Posté le : 16 fév. 2025 à 20:19:10
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Déclaration du Consul au sénat
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Discours de politique générale pour l'année 2016
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Mesdames et Messieurs les membres du Sénat, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs que je n’ai pas cités,
Je me tiens ici en ma qualité de consul de la Fédération de Stérus et garant de l'ordre catholique et romanique de notre nation. En ce jour où la Fédération entre dans une période de crise sans précédent, tant sur le plan politique, diplomatique qu’économique, il est essentiel d’identifier clairement la trajectoire que nous sommes prêts à emprunter pour l’année à venir et de définir précisément où nous concentrerons nos efforts.
Assurer la continuité des institutions d’un État aussi vaste et peuplé que la Fédération est une tâche ô combien difficile. Pourtant, force est de constater que nous sommes aujourd’hui contraints de revoir notre méthode de fonctionnement. Selon les derniers chiffres de l’UNSAZ, la fonction publique étatique et territoriale n’est plus, et de loin, assez efficace pour assurer convenablement la pérennité des institutions. Il est donc non seulement nécessaire de repenser ces domaines, mais aussi de ne pas hésiter à trancher dans les dépenses. Le principal problème de notre système réside dans la lenteur de son fonctionnement.
En tant que première mesure, nous supprimerons drastiquement les différents niveaux de hiérarchie actuellement en place. Alors que certaines décisions cruciales devraient être prises en l’espace de quelques jours, elles mettent parfois des semaines à parvenir à leur destination. Il en est fini des circuits interminables où un courrier doit être signé par huit personnes avant d’être envoyé. Désormais, les collectivités devront s’assurer que chaque demande, chaque courrier, chaque décision soit traitée en moins d’une semaine. En cas de non-respect de cette mesure, elles seront sanctionnées par une réduction des subventions gouvernementales.
Les collectivités devront également collaborer avec les entreprises locales. Apprendre à déléguer n’est en rien un aveu de faiblesse. C’est pourquoi j’ai pris la décision de transférer aux différentes républiques de la Fédération le financement des services de police et des services juridiques. J’imposerai également à chaque président de république de réduire de 75 % les aides et subventions accordées aux villes de plus de 50 000 habitants. En revanche, l’État fédéral indexera ses subventions sur le taux de productivité des collectivités et des républiques. Si un déficit persiste, les collectivités concernées devront être réformées ou parvenir à rétablir l’équilibre économique.
De même, dans les six premiers mois, des enquêtes seront menées sur l’ensemble des collectivités du pays. Celles qui n’auront pas procédé au tri de leurs effectifs pour supprimer les postes inutiles devront assumer seules leurs dépenses salariales.
Nous chercherons également à simplifier et moderniser les transitions entre le secteur privé et le secteur public pour les futurs employés. Le statut de fonctionnaire sera revu et conditionné à certains postes clés pour les entrants à partir de 2017. Par ailleurs, nous nous attacherons à augmenter les salaires de nos agents, en les indexant sur la productivité et la performance. Ces revalorisations salariales auront pour objectif d’encourager l’efficacité et de mettre fin à ce que j’aime appeler la « glandouille » généralisée.
Enfin, je proposerai au Sénat une nouvelle réforme du marché du travail. Les charges patronales actuellement imposées par le gouvernement contraignent les entreprises à choisir entre embauche et économies. En réduisant ces charges, nous inciterons les employeurs à augmenter les salaires de leurs employés et à embaucher avec plus de facilité.
Alors que les négociations avec l'ASEA sur le départ de la fédération sont au point mort, la fédération est parvenue à rapidement se trouver des partenaires qui compenseront cette perte. Si l'ASEA venait à refuser l'accord de libre-échange, l'impact serait moindre pour la fédération. D'autant qu'en réalité, étant donné que la fédération de Stérus possède un accord de libre-échange avec l'Akaltie, il nous suffira d'aller vendre en Akaltie ce que nous vendions ici ; ce sera juste plus cher pour les consommateurs à terme. Les récents accords de libre-échange avec la Costa, pays voisin et désormais allié de la fédération, sont un gage supplémentaire du renouveau de la diplomatie stérusienne. Prochainement, nous nous engagerons dans une procédure de rapprochement des États les plus nordiques de ce continent. Que ce soit le rapprochement avec l'Oskallie, le rapprochement avec le Lofoten ou le futur rapprochement avec Xartez, la fédération s'engagera dans une procédure de rapprochement des pôles. L'éloignement géographique ne doit pas entraîner d'éloignement psychique.
