Activités étrangères en Akaltie
Posté le : 23 jan. 2024 à 19:07:46
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Posté le : 25 jan. 2024 à 23:49:30
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Le Norjien -- Histoire
L'archipel de Nellnely-Nacuot, une (re)découverte du nationalisme tanskien ?
La sortie d'un ouvrage de recherche historique sur l'exploration tanskienne au XVIe siècle provoque une poussée de révisionnisme historiques dans les groupes nationalistes à l'opposé des bancs de l'université
Par Oleana Järnefelt (Norja), le 3 septembre 2012

Jusqu'ici, la recherche historique tanskienne avait estimé qu'en réalité Seifsson n'avait jamais réellement pénétré dans l'Océan Carmin et avait en réalité finit sur une île de l'actuelle Maronhi voir une grande île encore mal connue de l'Alguarena. L'ouvrage paru récemment aux presses universitaires de Kalfafell par l'historien moderniste reconnu Aslak Liikanen est revenu récemment sur ces estimations. En retraçant le parcours de Seifsson et de l'Astrolabe à partir de ces récits de voyages mais surtout des descriptions faites par les deux biologistes de l'équipage, le professeur estime que c'est bien dans l'actuel archipel de Nellnely (en Kah-tanais) ou Nacuot (en Alkatien), partagé entre Kah-Tanais et Akaltiens que Seifsson aurait découvert.
Dans son récit, Seifsson y dépeint ainsi des rivages densément peuplés, des richesses visibles à des lieues en mer et une population pacifiée qui ne demandait qu'à recevoir la bénédiction de Dieu et de la civilisation. "Aucun village n'était distant de l'autre de plus d'un tir de fusil. L'on pouvait caboter de village en village en quelques minutes de navigation. Le sol était gorgé de plantes, les eaux agitées de poisson, la température clémente et les habitants dociles et agréables."
Si la description avait provoqué les passions de nombre de marins et de commerçants tanskiens, le développement de la colonie de Järvi (actuelle Province Fédérale d'Etelämanner), plus proche, mieux connue et lucrative, bloqua tout financement d'expéditions supplémentaires. Ayant déposé, de ces mots, une lettre de marque du Roi prenant possession de l'île - qu'il estimait être un continent -, Oddkell Seifsson ne put pourtant jamais y remettre les pieds. La véracité des descriptions de Seifsson est toujours sujette à d'importantes controverses historiques entre mythe, description extravagante et possible réalité.
Par ses recherches, Aslak Liikanen réouvre ainsi la question de la naissance du mythe de Loforðlønd (la Terre Promise en tanskien). Au cœur d'un important débat historique, Loforðlønd anima les premiers planisphères rédigés en tanskien représentant tantôt un continent au sud ouest du Paltoterran, tantôt entre le Nazum et l'Afarée. Liikanen expose ainsi une nouvelle théorie fondée sur les récits de voyages des explorateurs tanskiens étant passé par le sud de l'Afarée : les archipels du Wanmiri à l'archipel Nacuot auraient été percu comme faisant partis d'un seul et même continent à l'ouest de Paltoterra et au sud du Nazum. Un sixième continent imagé et imaginé au gré des voyages et des imprécisions de cartographies, une terre promise, le Loforðlønd.
Rôle dans la construction nationale tanskienne
Comme l'avance Liikanen, ne s'éloignant pas cette fois de la recherche historique actuelle sur l'époque moderne tanskienne mais la confirmant davantage, l'imaginaire du Loforðlønd a joué un rôle notoire dans la construction de la pensée politique tanskienne, en particulier sur l'ancrage d'une pensée libérale. Plus précisément, les courants de l'histoire des idées aboutissent actuellement à l'idée selon laquelle le développement d'un mythe du Loforðlønd - que les Tanskiens y aient cru ou non est encore sujet à de nombreux débats - a entraîné la formulation et la propagation d'une idée libérale centrée sur l'aboutissement de l'individu par la recherche de son propre Loforðlønd pour trouver le Loforðlønd tanskien.
De ce fait, le développement individuel bénéficiant à l'individu, il bénéficie aussi à la population - puis au peuple tanskien - dans la recherche de sa propre terre promise. Celle-ci s'est peu à peu, au fur et à mesures que l'exploration a affiné les cartes et dévoilé l'absence d'un sixième continent, divergé vers la construction d'un Loforðlønd directement sur les terres habitées par les tanskiens, amenant ainsi au développement des idées progressivement républicaines et socialistes. La construction individuelle puis collective d'une Terre Promise menant à la progression de l'idée d'égalité, aussi bien dans l'économie que dans les droits des individus. Idée que l'on retrouvait encore en 1942 dans la guerre de la fédéralisation lorsque les colonies demandaient à "faire partie du Loforðlønd" - pour celles qui ne voulaient pas l'indépendance.
Le mythe de la Terre Promise pour Tanska aurait ainsi joué un rôle important dans le développement progressif d'un proto-nationalisme tanskien mais aussi des idées libérales. Les dernières recherches tendent néanmoins à pousser aussi sur l'influence du développement de la Sérénissime et des Couronnes-Unies de Caratrad comme ayant été des vecteurs d'incitations au développement du commerce maritime tanskien, et de ce fait d'une forme de libéralisme cette fois-ci plus économique.
Une histoire reprise par la droite nationaliste
La propagation de la recherche, saluée par ses pairs, de Liikanen s'est toutefois récemment étendue à la sphère publique et en particulier du côté des mouvances nationalistes toujours en quête de préciser le mythe de l'histoire nationale tanskienne.
Comme l'avait démontré la sociologue Alma Bloch en 1962 dans son célèbre "mythe et nationalisme du Tanskien moyen", le développement d'une pensée pleinement nationaliste tanskienne à la fin du XIXe siècle et tout au long du premier XXe siècle s'est avant tout fait sur la base du mythe de la construction d'une Terre Promise.
Celle-ci, auprès du "Tanskien moyen", se faisait autour de deux piliers articulant la pensée nationaliste. Le premier était la nécessité de retrouver, sur les terres tanskiennes historiques (Norja et Halvø principalement), les racines des premiers tanskiens en se basant sur la reprise, en 1543, de la ville d'Halvø par la Principauté de Norja. Le second étant de trouver de nouvelles terres promises.
Halvø, principale ville d'origine des populations tanskiennes fut partiellement abandonné au profit de Norja au cours des XI et XIIe siècle avant d'être reprise en 1543 du fait d'intérêts commerciaux (et aucunement d'un retour à des sources). Cette date, qui coïncide presque avec le premier voyage de Seifsson est fondatrice dans la construction du mythe de Loforðlønd : elle permet la construction en revenant aux terres "ancestrales", et l'autre construction par la projection d'une "terre promise" par delà les mers.
C'est ainsi autour de ce duopole que le nationalisme tanskien et que la rhétorique nationaliste s'est bâtie. Elle explique, d'après les travaux de l'école historique dite de "Järvi", l'attachement de l'Empire Tanskien aux colonies de Järvi et de Ny-Norja, perçue tour à tour comme le réel Loforðlønd, indispensable, donc, à la nation tanskienne.
Mes travaux n'ont pas pour vocation d'alimenter le nationalisme"
C'est ainsi, sur le fruit de cet historique de construction du nationalisme tanskien, que depuis plusieurs semaines on a pu observer une utilisation des travaux de Liikanen bien au-delà de la sphère universitaire. Plus précisément, plusieurs mouvances d'extrême droite ont estimés que le mythe de Loforðlønd venait de trouver sa "véritable signification" et avec elle "la destinée tanskienne".
Selon Liikanen, ses propos "sortent la recherche de son contexte" et amènent à "dénaturer ses travaux". L'historien a précisé dans une interview donné à Tanske Fréttastofa que "mes travaux n'ont pas pour vocation d'alimenter le nationalisme. Ils ne doivent servir qu'à mieux comprendre l'histoire d'une période importante pour l'exploration, la colonisation et à terme le développement de nos grandes villes sur l'exploitation de populations colonisées pour servir un mythe bâti de toutes pièces."
Aucun élu du Front Tanskien n'a publiquement commenté l'affaire mais plusieurs ont reconnu avoir lu "avec intérêt l'ouvrage de monsieur Liikanen", l'un d'eux précisant à Playkirja que "par son travail, Aslak Liikanen éclaire davantage l'histoire incroyable de notre pays", loin du message porté par l'historien.
Posté le : 03 sep. 2024 à 22:03:19
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Pour la formation d'une ligue de défense de nos intérêts communs
"A toutes les forces de bonne volonté en ce continent et du reste de ce monde, j'en appelle à toutes les nations libres et désireuses de le rester, du danger que représente ces choses qui composent notre paysage politique eurysien actuel. Ces organisations supra-nationales qui défigurent le sens du mot "souveraineté" et qui se servent de tout leur poids pour interférer dans l'existence de ceux ne désirant que la tranquillité d'âme, d'esprit, et dont l'unique volonté est d'exister dans la paix de leur foyer, sans que l'on ait à les invectiver de vivre d'une mauvaise manière. Que ces Hommes soient libres de vivre selon leurs valeurs et conscience propre, c'est là mon seul désir. La Grande République de Velsna sera toujours l'ennemie de toutes les volontés d'hégémonie d'un petit groupe de nations, quelle que soit les valeurs dont ces dernières se targuent ou les convictions politiques qu'elles brandissent. Cela n'a toujours et éternellement que la même finalité: une hégémonie politique, économique, culturelle ou les trois à la fois. Je suis de ces hommes qui estime que c'est la seule volonté d'un peuple qui est légitime à la direction qu'il prendra: si celui-ci désire la démocratie, que l'on ait pas à lui imposer par les armes, et il en va de même avec le communisme et tous les régimes ne mettant pas en péril le droit de leurs voisins à faire de même. OND, Liberaltern, ONC...ce sont là des appellations différentes pour une même méthode de terreur et de pression politique sur les petits, les faibles et les nations isolées. Le seul horizon politique auquel ces nations ont le droit est le suivant: quand est-ce que notre tour sera venu d'être la cible d'une intervention criminelle d'une armée qui causera bien davantage de mal que de bien à notre patrie ? Alors que le sens de l'Histoire devrait être dédié aux particularismes et à l'exception que représente chacun d'entre nous, nous nous complaisons à éterniser un monde ne nous laissons d'autre choix que la conformité. La conformité ou la disparition, tels sont les deux seuls choix de ces nations.
C'est pourquoi, en vertu de l'état politique désastreux d'un monde partagé entre des organisations au but noble, mais dont la finalité est mortifère, que nous annonçons le présent projet validé par le Sénat des Mille de la Grande République de Velsna: à savoir la mise en place d'une Ligue d’États souverains et indépendants, dont le seul et unique but sera la préservation de leur indépendance à tout prix. Notre organisation ne sera pas une union économique, ni même une union politique ou culturelle artificielle et dont les contraintes seraient bien trop nombreuses à notre goût. Il ne s'agira pas là non plus de nous affilier à raison d'une idéologie commune, car nous n'avons que faire que de la manière dont vous concevez votre monde. Il ne s'agira en réalité là que de deux choses: un pacte défensif commun, et uniquement dans ce cas de figure, et la mise en place d'un marché de l'armement interne à tarifs préférentiels. Ni plus, ni moins, car nous pensons qu'il n'y a guère meilleure organisation supra-nationale que celle que l'on voit le moins souvent.
En vertu de ces principes que l'on pourrait qualifier à juste titre de minimaliste, nous n’exigerons des futurs intéressés que deux choses:
- De ne faire partie d'aucune des trois organisations suivantes: ONC, OND ou Internationale Libertaire.
- De respecter votre engagement vis à vis de ce pacte de défense, qui mettra en jeu nos paroles et notre dignité."
Si vous êtes intéressés par ce projet, veuillez remplir ce formulaire dans l'éventualité d'une conférence qui se tiendra en la cité de Velcal, en Grande République de Velsna. Envoi de préférence dans le topic consacré dans les appels d'offre:
[b]Entité participante (nom complet du pays):[/b]
[b]Nom du représentant ou de la représentante:[/b]
[b]Observations personnelles et attendus de cette future organisation:[/b]
Posté le : 26 sep. 2024 à 21:51:17
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Suite de la conversation téléphonique qui débute dans les AE de la Poëtoscovie.
Itotia Neztli : Je ne cherche pas à connaître le début de ces évènements, tout ce qui intéresse mon gouvernement est que des citoyens akaltiens ont été internés et interrogés de manière musclée durant une journée, dans la prison centrale de la capitale anteriène. De plus, les services diplmatiques anteriens ont par la suite émis de fausses accusations à l'encontre de nos citoyens, et ne s'en sont pas excusés. Admettez tout de même qu'ils ne sont pas seulement les victimes de cette "escarmouche de diplomates". Je suis parfaitement d'accord avec tout ce que vous dites, mais si tout ceci avait pris place en Akaltie, nous n'aurions embarqué et mis en garde-à-vue personne pour s'être opposé à notre politique. Il se trouve également que la nation "innocent[e]" comme vous le dites, est une dictature qui ne possède presqu'aucune liberté d'expression ou de manifestation (bien que mon pays ne soit pas le meilleur des exemples sur le dernier point, nous n'allons pas jusqu'à l'internement temporaire). En résumé, vous prenez la défense d'une dictature qui s'est permise de s'en prendre à des citoyens aleuciens sans même en informer d'elle-même les gouvernements concernés (dont le mien).
Jolan Sandro : Vous pouvez être en profond désaccord, vous pouvez tous deux vous trouver horribles, mais je n'aurai de cesse de répéter qu'il vaut mieux se mettre à deux autour d'une table, un verre de vodka à la main, plutôt que de s'envoyer tous les missiles du monde. Je comprends ce que vous dites, et je m'engage personnellement à aborder auprès des représentant de l'Antegrad la possibilité d'augmenter les libertés des individus étant sur son territoire. Notez cependant qu'il est tout à fait légal pour un État de mettre en garde-à-vue n'importe quel ressortissant étranger, du moment qu'il se trouve sur le territoire national. De la même manière, l'Antegrad aurait pu les juger sans jamais n'avoir rien à vous demander. Permettez-moi, mais vous titillez ma curiosité. Comment s'est terminé cette crise ? Les individus de votre nationalité ont bien été relachés j'espère ? (modifié)
Itotia Neztli : Ne vous en faites pas, aucun des deux partis n'aurait le moindre intérêt à envoyer des missiles. Comme je n'ai de cesse de le répéter, nous ne voulons pas causer le moindre décès dans ce conflit. Je tique juste sur ce que vous considérez comme "légal". Malgré votre belle initiative de Tribunal International, aucune norme n'est définie de manière universelle afin que tous les États de la planète se doivent de la respecter. Il n'y a donc rien de "légal" comme il n'y a rien d'"illégal" à l'échelle internationale, en dehors de quelques initiatives régionales. Nous considérons tout simplement qu'un gouvernement étranger n'a pas à juger seul nos concitoyens encore moins pour des actes qu'ils n'ont pas commis, et nous sommes près à les faire comparaître devant notre justice sur la demande de ses forces de l'ordre. Pour ce qui est des akaltiens en Antegrad, ils ont été relâchés après 24 heures environ passées dans la prison centrale (après une rafle violente des policiers lors de la manifestation) et nous nous sommes empressés de les rapatrier sur notre sol. Il est apparu que les interrogatoires qu'ils ont subit ont été, comme déjà mentionné, musclés, et que plusieurs d'entre eux (ils sont une vingtaine en tout) présentent des blessures superficielles et des marques de coups.
