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Activités étrangères à Villas et Tafanu

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Activités étrangères à Villas et Tafanu

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants à Villas et Tafanu. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur de Villas et Tafanu, sinon quoi ils pourraient être invalidés.
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Villas et Tafanu, Océan des Perles, 11h11 (heure locale), 31 mai 2012

BRAOUUUUUUM !!!!!!

Le voile de l’air fut transpercé par un son d’une violence inouïe. C’était un bruit d’une puissance extraordinaire, sans commune mesure en ce monde. Un son cataclysmique.

La déflagration sonore était si assourdissante que ce n’était plus un bruit, ce n’était plus un son, mais quelque chose d’autre, de plus grand, de supérieur, quelque chose que l’on ne percevait pas uniquement avec ses tympans, mais avec son corps tout entier. Quelque chose qui semblait annoncer la fin du monde.

C’était terrible. Horrible. Insupportable.

L’apocalypse.

Note HRPIl s'agit d'un rétro-RP ; il me semble cohérent de l'envoyer ici pour te recontextualiser les évènements régionaux. ;)
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Typhon : Le Vent de l'Indépendance

[ANNONCES GOUVERNEMENTALES]

22 juin 2013 - Message de prévention des autorités wanmiriennes


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A l'intention des citoyens wanmiriens et de toute personne résidant dans l'archipel des Isteal, et plus précisément dans le royaume coutumier de Maoti Iara (plus connu sous le nom de Villas-et-Tafanu),

Au vu des dernières actualités à Villas-et-Tafanu, de l'assassinat de Koli Roqica, député du Parti Populaire Maoti, et de l'instabilité qui s'ensuit, nous encourageons tous nos citoyens concernés à la prudence. Il est conseillé de rester à l'abri, et de respecter consciencieusement le couvre-feu ordonné. Ne vous exposez pas, restez au maximum à l'abri.

Dans l'hypothèse où la situation dégénèrerait, ou pour ceux qui voudraient quitter l'île dès maintenant, nos services d'ambassades sont là pour vous aider à organiser votre départ. Dans tous les cas, rapprochez vous des autorités locales si vous avez des questions ou la moindre difficulté, nos ambassadeurs sur place sont là pour vous faciliter la vie. Nous espérons que la situation se sera apaisée d'ici peu et que nous pourrons lever l'alerte.

Courage à vous et, on ne le répètera jamais assez, restez prudents.

Nous vous souhaitons une bonne journée,

Les autorités de l'île de Dhavalae

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Note aux lecteurs :Ceci est une annonce gouvernementale de l’État de la République Démocratique du Wanmiri. Celle-ci est diffusée dans l'ensemble des îles Isteal et à toute personne désirant s'y rendre, ainsi qu'à Villa-et-Tafanu.
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sdf

Le Norjien Enquête - NAZUM

L'étrange activité de l'ambassade tanskienne en Maoti Iara

Avec l'augmentation des tensions internes en Villas & Tafanu, un étrange balais se déroule au milieu des quartiers nord, en lien avec l'ambassade tanskienne.

Par Bjarne Henriksen (Nuku'Apia), le 18 août 2013.

Tours des quartiers nord de la capitale
Les grandes tours des quartiers nord de Nuku'Apia sont parmi les zones les plus densément peuplées du pays.


Square des indépendantistes, mardi matin. Je me baladait au milieu des grandes tours formant un ensemble mal-né, malbâti et presque insalubre d'appartements tous distincts les uns des autres sur plus de 100 mètres. Mon guide m'avait ici donné rendez-vous. Son nom ne vous sera pas donné pour des raisons de sécurité. Il le sait, un de ces amis d'origine tanskienne va avoir aujourd'hui une visite des plus singulières et nous tentons d'en avoir la teneur.

