27/12/2018
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Index du forum Continents Afarée Azur

Bureau des Enquêtes [Espionnage]

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Le Bureau des Enquêtes est l'organe principal pour le renseignement militaire et politique du Califat de l'Azur, ainsi que pour les opérations clandestines. Son Directeur est Abd al-Shariq Karaqun. Cette page répertorie les opérations en cours, avortées ou menées à leur terme - elles sont connues seulement du personnel de premier rang de l'état-major et du Diwan azuréens.


al-sahraa
Cdt Abd al-Shariq Karaqun, Directeur du Bureau des Enquêtes.

Direction des Opérations
Missions menées par le Bureau des Enquêtes


Opérations et missions archivéesMission DJINN BLANC - en cours -
Mission de renforcement des douanes d'Anaxandre - en cours
Mission Alizée de printemps - en cours

22.11.2018 - Opération Love is in the air


Direction de l'Intelligence
Notes et analyses réalisées par le Bureau des Enquêtes


01.01.2015 - Note sur la cyberguerre
28.05.2015 - Note sur la situation au Gondo
15.05.2018 - Note sur la Cramoisie
28.08.2018 - Note de situation


Autres

RP oubliésClovanie - Jacques Couffard 1
Clovanie - Jacques Couffard 2
Grand Kah - Huit notes de velours bleu
Le Pays des Trois Lunes
Carnavale - 1 - Fleurette
Carnavale - 2 - Passe-passe


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[size=1.5][b]TITRE DE LA NOTE[/b][/size]
date

[size=1.2][b][color=#FF242B]Niveau de confidentialité[/color][/b][/size]
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Mission Djinn Blanc

Lieu : Pal Ponantaise
Agent : Djinn Blanc - Amr ibn Samt
Objectif : reconnaissance et établissement d'un bureau permanent
Début : 21.11.2014
Fin : ____
Historique : ____


1. Arrivée à Port-Levant

2. Le consulat d'Azur à Gurapest
3. Soirée à Gurapest
4. Jan
5. Le cauchemar de Jan
6. Vision en prière
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Mission de Renforcement des Douanes à Anaxandre


Lieu : Anaxandre, province du Mirobansar
Agent : Colonel des Forces Spéciales Alim Khan
Objectif : identification, traque et extermination des réseaux clandestins liés à la mafia, aux trafics, au commerce illégal et aux infiltrations étrangères dans la pègre locale
Début : 26.11.2014
Fin : opération permanente
Historique : La province de Mirobansar est connue pour être le lieu d'un cosmopolitisme exacerbé. Les particularités locales, surtout à Anaxandre qui est le seul port de haute mer de l'Azur, font de cet endroit un lieu d'inextricables intrigues politico-économiques. La recrudescence des trafics de drogue et de tabac engage les Forces de sécurité à accroître leurs moyens pour ramener l'ordre et enrayer le développement de la pègre. Les moyens les plus brutaux pourront être employés. De plus, la présence d'officiers supplémentaires semble requise par le regain d'importance d'Anaxandre en tant que plateforme d'échange commerciale entre l'Azur et le reste du monde. Enfin, la lutte contre l'espionnage ennemi implique de renforcer les moyens de surveillance dans la ville, qui est la porte d'entrée de l'Azur.
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Note sur la cyberguerre


Auteur : Major Ibrahim al-Masri, Département de la Surveillance des Communications

Les activités en ligne occupent une importante prépondérante dans la structuration de l'opinion. L'utilisation d'internet a permis de libérer les moyens de communication et de stimuler la croissance économique. Aujourd'hui, des secteurs aussi variés que la publicité, l'industrie musicale et audio-visuelle, la culture, la recherche scientifique, et d'autres considèrent internet comme le vecteur principal pour l'exercice de leur activité.

Internet est une technologie qui apporte beaucoup de bénéfices, comme la connaissance, les possibilités d'interaction et de partage, la transparence, l'information et l'accès aux données. Ces bénéfices sont associés à des défis particuliers, notamment en terme de contrôle des contenus illégaux, des discours dangereux et de la diffusion de fausses nouvelles ou d'incitations à la violence.