Jolan Sandro : Le récit que vous me faites est tout bonnement glaçant ! Soyez assuré que je ne manquerai pas de condamner ces agissements auprès du Chef d'État de l'Antegrad. Concernant maintenant ce qui est légal de faire ou non, la souveraineté des État n'est pas une loi écrite, mais il est évident, normal et admis par tous que chaque État peut faire ce qu'il souhaite sur son propre sol. Je ne dis pas que cela est moral, je dis simplement que cela est. Enfin, je suis rassuré que vos concitoyens fussent relâchés un jour après leur mise en garde-à-vue. Venons-en maintenant à un autre sujet voulez-vous ? Avez-vous condamner publiquement les crimes comis au Diambée ? Si oui de quelle manière et souhaiteriez-vous aller plus loin ?
Itotia Neztli : Nous trouvons évidemment scandaleux et atroces l'effroyable génocide qui s'est tenu au Diambée. Nous n'avons cependant pas fait de communiqué publique à ce sujet, puisqu'il nous a peu impacté et que cela n'aurait pas vraiment eu d'utilité. Nous recommandons simplement à nos concitoyens de ne jamais mettre les pieds dans ce pays afaréen, et à nos entreprises de minimiser au mieux les rapports et les transactions avec leurs homologues diambéennes. Cela paraît sans doute faible et lâche, mais nous sommes trop loin pour qu'un simple communiqué ait un véritable impact et nos services de renseignements ont eu vent d'une potentielle coalition de grandes puissances qui mettrait fin au régime local. L'ASEA les laissera à priori "faire leur travail" sans intervenir. Il va sans dire qu'en cas de besoin, nous sommes prêts à déployer des aides humanitaires pour les populations victimes.
Jolan Sandro : Mais enfin ! Un génocide nous concerne tous ! Ne pensez-vous pas qu'il serait très important d'agir, et le plus rapidemment possible ?
Itotia Neztli : Bien sûr, je suis entièrement d'accord. Mais comme je le disais, plusieurs puissances militaires majeures sont déjà en train de s'y préparer. Nous ajouter après le début du projet ne servirait sans doute pas à grand chose. Nous les laissons gérer la situation, puisque nous estimons qu'elle n'y rencontreront aucun souci. Encore une fois, ce n'est pas par manque de justice mais par manque d'utilité de l'Akaltie dans ce futur conflit.
Jolan Sandro : Vous n'êtes pas sans savoir que la Poëtoscovie figure parmi ces nations dans le souci d'un climat international meilleur tout en ayant pour ultime désir le respect des droits humains sans considération de frontière. Si je la déplore je comprends tout de même votre point de vue. Je ne pense pas vous retenir plus longtemps si vous-même n'avez pas de demande particulière.
Itotia Neztli : Je n'en ai pas particulièrement, si ce n'est que nous pourrions prochainement organiser une rencontre entre vos représentants et plusieurs des nations de l'ASEA dans un objectif de rétablissement des bonnes relations. Cet affrontement diplomatique n'a mené à strictement rien, alors que coopérer ne peux qu'apporter des avantages.
Jolan Sandro : Je suis tout à fait d'accord avec vous. Sachez par ailleurs que Sterus et nous sommes déjà paronndés mutuellement et avons entrepris de rétablir quelques liens. Enfin bref... Très bonne soirée à vous mon amie.
Itotia Neztli : Je ne cherche pas à connaître le début de ces évènements, tout ce qui intéresse mon gouvernement est que des citoyens akaltiens ont été internés et interrogés de manière musclée durant une journée, dans la prison centrale de la capitale anteriène. De plus, les services diplmatiques anteriens ont par la suite émis de fausses accusations à l'encontre de nos citoyens, et ne s'en sont pas excusés. Admettez tout de même qu'ils ne sont pas seulement les victimes de cette "escarmouche de diplomates". Je suis parfaitement d'accord avec tout ce que vous dites, mais si tout ceci avait pris place en Akaltie, nous n'aurions embarqué et mis en garde-à-vue personne pour s'être opposé à notre politique. Il se trouve également que la nation "innocent[e]" comme vous le dites, est une dictature qui ne possède presqu'aucune liberté d'expression ou de manifestation (bien que mon pays ne soit pas le meilleur des exemples sur le dernier point, nous n'allons pas jusqu'à l'internement temporaire). En résumé, vous prenez la défense d'une dictature qui s'est permise de s'en prendre à des citoyens aleuciens sans même en informer d'elle-même les gouvernements concernés (dont le mien).
Jolan Sandro : Vous pouvez être en profond désaccord, vous pouvez tous deux vous trouver horribles, mais je n'aurai de cesse de répéter qu'il vaut mieux se mettre à deux autour d'une table, un verre de vodka à la main, plutôt que de s'envoyer tous les missiles du monde. Je comprends ce que vous dites, et je m'engage personnellement à aborder auprès des représentant de l'Antegrad la possibilité d'augmenter les libertés des individus étant sur son territoire. Notez cependant qu'il est tout à fait légal pour un État de mettre en garde-à-vue n'importe quel ressortissant étranger, du moment qu'il se trouve sur le territoire national. De la même manière, l'Antegrad aurait pu les juger sans jamais n'avoir rien à vous demander. Permettez-moi, mais vous titillez ma curiosité. Comment s'est terminé cette crise ? Les individus de votre nationalité ont bien été relachés j'espère ? (modifié)
Itotia Neztli : Ne vous en faites pas, aucun des deux partis n'aurait le moindre intérêt à envoyer des missiles. Comme je n'ai de cesse de le répéter, nous ne voulons pas causer le moindre décès dans ce conflit. Je tique juste sur ce que vous considérez comme "légal". Malgré votre belle initiative de Tribunal International, aucune norme n'est définie de manière universelle afin que tous les États de la planète se doivent de la respecter. Il n'y a donc rien de "légal" comme il n'y a rien d'"illégal" à l'échelle internationale, en dehors de quelques initiatives régionales. Nous considérons tout simplement qu'un gouvernement étranger n'a pas à juger seul nos concitoyens encore moins pour des actes qu'ils n'ont pas commis, et nous sommes près à les faire comparaître devant notre justice sur la demande de ses forces de l'ordre. Pour ce qui est des akaltiens en Antegrad, ils ont été relâchés après 24 heures environ passées dans la prison centrale (après une rafle violente des policiers lors de la manifestation) et nous nous sommes empressés de les rapatrier sur notre sol. Il est apparu que les interrogatoires qu'ils ont subit ont été, comme déjà mentionné, musclés, et que plusieurs d'entre eux (ils sont une vingtaine en tout) présentent des blessures superficielles et des marques de coups.
Jolan Sandro : Le récit que vous me faites est tout bonnement glaçant ! Soyez assuré que je ne manquerai pas de condamner ces agissements auprès du Chef d'État de l'Antegrad. Concernant maintenant ce qui est légal de faire ou non, la souveraineté des État n'est pas une loi écrite, mais il est évident, normal et admis par tous que chaque État peut faire ce qu'il souhaite sur son propre sol. Je ne dis pas que cela est moral, je dis simplement que cela est. Enfin, je suis rassuré que vos concitoyens fussent relâchés un jour après leur mise en garde-à-vue. Venons-en maintenant à un autre sujet voulez-vous ? Avez-vous condamner publiquement les crimes comis au Diambée ? Si oui de quelle manière et souhaiteriez-vous aller plus loin ?
Itotia Neztli : Nous trouvons évidemment scandaleux et atroces l'effroyable génocide qui s'est tenu au Diambée. Nous n'avons cependant pas fait de communiqué publique à ce sujet, puisqu'il nous a peu impacté et que cela n'aurait pas vraiment eu d'utilité. Nous recommandons simplement à nos concitoyens de ne jamais mettre les pieds dans ce pays afaréen, et à nos entreprises de minimiser au mieux les rapports et les transactions avec leurs homologues diambéennes. Cela paraît sans doute faible et lâche, mais nous sommes trop loin pour qu'un simple communiqué ait un véritable impact et nos services de renseignements ont eu vent d'une potentielle coalition de grandes puissances qui mettrait fin au régime local. L'ASEA les laissera à priori "faire leur travail" sans intervenir. Il va sans dire qu'en cas de besoin, nous sommes prêts à déployer des aides humanitaires pour les populations victimes.
Jolan Sandro : Mais enfin ! Un génocide nous concerne tous ! Ne pensez-vous pas qu'il serait très important d'agir, et le plus rapidemment possible ?
Itotia Neztli : Bien sûr, je suis entièrement d'accord. Mais comme je le disais, plusieurs puissances militaires majeures sont déjà en train de s'y préparer. Nous ajouter après le début du projet ne servirait sans doute pas à grand chose. Nous les laissons gérer la situation, puisque nous estimons qu'elle n'y rencontreront aucun souci. Encore une fois, ce n'est pas par manque de justice mais par manque d'utilité de l'Akaltie dans ce futur conflit.
Jolan Sandro : Vous n'êtes pas sans savoir que la Poëtoscovie figure parmi ces nations dans le souci d'un climat international meilleur tout en ayant pour ultime désir le respect des droits humains sans considération de frontière. Si je la déplore je comprends tout de même votre point de vue. Je ne pense pas vous retenir plus longtemps si vous-même n'avez pas de demande particulière.
Itotia Neztli : Je n'en ai pas particulièrement, si ce n'est que nous pourrions prochainement organiser une rencontre entre vos représentants et plusieurs des nations de l'ASEA dans un objectif de rétablissement des bonnes relations. Cet affrontement diplomatique n'a mené à strictement rien, alors que coopérer ne peux qu'apporter des avantages.
Jolan Sandro : Je suis tout à fait d'accord avec vous. Sachez par ailleurs que Sterus et nous sommes déjà paronndés mutuellement et avons entrepris de rétablir quelques liens. Enfin bref... Très bonne soirée à vous mon amie.
Posté le : 29 sep. 2024 à 16:01:06
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Le Norjien INTERNATIONAL - Eurysie
La Conférence de Velcal, une ligue de défense sans valeurs ?
Par Jack Leiknisson, Velsna, septembre 2014.
"Un démocrate, un fasciste et un communiste rentrent dans une salle pour s'allier. Cela semblerait être le début d'une forme de blague et c'est pourtant ce qui vient de s'ouvrir à Velcal" ironisait un haut administrateur tanskien ce matin dans les couloirs du Congrès Fédéral à proximité de la salle de presse. Si Velsna voulait faire parler de sa diplomatie, c'est chose réussie à Norja. L'actualité politique interne, habituellement marquée par la question du gouvernement translave, de la situation économique d'Halvø, la rentrée scolaire ou de l'opération humanitaire au Hvitnesland a été dominé par la conférece de Velcal. Celle-ci vise en un but simple à l'initiative de la Grande République de Velsna : la constitution d'une ligue de défense contre les "impérialistes", directement nommés : Organisation des Nations Démocratiques, Organisation des Nations Commercantes et Liberalintern.
Si la nomination de ces organisations à fait grincer de nombreuses dents dans les rues blanchies des vieux quartiers de la capitale, c'est davantage l'absence de certains Etats "perurbateurs" - sous entendu la Loduarie - qui interroge et déplait davantage. Rapidement néanmoins, les officiels tanskiens ont exprimés leurs sentiment mitigés sur la participation d'Etats que tout oppose. Plusieurs noms reviennent parmi eux : Gallouèse, Lermandie, Rimaurie, Valkoïnenland.
Le premier, plus république que duché, plus humaniste que monarchiste et régulièrement mais discrètement salué pour son rôle d'Etat "agrégateur de négociations" au sein de la diplomatie tanskienne bien que les relations soient faibles voir inexistantes en particulier du fait des tensions régulières entre Teyla et la Loduarie. Le second, république aleucienne protégée par l'ASEA et sans réelle menace directe. Les deux autres, Etats fascistes ou autoritaires (autorisant la présence de fascistes dans leur parlement), en proie à des guerres civiles ou conflits internes et appliquant des répressions ouvertes et variées sur les minorités politiques et religieuses de leur pays. La Rimaurie exécutera prochainement trente-trois opposants de l'Union Libertaire Rimaurienne sur place publique au milieu du mois de septembre, soit pendant le déroulé de la conférence.
L'objectif de la ligue diffère de celui de l'OND ou de l'ONC et agit principalement comme simple pacte de défense mutuel entre les potentiels futurs signataires sans davantage d'implication politique. Présenté comme un traité "technique" sans "idéologie" par des officiels velsniens, la réalité parait pourtant bien différente. SI les Etats cités venaient à signer puis ratifier le traité, le paysage Eurysien donnerait ainsi des régimes fascistes exécutant publiquement leurs opposants politiques défendus dans l'exercice de leur fascisme par des républiques humanistes pourtant reconnues pour leurs politiques sociales. Loin de n'être qu'un traité de protection des souverainetés, l'adhésion à la ligue de Velcal pourrait signifier pour plusieurs millions de civils la garantie de gouvernements sanctifiés dans l'impunité qui leur serait réservé. Cette vision, évidemment orientée, est ainsi présentée telle quelle par plusieurs élus socialistes et fédéralistes au sein du Congrès Fédéral qui estiment que cela pourrait amener leurs partis à proposer au gouvernement de reconsidérer leur relations avec certains Etats. "Il paraitrait impossible de considérer comme respectueux des droits humains un pays qui accepte de défendre militairement un Etat ouvertement fasciste qui exécute sa population civile dans les rues aux yeux de tous. Les droits humains ne se balayent pas d'un coup de trait." expliquait un député socialiste visiblement énervé à la sortie d'une session du Congrès Fédéral.
Du côté du ministère des Affaires étrangères et des Droits humains, les réponses se font plus rares et les positionnement publics inexistants. Le mot d'ordre vient d'en haut, Jaka Lakkas a ordonné à ses fonctionnaires et diplomates d'éviter toute "sortie malheureuse" avant d'avoir la liste des signataires rendues publiques. En d'autres termes, le gouvernement ne se montre pas encore aussi véhément que certains députés de sa majorité : il est trop tôt pour critiquer ouvertement. Néanmoins, plusieurs diplomates interrogés reconnaissent une forme d'incompréhension dans la présence de certains pays à la ligue. Un haut diplomate ancien ambassadeur dans un pays d'Eurysie indiquait ainsi que "si la présence de certains pays s'explique par la forme de menace qu'ils ressentent, d'autres sont inexpliquées. Qui attaquerait Lermandie, Akaltie ou Gallouèse ? Les deux premiers sont dans un système d'alliance régional reconnu, le troisième est respecté et reconnu de tout son voisinage pour sa posture diplomatique actuelle. Si ces pays ont des valeurs, on ne voit pas où elles sont pour d'autres membres de la ligue."