Nous sommes invités à monter au 32e étage de la tour A des quatre blocs. Il nous faut pour cela emprunter deux ascenseurs et trois escaliers différents pour déambuler à travers cet immeuble qui en réalité est composé d'une série d'immeubles successifs dont on se demande parfois comment ils tiennent encore. Aux fenêtres, avant de monter, des habitants, chapeaux de pailles sur la tête, nous regarde passer une cigarette à la main. Deux chauffeurs de taxis nous demandent si l'on veut aller voir des filles, nous refusons. Sous les quelques rares arbres qui émaillent encore la rue d'une touche de verdure, des femmes assises sur des bancs de fortune nous interrogent du regard mais ne parle pas. Un nuage de poussière, de pollution, flotte dans les airs. Je tousse, eux sont habitués. Dans ces quartiers, partout règne la misère mais pas l'ennui. Contre un mur, des enfants jouent, leur ballon est crevé.

Lorsque notre ascension débute, je m'y perd dans la chaleur étouffante d'une humidité salle qui me monte à la tête. Ma chemise s'humidifie et déjà quelques rares moustiques viennent y faire leur nid. Dans l'un des couloirs que nous traversons, seule une fenêtre plus grande qu'une balle de basket inonde le lieu du rougeoiement du soleil couchant. Il est 19 heures. Aussi étonnant que cela, atteindre le 32e étage ne nous prit qu'une dizaine de minutes. Nous avons aidé une femme à ouvrir la porte de son appartement et mon guide à du calmer un jeune, sans doute 20 ans, qui se sentait insulté de voir un blanc en ces quartiers. Fort heureusement, il n'a pas su que je suis tanskien, et je parle le Villasien.

A la fin de notre voyage, nous pénétrons dans l'appartement d'un dénommé Dean. Une salle de vie, et une chambre avec un lavabo, une douche et une toilette. Guère plus grand qu'un studio à Norja est pourtant c'est l'un des mieux logé de l'immeuble. Le luxe pour lui, il n'a pas d'enfant. Je me penche à la fenêtre, il n'est que 19h10, et déjà les deux tiers de l'immeuble n'a plus de soleil. Plongé dans la nuit par l'immeuble d'en face. Il fait chaud, un léger vent sublime souffle par la fenêtre et autant de moustiques entrent dans l'appartement. La moustiquaire est trouée.

Dean nous donne à boire, un rhum brun produit non loin d'ici selon lui, je n'ai pas cherché à vérifier. Le guide m'explique la prochaine étape, nous allons nous poster là, à la fenêtre, et regarder en bas, porte C du bâtiment B, dans une demi-heure, cela devrait avoir lieu. Pendant ce temps, nous discutons. Bien que le guide me dit que je peux avoir confiance en Dean, ni lui ni moi ne révélons que je suis tanskien, on ne sait jamais. Je suis eurysien, teylais si il le souhaite, blanc si il préfère. Il me raconte sa vie, ses emplois journaliers dans les rues environnantes et ses quelques fiertés : une chemise neuve, un lecteur mp-3 d'une quinzaine d'années et un pistolet flambant neuf, volé sur un policier blessé qu'il garde précieusement.

Une demi-heure plus tard, après nos discussions, cela s'active en bas. Dean et le guide avait raison. Le spectacle qui se joue sous mes yeux est des plus surprenant. Une berline noire, aux plaques vertes, diplomatiques, arrive au milieu de la soirée et se gare devant la porte, phares allumés. Ils ne se cachent pas. Deux hommes en costume classique, l'un se payant le luxe de porter un prince de galles gris et une cravate colorée, sortent et sonnent à la porte. Quelques instants plus tard, un homme descend. Il est blanc lui aussi, ce qui est rare par ici. Il est invité à monter dans la voiture, il ne résiste que peu, ne proteste pas vraiment, le voisinage se tait, il monte, la voiture repart lentement, sans être pressée.

