27/03/2016
04:35:09
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Changements | L'UEE renaît de ses cendres

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Dans ce topic seront affichées les discussions des représentants de chaque pays de l'UEE quant aux grands changements qui ont lieu en ce moment même dans l'UEE.


Il était l'après-midi lorsque ces discussions commencèrent. Au fond de leurs pensées, tous savaient qu'elles allaient durer des jours, des semaines et même qui sait, des mois ? Des heures et heures de longs débats fastidieux en boucle pour faire de l'UEE la meilleure des organisations du monde. C'était une souffrance certes, mais un mal nécessaire pour se détacher de "l'ancienne UEE" bancale et défaillante. Les premières discussions allaient concerner la répartition des institutions et les nouvelles institutions.


Voici la liste des propositions de nouvelles institutions et modifications sur les anciennes :
  • Le Bureau de Gestion des Ressources de l'Union devient le Bureau de Gestion des Ressources et des Energies de l'Union. Il est proposé à Rasken du fait de ses nombreuses entreprises d'énergie très présentes sur le marché mondial.
  • La Commission de la Stabilisation et de la Gestion Economique Eurysienne est proposée à l'Antérinie en récompense à son investissement dans l'Union.
  • La Grande Assemblée des Citoyens Eurysiens est proposée au Valinor en récompense à son investissement dans l'Union.
  • Le CDJSE (Conseil de Défense, Justice et Santé Eurysien) est dissout, réparti en plusieurs institutions : la Cour de Justice Eurysienne, proposée à la Tcharnovie ; le Bureau de Coordination Militaire Eurysien, proposé à l'Ambar et à Rasken ; et le Conseil de Santé Eurysien, qui n'est proposé à aucun membre pour le moment.
  • Le Conseil de l'Agriculture et de l'Alimentaire Eurysien est créé, proposé à la Kartvélie pour son agriculture importante et de ce fait, les connaissances de nombreux Kartvéliens dans le domaine.

Tous les représentants de chaque pays arrivaient peu à peu. Pour le Rus've, c'était Mikhail Obatchev qui représentait le pays. En effet, il était un des membres les plus investis au sein de l'UEE, rédigeant régulièrement les comptes rendus et participant à presque toutes les réunions et votes. Il était parfaitement placé pour représenter le pays. Il salua peu à peu ses collègues et homologues, avant que tout le monde fut enfin réuni dans la salle de conférence.

C'était une grande salle de conférence, parfaitement isolée, avec une longue table courbée, autour de laquelle étaient réunis tous les représentants, avec un micro et un siège confortable et derrière eux, leurs secrétaires / assistants. Les conditions étaient parfaites et à la hauteur de la réunion.

Salle de conférence

Soudainement, lorsque tout le monde fut présent, Mikhail Obatchev alluma son microphone et pris la parole. Sa voix retentit dans toute la pièce grâce aux enceintes placées dans les coins de la pièce :
« Mesdames et messieurs, mes camarades de l'Union Economique Eurysienne, bienvenue. Je me présente : Mikhail Obatchev, représentant du Rus've à l'Union Economique Eurysienne. Nous sommes réunis en ce moment même pour célébrer un grand jour, celui du renouveau, de la renaissance. L'Union Economique Eurysienne, organisation créée à l'initiative de nos pays fondateurs, est une organisation malade, et ce depuis un grand temps. Désormais, l'heure est à la renaissance comme je l'ai énoncé plus tôt. Nous allons d'aujourd'hui jusqu'à une date indéterminée, discuter et débattre, probablement sur plusieurs jours, des grands changements à appliquer à l'UEE pour lui permettre de revivre et de battre sa maladie. Mes biens chers collègues, merci de m'avoir écouté. »

Les applaudissements retentirent dans la salle avant de se taire et de laisser à place à qui sera le prochain à prendre la parole.
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Andreï Gaujlanov était un jeune diplomate à la trentaine. Issu des meilleurs écoles du pays, il avait été nommé il y a peu pour représenté la Tcharnovie dans ce qui devait être le point de bascule de l'UEE. Un point de bascule, qui mènerait cette organisation au bord de l'effondrement à se relever et à se restructurer. Pour lui, c'était une occasion en or de se faire un nom, mais aussi de participer activement à des défis politiques, économiques et culturels qui seront d'une importance capitale pour la Tcharnovie.

