21/06/2018
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[RP] Guerre civile | Affaires intérieures du Gualintang

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Affaires Intérieures du Gualintang


drapeau
Drapeau du Gualintang

Ce topic racontera tous les évènements se produisant et ayant un lien avec la faction du Gualintang. Merci de ne pas écrire après ce post.

Qu'est ce que le Gualintang ?

Il s'agit d'un état regroupant des seigneurs de l'ouest de la Ramchourie visant la création d'un état Républicain au mieux, ou oligarchique si les aristocrates locaux l'acceptent. Ils estiment que les libertés fondamentales et l'égalité en droit doit enfin s'appliquer en Ramchourie, et appliquent déjà ces derniers sur les territoires dominés. Il existe également une assemblée, le multipartisme étant accepté. Cependant, car étant en temps de guerre, il n'y a qu'un seul parti politique : le Gualintang.

Qui le dirige ?

Les seigneurs locaux dirigent de manières différentes leurs territoires, cependant ils reconnaissent qu'au dessus d'eux se tienne l'autorité centrale, c'est à dire le Président. Le gouvernement actuel reconnait comme Président Temporaire Minh-Aû-Choh. Néanmoins, suite aux dernières élections, le 2 Janvier 2018, le premier président élu du Gualintang, Jiang Wen, prend la relève de Minh-Aû-Choh et prend donc ses fonctions.

Jiang Wen
Président Jiang Wen


Atlas
Manufactures 8 ( 8/8 )

Forges 5 ( 0/5000 )

Hopitaux 3 ( 0/300 )

Soldats 28 000 ( 9 000 professionnels, 4 000 réservistes, 15 000 conscrits )

Armes :

Tableur sur les unités traditionnelles

Tableur sur les unités spéciales

Taux de stabilité :

55% ( + 5% ( victoires sur l'Empire ramchoure et sur la Confédération ) )

Taux de popularité :

Tanska : 55%

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Suite au traité de Bonh-Zong, le Parlement ( anciennement Assemblée ) a donc été élu pour la première année ( 2014 ) le 10 Mai 2014. L'unique parti présent est le Gualintang avec 100 sièges. bien que celui-ci dispose de tous les sièges au Parlement, il n'a aucun pouvoir actuellement, car le Président provisoire dirige seul le Gualintang afin d'éviter des soucis de décisions politiques prises lentement et qui pourraient être fatales pour la faction si jamais une invasion avait lieu.

Minh-Aû-Choh préfère donc éviter cela en contrôlant totalement le pouvoir, mais a expliqué lors d'un discours que lorsque que l'ouest du pays soit un quart de la Ramchourie sera Gualintangaise, alors il laissera le multipartisme s'appliquer. Avant serait risquer de devenir faible face aux autres factions.

Ainsi, cette formation du Parlement, pourtant inutile, est crucial : Cela permet à tout le pays d'observer que le Gualintang souhaite la démocratie par les simples mots de "création du Parlement" et pourrait donc permettre de faire venir de nouveaux seigneurs pour rejoindre la cause du Gualintang.


Entre temps, les négociations entre le Tsi et le Gualintang semblent bien se passer, la seigneurie semblant être favorable à la faction. Ainsi, si le temps avance en faveur des démocrates, alors leurs territoires grandiront plus en Ramchourie et peut être forceront certains seigneurs à renforcer le Gualintang.
Autrement, le Zhai, état proche de l'Empire Ramchoure et étant à la frontière Est du Gualintang, semble intensifier ses mouvements militaires. Bien que nous en savons pas réellement qu'est ce qu'il se prépare, Minh-Aû-Choh a ordonner une fortification générale des frontières afin de se préparer face à d'éventuelles incursions voisines.


"Que la Démocratie apporte aux Ramchoures la paix"...
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Gualintang

Décret Numéro 1 du Président Provisoire Minh-Aû-Choh


12 Mai 2014


"Mes chers et chères compatriotes, l'heure est au changement !