Les relations avec l'ASEA seront vues et traitées au cas par cas. Pour la fédération, l'ASEA n'a aujourd'hui plus qu'une existence scientifique. Nous traiterons avec l'institution qu'est l'ASEA pour l'ASNA et seulement pour l'ASNA. En ce qui concerne les relations commerciales, nous fonctionnerons au cas par cas avec chaque État. Nous ne réfutons pas l'existence de l'ASEA comme entité supranationale, mais nous préférons le bilatéralisme. En revanche, nous serons particulièrement attentifs aux actions militaires qui seront menées par ces États. Nous savons que l'ASEA a une tendance à être particulièrement intéressée par les opérations maritimes dans le sud de l'Aleucie. Lorsque la fédération était membre de l'ASEA, elle avait déjà fait comprendre qu'elle n'appréciait pas ces mouvements maritimes proches de sa frontière. La fédération va procéder une nouvelle fois à des tentatives de discussions pour dire aux États que nous n'avons en aucun cas besoin de leurs navires dans le sud du continent. La flotte stérusienne est largement capable de sécuriser la zone. Sans oublier qu'à quelques kilomètres, les navires de l'Alguarena, largement dominants, font également le travail. Et enfin, il n'y a pas de piraterie dans le sud de l'Aleucie. D'autant que les navires militaires, plus ils sont nombreux et non coordonnés, plus ils entravent la libre circulation des marchandises.
Je le répète donc ici et je m'engage devant ce parlement : la fédération mènera jusqu'au bout les manœuvres diplomatiques pour s'accorder avec l'ASEA sur le fait de ne pas entraver le commerce international et de ne pas entrer dans des tentatives de provocation de la fédération de Stérus. Cependant, la flotte stérusienne est aujourd'hui la deuxième du continent derrière le Lofoten ; elle ne se laissera pas intimider ou mettre de côté par des États en tout genre. Je doute, et je doute grandement, que l'ASEA apprécierait que la fédération déplace des navires de guerre à proximité de leurs territoires. Alors, dans le but de ne pas entrer dans de nouvelles tensions qui seraient inutiles, je plaiderai auprès des nations de l'ASEA la non-ingérence dans les affaires sud-aleuciennes. Je défendrai le bon sens avant tout. Le bon sens qui est de ne pas envoyer des navires de guerre à proximité d'un État avec qui les tensions sont au maximum. D'autant que nous ne tolérerons jamais que nos navires marchands soient ralentis par des mouvements de troupes militaires d'États qui n'ont rien à y faire.
Sur le plan militaire, la fédération, pour la deuxième année consécutive, n'a pas atteint ses objectifs de réarmement. Il sera donc nécessaire de pallier cette situation. La fédération s'est principalement basée sur la production de matériel cette année et poursuivra dans cette lancée. Mais si les intérêts vitaux de la fédération sont menacés dans les eaux qui bordent ses frontières ou celles de ses alliés, et que la puissance maritime stérusienne n'est plus suffisamment importante, alors nous financerons l'achat d'un renouveau d'une flotte militaire. Dans ce cas, nous ne regarderons pas à la dépense.
Nous tâcherons, en accord avec les autorités transkes, de créer au Nazum et en Afarée de nouvelles bases militaires qui protégeront nos intérêts dans la région. Près de 19 % de nos exportations vont en direction de la Transernikse, ce qui en fait par conséquent un partenaire particulièrement important. La faiblesse de leur armée en fait des cibles de choix pour les pirates de ces deux continents. Le but sera donc de développer, à vision 2025, deux armées maritimes stérusiennes distinctes : une flotte sera en permanence en Transernikse et une en permanence à Stérus.