Les récentes actualités montrent l'apparition d'un véritable "cyber-conflit" entre l'Icamie et la Jashurie. Ces deux pays importants sont dotés l'un comme l'autre de grandes communautés de "weeb", personnes à forte implication numérique, qui portent le nom de "forums" ou "Chan". D'ordinaire anodins, il a été remarqué que les échanges de la sphère numérique d'Icama-chan, réseau social numérique principal d'Icamie, ont conduit à de violentes incriminations verbales et des attaques cyber sur Jashuria-chan, la sphère cybernétique jashurienne.

De part et d'autres, ce conflit se traduit par la diffusion de contenus viraux et incontrôlables, de troll, et de propagande à des fins idéologiques et stratégiques. Cet événement a conduit, dans les pays cités, à une réaffirmation des règlements censés encadrer l'expression en ligne par les autorités. Le think-tank Cuckmachine souligne dans une note la nécessité d'améliorer les moyens des Etats pour empêcher la diffusion des contenus sensibles, sans quoi davantage d'espaces d'internet pourraient être déstabilisés par ces attaques. Le rapport pointe notamment l'émergence de fermes à troll, ou de bots, c'est-à-dire le recours par des internautes mal intentionnés à de faux profils automatiques en nombre exponentiel pour saturer les capacités d'analyse et de censure des logiciels étatiques.

Cependant, il convient de souligner que la guerre numérique ne se limite pas aux seules attaques verbales ou à la diffusion de contenus subversifs. Un aspect souvent négligé mais tout aussi critique réside dans les manipulations algorithmiques des plateformes elles-mêmes. Selon un rapport récent de l'Observatoire de la Souveraineté Numérique, des entités d'Icamie et de Jashurie ont développé des scripts complexes visant à détourner les algorithmes de recommandation des grandes plateformes internationales. Ces scripts exploitent des failles dans le traitement automatisé des contenus pour amplifier artificiellement la visibilité des messages toxiques ou déstabilisateurs. Ce phénomène, qualifié de "hameçonnage algorithmique", démontre à quel point le conflit numérique évolue rapidement et nécessite des réponses tout aussi innovantes.

Le think-tank Cuckmachine avertit que si de telles pratiques ne sont pas contrecarrées, elles pourraient altérer profondément la perception des événements mondiaux, créant des récits alternatifs capables de polariser davantage les populations et de nuire à la stabilité des sociétés modernes. Cette polarisation pourrait s'étendre bien au-delà des frontières des deux nations en conflit, affectant même des États tiers qui, bien qu'initialement neutres, se trouvent désormais embarqués dans des luttes narratives échappant à leur contrôle. La situation est d'autant plus préoccupante que des acteurs privés, souvent motivés par des intérêts financiers ou idéologiques, commencent à s'impliquer dans cette dynamique. Ces entités, parfois déguisées en agences de relations publiques, louent leurs services pour influencer l'opinion publique ou semer la confusion à travers des campagnes savamment orchestrées.

Un exemple frappant est l'utilisation de campagnes de "faux consensus". Ces campagnes consistent à inonder les espaces numériques d'opinions convergentes, créant l'illusion qu'une majorité soutient une idée, une réforme ou une revendication particulière. Cette technique est particulièrement redoutable lorsqu'elle est associée à des attaques ciblées contre les voix dissidentes, souvent orchestrées par des armées de bots ou de trolls agissant de manière coordonnée. En conséquence, les discours contradictoires sont étouffés, laissant place à une narration unique qui, bien qu'artificielle, finit par être perçue comme légitime par un grand nombre d'internautes.

Un autre phénomène inquiétant lié à ces manipulations algorithmiques est l'émergence de ce que certains experts appellent les "bulles de haine". Ces espaces en ligne, soigneusement façonnés pour rassembler des individus partageant des opinions radicales ou extrêmes, fonctionnent comme des chambres d'écho idéologiques. En exploitant les mécanismes de personnalisation des algorithmes, les auteurs de ces manipulations peuvent non seulement radicaliser des groupes entiers, mais aussi orienter leur colère ou leur frustration vers des cibles spécifiques, souvent choisies en fonction de leur vulnérabilité ou de leur symbolisme. Les attaques récentes contre des institutions culturelles en Jashurie, orchestrées par des groupes influencés par ces bulles, illustrent parfaitement les conséquences désastreuses de ces pratiques.