Ainsi, lorsqu'il écouta attentivement le discours de son interlocuteur du Rus've, il saisit l'occasion de la fin de sa prise de parole pour venir à sa suite afin de faire une proposition à l'assemblée de représentants réunis :


Andreï Gaujlanov - "Mes très chers collègues, pour commencer, il me parait important de parler de deux éléments indispensables à notre organisation.
Premièrement, il me parait important de parlementer du sujet de qu'est ce qu'un état membre ? Qu'est ce qu'un état partenaire ? Qu'est ce qu'un état observateur ? Si nous ne nous accordons pas sur ce premier point, la suite du débat pourrait être compromis. Je laisse cette question en suspens et je vous laisserais libre cours à vos hypothèses afin que l'on trouve tous ensemble une définition claire qui puissent apparaitre aux prochains candidats.
Aussi, un sujet me tient particulièrement à cœur. Il s'agit de l'Assemblée de l'Union Economique Eurysienne. Là où nos représentants étaient élus en fonction de nos parlements respectifs, ce qui provoquaient par ailleurs des inégalités de pouvoir entre les nations, je propose un nouveau système d'assemblée. Ainsi, chaque états membres disposeraient de 20 sièges chacun, afin de parfaire l'équilibre politique, et donc législatif, entre chaque états au sein de l'UEE. Les Etats Partenaires, eux, pourront disposer de 5 sièges à l'assemblée, afin de participer aux enjeux qui toucheront l'Organisation.
Je rejoins donc indirectement à mon avis pour ma première question : selon moi, représentant de la Tcharnovie à ce conseil, il me parait évident que le rôle de membre soit égalitaire en tous points, et je ne m'attarderais points dessus pour des raisons évidentes de débats. Pour les Etats dit "partenaires", afin de les faires participer de manière directe au sein de l'UEE, il faudrait leurs offrir la possibilité de se faire représenter comme je l'ai dis avant. Enfin, pour les nations observatrices, elles n'auraient aucuns sièges car n'étant là que pour observer d'où leurs noms.

Je laisse ces questions à vous et j'annonce le début de discussions afin de parlementer un véritable changement au sein de l'Union Economique Eurysienne.
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L'arrivée d'Eteri Chakhunashvili ne fut pas sans attirer quelques regards timides en sa direction. En effet, celle-ci, représentante de la République de Kartvélie, était vêtue d'une robe courte de couleur bleu marine, contrastant avec ses cheveux blonds et bouclés qui descendaient jusqu'au bas de ses omoplates. Elle semblait plutôt jeune, environ 28 ans, et conservait une jeunesse qui éblouit l'assemblée.

Prenant un siège, elle s'assit à droite de l'assemblée et commença à saluer celle-ci avec égard. Parlant d'un ton calme mais sérieux, elle dit :


Mes chers collègues, merci de votre présence en ces lieux, signe de l'attachement de nos nations à cette belle institution qu'est l'Union Économique Eurysienne. J'aimerais donner mon avis sur la question que nous a posée notre collègue représentant la Tcharnovie, monsieur Andreï Gaujlanov.

Nous connaissons les difficultés dans lesquelles se trouve l'Union Économique Eurysienne, comme nous l'a rappelé notre collègue Mikhail Obatchev, représentant du Rus've. Pour remédier à cela, une nouvelle assemblée doit être élue, dans laquelle la répartition des sièges doit être équitable. C'est là que je me rapproche de notre collègue Andreï Gaujlanov : je pense que chaque nation devrait être représentée de manière totalement égalitaire, du moment où elle est membre officiel. En ce qui concerne les partenaires, je suis plutôt favorable à l'idée qu'ils aient cinq sièges afin de donner leur avis sur les questions de l'Union, et je rejoins son avis sur les pays observateurs de l'Union. Ceux-ci ne devraient pas avoir de siège en raison de leur statut d'observateur. Cependant, j'aimerais apporter un contraste à ce propos : je pense que les pays observateurs pourraient envoyer un délégué chargé de répondre à certaines questions éventuelles de l'assemblée, ainsi que pour donner leur avis sur certains débats. Cependant, ils ne pourraient pas voter.

Je laisse la parole, merci de m'avoir écoutée.