Le guide avait tout prévu, nous descendons à la hâte et retrouvons une mobylette comme il en existe des milliers dans les rues de Nuku'Apia. Nous sommes sans doutes ses 8 et 9e propriétaires, il m'avoue l'avoir trouvé il y a quelques jours après que la sienne lui fut empruntée. Cela ne le dérange pas, il reconnait que la pratique est courante. Nous filons vers l'aéroport de la capitale qui n'est qu'à un quart d'heure en voiture. Il n'y a qu'un seul terminal, et à cette heure là peu de vols dont un en direction de Ny-Norja, capitale provinciale tanskienne en Afarée. Nous entrons dans le terminal, nous trouvons un banc qui donne sur la porte C, direction Ny-Norja, vol dans 45 minutes. Au bout de quelques instants, sortent des toilettes notre homme toujours entouré des deux autres en costume, l'un d'eux embarque , l'autre repart vers la sortie. Le premier doit être fouillé par un agent de sécurité, contrôle aléatoire, il sort son passeport, sans doute diplomatique, l'agent recule et le laisse passer. Le second homme passe à côté de nous, nous l'entendons parler au téléphone, il parle tanskien. Mais pas un tanskien d'ici, à l'accent prononcé et aux "e" mâchés, un accent parfaitement norjien, le mien. Notre filature s'arrête ici, il sort et nous le perdons de vu, l'avion lui, partira en direction des terres tanskiennes.

L'homme que nous avons vu être emmené est tanskien, il s'agit d'un ancien leader du Front de Libération de Kyli (devenu Union des Indépendantistes Kylien) et il est connu pour ses activités de déstabilisation de Tanska à l'étranger nous a appris cette semaine la justice tanskienne. Il séjourne aujourd'hui dans la maison d'arrêt de Kilfafell dans les régions centrales en Eurysie. Comment a-t-il été retrouvé, le gouvernement parle d'une coopération avec les autorités maotiennes, point du rôle de son ambassade.
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Extraits du journal du 18/11/2013


Brèves internationales: le Parti affirme son soutien au Parti Populaire Maoti

Alors que le pays subit les relans du colonialisme depuis son indépendance en 1945, Villas & Tafanus se morfond d'autant plus dans la morosité entrainée par les politiques désastreuses du gouvernement Teva. Ces dernières, racistes et inégales, ne font qu'augmenter la colère des maotiens victime du néocolonialisme qui gangrène le pays. Face à ces injustices, le Parti Populaire Maoti (PPM) oeuvre pour un avenir meilleur, un avenir communiste. Alors même que le PPM dispose du plus de siège au sein du Parlement et constitue une solution viable, la coalition bourgeoise n'arrive pas à gérer la crise et l'aggrave même de jour en jour.

Fidèle aux valeurs communistes et des leçons de Taihoran, le Parti Populaire Maoti bloque actuellement le pays insulaire afin de faire entendre sa voix. Le Parti Communiste Stranéen soutient pleinement l'initiative mené par la résistance communiste maotienne. Dans ce cadre, la Secrétaire Générale du Parti, Maimunah Susanti, s'est entrenu par téléphone avec la camarade Teeva Piroi, Secrétaire Générale du PPM. De son côté, lors d'une conférence de presse, Calista Yulianti, Commissaire aux Affaires Etrangères déléguée à la coopération socialiste, a déclaré soutenir le PPM et essaiera de rallier à notre cause l'ensemble du Conseil des Commissaires du Peuple lors de sa prochaine réunion.



Note HRPLe Komino Pesisir ("Le Communiste Pesisirin") est un journal communiste, très proche du parti communiste. Originaire du Pesisir, le journal reste néanmoins lu par la majorité des communistes à travers le pays. Il est l'un des journaux les plus critiques envers le gouvernement depuis la (quasi) remise en place de liberté de presse.
1984
https://i.postimg.cc/3Jy5jK9c0/armoiries-myaikho.png
Armoiries de la cité

République de la Cité de Myaikho

Déclaration officielle de la présidence de la République
Wahyu Deddy Sudjarwadi

Vingt-et-un mai de l'an deux-mille dix-huit


Peuple Myaikhos, communauté internationale,

La Présidence de la République de la Cité de Myaikho suit avec une vive et grave préoccupation l’évolution de la situation à Maoia, dans l’archipel de Villas et Tafanu. Le siège prolongé de cette ville portuaire, où des dizaines de milliers de civils demeurent encerclés, fait peser un risque humanitaire majeur et immédiat sur des populations innocentes.