Posté le : 07 oct. 2024 à 22:57:50
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Pendant ce temps-là, sur une chaîne câblée Icamienne en prime time :
" Mesdames et messieurs, c'est l'heure de ... Apor'eyma Rubi' Iar'amo ! "
Une Icamienne en tenue tribale de la région d'Akahim vaguement traditionnelle fait irruption sur le plateau en hurlant comme une possédée. Elle se jette l'épaule la première dans le décor, démolissant le faux mur au passage et révélant le plateau derrière.
Gros plan sur le groupe, en train de jouer le générique comme si de rien n'était.
Elle se relève, continue de hurler en assénant des coups de pieds dans son bureau. Elle court à l'arrière, par-delà ce qu'il reste du décor pour décrocher un extincteur et venir finir le bureau, quitte à démanteler des bouts de stuc déjà réduits en charpie.
Gros plan sur la saxophoniste, emportée dans le morceau.
Elle peine, elle s'effondre même lamentablement en glissant sur une bouteille d'eau. Pourtant, elle se relève. Elle se remet à hurler, elle a la bave aux lèvres. Elle se précipite sur le groupe pour asperger le batteur de neige carbonique.
Zoom arrière, le groupe continue à jouer, tant bien que mal.
Elle fracasse la grosse caisse avec son extincteur, fait trois pas en arrière, lance un cri de guerre traditionnel akahime avant de se précipiter pour faire une corde à linge au batteur, qui disparaît dans le décor ruiné.
Un assistant vient remplacer la batterie.
Cut sur la présentatrice, complètement nue, face à une pile de briques. Elle fracasse son crâne contre les briques. Les briques volent en poussière. Elle relève son visage en sang. Elle hurle.
Nouveau cut. Elle s'attaque aux lambeaux de tentures avec un lance-flammes.
Cut sur le groupe, dont le batteur a changé.
Zoom arrière, la présentatrice est en tenue de soirée, parfaitement maquillée et préparée. Elle s’assoit sur sa chaise de bureau, complètement essoufflée.
Les assistants viennent remplacer le décor en quelques secondes. L'illusion est complète. C'était comme si ce déferlement de violence orgiastique n'avait jamais eu lieu.
" Ah, merde ... Qu'est-ce que j'étais censée faire moi déjà ? " s'interroge-t-elle, en décapsulant la canette de soda présente sur son nouveau bureau avant de s'en enfiler une solide rasade.
Texte informatif à l'écran a écrit : Rubixaba Iar
Le rideau s'écarte pour dévoiler le fringant acolyte de la présentatrice, un Icamo-afaréen à la tenue très colorée ; criarde même.
" Présenter l'émission, évidemment ! "
Texte informatif à l'écran a écrit : Takao do Banxorão
Rires et applaudissements pré-enregistrés
" Ah oui, c'est vrai. Bon, alors. Le programme du jour ... " "Rubi" sort ses fiches, " ... La conférence de Velcal ... Ah, oui, il paraît qu'il y a eu un truc marrant entre les délégations Listoniennes et Akaltiennes ... "
Zoom sur Takao, souriant à la caméra,
" Et nous retrouvons notre envoyée spéciale à Velcal, Potira Kawashima ! "
" Hop là ! " intervient Rubixaba, en sortant un revolver de sous son bureau, " Tu t'es cru où là ? Tu veux me piquer mon émission, espèce de machiste de merde ? "
Elle vide l'intégralité de son arme sur Takao, qui s'effondre dans une gerbe de sang et de plumes.
Zoom sur une Rubixaba au sourire éclatant et à la diction impeccable de speakerine :
" Nous retrouvons maintenant Potira Kawashima, qui a suivi pour nous la conférence de Velcal ! "
**
*
" Merci Rubi ! Oui, je suis à Velcal, à côté de là où a lieu la conférence ... La délégation akaltienne a quitté le lieu. Ils tiraient un peu la tronche, si je peux me permettre, ça avait pas l'air d'aller super fort pour eux... "
Une jeune Icamienne fringante en streetwear, un micro à la main, se tient à une intersection devant un bâtiment richement décoré typique de l'architecture velsnienne. A côté d'elle, un jeune homme en costard que le badge qu'il porte au col laisse deviner comme étant Akaltien.
" Je suis avec Itzel Akna. Il est stagiaire dans la délégation qui a assisté aux discussions pour l'Akaltie, et il a accepté de répondre à nos questions. "
" Je suis un grand fan ! "
" ... Et c'est un grand fan !.. Alors, Itzel, dis-moi : qu'est-ce qu'il s'est passé ? "
" Oh ... Un truc assez ... Je sais pas ... " Le jeune Akaltien se gratte le front, le temps de réfléchir à une description qui pourrait résumer sa pensée. Il finit par reprendre : " C'est parti assez vite en vrille, dès que l'Akaltie a demandé un statut d'observateur dans l'organisation. "
" Ah ? "
La plantureuse "reporter" a des réactions très clairement exagérées. Le connaisseur y reconnaîtra aisément les marques claires du show de Rubixara.
Itzel Akna ne s'y laisse pas tromper.
" Bah non, mais c'est flou aussi ! Ils ont invité tout un tas de nations pour soit-disant monter une espèce d'organisation pour contrebalancer l'Organisation des Nations Démocratiques, et les autres grandes associations de nations. Probablement même qu'ils voudraient faire contrepoids à l'Association pour la Sûreté Économique Aleucienne ... Mais ils sont pas clair. Sous couvert de non-alignement, ils fourrent tout sans regarder... Pensez-y donc : On arrive, on demande à être observateur, et paf, ils nous regardent en nous demandant ce qu'on fait là ! "
" Mais vous étiez invités, non ? "
" On était invités ! C'est ça qui est dingue ! Typique d'Eurysiens ça, ils t'invitent chez eux pour te demander ce que tu viens faire ... Enfin bref. Mais, ça c'était pas le pire ! Figure-toi qu'après, on a eu le droit à la totale. Ils sont arrivés de partout ! "
" Oula, ça sent le mauvais porno ça ... " commente la journaliste, en posant son regard dans celui de l'interrogé et en lui posant une main conciliante sur l'épaule.
Le stagiaire vire au rouge pivoine.
" Ah-ah ! Ah-ah-ah ! Aherm ... " panique-t-il, avant de se ressaisir, " Ah ! Non ! C'était ... Juste qu'on s'est pris plein d'interventions contre nous ... Et puis le clou du spectacle, c'était le Prêt-à-Porter* ! "
" Les ... Listoniens, donc " précise la journaliste, en tournant le regard vers la caméra, " C'est mignon, comme surnom pour les Listoniens en Akaltien ... "
" Ah ? "
" En Icamien, ça veut dire "Barbecue". " Elle répète le même mot, en forçant l'accent.
" Oh ... Ah, oui ... En effet. "
Potira, toujours très tactile, vient lui taper sur la poitrine en rigolant,
" Ne me laisse pas te déconcentrer, continue donc ! "
" Oui, donc ... Le Prêt-à-Port-... Les Listoniens, donc, ils nous insultent, juste. Ils débarquent, et c'est tout juste s'ils nous traitent pas de sauvages ! "
" C'est bien le Barbecue ça ... " concourt la journaliste, en opinant du chef.
" Du coup, voilà, on est sorti parce que ça ne rimait plus à rien. On va plier nos bagages et se barrer d'ici demain ... Une belle perte de temps. Et puis franchement, si vous voulez mon avis, un sacré danger pour la sûreté mondiale : On a la naissance d'une nouvelle alliance de nations coloniales et impérialistes qui veulent conserver leurs privilèges à l'abri de toute garantie de liberté ou de démocratie. C'était écrit texto dans l'invitation : ils sont là pour se protéger entre eux à la moindre embrouille et se vendre tout un tas d'armes. C'est juste un échange de garanties entre nations belliqueuses ... Ça sent mauvais pour la paix dans le Monde ! Il va falloir qu'on s'organise en Aleucie et au Paltoterra pour se protéger ... "
Potira acquiesce, en se retirant d'un pas pour adresser la caméra :
" Et voilà Rubi, comme tu peux le voir, le monde part encore en couille. Remarque, c'est pas étonnamment vu le gros assemblage de queues en plein concours de qui-à-la-plus-grosse qui se balade dans la bâtiment ... Franchement, j'aimerais bien aller couvrir les prix littéraires en Althajh la prochaine fois. Au moins elles sont polies avec les étrangères, là-bas ... "
Le stagiaire a déjà commencé à s'éloigner, mais la journaliste se retourne pour l'interpeller, avec une familiarité confondante :
" Hé, Itxel ! Attends ! Puisque t'as plus de conférence demain, tu veux aller boire un coup ce soir ? "
Fondu au noir.
**
*
Retour sur le plateau. Takao va mieux. Rubixaba est derrière son bureau, préoccupée ...
" On vit une bien drôle d'époque, vraiment ... " soupire la présentatrice, avant de retrouver un sourire à la blancheur et au charme proprement surnaturel, " Allez, après cette page de pub, Takao interview un jaguar ! "
" Euh ... Tu es sûre que c'est bien sécurisé ? "
" Mais oui, t'inquiète, fais pas ton gosse ! "
* En Akaltien dans le texte.
" Mesdames et messieurs, c'est l'heure de ... Apor'eyma Rubi' Iar'amo ! "
Une Icamienne en tenue tribale de la région d'Akahim vaguement traditionnelle fait irruption sur le plateau en hurlant comme une possédée. Elle se jette l'épaule la première dans le décor, démolissant le faux mur au passage et révélant le plateau derrière.
Elle se relève, continue de hurler en assénant des coups de pieds dans son bureau. Elle court à l'arrière, par-delà ce qu'il reste du décor pour décrocher un extincteur et venir finir le bureau, quitte à démanteler des bouts de stuc déjà réduits en charpie.
Elle peine, elle s'effondre même lamentablement en glissant sur une bouteille d'eau. Pourtant, elle se relève. Elle se remet à hurler, elle a la bave aux lèvres. Elle se précipite sur le groupe pour asperger le batteur de neige carbonique.
Elle fracasse la grosse caisse avec son extincteur, fait trois pas en arrière, lance un cri de guerre traditionnel akahime avant de se précipiter pour faire une corde à linge au batteur, qui disparaît dans le décor ruiné.
Cut sur la présentatrice, complètement nue, face à une pile de briques. Elle fracasse son crâne contre les briques. Les briques volent en poussière. Elle relève son visage en sang. Elle hurle.
Nouveau cut. Elle s'attaque aux lambeaux de tentures avec un lance-flammes.
Zoom arrière, la présentatrice est en tenue de soirée, parfaitement maquillée et préparée. Elle s’assoit sur sa chaise de bureau, complètement essoufflée.
Les assistants viennent remplacer le décor en quelques secondes. L'illusion est complète. C'était comme si ce déferlement de violence orgiastique n'avait jamais eu lieu.
" Ah, merde ... Qu'est-ce que j'étais censée faire moi déjà ? " s'interroge-t-elle, en décapsulant la canette de soda présente sur son nouveau bureau avant de s'en enfiler une solide rasade.
Le rideau s'écarte pour dévoiler le fringant acolyte de la présentatrice, un Icamo-afaréen à la tenue très colorée ; criarde même.
Rires et applaudissements pré-enregistrés
" Ah oui, c'est vrai. Bon, alors. Le programme du jour ... " "Rubi" sort ses fiches, " ... La conférence de Velcal ... Ah, oui, il paraît qu'il y a eu un truc marrant entre les délégations Listoniennes et Akaltiennes ... "
" Et nous retrouvons notre envoyée spéciale à Velcal, Potira Kawashima ! "
" Hop là ! " intervient Rubixaba, en sortant un revolver de sous son bureau, " Tu t'es cru où là ? Tu veux me piquer mon émission, espèce de machiste de merde ? "
Elle vide l'intégralité de son arme sur Takao, qui s'effondre dans une gerbe de sang et de plumes.
Zoom sur une Rubixaba au sourire éclatant et à la diction impeccable de speakerine :
" Nous retrouvons maintenant Potira Kawashima, qui a suivi pour nous la conférence de Velcal ! "
*
" Merci Rubi ! Oui, je suis à Velcal, à côté de là où a lieu la conférence ... La délégation akaltienne a quitté le lieu. Ils tiraient un peu la tronche, si je peux me permettre, ça avait pas l'air d'aller super fort pour eux... "
Une jeune Icamienne fringante en streetwear, un micro à la main, se tient à une intersection devant un bâtiment richement décoré typique de l'architecture velsnienne. A côté d'elle, un jeune homme en costard que le badge qu'il porte au col laisse deviner comme étant Akaltien.
" Je suis avec Itzel Akna. Il est stagiaire dans la délégation qui a assisté aux discussions pour l'Akaltie, et il a accepté de répondre à nos questions. "
" Je suis un grand fan ! "
" ... Et c'est un grand fan !.. Alors, Itzel, dis-moi : qu'est-ce qu'il s'est passé ? "
" Oh ... Un truc assez ... Je sais pas ... " Le jeune Akaltien se gratte le front, le temps de réfléchir à une description qui pourrait résumer sa pensée. Il finit par reprendre : " C'est parti assez vite en vrille, dès que l'Akaltie a demandé un statut d'observateur dans l'organisation. "
" Ah ? "
La plantureuse "reporter" a des réactions très clairement exagérées. Le connaisseur y reconnaîtra aisément les marques claires du show de Rubixara.
Itzel Akna ne s'y laisse pas tromper.
" Bah non, mais c'est flou aussi ! Ils ont invité tout un tas de nations pour soit-disant monter une espèce d'organisation pour contrebalancer l'Organisation des Nations Démocratiques, et les autres grandes associations de nations. Probablement même qu'ils voudraient faire contrepoids à l'Association pour la Sûreté Économique Aleucienne ... Mais ils sont pas clair. Sous couvert de non-alignement, ils fourrent tout sans regarder... Pensez-y donc : On arrive, on demande à être observateur, et paf, ils nous regardent en nous demandant ce qu'on fait là ! "
" Mais vous étiez invités, non ? "
" On était invités ! C'est ça qui est dingue ! Typique d'Eurysiens ça, ils t'invitent chez eux pour te demander ce que tu viens faire ... Enfin bref. Mais, ça c'était pas le pire ! Figure-toi qu'après, on a eu le droit à la totale. Ils sont arrivés de partout ! "
" Oula, ça sent le mauvais porno ça ... " commente la journaliste, en posant son regard dans celui de l'interrogé et en lui posant une main conciliante sur l'épaule.
Le stagiaire vire au rouge pivoine.
