23/06/2018
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Assemblé nationale

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Présentation de l’assemblé nationale


L'Assemblée Nationale de Rasken est le lieu ou se rassemblent tout les député du pays afin de voter les lois, il est le siège législatif de l’empire ou sont débattu les différent projet de lois visant à améliorer Rasken.

Comme dis plus haut, l’assemblée nationale est le lieux ou sont voté les loi, mais son rôle ne se limite pas à ça. Elle est aussi chargé de la modification ainsi que de l’abrogation des lois. Elle est le le lieux ou les intérêt du peuple Raskenois sont représenté.

Le fonctionnement de l’assemblé est simple, les travaux sont organisé autour de sessions d’une durée généralement définie à l’avance. Pendant les sessions, les député examinent et débattent des différente proposition de loi. En résumée, il supervise l’action du gouvernement.

L’ambiance au sein de l’assemblé est la plupart du temps très animé, cela est du grâce à la diversité des opinion politique de l’ensemble des députés. La prise de décision finale si oui ou non la loi est voté est soumise à un vote de l’ensemble des député ainsi que de l’Empereur.

Composition :

L'Assemblée Nationale est composée de 400 sièges, représentant une diversité de régions, de cultures et d'opinions à travers l'Empire ainsi que de l’Empereur marquant le pouvoir impériale.

Fonctionnement :

Les députées de l'Assemblée Nationale sont des représentant élu par le peuple, ceci ont le pouvoir de proposer des loi, d’en modifier des existante ainsi que d’en supprimer. Les différente proposition trouve leur source dans les différente préoccupation du pays ainsi que pour répondre à des enjeux nationaux.

L’Empereur quand à lui dispose de toute les droit dont dispose un député. Pour ne pas que son vote dicte les actes de l’assemblée mais aussi que celui ci dispose d’un certain pouvoir afin de faire avancer des projet de lois sur des sujet important il a était décidé que son vote compte pour 20 % du totale. Cette décision est la pour symboliser la présence impériale dans le processus législatif tout en préservant un gouvernement démocratique.

La différence entre l'Empereur est les députées est que celui ci na pas le droit d’avoir ou de diriger son propre partie. Cette mesure vise à assurer l'indépendance des partis politiques et à éviter toute forme de favoritisme.


Élections :

Les députées de l'Assemblée Nationale sont élus au suffrage universel. Les élections ont lieu à intervalles réguliers tout les 5 ans afin de donner au peuple Raskenois la possibilité de s’exprimer sur la politique de l’empire en choisissant ses représentant.


Rôles et Responsabilités :

L'Assemblée est chargée de créer, modifier et abroger les lois. Les débats et les discussions y sont intenses, reflétant la richesse du débat démocratique.

Elle exerce également une fonction de contrôle sur l'exécutif, en examinant ses actions, en posant des questions et en exigeant des comptes.

Les membres de l'Assemblée sont les représentants du peuple, portant la voix et les préoccupations de ceux qui les ont élus.


Présentation politique



Parti de l'Unité Raskenoise :

Le PUR, ou Parti de l’Unité Raskenoise, a été fondé en 1970. Il est traditionnellement catégorisé à droite en raison de sa position plutôt capitaliste ainsi que de sa promotion de la réussite au mérite. Le parti vise également à transcender les clivages régionaux et culturels pour forger une identité commune forte afin d'éviter les futurs conflits internes. Bien qu'il prône la réussite au mérite, le PUR soutient également des politiques visant à réduire les disparités sociales et économiques pour que chaque citoyen puisse accéder à des opportunités. Bien que beaucoup plus modéré que le PSD et le MNR, le PUR soutient également la préférence nationale ainsi que la préservation du patrimoine culturel Raskenois. Sur le plan économique, le PUR promeut l'innovation et le développement durable pour stimuler la croissance économique.

Parti pour la Sécurité et la Défense :

Le PSD, ou Parti pour la Sécurité et la Défense, voit le jour en 1985 et est traditionnellement catégorisé comme parti d’extrême droite. Le PSD considère la sécurité nationale comme sa priorité numéro un. Il cherche à garantir l’intégrité des frontières, la stabilité intérieure et la résilience face aux menaces. Le PSD est également favorable à une application rigoureuse des lois et au maintien de l'ordre pour assurer la paix sociale et la protection des citoyens.

Mouvement Nationaliste de la Reconstruction :

Le MNR, ou Mouvement Nationaliste de la Reconstruction, voit le jour en 2009 et est également catégorisé comme parti d’extrême droite, tout comme le PSD. Le MNR a pour objectif la fierté nationale, l’unité et la préservation des valeurs culturelles Raskenoises. Fondé dans une période de guerre civile, le MNR consacre son discours à la reconstruction de la nation, mettant l'accent sur la revitalisation économique, la stabilité politique et la restauration de l'identité nationale.

Alliance Libérale pour la Liberté :

L’ALL, ou Alliance Libérale pour la Liberté, voit le jour en 1948. Il est catégorisé comme un parti de droite ultralibéral. L’ALF défend ardemment la liberté individuelle, les droits fondamentaux de chaque citoyen, et s'oppose à toute intrusion excessive de l'État dans la vie privée. Le parti soutient une économie de marché libre et compétitive, estimant que la croissance économique découle de l'initiative privée et de l'entrepreneuriat. L'ALF plaide pour la réduction du rôle de l'État dans l'économie et les affaires personnelles, favorisant une approche plus légère de la régulation.

Parti de l'Écologie et du Développement Durable :

Le PE2D, ou Parti de l'Écologie et du Développement Durable, voit le jour en 1980. C’est un parti qui se décrit comme sans étiquette politique, s’alliant avec n’importe quel parti pour des projets de lois s'ils défendent l'environnement. Le PE2D a comme cheval de bataille la protection de l'environnement, défendant une approche intégrant la conservation des écosystèmes, la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Bien que le parti place l’environnement au centre de son discours, il reconnaît l'importance de l’économie et vise un équilibre entre prospérité économique et responsabilité écologique.

Front Populaire pour la Justice Sociale :

Le FPJS, ou Front Populaire pour la Justice Sociale, voit le jour en 1956. C’est un parti catégorisé à gauche, ayant pour objectif la justice sociale. Il s'engage à lutter contre les inégalités économiques, sociales et politiques.



Parti pour l'Indépendance d'Adeon :

Le PIA milite fermement pour l'indépendance d'Adeon en tant qu'entité politique distincte. Il fut interdit en 2009


Voici l'évolution de la composition de l'Assemblée nationale, la dernière élection ayant eu lieu le 2 octobre 2011 elle fut reporté de un an à cause de la guerre civile.
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Séance du 29 juin 2012 sur la sortie du pays de l’UMT


L'assemblée débuta à 10h du matin.


Stanislav Schützenberger (Empereur de Rasken) – Chers députés, aujourd'hui, si je me tiens devant vous, c'est pour vous proposer un projet de loi visant à entamer les procédures pour sortir de l'UMT.

Si je vous demande d'approuver ce projet de loi, c'est pour plusieurs raisons.

Premièrement, l'UMT a une très mauvaise réputation à l'international, ce qui handicape de plus en plus notre pays.

Ensuite, cette alliance, bien que son objectif initial fût d'assurer la souveraineté de chaque État membre, nous empêche de nouer des alliances avec d'autres pays non membres, entravant ainsi la souveraineté des États.

Mais il y a pire encore. Chers députés, l'UMT n'est plus que l'ombre d'elle-même. D'alliance active et pleine d'énergie, elle est devenue un regroupement de nations qui ne communiquent presque plus entre elles. Cette alliance tombe littéralement en lambeaux, et la sortie de l’Aquitagne ne fait que renforcer mes propos et mes convictions selon lesquelles sortir de cette alliance serait plus bénéfique que dangereux pour nous. En effet, l’UMT est devenue un géant aux pieds d'argile, fort sur le papier, mais en réalité, nous ne pouvons pas compter sur cette force pour notre défense.


Après ce discours, l’Empereur alla s’asseoir dans son siège et laissa les députés débattre entre eux.

Les débats se déroulèrent dans le calme, bien que légèrement mouvementés quand le MNR prit la parole. En tout, les discussions durèrent 6 heures avant que le vote ne commence.




Président de l’Assemblée – Avec un résultat de 84,2 % en faveur du oui, le projet de loi visant à entamer les procédures pour sortir de l’UMT est approuvé par l’assemblée.
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Séance du 2 janvier 2011 sur la modification des prélèvement des bénéfice de l’entreprise public Apex Energy


L'assemblée a débuté à 10h du matin.

Ce projet de loi, porté par le PE2D, consiste en la modification des prélèvements des bénéfices de l'entreprise publique Apex Energy.



Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à la députée Catharina Lerch du groupe PE2D.
Catharina Lerch (PE2D) – Merci, cher collègue. Comme vous le savez, le pétrole est une ressource non renouvelable, en plus d'être polluante. Mais il faut tout de même lui reconnaître des qualités, c'est une formidable réserve d'énergie et elle est facile à transporter, des avantages qui expliquent l'addiction que le monde lui porte.

Et cette formidable réserve d'énergie, Rasken en déborde. Les récentes découvertes du plateau de Crystal ont propulsé Rasken à la première place des pays en termes de réserve. Bien que je fasse partie d'un parti politique qui a l'écologie à cœur, moi et mes collègues savons pertinemment qu'il serait absurde de ne pas profiter de cette ressource dont notre pays déborde.
La gestion de ces vastes réserves a été confiée à l'entreprise publique Apex Energy.

Ce graphique que vous voyez derrière moi représente le chiffre d'affaires d'Apex avant 2010.


Et maintenant voici les prévisions pour le futur.


Comme vous pouvez le voir, la découverte et la mise en exploitation des vastes ressources du plateau de Crystal ont fait plus que tripler le chiffre d'affaires de l'entreprise, approchant les 300 milliards par an à l'horizon 2016.

Le projet de loi porté par mon parti consiste en trois points :

Premièrement, la trésorerie de l'entreprise.

Nous savons qu'Apex est importante pour le pays, c'est pourquoi nous voulons établir que tant que la trésorerie de l'entreprise est en dessous des 200 milliards, la majorité des bénéfices (80%) lui reviendra le reste étant pour l'état, au-dessus de ces 200 milliards seulement 10 % des bénéfices lui reviendront.

Deuxièmement, les bénéfices qui reviennent à l'État.

Une fois que la trésorerie de l'entreprise dépasse les 200 milliards, 30 % des bénéfices reviennent à l'État, ce qui permettra de créer un revenu stable, pouvant servir pour des projets sociaux ou de développement.

Troisièmement, la création d'un fonds souverain.

Étant donné que les revenus du pétrole ne sont pas éternels, nous sommes pour la création d'un fonds souverain dans lequel 60 % des bénéfices d'Apex iront, ce qui permettrait, par exemple, d'avoir 3700 milliards en réserve à l'horizon 2030. La création de ce fond souverain servirait à préparer l'après-pétrole ainsi qu'à investir dans une économie plus respectueuse de l'environnement.

Merci de m'avoir écouté.



Catharina Lerch descendit de l'estrade et laissa le président de l'assemblée reprendre la parole.



Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Bien, la parole est au PSD.
Julian König (PSD) – Pourquoi voulez-vous investir dans l'économie du futur alors qu'il n'y aura peut-être pas de futur, la guerre en Okaristan, la Loduarie qui pointe le bout de son nez, la Tcharnovie instable à côté, Rasken ne doit pas investir dans le futur, mais dans son armée pour qu'il y ait un futur.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Bien, la parole est au MNR.
Adam Egger (MNR) – Je rejoindrais mon collègue du PSD sur certains points. Cet argent ne doit pas être utilisé plus tard, mais maintenant. Les dégâts de la guerre civile sont encore visibles, il faut utiliser cet argent maintenant pour reconstruire le pays.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Bien, la parole est au FPJS.
Yana Ruda (FPJS) – Défense, sécurité, patrie, vous n'avez que ces mots à la bouche, vous du PSD, le MNR, vous n'êtes pas loin aussi. Des gens souffrent et vous, vous voulez augmenter les dépenses militaires ? Vous n'êtes pas sérieux, j'espère ? Nous pouvons faire plus pour les autres, augmenter les aides, réduire les taxes, accueillir des réfugiés, etc. Vous n'avez aucune humanité.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Madame Ruda, je vous prierais de vous calmer.

Yana Ruda (FPJS) – Vous n'êtes pas humain.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Madame Ruda !! Il y aura des sanctions si vous continuez.

Yana Ruda (FPJS) – …

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Bien, la parole est au PUR.

Friedrich Hagel (PUR) – Merci, madame Ruda, je vous prierais de ne plus faire ça à l'avenir.

Yana Ruda (FPJS) – Mais pour qui vous prenez-vous, vous qui…

Friedrich Hagel (PUR) – Je vous prierais aussi de ne pas m'interrompre quand je m'exprime.

Yana Ruda (FPJS) – …

Friedrich Hagel (PUR) – Je reviens où j'en étais avant que vous ne me coupiez.

Je vous prierais de ne plus faire ça à l'avenir quand vous agissez de la sorte, vous n'insultez pas seulement la personne, mais aussi les 22 % d'électeurs qui ont voté pour. Que vous ayez des idées différentes ne me dérange pas, c'est le but de la démocratie, mais je ne tolère pas que vous affichiez comme ça votre mépris pour 22 % de la population raskenoise.

Même si nous ne sommes pas le PSD, nous partageons quand même certains points de vue et inquiétudes, l'embrasement de l'Okaristan nous le rappelle que trop bien. Vous voulez aider le peuple et accueillir des réfugiés, c'est bien ça ? Comment comptez-vous vous y prendre si le pays est en ruine, car notre armée n'aura pas été capable de nous protéger car on l'aura délaissée. Bien sûr, je ne dis pas qu'il faut investir tout ce que l'on a dans notre armée, il faut un juste milieu.

De plus, si on vous écoute, on dirait que Rasken est un pays du tiers monde avec 15 % de chômage et une inflation à trois chiffres. Arrêtez un peu, vous voulez ? Rasken n'est pas parfait, mais c'est un pays où il fait bon vivre, peu de chômage, peu d'inflation, un système de santé qui marche.

Et je tiendrais aussi à vous dire que cette immigration incontrôlée que vous prônez pour sauver ces réfugiés est précisément ce qui a provoqué la guerre civile de 2009. Qu'il y ait de l'immigration ne pose pas de problème tant qu'elle est contrôlée et que les nouveaux arrivants s'intègrent. Vous voulez un pays multiculturel ? Allez en Tcharnovie, c'est le paradis.



Le débat a continué pendant 2 heures avant que le temps du vote ne vienne.





Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s'affichent sur l'écran et avec un résultat de 83,6 %, la loi est votée.

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Séance du 27 juillet 2012 sur l’expérimentation des Hight Speed Line pour désengorger les autoroute standards


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.

Ce projet de loi vise à expérimenter les HSL ou High Speed Lines sur certains tronçons d’autoroute.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Josef Rainer du groupe ALF.

Josef Rainer – Merci, chers collègues. Depuis que l’industrie automobile existe, elle est une source de liberté individuelle, permettant de se déplacer sur des distances encore jamais vues. Là où, en 1800, un Raskenois parcourait difficilement plus de 5 km par jour, aujourd’hui, il peut facilement dépasser les 40 km, et ceci est dû en grande partie à la voiture.
Notre industrie automobile se porte bien, mais notre réseau routier commence à arriver à saturation. Alors qu’en 2000, l’encombrement des routes était d’environ 10 % selon le ministère des Transports, il frôle maintenant les 25 %. Pour éviter que cela ne s’aggrave encore plus, nous devons entreprendre d'urgence des travaux de modernisation. Nous aimerions également proposer la mise en place de HSL ou High Speed Lines sur les autoroutes. Celles-ci permettraient, en contrepartie d’un abonnement, d'avoir accès à des voies de circulation supplémentaires où la vitesse maximale ne serait pas de 150 km/h comme sur les autoroutes classiques, mais de 250 km/h. Cela permettrait en plus de désengorger les axes principaux et d'arriver plus rapidement à une destination souhaitée.

Étant donné que les voitures sur le marché Raskenois disposent de moteurs relativement bien dimensionnés, cette vitesse de 250 km/h sera atteignable pour la majorité des véhicules.

Merci de m’avoir écouté.


Josef Rainer descendit de l'estrade et laissa le président de l'assemblée reprendre la parole.


Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au PE2D.

Petro Novikov (PE2D) – Bon, je pense que vous savez ce que moi et mon groupe parlementaire en pensons : que l’on lance la modernisation et l’extension du réseau routier, oui, mais que l’on en profite pour brûler toujours plus de carburant, non. Ce n’est pas parce que Rasken dispose d'immenses ressources pétrolières qu’il faut en consommer toujours plus. Déjà pour des raisons écologiques, l’automobile Raskenoise est caractérisée par des véhicules lourds avec de gros moteurs qui consomment déjà, en temps normal, de grandes quantités de carburant. Alors si en plus on augmente la vitesse maximale, je ne vous dis pas. Deuxièmement, oui, Rasken dispose de grandes ressources pétrolières, mais ce n’est pas une raison pour en consommer abondamment plus. Ce n’est pas parce que nous avons 250 milliards de barils en réserve qu’il faut en consommer 5 par an.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – C’est maintenant au tour du FPJS de prendre la parole.

Xaver Breuer (FPJS) – Je rejoins mon collègue du PE2D sur la question de l’écologie, mais moi c’est d’autre chose que je voudrais parler. Vous dites que les High Speed Lines seraient accessibles contre un abonnement. Pour moi, c’est juste un moyen bon pour créer des inégalités entre les riches et les habitants plus défavorisés. À titre personnel, je suis déjà contre, pour des raisons écologiques, mais ce point-là m’oriente encore plus vers un refus.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Le PUR a la parole.

Ivanna Kalinichenko – Je suis en partie d’accord avec les élus du PE2D en ce qui concerne l’écologie. C’est pour cela que mon parti mise sur les carburants de synthèse. En revanche, je ne suis pas du tout d’accord avec monsieur Breuer. Vous parlez comme si cet abonnement allait coûter 2000 euros, alors qu’il coûtera sûrement entre 50 et 100 euros par mois, ce qui est à la portée de la grande majorité de nos concitoyens. À titre personnel, je suis favorable, non pas à ce projet, mais à son expérimentation pour une durée limitée, disons par exemple de 6 mois. Au-delà de cette période de test, nous constaterons les résultats. Si un désengorgement des autoroutes est effectivement constaté, alors nous pourrons l’implémenter dans la durée.


Le débat continua pendant des heures avant que le temps du vote ne vienne.



Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s'affichent sur l'écran, et avec l’absence des députés du MNR et du PSD, le résultat est de 93,38 % en faveur du oui. La loi sur l’expérimentation pour une durée de 6 mois des High Speed Lines est donc votée.
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Séance du 1er janvier 2015 sur le vote de la loi de programmation militaire 2015/2020


L'assemblée a débuté à 9 heures du matin.

Ce projet de loi porté par le gouvernement vise à déterminer les commande d’armement pour la période 2015/2020


Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au ministre des Armées, Monsieur Henry Moser.

Henry Moser (Ministre des Armées) – Je vous remercie, Monsieur Boll. Cher représentant du peuple Raskenois. De tout temps, l’armée et le complexe militaro-industriel ont toujours occupé une place importante, que ce soit dans la vie de notre pays, en le protégeant, ou dans son économie.

Vous n’êtes pas sans savoir que depuis quelques années, le matériel Raskenois s’exporte de mieux en mieux, preuve de sa qualité et de celle de nos ingénieurs, travaillant sans relâche jour après jour pour perfectionner leur matériel, lequel rivalise déjà dans certains domaines avec les superpuissances comme l’Alguarena. Grâce à ses nombreuses qualités, les commandes étrangères de matériel militaire Raskenois n’ont fait que croître d’année en année, devenant de facto une source de croissance pour notre économie.

Cependant, là où il y a croissance, il y a aussi chute, et pour nous, cette chute s’est matérialisée par un retour au réel des plus violents. Ce retour au réel a été provoqué par un seul petit événement : l’ultimatum de la Mährenie. Vous vous demandez peut-être pourquoi nous devrions craindre ce petit pays ? Il est vrai qu’il y a peu, l’armée Mährenienne pouvait prêter à sourire : 150 000 soldats, sous-équipés, très peu de motorisation et une armée de l’air inexistante. Mais si vous pensez cela, vous oubliez un léger détail : la Mährenie est soutenue par le Grand Kah et, depuis quelque temps, nous constatons des livraisons massives d’armement vers la Mährenie. Ces livraisons d’armes, couplées à cet ultimatum, nous ont rappelé que la région dans laquelle notre pays se trouve est tout sauf paisible, bien au contraire. Cela nous a fait prendre conscience que nous étions désespérément et ridiculement sous-armés.

Pour combler ce sous-armement désespérant, nous allons devoir investir plus que jamais dans notre armée. À vrai dire, doubler, voire tripler ce que nous avons réalisé durant les cinq années précédentes ne sera pas suffisant. La loi de programmation militaire 2015/2020 pourra vous sembler exagérée et déraisonnable, mais je peux vous assurer du contraire : cela est bien peu et n’est que le début. Comme l’a dit Sa Majesté Stanislav Schützenberger, la sécurité et la protection de nos citoyens ne sont et ne seront jamais secondaires et doivent toujours rester l’un des objectifs prioritaires de chaque gouvernement.

Voici maintenant la présentation de la loi de programmation militaire 2015/2020, qui est déclinée en deux versions, la première étant plus réaliste que la deuxième. Pour commencer, nous allons aborder l’armée de terre, dans un second temps, nous parlerons de l’armée de l’air, et pour finir, de la marine.


Le ministre des Armées se tut. Après cela, un écran s’alluma derrière lui, et il commença à présenter les différentes catégories de matériel ainsi que les possibles difficultés que les industriels allaient rencontrer.








Henry Moser (Ministre des Armées) – Je vous remercie de m’avoir écouté.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à Monsieur Julian König du Parti pour la Sécurité et la Défense (PSD).

