21/03/2016
10:20:24
Index du forum Continents Eurysie Drovolski

Information générale

Voir fiche pays Voir sur la carte
10589

Drovolski



Généralités :



Nom officiel : Empire constitutionnel de Drovolski
Nom courant : Drovolski
Gentilé : Mesolvardiens & Mesolvardiennes (par abus de langage avec sa capitale)


Inspirations culturelles : Pologne, France
Situation géographique :


Langue(s) officielle(s) : Français, Polonais
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Estonien


Drapeau :
Drapeau


Devise officielle : Plus qu'un, soyons le tout
Hymne officiel :

Monnaie nationale : Crédit énergétique


Capitale : Mesolvarde (la seule véritable ville du pays, abrite près de 90 % de la population. Par abus de langage, on confond souvent la ville avec le pays.)


Carte
Carte avant 1950, époque de la fin de la zone agricole et de la réunification avec Varnace


Population : 23 045 039 habitants


Aperçu du pays :



Présentation du pays :
Drovolski, ou Empire constitutionnel de Drovolski, est un État d'Eurysie disposant d'une façade maritime au sud. Depuis la promulgation de la constitution par l'empereur Serge II le 13 janvier 1705, Drovolski est un empire constitutionnel rompant avec son passé en interdisant les expansions territoriales militaires. Depuis lors, l'empereur possède le pouvoir exécutif, et les consilariums, composés de 1250 consils, possèdent le pouvoir législatif. La justice est rendue par la cour impériale et est gratuite par principe. Drovolski possède une économie peu diversifiée, concentrée dans sa capitale en raison de l'hypercentralisation héritée du passé colonial du pays. Les principales activités économiques sont le secteur minier, chimique, de transformation agricole, et la finance. Conformément au traité du "Status" de 1405 encore en vigueur, seul l'empereur ne peut posséder une entreprise. En pratique, depuis 1934, les entreprises à statut public, comme les hôpitaux, jouissent d'une autonomie presque complète.
Histoire de l'Empire constitutionnel de Drovolski :

Origines et fondation (980 - 1405)
Le territoire de Drovolski a une histoire riche et complexe, remontant à la fin du premier millénaire. Les premières traces d'organisation politique sur ce territoire apparaissent en 980, avec l'établissement d'un petit royaume sous la dynastie Drovol. Ce royaume, bien que modeste, se distingue par son adoption précoce de lois tacites garantissant certains droits aux citoyens, posant ainsi les bases d'un État de droit. Ces lois tacites, promulguées le 6 juillet 980, sont les premières manifestations d'un système normatif qui deviendra central à l'identité de Drovolski.Expansion et consolidation (980 - 1340)
Entre le XIe et le XIIIe siècle, le royaume de Drovolski connaît une expansion territoriale notable, s'étendant progressivement vers le sud et l'ouest. Cette période est marquée par une série de conflits avec les royaumes voisins, mais aussi par une consolidation interne. En 1203, le roi Kasimir II lance une série de réformes administratives qui centralisent le pouvoir et renforcent l'autorité de la cour royale. Cependant, cette centralisation provoque des tensions entre le pouvoir central et les nobles locaux, semant les graines des futurs conflits internes. En 1340, une révolution éclate, alimentée par les inégalités croissantes et le mécontentement des travailleurs et des paysans. Cette révolution aboutit à l'établissement des Droits des travailleurs de 1340, un texte fondamental qui codifie les droits et devoirs des citoyens, établissant notamment le droit au travail, au logement et à la sûreté. Cette révolution marque un tournant dans l'histoire de Drovolski, en posant les bases d'une société plus égalitaire.Le Traité du Status et la stabilisation (1405 - 1705)
Le 3 décembre 1405, le Traité du Status est promulgué. Ce traité limite l'expansion militaire de l'empire et codifie son système normatif, assurant la stabilité et la protection des droits établis par les révolutions précédentes. Il affirme également la séparation des pouvoirs entre l'empereur, la cour impériale et le Consilarium. Cette période est marquée par un renforcement des institutions et une stabilité relative, malgré des tensions internes occasionnelles. En 1602, une série de guerres civiles éclate, provoquées par des factions nobles tentant de renverser l'autorité centrale. Ces conflits internes sont résolus par l'empereur Aleksandr III, qui renforce encore davantage la centralisation du pouvoir et la suprématie de la cour impériale.
L'ère de la constitution (1705 - 1934)
Le 13 janvier 1705, l'empereur Serge II promulgue une nouvelle constitution, transformant Drovolski en un empire constitutionnel. Cette constitution interdit les expansions territoriales militaires et établit un système de gouvernement où l'empereur détient le pouvoir exécutif, tandis que le Consilarium, composé de 1250 consils élus, détient le pouvoir législatif. La justice est rendue par la cour impériale, assurant une application impartiale et gratuite des lois. Le 5 novembre 1780, suite à une escarmouche entre le Marquis de Pleintièvre et le Comte de Beauregard, un conflit éclate. Il conduit à un massacre de protestants, présentés comme responsables. L'empereur intervient en interdisant les religions, déjà très affaiblies. Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, Drovolski connaît une période de prospérité relative et de stabilité interne. Les réformes économiques et sociales se succèdent, renforçant les droits des travailleurs et l'égalité des citoyens. En 1934, une nouvelle série de réformes est introduite, accordant une autonomie presque complète aux entreprises publiques, tout en maintenant le contrôle centralisé de l'État sur les secteurs clés de l'économie.
Les défis modernes (1934 - 2001)
La période moderne de Drovolski est marquée par des défis économiques et politiques. La centralisation économique héritée du passé colonial pose des problèmes de diversification et de développement régional. Les principales activités économiques, concentrées dans la capitale Mesolvarde, incluent le secteur minier, chimique, de transformation agricole, et la finance. En 1956, une crise économique majeure secoue l'empire, provoquée par une baisse des prix des ressources minérales sur le marché international. L'empereur Serge IV, en collaboration avec le Consilarium, met en place une série de réformes pour diversifier l'économie et attirer des investissements étrangers. Ces réformes commencent à porter leurs fruits dans les décennies suivantes, bien que la dépendance à l'égard des secteurs traditionnels reste un défi persistant. Sur le plan politique, Drovolski maintient une politique de non-expansion militaire, mais reste actif sur la scène internationale par le biais de la coopération éducative et scientifique. L'empire participe à plusieurs initiatives internationales visant à promouvoir l'éducation, la recherche scientifique et le développement durable.
L'ère contemporaine (2001 - Présent)
En 2003, Drovolski fait face à de nouveaux défis liés aux changements climatiques, aux tensions géopolitiques et aux transformations technologiques. Le Consilarium, sous la direction de Franciszek Chojnowski, met en œuvre une série de réformes pour moderniser les infrastructures du pays, promouvoir les énergies renouvelables et renforcer le secteur technologique. La population, forte de 23 millions d'habitants, est de plus en plus attachée aux principes d'égalité et de justice sociale. Les universités jouent un rôle central dans la société, dominées par des institutions comme l'Université Impériale de Mesolvarde, dirigée par Maksymilian Gmerek. Le gouvernement continue de promouvoir les principes établis par le Traité du Status et les Droits des travailleurs de 1340, tout en s'adaptant aux réalités contemporaines. L'empereur Serge XIV et son gouvernement s'efforcent de maintenir un équilibre entre tradition et modernité, assurant la stabilité et le progrès de l'empire pour les générations futures. L'histoire de Drovolski est une saga de lutte pour l'égalité, de réforme progressive et de résilience face aux défis internes et externes. Depuis ses origines au Xe siècle, l'empire a évolué pour devenir un modèle de gouvernement constitutionnel, où les droits des citoyens sont protégés et la justice est rendue de manière impartiale. L'avenir de Drovolski dépend de sa capacité à continuer sur cette voie, en s'adaptant aux nouvelles réalités mondiales tout en préservant ses valeurs fondamentales.
Mentalité de la population :
Les Mesolvardiens, sont très attachés au principe d'égalité, qui dans leur conception inclut également la notion de légalité. Culturellement, les Mesolvardiens ne connaissent que la philosophie et la musique, en raison de l'absence quasi totale d'entreprises culturelles. Ce sont les universités qui dominent l'ensemble de la société. Certaines critiques dénoncent que les universités, par leur influence, seraient un État dans l'État, ce que l'empereur lui-même réfute toujours.
Place de la religion dans l'État et la société :
La religion est interdite par décret impérial en 1780, après qu'un massacre a conduit à la mort de l'ensemble de l'ancien quartier protestant de Mesolvarde.