S'étant levée, elle se rassoit pour écouter ses collègues...
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Valentin d’Antrania se leva et pris la parole :

Nous pouvons nous réjouir des grandes choses qui ont pu être accomplies, des avancées économiques et écologiques qui font resplendir notre union dans le reste du monde.
Nous pouvons nous féliciter d’adopter des positions communes lorsqu’il s’agit de la défense des droits humains comme le prouve le boycott généralisé que les États membres ont imposé au monstrueux Diango.
Mais il ne faut pas se reposer sur nos lauriers, nous avons fait un bon travail mais il faut éviter que cette Union ne devienne qu’un simple levier pour quelques membres influents.
En effet, mes très estimés collègues ont raison et je rejoins Madame Chakhunashvili et Monsieur Gaujlanov, les representants tcharnoves et kartvéliens ont suivi la voie de la raison et je ne peux que les suivre.
En effet il paraît inadmissible de voir de nombreux membres de l’Union Économique Eurysienne qui ne sont pas représentés à la Grande Assemblée des Citoyens Eurysiens dont la République de Kartvélie et l’Empire de Karty.
Non seulement ces états ne sont pas représentés mais l’assemblée ne prend pas en compte l’importance démographique des pays membres ainsi un état qui se limite à quelques millions d’habitants a autant de poids qu’un état peuplé par des dizaines de millions de citoyens, cela est parfaitement inadmissible.
En revanche je refuse de voir les pays partenaires prendre un quelquonque poids dans nos décisions, ils ne peuvent par consèquent pouvoir jouir de sièges à la Grande Assemblée des Citoyens Eurysiens.
Néanmoins j’accepte que l’on puisse autoriser les états partenaires à donner leurs avis mais aussi ils pourraient présenter des propositions de lois.
En revanche les pays observateurs ne devraient avoir aucun rôle dans cette nouvelle organisation, au mieux ils peuvent donner leurs avis directement à la G.A.C.E mais pas plus.
C’est ainsi que je concois le fonctionnement de notre Grande Assemblée des Citoyens Eurysiens et le rôle des états qui pourraient être considérés comme des "satellites" de l’Union et que ces derniers aspirent à rejoindre l’Union Économique Eurysienne.

Après avoir présenté ses idéaux, l’homme au costume blanc se rassit à la droite de sa collègue kartvélienne.
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Madame Eteri Chakhunashvili semble approuvée se que dit monsieur Valentin d’Antrania représentant de l'Anterinie...
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A l'écoute du discours de Valentin d’Antrania, Andreï Gaujlanov ne pouvait se résoudre à ne rien dire et dit alors :

Andreï Gaujlanov - "Monsieur Valentin d'Antrania, je me permet de rebondir sur vos propos car je crains que nous n'aillons point le même avis sur les questions liées à l'assemblée et aux états partenaires.

Selon votre désir, l'assemblée devrait se créer en fonction du nombre de personnes habitant dans un pays, mais ne voyez vous pas quel serait le problème que cela engendrerait ? Tout d'abord, les pays peu peuplés seraient donc défavorisés et délaissés par manque de poids politiques, ce qui n'inciterais point des nations qui peuvent être démocratiques, mais peu peuplées, à nous rejoindre. Ensuite, cela installerais une hiérarchie politique et créerait des systèmes d'alliances entre les différentes nations uniquement dans le but de s'attirer les faveurs d'un puissant qui dispose de bien plus de sièges que les autres.
Il nous faut des sièges équivalent, qu'importe la taille ou la population d'une nation. Les vœux de l'Union Economique Eurysienne souhaitait voir un monde égalitaire et juste, ce que vous balayer en proposant ainsi une hiérarchie politique dans l'organe même qui dirige les décisions de l'UEE.
Il nous faut abandonner l'Égoïsme qui souhaite que l'alliance ne soit qu'un protectorat des grandes nations pour laisser place à une coopération de nombreuses nations à égalité dans les possibilités de votes.

Pour ce qui concerne les Partenaires, ils disposent d'une relation intime avec l'alliance bien plus forte que les observateurs, ils se doivent donc de pouvoir exprimer leurs points de vues dans une organisation qui projette l'égalité et la liberté en valeurs principales. De plus, disposer d'un peu de pouvoir leurs permettraient de se sentir utile dans l'organisation, et ainsi de se rapprocher de l'UEE jusqu'à en devenir un membre. Comme je l'ai dit plus haut, l'heure n'est point à l'égoïsme, mais au partage et à l'égalité des pouvoirs.
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Après avoir calmement écouté les propos et les propositions du représentant tcharnove, Monsieur Gaujlanov, le représentant antérinien se leva et prit son micro :

