24/06/2018
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Composition du gouvernement fédéral

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Gouvernement Husak I :

Suite aux élections générales prévues pour le 29 Janvier, le gouvernement a pu enfin consigner les résultats des communes et des villes de la Fédération afin de désigner un nouveau gouvernement fédéral, à la fois du Président de la Fédération mais aussi de l'ensemble des Commissions faisant partie intégrante du gouvernement fédéral, chaque commission ayant eu droit à sa propre élection comme indiqué dans les règles de fonctionnement de la Fédération de l'OMT. Voici donc les différents postes du gouvernement fédéral et leurs nouveaux titulaires :

  • Président de la Fédération : Pyotry Husak (AAR) ; 71% des voix. / Contestaire principal : Pyotr Sargakov (COV) ; 24% des voix.

  • Commission à la Guerre : Pyotr Sargakov (COV) ; 85% des voix. / Contestataire principal : Federoy Javusky (AAR) ; 15% des voix.

  • Commission des Finances : Isaak Chegosda (AAR) ; 57% des voix. / Contestataire principal : Pyotri Kroposki (ALO) ; 36% des voix.

  • Commission à la Sécurité : Federoy Javusky (AAR) ; 89% des voix. / Contestataire principal : Stanislav Potarisk (Assemblée des Soviets) ; 5% des voix.

  • Commission à l'Enseignement :Dimitry Spohiaskov (AAR) ; 90% des voix. / Contestataire principal : Pyotri Kroposki (ALO) ; 8% des voix.

  • Commission à l'Agriculture : Sargaï Uliasnov (COV) ; 59% des voix. / Contestataire principal : Kristianya Volkiava (AAR) ; 25% des voix.

  • Commission à la Justice :Janko Prodaysk (ALO) ; 58% des voix. / Contestataire principal : Stanislav Potarisk (Assemblée des Soviets) ; 26% des voix.

  • Commission du Travail : Pyotri Kroposki (ALO) ; 69% des voix. / Contestataire principal : Stanislav Potarisk (Assemblée des Soviets) ; 21% des voix.

  • Commission des Relations Extérieures : Kristianya Volkiava (AAR) ; 55% des voix. / Contestataire principal : Volvika Cloroski (ALO) ; 31% des voix.

  • Commission aux Services Publics : Jozef Poliaski (AAR) ; 68% des voix. / Contestataire principal : Volvika Cloroski (ALO) ; 30% des voix.


  • Le Congrès a statué que les prochaines élections générales auront lieu tous les cinq ans en ce qui concerne le Président de la Fédération (sauf imprévu qui serait consigné dans les règlements de la Fédération) tandis que les Commissions sont renouvelées chaque année en fin janvier. Dans le cas d'une démission d'un des commissaires, c'est le contestataire des élections précédentes qui devient de fait le nouveau commissaire jusqu'à l'élection de ce dernier aux prochaines élections. Il est donc possible qu'en cas de démission, un commissaire puisse détenir deux Commissions durant son mandat même si celui-ci se doit désormais de nommer un commissaire adjoint dans cette nouvelle commission afin de faciliter les prises de décision dans ce genre de cas de figure.

    Gouvernement Husak I.
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    Gouvernement Husak II (2015):

    Le 29 Janvier, les bureaux de vote pour les élections générales des Commissions ont pu être clôturés avec succès, aucun incident n'a été déclaré durant les élections qui se sont déroulées dans le calme et le taux d'abstention à ces élections est encore plus faible que celles de 2014, démontrant une véritable prise d'habitude de la participation démocratique des Estaliens au sein du régime mais également une confiance de plus en plus consensuelle des institutions de la Fédération des Peuples Estaliens. Ces élections ont étés marqués notamment par la nomination du Commissaire de la Commission nouvellement créée par le Congrès durant le mois de Janvier, la Commission à la Santé Publique, dont l'importance est devenu d'une importance majeure durant la majorité de la période électorale. Il est à noter qu'en dehors de la Commission aux Relations Extérieures, le mandat des Commissaires n'est pas cumulable (les Commissaires en poste ne peuvent se représenter deux années de suite au même poste mais peuvent postuler à d'autres Commissions durant les prochaines élections ; dans le cas de la Commission aux Relations Extérieures, pour des raisons de cohérence de la politique internationale de l'Estalie, le mandat est cumulable). Voici donc les résultats de l'élection des différentes Commissions :

  • Commission à la Guerre : Federoy Javusky (AAR) ; 54% des voix ; accentuation de la modernisation de l'Armée Rouge et restructuration du complexe militaro-industriel, professionalisation de plus en plus massive de l'armée au dépend de la conscription. / Contestataire principal : Sargaï Uliasnov (COV) ; 21% des voix ; utilisation d'une armée de masse et élargissement de la conscription afin d'agrandir les effectifs de l'Armée Rouge.

  • Commission des Finances : Jozef Poliaski (AAR) ; 51% des voix ; restructuration du budget fédéral en faveur de politiques fédérales liées à la sécurité sociale, amélioration de la coordination administrative inter-commissionnaire et refonte du modèle d'allocation des ressources budgétaires aux institutions fédérales et régionales. / Contestataire principal : Stanislav Potarisk (Assemblée des Soviets) ; 35% des voix ; baisse drastique des taux d'imposition fédéraux, décentralisation fiscale, suppression de l'impôt direct sur les entreprises publiques.

  • Commission à la Sécurité : Janko Prodaysk (ALO) ; 81% des voix ; décentralisation de la sécurité policière, renforcement des prérogatives de la police citoyenne, mise à disposition d'unités spécialisées de la police aux régions afin de diminuer la dépendance envers la police fédérale. / Contestataire principal : Iosif Jachovili (Club Loduariste) ; 11% des voix ; utilisation du SRR comme moyen de maintien de l'ordre public, renforcement des structures de la police fédérale, professionnalisation progressive des unités des polices citoyennes des communes.