Histoire :
La religion s'installe au début du 13ème siècle, en 1200, avec les chrétiens venus de la mer, qui convertissent une partie de la population. Celle-ci devient vite majoritaire au cours des siècles. Rapidement, des divergences émergent à la cour entre les nobles non convertis et les chrétiens. Pour y remédier, plusieurs barons font de leur culte un culte plus charitable et rejettent l'idée militaire de convertir à tout prix la noblesse. On les appelle les protestants. Au cours du 18ème siècle, des conflits entre ces deux mouvements se font sentir et se matérialisent en 1780 par un massacre, ce qui force l'empereur à interdire les religions, les rendant responsables des morts. Cela se traduit par un décret le 5 novembre 1780.

Politique et institutions :



Institutions politiques :

Fonctionnement

Le pouvoir exécutif est incarné par l'empereur et ses ministres, constituant la principale force politique de l'empire. Les ministères, au nombre de 6, sont les seuls à disposer du droit de propriété dit intégral. On retrouve :
  • Le Ministère des Affaires Publiques qui gère le logement, les hôpitaux, les terres et la protection sociale ; dans le langage courant, il est souvent appelé "Bailleur Universel", son ancien nom avant 1928.
  • Le Ministère des Mines et du Labeur, qui possède la totalité des entreprises et les pilote ; ce ministère est chargé de trouver un travail pour tous et de produire ce que la population demande à travers un plan de production voté par référendum direct.
  • Le Ministère des Affaires Étrangères, traditionnellement sous contrôle du Dauphin.
  • Le Ministère de l'Armée, contrôlé directement par le marquis de Mesolvarde ; l'armée est sujette à de grandes difficultés économiques et est réduite à une simple armée de terre, décision prise par le "Status" imposant la fin des expansions territoriales pour l'empire.
  • Le Ministère de l'Éducation, devenu autonome avec le temps ; ce ministère dirige le budget des 6 universités du pays et est nommé par leurs doyens par consensus.
  • Le Ministère de la Couronne, dédié aux affaires sans réel ministère ou demandant une attention particulière ; on y trouve le laboratoire Henri Ventafalle, travaillant sur la radioactivité.
Le consilariums possède le pouvoir législatif ; les 1250 consils sont élus par suffrage de Condorcet. Il y a deux principaux partis : le Parti Central, dont la doctrine est la mutualisation, et le Parti Impérial, dont la principale préoccupation est le non-endettement des entreprises publiques.


Principaux personnages :
Serge XIV

Serge XIV, Empereur
Franciszek Chojnowski, Premier consil
Sergiusz Janicki, Ministre des Affaires Publiques
Maria Szuba, Ministre des Mines et du Labeur
Franciszka Sawa, Ministre de la Couronne
Serge Dauphin de Drovolski, Ministre des Affaires Étrangères
Walerian Marquis de Mesolvarde, Ministre de l'Armée
Maksymilian Gmerek, Président Universitaire Impérial, Ministre de l'Éducation

Politique internationale :
En raison d'un passé très mouvementé, Drovolski est prêt à s'incliner face à des puissances étrangères mais demeure très actif dans la coopération éducative. Sur le plan économique, Drovolski, étant une économie planifiée, traite sur des plans avec ses voisins, en particulier dans le domaine agricole.
2465

Drovolski est un pays extrêmement centralisé, caractérisé par une vaste couverture de mines et de champs, ainsi que par sa capitale, Mesolvarde, une grande ville. Le climat océanique favorise une agriculture dominée par les cultures de blé et de pommes de terre, qui occupent respectivement 60 % et 20 % de la surface agricole. Le paysage de Drovolski est majoritairement plat, avec un léger relief autour de Mesolvarde, mais le pays ne possède pas de véritables montagnes. Cette centralisation économique et administrative est un héritage de son passé colonial, avec la majorité des activités économiques, telles que le secteur minier, chimique, agricole et financier, concentrées dans la capitale. L'agriculture joue un rôle crucial dans l'économie de Drovolski, soutenue par un climat tempéré qui permet des récoltes régulières. Les vastes champs de blé et de pommes de terre ne sont pas seulement essentiels pour la subsistance locale, mais aussi pour les exportations agricoles du pays. Les deux fleuves sont utilisés pour l'irrigation et l'eau potable en raison d'un sous-sol très pollué du fait de l'activité minière. Malgré l'absence de montagnes, le paysage de Drovolski est diversifié par des collines douces et des plateaux fertiles qui entourent Mesolvarde, offrant des vues pittoresques et contribuant à la beauté naturelle du pays. Les rivières qui traversent les plaines ajoutent à la fertilité des terres agricoles, faisant de Drovolski un pays aux ressources naturelles riches et variées.

