant face à la situation, il faut dire qu'il n'a pas des leviers énormes sur lesquels il peut s'appuyer. C'est ce qui est ressortie des discussions que nous avons eues avec les Organisations non gouvernementales, les associations et les politiques souvent locaux sur place. En outre, nous avons aussi étudié les rapports parlementaires et les discussions au Parlement du Wanmiri pour sortir le meilleur accord possible et qui, je pense, devrait correspondre au gouvernement Wanmirien.

Nous avons observé que le principal problème est avant tout les habitations. La reconstruction s'est faite vraisemblablement dans la précipitation et sans l'aide de l'état central et même régional. Il ne faut pas voir une situation de bidonville, cela serait une fausse impression de la situation. Il faut voir une multitude d'habitations précaires en bambou et surtout exposées en cas d'une nouvelle éruption, ne changeant rien à la situation initiale. Les conséquences sont une fragilité de la population et son exposition aux risques naturels, mais aussi aux épidémies et maladies. Cette exposition aux maladies est renforcée par les problèmes alimentaires qui touchent le pays, des disettes, toutefois diminuée par un accord passé avec le Negreta Strana pour améliorer la sécurité alimentaire du pays.

Le traité proposé ci-dessous n'est qu'une version préliminaire qui sera étoffée selon les remarques des États membres présents, afin de déposer une motion au Conseil Général, dans le but de son adoption. Plus globalement, le Royaume de Teyla pense que ce traité de coopération et de reconstruction répond justement aux dynamiques locales et régionales. L'Organisation des Nations Démocratiques a très certainement une image neutre dans les populations nazuméennes. Il est clair que si cette reconstruction se passe dans les meilleures conditions, l'Organisation des Nations Démocratiques gagnerait en image et, par conséquent, nos États. Mais ici, ce n'est pas la considération première du Royaume de Teyla. La considération première n'est autre qu'humaniste face à la situation précaire de la population locale. Il est évident que ce traité peut et doit être étoffé en coopération avec les autorités wamiriennes.

auteur a écrit :
TRAITE DE COOPÉRATION INTERNATIONALE


Préambule :

L'Organisation des Nations Démocratiques et la République Démocratique du Wanmiri, conscients des enjeux économiques mondiaux, reconnaissant la dignité et les droits inaliénables comme fondements de la liberté, affirmant leur profond attachement à la démocratie, à la justice sociale et au respect des droits humains, ainsi qu'à la nécessité de promouvoir ces idéaux à travers leurs actions conjointes, préoccupés par les souffrances du peuple wanmirien suite à la catastrophe naturelle, convaincus que la coopération internationale est essentielle pour répondre efficacement aux défis qui se présentent devant la République Démocratique du Wanmiri et la communauté internationale, résolus à garantir une reconstruction permettant des conditions de vie décentes et respectant la dignité humaine, à améliorer les conditions de vie de ses citoyens, conscients que la reconstruction nécessite un engagement sincère, de long terme et fondé sur des principes de transparence, d'égalité et de participation citoyenne, se sont mis d'accord sur le présent traité.

Article I :
Les parties conviennent que la coopération entreprise par le présent traité comprend :

(1) Le renforcement de la coopération économique dans les différents secteurs économique, sanitaire et alimentaire en prenant en compte les réalités sociales, économique et diplomatique de toutes les parties, ainsi que le besoin d'une reconstruction transparente en lien avec les partenaires sociaux et les institutions politiques de la République Démocratique du Wanmiri.

(2) La tenue de réunions régulières entre les représentants de l'Organisation des Nations Démocratiques et les représentants politiques, diplomatiques de la République Démocratique du Wanmiri mais aussi des représentants des partenaires sociaux.

Titre I : De la Reconstruction

Article II :
(1) Les deux parties conviennent de la création de l'Observatoire Commun Administratif - OC. Les membres de l'OCA sont nommés par l'Organisation des Nations Démocratiques et la République Démocratique du Wanmiri, en conformité avec leurs législations internes respectives. Cette structure garantit une égalité entre les représentants de l'Organisation des Nations Démocratiques et ceux de la République Démocratique du Wanmiri. La présidence de l'OCA est tournante, changeant tous les six mois. Il est en charge des missions suivantes :

A - Examiner et évaluer les besoins économiques et nécessaires à la reconstruction des zones sinistrées, reconnues par le gouvernement de la République Démocratique du Wanmiri.