Julian König (PSD) – Je vous remercie, Monsieur le Président. Bien, je ne vais pas y aller par quatre chemins : je salue l’initiative du gouvernement. Cependant, ce retour au réel violent que vous avez subi aurait pu être évité si vous aviez écouté mon parti. Cela fait des décennies que le PSD milite pour un renforcement massif de notre armée et de notre capacité à nous défendre. C’est pour cela que, même si nous trouvons que cela arrive un peu tard, nous soutenons votre initiative. Mais ce n’est pas parce que nous l’approuvons que nous sommes d’accord avec vous. Pour tout vous dire, cette "initiative", nous la trouvons beaucoup trop faible par rapport au défi auquel notre nation est confrontée. Ce sera tout.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Monsieur Breuer, vous avez la parole.

Xaver Breuer (FPJS) – Défense, armée, police, vous ne voulez pas changer de disque ? Cela fait 20 ans que vous nous promettez l’apocalypse. En jouant sur la peur de nos citoyens, vous arrivez tant bien que mal à faire passer votre agenda politique, et tout ça pour quel résultat ? De l’argent qui aurait pu servir à rendre la vie de nos citoyens plus paisible part dans une armée qui ne sert jamais. Pour moi, cela ressemble de plus en plus à un détournement de fonds, mais bref. Vous dites que ce que propose le gouvernement n’est pas suffisant ; vous plaisantez, j’espère ? Alors que notre pays dépense quasiment 25 milliards de slecks dans son armée, le gouvernement veut en rajouter 12, et pour vous, ce n’est pas suffisant ? Mais quand est-ce que vous serez satisfaits exactement ? Quand l’entièreté du PIB Raskenois passera dans l’armée ? Vous ne voulez pas protéger ce pays, vous voulez le mener à sa ruine. Ce que propose le gouvernement, c'est beaucoup, beaucoup trop d’argent qui ne sera pas investi ailleurs.

Julian König (PSD) – Mener le pays à sa ruine, détournement de fonds, jouer sur la peur… On voit bien que vous n’y connaissez rien, car quand on ne connaît pas un sujet, que fait-on ? On sort la boîte à insultes et on y va gaiement. Moi, je connais le sujet militaire ; j’ai fait cinq ans dans l’armée, je sais comment cela se passe et quelles difficultés nous rencontrons. Après, je ne peux pas vous en vouloir ; vous n’avez pas fait votre service militaire.

Vous trouvez que 12 milliards de slecks, c’est beaucoup ? Auriez-vous oublié que cette somme est à répartir sur cinq ans ? Cela ne fait "que" 2,5 milliards par an. Ce n’est pas une somme anodine, je le reconnais, mais nous sommes tout de même loin de la ruine du pays que vous annoncez. De plus, vous dites que ce que propose le gouvernement est beaucoup trop ; cela ne fait que renforcer mon idée que vous ne connaissez pas l’armée. Ce matériel cité par Monsieur Moser armera difficilement plus de 40 000 soldats.


Le débat continua pendant près d’une heure trente avant que le moment du vote ait lieu.



Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s'affichent sur l'écran, et avec 433 voix, le résultat est de 87,12 % en faveur du oui. La loi de programmation militaire 2015/2020 est donc votée.
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Séance du 24 mars 2015 sur l’implémentation d’une limitation des capacités d’exportations d’armements


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est a la député Aline Kluckhohn du groupe PSD .

Aline Kluckhohn – Merci, monsieur le président, chers collègues. Rasken a toujours été une nation très industrialisée et, à ce titre, notre industrie militaire a toujours été imposante. Cela a pu être vérifié depuis une dizaine d’années avec l’afflux de commandes militaires, que ce soit de la part de nos forces armées ou de l’étranger. Je pense notamment à la Grande République de Velsna, qui est devenue un client plus que régulier. La récompense de ces commandes est, bien entendu, une augmentation de notre économie. Bien, maintenant que j’ai raconté cette belle histoire, laissez-moi vous en exposer la fin tragique. Car comme toute situation avantageuse, il y a un revers de la médaille, et ce revers, c’est le ralentissement, voire l’arrêt total, à certains moments, de notre remilitarisation. En temps de paix, cela n’aurait pas énormément de conséquences. Malheureusement, la paix n’est pas un luxe que nous pouvons nous permettre, entre la Mahrénie, soutenue par le Kah qui réveille son impérialisme, et l’Hotsaline, qui cherche à asservir notre population du Gradenbourg. Enfin bref, les menaces sont nombreuses et, jusqu’à présent, notre industrie militaire a plus servi à alimenter le marché international qu’à garantir notre sécurité. La proposition de loi portée par mon parti viserait à remédier à cette urgence. L’objectif serait de limiter nos capacités d’exportation d’armement à, par exemple, 75 %, c’est-à-dire que 75 % de nos usines serviraient à produire de l’armement pour notre propre défense et les 25 % restants pour l’exportation. Ce seuil pourrait être abaissé à 50 % en temps de paix. Ce compromis est, pour mon parti et moi-même, un parfait équilibre entre le renforcement de nos capacités de défense et les ventes. Bien entendu, ce compromis serait effectif une fois les commandes actuelles finalisées.

Merci de m’avoir écoutée.


Aline Kluckhohn descendit de l'estrade et laissa le président de l'assemblée reprendre la parole. S’ensuivit un débat pour le moins rapide tant les différents partis politiques étaient globalement tous d’accord, excepté l’ALF, qui préférait favoriser la vente à outrance quitte à délaisser la protection du pays.



Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s'affichent sur l'écran, et avec un score digne de la démocratie loduarienne, le résultat est de 95,08 % en faveur du oui. La loi de limitation des exportations d’armements est donc votée.
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Séance du 01 avril 2015 sur le vote du budget d’investissement pour l’AMG sur la période Mai2015/Mai2016


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est a la ministre de l’économie Madame Christina Hönigswald.

Christina Hönigswald – Merci monsieur Boll, chers députés, comme chaque année, le gouvernement propose un projet de loi de financement du Gradenbourg afin de développer son économie et de le rendre moins dépendant des importations. À mon grand malheur, cela fait des années que les budgets baissent, passant de plusieurs milliards de Slecks au début des années 2000 à moins de 500 millions ces dernières années. Cette baisse de financement, même si elle n’est pas alarmante actuellement, pourrait à l’avenir faire peser un poids considérable sur l’économie du Gradenbourg. Pour que cela n’arrive pas, nous devons augmenter le budget. Si nous n’avons pas pu le faire avant, c’est à cause du budget de l’État limité, cependant, avec le vote de la répartition des bénéfices d’Apex, l’État a de nouveau accès à une manne financière très importante. Le plateau de Crystal tournant à plein régime et avec la montée en puissance de la raffinerie de Weindorf, les bénéfices d’Apex ont fortement augmenté, et donc l’argent allant directement dans les caisses de l’État également. En 2013, Apex a versé 3,76 milliards de Slecks (rappel 1 Sleck = 2 euros), l’année dernière, en 2014, c’est pas moins de 6,73 milliards de Slecks et l’année prochaine, ce chiffre devrait atteindre 7,83 milliards. Le plan de financement de cette année porté par le gouvernement peut sembler massif, en effet, l’enveloppe de ce projet de loi de financement n’est pas moins de 6 milliards de Slecks. Cela peut sembler beaucoup, mais il s’agit en fait de rattraper des années de sous-investissement.

Ce plan de financement est découpé en 4 axes de développement comme vous pouvez le voir.




En premier lieu, nous avons l’axe énergétique avec une enveloppe de 3,19 milliards de Slecks. Cet axe comprend notamment la construction d’un barrage de 400 MW sur le fleuve Olya une fois achevé d’ici 8 ans, celui-ci permettra d’injecter une électricité propre sur le réseau Gradenbourgeois en remplacement des centrales au charbon, de plus il permettra de contrôler le débit du fleuve et donc de prévenir d’éventuelles crues. Ensuite, nous avons la récupération du gaz de mine avec une enveloppe de 190 millions de Slecks, la récupération du gaz de mine est déjà pratiquée, mais cet investissement supplémentaire permettra de capter la totalité du gaz de mine, soit une production supplémentaire de 550 millions de m³ chaque année, renforçant ainsi la sécurité énergétique de la région. En troisième position du secteur énergétique, nous avons toute la partie traitement, transport et stockage du gaz avec respectivement 100, 150 et 2000 millions de Slecks, cet investissement aura pour tâche de renforcer l’industrie gazière du Gradenbourg afin de pouvoir absorber la production supplémentaire. Il y aura donc une modernisation et un agrandissement des usines de traitement du gaz de mine, du réseau de gazoducs afin de transporter le gaz et enfin la plus grosse partie, la création d’une cavité saline permettant de stocker 190 millions de m³ de gaz, soit un peu moins de 24 jours de consommation. Cette nouvelle cavité saline viendra s’ajouter aux 3 autres existantes, portant la capacité de stockage à 120 jours.

Ensuite vient l’axe industriel avec 1,9 milliard de Slecks, en tête de file la modernisation de l’industrie minière avec 550 millions de Slecks afin de pérenniser cette activité économique au sein du Gradenbourg. 450 millions de Slecks seront destinés à la création d’une nouvelle zone d’industrie lourde plus 200 millions de Slecks pour la création de nouvelles infrastructures afin de desservir correctement la nouvelle zone industrielle. Viennent ensuite les subventions aux pêcheurs, à l’agriculture et à l’industrie du textile avec respectivement 200, 300 et 20 millions de Slecks.

Le 3ème axe d’investissement sera pour le secteur du divertissement, en effet, l’économie du Gradenbourg est actuellement bien trop dépendante du secteur primaire, et même s’il a été décidé il y a longtemps de racheter au prix fort les matières premières que le Gradenbourg ne consomme pas afin de protéger son économie des fluctuations du marché, être trop dépendant du secteur primaire peut poser des risques. Or, l’économie gradenbourgeoise repose actuellement à plus de 50 % sur ce dit secteur primaire, et même si des efforts sont faits pour développer le secteur secondaire, il ne faut pas délaisser le secteur tertiaire. Pour cela, une enveloppe de 70 millions de Slecks a été attribuée à la reconstruction et à la remise en service de la station de ski de Fedorov et ses 80km de piste dans le sud du Gradenbourg. De plus, nous avons réservé une enveloppe de 300 millions de Slecks afin de développer toutes sortes de structures sportives, notamment celles en libre accès dans les villes comme les terrains multisports. Enfin, 150 millions de Slecks sont réservés pour subventionner l’industrie musicale et notamment les différents conservatoires de musique du Gradenbourg afin de donner la chance au plus grand nombre de pratiquer leur passion pour la musique.

Le dernier axe est celui de la santé avec 390 millions de Slecks, cet argent servira à acheter du matériel plus performant, à engager du nouveau personnel, mais la plus grande part servira à la rénovation des bâtiments existants, à la construction de nouveaux centres dans les zones en tension ainsi qu’à la création de nouvelles écoles de médecine afin de réduire la tension sur le nombre de médecins et de docteurs.

Je vous remercie de m’avoir écoutée.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à Monsieur Tim Blum du Front Populaire pour la Justice Sociale (FPJS).

Tim Blum – 1, 2, 3, 10, 15, pourquoi pas 30 milliards tant qu’on y est ? Alors que cet argent pourrait servir à améliorer la condition de vie de nos concitoyens. Nous pourrions subventionner notre propre économie et améliorer la vie de nos propres citoyens.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à Monsieur Isaak Scheck du Parti de l’unité Raskenoise (PUR).

