le Seigneur et la chuteDans les couloirs du palais seigneurial, une nouvelle préoccupante était arrivée. Une rumeur terrifiante qui bouleverse totalement la situation. Alors que les eunuques tentaient de savoir comment et pourquoi cette nouvelle avait été créé, l'explication était bien là :
Le 10e Seigneur de Guerre, Dong Ban, a fui la capitaleAprès avoir appris cela, le ministère et les membres de la cour étaient en panique. La situation, pour beaucoup, n'était plus tenable, et la fuite d'un seigneur de guerre ne disait rien qui vaille. Mais pour Cao-Tao, il savait qu'est ce que cela insinuait. Dong Ban, par peur des rumeurs de révolte populaire, et par l'arrivée inexorable des cavaliers nomades du nord, s'est enfui le 18 Mai 2015 pour le Xun, un état qui, étrangement, n'avait pas été attaqué par les forces sous le commandement de Dong Ban. Selon Cao-Tao, tout était clair : en abdiquant indirectement de son titre, il comptait s'installer dans l'est, et, peut être, tenter de s'attirer le soutien des Xins. Bien que cela paraisse absolument impensable aux yeux des ramchoures qui détestent leurs voisins de l'est, Dong Ban, par soif de pouvoir, serait facilement près à tout pour retrouver un trône plus stable, jusqu'à même collaborer avec l'ennemi héréditaire de Zangian'h.
Cette rumeur, qui était véridique, bouleversait alors totalement les plans des eunuques. Cao-Tao avait pressenti que la loyauté n'était pas le fort de Dong Ban, cependant il n'avait pas pensé à ce qu'il parte maintenant, surtout dans la situation catastrophique qui arrivait. Il fallait trouver un nouveau seigneur de guerre, mais qui ?
Pour Cao-Tao, la réponse était dorénavant évident : Jinlong Zao. Il fallait partir dans le sud, en abandonnant la capitale, qui, certainement, serait perdue d'ici peu, pour reformer le régime entre le Hezian et le Hen, et de renforcer un contrôle du sud du pays. Cependant, pour faire ce retournement de situation, il fallait partir au plus vite, car si le peuple l'apprenait, alors il pourrait bien y passer. Aujourd'hui marquait un véritable bouleversement pour le pays et la situation de la guerre civile.
Alors qu'il préparait ses affaires, afin de partir dans la soirée, un homme entra en hurlant d'une voix paniquée :
"EXCELLANCE, FUYEZ VITE, LA RUMEUR DE LA FUITE EST EN TRAIN DE SE PROPAGER DANS LA CAPITALE !!!"Comment ? Cela ne faisait que seulement un jour que le seigneur était partit. Qui ? Pourquoi ? Trop de questions se bousculaient dans la tête de Cao-Tao...
Pendant ce temps, dans les rues de la ville de Zangian'h, un homme se dressait de toute sa taille face à la foule venue l'écouter. Il était grand, disposant d'une carrure imposante et d'un visage qui était connu de tous et toutes. Cet homme est le meneur des "Citoyens", un groupe de rebelles souhaitant renverser la seigneurie élective. Et aujourd'hui, ce jour était venu :
"Camarades, peuple de Zangian'h et de Ramchourie !
Aujourd'hui, nous avons appris que notre seigneur de guerre, Dong Ban, s'est enfuit de la capitale, délaissant son peuple et ses responsabilités comme un lâche face à la menace croissante des nomades du nord ! Comprenant que tout était finit, il a préféré fuir et nous abandonner que de défendre son peuple en héro ! Ce traitre ne méritait pas le pouvoir, comme les eunuques de la cour !
C'est eux qui ont provoqué la situation actuelle, nous rabaissant et nous faisant croire que la situation était sous contrôle ! Foutaises ! Certains, après avoir compris que Dong Ban était partit, ont suivi le mouvement, nous délaissant face à cette situation plus que catastrophique ! Ces hommes ne sont pas dignes de nous diriger, peuple millénaire de la Ramchourie ! Ce sont des incapables, qui délaissent notre peuple !