Je me suis rendu à une réunion il y a peu afin de complètement transformer notre forme étatique actuelle qui n'aurait pas pu, comment elle était, fonctionner de toute évidence. Les 6 seigneurs actuels ont été également présent à celle-ci afin de faire part de leurs propositions et à leurs inquiétudes. Je tiens donc à vous annoncer les changements qui vont nous toucher.

Premièrement, suite à de longues négociations, l'état de Tsi a accepté de rejoindre notre mouvement ! Cela est une véritable avancée car elle permet de doubler notre territoire et de plus, grâce aux forces présentes sur ces territoires, à plus facilement vous protégez d'un éventuel danger. Aussi, cette extension nous permet de nous affirmer réellement sur l'échiquier National, qui est aujourd'hui dominé par la honteuse Seigneurie Elective et par l'abominable Confédération Ramchoure ! Ainsi, c'est avec de la puissance que nous nous levons actuellement !

Pour ce qui concerne la réunion avec les 6 seigneurs, nous avons décidé de détruire le système hiérarchique des seigneuries afin de créer un territoire national uni sous un seul gouvernement ! Le principal problème qui avait causé autant de guerres internes étaient bien la division seigneuriale à laquelle nous nous sommes tous habitués ! Cependant, il faut que cela change !!!
Ainsi, je déclare la naissance d'un nouveau Gualintang, démocratique, solidaire et plus uni que jamais !


Président Provisoire Minh-Aû-Choh
Décret du 20/05/2014 a écrit :
Article I : Toutes les seigneuries incluses au sein des territoires du Gualintang sont confisquées et deviennent des territoires nationaux n'ayant pas de divisions administratives.

Article II : Les anciens seigneurs perdront leurs titres, cependant ils auront droits à garder leurs domaines d'habitations.

Article II : Les habitants vivants dans les territoires appartenant au Gualintang seront appelés Gualintangais/Gualintangaise ( singulier ) | Gualintangais/Gualintangaises ( pluriel )

Article IV : La monnaie du Gualintang ne sera plus le Ramtzou, mais deviendra le "Yuzin", passant d'une monnaie à pièces à une monnaie à billets majoritaires.


Partie de la guerre civile non-publique :

Article V : Le Gualintang s'engage, en cas de victoire de sa part lors de la guerre civile de Ramchourie, a créer une nation unie dirigée par un système Oligarchique centralisé.

Article VI : Le peuple pourra élire les "Electeurs". Ces derniers auront un mandat de 10 ans et seront un certains nombres par départements. Ils gèrent les affaires de la justice.

Article VII : Les Oligarques, nommés "Tribuns" seront votés par les "Electeurs". Ceux-ci auront un mandat de 5 ans et seront au nombre de 10. Ils gèrent les affaires exécutives et peuvent donner leurs avis dans les décisions législatives.

Article VIII : Le Président est voté par les "Tribuns" pour un mandat de 5 ans. Il gère les discussions diplomatiques à l'international et est le représentant du Gualintang. Il dispose d'un droit de veto pour les affaires législatives.

Article IX : Le gouvernement ( ministres, ect... ) est nommé par le président et validés par les Oligarques. Il peut exprimer son avis sur les sujets et sur les propositions faites par les Oligarques.

Article X : Le parlement est voté par le peuple pour une durée de 2 ans. Il dispose du pouvoir législatif.

Le décret à été refusé par le Parlement à 40 voix contre 60

Cependant utilisation du droit de Veto du président

Le décret est donc accepté
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Nouvelles élections Parlementaires à Bonh-Zong


Nouveau Parlement du Gualintang


Après presque un an de guerre en Ramchourie, le Président Provisoire, Minh-Aû-Choh, a décrété de nouvelles élections parlementaires afin que le peuple puisse s'exprimer politiquement. Ainsi, du 10 au 20 Janvier 2015 se sont tenus les dépouillements des votes afin de connaitre les partis majoritaires à l'assemblée. Cependant, avant de révéler les résultats, il est important de comprendre comment les votes ont eu lieu.