Mesolvarde, la capitale, est une ville très dense, constituée de quatre districts. Au nord, on trouve les industries et leurs ouvriers; au sud, la cour et le palais impérial; à l'est, le quartier financier où siège la BID; et à l'ouest, le complexe CMD. La ville ne possède pas vraiment de monuments en dehors du palais et des six universités. Les principaux domaines d'éducation sont les mathématiques, la médecine, l'ingénierie des mines et le nucléaire. Les trois bâtiments des services publics sont adossés aux consilariums : l'hôpital Bonsecours, le réfectoire central et "Le Bureau". La cour impériale, dans un bâtiment de 18 étages, est à proximité du palais dans le parc impérial.

Benodïle abrite le principal port chimique de Drovolski, facilitant ainsi l'exportation des produits chimiques et leur livraison aux différentes zones minières du pays.

Kotüm, quant à elle, abrite l'aéroport international. Bien que peu desservi, il permet aux délégations du continent de se rendre à Mesolvarde plus rapidement qu'en bateau. C'est aussi là qu'on trouve la deuxième plus grande gare du pays après celle de Mesolvarde. Elle sert principalement de garage et de centre d'expérimentation pour les trains du pays, tous électriques mais en retard en ce qui concerne la vitesse.


Kotüm
Aéroport Kotüm
Mesolvarde
Mesolvarde Est
Mesolvarde
Mesolvarde Ouest
Benodïle
Port de Benodïle
2567
Au Drovolski, trois sociétés jouent un rôle de premier plan. Elles sont toutes nées d'une même idée : construire un monde meilleur où l'industrie, par sa prospérité, rendrait la société providentielle. Une volonté pieuse quand on connaît l’environnement du pays. En réalité, ces compagnies ne sont que de simples façades pour le gouvernement, qui ne cherche qu’une chose : son propre bénéfice.

1. Compagnie Minière Drovolienne (CMD)
La Compagnie Minière Drovolienne est le premier employeur du pays et l'une des plus vieilles sociétés. Impossible de modifier son côté presque esclavagiste : elle est la plus grande et la plus puissante entreprise du pays. Elle est devenue très rentable en 1972 grâce à la vente de nickel, un métal très cher à l'époque, ce qui l’a rendue particulièrement influente. Sans l'ombre d'un doute, c'est la compagnie la plus historique et la plus appréciée des Mesolvardiens.

2. Société Chimique de Mesolvarde (SCM)
La Société Chimique de Mesolvarde hérite d'un passé plus difficile. Elle vient d'une époque où Mesolvarde n'était qu'une petite ville au milieu d'un grand pays. Elle a grandi à l'initiative des puissants pour devenir, au fil des ans, le monstre industriel actuel. Pour y parvenir, elle a racheté de nombreuses entreprises et développé des procédés chimiques lui permettant d'écraser le marché. Deux éléments lui ont permis d’asseoir sa domination : ses travaux sur le soufre et sur l’ammoniac. Leur compétitivité est telle que personne n'a pu la concurrencer, ni au Drovolski ni, peut-être, dans le monde.

3. Banque Impériale de Drovolski (BID)
La BID est une compagnie plus discrète, créée par les empereurs du Drovolski pour financer initialement le contrôle commercial de leur pays. Dans les années 1900, elle s’est spécialisée dans le rachat obligataire du gouvernement et l’investissement dans les entreprises. Elle est à ce titre le premier investisseur, mais aussi un actionnaire majeur d’un grand nombre de compagnies mesolvardiennes, en particulier des sociétés les plus historiques, à quelques exceptions près.

Ces trois compagnies ont joué un rôle important, voire crucial, dans la croissance économique du Drovolski, et chacune a répondu à l'autre par la coopération. Lorsque la CMD devait réduire ses métaux, elle contactait la SCM, et lorsque la SCM devait financer un procédé, elle se tournait vers la BID. Un succès que les empereurs ont toujours organisé grâce à des lois très permissives et un contrôle très prononcé de la production, à travers des plans de production établis par le bureau central et le tribunal. Un moyen de financer une réussite industrielle et commerciale. Ce n'est pas seulement un modèle efficace, mais une nécessité pour le pays, car en l'absence de libéralisme politique, il est impossible de financer quoi que ce soit autrement que par une autorité économique forte. C'est le sens que le Drovolski a donné à son industrie : quelques monopoles, un dirigisme assumé et des performances au rendez-vous.
2377
Le tribunal central



Sig
Le juge des trois

Le tribunal central est un immense bâtiment de dix étages, un véritable dédale d’escaliers, de longs couloirs, et de guichets labyrinthiques. Il abrite des chambres administratives et, surtout, de nombreux tribunaux. La majorité des salles ont une vocation politique et sont regroupées par fonction : ainsi, la chambre de la programmation industrielle se trouve à proximité de celle dédiée à l'énergie. Chaque porte arbore un tableau indiquant les maisons nobles dirigeantes associées, tandis qu’un incessant ballet de personnel donne vie à cette véritable fourmilière aristocratique. Chaque minute, un noble couronné surgit d’une chambre avec fracas, les bras chargés de papiers, avant de s’élancer rapidement vers une autre salle. Les discussions techniques et juridiques, omniprésentes, sont mêlées aux bruits de plumes grattant le papier, de claviers et de marteaux résonnant à tous les niveaux. Le bâtiment, d’un style classique inspiré de la Renaissance, affiche une sobriété monochrome. Les rares touches de couleur proviennent des costumes d’apparat portés par certains hauts magistrats. À l’intérieur de chaque chambre se trouvent au minimum trois estrades surélevées où siègent les magistrats. À leur droite, un terminal informatique, un réseau pneumatique ainsi qu’une bibliothèque contenant les archives papier. À leur gauche, des équipes de magistrats subalternes les assistent, documentent les débats et préparent les décisions techniques. Des lustres de cristal pendent du plafond, tandis que des tapis de velours rouge ornent le sol, ajoutant une touche de faste à ces lieux solennels.