Citoyens, avec moi, prenons le Palais Seigneurial !"La masse d'habitants de Zangian'h qui écoutaient les paroles de Huan Yan-Tsu chargèrent alors vers le Palais Seigneurial. une marrée d'hommes et de femmes s'en allèrent donc assiéger la forteresse qui, il y a à peine deux ans, était un lieu paisible et calme. Cependant, le domaine des seigneurs était une véritable forteresse, entourée de murailles, certes plus faibles que celle entourant la ville, mais tout de même importante.
C'est alors que les soldats sur les murailles, observant les habitants se rassembler autour du palais, sonnèrent l'alarme...
Cao-Tao était déboussolé. Comment ? En si peu de temps, il venait de perdre son échappatoire. Le peuple de la capitale était déjà aux portes de la citadelle millénaire, et commençait à huer les soldats qui gardaient le fort. Il savait que la révolte avait commencé, cela ne faisait aucun doute. Tentant le tout pour le tout, il réfléchit à une solution, pendant que l'alarme se déclencha et que les guerriers se précipitaient dans tous les recoins du palais afin de le défendre face aux envahisseurs.
Posant ses mains sur le haut de sa tête, Cao-Tao pensait que tout était perdu, il n'avait aucune chance de remporter la victoire. Si la forteresse tombe, la seigneurie tombera après elle. Et alors, les derniers fidèles du régime se feront exécuter par la foule en délire, c'est une évidence. Cao-Tao réfléchit, tentant de gagner du temps dans son esprit pour peut être trouver un moyen de fuir cette situation atroce.
C'est alors qu'une idée lui vint. Il se précipita vers l'officier en charge de la forteresse, et lui dit :
"Sieur, donnez moi une centaine d'hommes à cheval, maintenant ! En attendant, tirés sur les révoltés !"L'officier, lui aussi autant terrifié que Cao-Tao, fit un signe tremblotant de la tête en signe d'acceptation de sa demande, et cria à ses hommes de tirer sur les rebelles.
Aussitôt, Cao-Tao se précipita vers les écuries. Il s'empara du premier cheval qu'il trouva, et ordonna à cent hommes de le suivre avec leur monture. Il se préparait à forcer les forces rebelles à fuir la zone sud, afin de pouvoir fuir avec les quelques gardes qui l'accompagnaient vers la dernière poche encore sous autorité réelle de la Seigneurie Elective, c'est à dire le sud. Ce plan était risqué, et pourrait certainement échouer. Cependant, au point où il se trouvait, Cao-Tao n'avait pas de meilleures idées...
Alors que le peuple clamait l'ouverture des portes du palais, les soldats commencèrent à faire feu sur les habitants de Zangian'h. La bataille était donc enclanchée. Huan Yan-Tsu, avec certains de ses compagnons, commencèrent alors à encourager la foule à défoncer la porte principale. Avec certaines armes trouvées dans la capitale, et souvent volées à de pauvres gardes qui avaient été forcé de se joindre au mouvement ou bien tués, la foule commença à répliquer par des coups de feu. Cependant, cela ne suffirait pas à faire tomber le palais.
"Il faudrait des canons", se dit Huan Yan-Tsu.
Aussitôt, le leader de la révolte ordonna de reculer dans les maisons de la ville, afin d'éviter trop de pertes. Certains suivirent les ordres, pendant que d'autres, totalement fou, continuaient à tenter d'enfoncer la porte. Cependant, ces malheureux furent sous tués par balles venus des gardes des murailles.
C'est alors que Huan Yan-Tsu décida, avec certains de ses compagnons, de rejoindre les murailles extérieures de la ville. Là bas, il y aurait certainement des canons, surtout dans la capitale de la Ramchourie. Pendant qu'il descendait en direction de ce lieu de la ville, les défenseurs du Palais Seigneurial tirèrent des boulets de canons en direction de la foule, tuant sur le coup plusieurs centaines de personnes, voir plus. Les dégâts étaient trop important.
Le premier assaut, vers 11 heure, se termina par un match nul. Les forces rebelles se sont cachés dans les maisons entourant le palais, tandis que le leader de la révolte courait vers le sud avec d'autres camarades pour s'emparer de précieux équipements.