" Ah-ah ! Ah-ah-ah ! Aherm ... " panique-t-il, avant de se ressaisir, " Ah ! Non ! C'était ... Juste qu'on s'est pris plein d'interventions contre nous ... Et puis le clou du spectacle, c'était le Prêt-à-Porter* ! "
" Les ... Listoniens, donc " précise la journaliste, en tournant le regard vers la caméra, " C'est mignon, comme surnom pour les Listoniens en Akaltien ... "
" Ah ? "
" En Icamien, ça veut dire "Barbecue". " Elle répète le même mot, en forçant l'accent.
" Oh ... Ah, oui ... En effet. "
Potira, toujours très tactile, vient lui taper sur la poitrine en rigolant,
" Ne me laisse pas te déconcentrer, continue donc ! "
" Oui, donc ... Le Prêt-à-Port-... Les Listoniens, donc, ils nous insultent, juste. Ils débarquent, et c'est tout juste s'ils nous traitent pas de sauvages ! "
" C'est bien le Barbecue ça ... " concourt la journaliste, en opinant du chef.
" Du coup, voilà, on est sorti parce que ça ne rimait plus à rien. On va plier nos bagages et se barrer d'ici demain ... Une belle perte de temps. Et puis franchement, si vous voulez mon avis, un sacré danger pour la sûreté mondiale : On a la naissance d'une nouvelle alliance de nations coloniales et impérialistes qui veulent conserver leurs privilèges à l'abri de toute garantie de liberté ou de démocratie. C'était écrit texto dans l'invitation : ils sont là pour se protéger entre eux à la moindre embrouille et se vendre tout un tas d'armes. C'est juste un échange de garanties entre nations belliqueuses ... Ça sent mauvais pour la paix dans le Monde ! Il va falloir qu'on s'organise en Aleucie et au Paltoterra pour se protéger ... "
Potira acquiesce, en se retirant d'un pas pour adresser la caméra :
" Et voilà Rubi, comme tu peux le voir, le monde part encore en couille. Remarque, c'est pas étonnamment vu le gros assemblage de queues en plein concours de qui-à-la-plus-grosse qui se balade dans la bâtiment ... Franchement, j'aimerais bien aller couvrir les prix littéraires en Althajh la prochaine fois. Au moins elles sont polies avec les étrangères, là-bas ... "
Le stagiaire a déjà commencé à s'éloigner, mais la journaliste se retourne pour l'interpeller, avec une familiarité confondante :
" Hé, Itxel ! Attends ! Puisque t'as plus de conférence demain, tu veux aller boire un coup ce soir ? "
**
*
Retour sur le plateau. Takao va mieux. Rubixaba est derrière son bureau, préoccupée ...
" On vit une bien drôle d'époque, vraiment ... " soupire la présentatrice, avant de retrouver un sourire à la blancheur et au charme proprement surnaturel, " Allez, après cette page de pub, Takao interview un jaguar ! "
" Mais oui, t'inquiète, fais pas ton gosse ! "
Posté le : 10 nov. 2024 à 18:18:01
395
>>>Je demande l'autorisation de jeter l'ancre dans le port de Kopip pour :
> un poprte-hélicoptères
> une frégatte
> deux corvettes
> trois patrouilleurs
> un drageur de mines
> dix vedettes
>>>Le porte-hélicoptère comprend 4 hélicoptères de transport moyen, lesquels ne décolleront pas pendant que nous serons en Akaltie.
>>> Nous attendons votre autorisation.
Posté le : 22 nov. 2024 à 00:43:39
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Il faut savoir que l'Akaltie, avec son voisin l'Icamie, garde depuis longtemps un détroit dans le grand golfe alguarénien qui est essentiel pour le passage des navires Everiens dans leur territoire. Jusque là, pas de soucis à l'horizon. Nous avons pu bénéficier d'un commerce prospère avec la nation aleucienne pendant des décennies sans jamais rencontrer de soucis. Encore aujourd'hui, la majorité des personnes sont convaincues qu'il n'y a pas de problèmes dans ce secteur là. Sauf, manifestement, les Akaltiens.
Il n'est pas rare de voir l'intervention de l'Akaltie un peu partout dans cette zone, et même au delà. On pense notamment au protectorat qu'ils ont établi sur la principauté de Port-Caravelo, ce qui n'a pas manqué de faire lever quelques sourcils dans le monde. L'Akaltie semble donc une nation très interventionniste, notamment aux cotés de l'Icamie. Ce pays aussi est rarement laissé seul face à des mesures, surtout quand cela regarde le détroit en question. En quelques mots, il est assez commun de trouver des traces de pas akaltiens sur toutes les affaires qui concernent le continent aleucien. En même temps, personne ne peut leur en vouloir d'être si attachés à leur continent...
Tout ce que nous venons de citer n'est pas en soi un problème, surtout pour Antares. Les évènements qui se passent en Akaltie n'ont aucune raison de nous affecter à des milliers de kilomètres de chez nous, surtout si cela concerne l'intérieur. Mais récemment, le comportement de la population et plus précisément de l'armée akaltienne a suscité quelques incompréhensions chez nos experts politiques.
Récemment, nous avons constaté une corrélation entre l'IPN (Indice de Psychose National) de Akaltie et les interventions de l'armée dans le détroit. Les civils autant que les politiques semblent s'inquiéter de la situation qui se passe autour de leur pays, comme si une menace imminente allait surgir de nulle part. Grâce à une consultation avec des psychologues et du personnel médical des principaux hôpitaux Akaltiens, nous avons pu dresser un schéma visuel pour représenter la hausse soudaine de psychose liée à la politique extérieure de l'Akaltie depuis peu:
Nous avons donc recueilli les informations de l'institut international de la psychologie (IIP) pour pouvoir dresser une deuxième représentation de la population ainsi que des projections pour l'avenir. Nous avons obtenu ces résultats, basé sur les réponses positives aux questions que nous avons posés aux habitants des grandes villes Akaltiennes près du détroit:
Nous avons donc décidé d'interviewer le docteur Mathilde Roma pour en savoir plus sur ce qui semble être une grande première pour l'histoire de l'Akaltie. En voici une retranscription:
Nous aimerions commencer par un peu de contexte, et comme vous êtes une experte de ce domaine et que vous vivez en Akaltie depuis l'âge de 19 ans, nous voudrions savoir si ces épisodes de psychose sont fréquents dans le quotidien ou l'histoire de l'Akaltie.
Ce que vous dites est très intéressant. Nous avons nous-mêmes réalisé une enquête à ce sujet et nous avons trouvé des corrélations avec le nombre de personnes qui s'informent grâce aux réseaux sociaux. Croyez vous en cette corrélation, et pourriez vous l'expliquer ?
Nous en venons donc à nous poser la grande question, à votre avis d'où vient réellement cette psychose ?
Ce que vous soulevez là est très important. Il est vrai que la politique internationale sur le Guaranà à pris une tournure insolite dès que l'Akaltie s'y est mêlée. Mais en somme, croyez vous qu'il est possible de venir à bout d'une telle psychose ? Qui pensez vous être le responsable principal de cet événement ?
C'est difficile à dire, une psychose aussi enracinée que celle-ci est difficile à détrôner. Pour tout vous dire, je consulte aussi certains hauts placés de l'armée akaltienne, notamment des douaniers du détroit. La plupart font des rêves se voyant aborder un navire de Bluefox pour saisir des centaines de canettes de Guaranà. Pire encore, certains journalistes qui sont convaincus que des épisodes comme ceux-ci se sont vraiment passés. Il y a un manque d'information solide dans le pays, et même les journalistes ne savent pas où donner de la tête. À mon avis, le meilleur point de départ pour résoudre cette psychose est de publier des journaux qui la concerne. Il faut avertir les personnes et désescalader les tensions. Je vois cela un peu comme une chambre à échos. Normalement, les portes d'une chambre qui résonne sont ouvertes ce qui permet à des voix de sortir et éviter de se propager. Mais là, c'est comme si on avait fermé cette porte, la porte de l'esprit critique. Les angoisses et les théories font écho constamment dans toute la salle. Il faut une ouverture pour les évacuer ou quelque chose qui les absorbe. Encore une fois, c'est une réaction en chaîne qui a débuté en Akaltie. La tension monte sans raison apparente au sein du pays, alors même que Everia et l'Icamie ont conclu des accords et qu'aucun Guaranà n'est transporté à ce jour. C'est triste de se dire que ce beau pays est en proie à quelque chose qui ne le concerne même pas directement. On dira ce qu'on voudra, mais je suis convaincue que c'est la faute à cette doctrine interventionniste que prône l'Akaltie depuis bien longtemps en Aleucie. Ils jouent les superpuissances à se mêler de tout, sans savoir que cela impacte leur intérieur. Le gouvernement devrait plus se soucier de ses concitoyens au lieu de penser à aller chercher les ennuis autre part. À mon avis, c'est comme cela qu'on peut résoudre un épisode de psychose, quand le gouvernement prend les choses en main et se soucie de ses affaires intérieures. Les Akaltiens sont dans le besoin, si le gouvernement lui même prolifère des informations comme celles-ci et est convaincue par je ne sais quel phénomène que un bateau de Bluefox ait été abordé par des douaniers Akaltiens, il n'y a pas de résolution possible.
Cette crise de panique s'explique donc par une attention trop renforcée sur l'extérieur. Le gouvernement Akaltien, interventionniste et soucieux de ce qui se passe chez ses voisins s'est alarmé d'un problème qui ne le concernait pas et qui était résolu à l'amiable déjà entre l'Icamie et Everia. Le bouc émissaire dans tout ça ? Les bateaux de Bluefox qui n'avaient rien demandé. Nous avons réussi à contacter plusieurs membres de l'équipage d'un des porte conteneurs de Bluefox. Ils sont unanimes sur l'accueil qu'ils ont reçu aux portes du détroit: des mauvais regards de la part des douaniers, des grimaces et insultes murmurées. Comme si tout d'un coup, de nulle part, le pays avait décidé d'entretenir des relations hostiles avec Antares et Everia.
Le Président du Conseil Gabriele Monteleone a réagi à cette psychose qui semble toucher l'Akaltie. Il a exprimé dans une allocution son regret et sa tristesse de voir un pays si talentueux et capables prendre l'épée par le mauvais bout et empoisonnant les relations avec Antares. Notre pays a toujours eu une démarche d'hospitalité envers l'extérieur, et voir ces crises d'hystéries pour des navires cargo n'est pas très souhaitable. Ainsi, nous avons retranscrit le petit discours de notre Président du Conseil:
Récemment, ce que je croyais être des simples blagues de la part du peuple Akaltien se sont révélés être une véritable psychose. Nous avons eu les témoignages de la part des équipages de nos navires Bluefox. Ils passent quotidiennement au large de l'Akaltie, perçus comme des envahisseurs lorsqu'ils ne sont que des commerçants. Ce sont des hommes, comme nous, comme vous. Ils n'ont rien à reprocher à nos navires. Ils n'ont rien à reprocher d'ailleurs à notre pays. Cette psychose et hostilité soudaine envers Everia et réciproquement Antares nous est pour l'instant opaque. Nous savons seulement que l'Akaltie ne semble pas disposée à entretenir des discussions avec nous, en tout cas tant que son peuple ne nous acceptera pas. Je le répète, je trouve cela une immense déception. Car je voyais dans l'Akaltie un espoir d'alliance, unisson comme nous l'avons fait avec Everia. Je suis de l'avis que nous avons bien plus en commun avec ce pays que nous ne l'osons croire. Et pourtant les faits sont là. Sous la pression, le peuple Akaltien à cédé: nous paraissons comme des ennemis alors que nous n'y sommes pour rien.
Déjà nous avions commencé à entretenir des relations solides avec la Principauté de Porto-Caravelo, sous protectorat de l'Akaltie. Cela aurait pu nous servir comme d'un tremplin diplomatique pour lancer nos efforts de coopération. Comme Everia, je suis certain que ce pays bénéficierait des ressources que nous exportons, et inversement nous pourrions bénéficier de leurs produits. Comprennez que les récentes psychoses où il est dit que des douaniers Akaltiens auraient imaginé aborder un navire de la compagnie Bluefox sous prétexte qu'il transportait du Guaranà; on rappelle que nous ne transportons pas cette ressource et qu'il faut attendre au moins un an pour que notre allié de l'Empire d'Everia commence à en produire; cela m'attriste et me blesse profondément.
Cependant, je suis optimiste. Je crois aux erreurs et aux secondes chances. Je suis certain que ce malentendu pourra être rapidement balayé hors du champ de pensée Akaltien. J'appelle les représentant de ce pays à agir contre cette psychose. Nous ne pouvons pas laisser nos deux pays entrer en conflit. Les antariens apprécient les akaltiens, pourquoi pas l'inverse ? Nous sommes convaincus que cela n'est qu'un épisode temporaire, et nous entendons bien votre situation. Il est vrai, dans un contexte de mondialisation comme celui-ci et d'une intensification du transit par ce détroit que des tensions peuvent monter, jusqu'à créer un malaise général. Il est compréhensible que votre nation soit débordé par le travail que représente la surveillance d'un tel point de passage. Nous tenons à vous apporter notre soutien. Nous voulons montrer à vous, à vos voisins icamiens et au monde entier que nous sommes disposés à aider ceux et celles dans le besoin. Nous avons besoin de vous pour établir une ligne de communication dans la paix et la sérénité, s'il vous plait, rendez nous cette faveur.
Le peuple antarien est derrière vous prêt à vous supporter. Nous sommes ouverts à la diplomatie et au commerce. Nous avons fait le premier pas, nous attendons de vous que vous fassiez le prochain.
Je m'exprime ainsi dans l'espoir de trouver des accords. Merci à tous les antariens d'avoir été si compréhensif. Vive la République, vive la diplomatie, et que prospérité s'en suive !"
À dire la vérité, Gabriele Monteleone n'avait pas tort à propos des projets avec l'Akaltie. Il y a eu récemment des débats à l'assemblée républicaine qui concernaient l'étendue de notre sphère diplomatique en Aleucie. Jusqu'à ce jour, l'Aleucie était pour nous principalement composée de l'Empire d'Everia, avec qui nous entretenons des relations quasiment incassables. Cependant, le reste de ce continent n'a jamais vraiment sauté à nos yeux. Nous n'avons pas assez souvent réfléchi aux partenaires que nous pourrions trouver et les accords que nous pourrions passer. C'est dans cette optique que Gabriele Monteleone cherche à se rapprocher de l'Akaltie de manière diplomatique, non pas pour forger des alliances mais pour établir un commerce bénéfique à nos deux nations et procéder à un échange d'ambassades pour clarifier les communications et les rendre plus transparentes. L'Empire d'Everia est actuellement en discussion avec ces deux pays (l'Icamie et l'Akaltie), ce qui inquiète beaucoup nos représentants. Personne n'a envie que le commerce de Bluefox cesse, mais la réalité est là. Il paraît que nous soyons tombés sur une mauvaise pioche. Et pourtant, il y a encore de l'espoir.
