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Encyclopédie de l'Anaistésie

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ENCYCLOPÉDIE DE L'ANAISTÉSIE
L'Anaistésie est un petit archipel couvrant une superficie de 4.270 km2 sur plusieurs centaines d'îles et d'atolls. Du fait de son isolement du reste du monde, les îles sont parfois nommées Îles Bout-du-Monde ou Îles des Antipodes.

Sommaire :

I. Histoire

II. Informations diverses

III. Géographie
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Histoire


Temps premiers (200-1754)
Selon les historiens, les premières peuplades seraient arrivées en actuelle Anaistésie vers le troisième siècle de notre ère. Au moyen de catamarans et de pirogues, ils seraient venus de l'actuel archipel des Isteal (rattaché au Wanmiri). Les anaistésiens sont donc considérés comme des descendants de wans, et regroupés avec l'ethnie, bien qu'étant tout de même assez éloignés de leurs cousins du continent après 1500 ans d'éloignement.

Pendant plusieurs siècles suivant leur installation, rien ne changea sensiblement. Quelques typhons rythmaient l'Histoire des îles, mais l'"écosystème" anaistésien resta comme dans une bulle. La culture locale se transforma progressivement, du fait notamment de l'isolement par rapport aux autres archipels d'Hallula. Aucun évènement sensiblement marquant ne vint troubler de manière marquante cette période de paix.

Temps des bagnards (1754-1858)
En 1754 eut lieu la première interaction entre les anaistésiens et les navigateurs eurysiens, occupés à cartographier cette partie de l'océan. N'ayant que peu débarqué sur les îles et observant surtout les hauts volcans souvent fumant parsemant les plus grandes d'entre elles, ils conclurent que l'archipel n'était pas un endroit correct pour y vivre, en plus de la surface très réduite qu'offraient les atolls pour construire des bâtiments en pierre (qui s'enfonceraient de toute façon), bien que ces îlots soient nombreux. L'idée de coloniser ces terres ne fut donc pas retenue.

Quelques années après, cependant, devant des problèmes d'insécurité et de criminalité grandissants, plusieurs nations eurysiennes émirent l'idée de se servir des Îles Bout-du-Monde comme d'un immense bagne. L'éloignement de l'archipel de toutes autres terres habitées et les conditions de vie décrites dans les rapports des explorateurs en faisaient un endroit idéal pour une prison à ciel ouvert.

Début 1759 accostèrent les premiers navires chargés de détenus condamnés pour les pires crimes et escroqueries, mais ne méritant cependant pas une mise à mort. Les soldats et marins ne restaient jamais plus de quelques heures sur les îles, de peur que des bêtes sauvages ne surgissent de la jungle oppressante bordant les plages. Lorsque, un jour, un bagnard tenta de regagner à la nage le navire qui s'apprêtait à appareiller et fut violemment dévoré par un requin-tigre (un requin dangereux pour l'Homme mais heureusement assez peu présent dans l'Océan des Perles), la réputation des îles fut définitivement scellée.

Tout ceci contribua à une diabolisation du lieu, et à ce que les populations des États eurysiens considèrent tout ce qui habite l'archipel comme maléfique et prêt à sauter à la gorge de n'importe quel malheureux pénétrant ces lieux.
Sur place, la réalité était cependant toute autre : les locaux, au départ intrigués par les arrivants (les prisonniers) qui parlaient une langue complètement inconnue, s'occupèrent d'eux dans un premier temps, jusqu'à ce qu'ils aient correctement appris la langue de l'île (l'apprentissage pour les nouveaux venus fut par la suite grandement accéléré par les anciens déjà bilingues).

Malheureusement, les eurysiens étant des criminels la plupart du temps envoyés là pour une bonne raison, ils ne tardèrent à causer des ennuis au sein des communautés des îles en volant de la nourriture durement récoltée ou des pirogues pour tenter d'atteindre des territoires civilisés. Ceci creusa sans étonnement un fossé entre les deux communautés, qui arrêtèrent rapidement de vivre ensemble. Les bagnards construisirent surtout un grand village, nommé Te Mau Port, terme utilisant la langue locale et un mot communément employé en Eurysie. Plusieurs escarmouches eurent lieu au cours du temps, mais se raréfièrent du manque d'intérêt qu'elles avaient pour les deux camps. Il valait mieux pour chacun de pêcher pour subvenir aux besoins des villages.