Face à ces menaces croissantes, les États se retrouvent dans une course contre la montre pour renforcer leur résilience numérique. Les initiatives prises par le Grand Kah, notamment la mise en place d'une brigade dédiée à la défense et à la dissuasion cybernétique, pourraient servir de modèle pour d'autres nations confrontées à des défis similaires. Cependant, la simple création de brigades ou d'unités spécialisées ne suffira pas à elle seule. Comme le souligne un autre rapport du Cuckmachine, il est impératif de développer des partenariats public-privé pour mieux comprendre les mécanismes algorithmiques et anticiper les manipulations potentielles. Cela implique de collaborer avec les grandes plateformes technologiques, mais aussi d'exercer sur elles une pression suffisante pour qu'elles renforcent leurs protocoles de sécurité et investissent davantage dans la détection des contenus malveillants.

Par ailleurs, il est essentiel d'introduire des campagnes d'éducation numérique auprès de la population, notamment des jeunes, qui sont les cibles privilégiées de ces manipulations. Une population bien informée est moins susceptible de tomber dans les pièges des faux récits ou des campagnes de désinformation. Ces campagnes devraient inclure des modules sur la reconnaissance des comportements manipulatoires en ligne, l'identification des sources fiables et la compréhension des mécanismes derrière les algorithmes de recommandation. En complément, les institutions éducatives pourraient intégrer des cours sur la pensée critique, encourageant ainsi les élèves à remettre en question les informations qu'ils consomment et à développer une attitude plus sceptique face aux contenus viraux.

Enfin, la dimension internationale de ces conflits numériques ne doit pas être ignorée. Des accords bilatéraux ou multilatéraux pourraient être envisagés pour établir des règles communes en matière de cybersécurité et de régulation des plateformes numériques. Ces accords pourraient inclure des clauses sur la transparence des algorithmes, la responsabilisation des entreprises technologiques et la mise en place de mécanismes de résolution des conflits en ligne. Une coopération accrue entre les agences de renseignement numérique des différents pays permettrait également de mieux surveiller les flux de désinformation et de coordonner les réponses aux attaques transfrontalières.

En somme, le cyber-conflit entre l’Icamie et la Jashurie représente une alerte sérieuse sur l’avenir des relations internationales à l’ère numérique. Les États qui tarderont à adapter leurs stratégies se retrouveront rapidement dépassés, non seulement par des adversaires plus agiles, mais aussi par les dynamiques imprévisibles d’un espace numérique en perpétuelle évolution. Le défi est immense, mais il en va de la stabilité, de la souveraineté et, en fin de compte, de la sécurité de toutes les nations impliquées.

Les Etats tardent à réagir, sauf dans certains cas, notamment au Grand Kah où une brigade dédiée a été créée pour non seulement protéger la sphère cybernétique nationale, mais aussi pour se doter d'une "dissuasion-kun". Pouvoir disposer de trolls prêts à saturer les espaces numériques adverses semble la stratégie privilégiée par un nombre croissant d'acteurs.

Cette note vise donc à informer et à suggérer au Bureau des Enquêtes et aux services d'intelligence azuréens de se doter de capacités similaires afin d'éviter, de réprimer et de contre-attaquer à des attaques malignes visant à semer la zizanie sur internet et dans la population. Le risque de voir la jeunesse pervertie par les moeurs dissolues d'Icama-chan est important ; celui de la voir frappées par une propagande méthodique faisant l'apologie du blasphème et de l'immoralité, de la part d'autres acteurs mal intentionnés, est encore plus grand.

Nous recommandons donc la création d'usines à trolls sur le territoire de l'Azur pour doter le Califat de capacités de rétorsion en matière cybernétique.

la terreur de blême avance
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Mission Alizée de Printemps

Lieu : Gondo
Agents : Softa noir - Oussama Sidi-Ari
Objectif : Structuration des intérêts azuréens au Gondo
Début : 01.01.2015
Fin : ____
Historique :
01.12.2014 - Envoi de documents officiels azuréens à des informateurs au Gondo
01.02.2015 - Constitution d'un réseau de confiance à Sainte-Loublance et Port-Franc autour des autorités religieuses affiliées à la mosquée Abou Kwanga
28.05.2015 - Arrivée de l'agent Softa noir à Sainte-Loublance