Vous avez sur plusieurs points raison mon très estimé collègue, en effet il se peut que l’assemblée devienne un terrain de jeu pour les puissances démographiques qui ont rejoint l’Union, et que les petits états se verront confrontés à tel ou tel camps…
En effet cela est quelque chose qui doit être évité, les puissants qui composent l’Union Économique Eurysienne ne doivent pas asservir les moins forts, mais au contraire les soutenir et cela est selon moi l’un des fondements de cette vénérable organisation.
Mais permettez moi, Monsieur Gaujlanov, de vous poser une question, elle est très simple, pour qui votent les citoyens Eurysiens lors des élections Eurysiennes ?
Vous le savez tout aussi bien que moi, ils votent pour des partis, ils votent pour des idées mais ils ne votent pas pour soutenir leurs nations respectives à l’Assemblée.
Et vous le savez très bien, tout les États membres sont des États de droit et de ce fait ils envoient des partis aussi divers que variés au parlement Eurysien, ces partis créeront des groupes qui permettraient de faire avancer l’Union selon leurs idées et par conséquent ils ne représentent pas leurs pays, non ce sont les ambassadeurs d’idéaux qui sont internationalement représenté allant du Communisme au Fascisme…

Quant aux états partenaires, je suis d’accord avec vous, ils ont une relation particulière vis à vis de l’alliance qu’est cette organisation.
Mais en revanche j’émets quelques objections, à vous entendre ma proposition est digne d’un égoïste qui ne pense qu’au pouvoir, mais en vérité elle relève du bon sens…
Je m’explique, en effet interdire aux états partenaires d’envoyer des eurydéputés peut paraître injuste mais quelles seraient les différences entre un état partenaire et un état membre si tous les deux peuvent envoyer des représentants à la Grande Assemblée des Citoyens Eurysiens ?
En effet on suppose qu’ils se plieront aux décisions prises par le Parlement, et cela rendra encore plus floue la frontière qui sépare états membres et états partenaires.
Mais vous avez soulever une question intéressante, doit on responsabiliser les états partenaires, je répondrai énergiquement par l’affirmative.
En effet un état partenaire est un futur membre qui se stabilise voire qui se démocratise pour devenir un état membre.
Ainsi je pense qu’ils doivent nous seconder, nous autres états membres, ils doivent participer aux différentes commissions mises en place, comme la C.S.G.E.E ou le C.A.A.E et conseiller voire proposer de nouvelles notions ou de nouvelles lois à la G.A.C.E ou à la C.J.E.
Cela permettra de partager le travail et même de responsabiliser les états partenaire en leur permettant en plus de prouver qu’ils s’investissent au de l’Union Économique Eurysienne.

Cela dit, le jeune blond se ressaya à sa place et attendit la réponse des ses collègues avec un sourire distant.
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Andreï Gaujlanov laissa encore une fois terminer le discours de son interlocuteur Antérinien et répondit alors encore une fois :

Andreï Gaujlanov - "Monsieur d'Antrania, vous avez tout à fait raison en disant que les grandes nations doivent soutenir les faibles. Cependant, ce n'est pas en forçant ces dernières à devoir se plier à une assemblée où elles auraient que peu de pouvoir qu'elles s'encourageront à venir à l'UEE.
Pour ce qui concerne le votes des Eurysiens, la vision de voter pour des partis n'est pas forcément et toujours une solution. Il existe bien des alternatives qui fonctionnent tout aussi bien. je vais prendre l'exemple de nos camarades de l'UICS : leur système d'assemblée fonctionne extrêmement bien tout simplement pour deux raisons : chaque pays dispose de 20 sièges permanents aux membres mais tous unis autour du pays. Et par la suite avec d'autres pays ils peuvent créer des partis, c'est le cas chez les rouges. C'est par ailleurs ironiquement une leçon que nous devons tirer d'eux : il nous faut de l'unité par pays pour décomplexifier le système actuel qui requiert de prendre en compte les partis de chaque nation de son parlement afin de faire passer les idéologies, à l'assemblée Eurysienne.
Le peuple peut tout à fait voter pour une nation, et c'est ce qu'il me parait logique et capital pour une organisation comme l'UEE. Il ne faut pas se terrer à prendre en compte les idéologies et partis de chacun, on se rend très vite compte de la lenteur des prises de décisions et surtout de la dangerosité de voir apparaitre des pensées extrémistes au sein d'une UEE qui se doit d'être proche des valeurs fondamentales de la liberté et de l'égalité.
Ainsi, laisser 20 sièges par nation, comme je l'ai répété auparavant, permettrait de mettre en place une véritable égalité entre chaque nation, bien que cela ne vous plaises pas. Cela inciterait les nations à nous rejoindre car elles auraient le même poids que tous et enfin cela nous permettrait d'éviter de devoir changer le système d'assemblée quand un pays a le sien changé, ce qui me parait évident sinon des partis auraient des sièges importants alors que dans le pays originel non.
Et non, c'est ici que vous vous trompez ! l'UEE n'est pas un étendard de défense d'un idéologie quelconque, l'Union Economique Eurysienne est une assemblée de plusieurs nations s'étend décidés à s'aider économiquement, voir militairement parfois. Si nous sombrons dans l'idéologisme, alors l'UEE ne pourra plus exister car elle sera déchirée de l'intérieur par des courants qui ne veulent pas le bien des nations qui l'ont élu et des peuples qui vivent au sein de l'organisation !