Le Gualintang a décidé d'autoriser finalement le droit de vote universel masculin, excluant les femmes et les enfants des législatives. Cependant, ce n'est plus que les classes aisées qui peuvent voter, mais tous les hommes de toutes les catégories sociales, ce qui est un changement historique d'une importance sans précédant. Jamais, dans toute l'histoire de la Ramchourie, des hommes de différentes classes sociales votaient à égalité pour des élections.

Egalement, les votes se font par communes, ou municipalités. Chacune d'entre elles est généralement le territoire historique d'une seigneurie locale. Lorsqu'un parti gagne plus de 50% des voix d'une communes, on dit alors que la municipalité est à majorité du parti. Cependant, les autres voix minoritaires sont aussi prises en comptes. De ce fait, lors de la carte électorale transmises dans les panneaux d'affichages des villes, les différentes couleurs représentants les partis témoignent de la majorité des votes pour un parti, mais pas de la totalité des voix de la commune.

Ainsi, pour terminer, voici les résultats des élections, qui se terminent avec près de 75% des votes pour le Parti du Gualintang, dirigé par Minh-Aû-Choh, suivit du Parti Conservateur Ramchoure, dirigé par Taî-Dû-Boua, conseiller du président temporaire, et enfin le Parti Socialiste Ramchoure, dirigé par Pon-Pot, un jeune ramchoure acquit aux idéaux de la révolution des printemps rouges de 1976 ( une période trouble de l'histoire dans laquelle des révoltes populaires ont éclaté, voulant mettre en place les libertés fondamentales et des droits plus égalitaires entre les citoyens du pays ).

Carte des Résultats des Elections Parlementaires

20/01/2015
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Changement de Drapeau de la Faction, pourquoi ?


Un véritable scandale qui a tourmenté la nation ces derniers jours. En effet, peu de temps après l'élection du parlement, des voix, principalement des historiens, se sont élevées sur un sujet... pas moins délicat. En effet, après des mois de recherche, il s'avéra que l'emblème du drapeau, symbole de puissance et de détermination, n'était autre que l'armoirie des impériaux de la nation du Grand Ling...

Après que cette nouvelle ait fait la une des journaux locaux, plusieurs députés se sont indignés de cet acte honteux et totalement infantile, dont Tian Pheng, membre du Parti Socialiste Ramchoure, aurait déclaré : "Qui c'est l'con qui a mit ce symbole royaliste sur notre drapeau ???!". Après nombre de recherche qui furent longues et difficiles ( sur 3 jours ), cette étrangeté fut justifié : en effet, le créateur du drapeau, un certain Feng Man, était un grand admirateur du pays du Grand Ling. Ainsi, quand on lui demanda de faire le drapeau de la faction, il plaça l'armoirie de la famille impériale de ce pays, en le justifiant par la puissance et la détermination des dragons.

Après l'avoir retrouvé, il fut jugé et condamné à 1 ans de prison pour crime contre la nation. Bien qu'au premier coup d'œil ce détail soit anodin, en vérité les armoiries lingoises sont liées à la monarchie, là où le Gualintang promeut une forme de république. Ainsi, allier à ce point les symboles entre les deux régimes étaient absolument révoltant pour nombre de députés et d'habitants de la faction.

Après cette péripétie, un nouveau symbole remplaça l'ancien. Celui-ci, à travers ses quatre barres, symbolise la puissance ( noir ), la pureté ( blanc ), le ciel ( donc l'avenir, en bleu ) et le soleil ( la légitimité de la faction, en jaune ). Autour, des motifs de blés/céréales sont figurés afin de rappeler l'origine populaire de la faction, et ainsi d'unifier le peuple autour d'un seul drapeau.