1. Recrutement de Yoan Tshela, journaliste indépendant à Cap-Franc (octobre 2014)
2. Début de la prise de Cap-Franc par les rebelles, commentée par Yoan Tshela
3. Recrutement du Sheikh Brahima, président de la mosquée Abou Kwanga de Sainte-Loublance
4. Fondation du média Afarea Awakens
5. Article publié le 13.02.2016 par Afarea Awakens ; Gondo, la sale guerre (1) Les mines antipersonnels, terreur des civils en zone de guerre. Y. Tshela, N. Mangemosi Luwau
6. Article publié le 24.06.2016 par Afarea Awakens ; Gondo, la sale guerre (2) Les crimes humanitaires de l'Empire du Nord contre les réfugiés gondolais. Y. Tshela, N. Mangemosi Luwau
7. Article publié le 29.06.2016 par Afarea Awakens ; Gondo, la sale guerre (3) La présence clovanienne, retour du colonialisme au XXIème siècle. Par P. Leforestié, A. Kitseshedi
8. Article publié le 08.12.2017 par Afarea Awakens : Le Banairah est-il toujours dans course ? Y. Tshela, N. Mangemosi Luwau
9. Article publié le 01.11.2018 par Afarea Awakens ; Kabalie rouge de sang (1) La genèse d'un enfer
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Note sur la situation au Gondo


Auteur : Agent Soie bleue
Date : 28.05.2015

Le Gondo est un pays d'Afarée sub-sahréenne peuplé de 9,3 millions d'habitants, dont un grand nombre d'ethnies appartenant à la famille bantoue. Sa langue principale est le français. La religion majoritaire est le catholicisme, suivi par l'islam.

Le Gondo est administré par la République Libre et Démocratique (RLDC) , dite "Quatrième République", depuis les années 1990. Ce régime qualifié d'autoritaire est sous le commandement du Président Flavier-Bolwou depuis 2005. Depuis le début de la guerre d'indépendance de 1923, le Gondo n'a jamais été réellement unifié et a vu s'opposer différents groupes armés dans un série de conflits sanglants opposant notamment le pouvoir central, tour à tour militaire ou socialiste, à des groupes ethniques de l'ouest et du nord du pays, notamment les Pitsi et les Likra. En 2015, la situation est à une tripartition du territoire entre la façade ouest, frontalière des possessions de la Sérénissime Fortuna, détenue par l'Armée Démocratique du général Sangaré ; les territoires centraux et sud sont essentiellement sous le contrôle du régime présidentiel, ainsi que la capitale Sainte-Loublance, coeur économique du pays. A l'est, des provinces frontalières sous contrôlées par le Mouvement de Libération Likra.

La guerre de positions avait abouti à un cessez-le-feu négocié en août 2014 à Icemlet par les autorités de l'Althaj. Ces discussions pour la mise en oeuvre d'une solution politique durable réunissaient l'ensemble des parties prenantes. Elles ont été mises en échec peu de temps après leur signature par des désaccords entre le MLL et le régime présidentiel. La guerre a connu un regain d'intensité en février 2015 avec la chute de Cap-Franc, deuxième ville du pays sur la côte sud-ouest, aux mains de l'Armée Démocratique.

La situation actuelle au Gondo est à une recrudescence d'affrontements à grande échelle entre les forces gouvernementales et les rebelles de l'Armée démocratique, visant moins à disputer des portions de territoire qu'à assurer la suprématie sur les points stratégiques du pays (grandes villes, ports). La guerre est donc entrée dans une phase terminale d'affrontement pour la suprématie au Gondo. Cela se traduit par un renforcement de chaque faction avec ses partenaires internationaux. Pour la RLDG, c'est l'arrivée de nouveaux contingents clovaniens et la construction d'une base militaire clovanienne par l'opération Chrysope. Pour l'Armée démocratique, c'est le déploiement d'armements tactiques fournis par des soutiens étrangers dont tout indique qu'il s'agit du Grand Kah.