Isaak Scheck – À vous entendre, on dirait que l’on s’apprête à donner des milliards à un pays pauvre du Nazum comme la Ramchourie, or, nous parlons là du Gradenbourg, notre voisin direct, et c’est ce même Gradenbourg qui abrite quasiment 10 % de la population Raskenoise, population que votre parti rabâche à longueur de journée vouloir défendre. Vous dites que cet argent pourrait être utilisé pour améliorer la vie de nos citoyens ? Cette vie, la majorité des Gradenbourgeois en rêve. À titre personnel, je considère le Gradenbourg comme faisant partie de Rasken, à ce titre, je ne vois pas pourquoi nous ne prioriserions pas le développement du Gradenbourg afin de le faire atteindre le même niveau de vie que celui des Raskenois. À ce titre, mon parti votera pour ce projet de loi de financement.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à Madame Aline Kluckhohn du Parti pour la Sécurité et la Défense (PSD).

Aline Kluckhohn – Nous voterons également en faveur de ce projet de loi, mais pour des raisons différentes. Une économie stable et puissante est la base de tout le système défensif d’un pays. Or, cette défense se voit être de plus en plus nécessaire pour se protéger de la Mahrénie et de l’Hotsaline. À terme, les investissements Raskenois au sein du Gradenbourg permettront de développer une industrie militaire puissante, qui pourra prendre le relais sur l’industrie Raskenoise pour l’entretien du matériel que nous envoyons là-bas. De plus, cette industrie militaire permettra de générer des emplois pour la population locale.


Les discussions continuèrent pendant une trentaine de minutes avant que le moment du vote ne vienne.



Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s'affichent sur l'écran, et avec un score digne de la démocratie loduarienne, le résultat est de 95,8 % en faveur du oui. La loi de limitation des exportations d’armements est donc votée.
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Séance du 23 avril 2015 sur le vote d’un bouclier tarifaire contre l’inflation pour les classe les plus défavorisé


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à la députée Yana Ruda du FPJS.

Yana Ruda (FPJS) – Chers collègues, depuis quelque temps, les indicateurs économiques de notre nation ont montré une hausse de l’inflation, passant de 2,3 % en début d’année à environ 2,9 % actuellement. Cela peut sembler faible, mais pour nos concitoyens les plus défavorisés, cela représente beaucoup. Je pense notamment à la facture énergétique qui pèse lourdement dans le budget de ces familles. Étant donné que l’inflation est encore sous contrôle, il est trop tôt pour engager des procédures visant à la réduire, cependant, afin de soutenir tout de même les classes les plus défavorisées de notre beau pays, mon parti voudrait mettre en place des prix préférentiels. Ces prix préférentiels prendraient la forme d’une réduction du coût d’achat, par exemple, les 10 % les plus défavorisés auraient droit à une réduction du prix du gaz et de l’électricité de 50 %, les 10 % suivants 30 %, etc., jusqu’à arriver à un prix standard. Nous souhaiterions également la mise en place d’un chèque énergie pour prendre en charge une partie du coût des carburants afin que nos citoyens puissent se déplacer sans devoir sauter des repas.

Je vous remercie de m’avoir écoutée.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Meik Scharff de l’ALF.

Meik Scharff (ALF) – Quelques millions par-là, un ou deux milliards par ici, c’est à croire que l’argent pousse sur les arbres. Comme vous l’avez dit, l’inflation est encore faible, la situation est loin d’être critique. À mon sens, si on doit investir de l’argent, c’est dans l’économie, pour la stimuler et donner l’opportunité à ces gens de sortir de leur situation.

Friedrich Hagel (PUR) – Je rejoins mon collègue de l’ALF sur la question, même si je comprends le raisonnement derrière votre proposition, Madame Ruda. Cependant, comme cela a déjà été dit, la situation est loin d’être critique. Ce genre de proposition serait justifié en temps de crise. Enfin bref, je ne parle pas pour l’ensemble de mon parti, mais à titre personnel, je ne voterai pas pour.

Yana Ruda (FPJS) – Que la situation ne soit pas critique, je l’admets, mais ce n’est pas pour autant que nous ne devons pas agir. Comme le dit l’expression, il vaut mieux prévenir que guérir, et actuellement, il nous faut prévenir pour que la situation n’empire pas.


Contrairement à d’habitude, le débat se prolongea sur un temps très long et, au fil des échanges, les interventions des membres de l’ALF réussirent à convaincre un certain nombre de députés auparavant contre, notamment ceux du PUR et une partie des membres du MNR et du PSD. Malgré cela, le compte n’y était pas. Au mieux, le camp du oui ne pourrait rassembler que 200 députés, donc loin de la majorité établie à 250. Si l’ALF voulait que le vote passe, il ne fallait plus que prier pour que l’empereur apporte ses voix.



Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s’affichent sur l’écran, et avec un score très serré, le résultat est de 54,2 % en faveur du oui. La loi de réduction du prix de l’énergie pour les classes les plus défavorisées est donc adoptée.
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Séance du 18 décembre 2015 sur le vote d’une baisse des prix de l’énergie pour les industries


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Jörn Scheid de l’ALL

Jörn Scheid (ALL) – Je vous remercie, monsieur le président. Bien, chers collègues, Rasken est l’un des pays ayant la plus grande économie du monde et nous sommes à l’aube de dépasser les 1 000 milliards de PIB ainsi que le pays liberticide du nom de Loduarie. Cependant, nous ne devons pas nous arrêter à cette petite victoire, car si nous voulons entrer dans la cour des grands, il nous faut grandir. Notre économie repose sur un secteur industriel important et très performant, mais ce secteur est en difficulté. En effet, notre industrie est en perte de compétitivité face aux producteurs à bas coût du Nazum, comme le Wanmiri, par exemple. Vous vous demandez sûrement pourquoi un libéral, ou ultra-libéral comme vous aimez nous appeler, propose une loi comme celle-ci à la place d’importer les merdes bon marché made in Wanmiri. C’est simple : nous sommes libéraux, c’est vrai, mais avec un brin de nationalisme. La logique est donc simple : le Wanmiri produit pour un centime ? Alors, nous produirons de meilleure qualité tout en essayant de baisser les coûts pour que les acheteurs potentiels acceptent de payer un peu plus pour avoir accès à cette qualité.
Notre proposition est donc simple, mais terriblement efficace : nous voulons diviser par deux le coût de l’énergie pour l’industrie, que ce soit l’électricité, le gaz ou le pétrole. Cette mesure radicale permettrait de réduire sensiblement les coûts de production et donc d’augmenter les capacités d’investissement, tout en incitant les entreprises étrangères à s’installer sur le sol Raskenois. Nous pensons que cette mesure pourrait augmenter sensiblement le PIB du pays dans les années à venir. Ce sera tout pour moi.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est a la député Yana Ruda du FPJS.

Yana Ruda du (FPJS) – Vous ne serez donc jamais du côté des travailleurs à ce que je vois. Vous préférez engraisser des industriels déjà gras plutôt que de soutenir les travailleurs. Jamais mon parti ne votera une telle loi. Nous devrions plutôt amputer les industriels d’une partie de leurs bénéfices et les redistribuer aux travailleurs, car ce sont eux qui font tourner l’usine et non l’inverse.

Jörn Scheid (ALL) – Vous avez raison, madame Ruda, ce sont les employés qui font tourner l’usine, mais si celle-ci est délocalisée au Wanmiri parce qu’ils auront perdu en compétitivité et qu’en plus on leur aura amputé une partie de leurs bénéfices, les travailleurs ne pourront plus travailler à l’usine, car il n’y aura tout simplement plus d’usine. Madame Ruda, vous dites que les travailleurs sont les plus importants, car ce sont eux qui font tourner l’usine actuellement, mais un travailleur peut changer de travail, changer d’usine. Dans un monde où l’on a tout délocalisé, il va travailler où ?

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est a la député Carmen Vogel du PE2D.

Carmen Vogel (PE2D) – Merci, monsieur le président. Pour ma part, je ne voterai pas pour cette loi, mais par crainte de voir les émissions de polluants être décuplées une fois cette loi mise en place. Une division par deux du coût de l’énergie entraînera forcément une augmentation spectaculaire de la consommation. Si c’est de l’électricité, cela ne devrait pas poser trop de problèmes, mais ce qui m’inquiète, c’est la consommation de gaz ou de pétrole. De plus, et même si ce n’est pas le cœur de la doctrine de mon parti, je tiens à souligner qu’une augmentation de la consommation aggraverait une balance commerciale qui est actuellement pour le moins désastreuse. Ce sera tout pour moi.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Robby Mader du PUR.

Robby Mader (PUR) – Je ne voterai pas non plus pour ce projet de loi, car, comme l’a mentionné ma collègue du PE2D, une augmentation rapide et brutale aggraverait une balance commerciale désastreuse sur le gaz. Même au-delà de la balance commerciale, si la consommation augmente trop, elle pourrait dépasser nos capacités d’importation et provoquer une pénurie de gaz dans le pays. De plus, diviser par deux le prix de l’énergie est une bonne idée pour augmenter la compétitivité des entreprises, mais cela se ferait au détriment de celle d’Apex Energy. L’électricité passe encore, mais sur le gaz, l’entreprise est déjà très déficitaire. Si l’on réduit en plus ses rentrées d’argent, cela pourrait avoir de graves conséquences à plus ou moins long terme. Ce projet de loi pourrait avoir du potentiel, mais pas dans cet état. Pour ma part, ce sera donc non.




Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s’affichent sur l’écran, avec 282 vote contre et 118 pour, le projet de lois sur la baisse des coût de l’énergie pour les industrie est refusé.
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Séance du 20 décembre 2015 sur le vote d’une baisse des prix de l’énergie pour les industries


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est aux député Robby Mader du PUR ainsi qu’à la député Carmen Vogel du PE2D

Robby Mader (PUR) – Nous vous remercions, monsieur le président. Bien, chers collègues, il y a deux jours, l’ALL a proposé un projet de loi visant à réduire drastiquement le coût de l’énergie pour les industriels afin de garantir leur compétitivité. Ce projet de loi, malheureusement trop brutal, fut refusé par cette assemblée. Cependant, nous, membres du PUR et du PE2D, pensons que celui-ci pourrait avoir du potentiel s'il était remanié. Ainsi, après l'assemblée d'il y a deux jours, nos deux partis se sont réunis afin de travailler sur un remaniement. Ce que nous allons vous présenter est donc la version remaniée et, à notre sens, améliorée.

Premièrement, nous comprenons les inquiétudes de nos confrères de l’ALL sur la perte de compétitivité de notre industrie. Ainsi, cette loi propose une réduction du coût de l’énergie pour celle-ci de 10 %. Cette réduction permettrait, selon nous, aux industriels de regagner en compétitivité. De plus, cette réduction serait à effet immédiat une fois la loi votée et n’aurait pas de limite de temps. Le deuxième point sera présenté par ma collègue Carmen Vogel.