Nouveau Drapeau de la Faction

23/01/2015
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Invasion et conquête des territoires de l'Empire Ramchoure


Artillerie du Gualintang se préparant à attaquer les forces impériales
Artillerie Gualintangaise se préparant à pilonner l'armée impériale à Tankan'g le 28 Septembre 2015
( ville dans l'ouest de l'Empire Ramchoure)

Après la conquête et l'intégration de nombreux territoires sécessionistes de l'autorité centrale de la Ramchourie depuis Juin 2014, le Gualintang de Minh-Aû-Choh se retrouve à disposer d'une frontière avec le prétendu "Empire de Ramchourie". Rapidement, des embuscades et des petits affrontements ont eu lieu à la frontière entre les deux factions. Ces petites batailles ont rapidement fait monter en tension les deux gouvernements factionnaires. Déjà occupé face au Sunchian depuis le 20 Aout 2014, soit un an et demi, l'Empire commençait à stagner dans ses conquêtes, lié notamment à son manque de ravitaillement et son armée plutôt archaïque.

Cette faiblesse, couplée à des tensions au sein même de la cour entre Huan Gai, général et conseillé de l'Empereur, et ce dernier répondant au nom de Gongsun Sue. Le premier revendiquant une politique agressive et belliqueuse afin de rapidement réunir le pays. Le second, lui, souhaitait une politique plus penchée vers la diplomatie afin de créer de solides alliances avec des seigneurs locaux. Alors que le premier devait avoir l'ascendant sur le second, il se trouva ( grâce aux services de renseignement de Minh-Aû-Choh ), que Huan Gai avait fait abdiqué l'empereur vers Septembre 2015. Il s'était alors auto-proclamé empereur des Ramchoures, soulignant un lien hypothétique avec la dynastie Sue ( dont est issue Gongsun Sue ).

Cet affaiblissement, qui s'enchainèrent par des mouvements sécessionistes au sein même de l'empire, à cause de l'illégitimité de Huan Gai ( et entre-autre alimentés par les services gualintangais ), était un coup de chance pour Minh-Aû-Choh, qui décida d'envoyer un ultimatum ordonnant la soumission du territoire de l'Empire pour rejoindre le Gualintang. Comme il fallait s'y attendre, Huan Gai refusa le message du président temporaire de Bonh-Zong.

Après un appel téléphonique avec la Reine du Royaume Constitutionnel ( les forces coalisées ayant créés une ligne de communication afin de mieux coopérer entre les grandes instances des trois factions ), le Gualintang, soutenu par des envois d'armes à l'armée du Gualintang, envahit l'Empire Ramchoure le 24 Septembre 2015, date d'échéance de l'ultimatum.

Au grand étonnement des forces du Gualintang, dirigées par Pne-Deu-Kamyon, général issu de l'ethnie Khemyong, comme le président temporaire, la progression fut rapide et sans réelles difficultés. Les rares armées impériales se faisant déchiquetées car mal préparées et surtout, à peine équipées d'armes à feu. Cette infériorité claire à largement permit la prise de nombreux territoire, comme à Tankan'g où la toute nouvelle artillerie du Gualintang fut testée, provoquant de vastes dégâts, et appuyant la puissance de la faction.

Général Pne-Deu-Kamyon, commandant en chef des armées du Gualintang
Général Pne-Deu-Kamyon, commandant en chef des armées du Gualintang, prit en photo lors de la prise de Shetang le 30 Septembre 2015
( petit village dans l'ouest de l'Empire Ramchoure)

Après l'avancée rapide des forces du Gualintang, les rares seigneurs sur la route des armées de Bonh-Zong s'inclinèrent et rendirent les armes, préférant rester en vie que de combattre dans un affrontement perdu d'avance. Malheureusement pour eux, afin de sécuriser leurs arrières, Pne-Deu-Kamyon décida d'exécuter tous les seigneurs qui se trouveraient sur leur chemin. Cette tactique a provoqué un certain mécontentement dans la sphère politique, Minh-Aû-Choh désavouant ce genre de comportement. Finalement, il décida de fermer les yeux, sachant que la situation était à la stabilisation des territoires conquis.