La guerre civile au Gondo tourne donc moins à une situation de "provinces en guerre" qu'à une situation de "guerre idéologique", comme l'indiquent les discussions avancées par le gouvernement azuréen avec la Clovanie et l'Armée démocratique. Le premier rejette l'idée de négocier avec le communisme, vu comme "le Mal", la seconde appelle à la création d'un nouvel ordre au Gondo.

Au stade actuel, les combats qui ont déjà fait plus de 400'000 déplacés et des milliers de blessés pèsent lourdement sur la situation économique gondolaise, avec une recrudescence des trafics et des activités illégales dans les frontières orientales et les zones disputées. Cela se traduit par une perte nette pour l'économie gondolaise et un risque d'instabilité pour la péninsule sud-afaréenne qualifié d'élevé. La Fédération Centrale d'Antegrad voisine, pourtant alliée au régime présidentiel, a fait état de son inquiétude quant à la situation.

Le souhait formulé par plusieurs Etats afaréens à l'intention du Président Flavier-Bolwou autant que du général Sangaré pour que soient remis en oeuvre les accords d'Icemlet n'ont pour l'instant pas porté leurs fruits. D'autres étapes de la guerre se préparent et amèneront peut-être à une recomposition du maillage territorial de chaque faction. De cette lutte dépend le renversement de la situation d'un côté ou de l'autre. Du point de vue des rebelles non-idéologiquement affiliés, comme le MLL, la situation reste confuse.

En conclusion, il convient d'insister sur le risque que représente l'éclosion d'une guerre de nature idéologique au Gondo pour l'Afarée. D'abord, ce type de conflit, alimenté par des puissances extérieures qui y purgent des intérêts divergents, est particulièrement difficile à résoudre. Le fanatisme idéologique est souvent corrélé avec des pratiques guerrières particulièrement brutales, comme l'utilisation d'enfants-soldats, la destruction totale des infrastructures et des cibles ennemies, l'utilisation de drogues et de stimulants et l'adoption d'une rhétorique jusqu'au-boutiste. Ensuite, ce conflit polarise la situation en créant deux camps entre lesquels aucune troisième voie n'est possible. D'une part, un camp communiste et socialiste, factuellement alimenté par le Grand Kah, puissance internationale qui a un agenda politique global. D'autre part, le camp présidentiel anti-communiste, tenu à bout de bras par l'impérialisme clovanien qui s'apparente à du "néo-colonialisme" selon certains Etats afaréens.

Ni la poursuite des combats, ni l'essor du communisme, ni le renforcement de l'impérialisme occidental ne sont compatibles avec les intérêts du Califat constitutionnel d'Azur et avec ceux de l'Afarée.

Il faut noter que le général Sangaré n'a pas complètement fermé la porte à l'hypothèse de nouvelles discussions avec les autres groupes rebelles, dont le MLL, et avec des opposants dont l'orientation idéologique est non congruente avec la sienne, comme M. Ongalolu, président du parti panafaréen. L'hypothèse d'un cessez-le-feu et d'une coordination entre groupes rebelles, sur la base d'un programme de démocratisation et de pluralisme, est l'hypothèse la plus réaliste pour pacifier les rapports inter-groupes. L'opportunité que le régime présidentiel se rallie à un hypothétique programme de démocratisation est faible, mais elle demeure l'option la plus probable pour la réunion de toutes les parties autour d'un programme de paix. La tournure des prochains affrontement risque de déterminer le sort de cette hypothèse.

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Note sur la Cramoisie
15.05.2018

Niveau de confidentialité : habilitation KEO

Au 15.05.2018, les moyens dont disposent les services du Bureau des Enquêtes pour le monitoring de la situation en péninsule d'Afarée occidentale et de la menace présumée émise par l'entité "République Actionnariale de Cramoisie" dénommée ci-après R.A.C., sont épars. Ils permettent de tracer les grandes lignes de la situation tactique et stratégique, mais les conclusions qui peuvent en être tirées demeurent limitées.