Pour revenir sur les états partenaires, vous semblez vous-même vous contredire : Vous dites qu'il ne faudrait pas donner du pouvoir à ces possibles futurs membres au risque de ne plus voir la limite entre état membre et état partenaire pour après dire qu'il faut les responsabiliser ? Etes vous conscient de ce que vous venez de dire ?
Les Etats Partenaires doivent donner leurs avis dans les décisions de l'UEE en temps que possibles futurs membres, mais cela doit logiquement passer par l'autorisation d'un nombre de sièges définit, c'est pour cela que j'en propose 5. Pour revenir sur vos propos, vous parlez de potentiellement les laissez proposer des propositions de lois, mais... Vous vous rendez compte de l'illogisme de cette idée ? Vous laissez les Etats partenaires proposer des lois mais sans qu'ils n'ont de sièges ? Ce n'est tout simplement pas logique et pour moi, humble représentant d'un pays qui a bien connu les systèmes de votes différents à travers son histoire, point fonctionnel.
Les Etats partenaires doivent se responsabiliser et participer à l'Union Economique Eurysienne, mais cela passe par leur droit de disposer de sièges à l'Assemblée de l'organisation."


Andreï Gaujlanov se rassit alors, attendant l'énièmes réponse de son interlocuteur Antérinien.
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Malgré le ton sec de son collègue Tcharnove, Valentin d’Antrania se leva et pris une nouvelle fois la parole, cette fois-ci il arborait un sourire ironique inimitable.
Et de ces yeux bleus perçant on pouvait constater qu’il fixait avec insistance le représentant de l’Union Confédérale de Tcharnovie.


Je remercie Monsieur Gaujlanov de sa franchise, et je ne peut m’empêcher de reconnaître qu’il tient des propos cohérents sur certains points.
En effet le système fonctionnant de la même manière que celui de l’Union Internationale du Communisme et du Socialisme s’avérera sûrement plus efficace que notre système actuel qui est composé de plusieurs partis qui s’assemblent pour former des coalitions.
Cela rendra certainement la prise de décision plus aisée, et surtout moins lente et les débats en deviendront moins vains.
C’est ainsi que j’accepte et soutien votre prise de position sur une sorte d’assemblée des nations égalitaire qui permettra je l’espère de meilleures relations entre les membres de l’Union qui seront dorénavant obliger de coopérer ensemble pour le bien des nations membres, et bien plus encore pour le bien des peuples qui composent nos états.

Mais néanmoins je me vois obliger de vous contredire sur une autre controverse, quelle place sera attribuée aux états partenaires, et par conséquent qu’elle sera leur importance dans la prise de décision de l’Union Économique Eurysienne.
Vous considérez ma prise de position sur ce sujet comme « incohérente », je vous réponds que vous ne comprenez rien à ce que je dis.
Car je tiens à préciser qu’un état partenaire aspire bien souvent à devenir membre de l’Union et par conséquent on ne peut leur donner des sièges que je considère comme l’apanage des états membres, mais en revanche ils pourraient nous suppléer dans la gestion des institutions qui nous été distribuées.
Mais je reconnais que certains de mes propos étaient illogiques, car en effet les états partenaires ne devraient pas pouvoir proposer des lois, car comme vous le dite ce système là deviendrait incompréhensible.

Mais j’aimerai aussi aborder d’autres sujets, car si nous nous battons comme des enfants pour savoir qui a raison, nous n’avancerons jamais dans ce débat organisé par Monsieur Mikhail Obatchtev, et nous ne pourrons aborder des sujets tout aussi important.
Certes la place des états membres au sein de cette Institution et la répartition des sièges dans la Grande Assemblée des citoyens Eurysiens entre les états membres est importante mais j’aimerai aborder cette fois-ci l’importance des des décisions qui seront prises par cet organisme.
C’est à dire quel sera le degré d’importance des lois qui seront voté, autrement dit devons nous déléguer une partie de notre souveraineté à cette auguste assemblée ?
Face à cette question éminemment complexe je ne donnerai pas mon avis, j’attends de connaître les positions de chacun des états conviés à ce conseil.

