
Jeudi 10 juillet 2014, la salle de réception du siège de l’ASNA (Agence Spatiale des Nations Aleuciennes) est comble. De nombreuses délégations envoyées par les puissances spatiales invitées sont présentes, et attendent avec impatience le démarrage de ce grand rassemblement.
Eleuia Sacniete, directrice de l’ASNA, pris la parole la première pour accueillir ses invités :
Bonjour, je souhaite la bienvenue à toutes et tous pour cette première conférence rassemblant les principales puissances spatiales.
Pour aller droit au but : ce rassemblement vise à instaurer des lois, principes et coopérations entre nos agences respectives. Je vous le précise dès maintenant : nous ne recherchons pas particulièrement une fusion des agences, ni même leur regroupement sous la direction d’une sorte de régie mondiale. Les objectifs, déjà cités précédemment, sont de fixer certaines règles de fonctionnement permettant à toutes les agences de travailler sans subir des désagréments (accidentels ou non) venant des autres.
Je me permets donc de commencer avec quelques idées simples, et vous pourrez ensuite les compléter et ajouter les vôtres.
- Une première loi visant à restreindre, voire interdire complètement l’envoi d’armes, qu’elles soient à longue portée, tels des missiles, ou à courte, comme des armes légères d’infanterie, en orbite. L’espace se doit à nos yeux d’être un « territoire » de paix et réservé à la recherche scientifique. Évidemment, des démonstrations de force pacifiques, comme l’envoi de sondes ou d’êtres vivants toujours plus loin ne sont pas nocives non plus.
- Ensuite, dans une même idée de recherches dans la paix, des programmes spatiaux communs pourraient être envisagés. L’envoi d’humains en orbite est une tâche difficile, qui n’a encore été réussie qu’une fois à ma connaissance. Mais je ne doute pas que d’ici quelques années, plusieurs nations seront également en capacité d’envoyer des astronautes, bien que cela soit coûteux. C’est pourquoi la collaboration du plus possible d’agences me paraît être une évidence : nous pourrions construire petit à petit une station orbitale autour de notre planète. Je parle évidemment d’un projet que nous ne réaliserons pas dans l’immédiat, le plus important étant d’abord que tout le monde possède les technologies nécessaires à la survie dans le vide spatial.
Voici, bien que nous ayons encore des idées à proposer, je pense qu’il est suffisant de commencer avec celles-ci.
Et la directrice se rassit en compagnie du reste des représentants de l’ASNA.