B - Examiner et évaluer les besoins d'assistance sur le plan sanitaire et alimentaire dans les zones sinistrées, reconnues par le gouvernement de la République Démocratique du Wanmiri ainsi que les besoins généraux et régionaux du pays sur ces deux sujets fondamentaux.

C - Assurer l'exécution et la mise en place efficaces des différents programmes décidés et exécutés dans le cadre du présent traité.

D - Négocier l'entrée des produits des états-membres de l'Organisation des Nations Démocratiques, ne répondant pas aux normes de la République Démocratique du Wanmiri pour répondre aux besoins présentés par l'Observatoire Commun d'Administration.

Article III :
(1) L'Organisation des Nations Démocratiques, sous réserve de l'Observatoire Commun Administratif, peut fournir une assistance directe :

A - L'achat auprès de tous les moyens d'approvisionnement, y compris gouvernementales, avec l'accord des gouvernements et des états-membres de l'Organisation des Nations Démocratiques et siégeant au Conseil Général de tout produit et marchandise jugée nécessaire à la réalisation du présent traité. Le terme marchandise comprend les matériaux, articles, fournitures et objets.

B - La donation, avec l'accord des gouvernements et des états-membres de l'Organisation des Nations Démocratiques et siégeant au Conseil Général, de tout produit et marchandise alimentaire et médicale jugée nécessaire à la réalisation du présent traité. L'agence de santé Wanmirien ainsi que le gouvernement Wanmirien sont en charge de soumettre les demandes de matériel.

C - L'organisation des moyens de livraisons avec l'accord des gouvernements et des états-membres de l'Organisation des Nations Démocratiques et siégeant au Conseil Général, de tout produit et marchandise, dont la demande fut effectuée par la République Démocratique du Wanmiri.

Article IV :
(1 ) L'Organisation des Nations Démocratiques peut fournir en assistance humaine :

A - Le déploiement d'équipes de secours composées de médecins, ingénieurs, et autres spécialistes nécessaires à la reconstruction et à l'assistance humanitaire dans les zones sinistrées. Ces équipes travailleront en étroite collaboration avec les autorités locales wanmiriennes pour assurer une réponse rapide et efficace.

B - La formation du personnel local en matière de gestion de crise et d'urgence et santé publique par des entreprises opérants dans les nations de l'Organisation des Nations Démocratiques. Pour les fonctions dites de services de publiques, les états s'engagent à envoyer le personnel nécessaire à la formation du personne local, afin de renforcer les compétences nationales et locales.

C - La formation de travailleurs locaux, quel que soit le niveau d'étude requis, visant à permettre la reconstruction des zones sinistrées situées en dehors des zones géographiques menacées par des dangers naturels. Cette reconstruction respectera les normes wamniriennes, sera capable de résister à des catastrophes naturelles, et répondra aux besoins de santé publique.


Les analyses sont faites en lisant les topiques du pays et des questions posées aux joueurs.
1614
Toujours dans la continuité des mises à niveau sécuritaire et dans un souci de compartimentation des informations, c'est une représentante sylvoise spécialement désignée pour les instances économiques qui se présenta à cette discussion : Éléana Galion. Elle combinait des études économiques avec une expérience dans l'administration sylvoise, le tout doublé d'une formation spécifiquement dédiée à son poste actuel pour la mettre à niveau. Elle était tout simplement aussi qualifiée que pouvait lui permettre les institutions sylvoises pour ce poste :

"Très chers, je vous épargnerais les courtoisies d'usage pour cette première séance à laquelle je représenterais le Duché de Sylva, pour directement aborder le cœur du sujet. La proposition teylaise répond actuellement à toutes les attentes que le Duché pourrait avoir, à savoir :
-Une aide concrète et efficace pour le Wanmiri, avec une vision globale sur le long terme intégrant une planification intelligente et avoir de réels résultats.
-Un respect de la souveraineté wanmirienne, considéré comme un acteur pleinement autonome et avec qui cette aide se fera d'égal à égal.
-L'intégration des intérêts de chacun des acteurs, avec la possibilité de contenter également les États membres de l'OND contribuant au projet pour stimuler leur propre activité économique tout en soutenant le Wanmiri.
-Renforcer notre collaboration avec le Wanmiri, en intégrant cette aide à une dynamique générale visant au rapprochement de l'OND avec lui, ouvrant de futures opportunités pour l'ensemble des secteurs économiques et diplomatiques en plus d'ouvrir la voie à une intégration du Wanmiri au sein de l'OND.
Dès lors et en toute logique, le Duché de Sylva n'a aucune recommandation supplémentaire à apporter sur la constitution de ce traité, qui répond aux besoins de chacun des acteurs impliqués."
1063
Rory Collins, représentant de Caratrad auprès de l'IREM, prit la parole à la suite de sa collègue sylvoise :