Carmen Vogel (PE2D) – À notre sens, un gros défaut de la précédente version présentée par l’ALL était de ne pas prendre en compte l’aspect environnemental. Ainsi, cette version entend corriger cette erreur. Bien que le PE2D soit un parti écologiste, nous sommes parfaitement lucides : sans industrie fonctionnelle, toute transition est vouée à l’échec. C’est pour cela que nous avons implanté cette mesure dans ce nouveau projet de loi. Ce que nous proposons est de réduire le prix de l’énergie pour les industries en fonction de leurs actions pour réduire leurs émissions. Ainsi, dès que cette loi sera votée et appliquée, chaque entreprise réduisant ses émissions de CO2 d’au moins 5 % par rapport aux émissions actuelles bénéficiera d’une réduction de 1 % du prix de l’énergie. À terme, pour les meilleurs élèves, la facture d’énergie pourrait être réduite de 20 % au maximum, en plus des 10 % déjà effectifs, portant ainsi la réduction maximale potentielle à 30 %.

Robby Mader (PUR) – Ainsi, nous pensons que cette loi permettrait de garantir la compétitivité de notre industrie tout en promouvant une approche écologique qui donnerait également un avantage marketing en pouvant se targuer de ne pas impacter l’environnement.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est a la député Yana Ruda du FPJS

Yana Ruda (FPJS) – Je savais que votre parti était une girouette, mais de là à s’allier directement avec le PUR pour proposer un projet de loi, je dois dire que je ne m’y attendais pas. Que l’on soit clair, le PUR et ses alliés, que sont le MNR et le PSD, sont les ennemis idéologiques de mon parti. Nous ne voterons pas votre projet de loi.

Carmen Vogel (PE2D) – La différence entre vous et moi, madame Ruda, c’est que votre parti s’apparente de plus en plus, du moins dans son fonctionnement interne, à une secte. C’est une guerre entre eux et vous, ne permettant aucun compromis. De plus, vous semblez vous méprendre sur notre parti : nous ne sommes ni de gauche ni de droite, nous sommes écologistes. Si un parti de droite propose un projet en accord avec nos valeurs, alors nous le voterons, même s’il est de droite. Il en est de même pour un parti de gauche. C’est pour cela que nous n’avons aucun mal à discuter avec l’ensemble du spectre politique.

Lukas Boll (Président de l'Assemblée) – La parole est au député Jörn Scheid de l’ALL.

Jörn Scheid (ALL) – Le fait d’accorder une réduction du coût de l’énergie avec effet immédiat de 10 % est apprécié par mon parti. Cependant, nous maintenons que cela est trop peu et qu’une réduction de 50 % serait réellement ce qu’il faudrait. Mais enfin, c’est un début. Concernant votre proposition de réduction du prix de l’énergie en fonction des efforts environnementaux, bien qu’une réduction potentielle de 20 % soit enviable, nous pensons que cela pénaliserait plus les industries que cela ne les aiderait. En résumé, votre proposition est intéressante, mais elle est trop limitée et pourrait davantage pénaliser les industriels qu’autre chose.

Robby Mader (PUR) – Je comprends votre inquiétude, cependant, je pense que vous n’avez pas vraiment saisi l’objectif de ce projet de loi. L’objectif n’est pas de pénaliser les entreprises, mais de récompenser celles qui déploieront des moyens pour réduire leur impact sur l’environnement. Si une entreprise a plus à y perdre qu’à y gagner, alors elle ne s’engagera pas et profitera tout de même d’une réduction de 10 %. De plus, comme mentionné précédemment, se donner une image écologique est un avantage marketing qui peut inciter les acheteurs à dépenser un peu plus pour avoir de la meilleure qualité et moins polluer.




Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s’affichent sur l’écran, avec 298 vote pour et 102 contre, le projet de lois sur la baisse des coût de l’énergie pour les industrie est adopté.

  • Article 1 : Une réduction du prix de l’énergie de 10 % est immédiatement appliquée.
  • Article 2 : À compter du 1er janvier 2016, chaque industrie réduisant ses émissions de CO2 de 5 % par rapport aux émissions de 2015 se verra attribuer une réduction supplémentaire de 1 % sur le prix de l’énergie.
Article 2.1 : La réduction du prix de l’énergie est cumulable. À chaque 5 % d’émissions économisées, le prix de l’énergie baissera de 1 %, pour une réduction maximale de 20 % en plus des 10 % de réduction immédiate.
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Séance du 02 novembre 2016 sur l’implantation d’une taxe sur les produits venant ou étant fabriqué à partir de matériaux du Drovolski


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.
(HRP le président de l’assemblée reste le même vu que le PUR garde sa majorité)
Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est aux député Petro Novikov du PEDD.

Petro Novikov (PEDD) – Je vous remercie, Monsieur le Président. Avant toute chose, je tiens à vous féliciter, Monsieur le Président, pour votre réélection. Rentrons dans le vif du sujet. Chers collègues, comme vous le savez, à mesure que la civilisation humaine avance dans le temps, elle laisse de plus en plus de traces de son passage sur Terre, comme les pyramides par exemple. Cependant, la plus grande trace que laissera l’humanité sur Terre est sans aucun doute la pollution. En effet, chaque activité humaine pollue à son échelle et à sa manière : la combustion d’énergies fossiles libère du CO₂, les activités minières libèrent de grandes quantités de poussières et de particules fines, et le traitement de ces ressources pourra libérer toutes sortes de composés, comme du soufre ou des métaux lourds. Cependant, certaines pollutions sont plus dangereuses que d’autres. En effet, pour atteindre un niveau réel de danger pour la population avec le CO₂, il convient d’augmenter fortement la concentration dans l’air, en pratique au-delà du millier de particules par million ; là où pour le soufre, seulement quelques dizaines voire moins sont nécessaires, et pour les métaux lourds c’est encore pire, avec moins d’une particule pour que la situation devienne dangereuse. Pour que la population n’en souffre pas, il convient donc de réguler, de mettre en place des normes et d’innover afin de trouver des moyens de réduire ces pollutions.

En disant cela, je pense que vous voyez de quelle nation je veux parler. En effet, le Drovolski. Si notre pays est connu pour être très industrialisé, il n’est en rien comparable avec le Drovolski. Une autre différence majeure est l’absence, non pas de normes de pollution, mais du concept même de norme environnementale. Ce point fait que le pays est le premier émetteur de composés soufrés et de métaux lourds, et cela de très loin. Cette absence de normes impacte dans des proportions non négligeables le pays lui-même, mais également les pays voisins, comme notre allié l’Aykhanides. Ainsi, en achetant des produits venant du Drovolski ou même en achetant des produits ayant été fabriqués grâce aux ressources de cet empire de pollution, nous nous rendons coupables des nombreuses maladies respiratoires et cancers que le pays provoque. C’est pourquoi mon parti aimerait mettre en place un système de taxe impactant négativement les produits contenant des matériaux venant de Drovolski.

Cette taxe fonctionnerait de cette manière : à partir du moment où un produit contient des matériaux ayant été extraits ou raffinés par Drovolski, nous implémentons une taxe plancher de 10 %. Ensuite, pour chaque % de matériaux provenant de Drovolski, la taxe augmentera de 1 %, venant ainsi s’ajouter aux 10 % de base. Cela permettrait de fortement réprimander les fabricants se fournissant en partie ou exclusivement auprès de Drovolski afin de bénéficier de ressources à très bas prix, au mépris de la santé humaine. Afin de contrôler cela, nous imposerons sur les produits importés une traçabilité que les fabricants devront impérativement présenter sous peine d’interdiction de vente sur le marché raskenois. Bien entendu, cela ne pourra pas se faire immédiatement. C’est pourquoi, une fois cette loi votée — enfin, je l’espère — il y aura un délai de 3 mois pendant lequel les fabricants devront mettre en place cette traçabilité. En parallèle de cela, nous créerons un nouvel organe gouvernemental nommé Comité pour la Traçabilité des Ressources Importées (CTRI), qui aura pour charge de vérifier qu’il n’y a pas de fraude.

Ce sera tout, je vous remercie de m’avoir écouté.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à la députée Yana Ruda du FPJS.

Yana Ruda (FPJS) – Vous félicitez un député de droite ? Et puis quoi encore, vous ne voulez pas lui cirer les pompes tant que vous y êtes ? Enfin bref, même si je n’apprécie pas votre comportement, je suis d’accord avec vous, je ne veux pas être associée aux dégâts que l’empire de pollution qu’est Drovolski produit. Cette taxe est donc pour moi un bon moyen de limiter les importations de produits mortifères, même si à mon sens, une interdiction pure et simple aurait été mieux.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Daniel Schulhof du PUR.

Daniel Schulhof (PUR) – Je vous remercie, Monsieur le Président. Vous n’avez pas attendu longtemps, Madame Ruda, à ce que je vois. Visiblement, votre score aux législatives ne vous a pas servi de leçon et ne vous a pas fait comprendre que mépriser les autres ne vous ferait pas gagner.

Yana Ruda (FPJS) – Espèce de petit c… (micro coupé)

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Madame Ruda, ceci est la première séance de la nouvelle assemblée, alors je vais être indulgent. Vous ne vous en sortirez qu’avec un avertissement. Cependant, la prochaine fois, c’est la porte. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?

Yana Ruda (FPJS) – …

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Bien, reprenons. Monsieur Schulhof, vous avez la parole, mais si possible, évitez à l’avenir ce genre de remarque juste après les élections. Attendez quelques semaines, au moins.

Daniel Schulhof (PUR) – Bien. À mon sens, ce projet de loi est une bonne chose, pour les différents points environnementaux que vous avez cités. Cependant, l’un des points les plus importants pour moi, c’est la compétitivité. En effet, une entreprise achetant ses matières premières à Drovolski bénéficiera d’un immense avantage compétitif sur nos entreprises, qui elles doivent respecter toute une liste de normes et qui importent leur matière première de pays modernes ayant tout autant de normes environnementales. Ainsi, cette loi permettrait de conserver la compétitivité non seulement de nos entreprises, mais également des entreprises internationales ne voulant pas être de mèche avec les maladies provoquées par ce pays. Vous pouvez donc compter sur mon vote, mais également sur celui du PUR.


Après cette intervention du PUR, le débat continua peu de temps, la majorité des partis étant d’accord — tous sauf un. En effet, seul l’ALF n’était pas d’accord avec cette loi, lui qui prônait un libre marché total, au dépend de l’environnement dans certains cas. Enfin, plus précisément, une partie n’était pas d’accord avec cette loi, mais une autre partie s’abstint tout simplement de voter.


Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s’affichent sur l’écran. Avec 253 votes pour, 107 abstentions et 40 contre, le projet de loi sur l’implantation d’une taxe sur les produits importés étant fabriqués avec des matériaux provenant de Drovolski est validé.

  • Article 1 : Tout objet importé contenant des matériaux provenant du Drovolski écope d’une taxe plancher de 10 %.
  • Article 2 : Chaque % de l’objet étant drovolskien ajoutera 1 % supplémentaire sur la taxe initiale de 10 %, pour un maximum de 110 %.
  • Article 3 : Toute entreprise voulant vendre ses produits sur le sol raskenois devra fournir un document montrant d’où viennent les matières premières et/ou composants du produit.
  • Article 3.1 : Afin de laisser le temps aux entreprises de mettre en place cette traçabilité dans le cas où elle n’existe pas déjà, à compter du 02 novembre 2016, un délai de trois mois leur sera donné.Article 3.2 : Une fois ce délai passé, toute entreprise n’ayant pas fourni le document de traçabilité se verra interdire toute vente sur le sol raskenois.
  • Article 4 : Afin de s’assurer qu’aucune fraude n’ait lieu sur la traçabilité des produits, un nouvel organe gouvernemental sera mis en place. Celui-ci, nommé Comité pour la Traçabilité des Ressources Importées (CTRI), aura pour tâche de s’assurer qu’aucune fraude n’ait lieu.
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Séance du 14 juin 2017 sur l’interdiction progressive de l’exportation de pétrole brut


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.
Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Kerl Brastof du PUR.