  • Commission à l'Enseignement :Vladimir Jakovisk (AAR) ; 67% des voix ; poursuite du programme d'éducation populaire actuel, investissement massif dans le domaine universitaire, autonomisation des rectorats. / Contestataire principal : Stanislav Potarisk (Assemblée des Soviets) ; 25% des voix ; décentralisation totale de l'éducation, fin de la pédagogie militariste au sein de l'éducation, mise en place de programmes d'échanges universitaires dans le monde et sans restrictions.

  • Commission à l'Agriculture : Volvika Cloroski (ALO) ; 65% des voix ; obtention de droits sociaux spécifiques au monde rural, mise en place d'une sécurité sociale agricole. / Contestataire principal : Dimitry Spohiaskov (AAR) ; 24% des voix ; accentuation de la mécanisation agricole, mise en place d'une coopération solide entre l'industrie et l'agriculture, efforts de modernisation de la recherche agronomique estalienne.

  • Commission à la Justice :Stanislav Potarisk (Assemblée des Soviets) ; 54% des voix ; promotion de la justice réhabilitative, établissement de codes réglementaires afin de lutter contre les moyens coercitifs injustes des institutions fédérales ou communales. / Contestataire principal : Iosif Jachovili (Club Loduariste) ; 11% des voix ; augmentation du budget alloué à la construction de prisons, justice punitive, élargissement des conditions pénales nécessaires pour la peine capitale.

  • Commission du Travail : Sargaï Uliasnov (COV) ; 51% des voix ; établir une assurance-chômage garantie à l'échelle fédérale (restreinte aux Estaliens de naissance). / Contestataire principal : Dimitry Spohiaskov (AAR) ; 36% des voix ; établir une assurance-chômage internationaliste (accessible à tous les citoyens estaliens, de naissance ou naturalisés).

  • Commission des Relations Extérieures : Kristianya Volkiava (AAR) ; 90% des voix ; poursuite de la politique étrangère actuelle, adhésion à l'Internationale Libertaire, coopération poussée avec les mouvements socialistes étrangers, interventionnisme massif. / Contestataire principal : Pyotr Sargakov (COV) ; 9% des voix ; non-adhésion à l'Internationale Libertaire, accentuation de la présence estalienne dans l'UICS, interventionnisme limité aux autres pays socialistes dans un cadre purement coopératif.

  • Commission aux Services Publics : Pyotri Kroposki (ALO) ; 70% des voix ; décentralisation des plans de travaux publics en faveur des régions et des communes, double investissement dans les énergies renouvelables et l'énergie nucléaire. / Contestataire principal : Ivan Sakalof (Assemblée des Soviets) ; 25% des voix ; investissement uniquement dans les énergies renouvelables, mise en place du principe d'économie circulaire au sein des entreprises publiques.

  • Commission à la Santé Publique : Dimitry Spohiaskov (AAR) ; 68% des voix ; centralisation des moyens d'allocation de la santé publique, réforme complète du système de façon uniforme, augmentation massive des effectifs médicaux, coopération avec les universités de médecine. / Contestataire principal : Dimitry Oliov (COV) ; 14% des voix ; mise en place du monopole exclusif de l'Etat fédéral sur la santé publique.


  • Ces élections démontrent politiquement plusieurs choses. Tout d'abord, il démontre que l'apparente domination de l'AAR au Congrès International des Travailleurs est bien représentée au sein du gouvernement et montre bien la suprématie des idées husakistes sur la société estalienne : sur dix Commissions fédérales, cinq sont détenues par l'AAR contre trois pour ses concurrents de l'ALO. Néanmoins, il faut aussi constater que l'AAR avait déjà cinq Commissions sur les neuf présentes durant les élections de Janvier. Ainsi, si on peut se féliciter au sein de l'AAR que le club représente la moitié du gouvernement, c'est en vérité un recul politique étant donné que contrairement à 2014, l'AAR ne représente plus la majorité simple du gouvernement fédéral mais bien la seule moitié de celui-ci. Cela continue de lui donner une très forte importance au sein du gouvernement mais on constate qu'à contrario, son adversaire de l'ALO a gagné une nouvelle commission par rapport à l'année dernière. L'Assemblée des Soviets a également réussi à obtenir la Commission à la Justice là où sa présence au sein du gouvernement fédéral était inexistante l'année dernière. Enfin, le COV a continué de reculer en perdant son point d'appui principal qu'était la Commission à la Guerre et ne détient plus que la Commission au Travail. Ces élections sont restées pour le moins serrées dans un certain nombre de cas, notamment la Commission à la Guerre, la Commission aux Finances et même la Commission au Travail (à quelques communes près, le COV aurait très bien disparaître purement et simplement du gouvernement). L'élection démontre donc à la fois le pluralisme politique de la Fédération qui s'est accentué avec l'apparition au gouvernement d'un nouvel acteur, l'Assemblée des Soviets, mais aussi une anarchisation des pensées politiques avec la montée en puissance presque incontestable des idées de l'AAR et de l'ALO, tous deux anarchistes (même si relativement différents sur beaucoup de points), au sein de la société estalienne.
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    Gouvernement Husak III (2016):