Je supplée aux propos de ma collègue sylvoise. Il est particulièrement bien pensé d'avoir songé à établir une réelle institution formalisant cette coopération future entre les membres de l'OND et le Wanmiri. Pour cela, et pour cette proposition qui satisfait à toutes les attentes que nous pouvions avoir, je remercie nos collègues teylais. J'ajouterai simplement que, une fois n'est pas coutume, la proximité d'un territoire ultramarin caratradais pourrait se révéler d'une grande aide : l'Yddaerirdwyrain n'est qu'à quelques centaines de kilomètres des côtes wanmiriennes, et, heureusement, n'a pas été touchée outre mesure par l'activité tectonique qui a touché le Wanmiri. Ce territoire pourrait donc servir de base arrière idéale pour tout ce qui est du stockage de matériel et de la rotation de personnels, si le besoin se présente. En tout les cas, mon gouvernement prendra, en accord avec les représentants de l'Assemblée législative d'Yddaerirdwyrain, des mesures pour accueillir du personnel, du matériel et si besoin est, des victimes nécessitant des soins médicaux spécifiques qui seraient indisponibles au Wanmiri.
Purot
Représentant teylais à l'Instance de Réflexion Économique Multilatérale, Valentin Corentin



Je vous remercie pour vos réponses. Le Royaume de Teyla dépose la motion suivante à cette instance de réflexion :

Motion mise au vote a écrit :A : L'Organisation des Nations Démocratiques, contacte à travers son Secrétaire générale pour informer la République du Wanmiri du présent traité et propose une rencontre diplomatique, dont les membres de l'Organisation des Nations Démocratiques élisent deux représentants. S'ensuit des négociations avec la République du Wanmiri, s'il en résulte un traité final, il est mis au vote au Conseil général.

B : L'Organisation des Nations Démocratiques, contacte à travers son Secrétaire générale pour informer la République du Wanmiri du présent traité et propose une rencontre diplomatique, dont tous les membres de l'Organisation des Nations Démocratiques sont représenté. S'ensuit des négociations avec la République du Wanmiri, s'il en résulte un traité final, il est mis au vote au Conseil général.

C : Rejet du présent traité.
C'est tout naturellement que Caratrad vote en faveur de la proposition A. Nous suggérons comme représentants le Secrétaire Général, Jean Louis Gaudion, ainsi que M. Corentin ici présent.
"Le Duché de Sylva partage le vote de notre homologue caratradais, concernant la proposition A mais également les représentants les plus adaptés pour cette rencontre, Jean Louis Gaudion et monsieur Corentin."
L'Empire partage l'avis de Sylva et Caratrad et apporte son vote a la proposition A.
La République Fédérale de Tanska partage les opinions des autres pays membres et valide la proposition A pour une réunion avec deux représentants de l'Organisation.
Purot
Représentant teylais à l'Instance de Réflexion Économique Multilatérale, Valentin Corentin



Le Royaume de Teyla vote pour l'option A.
13039
Une nouvelle réunion fut initiée dans l'Instance de Réflexion Économique par le Duché de Sylva, cette fois-ci sur une question industrielle stratégique : la production de micropuces. Il s'agissait d'un domaine extrêmement complexe qui se scindait en une succession d'étapes nécessitant chacune un haut degré d'expertise, de précisions et d'outils de hautes technologies. Les membres de l'OND fonctionnaient jusqu'à présent avec une relative souveraineté ONDienne en mettant à profit les expertises de chacun selon des ententes informelles, répondant davantage au libre marché qui avait laissé les entreprises de chacun trouver fournisseurs et clients chez les partenaires de confiance.
Mais cette main invisible sur laquelle reposait jusqu'à présent ce secteur stratégique, indispensable à toutes nations civilisées souhaitant un niveau de confort contemporain, et donc, des micropuces fortement miniaturisées, souffrait de quelques limites et ne permettait pas aux membres de l'OND d'exprimer leur plein potentiel.