En 1855, des émissaires de l'Empire Viswani (actuel Wanmiri) arrivèrent dans le groupe d'îles et le revendiquèrent comme appartenant dorénavant à leur patrie. Aucune force d'opposition suffisante ne s'éleva contre ceci, et l'empire lointain put ajouter un nouvel archipel à son tableau de chasse. Ils n'eurent cependant pas le temps d'en profiter, puisque les eurysiens arrivèrent bientôt avec des intentions plus poussées pour les îles Bout-du-Monde.

Temps de la terreur (1858-1907)
Après plusieurs décennies à envoyer des bagnards et à se convaincre que les habitants locaux, s'ils n'avaient pas encore totalement été remplacés, étaient tous des sous-hommes diaboliques, la réputation de l'archipel était devenue horrible. Ces considérations et les besoins d'expérimentation pour la médecine et les nouvelles armes, un centre d'essais s'installa sur l'une des îles, le premier avant-poste eurysien permanent (en dehors bien sûr de la ville des bagnards). Régulièrement, les soldats raflaient la majorité des hommes valides d'un village pour les utiliser comme cobayes, que ce soit pour des vaccins ou de nouvelles bombes. Les rares survivants relâchés revenaient avec des membres en moins et traumatisés à vie de ce fort.

A la même époque, l'Akaltie commençait à développer et moderniser sa petite marine, et découvrit l'archipel peu de temps après celui de Nacuot, en ayant continué ses expéditions vers le sud de l'Océan Carmin. Au contraire du précédent, inhabité, celui-ci était peuplé de polynésiens accueillants avec ces nouveaux hommes de peau plus foncée que les eurysiens, et donc identifiés comme différents et potentiellement plus sympathiques à leurs yeux. Les akaltiens furent donc bien reçus, et ne mirent que peu de temps avant d'apprendre les horreurs perpétrées par les colons sur place. Tout comme en Uuqtinut, quelques années plus tôt, une intervention militaire fut décidée. Un peuple qui avait subit une tentative de colonisation ne pouvait laisser cela se reproduire.
De nouveau, comme pour l'opération sur l'île de Norland, on envoya par navire une bonne quantité d'armes ainsi que des soldats, bien que bien moins nombreux cette fois. Les stratèges akaltiens comptaient sur les locaux pour la majorité des combats prévus, et de toute façon les colons n'étaient pas nombreux.

Sans grande surprise, les eurysiens furent maîtrisés en un temps record, et renvoyés vers leur continent. Les akaltiens proposèrent par la même occasion aux bagnards de rentrer chez eux, ce que quelques uns choisirent, tandis que l'écrasante majorité décida de rester dans leur nouvelle ville.

La Première République Anaistésienne (1907-1923)
Après cela, l'Akaltie fit ériger une véritable ville sur l'une des îles, pour permettre la mise en place d'un État dirigé par les locaux eux-mêmes. Dans un premier temps grandement aidé par des émissaires de Nacuot, le gouvernement anaistésien finit par devenir pratiquement indépendant au bout de quelques années avec la reconnaissance de la capitale par la totalité des îles et atolls de l'archipel et le découpage des États effectués.

Appartenance à la Ligue Anticoloniale (1923 à nos jours)
En 1923, un violent typhon frappa pratiquement toutes les îles de l'archipel, rasant beaucoup d'habitations (encore souvent faites en bois à l'époque) et autres bâtiments importants.

Ce fut également ce moment que choisirent les viswanis pour tenter de reprendre possession de leurs terres volées quelques décennies avant par les eurysiens. Arrivés sur place, ils firent la mauvaise rencontre d'un régiment de l'armée akaltienne qui était présent pour fournir les premiers secours aux habitants et démarrer la reconstruction des infrastructures vitales. Les akaltiens, soutenus par les anaistésiens et ayant une bonne connaissance des lieux, purent repousser la tentative d'invasion nazumie en quelques semaines.