    En fin Janvier 2016, de nouvelles élections générales ont étés convoquées par le Congrès afin que la population puisse de nouveau voter pour la nomination des commissaires responsables des différentes commissions représentant le gouvernement exécutif fédéral. Ces élections se sont déroulées dans un contexte bien particulier puisque cette élection s'est déroulé à peine trois mois après la tentative ratée de Sargakov de prendre le pouvoir et menant donc ainsi à la grande reconfiguration politique de Novembre. De ce fait, contrairement aux deux élections générales de 2014 et 2015, les citoyens estaliens se sont confrontés non pas à quelques choix de commissaires à plus d'une dizaine de candidats venant de clubs parfois sensiblement différents les uns des autres. Pourtant, bien que le nombre de candidats aux commissions soit sensiblement plus important que l'année dernière, le Congrès a décidé de conserver le scrutin uninominal habituel, bien qu'une partie des clubs politiques appellent à une réecriture de l'OMT afin que le vote se fasse en deux tours afin que le commissaire choisi n'ait pas une légitimité trop faible. Cependant, certains fustigent, estimant qu'un vote à deux tours serait anti-démocratique du fait de l'obligation du vote utile ou du "vote du moins pire" qui est, selon certains clubs du Congrès, le début de la perte d'une tradition démocratique dans un pays. Les élections de Janvier ont donc nommés aux Commissions les commissaires suivants :

  • Commission à la Guerre : Dane Pelikan (Comité de Défense Internationale - BAR) ; 35% des voix ; renforcement de l'Armée Rouge, augmentation du budget militaire, modernisation et extension des forces armées, développement de nouvelles technologies militaires, centralisation du contrôle de l'Armée Rouge par l'Etat fédéral, politique économique productiviste avec pour priorité la défense nationale, incitations des travailleurs à l'effort de guerre.

  • Commission des Finances : Cedomir Petrovic (Association Collectiviste - BAR) ; 47% des voix ; création de comités économiques et des conseils de travailleurs à l'échelle régionale afin de superviser l'allocation des ressources budgétaires régionales, élimination des substrats économiques de spéculation financière dans l'économie estalienne, réforme du système fiscal vers un modèle de plus en plus radicalement progressif, accentuer les réformes économiques (NAFP IV), proposer un KROMEVAT III cohérent pour 2016, renforcer

  • Commission à la Sécurité : Stanislav Potarisk (Assemblée éco-communiste -BSDR) ; 31% des voix ; démilitarisation des forces de police locale, formation de la police citoyenne aux enjeux écologiques et sociaux, renforcement de l'autonomie policière des communes, encouragement aux mécanismes de justice réparatrice (médiation et résolution de conflits avant l'usage de la force), systèmes de surveillance participatifs (surveillance communautaires, réseaux de bénévoles, observateurs citoyens), renforcement des capacités d'intervention de la police fédérale dans la gestion des crises écologiques, augmentation du nombre de voitures électriques à disposition de la police citoyenne, lutte contre la criminalité écologique.

  • Commission à l'Enseignement :Dimitry Spohiaskov (Club Libertaire Renouvelé -BAR) ; 51% des voix ; poursuite du programme d'éducation populaire actuel, investissement massif dans le domaine universitaire, autonomisation des rectorats, ouverture à la pédagogie participative, accentuation de l'éducation à la liberté, création d'écoles expérimentales et alternatives.

  • Commission à l'Agriculture : Ludomir Dudar (Société ruraliste -BAC) ; 78% des voix ; développement de l'agro-alimentaire locale (création d'usines de transformation locales, relocalisation de la transformation à la campagne et non plus en ville), valorisation des pratiques agricoles durables et écologiques (agriculture biologique, permaculture, agroforesterie), assurance de la souveraineté alimentaire (développement de circuits courts, production diversifiée), réforme foncière, inclusion d'un KROMEVAT IV pour le domaine agricole.

  • Commission à la Justice :Ventsislav Antonov (Club Prodayskiste -BAC) ; 38% des voix ; promotion de la justice réhabilitative, rationalisation du système judiciaire avec une réduction des lourdeurs bureaucratiques et une rationalisation des procédures judiciaires, réforme des lois discriminatoires (sur la richesse, la classe sociale, la race ou le sexe) et suppression des lois royales encore en vigueur par jurisprudence, accès à la justice pour tous, protection contre les abus policiers et gouvernementaux, rotation des juges, programmes de réinsertion sociale et prisons alternatives pour le système carcéral, digitalisation de la justice.

  • Commission du Travail : Bozhin Stojanovikj (Club Ouvriériste -BAC) ; 30% des voix ; renforcement des garanties de santé et de sécurité au travail, augmentation des droits aux congés payés, participation politique des comités de travailleurs des entreprises publiques, lutte contre les pratiques d'exploitation dans les coopératives, garantie d'un emploi pour tous, programmes de reconversion professionnelles, renforcement des organismes syndicaux, assurance de la syndicalisation obligatoire et réduction des frais syndicaux.

  • Commission des Relations Extérieures : Kristianya Volkiava (Club Libertaire Renouvelé - BAR) ; 85% des voix ; poursuite de la politique étrangère actuelle, adhésion à l'Internationale Libertaire, coopération poussée avec les mouvements socialistes étrangers, interventionnisme massif.

  • Commission aux Services Publics : Dana Polak (Association Collectiviste - BAR) ; 38% des voix ; universalisation de l'accès aux services essentiels dans toutes les communes, expansion des nouveaux publics (gestion des déchets, services de soutien à la parentalité), création de coopératives publiques pour l'exploitation des services publics, conseils populaires de gestion des services publics, suppression des frais d'accès, transition énergétique et services publics verts.

  • Commission à la Santé Publique : Borko Pisk (Club de Coopération Anarchiste - BAR) ; 47% des voix ; création de cliniques autogérées, financement collectif des soins renforcés, programmes de prévention communautaire contre le stress, les inégalités sociales et la pollution environnementale, sensibilisation à la santé communautaire (tabac, alcool, drogues), collaboration interprofessionnelle (suppression des normes hiérarchiques internes dans le secteur de la santé), lutte contre la commercialisation de la santé.