C'était là le cœur de cette discussion initié par Éléana Galion, représentante économique du Duché de Sylva au sein de l'OND et plus précisément de l'IRE. Il y avait un objectif très clair de transformer ces échanges limités et désorganisés en une véritable machine industrielle internationale capable de s'imposer sur le marché mondial des micropuces et assurer une production quantitative et qualitative au-delà de toutes concurrences. S'il n'était aucunement certain de pouvoir assurer une distribution intéressante auprès des superpuissances, d'autant plus quand elles intègrent déjà des alliances économico-industrielles, c'était là une porte d'entrée pour approvisionner les pays d'importance moindre et assurer un soft power massif de l'OND à l'étranger. C'est ainsi que Éléana Galion aborda ces points :

"Excellences, chers confrères de l'OND, c'est avec joie et un enthousiasme non dissimulé que le Duché de Sylva vous convie à une coopération technologique et industrielle encore inédite dans l'OND. Tel qu'indiqué dans le dossier préliminaire qui vous a été transmis avant cette réunion pour vous permettre une préparation optimale, le Duché de Sylva propose l'établissement d'une machine industrielle internationale entre les membres de l'OND pour nous imposer sur le marché des micropuces en produisant en quantité des micropuces de qualités supérieures. L'idée est d'arrêter de nous contenter de nos marchés intérieurs, mais de planifier une véritable hégémonie technologique et industrielle dans le domaine. Les objectifs assumés sont technologiques, économiques et politiques. Développer et exporter nos produits technologiques dans ce domaine contribueront à approvisionner en moyens et financer nos sociétés respectives pour alimenter de nouveaux projets toujours plus ambitieux. Cela permettra d'établir et creuser une avance pour devenir un véritable bloque industriel.

Pour ce faire, les diverses équipes des secteurs industriels sylvois se sont impliquées pour procéder à une enquête élargie des moyens et échanges établis à l'heure actuelle et proposer un ensemble de point pour rationaliser nos méthodes et étendre nos marchés.
Le premier point a évidemment été de définir l'ensemble des étapes nécessaires à la production de micropuces de qualités, et quels acteurs de l'OND y répondaient :
-Nous avons en début de chaîne les logiciels de conception et les modèles brevetés de briques utilisées pour automatiser la conception électronique des puces et de leur architecture. Les entreprises de Caratrad dominent cette étape au sein de l'OND.
-Vient ensuite la conception même des micropuces, de leur architecture, à partir des outils susnommés. Sont là en concurrence des entreprises de Caratrad et Sylva avant tout.
-Il y a après la production des « wafers », des feuilles de silicium servant de base pour les micropuces avant d'être usinées. Les industries de Sylva monopolisent ce secteur.
-Suit la production des équipements et outils dédiés à l'usinage et assemblage, typiquement les appareils de lithographie servant à modeler les wafers. Mais ce n'est là qu'un instrument parmi la cinquantaine nécessaire pour cela. Les industries de Tanska et Caratrad sont très bien représentées à ce niveau, même si l'ensemble des membres de l'OND compte des acteurs importants à un moindre degré.
-La production des wafers, matériaux et bases et outils d'usinages permettent naturellement l'étape suivante, à savoir la fabrication des semi-conducteurs et l'usinage des wafers. Les acteurs les plus notables sont des usines tanskiennes.
-Il faut savoir que des travaux de recherche et développement interviennent sur les étapes de conception et production des micropuces. Ce sont là aussi une très large quantité d'entreprises qui sont impliquées, mais on les retrouve majoritairement dans l'Empire du Nord et Tanska.
-L'assemblage, le contrôle qualité et l'emballage constituent l'avant-dernière étape, dans laquelle aucune entreprise présente dans l'OND n'est particulièrement représentée. Je reviendrais sur ce point, mais il faut savoir qu'il est tout aussi stratégique que les précédents. Les tests vérifiant le bon fonctionnement des micropuces et la gestion de leur assemblage sont des étapes délicates relevant d'une certaine expertise et savoir-faire.
-Et enfin, vient la distribution et l'implantation des micropuces dans les produits finis : électroménagers, multimédias, informatiques. Ce sont là des industries de l'Empire du Nord et de Zéla... de la Confédération Zélandienne qui sont impliquées à ce stade.