Les informations concordantes relatives aux pénuries alimentaires, à l’affaiblissement des capacités hospitalières et aux menaces d’exactions imposent un rappel clair : la protection des civils, l’accès sûr et continu à l’aide humanitaire ainsi que la préservation des infrastructures médicales constituent des obligations impératives du droit humanitaire, qui ne sauraient souffrir d’aucune exception.

La République de Myaikho appelle solennellement l’ensemble des parties engagées dans ce conflit à garantir sans délai l’ouverture de couloirs humanitaires effectifs et contrôlés, à permettre les évacuations volontaires des civils et à s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver la souffrance humaine ou de conduire à des violences irréversibles.
Elle exprime son soutien plein et entier aux organisations humanitaires œuvrant sur le terrain, en particulier la Croix-Rouge, dont l’action demeure essentielle.

Consciente de son rôle de cité neutre, carrefour diplomatique régional et acteur responsable attaché à la stabilité de son environnement, la République de Myaikho se déclare disposée à offrir ses bons offices et sa médiation afin de favoriser un dialogue humanitaire et politique entre les parties concernées.

Cette médiation, menée dans un esprit d’impartialité, aurait pour seul objectif la protection des civils, la désescalade des violences et l’ouverture d’une voie vers une solution politique durable.

Myaikho appelle enfin la communauté internationale à se mobiliser sans délai, tant sur le plan humanitaire que diplomatique, afin d’éviter un drame aux conséquences régionales profondes et durables.

Vive la République, vive Myaikho et son peuple.
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sdf

Le Norjien NAZUM - Villas et Tafanu

Tanska préparerait une intervention limitée à Maoia en Villas et Tafanu

En toute discrétion, le TMS Brúnn Haukur est parti hier de Ny-Norja avec deux autres bâtiments de guerre et pourrait se diriger vers Villas et Tafanu pour venir en assistance au gouvernement central. Le Congrès fédéral et le gouvernement sont toujours hésitants malgré l'urgence de la situation.

Par Mathilde Nikolajsen (Ny-Norja), le 23 mai 2018.



L'entrée de navires de guerre dans le port de Ny-Norja n'a rien d'inhabituel dans le principal port tanskien de la région qui accueille également la base navale éponyme chargée de la Zone Maritime Est qui s'étend sur la Mer Blême et les eaux avoisinantes. Plus surprenant est néanmoins la présence d'un bâtiment habituellement stationné à Norja et qui ne se déplace que rarement accompagné de deux autres navires de guerre et d'un bâtiment ravitailleur.

L'imposant TMS Brúnn Haukur, bâtiment de commandement et de débarquement (BCD) était accompagné de la frégate TMS Vasteg. Le premier, acheté à Caratrad, est donc escorté par une frégate stationnée dans le port caratradien de Sewgate au sud-Nazum. Une corvette plus âgée et attachée au port de Ny-Norja, la TMS Rétt, était également de la partie. L'escale aura duré plusieurs jours au total avant un départ sans grande annonce du port hier à la tombée de la nuit. Un bâtiment ravitailleur de flotte les rejoignant à quelques miles nautiques du port. C'est un véritable groupe naval qui se mettait cap vers le sud.

Officiellement, la Force d'Auto-Défense Navale, la force maritime tanskienne, n'a aucune exercice ou déploiement prévu dans la région de l'Océan des Perles ou de la Mer Blême pour les semaines à venir à l'exception de la présence habituelle entre Ny-Norja et la République Translavique. L'arrivée de la frégate et du BCD sont donc à ce titre surprenante.

Plus intriguant encore était le déplacement, observé plus tôt dans la semaine, du 2e régiment de Cavalerie. Plusieurs dizaines de camions et plusieurs trains ont été observé quittant leur campement quelques jours précédents l'arrivée du TMS Brúnn Haukur. Tous les soldats ont également été rappelé et un ballet d'hélicoptères a également eu lieu autour de Ny-Norja jusque tard dans la nuit certains soirs.