De plus, Taï-Du-Boua, conseillé du président temporaire, aurait prouvé l'utilité d'un tel acte. Considérant leurs adversaires comme corrompus et à la botte des impériaux ou d'eux-mêmes, il fallait les faire disparaitre pour garantir une intégration plus rapide des territoires nouvellement conquis ( comme le village de Shetang par exemple ).

Alors que le mois de Novembre débutait, les forces du Gualintang remportait victoires sur victoires, les dernières poches de résistances adverses s'étant cachées dans certaines jungles et montagnes du Hezian central. Cependant, tout s'arrêta lorsque les armées de Bonh-Zong arrivèrent à Nianchan, capitale de l'Empire Ramchoure. Les murailles de la ville, bien qu'elles soient vieilles, ne tombaient point malgré les salves d'obus.

Certes, les armées du Gualintang poursuivaient leur conquête des terres de l'empire, mais la capitale résistait férocement, et cela changeait quelque peu la situation. En effet, il fallait envoyer toujours plus de forces vers Nianchan, et cela au détriment des autres fronts. De cette manière, les poches de résistances se restructurèrent, et débutèrent une politique de reconquête de leurs anciens domaines. Pris par de nombreux côtés, certaines exactions ont dû être commises afin d'endiguer en partie les rébellions et attaques ennemies.

Cependant, ne pouvant défendre parfaitement leurs frontières, Minh-Aû-Choh demanda à sa plus proche alliée, la Reine-Guerrière Mei-Li, si elle pouvait soutenir les efforts de ce membre de la coalition afin de mettre fin à l'Empire qui représentait une menace indirecte pour la région. La réponse ne s'est pas faite attendre : vers fin Novembre 2015, Mei-Li en personne, avec de nombreux soldats de son armée, s'occupa d'écraser les maquis impériaux.

Réussissant avec brio cette tâche, elle s'en retourna vers Nianchan, afin de terminer au plus vite cette guerre déjà trop couteuse en hommes et matériels. Arrivant sur place, les chars ( déjà très réputés dans le pays à présent ) de Muan parlèrent et, de manière terrifiante, firent s'écrouler l'un des murs principaux de la ville, l'offrant aux forces de la coalition.

S'engouffrant dans la brèche, Mei-Li et les forces du Gualintang ne trouvèrent aucunes traces de Huan Gai. Il s'était comme échappé dans la nature. Toutefois, cela n'était plus trop important : l'Empire était définitivement mort. La chute de l'usurpateur impérial et la fin d'une idée folle de recréer un empire ramchoure avaient été détruites dans les cendres de ce qui restait de Nianchan.

Par la suite, de Novembre à Décembre 2015, Mei-Li s'en retourna chez elle, et les forces de Pne-Deu-Kamyon finirent de s'emparer du nord-ouest et du centre du Hezian. Avec ces conquêtes, le Gualintang devint une nouvelle superpuissance dans le jeu étatique. De plus, la coalition s'était donc clairement affirmée en Ramchourie.

Le bilan était cependant plutôt tragique. On dénombre près de 1 000 soldats coalisés morts au combat, 2 000 blessés environ et pire encore, près de 8 000 morts au sein de la population civile. Ce premier conflit, officiellement déclaré par le Gualintang, lui a permit de développer de nouvelles tactiques de guerre, mais aussi lui a permit de découvrir les horreurs de la guerre moderne via les nouvelles armes, bien différentes de celles de la Seigneurie Elective lorsqu'elle était à son apothéose.

Septembre - Décembre 2015
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Propagande du Gualintang

Les Bleus et les élections...