Cette analyse préliminaire met en avant l'extrême diversité des expertises des différents acteurs économiques et industriels de l'OND, mais révèle également un manquement à une étape cruciale, à savoir l'assemblage, contrôle qualité et emballage, obligeant à sous-traiter ces protocoles à l'étranger. Nous estimons que l'établissement d'une véritable hégémonie industrielle de l'OND dans l'électronique et la production de micropuces exigent un travail pour combler ces lacunes.

Un second point plus important encore à relever est le degré de simplification de la présentation faite des différentes étapes. Si nous pouvons en effet les regrouper en huit domaines d'activités, le simple exemple de la production de la cinquantaine d'outils d'usinages nécessaires pour la production et fonderie démontre l'extrême complexité de cette chaîne d'approvisionnement. Cela met d'autant plus en évidence que nous ne sommes pas encore en mesure d'établir une « autarcie électronique » au sein de l'OND faute de maîtrise de certaines sous-étapes vitales, malgré le haut degré d'implication d'acteurs de l'OND dans certains desdites étapes.

C'est pourquoi nous aborderons maintenant les grandes questions sur lesquelles il faudra discuter. Il convient en premier lieu de clairement définir nos objectifs. Si le Duché est très volontaire à établir une véritable hégémonie dans le domaine, cette ambition ne pourra être mise en application sans l'implication active de tous les membres de l'OND. Peut-être que pour diverses raisons politiques et économiques, certains membres préféreront se contenter d'une simple autarcie de l'OND sans volonté d'exportation massive, ou réciproquement, de ne pas nécessairement accéder à une autarcie au sein de l'OND mais une véritable importance dans certains points clés. En résumé, sur quels objectifs pouvons-nous nous entendre et quelles seraient nos cibles ?
Je me permettrai de justifier de tels objectifs en commençant par l'autarcie. Ce point-là sera le plus simple à justifier : le monde connaît une accélération massive des technologies et de la consommation, avec des besoins qui explosent sur les plans quantitatifs et qualitatifs. Ces évolutions se font dans des contextes de tension avec une OND qui rencontre toujours plus d'opposition (nous pensons à la Loduarie, exemple le plus criant dans tous les sens du terme, mais il y en a d'autres plus insidieuses). Face à des flux toujours plus tendus, il devient vital pour la souveraineté des membres de l'OND que nous soyons aptes à assurer l'ensemble des différentes étapes de l'approvisionnement en micropuces.
Pour ce qui est de l'ambition d'hégémonie dans le domaine, au-delà des objectifs purement lucratifs, il s'agirait d'établir un véritable soft power en faisant orbiter autour de l'OND l'ensemble des nations pas nécessairement alignées et ne disposant pas d'approvisionnement particulier sur ces produits de haute technologie. Comme dit, nous sommes dans un contexte de tensions latentes et devons nous appuyer sur tous les leviers disponibles pour consolider les rapprochements avec les partenaires potentiels, ou au moins, dissuader d'une opposition trop franche en devenant un acteur suffisamment indispensable. J'insiste, mais la maîtrise de l'approvisionnement des micropuces permet un contrôle important non seulement sur les clients directs, mais aussi sur les clients de nos clients. Si un pays doit se fournir en produit finit, approvisionné par un second pays nécessitant nos puces électroniques pour équiper les machineries fabriquant les produits finis requis par le premier pays, alors ledit premier pays aura une dépendance indirecte à l'approvisionnement par l'OND.

Puisque la définition de nos objectifs et cibles visées est abordée, je me permettrais d'appliquer le principe des quatre T (Task, Target, Threat and Tactic) pour évoquer la question des menaces avant celle des axes de réflexion selon Sylva des tactiques (ou plutôt des stratégies) employables. L'OND, depuis sa fondation et croissance fulgurante, a attiré beaucoup d'attention et d'opposition. Il n'y a aucun doute qu'une volonté assumée d'hégémonie industrielle sur ce plan-là provoquera des réactions à nouveau et fera jouer la concurrence du libre marché à l'international. Nous voyons ainsi trois axes de menaces qui concurrenceraient cet objectif d'hégémonie tel qu'ambitionné par le Duché (nous avons conscience qu'encore aucun autre acteur de l'OND n'a exprimé partager cet état final recherché). Le premier est évidemment l'ONC, qui compte plusieurs géants industriels et technologiques avec des liens commerciaux déjà très développés. Une industrie des micropuces est déjà solidement implantée auprès d'eux selon un équilibre déjà éprouvé.
Vient ensuite le Grand Kah et plus généralement les ensembles communistes du globe qui se sont pris en grippe avec l'OND. Ce seront des marchés assez peu sensibles aux offres de l'OND qui chercheront sans aucun doute à mettre en place leurs propres alternatives et coopérations. Si leur gestion de ce secteur n'est pas un problème du moment qu'elle reste cloisonnée à leur industrie, nous pouvons craindre qu'ils chercheront à nous concurrencer sur l'approvisionnement des nations que nous ciblerons. Et enfin, dernier adversaire et sur ce plan le moins dangereux selon nous : Velsna. Si le pays est géant économique, elle compte essentiellement sur le tertiaire, avec un secteur secondaire ne s'étant pas notablement illustré dans l'électronique. Ajoutons à cela un manque de coopérations à l'international qui pourrait en faire un concurrent solide ni des investissements marqués dans la R&D.