  • Ces élections post-reconfiguration démontrent plusieurs choses. Tout d'abord, il semble que la fin de la droite révolutionnaire telle qu'on l'a connu avec le COV et le Club Loduariste a permis aux clubs husakistes de prendre une avance considérable en terme de popularité, ce qui explique que le vide laissé par la droite révolutionnaire soit rapidement comblé par les husakistes. Le gouvernement fédéral estalien de 2016 est indubitablement majoritairement husakiste. Ensuite, on constate que sur les commissions détenues par le BAC ou même sur les postes où un candidat BAC n'était pas loin de gagner, la seule variante qui les font perdre contre leurs adversaires husakistes est souvent la division de leur propre camp. Bien que théoriquement unis dans un seul bloc, les membres d'un club du BAC ne se rangeront pas toujours derrière une tête de proue du bloc et y préfèreront souvent le candidat de leur propre club au lieu d'une figure fédératrice du bloc. A l'inverse, la relative unité idéologique des husakistes leur assure une coordination électorale plus forte et ainsi l'organisation autour d'une tête de proue. On notera aussi que dans le BAR, ce sont surtout les collectivistes et les modérés du Club Libertaire Renouvelé qui font le plus l'unanimité au sein du bloc, ce qui montre que malgré la radicalité naturelle de l'Anarchisme Renouvelé, le bloc husakiste a tendance à privilégier sa frange modérée pour représenter les intérêts de son bloc au gouvernement fédéral. Enfin, on peut noter que malgré une seule Commission, les éco-communistes restent présents au gouvernement et s'accrochent tant bien que mal avec une faible majorité.
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    Gouvernement Husak IV (2017):

    En fin Janvier 2017, de nouvelles élections générales ont étés convoquées par le Congrès afin de nommer les nouveaux commissaires aux différentes commissions du gouvernement fédéral estalien. Contrairement aux années précédentes, on a assisté de manière générale dans la population une certaine volonté de stabilisation, non pas au sens politique et constitution du gouvernement mais en partie dans le besoin des Estaliens à se recentrer sur leur Fédération. Bien que la plupart des Estaliens ne soient pas opposés aux interventions à l'étranger, malgré une certaine perte de popularité du conflit au Saïdan d'une part ainsi qu'une certaine remise en question des principes de l'Anarchisme Renouvelé (en tout cas de sa partie militariste) à cause d'une montée des craintes des effets du militarisme ainsi que de l'influence toujours croissante du domaine militaire dans les affaires publiques, beaucoup d'Estaliens ont choisis par compromis de décaler leurs votes au sein du gouvernement fédéral vers des figures de compromis, plus prompts à la négociation. Ainsi, on a assisté à un mouvement fédératif des clubs politiques du BAC, pourtant souvent viscéralement différents idéologiquement, en tant que figures du compromis et soumettant des programmes commissionnaires souvent centrées sur les besoins internes de la Fédération :

  • Commission à la Guerre : Bojan Czjzek (Club Libertaire Renouvelé - BAR) ; 57% des voix ; poursuite de la militarisation de l'Armée Rouge, plus spécifiquement dans sa défense territoriale d'une part, dans ses capacités de projection aériennes ainsi que dans le renforcement technologique de celui-ci, Czjzek projette principalement de remplacer le parc vieillissant que l'Armée Rouge dispose dans certains domaines, notamment son parc blindé et aérien dont une partie importante du stock estalien est issu de l'ancien régime monarchique, le but de la Commission sera donc de renouveler le stock par des armements modernes, disperser le vieux stock estalien vers les alliés de la Fédération nécessitant de nouvelles ressources matérielles et développer massivement les capacités en R&D de l'Armée Rouge ; enfin, Czjzek souhaite achever le conflit dans le Saïdan et intensifier les efforts de modernisation des armées kartvéliennes, kaulthes, barvyniennes et translaves afin que les alliés de la Fédération n'aient pas à se reposer complètement sur l'Armée Rouge et que celle-ci économise des hommes et des ressources vers d'autres théâtres plus probants.

  • Commission des Finances : Radomir Stiedry (Club Prodayskiste - BAC) ; 58% des voix ; Stiedry est partisan de l'établissement du NAFP V au sein du Congrès International des Travailleurs, il estime que le système de fixation des prix actuelle de l'économie estalienne est encore trop rigide, il estime également que la manière de se financer de l'Etat fédéral peut être revue par une réforme du système fiscal afin de laisser une plus grande marge aux budgets communaux d'une part mais également pour préserver la redistribution des richesses plus équitable au sein des coopératives de travailleurs directement, sans qu'il y ait la nécessité d'une présence trop lourde de l'Etat, vu comme contradictoire aux principes libertaires et fonctionnant actuellement selon un raisonnement jugé trop keynésien au goût de Stiedry.

  • Commission à la Sécurité : Dane Pelikan (Comité de Défense Internationale - BAR) ; 38% des voix ; ancien Commissaire à la Guerre, Pelikan prône en tant que Commissaire à la Sécurité un renforcement des institutions du SRR afin de protéger la Fédération des ingérences étrangères, il souhaite limiter la capacité du SRR néanmoins à s'ingérer dans la vie des citoyens et estime par conséquent qu'une réforme plus efficiente des services de contre-espionnage du SRR est nécessaire, il est aussi partisan d'un renforcement des moyens matériels et humains de la police fédérale.

  • Commission à l'Enseignement :Berivoj Hanak (Club de Coopération Anarchiste -BAR) ; 47% des voix ; partisan de la poursuite du système éducatif actuel de la Fédération, il est principalement favorable à une ouverture plus ouvertement internationaliste du système éducatif estalien en renforçant le budget de la Commission dans le domaine universitaire et dans les programmes linguistiques afin d'inciter les jeunes Estaliens à apprendre des langues étrangères,Hanak souhaite également accentuer le nombre de programmes de coopération universitaire et d'échanges scolaires avec les autres pays socialistes/libertaires afin de renforcer la cohésion idéologique des différentes jeunes du monde socialiste et libertaire.