Kerl Brastof – Cher collègue, Rasken est un beau pays où il y fait bon vivre, nous disposons d’une économie puissante et d’une industrie parmi les plus importantes et efficaces de la planète. Cependant, pour alimenter cette industrie si efficace, il faut des matières premières et en grande quantité. De manière générale, notre pays n’est pas ce que l’on pourrait appeler un paradis de ressources ; à vrai dire, excepté quelques-unes, notre pays en est dépourvu. C’est pour cela que, depuis très longtemps, Rasken adopte une politique long, voire très long terme, afin de laisser aux générations futures des marges de manœuvre. C’est pour cela que, quand notre pays a découvert ses premières ressources pétrolières au début du vingtième siècle, il a très tôt mis en place une politique de production réduite afin de maximiser dans le temps nos réserves. Mais en 2011, cette politique long terme a montré ses limites. En effet, cette année-là, nous avons presque atteint le statut d’importateur net de pétrole. Cette situation fut évitée de peu grâce à la découverte et à la mise en production rapide par l’entreprise nationale Apex Energy des vastes réserves en hydrocarbures du plateau de Crystal. Ceci permit non seulement d’éviter de passer du statut d’un pays indépendant à celui d’importateur, mais également de dégager de vastes bénéfices qui alimentent maintenant le Fonds souverain raskenois.

Si je vous raconte cela, cher collègue, c’est pour une raison très simple. Cela fait maintenant 5 ans que le plateau de Crystal est en exploitation, mais cela fait également 5 ans que notre pays est victime d’un drame. Ce drame, c’est celui de gâcher son potentiel économique. En effet, Rasken dispose des premières réserves pétrolières au monde ; cependant, aujourd’hui, nous nous contentons en grande partie de simplement vendre le pétrole sur le marché international. Cette solution dispose de plusieurs avantages, j’en conviens, comme le fait d’être relativement peu onéreuse à mettre en place, mais elle a pour contrepartie de sous-évaluer grandement le potentiel économique de cet or noir.

C’est pourquoi mon parti, le PUR, aimerait vous soumettre ce projet de loi. Celui-ci consisterait, dans les grandes lignes, à interdire purement et simplement l’exportation de pétrole brut à l’international à l’horizon 2030. Pourquoi 2030 et pas avant ou après ? C’est très simple : cette période de 13 ans devra être dédiée à la construction et à la mise en service d’un titanesque réseau de raffinage afin de traiter le pétrole brut n’étant plus écoulé sur le marché international.


Actuellement, le PIB généré par l’or noir s’établit à 18,25 milliards de Sleks (36,5 milliards d’euros), d’après les estimations réalisées par mon parti, en raffinant intégralement le pétrole que nous extrayons, nous pourrions multiplier par 2 le PIB généré par l’or noir. Cependant, cela ne prendrais en compte que l’extraction et le raffinage, si l’industrie pétrochimique se développe autour, le PIB généré par l’or noir pourrait atteindre 80 milliards de Sleks (160 milliards d’euros) et donc multiplier par multiplier 4,4 le PIB généré. De plus, contrairement à l’extraction et à la vente du brut, qui ne génère que quelques milliers d’emplois, le raffinage du pétrole pourrait générer plusieurs dizaines, voire une centaine de milliers d’emplois en comptant les emplois directs, indirects et induits, en plus de créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois durant les phases de construction. Un autre avantage que je pourrais citer est celui de l’environnement. En effet, paradoxalement à ce que l’on pourrait penser, raffiner le pétrole plutôt que de l’exporter de manière brute serait plus écologique. En effet, bien que Rasken soit connu pour ses industries, le pays accorde une grande importance à l’environnement ; c’est pour cela, par exemple, que des lois existent afin d’encourager les entreprises à baisser leurs émissions de CO2. Et c’est aussi pour cela que l’entreprise nationale Apex Energy développe et déploie massivement des systèmes de capture et séquestration de carbone. En moyenne, dans le monde, avec les technologies de raffinage en place, un baril émet 70 kg de CO2 ; avec les avancées technologiques d’Apex et son procédé de raffinage par plasma, les émissions descendent à 30 kg de CO2 par baril raffiné, et ce chiffre descend à seulement 6 kg si l’on capture les émissions. Si, dans les faits, les statistiques montreront que les émissions raskenoises augmentent, cela sera uniquement dû au fait que nous aurons rapatrié les émissions dans notre pays. À l’échelle de la planète, les émissions baisseront : actuellement, ce n’est pas moins de 117 millions de tonnes de CO2 qui sont émises annuellement par le raffinage de notre pétrole brut ; en rapatriant le raffinage à Rasken, ce chiffre passerait à “seulement” 10 millions de tonnes, soit une division par plus de 10. Nous pensons que cet avantage saura parvenir aux oreilles de nos amis du PEDD et, dans une moindre mesure, du FPJS.

Cependant, vous vous en doutez, ce projet de loi ne comporte pas uniquement des avantages, et l’un des inconvénients les plus importants est le prix. En effet, bâtir un complexe de raffinage en capacité de traiter 4,6 millions de barils quotidiennement n’est pas gratuit. D’après nos estimations, cela coûterait dans les 50 milliards de Sleks (100 milliards d’euros), bien évidemment à répartir sur toute la période 2017-2030, bien entendu.

Cela représente certes un coût important, mais nous considérons que les avantages l’emportent sur les inconvénients. De plus, avec la volonté de développement des biocarburants à base d’algues, ces raffineries pourraient être désignées avec pour finalité une reconversion en bioraffinerie.
Merci de m’avoir écoutée.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à la députée Karla Krener du PEDD.

Karla Krener – Je dois vous dire que vous m’avez surprise avec votre argument écologique, je sais votre parti un peu engagé dans la cause environnementale, mais pas à ce point. Enfin, je ne me voile pas la face, je me doute que pour vous ceci n’est qu’un bonus et que vous voyez avant tout les opportunités économiques pour notre pays avant le reste, mais nous apprécions tout de même les travaux que votre parti a menés afin de nous proposer un projet de loi si détaillé. Vous avez raison, l’écologie et l’environnement sont l’ADN de notre parti et c’est pour cela que nous allons voter votre projet de loi. En effet, bien que, comme je l’ai dit, l’écologie soit dans notre ADN, nous sommes également réalistes et nous savons que le monde ne peut pas se passer du pétrole du jour au lendemain ; ainsi, rapatrier les émissions sur notre sol nous permettrait de les contrôler plus aisément et, comme vous l’avez dit, de réduire les émissions de notre pétrole d’un facteur 10.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Armin Fischler du FPJS.

Armin Fischler – C’est toujours une question d’argent avec vous, le PUR : PIB, croissance, richesse et j’en passe. Vous dites que cela va créer des emplois, cela n’est que foutaise, vous allez simplement transférer des emplois à Rasken, emplois actuellement répartis dans les pays qui achètent notre pétrole. Vous grandissez des arguments écologiques, mais la réalité, c’est que la seule chose que vous désirez, c’est dominer. Dominer économiquement, militairement, en fait, quel que soit le secteur, vous voulez dominer. Jamais je ne voterai un projet de loi ayant une volonté de domination.

Kerl Brastof – Monsieur Fischler, je dois vous dire que je ne m’attendais pas à ce que vous votiez notre projet de loi. Vous ne l’avez jamais fait et vous ne le ferez jamais, car cela ne fait pas partie de votre dogme. Cependant, ce que vous dites est grave : vous dites que l’on veut dominer. Non, nous ne voulons que le mieux pour notre nation, et c’est le cas pour n’importe quel pays. Oui, je préfère donner un emploi à un Raskenois plutôt qu’à un autre, oui, je préfère développer le potentiel économique de Rasken plutôt qu’un autre pays ne le vampirise. Mais passons. Si je dis que ce que vous dites est grave, c’est parce que ce que vous me reprochez est exactement ce que votre parti s’est engagé à défendre : que chaque Raskenois ait un travail, qu’il puisse vivre dignement. À la base, c’est ce que votre parti doit défendre, mais depuis que vous êtes enfermés dans votre dogme, la moindre proposition émanant d’un parti de droite est systématiquement refusée. Je me rappelle d’une époque où vous n’aviez pas ce dogme et où vous défendiez vraiment les Raskenois. Cette époque, c’était avant votre défaite de 2005. Depuis cette défaite, vous êtes devenus des aigris ; chaque jour, vous discréditez un peu plus les fondements de votre parti en insultant et en traitant d’imbéciles ceux qui ne pensent pas comme vous. Je vais vous dire quelque chose : cette époque me manque, car même si nous n’avions pas les mêmes idées, les débats à l'assemblée étaient cordiaux.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Lisa Simmel de l’ALL.

Lisa Simmel – Monsieur Brastof, je comprends votre volonté, je comprends la logique derrière votre proposition. Cependant, vous devez comprendre quelque chose : plus vous tenterez de forcer les choses, et plus elles résisteront. Les marchés financiers sont des structures formidables qui s’autorégulent ; s’ils ont besoin de nouvelles raffineries, alors les investissements seront faits. Forcez ce mécanisme et vous provoquerez un désastre. Mon parti ne votera pas cette loi.



Lukas Boll (Président de l'assemblée) –  Les résultats s’affichent sur l’écran. Avec 276 votes pour, 54 abstentions et 70 contre, le projet de loi sur l’implantation d’une interdiction totale d’exportation du pétrole brut à l’horizon 2030 est validé.

  • Article 1 : À partir du premier janvier 2031, toute exportation de pétrole brut sera interdite.
  • Article 2 : Durant ce délai de 13 ans, l’entreprise nationale Apex Energy devra étendre son complexe de raffinage dans l’optique de pouvoir traiter les 4,9 millions de barils de pétrole brut exportés chaque jour.
  • Article 3 : L’entreprise nationale Apex Energy dispose d’un délai de 6 mois à un an afin de proposer un plan d’agrandissement et de déploiement cohérent de ses capacités de raffinage.
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Séance du 01 mars 2018 sur le changement de l’hymne nationale et la création d’une commission chargé de cette tache.


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.
Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au premier ministre Volodymyr Butenko.

Volodymyr Butenko – Chers députés, chers représentants du peuple raskenois, si je me présente aujourd’hui devant vous, c’est pour vous parler d’un problème, un problème ô combien important, non pas que la survie de la nation raskenoise et de sa population soit en jeu, mais il en va de l’image que notre pays veut renvoyer à l’international. Non, si je me trouve aujourd’hui devant vous, c’est pour initier un processus visant à remplacer l’hymne national de notre beau pays. Les débats qui auront lieu une fois ma prise de parole terminée ne seront pas d’ordre technique ou financier, mais symbolique, historique et mémoriel.