Puis il se rassit, en attendant la réaction des autres participants et notamment celle de son collègue, le représentant Tcharnove.
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Axel Orndorff écoutait calmement ses homologues discuter. Une fois que son collègue Valentin d’Antrania eut fini, le Raskenois se leva de sa chaise pour prendre la parole.


Axel Orndorff : Avant de passer à un autre sujet, j’aimerais tout de même exposer ma position sur la question des partenaires et du nombre de sièges.

Premièrement, je rejoins la position de mon homologue tcharnove. Si le nombre de sièges que possède chaque pays était décidé en fonction de sa population, cela désavantagerait beaucoup trop les petits pays, qui seraient obligés de se regrouper pour espérer faire entendre leur voix. Un nombre de sièges fixe par pays, quelle que soit leur population, me semble donc une bonne idée. Vous proposez une vingtaine de sièges par pays, cela me convient également. Cependant, rien n’empêche d’en avoir plus ou moins ; le nombre exact de sièges par pays sera donc à discuter si nous choisissons d’adopter cette approche.

Deuxièmement, la question de savoir comment ces 20 sièges seront attribués. Sur ce point, je suis en désaccord avec vous deux. Pour moi, le fait que les partis de nos pays membres soient représentés à l’assemblée de l’UEE est la meilleure solution, mais aussi la plus démocratique, nos citoyens votant alors pour leurs idées. Car si nous créons simplement des groupes parlementaires pour chaque pays, comme par exemple le groupe Raskenois, Tcharnove, etc., à quoi bon envoyer 20 représentants alors qu’un seul suffirait ? De plus, si nous faisons des groupes parlementaires par pays, il y a deux possibilités : soit c’est le gouvernement du pays en question qui choisit les 20 parlementaires, et alors le peuple n’a plus son mot à dire ; soit le peuple vote pour des candidats sans étiquette politique, mais ceux-ci auront quand même leur propre idéologie, ce qui reviendrait à créer des groupes parmi les 20 parlementaires qui ne voteraient pas de la même manière. Si ce sont des partis qui se rendent au parlement de l’UEE, ils y vont pour défendre les idées pour lesquelles ils ont été élus.

Quant à la question des États partenaires, je suis également en désaccord avec vous deux. Ma vision, et par extension celle du gouvernement Raskenois, est la suivante : les États partenaires ne devraient avoir aucun rôle au sein des institutions de l’UEE. Vous dites que les partenaires sont de futurs membres, c’est bien cela ? Pensez-vous vraiment, par exemple, que la Rimaurie ait la moindre intention de devenir un membre de notre union ? Bien sûr que non. Un État partenaire veut seulement pouvoir bénéficier de certains avantages, comme des réductions de taxes, des droits de douane allégés ou des coopérations technologiques. Si un pays postule directement pour être partenaire et non membre, c’est qu’il ne veut pas participer à la vie de l’union. Je ne les blâme pas, mais être un État partenaire, c’est vouloir quelques avantages d’un membre de l’union, sans avoir les responsabilités d’un membre. À ce titre, je ne vois pas pourquoi ils devraient avoir leur mot à dire lors des votes. Ils ne devraient même pas pouvoir faire de propositions, étant donné que les restrictions qui s’appliquent à un membre ne s’appliquent pas à un partenaire. Pour toutes ces raisons, je suis contre le fait que les partenaires aient un quelconque pouvoir lors des votes. Qu’il y ait des représentants ne me gêne pas, mais ceux-ci ne devraient être là que pour observer, et même cela pose problème si le sujet en discussion est sensible.
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Juste après la prise de parole de Axel Orndorff, le Premier Ministre Kartien s'apprêta à prendre la parole. Homme d'une trentaine d'années et vêtu d'un costume, il resserra sa cravate, se leva et de ses yeux bleus, il fixa l'assemblée.