Parmi les nombreuses chambres, trois se distinguent par leur importance et leur apparence plus raffinée :
  • La Cour de cassation, également appelée chambre impériale, demeure mystérieusement close. Cependant, une activité intense y est perceptible : un vrombissement de souffleries, le cliquetis rapide de claviers, et surtout un réseau de plus de trente conduites pneumatiques, un nombre remarquable par rapport aux autres chambres. Ces conduites sont en effervescence constante, avec une dizaine de messages entrant ou sortant chaque minute.
  • La chambre de l’Électorat bénodien affiche une activité plus mesurée. Des experts y entrent et en sortent régulièrement pour être auditionnés. Cette salle évoque une sorte de forum où tout semble discuté, mais où peu de décisions concrètes semblent prises.
  • La chambre du Conseil de l’Impératrice, quant à elle, reste discrète, voire énigmatique. On aperçoit quelques femmes vêtues de noir et voilées pénétrer en silence dans cette salle. Aucun bruit n’en émane, mais les insignes impériaux gravés sur la porte renforcent le mystère qui l’entoure.
1749
Sig
Juge des trois

Nom du ministère : Ministère de l'Éducation


Fonction directe du ministère :

Les universités du Drovolski sont autonomes sur le plan juridique, ce qui signifie que le gouvernement ne peut en aucun cas intervenir ou modifier leur fonctionnement. Cette indépendance est justifiée par le ministère qui détient une autonomie politique, de sorte que même du point de vue financer ce dernier est indépendant des autres pouvoirs du pays. Sur le plan fonctionnel, le Drovolski compte 11 universités, chacune ayant des spécialités variées. Les lycées, collèges, écoles primaires et élémentaires dépendent directement d'une université, assurant ainsi une cohérence dans le parcours éducatif depuis le début, ce qui garantit une bonne continuité des apprentissages. Toutefois, cela limite la mobilité des élèves et favorise une forte reproduction sociale. Au Drovolski, trois voies d'étude principales existent, chacune ayant des aboutissements très différents.

Trois voies d’étude principales existent. La filière minière, avec 8 universités, forme des ingénieurs, mineurs et techniciens spécialisés. La filière chimique, avec 1 université, prépare des ingénieurs chimistes et laborantins pour l’industrie. La voie générale, également avec 1 université, forme magistrats, médecins et gestionnaires, sous surveillance gouvernementale. La filière nucléaire, très sélective, prépare ingénieurs et doctorants en physique des réacteurs, et son doyen devient souvent président. L’enseignement est structuré avec une école obligatoire jusqu’à 19 ans et un système d’alternance. La formation est gratuite, sauf en cas de redoublement nécessitant un engagement auprès d’un employeur. L’âge moyen de diplomation est de 23 ans.


Personnalité du ministère :

  • Stepanova Jelena Vladimirovna
  • Yezhova Grusha Ilyinishna
  • Suvorina Pavlina Vyacheslavovna
  • Sevostyanova Manya Makarovna
  • Reshetilov Prokhor Yermolayevich
  • Avtukhova Tanka Rodionovna
  • Tsiryulnikova Pavlinka Filippovna
2726
Histoire harmonisée - Régionale


En 1101, Tomitien I hérite d’un outre-mur de plus en plus peuplé, risquant de déstabiliser le marquisat. Peu avant un soulèvement paysan, le marquis confère les pouvoirs sur la cité de Drovol, fondant le royaume de Drovol. En 1175, Kasimir I mène une guerre contre les cavaliers translaves et fonde la ville de Kotüm. Kasimir II, en 1201, centralise le pouvoir pour éviter la sécession de la noblesse d’outre-mur. Kasimir III, en 1245, engage une guerre majeure contre les translaves, vassalisant plusieurs khanats. En parallèle, la ville slave de Varnace se développe rapidement, poussant les Drovol à former un empire.

En 1284, Kasimir VI devient empereur du Drovol. Sous son règne, l’ascendant de la famille de Mesolvarde grandit, menant à la slavisation du Drovolski et à la rupture des accords de Letjsa. Une guerre de 26 ans permet d’atteindre les Polky, mais affaiblit l’Empire, facilitant l’invasion de Mesolvarde par les colonies slaves de Varnace. L’Empire de Mesolvarde devient l’Empire Varnacien.

En 1335, Aleksandr I tente de rallier la noblesse mongole contre la domination slave. Sous son influence, le gouvernorat varnacien adopte les Droits des travailleurs, instaurant un contre-pouvoir croissant pour la magistrature drovolienne. En 1356, Aleksandr I est assassiné, et les Drovol deviennent les Drovolski. Son fils, Aleksandr II, est sacré empereur magistrat du Drovolski et promulgue le Traité du Statut, instaurant un pouvoir judiciaire fort et interdisant les religions.

Sous Kasimir V, couronné en 1432, le Drovolski conserve la stabilité mais perd des enclaves dans le Pal. En 1602, sous Aleksandr III, la noblesse mesolvardienne conteste l’autorité centrale, menant à une centralisation accrue. En 1705, Serge II transforme le Drovolski en empire constitutionnel. En 1755, les khanats et Polky s’unissent, soutenant la guerre contre Varnace, qui aboutit à l’effondrement des colonies slaves et au métissage des peuples.

En 1780, des conflits religieux éclatent. L’empereur interdit la pratique de tout culte et ordonne la destruction des monuments religieux. Il abandonne le titre d’Empereur Magistrat pour celui d’Empereur.

Les siècles suivants sont marqués par une forte croissance interne et des réformes économiques, aboutissant à la dicastocratie actuelle. La magistrature impériale devient la Cour impériale, et la jurisprudence devient la seule source de législation. La collectivisation commence en 1934 sous l’Harmonisation pour un Avenir Radieux.

L’influence translave pousse à une collectivisation monarchique, menant à une crise en 1956. Pour y répondre, Serge IV diversifie l’économie, développant l’industrie nucléaire et minière. Des entreprises comme TomaTo et Bonsecours émergent, mais un contre-pouvoir industriel apparaît avec les Ventafalle, qui imposent le nucléaire comme un élément central de l’identité nationale.

En 2001, Serge XIV accélère l’industrialisation, transformant le pays en une immense usine nucléaire et minière. Aujourd’hui, le Drovolski est assumé comme le pays le plus nucléarisé du monde, avec une industrie minière ultra-compétitive, un modèle contesté mais assumé.
3308
Organisation du pouvoir et de la société


Le Drovolski possède une histoire complexe qui a profondément influencé son fonctionnement. Son organisation institutionnelle est particulière : le pouvoir exécutif y est subordonné au pouvoir judiciaire, qui domine dans plusieurs aspects. La société est structurée en collectivités standardisées, où les tâches et actions sont prises en charge par des organes d'État, souvent de manière automatisée. Les ouvriers, appelés "unités de production humaine", sont rémunérés selon un barème basé sur leur production bimestrielle. Aucune capitalisation n'est possible ; le salaire est converti en droits à la consommation, ajustés selon la demande de la période précédente, pour garantir une planification des besoins.