Pendant ce temps, après l'arrêt des combats, Cao-Tao se précipita vers la porte sud, voulant profiter de cet accalmie pour fuir plus simplement la ville. L'officier en charge de la défense, de son côté, ouvra la porte pour laisser passer l'eunuque. Celui-ci, avec ces cent hommes, galopa à toute vitesse vers le sud. Alors que tout semblait gagné, au détour d'une maison, un groupe de rebelles tenta de prendre en embuscade la petite armée.
Les forces de Cao-Tao, cependant, finirent par faire céder le petit groupe de rebelles et purent continuer leur progression. Lentement, la porte de la muraille extérieure sud se dessinait. Cependant, plusieurs fois, des individus tentèrent de détruire cette armée. Mais, toutes ces fois là, l'armée de Cao-Tao réussit à repousser ses ennemis.
Soudain, quelque chose retint l'attention de l'eunuque. Une bannière étrange était dressée sur les murailles. Une bannière avec plusieurs bandes, et un symbole jusqu'alors jamais vu. Quoi que cela voulait dire, cela signifiait que la cité dans son ensemble était tombée sauf le Palais Seigneurial.
Le drapeau qu'aperçue Cao-TaoDès maintenant, il fallait vite atteindre la porte sud, pour enfin sortir de cet enfer. Alors que le groupe continuait sa descente, Cao-Tao regarda derrière lui, et, horrifié, vit qu'il ne restait plus qu'une cinquantaine de soldats avec lui.
"Nous avons perdu la moitié de nos effectifs ?", pensa l'eunuque.
Pendant ce temps, après 15 heure passée, Huan Yan-Tsu arriva vers les rebelles. Ceux-ci, ayant perdus le premier affrontement, n'avaient déjà plus le moral de refaire un assaut. C'est alors que le leader leurs présenta les canons prient des murailles. Aussitôt, il prit la parole pour redonner courage à ses confrères :
"Camarades révoltés ! L'heure n'est point à la défaite !
Nous avons retrouvé des canons sur les murailles extérieures ! A présent, l'assaut sera d'autant plus simple ! Nos ennemis n'ont plus rien comme alliés, et ne peuvent sortir ! Ils ont perdu, et le comprendront très bientôt !
Ne perdez pas espoir citoyens ! nous allons gagner !
VIVE LA REPUBLIQUE DE RAMCHOURIE !"A l'annonce de cette dernière phrase, un véritable rugissement populaire éclata alors, et le moral sembla remonter d'un coup. Aussitôt, les canons furent mis en place en direction du Palais Seigneurial, et, lorsque Huan Yan-Tsu l'ordonna, commencèrent à tirer sur la forteresse. Les premiers boulets firent quelque dégâts, mais rien d'impressionnant.
Continuant cependant les tirs, de leurs côtés, les habitants chargèrent de nouveaux sur le fort, tentant de faire tomber la porte, pendant que les canons détruisaient lentement les murailles. Les défenseurs, eux, commencèrent à tirer de nouveaux, sans pour autant pouvoir tirer sur les canons, trop éloignés. De plus, certains avaient été détruit par les premières frappes des rebelles. C'est alors, pendant plus d'une heure, que les affrontements devinrent violents et sanglants. Cependant, aucun camp ne gagnait sur l'autre.
De son côté, Cao-Tao avait réussit à atteindre la muraille extérieure et la porte sud. Avec ses dernières troupes, ils réussirent aisément à tuer les rares défenseurs fidèles aux révoltés. Soudain, des bruits de canons se firent entendre. Tournant la tête, l'eunuque vit la forteresse subir un nouvel assaut de la part des révoltés.
"Qu'importe le sort des défenseurs, ce n'est plus mon problème", se dit Cao-Tao.
Dorénavant, il devait fuir, loin de la capitale, et atteindre le sud. Il devait rejoindre Jinlong Zao, et alors là, à ce moment, tout deviendrait plus simple. Il serait loin de cette cour hypocrite, loin du peuple de la capitale qu'il a toujours méprisé, en bref, loin du bordel qui touchait la Ramchourie centrale, aussi appelée Hezian.
Ordonnant à ses hommes d'ouvrir les portes, cette dernière commença donc son ouverture. Lorsqu'elle fut enfin ouverte entièrement, les derniers soldats qui accompagnaient Cao-Tao et lui-même s'empressèrent de sortir à toute allure.