Par la suite, le gouvernement opta par référendum de rejoindre la Ligue fondée par leurs sauveurs quelques années avant. Tout le monde accueillit sans souci cette décision, et l'union d'États gagna un nouveau membre. Ceci leur permit d'écarter toute menace d'ingérence étrangère grâce à la protection offerte par les akaltiens et les autres pays de la Ligue, et de réunir plus de fonds pour relancer leur faible économie après ces deux catastrophes.


Mise en forme de l'en-tête[center][size=2][b]Histoire[/b][/size]

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Informations diverses sur le pays


Nom du pays : Anaistésie
Nom officiel : Fédération Parlementaire d'Anaistésie

Drapeau du pays : Drapeau de l'Anaistésie

Langue officielle : Tahitien
Autre langue reconnue : Français (à Port Te Mau Hara principalement)

Hymne officiel :

Monnaie nationale : Ima Carmin

Situation géographique :

Mentalité de la population :
Les anaistésiens sont très attachés à leurs traditions, mais ne rechignent pas pour autant à découvrir de nouvelles cultures lorsque l'occasion se présente, étant donné la ville d'origine eurysienne implantée en plein cœur de l'archipel (Port Te Mau Hara). Ils voyagent cependant assez peu en dehors de l'archipel, si ce n'est pour aller dans les autres États d'Hallula ou d'origine Wan.

Place de la religion dans l'État et la société :
La liberté de culte dans l'archipel est une composante essentielle pour maintenir l'unité du pays, puisque beaucoup d'îles possèdent leur propre religion (bien que souvent similaire à celles des voisins). La population est encore relativement croyante, dû notamment au fait de l'isolement entre les îles. Malgré les liaisons bien installées (par ferry comme par avion), les habitants ont tendance à rester sur leur île natale, ou du moins ne jamais la quitter trop longtemps.
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GÉOGRAPHIE

Carte générale de l'archipel.Carte topographique (terrestre et sous-marine) de l'archipel d'Anaistésie.

Les îles de l'archipel anaistésien sont au nombre de 75 (du moins pour celles de taille suffisante pour être habitées), et ont des superficies très variées : plus de 1.900 km² pour la plus étendue, celle de Tāmau (sur laquelle se situe Papee-Teri, la capitale du pays), jusqu'aux atolls de moins d'1 km² de surface émergée.

Les reliefs des îles anaistésiennes, bien que nombreux, ne dépassent que rarement les 500 mètres, et un seul atteint les 1000 : le mont Anehoro.

Une vue sur le mont Anehoro, sur l'île de Tāmau.
Une vue sur le mont Anehoro, sur l'île de Tāmau.

La Fosse d'Anne-Marie, qui se situe à l'ouest des îles Tari'a, est la fosse marine et le point connu le plus profond de toute la planète. Avec à peine plus de 12 kilomètres sous la surface de la mer, aucun autre point du globe ne rivalise. Les conditions au fond de la fosse sont extrêmes, mais de nombreuses créatures des abysses y vivent malgré tout.
Le nom de Fosse d'Anne-Marie vient d'Anne-Marie 'Ohie, la première personne à être descendue (pratiquement) jusqu'au fond de la fosse, en 1964. Elle a ainsi pu pour la première fois observer les êtres vivants qui survivent au fond, sous plus d'un millier de bars de pression (soit plus d'un millier d'atmosphères). Aucun humain n'a donc pu explorer l'abysse en étant en dehors d'un sous-marin.
Depuis, la fosse est un important lieu pour la recherche scientifique, et les îles Tari'a abritent un important centre international de biologie marine. Les touristes également sont nombreux dans l'archipel, et certaines entreprises proposent des descentes en sous-marin jusqu'à plusieurs milliers de mètres de profondeur pour observer le gouffre.

Le bathyscaphe d'Anne-Marie 'Ohie, premier engin à avoir atteint le fond de la fosse.
Le bathyscaphe d'Anne-Marie 'Ohie, premier engin à avoir atteint le fond de la fosse.
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