C’est lors de la guerre civile de 1951 à 1976 que notre nation s’est formée, au début sans hymne ; nous avons finalement adopté Die Rote Bucht en 1960, pour honorer les soldats tombés lors du débarquement sanglant de XXXX en 1959. Si nous avons adopté ce chant comme hymne, c’était dans l’urgence de la situation, dans un contexte de guerre civile où un même peuple se divise et se voit meurtri, l’adoption de ce chant répondait au besoin de deuil collectif de notre nation. Tous ici présents savons qu'à l’origine "Die Rote Bucht" ne devait être qu’un hymne temporaire, un hymne de temps de guerre devant être remplacé une fois la paix retrouvée. Cependant, la guerre civile dura et dura ; pendant plus de 25 ans, notre pays fut déchiré et, une fois enfin la paix retrouvée, la priorité des gouvernements qui se sont succédé n’était pas le changement de l’hymne, mais la reconstruction de notre nation, un pays qui fut ravagé par plus de deux décennies de guerre. Tout était à reconstruire : routes, hôpitaux, institutions, écoles, usines. À cause de cela, au fil des années, le caractère temporaire de notre hymne fut, peu à peu, oublié. Aujourd’hui, cela fait plus d’un demi-siècle que notre hymne temporaire est en place.

Je vais être clair et transparent avec vous : ce chant n’est en rien indigne, car il porte en lui le souvenir de celles et ceux qui sont tombés. "Die Rote Bucht" fait partie de notre histoire et il en sera toujours ainsi. Cependant, aussi symbolique soit-il, il ne représente qu’un fragment de notre histoire, qui plus est pas le plus joyeux, car ce fragment, c’est celui du combat et du sang versé. Ce fragment était peut-être représentatif de notre histoire de 1951 à 1976, mais Rasken n’a pas commencé en 1951 et ne s’est pas éteint en 1976. Rasken est bien plus que cette période. Aujourd’hui, notre pays prospère, nous sommes un pays moderne, stable et parmi les plus riches de ce monde. Aujourd’hui, Rasken mérite un hymne à la hauteur de ce qu’il est devenu, sans pour autant oublier ce qu’il était. Un hymne qui représente tous les Raskenois et pas uniquement la mémoire de ceux tombés au combat lors d’un débarquement tragique.

C’est pour toutes ces raisons que le gouvernement que je représente souhaite changer l’hymne, et pour cela, il nous faut créer une Commission Nationale des Symboles qui sera chargée :

  • d’étudier les possibilités de modernisation ou de remplacement de l’hymne actuel.
  • de consulter historiens, vétérans, artistes et institutions mémorielles.
  • d’assurer une large participation citoyenne et, le cas échéant, de soumettre plusieurs propositions au débat public.

L’objectif de ce changement n’est pas d’effacer un symbole fort comme "Die Rote Bucht". Comme mentionné dans le communiqué du gouvernement, nous proposons que ce chant devienne un hymne secondaire, réservé aux commémorations militaires ou aux journées mémorielles. "Die Rote Bucht" honore la mémoire des soldats tombés pour notre nation ; il n’a jamais été question de le supprimer, ce chant continuera de vivre, j’en fais le serment.

Mesdames et Messieurs les députés, ce que je vous demande aujourd’hui, ce n’est pas de choisir un nouvel hymne, mais d’ouvrir les portes nécessaires pour que notre nation puisse prendre le temps de réfléchir à la manière dont elle souhaite se représenter. Je l’ai déjà dit, mais je vais me répéter : il n’est pas question d’effacer notre passé, mais simplement de continuer à avancer.

Rasken n’oubliera jamais
Rasken n’effacera jamais
Rasken ne fait que continuer d’avancer en gardant la mémoire du passé.

Je vous remercie.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Jörg Klemm du MNR.

Jörg Klemm – Monsieur le Premier ministre, malgré son caractère initialement temporaire, "Die Rote Bucht" est devenu au fil du temps l’hymne représentant tout un pays mais représentant également tous ceux qui sont tombés pour lui. Malgré tout ce que vous avez pu dire, que l’hymne ne serait pas effacé et qu’il ne serait qu’un hymne secondaire, mais c’est là tout le problème : le transformer en hymne secondaire est le premier pas vers l’oubli, vers l’oubli de ceux morts pour Rasken. Jamais mon parti n’approuvera une telle proposition.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Julian König du PSD.

Julian König – Je n’ai pas grand-chose à dire, si ce n’est que je suis d’accord avec mon collègue du MNR. En procédant de la sorte, c’est la mémoire des soldats que l’on veut faire passer à la trappe.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Tim Blum du FPJS.

Tim Blum – Soldats, honneur, courage, sacrifice, vous n’avez que ces mots à la bouche. À la place de ça, notre hymne pourrait arborer des valeurs, mon parti soutiendra cette résolution.

Julian König – Je ne savais pas que l’honneur et le courage étaient des défauts, monsieur Blum, mais soit.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Monsieur König, je vous prierai de ne prendre la parole que quand je vous y autorise ; si l’on commence à débattre de cette manière, nous allons justement quitter le domaine du débat pour entrer dans un domaine digne d’une cour de récréation.

Julian König – Veuillez m’excuser, monsieur le Président.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à la députée Catharina Lerch du PE2D.

Catharina Lerch – Chers collègues, je ne vais pas passer par quatre chemins : mon parti est celui de l’écologie ; que notre hymne soit guerrier ou non, cela, à titre personnel, me passe au-dessus. C’est pourquoi je m’abstiendrai de voter. Pour ce qui est des députés de mon parti, ceux-ci pourront faire de même ou voter selon leur conviction personnelle.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à la députée Ivanna Kalinichenko du PUR.

Ivanna Kalinichenko – La question de changer d’hymne est quelque chose de délicat pour mon parti. À titre personnel, je n’y suis pas opposée, mais, car il y a un mais, "Die Rote Bucht" est un symbole fort pour notre nation. À ce titre, il ne peut être remplacé par n’importe quel chant. C’est pourquoi, bien que je sois pour ce changement, j’aimerais y ajouter une condition. Cette condition, c’est qu’une fois le nouvel hymne choisi, celui-ci fasse l’objet d’un vote à l’assemblée pour savoir si nous l’adoptons ou si nous le refusons.


Le changement de l’hymne d’un pays n’étant pas anodin, les débats continuèrent pendant bien 3 heures après l’intervention de la députée du PUR Ivanna Kalinichenko. Une fois les débats terminés, le président de l’assemblée, Lukas Boll, prit à nouveau la parole.



Lukas Boll (Président de l'assemblée) –  Les résultats s’affichent sur l’écran. Avec 214 votes pour, 50 abstentions et 136 contre, le projet de loi visant à initier un changement d’hymne pour notre pays est validé.

  • Article 1 : Il est initié la création de la Commission Nationale des Symboles (CNS), cet organe consultatif sera chargé d’étudier les possibilités de modernisation, de révision ou de remplacement de l’hymne national de l’Empire Raskenois. La CNS sera placée directement sous l’autorité du ministère de la Culture.
  • Article 1.1 : Les missions de la CNS seront d’étudier la possibilité de moderniser l’hymne actuel Die Rote Bucht ou de le remplacer par un nouvel hymne. Pour l’aider dans son travail, elle consultera des historiens, artistes, institutions mémorielles, associations culturelles et organisations de la société civile. Article 1.2 : La CNS aura également pour tâche d’organiser une participation citoyenne par sondages, auditions publiques ou consultations populaires. Également, elle devra élaborer un rapport final présentant l’analyse historique et mémorielle des hymnes proposés et retenir 5 candidats.
  • Article 2 : Jusqu’à ce que la décision finale d’adoption d’un nouvel hymne soit rendue par l’Assemblée nationale, Die Rote Bucht demeure l’hymne national officiel. Dans le cas où un nouvel hymne serait adopté, Die Rote Bucht sera reconnu comme Hymne Historique de l’Empire, exécuté lors des commémorations militaires, journées du souvenir et cérémonies dédiées à la guerre civile.
  • Article 3 : Une fois les cinq hymnes retenus par la Commission Nationale des Symboles, ceux-ci devront faire l’objet d’une consultation nationale, la population devant choisir par quel hymne elle veut être représentée. Une fois cette consultation publique terminée et l’hymne choisi, celui-ci devra être définitivement adopté par un vote aux 3/4 à l’Assemblée nationale. Dans le cas où le nouvel hymne est adopté, celui-ci sera reconnu comme officiel par décret impérial dans les trente jours suivant son adoption.
  • Article 4 : La CNS est un organe temporaire et sera dissoute à l’issue de la remise de son rapport final.
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Séance du 03 juin 2018 sur le changement de l’hymne nationale et la création d’une commission chargé de cette tache.


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.
Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au premier ministre Volodymyr Butenko.

Volodymyr Butenko – Cher député, il y a maintenant plus de trois mois, je me tenais devant vous comme je le fais actuellement, et en trois mois, beaucoup de choses ont changé. D’une simple volonté de changer d’hymne, nous nous retrouvons aujourd’hui pour l’officialiser. Durant ces trois mois, la CNS a travaillé d’arrache-pied afin de rendre un rapport de la plus grande qualité possible ; pour cela, historiens, artistes, vétérans, institutions mémorielles et citoyens furent consultés. À l’issue de ce travail, cinq potentiels hymnes furent retenus et soumis à un vote national qui marqua la victoire de Der Kaiseradler. Si nous sommes réunis aujourd’hui, ce n’est donc pas pour voter un texte qui serait imposé par le gouvernement, mais bien pour entériner l’expression d’une volonté de la population.

Comme je l’avais dit lors du vote du mois de mars lançant tout ce processus, changer d’hymne en remplaçant Die Rote Bucht par Der Kaiseradler ne signifie pas que nous l’oublions ; ce chant est et restera un chant historique porteur d’une histoire. Cependant, un pays ne peut pas être représenté uniquement par ses heures les plus sombres, heures que les jeunes générations n’ont pas connues ; ainsi, aujourd’hui, notre nation a besoin d’un hymne transgénérationnel parlant à tout le monde, vétérans comme jeunes adultes.

Mesdames et Messieurs les députés, si je me trouve devant vous aujourd’hui, ce n’est pas pour voter une loi reniant notre passé, mais pour voter une loi affirmant ce que nous sommes.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Jörg Klemm du MNR.

Jörg Klemm – Monsieur le Premier ministre, même si je dois reconnaître que la CNS a fait un travail remarquable et que l’hymne retenu a du charme, je ne peux me résoudre à abandonner Die Rote Bucht. Certains au sein de mon parti ne seront peut-être pas de mon avis, mais à titre personnel, je ne peux pas.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Julian König du PSD.

Julian König – Pour ma part, je serai moins catégorique que mon collègue du MNR. Comme il l’a dit, l’hymne proposé a du charme, je dirais même plus que ça : pour moi, Der Kaiseradler représente bien la nation raskenoise. À titre personnel, je voterai en faveur de l’adoption comme hymne principal et de la transformation de Die Rote Bucht en hymne historique.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Tim Blum du FPJS.