Galopant dans les plaines entourant la capital, un des soldats demanda à l'eunuque où allaient ils se diriger. Arborant un sourire triste, il répondit :
"Vers le Sud. Nous allons nous diriger vers les forces de Jinlong Zao..."Du côté de Huan Yan-Tsu, les assauts continuaient sans faiblir. Les boulets s'enchainait à un rythme presque robotique, détruisant toujours plus la millénaire murailles du Palais Seigneurial. Cependant, il savait que le temps était en leur faveur. Il fallait attendre. Attendre que l'épuisement des défenseurs finissent par faire céder ceux-ci en faveur des révoltés. Et à ce moment là, les portes finiront par s'ouvrir, et la victoire sera totale.
A chaque "FEU", Huan Yan-Tsu voyait enfin la liberté se dessiner. La tyrannie oppressive de la Seigneurie Elective, en place depuis trop longtemps, devait disparaitre aujourd'hui, et, avec elle, permettra un nouveau cycle de prospérité pour la Ramchourie. Elle pourrait se développer, devenir un nouveau centre majeur du Nazum, et pourrait même devenir un paradis pour les peuples qui l'habitent. Tous ces rêves, le leader des rebelles souhaitait les mettre en place.
Pendant ce temps, les affrontements entre les révoltés et les loyalistes continuaient. Ces derniers, ayant compris que les canons des rebelles étaient intouchables, commencèrent à tirer de nouveau sur la foule, fauchant par dizaines voir centaines les assaillants. Cependant, ces attaques ne baissèrent pas, étrangement, le moral des attaquants. Au contraire, la fureur de ces derniers semblaient grandir de plus en plus.
C'est alors que vers 16 heure, un bruit immense se fit entendre dans la capitale. Un mur entier venait de céder vers l'est du Palais Impérial.
"Enfin", pensa Huan Yan-Tsu.
C'est alors qu'une marée humaine se déversa dans la forteresse millénaire. Dans le même temps, la porte nord, qui était la principale du fort, s'ouvrit finalement suite aux assauts répétés des rebelles. A présent, plus rien ne laissait prévoir d'une défaite des attaquants...
L'Officier, qui avait laissé Cao-Tao s'enfuir, regrettait bien de n'avoir pas fui au même moment. Alors qu'il tentait de réorganiser les défenses, rien ne semblait tenir. Il avait perdu, il le savait, bien qu'il tentait de faire tenir la ligne de front. Cependant, le pire arriva lorsqu'un pant entier de la muraille tomba finalement. De celle-ci, une véritable marée humaine se déversa et commença à se battre avec les derniers défenseurs.
Descendant à toute vitesse, l'officier décida de rejoindre le
domaine des seigneurs, le siège de la Seigneurie Elective. Là bas, il retrouva une centaine d'hommes, près à se battre malgré la défaite imminente. A ceux-là, l'homme leur dit :
"Braves guerriers,
Bien que nous ne sommes point en bonne posture, j'appel votre loyauté au régime afin de défendre ce lieu sacré depuis des millénaires !
Ecoutez moi bien, soldats ! Aujourd'hui, tous nos empereurs et seigneurs défunts vous regardent ! Ils veillent sur nous, et vont nous aider à repousser cette attaque !
Vous êtes l'épée qui a assuré pendant plusieurs siècles au régime de tenir, alors montrer de quoi vous êtes capables, faites honneur à vos familles et à votre partie !
VIVE LA RAMCHOURIE !"Au même moment, les rebelles débarquèrent dans le bâtiment. A ce moment là, les guerriers encore fidèle au gouvernement central chargèrent sur les envahisseurs, provoquant quelques premiers morts.
Pendant ce temps, l'officier repensa à sa femme, dans le sud. Il se demandait si elle était encore en vie, si elle avait réussi à s'enfuir dans le sud avec leur enfant comme il lui avait expressément conseillé. Il avait espéré qu'il pourrait les rejoindre, après que la guerre serait vite terminée, cependant il ne se faisait plus d'illusions. Dorénavant, il ne pourrait plus les revoir.