D'un point de vue militaire, nous estimons avec une confiance modérée que la R.A.C. n'est pas, à ce jour, en mesure de frapper le territoire national azuréen avec des armes balistiques. Malgré la recrudescence d'activités de lancements d'engins vers l'espace, nous estimons que la R.A.C. n'a pas pu constituer des moyens de frapper à plus de 8000 kilomètres de distance, ni d'en faire des vecteurs d'agents chimiques dévastateurs comme à Estham ou en Qabalie, en 2016. Nous estimons que la menace ne pèse donc plus directement sur les capacités de défense antibalistiques azuréennes, et nous recommandons donc le réexamen du programme de bouclier antimissiles. Selon nous, la probabilité que l'Azur soit l'objet d'un tir massif de missiles est suffisamment basse pour que les investissements soient redirigés vers des moyens plus pertinents que la construction d'un arsenal antibalistique spécifique.

Avec une confiance haute, nous estimons que la R.A.C. privilégie sa défense par le renforcement de ses capacités terrestres en vue de la tenue d'un siège sur son territoire, comme l'indiquent la construction de baraquements et les relevés sismologiques des pays voisins. La publication d'annonces semble étayer le soupçon d'un développement d'activités souterraines par la R.A.C., à l'aide de technologies importées, dans l'objectif de construire une forteresse souterraine et de se mettre à l'abri d'éventuels bombardements. Nous estimons avec un très haut niveau de confiance que la R.A.C. se dirige vers une stratégie de retranchement défensif en se soustrayant à d'éventuelles assauts aériens par le creusement de galeries assez profondes, facilitées par la géologie particulière de la Qabalie. La défaite carnavalaise sur le plan aérien contre l'O.N.D. renforce notre supposition. Nous estimons cependant que le risque d'importation de matériel de Carnavale par la voie souterraine est hautement improbable.

Nous ne sommes pas en mesure d'évaluer les armes non conventionnelles, telles que les armes chimiques, radiologiques, deusexmachiniques, et futuromécaniques actuellement détenues par la R.A.C. si celles-ci sont stockées dans l'infrastructure souterraine dont l'aménagement est un fait certain.

Nous recommandons la tenue d'un audit géologique du territoire national azuréen afin d'identifier les voies souterraines, submantelliques éventuellement, envisagées par la R.A.C. pour ses prochaines activités sur le continent, en vue d'évaluer le niveau de menace dans l'hypothèse d'une invasion du territoire national par des forces de la R.A.C. s'y étant introduit depuis le centre de la Terre.

D'un point de vue politique, nous estimons avec un bon niveau de confiance que l'hypothèse de frappes imminentes de la R.A.C. contre l'Azur ou contre tout autre pays afaréen est exclue, à situation constante. Cette hypothèse est désavouée par l'ouverture d'une vacance du pouvoir après la mort du leader charismatique local dans des circonstances non élucidées, sans doute liées à des rivalités internes, ainsi que par l'isolement diplomatique considérable de la R.A.C. en-dehors de ses actionnaires carnavalais traditionnels. L'irrationnalité même des dirigeants de la R.A.C. semble atténuée par la recherche d'un consensus de ses actionnaires dans la période, comme en témoignent les invitations à la participation aux discussions émises par la R.A.C. à de petits actionnaires sans poids réel au capital. Les conditions interdisent toute initiative agressive de la R.A.C. en Afarée, faute de soutiens pour qu'un tel acte puisse lui profiter.

Nous ne sommes pas en mesure d'évaluer la réceptivité des autorités de la R.A.C. au Plan M soumis par le Grand Vizir, mais nous estimons avec un bon niveau de confiance qu'il ne sera pas ratifié, bien que la conquête de Mars puisse devenir un enjeu sur lequel la R.A.C. souhaite se positionner. Nous estimons que les chances que le Plan M puisse être défendu au sein de la R.A.C. sont négligeables, bien que sur demande du Grand Vizir, nous n'excluons pas définitivement cette hypothèse. Nous ne sommes pas en mesure d'évaluer la capacité de partenaires éventuels à soutenir le Plan M auprès de la R.A.C., bien que le Grand Vizir compte sur ce levier pour obtenir sa mise en oeuvre.