  • Commission à l'Agriculture : Branka Wolny (Société ruraliste -BAC) ; 81% des voix ; partisane de la poursuite de la politique agricole actuelle, d'un renforcement de la protection sociale à l'égard des agriculteurs et la mise en place d'institutions de protection fédéraux pour les coopératives agricoles estaliennes exportant leurs produits à l'étranger.

  • Commission à la Justice :Jana Sobol (Action Communiste Libertaire -BAC) ; 48% des voix ; partisane d'une réforme de la justice estalienne qu'elle estime comme encore trop conditionnée par un esprit élitiste et bourgeois par l'application des thèses juridiques de Tasya Jelinek par la mise en place d'un droit fédéral et communautaire véritablement anarchiste.

  • Commission du Travail : Velimir Bernatsky (Club communaliste -BAC) ; 41% des voix ; renforcement des capacités des communes à agir sur les conditions et les règles du travail organisé via la planification démocratique, Bernatsky souhaite dans les faits apporter les éléments d'autonomie communale dans l'organisation du travail en s'inspirant de ce qui se fait déjà au Grand Kah.

  • Commission des Relations Extérieures : Kristianya Volkiava (Club Libertaire Renouvelé - BAR) ; 87% des voix ; poursuite de la politique étrangère actuelle, participation plus importante au sein de l'Internationale Libertaire, coopération poussée avec les mouvements socialistes étrangers, ouverture aux négociations avec les puissances antagonistes, politique étrangère pragmatique, consolidation des acquis estaliens en Eurysie de l'Est et au Nazum occidental.

  • Commission aux Services Publics : Zlatek Volinski (Mouvement Anarcho-Syndicaliste - BAC) ; 38% des voix ; Volinski a axé la grande majorité de son programme dans la modernisation des infrastructures et dans la restructuration complète du programme énergétique estalien, estimant à la fois que les villes estaliennes et plus spécialement les banlieues et les zones périurbaines ont étés délaissées en terme d'infrastructures depuis des décennies et nécessitent de profondes transformations, il estime en second point que la politique énergétique estalienne de ces dernières années a été marquée par l'inaction des gouvernements précédents et souhaite remédier ce problème par une accentuation sur les négociations avec le Drovolski ainsi que, en parallèle, la recherche d'énergies alternatives au nucléaire comme les énergies renouvelables, bien que Volinski ait bien précisé que le choix de la Commission sur le sujet devait refléter avant tout une politique réaliste et pragmatique et non idéologique, le nouveau Commissaire n'a donc pas exclu l'exploitation d'énergies fossiles comme solution, bien que solution de dernier recours selon lui.

  • Commission à la Santé Publique : Dana Polak (Association Collectiviste - BAR) ; 47% des voix ; partisane de l'augmentation des dépenses publiques dans le domaine de la santé et d'un renforcement de l'action fédérale dans la fourniture d'équipements médicaux supplémentaires et la mise en place d'institutions universitaires et de recherche visant à développer un secteur pharmaceutique pleinement souverain, évitant ainsi à la Fédération d'avoir à importer ses médicaments et d'être donc possiblement dépendants de multinationales capitalistiques pharmaceutiques.


  • Les élections de Janvier 2017 sont particulièrement intéressantes car elles démontrent tout de même une certaine modération de la politique estalienne. La radicalisation vers l'aile husakiste, pour ne pas dire le certain monopole de l'ancienne AAR et désormais BAR sur la politique estalienne, s'était expliqué les années précédentes par une profonde instabilité sur plusieurs domaines. La guerre froide contre la Kartvélie avait forcé la politique estalienne à se militariser et à banaliser les discours militaristes comme réaction à ce qui était vue à l'époque comme une tentative de contre-révolution en dehors des frontières de la Fédération, cette militarisation avait agi comme réflexe défensif de la scène politique qui s'est donc radicalisée pour faire face à la menace capitaliste aux portes de l'Estalie. 2015 et 2016 ont vu la Kartvélie disparaître des enjeux de lutte de l'Estalie mais la radicalisation s'est consolidée sur d'autres domaines : la tentative du Coup d'Etat de Sargakov en Novembre 2015, l'attentat de Stepishir et l'intervention au Saïdan en Août 2015, la disparition de la Loduarie en 2016, tout ça a permis de continuer de justifier des discours radicaux chez les husakistes et malgré la force de l'aile modérée du BAR, ceux-ci devaient jouer au coude-à-coude avec les clubs les plus radicaux comme le Comité de Défense Internationale ou l'Association Collectiviste. Or, au cours de l'année 2016, malgré la disparition de la Loduarie, on a assisté à une pacification des relations internationales en Eurysie de l'Est, la région n'ayant connu durant cette année aucune crise majeure impliquant directement les intérêts estaliens. Il est donc naturel qu'en l'absence de menaces visant leurs intérêts immédiats, les Estaliens se sentent à ce jour plus en sécurité et estiment que le travail initial de la Révolution, c'est-à-dire sa consolidation régionale et sa sécurisation matérielle, est désormais achevée et que la posture militariste initiale de l'Estalie, si elle doit être conservée contre les capitalistes et les réactionnaires, doit être mise à l'écart temporairement pour consolider les gains de la Révolution, achever le cheminement révolutionnaire dans les pays ayant besoin d'une stabilisation concrète, notamment la DCT et la Kartvélie, et se concentrer sur un nombre bien défini de théâtres d'opérations. La mise en avant de l'AFRE en tant que corps international révolutionnaire a aussi quelque peu délégitimer aux yeux de certains pans politiques estaliens la nécessité que le peuple estalien ait à verser son sang dans des conflits lointains, estimant pour certains que les peuples étrangers doivent tout autant participer à la libération de leurs compères. Beaucoup fustigent à ce jour l'intervention estalienne en Kartvélie pour cette raison : les Kartvéliens ne se battent pas assez pour leur Révolution et ce sont de jeunes estaliens envoyés au front qui en font les frais.