"Adieu, je ne vous oublierais pas... Prenez soin de vous...", dit il alors dans un murmure, avant de se jeter dans la mêlée en criant :
"POUR LA RAMCHOURIE !!!"Du côté des derniers eunuques, ceux-ci furent pour beaucoup passés au fil de l'épée, bien que certains tentèrent de fuir, souvent sans une grande réussite. Les habitants pillaient tout, n'oubliant rien, et souvent, détruisant les symboles qui faisaient références au régime de la Seigneurie Elective.
Eunuques tentant de fuir le Palais Seigneurial prit d'assaut par les forces des "Citoyens"Pendant ce temps, aux murailles du Palais Impérial, la bannière aperçue par Cao-Tao auparavant fut mise sur les murs de la forteresse, marquant de fait la défaite du régime central.
L'officier, lui, n'avait pas abandonné. Avec son sabre et son pistolet, il n'hésita pas à tuer quiconque l'approchait. Il entra alors dans une fureur noire, et, alors qu'il ne restait plus qu'une dizaine d'hommes à se défendre dans un dernier carré, il cria haut et fort :
"Soldats, rappelez vous pourquoi vous avez prêté serment ! Battez vous, jusqu'à la mort s'il le faut !"Aussitôt après, un individu avec un fusil tenta de viser l'officier, mais fut vite abattu par celui-ci. se tournant alors, il vit un autre rebelle tendre un sabre en direction de lui, mais fut arrêté net par une autre balle du pistolet de l'officier. Enfin, un autre guerrier ennemi chargea avec une lance en direction de l'homme, mais l'épée de l'officier trancha net l'arme adverse et, continuant sur sa route, trancha la gorge de l'attaquant.
Cependant, alors qu'il venait de tuer son adversaire, une hallebarde lui perfora le ventre, l'obligeant à s'agenouiller. Lorsqu'il vit qui l'avait tué, il fixa son adversaire, le provoquant une dernière fois en défis, avant de voir sa vision se brouiller, et ses yeux se fermer, à jamais...
Huan Yan-Tsu, après la victoire de ses camarades sur les forces de la Seigneurie Elective, ordonna que l'on massacre les eunuques et les soutiens du régime encore présent. Tous les objets de valeurs devaient également être rassemblés afin de rendre au peuple ce qui lui a été volé.
S'ensuit donc un véritable carnage. Tous les suspects considérez comme des ennemis de la Révolution furent exécutés et un bain de sang se produisit. On estime à environ 2 000 à 10 000 le nombre de morts dans ce terrible carnage. Les chiffres des morts durant la bataille sont assez similaires.
Cependant, après tant d'efforts et de conflits, finalement, Huan Yan-Tsu décida de prendre la parole au balcon Seigneurial, et récita alors un discours d'une voix forte :
"Camarades, aujourd'hui, nous avons réussi !
Ce jour marque le début d'une nouvelle ère pour notre pays ! Nous avons vaincu nos ennemis, et dorénavant la dictature des seigneurs est terminée !
Cependant, il ne faut pas nous laisser berner par cette victoire. Bientôt, d'autres factions viendront nous attaquer. Je pense prioritairement à la Confédération Ramchoure, qui continue son avancée ! Il nous faut nous préparer, quitte à même contre-attaquer !
C'est pour cela qu'en ce jour, je déclare la naissance de la toute nouvelle REPUBLIQUE DE RAMCHOURIE !!!
VIVE LA RAMCHOURIE MILLENAIRE, VIVE LA REPUBLIQUE ! LONGUE VIE AU PEUPLE !Rapidement, autour de la capitale, et même tous les territoires contrôlés par la Seigneurie Elective dans la zone de Zangian'h acceptèrent le nouveau régime. Il faut dire que quiconque détient la capitale contrôle généralement les masses. Cette vision peut sembler étrange pour des habitants d'autres pays, cependant il ne faut pas considérer les Ramchoures comme un peuple similaire à un autre.
Selon la mentalité de ceux-ci, endoctrinés depuis leur enfance à croire en un seigneur de la guerre à la limite du divin, siégeant à Zangian'h, il parait assez logique de comprendre que lorsque la capitale est prise par tel ou tel régime, les habitants croient que les dirigeants sont soutenus par les dieux, et donc, qu'ils ont plus de légitimités pour régner.