Organisation politique
Le pouvoir politique est fortement centralisé et descendant, incarné par des hauts fonctionnaires à travers des départements et des services matricialisés.
Pouvoir judiciaire
  • Empereur - Empereur Magistrat : L’Empereur est une figure centrale du pouvoir, avec plusieurs prérogatives, telles que dernier degré judiciaire, procureur, garant de la jurisprudence et détenteur de l’ordonnance judiciaire en tant que plus haut magistrat. Il est désigné par son prédécesseur et nomme le gouvernement sur proposition du parlement.
  • Cour impériale - Magistrature impériale : La Cour impériale est une institution polyvalente ayant plusieurs instruments juridiques pour sanctionner le gouvernement et les entreprises, qui doivent se conformer à la loi. Elle se revendique comme la plus ancienne cour d'application de l'État de droit. Elle garantit la paix publique et le respect des quotas de production, qu’elle contrôle. Ses membres sont sélectionnés par un concours prestigieux, inaccessible aux familles non nobles.
Pouvoir exécutif
  • Président Impérial Universitaire : Le Président est une figure importante du pouvoir. Il est nommé à vie par les doyens d’universités, sauf révocation. Il représente les universités et assure leur pleine autonomie vis-à-vis du gouvernement. Il peut renverser ce dernier et émettre des décrets extraordinaires.
  • Gouvernement : Composé de ministres, nommés par l’Empereur sur proposition du parlement, il applique les lois et est constamment surveillé par la justice. Son chef est le Premier consil, un titre ancien signifiant "conseiller de la majesté", hérité des anciens régimes de Mesolvarde. Les membres du gouvernement sont rarement élus.
  • Premier consil : Son rôle est limité. Il fixe l'ordre du jour du parlement et propose des lois par l’initiative immédiate, qui doit respecter la constitution et la jurisprudence, ayant une importance normative plus élevée.
Pouvoir législatif
  • Consilarium - Parlement : Composé de 1 250 élus de la nation, choisis par secteur et population, il débattent et votent les lois, sans initiative législative propre. Il peut amender les lois si elles respectent la jurisprudence. Une abrogation est possible via une loi de modification, nécessitant des discussions avec la cour pour établir une jurisprudence constante, transformant ainsi le Consilarium en chambre d’enregistrement.
Organisation économique
L’État assure l’emploi à tous avec une rémunération basée sur un barème, indexé sur la production du semestre précédent. Par exemple, 0,01 % de la valeur produite est converti en crédits énergétiques, échangeables contre produits et services sur un mois, selon une planification des demandes. La capitalisation des crédits est interdite ; seules les entreprises peuvent accumuler de la valeur via un taux de compensation de 45 %. Le reste est réparti : 70 % pour les infrastructures (hôpitaux, routes, électricité, transport, etc.) et le reste selon le barème général. La couverture sociale et médicale est universelle et gratuite pour tous.
2710
Drovolski


Les principales entreprises de l'Empire du Drovolski jouent un rôle crucial dans l'économie, influençant divers secteurs avec des stratégies ambitieuses. Le Laboratoire Henri Ventafalle (LHV), la Compagnie Minière Drovolienne (CMD), la Société Chimique de Mesolvarde (SCM), et l'Hôpital Bonsecours se distinguent, aux côtés de MonGKD et ses filiales, comme la Société Divisionnaire des Matériaux et TomaTo Corp.

LHV excelle dans l'innovation technologique, avec son projet nucléaire LTE, affirmant la place du Drovolski dans l'énergie durable. Son complexe de recyclage organique ambitionne de résoudre les problèmes alimentaires et promouvoir une économie circulaire. CMD réactive d'anciens sites industriels, bien que confrontée à la perte de contrôle des automates. L'Hôpital Bonsecours, en expansion, attire 300 000 volontaires pour ses essais cliniques en génétique, visant à finaliser ses projets eugéniques d'ici 2020. L'éthique y est une priorité, garantissant la sécurité et le consentement des participants. TomaTo Corp prospère sur le marché international, malgré les critiques du Tanska sur son influence alimentaire, notamment lors de la crise de la carotte en Loduarie communiste. Le Drovolski s'impose dans l'exportation de technologies nucléaires, livrant six réacteurs Mesol-1900 à Velsna et un en Kartvélie, tout en fournissant du combustible à Sylva, Fujiwa et Oskal. L'industrie manufacturière expédie machines et biens vers Sylva, Rasken, Antegrad et Wanmiri, renforçant l'économie et ses alliances stratégiques. Les importations se concentrent sur l'alimentaire, provenant de Sylva, Velsna, Kartvélie, Antegrad et Wanmiri. Fujiwa fournit les produits de la mer essentiels. Rasken dote le Drovolski en moteurs à combustion pour sa flotte navale, tandis que le Jurade de Sent-Julian constitue un soutien financier vital. Trois projets secrets animent Bonsecours. Le projet AZ-6, expérimenté en bunker, vise des mutations rapides, soulevant des questions éthiques sur la maîtrise de la propagation virale. Le programme Formétable conçoit des plantes ultra-résistantes, mais peine à garantir leur fécondité à long terme. Un troisième projet, confié à Rasken, prépare un scénario cataclysmique, impliquant des modifications génétiques sur des volontaires. LHV vise une hausse du recyclage organique par un protocole optimisé, combinant tri avancé et récupération des ressources, réduisant ainsi l'impact environnemental tout en maximisant l'efficacité de ses opérations. CMD cherche à remplacer l'humain par des automates autonomes, investissant dans des algorithmes décisionnels avancés. Malgré des difficultés techniques, l'entreprise parie sur l'intelligence artificielle pour transformer l'industrie minérale, avec des conséquences potentielles sur l'emploi et l'économie locale. TomaTo Corp ambitionne de produire le Beno-10, essentiel à la transformation des tomates, pour contrôler toute la chaîne de production. Ses recherches, menées au Wanmiri, visent à réduire de 10 % les fusions de cœurs d'ici 2030. Toutefois, sans validation officielle du Wanmiri, ces avancées restent suspendues.
3313
Sig
Juge des trois

Nom du ministère : Ministère des Mines et du Labeur


Fonction directe du ministère :
Le Ministère des Mines et du Labeur a pour mission d'organiser les mines et le travail. Cela s'interprète par la construction de coordination entre le gouvernement et les industriels pour permettre à la population de trouver un emploi et, par conséquent, de générer des impôts grâce à leur travail. Ce ministère est également en charge de la gestion des transports vers les mines et de l'organisation des tâches dans les mines, ainsi qu'en partie dans les usines. On parle largement de planification des tâches et de l'organisation directe du travail. Il est responsable de la création des tickets de raisonnement.