Le Kommandørkaptein Björn Jóelsson, commandant de la frégate TMS Vasteg, a hier répondu a plusieurs questions de journalistes du Norjien, du Kylien Indépendant et d'autres médias fédéraux et locaux. Il a confirmé que le 2e régiment de Cavalerie était bel et bien à bord du bâtiment que sa frégate escortait ajoutant qu'il s'agissait "pour le moment" d'un exercice surprise destiné à tester la capacité du régiment à s'embarquer rapidement et dans l'urgence. Aucune date de retour n'a été annoncé.

Interrogé, le ministère de la Défense nationale reconnaît qu'une "réflexion" existe bel et bien quant à la possibilité d'intervenir en Villas et Tafanu mais uniquement dans la ville de Maoia, actuellement assiégée depuis le 14 janvier par les forces rebelles des Milices de Libération de Maoti Iara (MLMI). Encore 38 000 civils sont toujours coincés dans la ville dont "plusieurs centaines à milliers d'étrangers" selon les informations du gouvernement maotien publiquement à la recherche de soutiens étrangers.

Selon le ministère des Affaires étrangères et des Droits humains, environ 200 civils tanskiens seraient présent sur la ville. Le consulat tanskien, l'un des derniers en activité dans la ville, a par ailleurs accueillit 32 d'entre eux selon un communiqué du ministère. Le MLMI a indiqué qu'il ne s'en prendrait pas aux civils étrangers. Cependant, la situation est jugée particulièrement inquiétante par le ministère qui demande officiellement a tous ses ressortissants de quitter le territoire au plus vite.

Les groupes parlementaires du Congrès Fédéral ont été informé lors d'une réunion classifiée de la Commission restreinte de la Défense nationale a indiqué une source parlementaire souhaitant confirmé son anonymat. Le Congrès devrait lui être informé officiellement en cas de prise d'une décision d'intervention.

Officiellement, la demande émise par le gouvernement maotien est "compris" dans l'article 3 du Code Humanitaire tanskien. Cette législation importante, adoptée en juillet 2012 et utilisée par exemple en Translavie ou au Valkoïnenland, encadre les interventions dites "humanitaires" des forces armées tanskiennes. La demande, si elle est traitée, doit aboutir à un avis de la Cour Social dans les 72 heures suivant sa saisi. A la suite de l'avis de la Cour Sociale, le gouvernement et le Congrès Fédéral ont 7 jours pour se décider ou non sur le potentiel déclenchement d'une intervention humanitaire qui peut ensuite survenir dans les 30 jours suivant ce vote. Délai pendant lequel le gouvernement doit avertir le Congrès Fédéral, l'avertissement peut être effectué après le déclenchement de l'intervention et le gouvernement dispose au total d'un mandat de 60 jours avant qu'un vote n'est lieu au Congrès Fédéral renouvelant le mandat.

D'apparence lent, le mécanisme peut toutefois être particulièrement rapide. Les discussions entre le gouvernement et le Congrès Fédéral en commission débutent régulièrement avant l'avis de la Cour Sociale si bien qu'un processus de vote dans la Commission de défense restreinte peut être déclenché presque immédiatement après la publication de l'avis. Dans le cadre de l'intervention au Valkoïnenland lors de la proclamation d'indépendance de Nordlig-Kors, le vote avait eu lieu secrètement avant même l'avis de la Cour Sociale. Il en était de même pour les premières infiltrations de forces spéciales. En effet, si le gouvernement doit attendre l'avis, il n'est pas tenu d'en tenir compte, ce qui offre quelques libertés avant de reconnaitre officiellement le lancement d'une intervention.