    Cet état d'esprit se reflète largement dans ces élections : la majorité du gouvernement fédéral de cette année est composée de membres du BAC, c'est-à-dire du bloc adverse à celui du BAR, ce qui montre tout d'abord que l'Anarchisme Renouvelé n'est pas un dogme tout-puissant en Estalie et peut être contredit (l'Estalie reste avant toute une démocratie après tout) mais montre également la volonté des électeurs estaliens à modérer leur interventionnisme, non pas par soucis de compromis avec leurs voisins capitalistes et réactionnaires que les Estaliens continuent à ce jour de combattre et de mépriser mais davantage pour recentrer les capacités estaliennes vers son propre pays, bien que l'élection d'un husakiste à la Commission à la Guerre laisse figurer que la majorité des Estaliens sont encore très favorables à l'interventionnisme révolutionnaire et au renforcement des capacités de projection extérieures mais aussi à une volonté de déléguer la défense extérieure de la Révolution aux alliés de l'Estalie afin "d'économiser" le sang estalien le plus possible.
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    Gouvernement Husak V (2018):

    En fin Janvier 2018, de nouvelles élections générales ont pu être organisées afin d'élire les nouveaux commissaires des différentes commissions composant le gouvernement fédéral de la Fédération des Peuples Estaliens. Bien que ces élections sont devenues suffisamment fréquentes désormais et que la vie démocratique bat son plein tant au niveau fédéral que communal, on assiste à une normalisation de plus en plus fréquente des débats publics intenses autour de l'élection fédérale, les élections générales ayant souvent fait l'objet de peu de débats inter-communaux avant 2018, principalement car les électeurs étaient davantage habitués à ne participer qu'aux débats de leur commune pour savoir pour qui la commune allait voter, sans tenir compte des avis des communes voisines. Cette normalisation du débat public intercommunal a aussi entraîné paradoxalement une levée de certains sujets tabous à exprimer à l'échelle nationale comme les politiques militaires, souvent des sujets monopolisés publiquement par les officiers de l'Armée Rouge et rarement aux citoyens. Cependant, les bombardement teylais de l'année dernière ont entraînés une augmentation de ces dits débats. Si l'ennemi étatiste n'avait plus de scrupules à tuer les Estaliens directement chez eux, alors les citoyens avaient le droit de faire connaître leur avis sur la question, afin d'élire le candidat qui sauvegardera le plus de vies estaliennes. C'est dans ce cadre-là que les élections générales de 2018 ont élues les commissaires suivants :

  • Commission à la Guerre : Dane Pelikan (Comité de Défense Internationale - BAR) ; 51% des voix ; ancien Commissaire à la Guerre de 2016, Dane Pelikan a été remis au devant de la scène avec la crise hotsalienne. Selon lui, la limitation stricte initiale de la Commission à la Guerre à une simple opération de représailles en Hotsaline n'a été qu'une occasion supplémentaire donnée aux réactionnaires hotsaliens pour user de sa force balistique pour frapper l'Estalie elle-même ; il estime ainsi que si l'Estalie avait su développer rapidement ses capacités de projection rapide en accentuant davantage son organisation militaire autour d'une force d'assaut aéroportée mobile plutôt que sur une force terrestre massive mais difficile à déployer par voie aérienne, jamais l'Hotsaline n'aurait pu tirer ses missiles à temps contre l'Estalie ; ainsi, sa rhétorique anti-modérée a permis au Comité de Défense Internationale de promouvoir une politique militaire qui tient en un slogan simple "la meilleure défense, c'est l'attaque". Ainsi, le programme de Dane Pelikan tourne autour de quatre impératifs que sont l'accentuation des capacités de projection des forces terrestres estaliennes, le développement d'une aviation de chasse et de frappe qui rivalisera matériellement et numériquement avec l'OND, l'accroissement des capacités anti-aériennes de la Fédération afin de limiter la vulnérabilité de l'Estalie aux attaques balistiques et enfin l'augmentation du stock balistique estalien lui-même afin de proposer une riposte conséquente à tous ceux qui oseraient reproduire la stratégie hotsalo-teylaise contre l'Estalie. Ce dernier point a été sujet à de longs débats, beaucoup estimant qu'un tel programme serait financièrement très coûteux et au-delà des capacités de production de l'industrie de la défense estalienne mais Dane Pelikan a balayé ces affirmations d'un revers de la main en estimant que l'Estalie avait déjà une force terrestre et aérienne colossale qui la rendait invulnérable contre la plupart des nations sur le terrain et que leur dernière option pour combattre l'Estalie était directement de frapper son sol avec des armes balistiques, l'Estalie se révélant être impossible à envahir par des voies conventionnelles maintenant qu'elle était une grande puissance militaire, il faut donc une épée de Damoclès sur la tête des ennemis pour éviter qu'ils ne se servent à leur tour de leurs missiles balistiques dont l'efficacité révélée par l'usage carnavalais a permis à ce marché de gagner un nouvel essor à l'international.