Déjà, comme notre Président du Conseil fait bien de le rappeler, notre pays avait déjà engager de forts lien diplomatiques avec la principauté de Porto-Caravelo, actuellement sous protectorat Akaltien et une véritable opportunité de rapprochement. Cependant, ce qui est à noter et que Gabriele Monteleone n'a pas mentionné pour des raisons d'entente, c'est que l'Akaltie avait refusé à Porto-Caravelo l'implantation d'une ambassade du Saint-Empire de Karty sur son territoire, que nous rappelons être une nations assez proche d'Antares en tout cas diplomatiquement. Ce petit pépin n'a pas manqué de contrarier le cabinet diplomatique antarien, qui commence à se poser des questions vis-à-vis de l'Akaltie. Est-il une si bonne idée que de se rapprocher de cette nation ?
Revenons maintenant sur la question fondamentale, celle de la psychose. La question est de savoir quel rôle joue cet événement dans nos futures relations avec l'Akaltie. Pour cela, il faut considérer plusieurs scénarios: Le cas où la psychose est passagère, celui où elle est fortement établie ou bien celui où la psychose ne serait limitée qu'au peuple et non aux responsables politiques.
Si cette psychose est bel et bien passagère comme le suppose (et l'espère) notre Président du Conseil, il y a du souci moindre à se faire. Tout d'abord, il faut être certain de s'accorder avec l'Empire d'Everia. Il faut se rappeler que Bluefox est aussi détenu par notre allié de longue date, ce qui les rends des cibles pour la psychose en question. Il faut décider surtout si il convient d'agir ou moins: laisser les choses se faire et attendre que l'épisode passe ou bien engager des réunions avec les représentants Akaltiens et les aider à sortir de cet état de psychose. L'une des solutions avancés serait bien évidemment de contrôler les infox qui circulent sur les réseaux sociaux Akaltiens, d'être certain que les journalistes ne soient pas pris dans cette bobine et multiplier les articles dénonçant ces hallucinations. Cependant, si les chefs d'Etat sont eux aussi pris à partie dans cette spirale infernale de la psychose, alors il n'y a rien à faire. La meilleur stratégie serait de se tenir à l'écart de l'Akaltie, de longer l'Icamie et d'attendre que la bulle éclate pour que le problème soit résolu. Intervenir dans un problème intérieur dont nous sommes les victimes n'est pas judicieux, et créerait seulement de la confusion voire pire, des hostilités directes envers nos deux pays. Pour l'instant, les représentants Akaltiens ne se sont toujours pas prononcés sur cet événement d'hallucinations par rapport à des navires de la flotte de Bluefox supposément emportant du Guaranà, ce qui peut nous mener à croire qu'ils sont pris dans la psychose. Cependant, rien n'est confirmé à ce jour, donc rester à l'écart semble être la meilleure des alternatives.
Dans un deuxième scénario, cette psychose est désormais établie dans le folklore Akaltien. Nous avons donc, avec l'Empire d'Everia, des réputations très mauvaises et tachées à l'encre indélébile. Dans ce cas là, ce serait une immense déception non seulement pour le commerce mais aussi pour la diplomatie. Fermer des portes de cette manière et empêcher des échanges sur des termes courtois risque de compliquer l'avenir de l'Aleucie. Qui plus est, Everia se retrouverait dans une position délicate, où elle serait probablement privée de son accès à la mer et devant faire recours à des transports par d'autres moyens bien plus coûteux. Ce scénario serait potentiellement catastrophique pour nos relations avec Everia, et cela soulèverait la question de l'intervention de notre part. Avoir l'Akaltie qui se range elle même contre nous nous forcerait à entrer dans son jeu et de devoir la confronté, ce que aucune de nos deux nations ne veut vraiment. Une solution serait de se rapprocher de l'Icamie, partenaire fidèle de l'Akaltie. Pour le peu que nous savons, la psychose ne s'est pas développé dans ce pays, et voir son voisin l'Akaltie sombrer dans de telles profondeurs va forcément susciter des réaction plus ou moins fortes. L'Icamie s'avèrera peut être un de nos meilleurs alliés pour changer la donne et de rapprocher de l'Akaltie. Si cette psychose s'est déjà tellement enracinée, l'Icamie serait indispensable pour réussir à convaincre le peuple Akaltien de ces hallucinations. Le revers de la médaille, c'est que la psychose se propage aussi en Icamie... auquel cas, l'avenir de nos relations économiques avec Everia sera indéfiniment altéré voire compromis. Peut être que nous devrons faire recours à des escortes pour pouvoir transporter nos marchandises en toute sécurité, mais cela ne nous protègerait pas des taxes absurdes et injustifiés qui pourraient tomber si la psychose prend une trop grande envergure.
Enfin, le dernier scénario est celui où le peuple croit à la psychose, mais pas l'Etat. Dans ce cas, comme le disait le Docteur Mathilde Roma, le coupable à pointer du doigt seraient les réseaux sociaux. Un contrôle des flux pour modérer les infox et des campagnes pour informer les personnes de cette psychose devront probablement être déployés. Si le gouvernement Akaltien est disposé à prendre ces mesures, il est possible qu'ils reçoivent de l'aide financière pour compenser les mesures de la part d'Antares ou même d'Everia, qui comme l'a fait remarquer notre Président du Conseil dans son allocution, nous supportons pleinement l'Akaltie dans sa décision de se rétablir à l'ordre et chasser cette véritable fièvre hallucinogène qui hante les esprits de la populations Akaltienne.
Cependant, tout cela n'est que spéculation. Nous ne pouvons agir tant que les parties concernés ne se sont pas prononcés. Il n'est même pas question d'agir du tout sauf si nous y sommes invités ou si un cas de force majeure se présente. Nos deux pays, Everia et Antares, sont de l'avis d'une coopération pacifique. Nous sommes certains de pouvoir rétablir de bonnes relations avec l'Akaltie, ce n'est qu'une question de temps.
En tout cas, un rapprochement avec l'Akaltie est dans l'agenda d'Antares. Nous espérons que cet épisode soit seulement temporaire et que nous puissions à nouveau jouir d'une entente avec les pays aleuciens (l'Icamie et l'Akaltie). Nous sommes optimistes que nous réussirons à trouver un terrain d'accord entre Antares, Everia et ses voisins, pour assurer une communication saine, amicale et durable.
Posté le : 28 nov. 2024 à 21:50:19
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Changement des sanctions affligé à l'Union des cités d'Akaltie appliqué par le ministère de l'économie, des exportations, des importations et des finances publique confirmé par le chef suprême de la fédération centrale démocratique d'Antegrad.
Baisse de la Taxe sur les aliments et les objets divers venus d'Akaltie. La Taxe sur les aliments et les objets divers venus d'Akaltie passe de 479% à 201%.
Une centaine de petits commerces détenus par des Akaltiens mais confisqué serons rendus à leurs propriétaire. Plus de 230 petits commerces anciennement détenus par des Akaltiens vont leurs être rendus
Autorisation aux bateaux non exportateur Akaltiens de rentré dans la zones économique exclusive de la fédérations centrale démocratique d'Antegrad Jusqu'à 210km avant la côte sur les 370 km revendiqué.
Posté le : 05 déc. 2024 à 21:38:46
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À l'annonce de l'ouverture à l'achat de zones dans le port-franc d'Ahawala, le gouvernement impérial s'intéressa immédiatement à la proposition. Le port d'Ahawala est situé sur la mer des Burbujas Verdes, haut-lieu du trafic maritime mondial. Cette position est stratégique, car ce passage est situé à proximité de plusieurs grandes puissances économiques comme l'Alguarena, Sylva, le Grand-Kah, des nations de l'Alliance pour la Sécurité Économique de l'Aleucie ainsi que de l'Icamie, puissance démographique majeure. Une part très importante du commerce mondial passe par ce point de passage, et posséder une base portuaire est un atout important et une grande plus-value au commerce nordiste. Un plan d'achat, d'occupation et de construction de la zone a été émis par le gouvernement impérial, il y a peu, prévoyant un plan ambitieux pour ce port.
Première phase du plan stratégique : Acquisition
⇾ Objectif principal : Obtenir les droits de gestion et de développement de la concession portuaire
I. Études inhérentes
[#]Analyse géostratégique :
Il est nécessaire pour l'Empire Démocratique et Parlementaire du Nord d'étudier avec soin la situation géopolitique de la région. Un projet d'une telle ampleur nécessitée une certaine assurance quant à nos chances de réussite, à la nature pérenne et sécurisée du projet. Il est évident que la mer des Burbujas Verdes est un des passages commerciaux les plus importants du monde. La présence de nombreux alliés sur place, via l'Alliance pour la Sécurité Économique Aleucienne, l'Alguarena, le Duché de Sylva, la République Fédérale de Tanska et le Miridian dans une moindre mesure, nous conforte dans la vision d'un environnement propice à l'établissement. Et bien que les Communes-Unies du Grand-Kah soient à proximité, cette nation n'est pas un danger dans l'immédiat, étant donné les relations neutres à cordiales de l'Empire avec celle-ci et les tensions géopolitiques mondiales, prudence peut être observée, mais pas outre-mesure.
[#]Étude économique :
Le passage maritime est extrêmement fréquenté par les navires de toutes nations et le flux commercial nordiste vers cette région est important. Disposer de bases de ravitaillement et de stockage de marchandise pour les navires battants le pavillon impérial ou ceux des nations ayant des accords en ce sens avec notre nation, pourront ainsi disposer d'un atout conséquent pour leurs activités dans la région. Les coûts de construction et d'aménagement de la concession seront importants, cependant le bénéfice inhérent via l'intensification des activités commerciales et la taxation légère de nos navires permettront d'amortir les coûts et de rentabiliser ces investissements à moyens termes. L'intérêt économique est supérieur aux dépenses potentielles, étant donné la localisation et l'importance de la région dans le commerce impérial.
[#] Étude juridique :
Les lois locales doivent être analyser dans le but de mener une action conforme à la législation en vigueur. Les services de l'Empire seront mis en communication directe avec des juristes locaux et les services administratifs locaux afin de préparer au mieux la venue de l'Empire. Il doit également être pris en compte évidemment la charte d'exploitation des concessions portuaires ayant cours localement ainsi que les accords bilatéraux et multilatéraux actuellement en vigueur.
II. Processus d'acquisition de la concession
[#] Négociation diplomatique :
Le processus de négociations diplomatiques est le premier pas réel dans le processus d'acquisition global. Nous devons contacter les autorités locales, régionales et nationales afin de préparer au mieux l'acquisition et de négocier celle-ci. Et ainsi présenter le projet nordiste au sein de la concession qu'il souhaite acquérir et présenter la hauteur des investissements purs dans l'achat et globaux dans l'aménagement et la mise en œuvre.
[#] Accords financiers : Il est nécessaire, après la communication avec les autorités locales, de définir le montant de l'achat, puis pour les autorités impériales de définir le montant total pouvant être accordé. C'est un projet d'envergure et le gouvernement impérial est prêt à débourser une somme conséquente pour favoriser son commerce qui est l'un des piliers phares de son programme pour cette année et jusqu'à 2018. Pour l'achat en lui-même ainsi que les frais administratif et juridique dans l'optique de l'acquisition d'une concession de 40 hectares, le gouvernement met sur la table pas moins de 120 millions de dollars internationaux (=12'000pts). Puis, pour l'ensemble des travaux et les coûts de lancement autour du projet, l'Empire souhaite investir à hauteur un milliard de dollars internationaux, dont une partie sera potentiellement financé par une partie d'entreprise privée désireuse de voir le projet aboutir. C'est donc au total une enveloppe de presque 1.2 milliard de dollars internationaux qui est mise en jeu.
[#] Assurance souveraine : Afin de garantir la sécurité et la pérennité des installations, de biens et personnes et de la concession dans son ensemble, l'Empire doit assurer une présence politique et militaire (ou en tout ça sécuritaire) minimale. Après négociations avec les autorités compétentes, l'Empire devra décider s'il peut envoyer ou non une force militaire légère de protection de la concession (ainsi que la possibilité pour elle d'accueillir des bâtiments navals militaires, par cela, nous entendons des navires, pour une période de ravitaillement ou d'entretien ponctuel). Si cela n'est pas possible, il sera nécessaire de discuter de la sécurité des installations par des forces locales ou des officiers de police, voir des gardes de sécurité privés.
Deuxième phase du plan stratégique : Occupation et mise en service initiale
⇾ Objectif principal : Établir une présence effective sur le site et initier les activités portuaires de base
I. Sécurisation de la zone
[#] Évaluation des risques :
L'Empire doit identifier les menaces locales pour adapter son dispositif de sécurité. La présence de plusieurs grandes puissances dans la zone limite une trop forte action de piraterie, cependant l'intensité du flux maritime et commercial entraine inévitablement les convoitises des criminels sur les cargaisons abondantes. La base doit donc se prémunir de raids et d'attaques pirates par des infrastructures de défenses basiques et une présence militaire légère obligatoire. Une étude approfondie des risques de criminalité dans la région tant terrestre que maritime doit être faite.
[#] Déploiement de forces de sécurité :
Une sélection de troupes possédant les qualités et aptitudes nécessaires pour ce genre de mission doit être faite dans le but d'assurer une défense optimale. Nous devrons installer des infrastructures minimales pour l'accueil de personnel et de matériel pour la sécurité du site et assurer la logistique de transport de ces ressources humaines et matérielles.
II. Mise en place des infrastructures temporaires
[#] Aménagement minimal :
Le plan d'action sera l'installation de quais flottants temporaires pour assurer l'arrivée de navires pendant la phase d'installation. Des entrepôts modulaires seront acheminés et installés pour assurer une capacité de stockage essentielle. Un espace administratif composé de bureaux certainement en près-fabriqué sera également installé pour assurer une administration primaire et assurer le lancement des opérations sur la concession.
[#] Connexion logistique :
Assurer le lien et la sécurité des voies de communications terrestres provisoires entre la concession et le reste de la zone puis de la région (comprendre là le sens large à l'échelle continentale), et la sécurité et la fiabilité des routes commerciales maritimes en collaboration avec les nations alliées de la région, comme le Miridian, l'Alliance pour la Sécurité Économique Aleucienne et l'Alguarena.
III. Début des opérations commerciales
[#] Attraction des partenaires :
Créer une communication dynamique autour de ce projet d'ampleur et attirer des investisseurs privés et des partenaires étrangers afin de maintenir des flux alliés importants en plus des flux nationaux et favoriser la place de l'Empire dans le commerce mondial, notamment au sein de l'Organisation des Nations Démocratiques, ce qui pourrait mener à un développement du rôle et de l'importance économique de notre pays au sein de l'alliance et contrebalancer l'écart d'environ trois cents milliards de dollars de produit intérieur brut entre Teyla ainsi que Sylva, et l'Empire, ou même l'écart d'un peu moins de cent milliards de produits intérieur brut entre nous et le Tanska.
[#] Mise en œuvre de la gestion douanière :
L'Empire doit mettre en place un système de taxes légers afin d'amortir les coûts d'installation dans un premier temps et gérer le flux des marchandises et navires entrants et sortants. Cela aidera également à la constitution de données et statistiques d'études.