En somme, l'intervention pourrait déjà avoir été voté lors de la réunion de la Commission hier, le 22 mai. Néanmoins, aucune source parlementaire informée sur l'affaire n'en a fait mention. Selon un officiel du ministère des Affaires étrangères et des Droits humains, le cas de Villas et Tafanu, ancienne colonie tanskienne, complexifie la question. "On ne veut pas tuer de Tafanéen. Mais on ne peut pas laisser des Tanskiens et autres civils en danger" indiquait un diplomate. Le risque d'une accusation d'ingérence ou de néocolonialisme pèse beaucoup sur la décision reconnaissent deux parlementaires proches du gouvernement. Pour autant, la situation presse.

Un officiel de l'Etat-Major Général présent lors de la réunion de la Commission restreinte - seul cadre législatif dans lequel la présence d'un militaire au sein du Congrès Fédéral est accepté, à l'exception de commissions d'enquêtes ou de discours sur demande du Congrès - a indiqué au Norjien que le briefing était clair sur "les risques humanitaires" existant à Maoia, en particulier pour la population civile. "La situation des forces gouvernementales est compliquée. Il y a un manque d'approvisionnement certain" indique un membre de cabinet.

La Première ministre doit tenir un Conseil de Sécurité Nationale d'ici à la fin du mois de mai. L'agenda, lui, n'a pas été communiqué. Si la décision est prise, il faudra toutefois encore quelques jours avant que le TMS Brúnn Haukur n'arrive à bonne distance de la ville.

Le type d'intervention prévu, lui, est inconnu. "Plusieurs scénarios ont été présenté" indique un parlementaire socialiste. Cela va de l'évacuation de civils en masse avec une faible présence sur place à la seule évacuation de ressortissants étranger. Un scénario inclut également un débarquement afin de créer une zone tampon autour de la ville. Ce scénario impliquerait néanmoins "le risque d'affrontement et de pertes de part et d'autres". Privilégiée, l'hypothèse d'une négociation d'un cessez-le-feu temporaire n'a pas été reconnu par les sources rencontrées pour la rédaction de cet article. Et pour cause, un tel cessez-le-feu se ferait peut être sans l'accord du gouvernement central. Une intervention qui pourrait être perçue comme une réelle ingérence, même si elle permettrait l'évacuation de la ville.

Après la décision d'envoyer quelques 15 000 soldats en Carnavale, le déclenchement d'une opération supplémentaire, certes bien plus limitée (le régiment en question ne compte que 685 soldats d'après les chiffres du ministère), serait politiquement risquée pour le gouvernement Lakkas. Accusée de favoriser les questions étrangères sur les politiques intérieurs mais aussi de mener une politique parfois accusée de militariste, la Première ministre pourrait être de nouveau sous le feu des projecteurs.

Pour autant, si un ou plusieurs Tanskiens venaient à perdre la vie, à être pris en otages ou même blessés dans Maoia, la situation pourrait également devenir explosive pour le gouvernement. "Il n'y a pas de bonne solution, uniquement des paris avec des risques différents" reconnaît un membre de son cabinet. Il n'y a que peu de doutes sur la supériorité des forces armées tanskiennes sur les rebelles du MLMI et le potentiel de réussite d'une évacuation même partielle, mais la mort de miliciens ou rebelles pourrait se retourner contre le gouvernement tanskien et changer l'opinion publique en Tafanu. A l'inverse, négocier un cessez-le-feu dégraderait considérablement les relations avec le gouvernement central maoti au risque même d'entraîner une rupture. Les parlementaires vont donc devoir s'atteler à peser le pour et le contre, comme le gouvernement.

Les mémoires du colonialisme tanskien sont encore également dans de nombreuses mémoires de Maotiens qui pourraient mal diriger la présence renouvelée de soldats tanskiens. Cependant, l'idée d'avoir de soldats tanskiens au delà de la ville de Maoia est entièrement exclue par les officiels tanskiens qui ont rapidement rejeté l'idée de Tanska pouvant mettre fin à la rebellion du MLMI ou à s'étendre au-delà. Le rôle est et doit rester humanitaire si intervention il y a. Pour un député, la question est moins le "si" que le "comment" duquel découlera ensuite le "quand".
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