Maintenant que sont abordées les questions des objectifs, cibles et menaces, il reste les propositions de stratégies à adopter soumises par le Duché. Par souci de clarté, nous ne discuterons peut-être pas immédiatement de ce point-là, chose vaine tant que nous ne serons pas préalablement d'accord sur nos objectifs, mais lesdites stratégies précocement proposées restent disponibles dans les annexes que je vous ai fait parvenir avant le début de cette rencontre. Ainsi, estimés homologues, j'attends vos retours sur les états finaux recherchés par vos nations."


Les documents parvenus aux autres représentants de l'OND incluaient en effet un résumé et plusieurs annexes détaillées des axes stratégiques proposés. Se trouvait en premier lieu un travail de coopération entre les entreprises et ministères de l'Économie de chaque pays pour distinguer dans les moindres détails l'ensemble des sous-étapes pour définir les besoins. Une fois connus les points à répondre, pourront être partagées les tâches entre les différents acteurs industriels de l'OND selon les moyens les plus adaptés : entente prédéfinie, concours ou mise en concurrence libérale selon les préférences politiques de chacun.

Était toutefois très clairement indiquée une préférence du Duché de Sylva pour un travail de planification au moins à un certain degré, ne serait ce que pour définir des objectifs nationaux dirigés via des appels d'offre à des sociétés privées, le tout aidé de subventions ou défiscalisation pour les industries concernées pour stimuler leurs investissements.
Le Duché proposait pareillement d'encourager à la coopération les entreprises nationales pour cumuler les moyens disponibles, plutôt que de bêtes mises en concurrence qui amèneraient à dupliquer des travaux de recherche, là où un partage des expériences éviteraient les redondances dans les études et équipes. Là encore, serait nécessaire de s'entendre sur le partage des tâches en fonction des intérêts et affinités de chaque État impliqué.

Et une fois clairement définie la répartition des (nombreuses) tâches, viendrait la mise en application d'un tel projet avec une certaine autonomie ou centralisation à définir. Le Duché préférait cette fois-ci dans le document soumis une centralisation hybride : si les tâches seraient très distinctement partagées et les objectifs définis après une concertation et planification centralisée, les missions seraient appliquées par les échelons inférieurs avec une certaine autonomie pour réduire les lourdeurs administratives et permettre un fonctionnement plus organique, réactif et adaptatif, en plus de ne pas entraver la souveraineté de chaque État impliqué.

N'était pas exclu la constitution d'un véritable organisme supranational au sein de l'OND pour gérer, voir centraliser l'intégralité du fonctionnement d'une telle super-industrie en coordination la gestion de l'ensemble des acteurs, mais le Duché de Sylva craignait très clairement qu'un tel géant établis du jour au lendemain s'effondrerait sous son poids face aux contraintes de mettre en relation étroite à un tel degré tant d’échelons différents avec les contraintes impliquées (géographiques, différences de culture du travail, du management, de l'organisation ou encore de l'entreprise...).

Ces points-ci restaient toutefois pour un second temps et à l'unique condition que l'ensemble des acteurs de l'OND partagent l'enthousiasme du Duché pour une telle entreprise. D'autres points étaient encore plus précocement étudiés dans ces annexes, tel que l'implication de nations hors OND pour certains points clés auxquels ne voulaient pas répondre les membres pour divers facteurs (trop peu de valeur ajouté, manque de compétitivité, retard de savoir faire trop important, manque d'intégration dans l'économie...).
Haut de page