Troisième phase du plan stratégique : Construction et expansion
⇾ Objectif principal : Transformer la concession en un hub portuaire moderne et compétitif de grande importance
I. Construction des infrastructures permanentes
[#] Docks et quais :
Cette phase comprendra la construction d'installations durables et modernes adaptées à l'accueil de navires de grandes capacités pour favoriser le commerce de grande envergure dans notre concession portuaire dans le but d'attirer et de bénéficier des flux nationaux et alliés.
[#] Entrepôts et centres logistiques :
Nous devrons construire des zones de stockages optimisées et modernes qui permettront un stockage à grande échelle des marchandises transitant par nos installations. Il sera par ailleurs question de l'installation d'entrepôts frigorifiques afin de traiter au mieux les denrées périssables transitant, élément clé de notre stratégie de développement étant donné la démographique extrêmement importante de la région.
[#] Réseaux connectés :
Nous devrons veiller à l'installation de pipelines, de rails ferroviaires pour nous connecter aux échanges nationaux et régionaux (région au sens large continental) et ainsi faciliter le transit par nos installations. Nous aurons également à aider l'adaptation, l'amélioration ou la rénovation du réseau routier afin de faciliter le transit terrestre.
II. Technologies et innovation
[#] Automatisation :
Notre mission sera aussi d'équiper notre concession portuaire en grues robotisées et systèmes de gestion numérique pour maximiser une efficacité nordiste dans le traitement du transit de marchandise et de la gestion des équipements et infrastructures. L'Empire pourra ainsi mettre à l'honneur et offrir un site intéressant d'innovation et d'installation des dernières technologies informatiques et robotiques de la société nordiste.
[#] Approvisionnement énergétique et sources renouvelables :
Nous avons pour ambition d'intégrer des sources d'énergies propres au maximum dans l'optique de limiter autant que faire se peut l'impact environnemental de nos installations dans la région et de soutenir notre action de développement durable au sein des installations de l'Empire. Cela passera donc par l'installation de panneaux solaires sur les installations et même d'éoliennes dans une moindre mesure si cela est possible. En dehors des énergies renouvelables, il nous faudra nous connecter au raison akaltien énergétique afin de faire tourner notre concession, notamment lors des débuts de celle-ci.
III. Expansion des services
[#] Zone franche commerciale :
L'objectif est de créer une zone économique particulière et attractive dans le but d'attirer des investisseurs étrangers et amortir les coûts engendrés par ce projet. Cela permettra le développement des infrastructures et à terme peut-être un agrandissement de la zone impériale. Cela doit aussi nous permettra, après avoir dégagé un revenu suffisant, d'abaisser les taxes légères imposées pour renforcer cette attractivité.
[#] Services de réparation navale :
Les installations portuaires influeront dans l'idéal des chantiers navals réduits pour permettre une maintenance et une réparation de navires dans une dimension qui sera sûrement plus celle de l'urgence ou de la pression d'agenda. Cela sera également des installations permettant de réparer et ravitailleur de manière exceptionnelle des navires militaires impériaux et donc servir de base logistique avancée.
I. Gouvernance et suivi
[#] Administration locale :
Dans les délais les plus favorables, il sera nécessaire de nommer un conseil de direction mixte composer de représentants des autorités d'Ahawala, des investisseurs et surtout des autorités impériales nordiste afin de diriger, gérer et planifier au mieux les activités de la concession portuaire et permettre son développement et sa prospérité dans le cadre des objectifs fixés.
[#] Indicateurs de performance :
Les autorités administrant et gérant la concession mettront en place un tableau de bord et des outils de suivis afin de suivre le flux de marchandise, les revenus et l'efficacité opérationnelle et adapter la stratégie de la concession et mettre en place les politiques de gestions et de rectifications adaptées.
[#] Révisions périodiques :
Le conseil de direction aura à charge, en communication avec les autorités locales et impériales, de réévaluer la stratégie globale tous les trois ans en fonction de l'évolution de la performance de la concession, des enjeux économiques et géopolitiques. Il pourra également adapter de manière mineure la stratégie globale en fonction du déroulé des activités navales, portuaires et commerciales.
[#] Conclusion
Ce plan est une vision stratégique de long terme prévoyant une démarche claire et laissant une marge de manœuvre facilitant l'adaptabilité des politiques commerciales et portuaires de la zone en cas d'acquisition. Il rentre dans une pensée globale de redynamisation importante des échanges commerciaux entre l'Empire et le monde pour soutenir son développement économique et la reprise active de sa croissance, ainsi que favoriser son rôle sur l'échiquier mondial, notamment dans l'économie et le commerce en pariant sur la puissance navale et l'influence maritime. Ce plan progressif permettra, si cela se déroule de la façon présentée plus haut, de faire devenir cette concession un hub portuaire et commercial efficace, attractif et hautement technologique dans le but de favoriser les échanges commerciaux entre l'Empire et ses alliés avec cette région extrêmement importante dans le commerce mondial et les flux de marchandises.
Posté le : 15 déc. 2024 à 00:09:47
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Il faisait froid, la mer était agitée et les prémices des conséquences du séisme du delta de Cruzado se faisaient sentir. Les marins, de vieux loups de mer, attendaient avec impatience un retour au port, ces quelques jours sur le vaste océan avaient été des plus éprouvants, ballottés par des flots déchaînés, endeuillés par la perte d’un collègue et d’un ami cher, les marins akaltiens n’aspiraient en définitive qu’à une chose : revoir leurs familles… Certes, il restait encore quelques jours pour rallier le port d’Ahawala et Kintan. Mais les marins akaltiens espéraient que ces derniers kilomètres ne dureraient pas longtemps et que les contretemps ou encore les contrevenues se montreront rares et bénignes. Le capitaine du navire se promenaient sur le pont supérieur, il était soucieux et particulièrement irritable, il savait qu’annoncer la mort du second ne serait pas tache facile, et il craignait plus que tout l’arrivée, il imaginait déjà la femme de Paxoco fondre en larmes en apprenant la triste nouvelle, il savait aussi que les enfants auraient du mal à s’en remettre, et il savait que voir « les petits bouts de chous » sombrer dans la tristesse lui ferait certainement plus mal encore. Il repensait aussi à cette fatidique journée, à cette sinistre soirée, cette terrible et injuste rafale, le pont mouillé et Paxoco, glissant, tentant de se raccrocher désespérément au bastingage alors que son collègue de sa voix grave hurlait : « Un homme à la mer ! Un homme à la mer ! » avant de tenter de le rattraper. Mais une fois que les flots, encore plus déchaînés qu’à l’accoutumée, se mirent à agripper le combat était perdu d’avance. Le capitaine quant à lui, accourait, fit trembler ses subordonnés, hurla et maudit ciel et terre lorsque Paxoco arrêta soudainement de se débattre dans cette tempête hurlante et dans cette mer incontrôlée, dés lors il ordonna que la bouée jetée soit redirigée vers le corps flottant à la dérive, qu’un canot soit affrété pour tenter de prendre la dépouille du second, et ce quoiqu’en disent les matelots (si tant est qu’il y en ait un qui souhaiterais s’opposer au capitaine). Une fois le cadavre repêché, il fut rentré à l’intérieur du navire et recouvert d’un fin linceul blanc.
Ce navire, en provenance de la nouvelle Antrania, traversa l’immense bande de terre avant de regagner le port de Deux Cents (Dos-cientos comme le disent les suenalojais) sous administration akaltienne. Après un rapide contrôle, après avoir traversé cette terrible et meurtrière tempête, les marins arrivèrent à quelques centaines de miles du port d’Ahawala. Ce dernier, en passe de devenir un plaque tournante du commerce sud-aleucien, attire depuis peu les navires nordistes et antériniens tandis que les quais et les docks commençaient à s’ériger. En effet, les marins devaient ravitailler la Nouvelle-Antrania pour le compte de Terrabilis, ils partirent le 10 avril pour arriver le 15 à Ahawala et rejoindre Kintan le 20 après deux jours d’escale au port franc akaltien. Mais à partir du 16, une petite flottille partie de la Nouvelle Antrania se mit à suivre le cargo akaltien, l’objectif de cette dernière était d’intercepter le navire le 18 au large des cotes du Taqui-Quichu, mais il s’est avéré que la tempête ayant eu lieu à la pointe de l’immense presqu’île aleucienne, ralentit les embarcations qui durent faire escale dans les ports occidaliens pour quelques heures, tandis que le capitaine perdit son second. Une fois la tempête passée, la petite flottille réussit à gagner le terrain perdu en quelques heures, il faut avouer que pouvoir longer les cotes calmes permet de limiter les pertes de temps, avant de pouvoir atteindre le port de Deux-cent quelques heures après le contrôle du cargo akaltien, puis, ils rattrapèrent le 15 le navire se situant maintenant à quelques miles du port franc. Et ce fut à 14 heures que le drame débuta, la dizaine de petits esquifs s’approchèrent en arborant le pavillon akaltien et purent ainsi prendre pied sur le pont du vaisseau marchand débutant ainsi le premier acte.
-Hoey du Bateau ! Nous sommes la douane impériale, vous savez, que nous n’entretenons pas les meilleurs relations avec l’Empire Antérinien, dés lors, nous voudrions nous assurer que vous ne participez pas à des activités se rapprochant de la contrebande, voire pire qui pourraient déstabiliser l’Empire [akaltien] ! Nous ne devrons pas prendre énormément de temps, juste quelques vérifications de routine et le contrôle des marchandises, si ça ne se révèle pas concluant, nous quitterons le plus rapidement possible votre vaisseau. C’est ainsi que Atahualpa réussit à faire monter ses hommes, en abusant de la crédulité du capitaine, qui quoique surprit ne put réellement s’y opposer, les hommes d’Atahualpa abordaient le drapeau akaltien, étaient armés et portaient l’uniforme de l’armée impériale.
-Bien reçu, nous préparons les échelles et nous vous attendons sur le pont !
-Capitaine, ne pensez-vous pas que c’est imprudent d’accepter la venue de parfaits étrangers, appliquant un protocole contraire aux règles, enfin je veux dire que d’habitude ça ne se passe pas comme ça, non ? Ensuite, vous savez, ils me paraissent bizarres les navires, enfin, ils sont plus gros que les navires de patrouille de la flotte impériale, ils me paraissent aussi trop armés, je crois distinguer des canons légers qui correspondent aux modèles antériniens…
-… Mais, pour quelle raison les Antériniens viendraient contrôler les navires akaltiens évoluant à quelques miles d’Ahawala ? En plus, je crois que l’Empire souhaite se doter d’une nouvelle flotte, notamment pour contrôler le détroit qui sépare Terre-par-delà-le-Détroit et le continent aleucien. Quant à la procédure, il se peut que l’Impératrice ait pété un câble et qu’elle souhaite s’assurer de la sécurité du pays, tu ne penses pas ?
-Oui mais comment expliqué qu’ils soient…
-Tu oserais remettre en doute les ordres du capitaine, marin ?! Fit ce dernier avec une irritation palpable.
-Non, bien sur… fit le marin tout en disant à son collègue à voix basse : -La mort de Paxoco l’a affecté plus que de raison, mais bon, prépare le pont et rassemble l’équipage et reste tout de même sur tes gardes.
Le marin craignait en effet que les douaniers akaltiens soient en fait des pirates antériniens, en effet, il avait lu dans une brochure que des vedettes de cinquième génération avaient disparues des ports de la Nouvelle-Antrania. Selon le journaliste, ces dernières devaient assurer la sécurité du comptoir antérinien pour endiguer le trafic de drogue qui connaissaient un nouveau pic depuis la récente indépendance des républiques Etznabiennes. Les navires quant à eux étaient bien équipés, des fusils de cinquième génération et des mitrailleuses avaient été disposées pour permettre aux marins du Grand-duc de tirer sur de courtes distances sur les navires suspects refusant de s’arrêter et de se laisser contrôler. S’il s’avère que ce dernier est trop rapide, un canon léger conçu par les Industries Impériales de l’Armement a été installé pour pouvoir couler le navire suspect en quelques dizaines de secondes. Mais malheureusement, un commando réussit à en prendre le contrôle après avoir assassiné quelques dizaines de gardes de la sécurité ducale (l’ex garde coloniale) tout en ayant prit soin de laisser planer des doutes quant à l’identité des commanditaires du crime, le gouvernement y voit une tentative de la R.R.N.G.A, le P.F.A un acte commis par les etznabiens et les autorités ducales un coup des divers cartel souhaitant acquérir une flotte de combat pouvant facilement relier la Nouvelle Antrania, Milenze, les villes icamiennes et bujojuaise voire même akaltiennes pour intensifier le trafique de drogue dans la région. Mais le marin n’eut pas le temps d’approfondir sa réflexion, les douaniers, ou du moins ceux qui se présentaient comme tels, prirent pieds sur le navire et se mirent à fouiller le vaisseau de commerce.
Une fois les salutations et les présentations coutumières faites, le chef des rachistes du Grand Duché, se mit à examiner avec une certaine attention les marins, la plupart étaient imposants et seul le nouveau second paraissait fluet, beaucoup d’entre eux sous leurs airs de brute épaisse, étaient en vérité des hommes capables de se sortir de situations périlleuses et de prendre une bonne décision en peu de temps, pour peu qu’ils soient sur un bateau et que leurs vies en dépendaient. D’ailleurs le marin le plus costaud cachait dans sa poche un petit pistolet qu’il ne quittait jamais…
Mais néanmoins le pirate ne remarqua pas l’arme et continua de jauger ses adversaires, il se dit à ce moment là : « De solides gaillards, heureusement que nous avons pris la précaution de prendre des armes et de garder en réserve des hommes qui pourront venir nous prêter main forte en cas de menace. » Puis il dit au capitaine du cargo :
-Bien, veuillez me suivre et montrez moi votre cabine, afin que je puisse procéder aux vérifications habituelles. Exandro, accompagne-moi et assure toi que les marchandises soient conformes aux normes ant… akaltiennes. Dés lors, imperceptiblement, il constata que la mine du capitaine changea, et il sut que l’opération doit être rapide, sinon, les chances de succès seront minces.