Sur le plan de la politique migratoire, la fédération de Stérus possède aujourd'hui un taux d'immigration illégale proche du néant. Il y a encore quelques semaines, il était impossible de rentrer au sein de la fédération par voie terrestre pour la totalité du monde, à l'exception des habitants de la Costa Suenoleja. Mais la frontière nord était fermée et la frontière sud, dans les faits, infranchissable. Ce serait un suicide de tenter de passer par cette région avec une faune aussi spéciale et des conditions de vie aussi difficiles. La fédération est aujourd'hui en manque de main-d'œuvre dans plusieurs secteurs d'activité qu'il est important de renforcer. Nous ouvrirons nos frontières à la venue de travailleurs qualifiés dans les domaines où nous en aurons besoin. À terme, un total de 700 000 personnes seront accueillies pour résoudre nos problèmes économiques.
En revanche, à l'heure où les portes de l'ASEA se ferment pour la fédération, il ne faut pas que nos FTN subissent ce changement de politique et risquent l'effondrement dû à une perte trop importante et trop rapide. L'État prendra donc en charge le manque à gagner de ces sociétés à hauteur de 75 % jusqu'à ce qu'elles trouvent d'autres marchés ou pallient leur manque. L'État se chargera de trouver des États avec lesquels abaisser nos frontières pour faciliter cette recherche d'autres marchés. En revanche, si les entreprises se reposent trop sur cette aide de l'État, nous tâcherons de la leur supprimer. Je tiens aujourd'hui à être très clair : nous ne ferons pas disparaître les fleurons de l'industrie stérusienne. Mais aucune société ne sera maintenue artificiellement à flot, ce serait une perte d'argent inutile. CAXTA et l'ANTS seront les principales sociétés concernées par cette politique, mais beaucoup d'autres suivront.
Enfin, je terminerai mon discours par une introspection. Il y a quelques semaines, la fédération a traversé une période de troubles très importante. Cette période, bien que courte, a marqué le visage politique stérusien. Je veux aujourd'hui être très clair : les catholiques de ce pays sont depuis toujours et à jamais des citoyens stérusiens au même titre que les Romaniques. Je me battrai chaque jour que Dieu fait à ce poste pour être le consul des croyants au catholicisme et à la religion romane. Ces deux religions, bien que différentes, sont toutes deux des organes vitaux pour notre État. Nous avons pour habitude de les représenter comme le cerveau et le cœur du corps d’un Stérusien. L’une sans l’autre, notre nation, notre histoire, notre identité ne sont plus.
C’est pourquoi j’ai pris la décision de redonner au gouvernement la prérogative de la gestion des temples et cathédrales de notre pays. La basilique Azardenas de Barba, les cathédrales de tout le pays ainsi que les temples de Jupiter, Mars, Neptune et Minerve seront entièrement rénovés si nécessaire. Nous reprendrons également les demandes des différents diocèses, des organisations religieuses et des associations pour répondre au mieux à leurs attentes et à leurs besoins en financement.
À partir de maintenant, je vais également réhabiliter le serment religieux lors du passage de pouvoir consulaire. C’était une tradition que nous avons perdue il y a plusieurs siècles et que nous devons rétablir.
À présent, je remercie l’assemblée ici présente de m’avoir écouté. Je remercie ceux qui nous regardent à la télévision d’avoir écouté mes propos. Puisse la Fédération prospérer et croire en sa devise : "Veni, Vidi, Vici."
Je terminerai en rappelant les paroles d’Enrico Sevastie, prononcées il y a 200 ans sur son lit de mort. Affaibli par la maladie, lorsque son fils, futur empereur, lui demanda ce qu’était la gloire d’une nation, il lui répondit :
"Populi gloria in amore quem erga patriam et observantiam erga religionem suam reflectitur."
Que votre dieu ou vos dieux vous apportent bonheur et richesse. Merci à tous.