Le ministère travaille à construire des plannings et à faire avancer les tâches de manière micro-économique. C'est un manager pour la hiérarchie qui administre le pays depuis une vision macro-économique. C'est en cela qu'il est un ministère d'une importance capitale, car sans lui, le plan global ne pourrait être tracé de manière aussi précise que cela l'est actuellement. Il est, en un sens, l'interface entre le cahier des charges du gouvernement et la hiérarchie des entreprises. À cause de cette fonction, il est très difficile de dire qu'une entreprise privée au Drovolski est vraiment privée ; en effet, chacune est contrainte, dans les faits, de respecter la planification publique. Qu'est-ce qu'une entreprise privée dans ce contexte ? C'est une question légitime que plusieurs nations du monde critiquent et voient comme une ingérence lorsque ces dites entreprises s'implantent dans leurs pays.


Personnalité du ministère :

  • Shepovalov Demian Yaroslavovich
  • Malinin Damir Valentinovich
  • Gribanov Nikita Tikhonovich
  • Foroponov Danya Yevgenievich
  • Reshetilov Prokhor Yermolayevich
  • Zheglov Lavro Nikitovich
  • Sytnikova Zilya Stepanovna


Financement du ministère :
Le financement du ministère se fait par un impôt directement prélevé sur la production et le travail. Sur le plan direct, environ 1 % à 3 % des ressources minières sont prélevés sur la production pour financer le ministère. En tant que pilote de la production et percepteur d'impôts, il cherche à rendre cohérents l'impôt et les besoins de fonctionnement des ministères d'une période de production à l'autre. Les entreprises ont également voix au chapitre, car elles peuvent demander un financement en prélevant une part de leurs gains sur le travail pour leurs propres besoins. Le cas échéant, le ministère finance ces industriels.

Les ministères sont financés de façon indépendante par rapport au gouvernement, car ils sont considérés comme indépendants de facto par le système de répartition de la richesse. En raison des volontés collectivistes, les ministères sont directement positionnés au niveau du financement légal depuis le système judiciaire.


Relations :
Le ministère est l'un des plus liés aux autres ministères et aux industriels. Il est en effet l'un des plus importants dans l'organisation du travail et, par extension, de la société. On peut le voir comme un orchestre au milieu du gouvernement, de la magistrature et des industriels, les trois corps les plus puissants du pays. On le renvoie souvent vers d'autres interlocuteurs, car on accuse fréquemment le messager du message plutôt que l'émetteur. Cela lui confère une capacité très prononcée à trouver des compromis, car il se réserve le droit de rendre impossible l'interaction directe avec certains partis, en particulier les industriels et la magistrature, qui construisent les plans de production annuels auxquels le ministère est naturellement soumis.

Les ministères sont toujours mis en relation par l'intermédiaire de la magistrature, car le gouvernement n'exerce pas de contrôle direct sur les ministères, qui sont bien plus contraints au niveau constitutionnel par le pouvoir judiciaire.
3300
Consilarium

Le Consilarium (ou les Consilariums) est un organe législatif composé de 1 250 consils, que l'on pourrait traduire par "conseillers". Il se présente sous la forme d'un grand bâtiment en forme de quartier, avec une vaste pièce circulaire où se déroulent les sessions législatives. Le Consilarium a perdu l'initiative législative il y a longtemps et ne sert, en pratique, qu'à l'enregistrement, la modification et la discussion des lois proposées par le gouvernement. Sous la forte influence du système judiciaire, il ne peut en réalité pas s'opposer à ce dernier. En effet, si une loi est votée sans son aval, elle est aussitôt rejetée pour anticonstitutionnalité, une loi ne pouvant contredire une autre. De plus, la jurisprudence prime sur les lois ordinaires au Drovolski, ce qui réduit encore davantage le pouvoir législatif.

Toutefois, le Consilarium détient la représentation populaire et, de ce fait, il ne peut être privé de ses prérogatives. Son pouvoir réside donc dans sa capacité à refuser ou à modifier une loi. Le mandat des consils est de cinq ans et leur confère certains privilèges, tels que l'immunité, un hébergement et des attachés parlementaires qui effectuent l'essentiel du travail de l'institution. En dehors de cette fonction, un consil reste un citoyen ordinaire de Mesolvarde et mène une vie normale. À l'issue de son mandat, il peut, s'il le souhaite, devenir représentant de la doctrine pour le compte de l'État ou, plus rarement, être intégré à ce dernier. Dans les faits, la grande majorité des consils sont reconduits, car il est nécessaire de suivre une formation en politique pour pouvoir se présenter à une élection. Cette formation est dispensée par un juge administratif avec l'assentiment du pouvoir judiciaire, garantissant ainsi le maintien de la doctrine et la préservation de la jurisprudence.

Une fois le processus d'élection terminé, l'ensemble des partis en place doit élire un représentant issu du parti majoritaire. Il s'agit le plus souvent d'une personnalité faisant consensus. Ce mode de scrutin conduit à deux conséquences : la légitimité du Premier Consil et l'encouragement des partis politiques à s'assurer de la cohérence doctrinale parmi tous leurs membres. En effet, en cas d'entrisme, l'infiltré pourrait jouer un rôle de "cheval de Troie", offrant le pouvoir à l'adversaire. Sur le plan idéologique, deux courants s'opposent au moins en façade et définissent la gauche et la droite au sein de l'Assemblée :

  • Les partis collectivistes
  • Les partis impériaux

L'opposition porte presque exclusivement sur la place des acteurs économiques et politiques. Les uns défendent l'idée que le rôle de l'empereur est de protéger et de diriger l'économie du pays, tandis que les autres estiment qu'il est plus important de préserver la structure politique, même si cela implique des concessions potentiellement dangereuses sur le plan économique. Tous s'accordent cependant sur une forme de jacobinisme et d'hypercentralisation de l'économie, de la politique et du champ médiatique. Quelques partis contestataires minoritaires s'opposent systématiquement aux lois écologiques ou à celles limitant les pouvoirs judiciaires, affichant une confiance que certains qualifient d'aveugle envers les magistrats.