En effet, l’objectif n’est pas tant de mettre la main sur des marchandises, actes vulgaires commis par des afaréens ou des nazuméens, non, bien sur, l’Aleucien infiniment plus supérieur aux autres sauvages qui composent cette sinistre planète et qui ne méritent pas de vivre (bien sur). Ainsi, Atahualpa le sanglant considérait cet acte comme une action héroïque, brave et glorieuse, digne des plus grandes conquêtes sakkines et des luttes anti-antériniennes les plus réussies, autrement dit les actes de la R.R.N.G.A, et non pas les crimes odieux de autres traîtres de l’Etznab. Ainsi, il savait que l’objectif était de faire régner la Terreur en mer, porter atteinte à tous les états accusés d’être des traîtres à la cause native. Et ces félons vont des simples lâches qui se détournent de la Cause (comme l’Icamie), des soutiens aux groupes de collaborationnistes à l’occupation antérinienne (l’Akaltie) et aux génocidaires (Stérus et Antérinie) sans parler des états s’y désintéressant (l’Alguarena) devront payer leurs crimes et s’incliner devant la toute puissance de la Cause, qui usera dorénavant des moyens d’une guerre totale et sans merci. Et quoi de mieux pour commencer que quelques actes de pirateries paralysant l’approvisionnement antérinien et affaiblissant encore plus l’influence de l’A.S.E.A (l’organisation des traîtres) dans « sa » zone d’influence, c’est à dire le golfe alguareno ? Certes, les risques de voir intervenir la flotte algurenaise est grand, mais l’opportunité de voir les antériniens et les akaltiens se déchirer est encore plus grande, même si il a cru comprendre que les traîtres akaltiens négocient avec l’Empereur génocidaire !
Mais au port, toute cette agitation commençait à devenir suspecte, en effet, c’est rare de voir des navires de commerce s’arrêter à quelques miles du port, sauf si un problème technique se déclare ou qu’un évènement se produise, comme une attaque de pirate… Mais l’Akaltien chargé de gérer la gestion du transit maritime se rappela que la dernière fois que des pirates intervertirent dans la région ce fut pendant l’age d’or de la piraterie eurysienne, autrement dit il y a quelques siècles ! Mais la prudence étant de mise, lui aussi savait que des navires antériniens avaient disparus, et lui aussi craignait que les rachistes aient quelque chose à voir dans ce type de crime. Ainsi, il ordonna au commandant de forces militaires locales de se préparer à intervenir et de commencer à patrouiller peu loin du navire de commerce afin de s’assurer qu’aucune activité douteuse voire frauduleuse ne soit commise. Quelques minutes plus tard, un homme en uniforme courut rejoindre son bureau, il paraissait exténué et annonça que cinq vedettes, sûrement (et très probablement) de fabrication antérinienne rodait sur place, mais elles arboraient un drapeau akaltien.
-Ah les lâches, ils tenteront de se cacher derrière pour aborder les navires, cela fait maintenant deux heures qu’il est en pause, et cela s’explique par le fait que la Rache s’est invité à bord, bon ! Armez le plus de vedettes possibles, prévenez les états voisins et surtout faites donner la chasse, quelques avions sont toujours plus inquiétants que des embarcations. Demandez de l’aide au voisin icamien et à la garnison de Lahunkal, c’est clair ? Bien, je veux que vous me donnez des nouvelles le plus vite possible.
Le marin s’exécuta et courut annoncer la marche à suivre, mais la situation sur le cargo venait aussi de connaître quelques changements, les antériniens se méfiaient, ils avaient vus la vedette akaltienne et craignaient que leur subterfuge ne soit découvert. Déjà certains se montraient nerveux et prompts à la menace sur des hommes qui se méfiaient encore plus des douaniers, et déjà la situation était explosive, la plupart des rachistes se réunirent sur le pont et beaucoup se tenaient prêt à quitter le navire si les akaltiens arrivaient. Les uns usant des mitrailleuses pour se frayer un passage dans les étroits couloirs du vaisseau, les autres jouant des coudes pour éviter de se faire encercler par des marins ayant notifié la petite erreur d’Atahualpa. Ainsi, ils étaient presque au complet lorsque les premiers navires de guerre akaltiens furent à portée de vue, un homme courut au pont inférieur et annonça la nouvelle, le Chef avait déjà ligoté le capitaine et se préparait à annoncer la capture du navire. Une fois que le cruel trafiquant apprit la nouvelle, il oublia ses projets fous et annonça que la fuite, enfin un « repli stratégique » doit être organisé car il est « hors de question de voir les navires ennemis nous prendre ». Et en quelques secondes à peine, le terroriste monta sur le pont du navire, il annonça que l’inspection était terminée et que rien de concluant n’avait était trouvé et quitta le plus vite possible les eaux akaltiennes.
-Cette interception est un échec, les akaltiens ont failli nous avoir ! La prochaine fois nous trouveront un endroit plus discret et surtout plus loin des cotes pour opérer ! Et surtout nous ne prendrons pas autant de temps ! Bon, maintenant qu’est ce qu’on fait ? On trouve un autre navire ou l’on fait une pause au Costa Suenaleja ? D’ailleurs, je sens que la presse akaltienne se jettera avec ardeur sur l’affaire ! Espérons que l’on ne nous accusera pas d’avoir noyé le cadavre qui traînait dans la chambre du capitaine. D’ailleurs quelqu’un a vu Exoco ?
Tous se regardèrent avec surprise, personne ne le voyait et la plupart savait que l’on avait oublié le second d’Atahualpa.
Ce dernier répondit avec cynisme : « Bon, au moins nous auront moins de bouches à nourrir, et l’Akaltie, si elle ose toucher à mon ami, connaîtra un destin tragique que peu lui envieront !
Posté le : 20 déc. 2024 à 23:51:24
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Comptoir commercial de Saint François des Océans, dépendant administrativement parlant des autorités de Terrabilis et de l’administration akaltienne.
Note adressée aux directeurs de la Coopérative Syndicale de Terrabilis, note adressée aussi au Bureau des Syndiqués.
Le golfe d’Aleucie est un site en pleine croissance économique du fait de l’apparition de nouvelles puissances commerciales, économiques et militaires, sans compter le fait que l’hyper puissance mondiale qu’est l’Alguarena, état jouissant d’une hégémonie sans conteste sur la scène internationale, attire entreprises et capitaux. Ainsi, la mise en vente de concessions portuaires aux frais des entreprises et/ou des états dans ce détroit ne fait que renforcer l’appétit des grandes firmes et des grandes puissances. Ainsi, il nous paraît bon de faire circuler une note qui permettrait de présenter la région, au travers de ses dynamiques économiques et financières. Nous aborderons aussi les intérêts qu’auraient Terrabilis à établir un comptoir commercial notamment afin de lutter contre la concurrence aleucienne et des compagnies royales. Il nous paraît bien entendu important de rappeler comment devrait être géré notre premier comptoir commercial et les aménagements (en y comptant les dépenses) qui y seront faites ainsi que son administration. Nous devrons néanmoins prendre en considération les risques qui y seraient liés, notamment à cause de la piraterie qui commence à connaître une nouvelle recrudescence dans le domaine notamment dans cette région.
Présentation de la situation géopolitique locale :
La situation locale peut paraître simple à comprendre au premier abord, d’un coté, les puissances continentales et mondiales aiguisant leurs crocs, de l’autre, les petites puissances tentants d’affirmer et d’affermir leurs positions sur la scène régionale en profitant des intérêts des grandes puissances et un adoptant un comportement qui s’adapte à la plupart des situations, quitte à être en désaccord avec ses principes. Mais malheureusement, le contexte régional évolue au gré des actes de l’un et de la réponse de l’autre, si le détroit n’est pas exposé à une guerre entre les puissances locales, du fait de la présence d’un arbitre quasiment intouchable, la concurrence peut être rude et parfois menaçante avec la seconde puissance, le « rival » (difficile bien entendu de rivaliser la première puissance mondiale dans la plupart de niveaux) kah tanais aux antipodes idéologiques des îles fédérées de l’Alguarena. Mais pour autant, le plus inquiétant reste la présence de plusieurs états représentants des dangers pour le commerce, notamment le Costa Suenaleja spécialisé dans divers trafics et dominés par une élite de narcotrafiquants. Mais néanmoins la région reste dynamique et attractive notamment avec l’apparition et l’émergence de puissances commerciales et économiques. Ainsi, tout au long de cette présentation je tacherai d’expliquer et d’illustrer les propos que j’ai mis en évidence dans cette brève introduction en suivant une trame simple qui présentera l’influence que joue l’Alguarena et sa « rivalité » avec le Grand Kah, les risques que le Costa Suenaleja représente et bien entendu les dynamiques de puissance dans cette région en grande partie conservatrice.
l'Alguarena est en premier lieu un acteur mondial, et c’est uniquement en prenant en compte cette information que l’on peut comprendre le jeu géopolitique la première puissance économique, militaire et scientifique (2034 sites industriels civils, 141 complexes militaro-industriels et 55 centres de recherches). Car cette puissance s’est en premier lieu doter d’une aire d’influence, à commencer par la domination du golfe alguareno ou d’Aleucie, qui représente un enjeu de sécurité à n’en pas douté, en effet, il nous est nécessaire de rappeler que la présence de la multitude d’îles qui composent son territoire lui permettent de disposer de bases navales avancées. Ces dernières permettent ainsi à l’Alguarena de disposer d’une flotte conséquente et surtout d’une capacité de projection très importante, notamment lorsque son territoire est un point stratégique qui permet de relier l’Aleucie (notamment la presqu’île d’Aleucie) au reste du monde, autrement dit un point stratégique clé ou transite une grande partie du commerce mondial, première puissance économique oblige… De plus, le manque d’intérêt des gouvernants alguareno quant aux actualités locales, permet aux nations d’évoluer sans risquer de se retrouver pris à partie par la fédération alguareno, permettant la naissance des autres puissances en rien vassales ou influencées par la première puissance mondiale. Ce manque d’interférence permet ainsi de favoriser la croissance économique locale et continentale et de diversifier les flux commerciaux entrants et sortants.
Le continent aleucien compte ainsi de nombreuses puissances, certaines tentent de s’affirmer en tant que leader à l’internationale, comme la fédération de Stérus, qui peut être considérée comme une sorte de puissance à tendances hégémoniques et qui priorise le développement militaire et ce aux dépens de l’économie, cela a d’ailleurs mené à une concurrence farouche avec les anciens alliés westaliens qui eux s’étaient tournés vers le commerce et la croissance économique. Menant à une rivalité entre les deux puissances de l’A.S.E.A qui vient de perdre le Stérus à cause de cette rivalité qui a pu devenir une sorte de haine entre les deux états. Mais d’autres, à l’instar du Westalia se tournent (comme évoqué plus tôt) vers les affaires, ainsi, nous avons appris que le groupe Akiyama Corporation a acheté plusieurs dizaines d’hectares (une cinquantaine d’après nos informations) pour pouvoir étendre ses activités dans la région et ce pour 1.500.000.000 de talents antériniens, autrement dit, une fortune. Ces puissances commerciales peuvent d’ailleurs devenir des atouts et des alliés de poids pour Terrabilis si des accords sont trouvés. Nous pouvons aussi rappeler que la plupart des puissances ayant des pieds à terre à Ahawala sont des économies surdévellopés, prenons comme exemple l’Empire du Nord, seconde puissance du continent aleucien (derrière le Lofotène tandis que l’Alguarena est au Paltoterra.) tandis que Westalia est dans le top 30 des principales puissances économiques. Nous pourrions aussi nous attarder sur le fait que l’immense golfe d’Aleucie est bordé par des états appartenant à l’A.S.E.A formant une communauté économique qui pourrait favoriser les échanges avec notre entreprise. De plus, il est à noté que la seconde puissance mondiale borde de manière lointaine, certes, le golfe, permettant d’accroître la concurrence et surtout le transit international dans la région, surtout lorsque cette dernière est un état à tendances anarchistes se rapprochant de nos idéaux de coopération entre agriculteurs.
Malheureusement, une fois de plus, certains états rendent le trafique international plus difficile et ce à cause notamment de la présence d’un narco-état doublé d’une dictature militaire usant de la violence à l’encontre des populations natives et de l’opposition en général, nous vous renvoyons sur une entrevue avec un millionnaire se vantant d’avoir été torturé à cause de ses opinions politiques, et annonçant fièrement qu’il adoptait une politique libertarienne en n’hésitant pas à délocaliser pour faire des économies en payant le moins possible ses ouvriers, ainsi cette dictature est en parfaite opposition avec nos principes syndicalistes. Mais le plus pénible n’est pas tant la parfaite contradiction de nos valeurs, c’est plutot le fait que le Costasuenaleja est une oligarchie de trafiquants et de meurtriers, autrement dit que ces derniers ne se mettent à menacer le trafique de Terrabilis du fait que la compagnie n’ait pas les moyens techniques pour se défendre et protéger ses convois. Ainsi, si les navires nordistes, westaliens et certainement akaltiens sont protégés face à des attaques de « barons de la drogue », les risques que ces derniers se retournent contre nos vaisseaux sont grands, et l’Empire refusera certainement d’intervenir dans ce cas de figure. Ainsi, nous recommandons à l’entreprise de se doter d’une force armée conséquente afin de lutter contre les trafiquants locaux représentants une véritable menace pour nos employés et pour nos intérêts. Car si pour l’instant le narco-état oligarchique de jouit pas d’une flotte très importante (pour ne pas dire inexistante) nous devons nous rappeler que ceux qui torturent les opposants politiques n’auront aucun scrupule à s’attaquer au citoyen d’une puissance émergente, surtout lorsqu’ils représentent une compagnie syndicaliste.
Présentation des intérêts de la région pour Terrabilis :
Mais si je me permet de présenter d’une manière superficielle les dynamiques, ou du moins les forces régionales, l’hyperpuissance alguarenaise, les dissensions entre les membres de l’A.S.E.A et les menaces du Costasuenaleja… C’est avant tout pour pouvoir vous présenter les intérêts de la région aux yeux de Terrabilis. Ils sont nombreux, et la plupart sont purement géographiques et économiques voire quelques peu géopolitiques. Et si elles ne sont pas nombreuses, elles restent tout de même solides, loin d’être de simples arguties mais au contraire des arguments valables et concernant pour la plupart les intérêts même de Terrabilis. Ces arguments vont ainsi de la concurrence commerciale entre Terrabilis et les compagnies afaréennes jusqu’à l’espace économique de l’A.S.E.A qui permettrait à la Coopérative de s’implanter dans les marchés aleuciens. De plus cela nous permettrait de gagner en influence au niveau du marché ducal, notamment avec la reprise des activités boursières (interrompues depuis la sécession des républiques etznabiennes). Nous pourrions aussi noter l’intérêt que représente la région notamment grâce à la présence d’un espace commercial avantageux pour nos affaires. Nous pourrions aussi rappeler que ce comptoir pourrait devenir une plaque tournante dans notre plan d’implantation et de lutte contre les compagnies afaréennes. Nous présenterons chacun de ces arguments dans l’ordre que nous avions énuméré plus haut, plus simplement, nous aborderons dans un premier temps les intérêts que ce comptoir nous apporterait au niveau ducal, continental et surtout dans notre lutte contre la concurrence afaréenne et nazumie (les diverses compagnies commerciales antériniennes et des continents sous influence de l’Empire).