  • Commission des Finances : Alexi Nikolic (Club Communaliste - BAC) ; 48% des voix ; Nikolic est un ancien ambassadeur de la Commission aux Relations Extérieures assigné à l'ambassade estalienne d'Axis Mundis, dans le Grand Kah. Bien que conscient de l'ingéniosité et de la capacité d'autocritique dont a toujours fait preuve les économistes estaliens sur leur propre modèle macro-économique, Nikolic est convaincu que le système économique estalien n'agit que comme un modèle de transition entre le capitalisme libéral d'avant la Révolution de Novembre et le véritable modèle économique libertaire qui serait représentée par l'économie d'abondance que bénéficie le Grand Kah. Le programme de Nikolic tourne donc autour de cette dynamique où il cherche à combattre avant tout la bureaucratisation de l'économie estalienne et cherche à y promouvoir l'autogestion le plus possible. Ironiquement, Nikolic est aussi un grand admirateur du modèle des Keireitsus kah-tanaises et cherche à reproduire le même modèle avec les coopératives exportatrices estaliennes, dont l'association à l'étranger est certes déjà fortement présente mais elle n'est aucunement régularisée et encadrée comme c'est le cas du Grand Kah, il cherche donc à former des "Keireitsus estaliennes" en quelque sorte. Cependant, comme le nombre de voix qu'il a obtenu l'indique, le nouveau Commissaire est fortement contesté par ses pairs, beaucoup estimant que le modèle kah-tanais comme peu fiable dans le contexte estalien et trop avant-gardiste, essayant de bâtir une image parfaite d'une économie libertaire mais en omettant les dynamiques internationales muées principalement par le capitalisme des autres nations. De plus, beaucoup d'économistes considèrent le modèle estalien comme plus performant (en témoigne notamment la croissance exceptionnelle de l'Estalie depuis 2014, faisant d'elle la cinquième puissance économique mondiale), plus flexible (en tenant en exemple les nombreuses réformes du système en moins de cinq ans) et surtout plus adaptée à la confrontation et à la concurrence des économies libérales. L'Estalie a toujours considéré être un contre-modèle du capitalisme, une alternative économique réaliste où le capitalisme n'est pas nécessaire pour qu'une économie fonctionne et prospère.

  • Commission à la Sécurité : Tihana Sedlacek (Action Communiste Libertaire - BAC) ; 58% des voix ; à la suite des bombardements hotsaliens, un débat s'est immiscé au sein de la Fédération mais qui a abouti à une conclusion assez simple : accepter le sacrifice à l'extérieur mais au moins laisser tranquille les Estaliens à l'intérieur. Cette position, initialement contesté par la plupart des clubs husakistes comme formellement irresponsable, est devenu un état d'esprit de plus en plus soutenu et fréquent, notamment au sein des partisans du Bloc Anarchiste et Communiste. Ces derniers ont estimés que compte tenu des sacrifices que les Estaliens consentaient à faire pour leurs camarades étrangers à l'international, il n'y avait pas lieu de mettre en place des politiques sécuritaires strictes au sein même de la Fédération, il était devenu inconcevable dans le débat public aujourd'hui de contester ouvertement l'ordre libertaire établi en Estalie, non pas par adhésion au régime actuel (bien que la très grande majorité des Estaliens en soient satisfaits) mais davantage par solidarité nationale, les sacrifices consentis touchaient tout le monde, les soldats de l'Armée Rouge venaient de toute la Fédération et même d'ailleurs, il était donc incohérent de se tirer dans les pattes à un tel moment. Bien que les critiques husakistes aient étés majoritaires, beaucoup ont considérés ironiquement que cette logique découlait justement de la logique husakiste elle-même qui promeut la guerre au capitalisme à l'extérieur et l'application rigoureuse et fonctionnelle d'une société libertaire à l'intérieur, c'est une logique qui a doucement pris l'ascendant dans le débat public et qui s'est exprimé aujourd'hui sur le vote de Tihana Sedlacek comme Commissaire à la Sécurité, une candidate qui estimait ni plus ni moins que la sécurité intérieure devait reposer exclusivement sur les polices citoyennes et qui prônait donc un désarmement progressif des unités de police fédérale, estimant que la police fédérale était fortement militarisée et qu'elle pouvait donc représenter un éventuel obstacle répressif de l'Etat fédéral face aux contestations internes, une idée qui s'avère insupportable pour la plupart des libertaires qui considèrent à juste titre que les logiques de répression étatique n'ont plus rien à faire en Estalie.

  • Commission à l'Enseignement :Dejan Yellin (Club de Coopération Anarchiste -BAR) ; 65% des voix ; ancien secrétaire du Commissaire à l'Enseignement précédent, Yellin souhaite poursuivre la politique de son prédécesseur en ouvrant davantage encore le système éducatif estalien dans un cadre plus international, prônant l'augmentation des accords d'échanges scolaires et universitaires avec le maximum de pays possibles afin de faire valoir la réputation des universités et des écoles estaliennes d'une part mais également car Yellin estime que l'éducation est, à l'inverse de la guerre, le meilleur moyen de combattre le capitalisme à travers l'apprentissage, le débat et la compréhension des mécanismes politiques, économiques et sociaux qui régissent le système capitaliste afin d'en démontrer toute l'inhumanité qui se dégage du système. Sa position pacifiste quant à la propagation révolutionnaire dénote beaucoup du climat très belliciste de la scène politique estalienne mais Yellin a su se montrer comme une figure rassurante pour des parents de plus en plus inquiets de l'endoctrinement de leurs enfants dans une logique guerrière dont l'école n'est pas vraiment étrangère.

  • Commission à l'Agriculture : Kaverina Tasha (Société ruraliste -BAC) ; 89% des voix ; partisane de la poursuite de la politique agricole actuelle, souhait d'une importance accrue de l'agriculture dans le KROMEVAT, Tasha est aussi partisane d'une unification relative des coopératives agricoles estaliennes et kartvéliennes afin d'unir les deux marchés agricoles en un seul et ainsi augmenter non seulement la taille du marché agricole fédéral mais également, dans une logique plus internationaliste que ses prédécesseurs, elle souhaite mettre à l'abri du danger le secteur agricole kartvélien qui reste encore sujet à de nombreux problèmes de corruption, de mauvaise gestion, de mauvaise distribution des terres ainsi qu'un manque évident de moyens techniques et de formation contrairement à l'agriculture estalienne.

