
A l'attention de son Excellence Alicia Heldmann, Ministre des Affaires Extérieures de la Confédération de Kresetchnie
Cher Alicia Heldmann, Ministre des Affaires Extérieures de la Confédération de Kresetchnie,
Nous comprenons votre point de vue selon lequel les institutions ne seraient pas légitimes, cependant, je tiens à vous corriger, il ne s’agit nullement d’autorités d'occupation comme vous l’affirmez. Vous pensez peut-être qu’aujourd’hui, la moindre décision prise au sein du Gradenbourg vient directement d’Eberstadt et qu’au sein du pays la moindre action est encadrée par un militaire, mais ce n’est nullement le cas. Ce type d’administration a existé oui, mais uniquement de 1995 à 1999 avant la réinstauration progressive des différents organes démocratiques. Que vous l’acceptiez ou non, les seuls organes encore sous le contrôle direct "de l’administration militaire" sont l’armée et la police. De plus, vous questionnez la légitimité des institutions actuelles, mais il s’agit d’exactement les mêmes institutions que le Gradenbourg avait avant 1994. Mais soit, en réalité, reconnaître ou non la légitimité d’un gouvernement/d’institutions n’a que peu d’importance, ces institutions sont en place et il faut composer avec. À titre d’exemple, même si l’on ne reconnaissait pas la légitimité du gouvernement altrechtois, cela nous forcerait tout de même à composer avec, même si cela ne nous ravit guère.
Je suis de l’avis du premier ministre du Gradenbourg Matz Blattner sur la nécessité d’organiser une rencontre. Que les institutions actuelles survivent ou non à cette possible rencontre n’est pas important, discuter directement avec le dirigeant du Gradenbourg permettrait de garantir une transition en douceur. Nous n’avons aucunement l’intention de nous opposer au redécoupage des frontières, pas plus que sur le fait de retirer nos soldats, cependant, comme l’a annoncé le premier ministre Matz Blattner, cette possible rencontre n’aurait pas uniquement pour but cela, mais aussi de discuter de l’après. De plus, sur la question du retrait de nos soldats, le délai que vous annoncez comme plus que suffisant est en fait court, trop court ; de notre côté, nous estimons un délai de 3 à 4 semaines comme le strict minimum pour le retrait des soldats et des équipements. Pour moi, discuter de cela en tête-à-tête serait bien plus adéquat que de le faire par missives interposées.
Comme je vous l’ai dit, et comme le porte-parole du gouvernement l’a annoncé, nous ne questionnons nullement le résultat du référendum et ce qui en découle, et le premier ministre du Gradenbourg non plus. À ce titre, cette rencontre permettrait non seulement de discuter de la réintégration du Gradenbourg mais également d’évacuer les tensions latentes entre nos deux pays.
Cordialement,
Axel Orndorff, Ministre des Affaires Étrangères de l'Empire Raskenois.
25/04/2017