Nous estimons avec un niveau de confiance limité que la R.A.C. pourrait bénéficier de nouveaux appuis diplomatiques dans le futur, qu'il s'agisse d'actionnaires à nouveau intéressés à sa survie, ou d'autres acteurs idéologiquement solidaires d'elle. Le facteur idéologique semble important dans cette hypothèse, et nous recommandons d'étudier avec une grande précaution l'évolution de la politique interne et la désignation d'un potentiel nouveau leader charismatique. La probabilité que la R.A.C. bénéficie de nouveaux appuis diplomatiques dans le futur est cependant faible à nos yeux, étant donné l'isolement actuel, l'isolement de Carnavale, et l'absence totale des partenaires autoproclamés de Carnavale à lui apporter un quelconque soutien sous quelque forme que ce soit. Le manque de partenaire fiable joue en faveur d'un renforcement de l'isolement de la R.A.C. et de son affaiblissement tendanciel, qui est notre hypothèse principale.

Nous recommandons que les moyens pour la surveillance de la R.A.C. soient augmentés si la résolution du "problème" telle qu'elle est formulée par le Grand Vizir, demeure un objectif principal du gouvernement. Nous soulignons aussi que l'affaiblissement tendanciel de la R.A.C. est une hypothèse privilégiée d'autres acteurs, notamment de l'O.N.D., dont l'affermissement de la certitude pourrait encourager à prendre des actions expéditives en-dehors du cadre du Plan R proposé par l'Azur.




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Note de situation
28.08.2018

Niveau de confidentialité : habilitation KD&S

Guerre civile en Antares
Le conflit, dit « guerre des ombres », semble motivé par une insurrection de la minorité culturelle corvun contre la République d'Antares, elle-même fragmentée entre la zone humanitaire de Roncevaux, où s'est réfugié le gouvernement légal, et la capitale Margaux, désormais siège du pouvoir de la MIRA (Milice d'Intervention et de Renseignement). Les deux pays voisins principaux, la Loduarie et la Gallouèse, sont l'un et l'autre engagés indirectement dans le conflit. La Loduarie a établi un blocus terrestre et naval contre le territoire antarien dans un objectif affiché de contrôle des entrées d'armements potentiels dans une zone à risque. Il est à souligner que l'Antares se situe au milieu des deux parties du territoire loduarien et que la Loduarie a un intérêt territorial évident à saisir l'opportunité d'un affaiblissement de son voisin pour s'assurer un contrôle indirect ou direct du territoire. La Gallouèse quant à elle fait valoir son attachement à la problématique humanitaire. Nous estimons possible que la situation évolue vers une confrontation plus nette entre la Gallouèse et la Loduarie, en particulier si la Loduarie s'estime assez puissante pour organiser une occupation, même partielle, du territoire antarien. Le scénario le plus probable reste celui d'une désescalade négociée diplomatiquement, aboutissant à une partition probablement durable du territoire antarien, et une moindre participation extérieure dans ce conflit interne.

Guerre de Voltava
En Retsvinie, la région autonome de Voltava est le théâtre d'une guerre civile entre les groupes séparatistes (Mouvement Indépendantiste de Voltava) et le gouvernement officiel depuis la création de la Retsvinie détachée de Slaviensk, la « Junte. » Le MIV est assisté par l'Ouaine, membre de la Confédération Socialiste du Nazum, qui y a des troupes, et également par la Kartvélie appuyée par l'Estalie. Les indépendantistes disposent du réseau d'alliance communiste qui a montré son opérabilité lors de la guerre Hotsaline-Altrecht, ce réseau ayant actionné la Kaulthie, la Mährenie, l'Estalie et le Grand Kah dans un engagement majeur contre l'Hotsaline et Teyla (y en a qui suivent encore dans le fond ?). En ce qui concerne le développement du communisme, le conflit semble donc être un nouveau chapitre d'alignement, cette fois entre l'AFRE (alliance estalo-kartvèle) et la CSN (communistes du Nazum du Nord) autour du soutien au MIV contre la Junte. Celle-ci dispose cependant de soutiens au Khardaz (adversaire déclaré de la CSN au Nazum du Nord) mais surtout au Bloc Nationaliste Eurysien (BNE) par la Rimaurie, qui se fait fort de participer à la lutte contre le communisme. Après son échec monumental à défendre la colonie grammatisk d'Afarée centrale, le BNE ne devrait cependant pas représenter une force importante étant donné son incapacité à projeter son matériel. Le rapport de force est en faveur des communistes, mais le blocus prononcé par l'Armada de Velsna, secondée par la flotte de sous-marins drovolskiens, pourrait limiter de manière importante les importations d'armes à la fois pour le MIV et pour la Junte. Le scénario de négociations, voulu par Velsna, n'est cependant pas celui que nous privilégions. Nous estimons probable que la Junte puisse bénéficier de nouveaux appuis extérieurs membres du BNE ou d'autres alliances anticommunistes, mais surtout qu'elle persévère dans sa volonté de reconquête de la Voltava, y compris en faisant usage d'armes chimiques ou radiologiques, aggravant ainsi la situation et s'exposant à des représailles internationales. Bien que la situation demeure confuse et lointaine à nos yeux, l'enjeu essentiel semble être un nouveau développement du communisme dans la région.