  • Commission à la Justice :Rozovskaya Arina (Club Prodaykiste -BAC) ; 47% des voix ; poursuite des réformes judiciaires et de la simplification administrative des affaires judiciaires qui concernent les citoyens estaliens ainsi que les coopératives, Arina considère en autre que la justice doit jouer aussi un rôle dans le bon fonctionnement de l'économie et dans la résolution rapide des litiges commerciaux et économiques concernant les coopératives de communes différentes afin de mieux encadrer les rapports et les dialogues entre coopératives.

  • Commission du Travail : Rostov Kirill (Club Libertaire Renouvelé -BAR) ; 49% des voix ; ironiquement, la Commission du Travail a été sujet à de longs débats sur la question des entreprises publiques durant ces élections, beaucoup de citoyens remettant en question l'existence même de ces entreprises publiques qui continuent de représenter à leurs yeux le patronat sous une forme étatique et qui se rapproche beaucoup trop des modèles eurycommunistes qui remplacent le patron privé par le patron-Etat au sein de leurs modèles économiques. Cette hostilité a été contrée assez vite par un lot d'économistes résolument husakistes dans le débat public qui ont convaincus une certaine partie de leur audience à conserver les entreprises publiques du fait de leur utilité centrale dans les domaines stratégiques telles que la recherche, la défense ou l'exploitation des ressources naturelles, estimant que ces entreprises publiques doivent certes être réformées afin de servir encore davantage l'intérêt public avant tout mais que leur existence est justifiée, là où laisser les coopératives faire ne ferait que créer davantage de chaos. Rostov était un de ces économistes, il considérait notamment que la mise en coopérative du secteur de l'armement serait fortement incompatible avec le modèle encore très centralisé de l'Armée Rouge qui a besoin de stabilité dans ses commandes d'armement, sans oublier que le secteur de l'armement, s'il est public, est sous le regard de toutes les parties du gouvernement fédéral qui peut donc agir sur les ravitaillements de l'Armée Rouge dans le cas où celle-ci se retournerait contre la Révolution et tenterait un quelconque Coup d'Etat. Conserver les entreprises publiques, pour Rostov, est donc à la fois un gage de stabilité et un gage de sécurité de la Révolution, un moyen de contrôle sur la violence légitime des organes armés de la Fédération. En somme, le programme de Rostov Kirill est de réformer les entreprises publiques afin de donner à la fois un plus fort contrôle démocratique au sein même des entreprises et des moyens de rétroaction pour le gouvernement fédéral.

  • Commission des Relations Extérieures : Kristianya Volkiava (Club Libertaire Renouvelé - BAR) ; 52% des voix ; bien que réélue pour la cinquième fois consécutive à son poste de Commissaire aux Relations Extérieures, Kristianya Volkiava voit son mandat de plus en plus contesté par toutes les parties de la politique estalienne ; en effet, la jeune femme a dû faire face en 2017 à la crise en Hotsaline et sa perte d'influence sur les politiques militaires de la Fédération au profit de la Commission à la Guerre a porté préjudice à la réputation de modération que voulait se donner le Questan. Bien que la Commission continue de conserver une certaine indépendance, l'ingérence du SRR et de la Commission à la Guerre dans les réponses données aux pays étrangers est de plus en plus marquée et démontre la perte de contrôle de Kristianya Volkiava sur sa propre commission. Bien que réélue à 52% des voix, beaucoup d'experts considèrent que la jeune femme perd de plus en plus pied et beaucoup prédisent déjà que ce sera son dernier mandat. Le programme de cette année consistait à la fois en une continuation de la politique actuelle ainsi que le souhait de la Commissaire de résoudre le conflit en Hotsaline par la voie des négociations, une idée qui a été vivement critiquée et qui a fait perdre à la Commissaire une grande partie de sa popularité.

  • Commission aux Services Publics : Smotrov Yefim (Club Libertaire Renouvelé - BAR) ; 45% des voix ; principalement tourné autour de la question énergétique, Yefim considère qu'il est nécessaire que la politique énergétique de la Fédération s'oriente autour d'une position souveraine, ou à minima centrée autour de partenaires fiables, il est donc opposé à bien des égards aux accords en négociation avec le Drovolski et souhaite que la majorité des fonds de la Commission aux Services Publics soit resitué autour de la rénovation du parc nucléaire estalien.

  • Commission à la Santé Publique : Ulyanin Mitrofan (Association Collectiviste - BAR) ; 81% des voix ; partisan de la même politique que sa prédécesseuse, Mitrofan souhaite néanmoins accorder une certaine importance dans le budget de sa Commission à la mise en place de systèmes d'urgence sanitaire plus élaborés, notamment dans le cadre d'un conflit futur ; les bombardements hotsaliens ont surpris à bien des égards les services hospitaliers des villes estaliennes et bien que ces dernières ont pu finalement gérer la crise, certains patients lourdement blessés par les explosions sont morts de leurs blessures dans les heures qui ont suivis les attaques, davantage par incapacité des transports médicaux à arriver jusqu'à eux ou par manque de formation aux gestes de premiers secours des passants et des survivants, Mitrofan estime donc qu'il faut à la fois augmenter la proportion de citoyens entraînés aux gestes de premiers secours et accroître les moyens des services hospitaliers à arriver jusqu'aux lieux de l'intervention, en proposant notamment une flotte héliportée à la Commission à la Santé Publique qui serait dédiée aux interventions impossibles à atteindre par voie terrestre ainsi qu'aux interventions causées par des catastrophes naturelles qui ont tendance à endommager les infrastructures terrestres.
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