
Deux unités de production en chemin vers le pont de ravitaillement à la caméra infra-rouge
La CMD-SCM s'est dotée récemment de deux excavatrices de surface. Une première pour la compagnie, qui a toujours favorisé les mines par lixiviation in situ et les tunneliers. Elle est capable de se déplacer en sous-sol pour survivre face aux conditions de la surface. Ce n'est toutefois pas une nouveauté, et plusieurs équipements ont été financés pour compléter les complexes. Aujourd'hui, c'est Apex qui nous vient en aide avec deux excavatrices dites "Léviathan", susceptibles de nous permettre une forte croissance minière à l'horizon 2016. Ces deux excavatrices ont été positionnées sur une mine d'uranium, avec une production estimée à 100 000 tonnes d'uranium extrait par an, selon une estimation basse, avec une teneur de 14,1 %, soit le gisement le plus abondant de la CMD. Pour le thorium, nous estimons une production de 60 000 tonnes par an en raison des contraintes d'exploitation : la position de l'excavatrice ne permet pas les mêmes performances, et la filière de traitement du thorium est trop lente pour assumer un tel débit de matière. Les potentiels 130 000 tonnes de stériles générés par an seront en grande majorité réduits sous forme de poussière, compactés, puis replacés dans la mine à l'endroit d'extraction. Le reste sera broyé et pulvérisé dans l'atmosphère, notamment pour les déchets gazeux comme les composés arséniés et pnictogènes. Nous estimons une augmentation de la pollution pnictogène et des métaux lourds de 14 % sur la zone nord de la CMD au cours des 10 prochaines années. Des masques spécifiques sont attendus pour y répondre. Apex a insisté pour organiser la formation, un processus très complexe et difficile à faire autoriser. Une délégation est venue, et un compromis a été trouvé. La délégation de formateurs était la plus réduite possible et n’a communiqué que par écrit, avec relecture par les bureaux centraux. Cela a permis de transmettre les informations sans enfreindre l'interdiction de parler à des étrangers pour les unités de production humaine. Résultat : une efficacité maximale, puisque la production a pu démarrer presque immédiatement après la livraison. On ne déplore qu’une seule chose : les tempêtes de poussière générées par les excavatrices empêchent de les voir, même de jour. Deux imprévus majeurs ont dû être assumés par la CMD et la SCM, à leur grand regret. D'une part, des cartouches de masque bien plus performantes ont été nécessaires pour l’usage sur les excavatrices. D'autre part, un accroissement plus important du nombre d’unités de production a été requis, car l’espérance de vie en zone nord CMD a été abaissée de 12 ans en raison des nouvelles activités (30 ans pour les femmes, 24 ans pour les hommes).
GKD a également participé à l'investissement pour augmenter la capacité de réception des complexes de traitement du minerai d'uranium. Les bassins de dissolution à l'acide sulfurique ont été agrandis neuf fois, et les ponts de fluoration, plus de 18 fois. Le procédé de fluoration et d'hydrofluoration a même été séparé en deux sites en raison de la demande croissante. Pour répondre à cette demande en fluor, Verbana a dû largement augmenter sa production de fluorine, et la SCM a renforcé ses capacités en augmentant le nombre de ponts de dissolution à l'acide sulfurique. Cela a nécessité, à son tour, une augmentation de la production d'acide sulfurique dans l'usine de la capitale, entraînant une demande accrue en oxyde de soufre au niveau de SMC-Mesolvarde. Au final, trois mines ont dû augmenter leurs cadences, et plus de 12 usines ont dû être agrandies. Le LHV n'est pas en reste : de son côté, il a financé quatre cœurs de réacteur Mesol-1900 pour soutenir la nouvelle production. D'autant plus que, de son côté, l’UF6 gazeux produit par la SCM doit être converti en UO2 solide. Ce procédé, réalisé en voie humide avec des solutions nitriques, exige une grande quantité d’énergie pour capter l’azote de l’air et produire ces solutions.