Tim Blum – Lors de la session parlementaire de mars dernier, j’avais annoncé que mon parti soutiendrait le processus de changement d’hymne. Si le FPJS avait soutenu cette décision, c’était parce que nous croyions réellement au changement et que Rasken pouvait avoir un hymne représentant vraiment le pays. Or ce n’est pas le cas : si effectivement Der Kaiseradler parle moins de la guerre que Die Rote Bucht, ce n’est pour moi que le même hymne avec un coup de vernis. Je ne soutiendrai pas ce changement, car cela revient à ne rien faire.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est à la députée Ivanna Kalinichenko du PUR.

Ivanna Kalinichenko – Lors de mon intervention il y a trois mois, j’avais dit être pour un changement d’hymne, si et seulement si l’hymne proposé était à la hauteur du symbole qu’est Die Rote Bucht. Pour ma part, je trouve que Der Kaiseradler a su répondre à nos attentes : les paroles sont puissantes et porteuses de sens, l’hymne est tourné vers l’avenir tout en rappelant bien d’où l’on vient. Mon parti votera pour.


Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s’affichent sur l’écran. Avec 304 votes pour, 36 abstentions et 60 contre, le projet de loi visant à officialiser le changement d’hymne pour notre pays est validé.


  • Article 1 : Suite à ce vote, le changement d’hymne est officialisé et Der Kaiseradler devient l’hymne officiel du pays.
  • Article 1.1 : Le gouvernement a à présent 30 jours suivant ce vote pour officialiser par décret le changement d’hymne.
  • Article 2 : L’ancien hymne Die Rote Bucht se voit changer de statut en passant d’hymne officiel à hymne historique, exécuté lors des commémorations militaires, journées du souvenir et cérémonies dédiées à la guerre civile.
  • Article 3 : L’État reconnaît la valeur mémorielle de Die Rote Bucht et s’engage à préserver le souvenir des événements et des sacrifices qu’il symbolise.
  • Article 4 : La CNS ayant accompli la tâche qui lui avait été confiée, celle-ci se voit dissoute.
  • Article 5 : La présente loi entre en vigueur à la date de publication du décret impérial mentionné à l’article 1.1.

Hymne et parole pour ceux que ça intéresse

HRP : J’ai essayé de bricoler un truc pendant plusieurs heures et c’est la meilleure version que j’ai réussie à avoir, donc ça fera le taf. Pareil, j’ai essayé de faire une version en allemand, mais elles étaient toutes à chier, donc il n’y aura que la version en anglais.

Paroles en anglais

For the Rasken nation,
For the empire that never dies,

Long ago the storm arose,
calling out a broken land.
Dreams of fire, dreams of fate,
Rasken rose to take a stand.

Through the plains the thunder rolled,
and the eagle spread its wings.
A new dawn for the eurysian realm,
forged in trials, forged in chaos.

Oh Rasken, rise, rise again,
The eagle wakes in storm and rain.
Your iron banner flying proud,
Hear the homeland crying loud.

Oh Rasken, rise, rise again,
Burning heart, unbroken flame.
From the ashes, from the cold,
An empire reborn, strong and proud.

From the steppe of endless winds
to the mountains crowned with snow,
Every daughter, every son
learned the courage to stand.

Through the dark of civil war
we endured the longest night.
We forged unity in pain,
and returned to claim the light.

Oh Rasken, rise, rise again,
The eagle soars through storm and rain.
Three regions standing ever proud,
Hear the thunder, hear it loud.

Oh Rasken, rise, rise again,
Spirit forged from war and flame.
From the ruins hope was born,
Under the high winds of the dawn.

Oh Rasken, rise, rise again,
Our people stand through night and rain.
Your mountain star forever bright,
We sing your name with all our might.

Oh Rasken, rise, rise again,
The eagle’s cry will never end.
From the earth, from fire sworn,
Rasken lives, forever reborn.

Parole en français

Pour la nation raskenoise,
Pour l’empire qui ne meurt jamais,

Il y a longtemps, la tempête s’est levée,
appelant une terre brisée.
Rêves de feu, rêves de destin,
Rasken s’est dressée pour résister.

À travers les plaines, le tonnerre grondait,
et l’aigle déploya ses ailes.
Une aube nouvelle pour le royaume eurysien,
forgée dans les épreuves, forgée dans le chaos.

Ô Rasken, lève-toi, lève-toi encore,
l’aigle s’éveille dans l’orage et la pluie.
Ton étendard de fer flotte avec fierté,
entends la patrie qui crie ton nom.

Ô Rasken, lève-toi, lève-toi encore,
cœur ardent, flamme indomptable.
Des cendres, du froid,
un empire renaît, fort et fier.

Des steppes aux vents sans fin
jusqu’aux montagnes couronnées de neige,
chaque fille, chaque fils
a appris le courage de tenir debout.

À travers l’ombre de la guerre civile,
nous avons enduré la nuit la plus longue.
Dans la douleur, nous avons forgé l’unité,
et sommes revenus réclamer la lumière.

Ô Rasken, lève-toi, lève-toi encore,
l’aigle plane à travers l’orage et la pluie.
Trois régions debout, fières à jamais,
entends le tonnerre, entends-le gronder.

Ô Rasken, lève-toi, lève-toi encore,
esprit forgé par la guerre et le feu.
Des ruines est née l’espérance,
sous les vents puissants de l’aube.

Ô Rasken, lève-toi, lève-toi encore,
notre peuple tient bon dans la nuit et la pluie.
Ton étoile des montagnes brille à jamais,
nous chantons ton nom de toute notre force.

Ô Rasken, lève-toi, lève-toi encore,
le cri de l’aigle ne s’éteindra jamais.
De la terre, jurée au feu,
Rasken vit, éternellement renaissante.


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Séance du 10 juin 2018 sur l’introduction d’un moratoire sur les airbags de la marque Veslnienne Venturi.


L'assemblée a débuté à 10 heures du matin.
Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Robby Mader du PUR.

Robby Mader – Merci monsieur le président, chers collègues. Depuis que l’automobile s’est démocratisée, les différents gouvernements des pays du monde ont tour à tour adopté des normes. Ces normes eurent différentes vocations : écologique, économique, mais surtout sécuritaire. En effet, rapidement, des normes sur la sécurité des occupants du véhicule firent leur apparition : ceinture de sécurité, zones de déformation, rétroviseurs et airbags. C’est sur ces derniers que le projet de loi porté par mon parti se concentre. Un airbag, dans son fonctionnement, est très simple à comprendre : il s’agit d’une charge pyrotechnique qui, lors d’un choc, va se déclencher en libérant beaucoup de gaz, gaz qui vont alors gonfler un ballon, en l’occurrence l’airbag.

Dernièrement, une entreprise velsnienne du nom de Venturi a fait parler d’elle en proposant aux constructeurs automobiles des airbags un tiers moins chers que ses concurrents. La réalité derrière cette baisse de coût spectaculaire est due à la charge pyrotechnique utilisée par Venturi, à savoir du nitrate d’ammonium. Ce composé au nom barbare ne dira sûrement rien à la majorité d’entre vous ; en revanche, l’accident du port de Bonnberg en 1962 devrait vous être plus familier. Vous vous dites sûrement pourquoi j’évoque cet accident qui a vu la destruction quasi complète du port ainsi que des quartiers environnants ; la raison est simple : la cause de l’accident de Bonnberg en 1962 est due à un composé chimique du nom de nitrate d’ammonium, soit le même que Venturi utilise dans ses airbags.

La grande majorité du nitrate d’ammonium utilisé aujourd’hui l’est dans l’agriculture, car il s’agit d’un engrais très performant ; une autre part importante de l’utilisation de ce nitrate l’est dans l’industrie sous forme d’explosif industriel. C’est sûrement ce dernier point qui a intéressé Venturi au premier abord, car lorsqu’on s’intéresse de près à ce nitrate d’ammonium, on constate ses nombreux avantages, avantages pouvant être mis en œuvre dans la fabrication d’airbags. En effet, le nitrate d’ammonium dispose d’un très bon rendement énergétique, il génère beaucoup de gaz permettant un gonflage rapide et, comble du comble, il est peu coûteux ; tous ces points font que Venturi peut proposer des airbags plus compacts et moins chers que ses concurrents.

Cependant, il dispose également de nombreux défauts. S’il est stable la plupart du temps, il réagit très mal à l’humidité ainsi qu’au confinement, par exemple ; ce dernier point étant particulièrement significatif dans le cas de Venturi et de ses airbags, car le nitrate est confiné dans une capsule. Lorsqu’il est exposé à ce genre de contraintes, le nitrate d’ammonium se dégrade rapidement ; il va alors produire des gaz mettant la capsule sous pression, sa réactivité augmente également, pouvant laisser présager des déclenchements involontaires ; enfin, il peut se dissoudre et former des solutions nitrées pouvant alors attaquer la capsule de l’intérieur, accélérant ainsi la dégradation du nitrate.

Le projet porté par mon parti n’est pas d’interdire ce type d’airbag, mais d’introduire un moratoire sur leur utilisation, le temps que des tests soient réalisés attestant de leur non-dangerosité pour les occupants du véhicule.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Jörn Scheid de l’ALF.

Jörn Scheid – Cher collègue, tout n’est pour vous qu’une question de normes et d’interdictions, mais à trop normer, vous stoppez l’innovation et, en faisant cela, vous stoppez le développement du pays. Plutôt que d’interdire, il faut encourager l’innovation de la même manière que l’a fait Venturi en développant ses airbags un tiers moins chers.

Robby Mader – Monsieur Scheid, je crois que vous ne m’avez pas compris. Je ne souhaite pas stopper l’innovation ni même la ralentir ; cependant, je préfère être prudent avant d’installer des grenades dans les voitures de nos compatriotes. De plus, vous poussez à l’innovation sans contrainte ; je vous conseille de passer vos vacances au sein de Drovolski, ils n’ont jamais arrêté l’innovation dans le nucléaire, c’est un vrai paradis maintenant.

Lukas Boll (Président de l'assemblée) – La parole est au député Xaver Breuer du FPJS.

Xaver Breuer – Ça me tue de l’admettre, mais nous sommes bien obligés de rejoindre nos « collègues » du PUR : un airbag n’est rien d’autre qu’un explosif confiné, il faut alors s’assurer qu’il ne représente aucun danger pour la population. Si les tests venaient à démontrer sa dangerosité, alors il faudrait l’interdire pour le bien de tous.



Lukas Boll (Président de l'assemblée) – Les résultats s’affichent sur l’écran. Avec 249 votes pour, 95 abstentions et 56 contre, le projet de loi visant à instaurer un moratoire sur l’utilisation d’airbags Venturi contenant du nitrate d’ammonium est validé.


  • Article 1 : Suite à l’adoption de ce projet de loi, un moratoire est introduit sur l’utilisation d’airbags de la marque Venturi utilisant du nitrate d’ammonium comme agent pyrotechnique dans les airbags.
  • Article 2 : La CNIA (Commission Nationale de l’Industrie Automobile) sera chargée d’effectuer des tests approfondis sur les airbags Venturi, procédant entre autres à des tests de vieillissement accéléré.
  • Article 3 : Au terme des tests, la CNIA sera tenue de rendre un rapport et d’attester si oui ou non les airbags contenant du nitrate d’ammonium sont suffisamment sûrs pour être commercialisés sans danger pour les usagers.
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