02/01/2018

Dans les couloirs du Palais Présidentiel de Bonh-Zong, les échos se muent en paroles claires, délivrant chacune leur tour des opinions, des ambitions et des rêves d'expansions. Celles-ci proviennent de la salle de réunion des grands membres du Gualintang ainsi que de deux représentants du Tahorintang et du Royaume Constitutionnel. Au sein de celle-ci était débattue les stratégies, la diplomatie et les réformes primordiales pour mener à bien les objectifs de la Grande Coalition, qui, à terme, devrait permettre le retour de la paix au sein du territoire.

On pouvait donc retrouver en ce lieu le Président Provisoire du Gualintang : Minh-Aû-Choh. Homme d'une carrure extraordinaire, il dirigeait la faction depuis presque 3 ans. Il était suivit du général en chef des armées de la faction, Pne-Deu-Kamyon. Héro de la guerre contre la République de Ramchourie, il était devenu un véritable pilier dans l'organisation militaire du Gualintang. A côté de lui devait se trouver Tai-Du-Boua, conseillé personnel du Président Provisoire, mais absent de la cour car il voguait dans le territoire afin de s'assurer du bon fonctionnement des nouvelles institutions locales. Il en va sans dire que ses fréquentes disparitions faisaient de lui un homme mystérieux. Il restait enfin Jiang Wen. Ce dernier, resté dans l'ombre depuis la fondation de la faction, n'était ni plus ni moins que l'ancien seigneur de la ville de Xi, dans le centre du territoire du Gualintang. Fasciné par la révolution républicaine, il avait décidé de rejoindre celle-ci, et de permettre à Bonh-Zong d'arriver à ses fins. Ses talents oratoires, et sa culture politique comme économique lui ont rapidement permis de disposer d'une certaine présence au sein du Gualintang.

Les deux derniers protagonistes présents était Yen Henlai, représentant du Tahorintang à Bonh-Zong. C'était un des premiers membres de cette faction, ayant habité durant plusieurs années au Negara Strana et ayant participé aux premières opérations des Nam-Kahistes. Sa présence, dit on, adoucit tous les membres présents dans une salle. Un rayon de lumière diraient certains, un pacifique diraient d'autres. A sa droite se tenait Yongshen Jong, représentant du RCR ( Royaume Constitutionnel de Ramchourie ). Il était un ancien officier du Muan muté au rang de diplomate, prioritairement pour favoriser une coopération entre les forces armées du Gualintang et du RCR. Il est connu pour être parfois rustre et franc, ce qui pouvait parfois amener à des petits débordements...

C'est ainsi dans cette salle, avec toutes ces personnes variées, que l'on dressait l'avenir d'une faction. Chaque minute qui passait, on recevait les différents votes enregistrés par les différentes villes sécurisées par le Gualintang, c'est à dire toutes celles se trouvant autour du fleuve Khemyong. Une par une, on observait les résultats de cette première élection, unique dans l'histoire de la Ramchourie. Elle était hautement symbolique, car elle montrait, pour la première fois, que les Ramchoures détenaient leur destin, et qu'ils le choisiraient.
Minh-Aû-Choh avait tenu à être présent pour l'occasion, car bien qu'il se soit retiré de son poste de Président Provisoire, il restait avant tout le symbole vivant du Gualintang. Néanmoins, il était bien évident, la tension gagnait la salle dans laquelle les plus hautes sphères du Gualintang s'étaient joins. En effet, Tai-Du-Boua, candidat favorisé par les Radicaux du parti, privilégiant la guerre à une approche diplomatique pour unifier le pays, bien qu'absent ce jour là, représentait une voie incertaine s'il venait à remporter les élections. Au contraire, Jiang Wen, privilégié des cadres du parti les plus modérés, imaginait ce jeune homme comme l'incarnation de la continuité républicaine des idéaux portés par le Gualintang. Une double-candidature, un match de duellistes, qui déterminerait de manière radicale le sort de toute une faction.