Oswald Hatshaf: Mes salutations à tous. Je me présente, Oswald Hatshaf, Premier Ministre de l'Empire de Karty. Vous le savez sûrement, mais l'Empire de Karty vient de sortir d'une courte période de crise. Courte, certes, mais dévastatrice. Néanmoins notre Ministre de la Défense Nationale a réussi à résoudre la situation, évitant le pire, à savoir une guerre civile, qui aurait eu des répercussions sur l'Empire et donc sur l'UEE. Je précise que le Tsar Stanislas I n'a pas pu vous honorer de sa précense en raison d'un empêchement. Enfin, trêve de présentations, je vais passer au vif du sujet.
Ce n'est un secret pour personne, l'UEE connaît une période de très grand changement. Je vais donc exposer mon point de vue, premièrement, je remercie promptement mon homologue Antérinien qui l'a très justement souligné, l'Empire de Karty n'est représenté dans aucun institution de l'UEE, même la GACE. Comment cela se fait-il ? Je n'en ai pas la réponse. Deuxièmement, selon moi, la population ne devrait pas voter afin de choisir ses représentants à l'UEE qui est une organisation internationale et non nationale. Cela engendrerait un désordre évident, pour moi, c'est au dirigeant de la nation d'envoyer ses représentants, car, le peuple a voté pour ce dirigeant, il est donc légitime à envoyer ces personnes. Troisièmement, et sur ce point je rejoins l'opinion raskenois, un état partenaire n'a aucune légitimité à voter dans nos institutions. Je suis en opposition formelle avec Andreï Gaujlanov, vous dites, je cite "l'heure n'est point à l'égoïsme, mais au partage et à l'égalité des pouvoirs." Belle phrase que voilà mais dénuée de sens. Un état partenaire ne souhaite pas rejoindre l'UEE en tant que membre pour ne pas endosser cette responsabilité ? Très bien, mais dans ce cas il ne doit profiter de tous les avantages sans les inconvénients, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ! Quatrièmement, je suis en légère opposition avec Valentin d'Antrania, une répartition des sièges en fonction de la population créerait des inégalités constantes, et de plus, créerait une dominance des états peuplés sur les états faiblement peuplé. Dernièrement, je le dis encore une fois, mais l'Empire de Karty doit être représenté dans l'UEE sinon à quoi cela nous servirait d'être dans une union avec seulement les inconvénients ? Je vous le demande. Et je termine en disant ceci: Nous sommes certes en période de troubles, mais de grands changements impliquent de grands sacrifices, l'UEE va renaître, plus forte qu'elle ne l'a jamais été.

Oswald Hatshaf, ayant terminé sa prise de parole et alla s'asseoir, échangeant un bref regard avec Valentin d’Antrania.
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Le représentant antérinien se sentait d’attaque pour cette nouvelle séance, ses yeux, d’un bleu profond qui feraient fondre le cœur de n’importe quelle femme, brillaient d’une étrange lueur, cette lueur permettait de faire comprendre aux représentants eurysiens et au gouvernant kartien sa determination, en effet il savait que l’Union était loin de briller par son activité et que plusieurs candidats se bousculaient, « Les dossiers fuseront lorsque nous conclurons cette conférence » avait t’il dit. Certes de grandes avancées avaient été faites, les commissions avaient put être instaurées et partagées entre les divers états membres…
Mais d’un autre coté il devait représenté les intérets antériniens, et pour cela il devra batailler ferme, il a pu « imposer » ou du moins faire un minimum conscensus avec ses premières propositions. Mais il savait que la bataille ne faisait que commencer, le statut des états partenaires a pu être clarifié mais néanmoins le gros est à faire, les nouveaux changements économiques et sociétaux devaient être abordé et les modèles radicalement opposés des états membres n’aideraient certainement pas à atteindre une certaine bonne entente…

Le cousin de Sa Majesté se leva, il avait décidé de porté un costume bleu marin, et il appuya sur le bouton « ouvrir » et parla…

Bien maintenant nous avons terminé de débattre sur le statut des états partenaires, en effet, je le rappelle pour ceux qui se montraient assez distant voire distrait , (il regarda avec insistance les représentants ambarois et valinoréens ainsi que le travien qui avait visiblement l’air de dormir) les états partenaires n’auront aucune influence dans nos prises de décisions, par conséquent, ils n’auront aucun siège qui leur sera attribué à la Grande Assemblée des Citoyens Eurysiens, ils ne participeront d’ailleurs d’aucune manière à la vie de nos diverses institutions.
Mais dans un autre temps nous avons pu constater que le modèle de l’Union Internationale du Communisme et du Socialisme pourrait être applicable pour la Grande Assemblée, et de ce fait nous distribuerons un nombre limité de siège (20 idéalement) aux états membres de cette union. Nous oublierons ainsi le principe, que certains considère inégal, qui consiste à distribué le nombre de siège en fonction du nombre d’habitants des états membres…
Autrement dit nous avons dorénavant l’armature qui maintiendra debout la Grande Assemblée des Citoyens.
Bien évidemment afin de nous assurer le soutien de la majorité des états membres, un vote sera fait à huis clos pour éviter de nous perdre dans des débats qui dureront trop longtemps.