Sur le plan gouvernemental, le Premier Consil fait partie du gouvernement, dont il est l'un des seuls membres permanents pendant toute la session législative, aux côtés du président. Leurs fonctions sont réciproques en termes de représentation. On parle volontiers d'un "gouvernement de complaisance", ce dernier étant largement soumis au système judiciaire, qui doit valider la majorité de ses décisions. Cependant, on y trouve peu de représentants directs des magistrats, en dehors de la Cour, positionnée hiérarchiquement directement au-dessus du gouvernement.
3633
Universités : Structure et Fonctionnement


Sig
Juge des trois


Les universités du Drovolski sont toutes autonomes du point de vue de la loi, en ce sens que le gouvernement ne peut en aucune façon intervenir ou même modifier le fonctionnement de ces dernières. Ce choix est motivé par le fait que le président du Drovolski, une personne munie de quelques pouvoirs politiques, provient du corps académique et doit donc demeurer indépendant des autres pouvoirs du pays. Sur le plan fonctionnel, les universités sont au nombre de 11, avec des spécialités très variées. Les lycées, les collèges, les écoles primaires et élémentaires dépendent directement d'une université, de sorte que le parcours d'étude est piloté de manière cohérente depuis le début, ce qui assure une bonne continuité des apprentissages. Cependant, cela limite la mobilité des élèves et produit une forte reproduction sociale. Au Drovolski, il existe trois voies d'étude principales, dont les tenants et aboutissants sont très différents.

La filière minière est de loin celle qui offre le plus de places, avec 8 universités, chacune dédiée à un type de gisement. Les élèves y étudient l'ensemble du procédé et du développement, avec plusieurs sorties intermédiaires. L'université délivre des formations simples, de niveau BAC+1, ainsi que des formations composées jusqu'à BAC+5 pour former des ingénieurs des mines, des mineurs, des techniciens, tous dédiés à l'extraction et à la transformation d'un produit minier spécifique, par exemple, des minerais ferreux.

La deuxième voie, moins nombreuse et plus sélective, avec 1 université, est la filière chimique, dont les seules vraies issues sont ingénieur chimiste et laborantin. Cette université répond aux besoins des sociétés chimiques du pays et développe, sur ses fonds, un grand nombre de procédés qu'elle distribue à titre gracieux aux entreprises. C'est une université très simple sur le plan fonctionnel, car le diplôme est généraliste, mais on peut s'y spécialiser en procédés ou en chimie du soufre et de l'ammoniac, trois spécialités très demandées par les industriels du pays.

La troisième voie est la voie dite générale. Elle comprend une université et forme des magistrats, des médecins, des infirmiers et des gestionnaires. Elle est très surveillée par le gouvernement, car ses formations sont très générales et dispensent de nombreux savoirs qui en font un point névralgique dans le fonctionnement de nombreuses institutions. Elle est aussi l'université avec les programmes les plus longs, allant jusqu'à BAC+12 pour certains médecins et BAC+24 pour certains gestionnaires, avec une forme d'internat dans les hôpitaux ou le gouvernement, selon la pertinence.

La quatrième voie, la voie royale, est surtout la plus sélective, avec 1 université, et forme des ingénieurs et des doctorants en physique nucléaire, en neutrinique et surtout en physique des réacteurs nucléaires. Étant le secteur industriel avec la plus forte valeur ajoutée du Drovolski, cette filière est très demandée et répond directement aux exigences des laboratoires nationaux responsables en grande partie de l'essor de cette industrie dans le pays. C'est souvent un doyen issu de cette filière qui devient président.

L'école forme à la doctrine du pays et à l'enseignement élémentaire de 3 ans à 12 ans, avec des cours obligatoires. Puis, de 12 à 16 ans, les élèves suivent des cours dits généraux sur des thématiques professionnelles, théoriques et surtout pratiques. Les cours sont donnés de 8 heures à 12 heures, puis de 13 heures à 19 heures, 6 jours par semaine. Arrivés en phase de fin de diplôme, de 16 à 18 ans, les élèves travaillent en alternance avec une fonction délivrée par l'État à raison de 2 jours par semaine. L'école est obligatoire jusqu'à 19 ans, soit un niveau BAC+1, où sont prodigués les derniers enseignements professionnels pour ceux qui souhaitent quitter le système éducatif. Pour le reste, le système d'alternance continue jusqu'à la fin du diplôme. L'âge moyen de diplomation est de 23 ans. L'école est entièrement gratuite pour tous, sauf en cas de redoublement en université, lorsqu'un engagement auprès de l'employeur pour une mission qui n'a pas pu être réalisée, notamment en médecine, est requis.
1708
Plan Économique de Drovolski


Plan

Le plan économique est voté par référendum direct tous les 45 ans. Bien qu'il soit rarement modifié lors du vote, il évolue par modifications instancielles pour mieux correspondre aux réalités du contexte. Ce plan constitue le fondement économique de Drovolski et regroupe l'ensemble des directives que les entreprises doivent suivre.

Secteur industriel
CMD est chargé d'extraire du sol de Drovolski 120 millions de tonnes de fer par an, avec un seuil forfaitaire de 60 millions de tonnes pour les minéraux rares, tels que le cuivre, le zinc et le magnésium, en fonction de leur présence. En plus de ces minéraux, CMD doit produire 6 millions de tonnes d'uranium pour le laboratoire Henri Ventafalle, lequel doit construire une pile nucléaire tous les 6 ans, basée sur le modèle Mesol-300 de 300 MW. L'ensemble du secteur agricole est contraint de produire chaque année 23 millions de tonnes de blé et 12 millions de tonnes de pommes de terre.
Secteur financier
BID est tenue de financer la construction des infrastructures et de respecter les choix du Consilarium. Elle doit établir des conventions comptables et produire 450 milliards de crédits énergétiques par ses choix d'investissement locaux. Les fonds doivent être redistribués à l'empereur, qui est chargé de financer à hauteur de 5 % du PIB les hôpitaux, 2 % les écoles, et 15 % les infrastructures, dont la production de logements, qui s'élève à 90 000 unités par an. Les institutions sont financées par des budgets votés. La BID a le devoir d'assurer la circulation des biens pour permettre à chacun d'acheter ce que le présent plan décrit, à un prix fixé par ses soins.
Infrastructure
Le renouvellement routier se fait tous les 12 ans. Le service des eaux doit maintenir la potabilité de l'eau et assurer le bon fonctionnement du service de distribution électrique. Les programmes d'infrastructure n'ont pas de contrainte budgétaire, mais ne peuvent recourir à des marchés avec des entreprises qui ne seraient pas publiques.
1983
Ban

Le régime de protection sociale du Drovolski est qualifié de mutualiste et fonctionnaliste. Sa doctrine repose sur l’idée que si le fait de soigner une personne entraîne un gain collectif positif, alors le soin est prodigué. Cette doctrine, visant à éviter l’endettement du système de protection sociale, reste cependant assez clémente en cas de maladies temporaires ou très répandues, notamment lorsque les traitements sont peu coûteux, bien que souvent peu efficaces. Les pneumonies et les brûlures chimiques sont les principales causes d’arrêt de travail, avec un retour à l’emploi généralement observé dans les 12 heures suivant la déclaration médicale. En revanche, les cancers et autres maladies de longue durée conduisent souvent les patients vers les filières de recyclage, où leurs organes encore fonctionnels sont prélevés et leurs matières organiques valorisées avant le décès. Ce protocole assurantiel encourage les citoyens à adopter des comportements responsables et à minimiser la déclaration de leur état de santé. Sur le plan financier, l’Assurance d’État, ou AE dans le langage courant, ne laisse jamais de reste à charge et dispose en propre des services de soins du pays.