En effet, nous pourrions avoir intérêt à posséder un comptoir sur la cote aleucienne, et ce notamment pour des raisons économiques et pour dominer le commerce ducal et son alimentation en aliments issus des sols et en d’autres denrées agricoles. Car oui, l’indépendance d’une partie de l’ex nouvelle-Antérinie rebats les cartes de la grande distribution locale, la principale firme (Aleucialiments) provinciale produisait tout sur place promettant ainsi des produits de qualité et surtout peu chers. Comme vous le savez, les anciennes réglementations impériales qui limitaient les activités dans grandes firmes (afin de préserver la compétitivité et la Concurrence Pure et Parfaite dans les marchés coloniaux) antériniennes et étrangères nous empêchaient de pouvoir prendre durablement pied sur ces territoires limitant ainsi nos profits. Mais comme rappelé plus tôt, la chute des principaux sites de productions d’Aleuciamliments et de ses concurrents nous permet d’envisager et de prévoir la chute des petites entreprises présentes sur place (d’ailleurs, Aleucialiment est actuellement dans une crise de dette et vient de nous céder la quasi-totalité de ses actions) et rebattant les cartes, en effet, les sites de production restent toujours sous contrôle etznabien et l’intégration de certaines exploitations locales permettrait de former une base solide pour lancer notre filiale (en cours de développement) de la grande distribution et d’affaiblir ainsi les P.M.E locales afin de dominer le marché agroalimentaire dans la province. De plus, l’intégration de quelques coopératives etznabiennes nous permettrait de nous « exporter » au sein du continent aleucien et peut être même d’acquérir en respectabilité auprès des états natifs.
Mais si la désintégration des petites compagnies de redistribution suite à la perte de leurs bases arrières qui leur fournissaient les denrées vitales à la vente est une opportunité à saisir pour alimenter le Grand-Duché à l’avantage de Terrabilis, l’ouverture de ce port Franc nous permettrait de pouvoir disposer d’un nœud logistique solide qui permettrait de tenir l’alimentation locale dans un premier temps (nous laissant assez de temps pour pouvoir ainsi incorporé quelques exploitations etznabiennes pour pérenniser l’ensemble…) puis pour jouir d’un comptoir en plein centre de l’un des océans les plus fréquentés au monde et pouvoir ainsi nous ouvrir la voie à plusieurs partenariats dans la région, notamment avec les états de l’Agence pour la Sécurité Économique Aleucienne qui représentent de potentiels partenaires privilégiés pour Terrabilis. En effet, l’accord économique que l’Empire a proposé à l’organisation aleucienne nous permettant (si ce dernier est accepté) de pouvoir nous intégré dans cet espace économique riche en opportunités. Notamment car les états aleuciens (au même titre que l’Empire) sont des états émergents, autrement dit nous pourrions ainsi jouir de clients jouissants d’une économie en pleine croissance que notre comptoir pourrait servir de base arrière pour pouvoir envoyer depuis Ahawala des cargaisons de produits agricoles le temps que nous puissions établir des coopératives locales. Ainsi, ce comptoir nous permettrait d’installer une base qui pourrait servir d’entrepôts géants pour accueillir nos produits et les exporter à travers toute l’Aleucie et ce grâce aux négociations que l’Empire mène actuellement avec les états de l’A.S.E.A. Autrement dit nous devrions ainsi exercer une pression sur le gouvernement pour qu’il accélère les négociations avec l’agence aleucienne.
Nous oublions de prendre en compte un autre fait important qui pourrait motiver nos besoins d’avoir ce fameux comptoir à Ahawala. En effet, nous avons rappelé que ce point d’ancrage pour nos navires de commerces est situé à un endroit stratégique, qui nous permettrait d’alimenter de nombreux membres de l’A.S.E.A suite à de potentiels accords qui seraient signer avec l’Empire Antérinien. Mais on devrait aussi noté que ce site est un point de ravitaillement obligé pour la plupart des navires de commerces voulant rejoindre l’ex-Nouvelle Antérinie et ses marchés… Bloquant ainsi la route aux compagnies de Marcine et Kalindi, véritables menaces pour nos intérêts en Afarée et nous permettant par la même de jouir de moyens de pression efficaces pour les forcer à nous ouvrir les portes de leurs marchés. Certes, vous pourriez considérer qu’ils n’auraient aucun intérêts à céder devant nous, d’abord car le Royaume est dix fois plus peuplé que le Grand Duché, autrement dit pourquoi nous laisseraient ils les concurrencer pour un marché de 10 millions de consommateurs ? D’abord car ils sont moins riche que les Néos-antériniens, populations les plus riches de l’Empire suite à la réouverture de la Bourse et des investissements massifs de la part de la Métropole dans la région tout en prenant en compte le fait que la dette des provinces sous administration de la Nouvelle-Antrania ayant faits sécession est devenue (la dette) dépendante des Républiques Etznabiennes, expliquant ainsi le relatif manque de développement des trois provinces et les motivations que nous avons pour financer certains projets locaux. Ainsi si les Compagnies Afaréennes nous ouvrent leurs marchés, nous pourrions ainsi prendre un avantage décisif avec la créations de la nouvelle marque précédemment évoquée. Car s’ils refusent, nous pourrions profiter de notre position dans le détroit pour faire payer aux navires antériniens un prix plus élevé au niveau du ravitaillement, certes, ils pourraient acheter une autre concession, mais est-ce que l’Akaltie accepterait que plusieurs comptoirs antériniens seraient situé à moins de quelques kilomètres chacun ? Bien sur que non, ensuite le prix reste tout de même conséquent, environ 300.000.000 de talents devraient être déboursés dans ce comptoir et ce sans compter les investissements pour mettre en valeur la concession portuaire.
Détails concernant la gestion et l’exécution du projet.
Si nous avons pu voir que la région est pleine d’intérêt pour Terrabilis, à la fois dans l’Ex-Nouvelle Antérinie ou elle peut espérer s’imposer face au manque d’intervention des autres firmes antériniennes et surtout depuis l’immense libéralisation de l’économie antérinienne, que le continent aleucien pourrait même devenir un nouveau débouché pour nos produits, de plus cela nous permettrait ainsi de pouvoir rivaliser encore plus les Compagnies Commerciales Afaréennes. Mais dans l’hypothèse ou notre recommandation d’investir dans une concession portuaire à Ahawala serait retenue, il nous paraît approprié de présenter les infrastructures et la gouvernance de ce comptoir. En effet, c’est la première fois que l’entreprise sera amenée à administrer un territoire non antérinien, ainsi il nous faut à tout prix pouvoir statuer dès maintenant et ce afin de gagner un temps précieux quant à l’organisation et la gestion interne de ce comptoir afin de n’omettre aucun détail à l’avenir et pouvoir redirigé certains points lors de l’acquisition d’autres comptoirs, notamment (peut être) au Chandkolza depuis l’ouverture de nouvelles bases antériniennes dans la région. Nous devons aussi prendre en compte une chose dans notre démarche, les autorités akaltiennes, ainsi nous développerons les possibilités qui nous sont offertes pour pouvoir gérer le comptoir de Saint François des Océans et ce dans le respect des populations locales ainsi que dans leurs intérêts économiques.
Les infrastructures locales sont un sujet complexe, en effet, si nous sommes prêt à payer 300 millions de talents au gouvernement akaltien, nous devons être prêt à débourser tout autant, voire plus pour le développement des habitations (pour les ingénieurs qui seront depechés sur place), des docks et des quais qui seront installés sur place afin de permettre l’accostage des navires de commerce. Néanmoins il sera aussi nécessaire de préparer le plus d’infrastructures possibles pour pouvoir accueillir les marins antériniens (d’origine aleuciendienne, en effet, les règlements en vigueur en Akaltie n’ont pas encore étés modifiés suite à l’apaisement des tensions entre l’Empire Antérinien et l’Empire des Cités) même si, la location de bâtiments en Akaltie permettrait de résoudre temporairement le problème. Nous pensons aussi que des grues et autres moyens de manutention permettant de soulever les conteneurs à destination de la Nouvelle Antrania, voire de l’Aleucie seront nécessaires. Un immense parc d’entrepôts devra être mis en chantier pour pouvoir atteindre nos objectifs que nous avons précédemment rappelés. Il est aussi nécessaire d’établir quelques bureaux qui permettraient à l’administration (antérinophone) locale de gérer le flux de marchandise et de transférer des rapports réguliers sur l’avancement des travaux et de nos objectifs. Nous supposons aussi que l’installation d’un nœud logistique (et ce avec l’accord des autorités akaltiennes et des autres entités ayants loués des ports dans la zone) pourrait être nécessaire pour permettre de relier plus facilement les quais au reste des infrastructures. Ces divers aménagements pourraient coûter entre un milliard et un milliard trois cent millions, autrement dit des investissements conséquents qui auront intérêt à s’avérer fructueux sur le long terme.
Mais néanmoins, un personnel nombreux et compétent devra être dépêché dans la région, à commencer par quelques dizaines d’ingénieurs qui se chargeront d’établir les premiers plans pour nos infrastructures et les premières estimations quant au coût réel. Ainsi, des locaux devront au préalable être installés et quelques ouvriers devront être envoyés en renfort pour soutenir les-dits ingénieurs. Lorsque les premiers bâtiments seront installés, nous pourrons faire intervenir les nouveaux cadres nouvellement promus par les Hautes Écoles Impériales de Commerce, et des Facultés Impériales de l’Administration et de la Gestion, ainsi, ces derniers pourront prendre en charge le domaine administratif à proprement parlé, ils pourront ainsi commencer à mettre en place l’administration locale qui devra être un savant mélange entre respect de nos valeurs syndicalistes et respect des obligations commerciales, et ce en s’adaptant aux budgets qui seront alloués afin d’entretenir les installations. Les cadres de l’administration ont donc des pouvoir élargis dans la gestion de la concession, ils devront prendre des décisions lorsque des cas graves se présenteront, comme une perte de rentabilité ou d’efficacité par exemple. Ainsi, un « gouverneur » ou « Administrateur de la Concession Portuaire » sera nommé afin de se charger de cette tache, si la situation le permet, il devra prendre en considération les recommandations d’un collège de cadres et des représentants des syndiqués, afin encore une fois de rester en accord avec nos valeurs. Les ouvriers seront bien entendu rémérés par l’entreprise et ce en essayant de rester le plus fidèle possible à la moyenne de salaire en Akaltie. Ces derniers (les ouvriers) seront aussi représentés par un syndicat qui prendra part aux débats lors des prises de décisions de l’A.C.P, les représentants devront être élus au suffrage directe et n’avoir aucun casier judiciaire.
Si nous avons pu présenter de manière assez rapide l’organisation du port, à la fois physique et administrative, nous devons garder à l’esprit que la concession dépendra juridiquement parlant de l’Akaltie, ainsi si un statut d’exception devrait être accordé à Ahawala en raison de la diversité des acteurs présents, nordistes et westaliens, tandis que les grandes puissances eurysiennes devraient commencer à jeter leurs vues sur ce petit bout de terre. Mais nous devons aussi se souvenir que l’objectif avoué de ce projet est de permettre de faire chuter le taux de chômage dans la région du Napalwie, notamment dans le Zuthi. Cela permettrait de pouvoir permettre aux akaltiens de renforcer leur influence économique dans le golfe alguareno, affirmant ainsi la nouvelle puissance qui se forme… Mais néanmoins le premier des objectifs, comme rappeler plus tôt est de créer de l’activité dans la région, permettant d’enrichir la province et de redonner du travail aux Akaltiens connaissant le chômage. Par conséquent nous devrons employé durant la construction des quais et dans l’administration locale de jeunes ingénieurs tout droit sorti des universités de Kintan ou de Tinkalan et des ouvriers présents depuis longtemps dans la région. Cela permettrait non seulement de réduire les coûts d’entretien des antériniens qui devront gérer la plateforme commerciale, mais en plus, nous pourrions ainsi éviter de faire naître des tensions entre les populations natives et les populations eurysiennes, facilitant ainsi la distribution de nos produits (notamment lorsque les locaux n’ont aucun a priori négatif qui aurait pu être du à une rixe entre ouvriers antériniens et akaltiens.). Les hauts fonctionnaires akaltiens devront aussi donner leur accord à toute extension de la concession antérinienne et permettre un agrandissement de la capacités de nos entrepôts.
Annexes :
A venir !
Post Scriptum important :
Si tout au long de cette note relativement conséquente nous avons présenté les intérêts qu’aurait Terrabilis à s’installer dans la concession d’Ahawala, la présence de l’Hyperpuissance incontestée dans la région, l’apparition d’un bloc d’états émergents, la naissance de plusieurs Multinationales à travers le continent ou encore la possibilité de surclasser les entreprises antériniennes déjà présentes sur place, la possibilité de s’ouvrir aux marché aleuciens (cela dépendra avant tout des négociations menées dans le cadre d’un partenariat avec l’A.S.E.A) et de pouvoir définitivement s’imposer face à la C.I.A. Nous avons même présenté l’organisation du comptoir, son administration et sa gestion tout en évoquant les objectifs du gouvernement akaltien et comment y répondre pour permettre aux locaux de reconsidérer l’image de Terrabilis. Mais nous n’avons pas évoquer les menaces et les contraintes pesants sur la pérennité de ce comptoir, sauf en présentant les actes ignobles du Costasuenaleja, la fameuse oligarchie de narcotrafiquants pouvant menacer le flux de marchandises. Ainsi, il nous paraît nécessaire, afin de permettre à l’entreprise d’avoir une vision des risques que présente un tel investissement de présenter ces derniers sous formes de tirets afin d’en faciliter la lecture.
- La piraterie rachiste (R.R.N.G.A) : Ce groupe de terroristes racistes, christianophobes et eurysiophobes prolifèrent en Aleucie native suite à la désintégration de l’ex-Nouvelle Antérinie, en effet, l’indépendance des républiques etznabiennes a permis aux rachistes de pouvoir jouir d’endroits surs pour se cacher, malgré les négociations actuellement en cours entre l’Empire et les Républiques pour mener des actions de police conjointes à l’encontre de ces terroristes. Malheureusement, ces derniers, suite au vol de plusieurs navires de guerre antériniens qui étaient réservés aux forces de patrouille du Grand Duché, les rachistes se dotent d’une capacité de projection menaçant le commerce international dans les eaux du golfe d’Aleucie. Ainsi, notamment avec le rejet de la politique à tendances impérialistes que mène l’Akaltie, la R.R.N.G.A devient une menace pour nos navires de commerces et pour notre comptoir si ces derniers venaient à se lancer dans des razzias sur les cotes akaltiennes mettant la vie de civils et de nos collaborateurs en danger. Seule une réponse musclée de l’Akaltie pourrait permettre à l’Entreprise de se considérer comme en sécurité.
Posté le : 18 mars 2025 à 21:26:57
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Deux chasseurs se promènent dans la forêt, et l’un d’eux s’effondre soudainement. Il ne semble pas respirer, ses yeux sont vitreux. L’autre chasseur sort son téléphone et appelle les services d’urgence. ‘Mon ami est mort ! Qu’est-ce que je peux faire ?’, dit-il. ‘Calmez-vous, je vais vous aider. Nous devons d’abord être sûrs qu’il est mort’, répond l’opérateur. Après un court silence, on entend un coup de feu. Le chasseur reprend le téléphone. ‘Ok, et maintenant ?‘