Ensuite nous devons aborder un tout autre sujet, cela nous concernera plus directement, en effet nous avions débattu du rôle des états partenaires, maintenant, je l’espère, que le sujet est clos nous pouvons évoquer des questions tout aussi importantes.
Vous n’ignorez pas que le représentant valinoréen, si il ne se montre pas des plus bavards lors de nos réunions, est bien plus loquace lorsque nous prenons le café et il a pu nous faire part de ses idées. Je n’aurai pas l’inélégance de les dévoiler et je laisse à ce dernier le soin de nous exposer ses idées et par la même délier sa langue (les divers représentants se mettent à sourire et Valentin d’Antrania reprit son plaidoyer tout content de sa boutade).
C’est pour cela que je me bornerai à réciter les directives qui reflètent les intentions antériniennes et j’espère que mes très estimés collègues se rangeront du coté antérinien. Pour rendre la lecture des directives qui m’étaient adressés plus intéressantes et certainement plus digestes je me permettrai de les énumérer sous formes de points.
1°) Nous refuserons catégoriquement toute forme de monnaie unique qui nous serait imposée par l’Union.
2°) Nous serions prêt à appliquer les lois mineures qui seraient imposées par la G.A.C.E mais néanmoins elles seront soumises à un examen devant les assemblées.
3°) Toutes mesures diplomatiques prises par la G.A.C.E ou tout autre organe diplomatique interne à l’Union seront appliqués et si elles portent atteinte à la Diplomatie ou au Commerce antérinien en général nous nous reserverons le droit de considérer les-dites mesures comme caducs.
Voilà, ce sont les trois principales directives qui m’ont été transmises par le gouvernement, et ce dans le but de préserver les intérêts antériniens et d’assurer la souveraineté nationale…

Il termina ainsi son discours, certes il aurait pu mieux trouver mais il craignait de monopiliser l’attention et surtout il attendait avec impatience les grands muets, notamment le représentant Valandil.
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Madame Eteri Chakhunashvili écouta patiemment les discussions qui ne l’intéressaient guère. La politique était bien plus intéressante en Kartvélie, se disait-elle. Cependant, le représentant antérinien avait mis un point sur la table qui déplaisait à Madame Eteri Chakhunashvili : la question monétaire. En effet, pour qu’une économie interne soit forte, il fallait impérativement adopter une monnaie unique, sous réserve de quelques exceptions. Mais tout le monde savait qu’assurer l’indépendance, voire la puissance économique, de la majorité des membres de l’Union Économique Eurysienne exigeait un accord sur ce point. Elle comprenait que cela ne soit pas évident pour tout le monde, mais pour elle, la réunion devenait cruciale à cet instant.

Humhum...
Chers collègues antériniens, je vous remercie pour vos belles paroles et vos boutades avisées.
Cependant, un sujet nous divise : la question monétaire.
L’indépendance et la supériorité économique de l’Union Économique Eurysienne doivent impérativement passer par l’adoption d’une monnaie unique par la majorité de ses membres.
Cela dit, je reconnais que cette décision n’est pas simple à prendre. Je pense que certaines exceptions et concessions peuvent être envisagées, mais il est essentiel pour l’Union que nous bâtissons d’adopter cette mesure.

Elle laissa ensuite la parole aux représentants des autres nations...
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Oswald Hatshaf décida de se lever afin de clarifier la situation sur la question d'une monnaie commune.

Oswald Hatshaf: Tout d'abord, je tiens à marquer mon désaccord total sur une monnaie commune. Le Saint Empire de Karty est strictement du même avis que l'Antérinie, nous refusons d'échanger le Karts par l'Eury, l'Empire souhaite garder une certaine indépendance et notamment sur la monnaie. De plus, là n'est que mon avis, la monnaie d'un pays doit être contrôlé par celui-ci, sans quoi, il n'a plus le pouvoir sur son économie.
Ainsi, je propose d'établir une monnaie commune à notre union uniquement pour les pays qui le souhaitent, ce sera tout.
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Madame Eteri Chakhunashvili semble être d'accord avec la dernière affirmation d'Oswald Hatshaf sur le fait que chaque nation peut choisir d'accepter ou non l'Eury, cependant une monnaie commune reste une source sûre de croissance de l'économie des pays possédant cette nouvelle monnaie. De plus, une monnaie commune implique une garantie de la paix entre les nations, et avec un organe fort de législation sur l'impression de nouveaux billets, cela peut prévenir tout problème d'inflation.
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