L’AE entretient également un service de retraite pour les personnes âgées dont la productivité justifie leur maintien en vie. On parle par exemple des nobles ou des personnalités ayant une influence sur l’activité du pays. L’âge de départ à la retraite est fixé à 55 ans, soit 13 ans de plus que l’âge moyen d’envoi au recyclage de la majorité des unités de production.

L’AE ne prévoit pas d’assurance chômage, car elle est soumise à une législation très stricte qui oblige l’État et les organismes sociaux à fournir un emploi à chacun, sans possibilité d’inactivité. Cette particularité, rare ailleurs, explique le taux d’emploi élevé au Drovolski. Les seules situations légales sont :

  • Employé
  • En recyclage
  • Malade
  • Retraité

L’AE est obligatoire et universelle. Personne ne peut refuser d’être protégé par le régime de protection sociale et médicale. Ce principe d’égalité est fondamental dans le pays et ne fait l’objet d’aucune contestation, d’autant que l’organisation est publique et collective, incarnant ainsi un symbole de socialisme.
2129
Bonsecours
Hôpital BonSecours du secteur 98 de Mesolvarde

BonSecours est le nom donné à l’entreprise éponyme ainsi qu’au système de soins du pays. Il s'agit d'un conglomérat industriel avec délégation de service public, dont le rôle principal est de suivre les recommandations de l’AE.

Sur le plan organisationnel, les hôpitaux BonSecours se distinguent en deux catégories : les hôpitaux de la capitale et les centres de soins expérimentaux. En effet, leurs missions diffèrent : les premiers assurent des soins sous commande de l’État, tandis que les seconds se consacrent à la mise au point de nouveaux protocoles médicaux. En raison du régime de soins imposé par l’AE, la grande majorité des traitements proposés dans ces établissements sont médicamenteux, souvent sous forme de thérapies particulièrement agressives à base de molécules actives et parfois dangereuses. Par exemple, il est courant d’administrer, par précaution, de puissants antibiotiques et des antidouleurs pour une simple tendinite. BonSecours se justifie en invoquant le principe de précaution. Cependant, l’institution est largement critiquée, beaucoup l’accusant d’être une gigantesque pharmacie servant de terrain d’expérimentation douteux. Ces accusations sont toutefois réfutées par le gouvernement et l’organisation elle-même.

Sur le plan fonctionnel, BonSecours affiche un taux de réadmission de seulement 2 %, ce qui signifie qu’un patient est soit guéri, soit succombe aux effets du traitement. Cette approche particulièrement radicale en matière de médication permet à la société de Mesolvarde d’être l’une des moins exposées aux infections virales et bactériologiques. En revanche, elle est fortement touchée par les ACTS (Affections Cardio-Toxiques Sévères) et les maladies cardio-respiratoires, responsables de la majorité des décès. La vaccination, obligatoire et performante, est appliquée à un large spectre de maladies, qu'elles soient rares ou peu contagieuses. Cette politique de santé vise à éviter qu’une unité de production ne contracte une maladie avant son entrée en exploitation, ce qui représenterait une perte nette par rapport au faible coût des vaccins.

Autre domaine d’expertise de BonSecours : la gestion des cancers. L’institution est reconnue comme l’un des leaders mondiaux en radiothérapie, un savoir-faire entretenu par la prévalence élevée des cancers dans la population, l’une des plus fortes au monde.

Cancer
2251
Climat
Parc pour enfants, friche industrielle, Mesolvarde, secteur A du district périphérique 234

L'écosystème du Drovolski est simple, mais assurément surprenant. D’un point de vue descriptif, la température moyenne est de 18°C en raison de la faible luminosité. En dehors de Mesolvarde, l'air est irrespirable. On distingue cinq types principaux de pluies toxiques et trois types de tempêtes polluées. Le sol est recouvert d’un épais matelas de cendres composé principalement de potasse et de métaux lourds. Aucune faune ni flore n’y subsiste. Régulièrement, des gaz et produits chimiques sont dispersés dans l’environnement par de longues cheminées situées dans les villes et les mines environnantes.

Les hivers sont particulièrement rudes, avec des températures pouvant descendre jusqu'à -40°C au plus fort de la saison. En revanche, les étés sont relativement modérés, atténués par le voile de fumées industrielles. La température maximale enregistrée fut de 34°C en 1984. En dehors de la capitale, le pays est parsemé de friches industrielles : anciennes mines, usines de produits chimiques, peu à peu remplacées par de nouveaux complexes industriels, prolongeant ainsi indéfiniment l’héritage des infrastructures passées.

À cela s’ajoutent les tempêtes toxiques, qui surviennent périodiquement, environ deux à trois fois par mois. Ces vents violents soulèvent les poussières du sol et les résidus chimiques des friches, parcourant parfois jusqu'à 150 km en dévastant tout sur leur passage. Mesolvarde et certaines infrastructures sont conçues pour y résister, mais d'autres ne peuvent y survivre, ce qui confère à ces lieux un aspect de terre désolée.

Les pluies toxiques sont particulièrement redoutées. Souvent acides, elles contiennent, selon les saisons, des composés variés tels que des hydrocarbures polycycliques, des métaux lourds et même des micro-organismes. Leur dangerosité est telle que Mesolvarde emploie des aviateurs spécialisés pour déclencher artificiellement les précipitations loin des zones habitées.

Air

L’ensemble des habitants du Drovolski est contraint de porter un masque à cartouche pour se protéger de l’atmosphère irrespirable du pays. Ce masque est devenu un élément si essentiel du quotidien qu’il est parfois perçu comme une extension de soi, rendant son retrait presque tabou. Cet aspect culturel explique la pâleur des visages des Mesolvardiens ainsi que leur relative discrétion dans les interactions sociales. Certains philosophes avancent que cet environnement extrême joue un rôle dans l’absence de conscience de classe au Drovolski.
Haut de page