2000 votes, 3000 votes, 4000 votes, les chiffres ne faisaient que gonfler, et l'issue de cette bataille semblait toujours plus indécise. Jiang Wen, d'un ton calme, discutait alors avec Yen Henlai, représentant du Tahorintang, un de ses plus proches camarades, fuyant l'angoisse de potentiellement perdre face à un adversaire politique qui, selon l'ancien seigneur de Xi, amènerait inévitablement le territoire à la ruine.

Ceux qui étaient nommés les "Bleus", c'est à dire les soutiens du Gualintang, étaient depuis le début l'une des factions avec la plus importante force militaire, modernisée grâce à l'aide des tanskiens qui voyaient certainement en eux la sortie la plus démocratique et la plus saine pour amener le pays à maintenir la paix sur le pays. Au sein de la "Grande Coalition", ils étaient l'un des fers de lance qui menaient l'idéal de réunification avec le plus grand pragmatisme.

10 000 votes, 15 000 votes...

Jiang Wen, lui, avait une vision claire pour la Ramchourie. Et celle-ci devait prendre plusieurs étapes : tout d'abord, continuer la politique maintenue jusqu'alors de favoriser une intégration pacifique puis, dans le cas échéant, une intégration par la force. Dans un second temps, il serait plus que nécessaire d'unifier les trois factions de la "Grande Coalition" en une entité forte et unie, permettant une préservation de la démocratie tout en s'accordant sur les différents entre le RCR et le Tahorintang. Et enfin, le but final : maintenir la souveraineté nationale face aux ennemis extérieurs, tels que les xins qui ont déjà débuté leur ingérence illégale au sein de la clique de Xun. Une menace qui ne laissait planer le doute : le tigre allait bientôt revenir.

Les décomptes sont terminés. Voici les résultats...

Alors que Jiang Wen pensait avoir perdu, c'est alors qu'une voix retentie dans toutes les radios du territoire :

"Le candidat Jiang Wen est déclaré premier président élu du Gualintang avec près de 70% des votes en sa faveur"

C'est alors que la tension redescendit soudainement dans la salle où les plus hauts gradés de la faction étaient présents. Rapidement, Minh-Aû-Choh invita Jiang Wen à se diriger vers le balcon présidentiel où il devait tenir un discours d'investiture pour son mandat présidentiel. Le suivant, le nouvel élu se présenta alors devant une foule immense à Bonh-Zong, où il débuta alors son discours :

"Mes frères,
Mes soeurs,
Mes amis comme alliés,

Aujourd'hui marque une journée décisive dans l'histoire de notre pays ! Pour la première fois, vous avez choisi !
Vous avez choisi votre représentant, votre leader, votre destin, votre AVENIR !

Aujourd'hui marque le début d'une glorieuse ère. Une époque où la Ramchourie se redressera face à ses nombreux ennemis, et où elle assurera sa grande souveraineté acquise depuis l'éternité ! Nous allons continuer notre lutte, jusqu'à assurer à nos alliés fraternels et à nous-même la possibilité de nous unir dans une seule et même entité ! Nous allons faire prospérer la Ramchourie comme jamais elle ne le fut auparavant !
Mais voyons aussi plus grand, mes confrères et consoeurs. Au delà de l'unification certaine de la Ramchourie sous la protection de la "Grande Coalition", nous devons aussi nous assurer une place de choix dans l'avenir mondial !

Les xins, jusqu'alors endormis, se sont réveillés de leur long sommeil et se sont déjà ingérer dans nos affaires intérieurs, violant nos droits souverains, et tentant alors d'étendre leur impérialisme sur des terres qui ne leur appartiennent sous aucuns droits ! Le Chandekolza est déjà tombé, et il ne suffirait que de peu de temps avant que les monstres impériaux s'en prennent à nos foyers et nos familles !
Ainsi, mes frères et soeurs, luttons ensemble pour réunifier le pays, et évitons une nouvelle fois une domination étrangère illégale sur notre sol !

Vive la Gualintang, vive la République, vive la RAMCHOURIE LIBRE !!!"


Jian Wen saluant la foule à Bonh-Zong après son élection
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