Déstabilisation au Ninchi
Le Ninchi est un Etat musulman qui a eu la malheureuse idée de lancer un programme de développement d'armes bactériologiques extrêmement préoccupant. Mais ceci s'est heureusement bien terminé car le Ninchi a sombré dans une guerre civile (lui aussi). Le Sultan est exilé au Dyl Milath. Des groupes adverses, dont certains se réclamant du socialisme et bénéficiant pour cela d'un soutien déclaré de la CSN voisine au Nazum du Nord, se disputent le territoire. La compagnie Nanquo Global, sorte de baron de la guerre, a refusé au Jashuria l'extradition de ses civils selon sa méthode, conduisant le Jashuria et la Yukanaslavie à agir par des mouvements de troupes et des opérations ciblées de rapatriement en-dehors de toute coopération avec Nanquo Global. Ce 22 août 2018, la République Islamique Socialiste du Ninchi a été déclarée, mais l'attitude de l'Azur quant à cette entité revendiquant deux héritages idéologiques n'a pas été adoptée. Nous recommandons d'observer l'évolution de cette entité dans ses rapports avec les Etats voisins et avec un projet politique islamique cohérent avant d'établir un jugement de cette initiative. L'évacuation des civils demeure la priorité de pays voisins tels que le Talaristan, la Yukanaslavie et le Jashuria. L'évolution de la situation est parfaitement imprédictible, créant les conditions d'une intervention azuréenne opportune.

Crise avec la R.A.C. et enseignements
La R.A.C. a tenu un conseil des actionnaires qui a élu un qabalien, Balsilek Ishaq, réputé chef de tribu survivant au génocide et revenu en bons termes avec les colons. Nous estimons avec un haut degré de probabilité que la désignation d'un tel personnage soit un pis-aller valant recul tactique de la part de la R.A.C. pour s'assurer un médium auprès de l'Althaj, et éventuellement d'autres partenaires potentiels encore non déclarés, mais dont l'existence est soupçonnée depuis longtemps par nos services. La rencontre à Icemlet sur les voeux de l'Althaj permet d'envisager l'ampleur de la proximité mentale entre l'Althaj et la R.A.C. Nous estimons avec un très fort niveau de confiance que le ralliement de l'Althaj à la R.A.C. n'est qu'une question de temps, permettant au dénommé Balsilek Ishaq d'adopter des mesures essentiellement symboliques et cosmétiques pour présenter la R.A.C. comme un Etat réconcilié avec sa nature génocidaire et coloniale. Nous faisons l'hypothèse que Balsilek Ishaq est un personnage corrompu matériellement voire anatomiquement, cette corruption étant l'explication plausible d'un tel service aux actionnaires de la R.A.C., qui eux sont toujours les mêmes depuis l'annihilation de la Qabalie. La greffe de cerveau étant une technique désormais maîtrisée par les Laboratoires Dalyoha, l'identité réelle de l'esprit qui habite Balsilek Ishaq est également l'objet de nos hypothèses. Sur le plan de la résolution de la crise, il apparaît de plus en plus probable que des actions coercitives soient rendues nécessaires contre les actionnaires de la R.A.C. Nous estimons avec un faible niveau de certitude la possibilité que la Société Luciférienne Carnavalaise puisse correspondre à la définition d'organisation terroriste, n'ayant aucune preuve d'actes hostiles posés par elle en-dehors d'une idéologie de « table rase » civilisationnelle dont la portée exterminatrice est voilée. Nous estimons en revanche que le maintien des activités de la Compagnie Dalyoha en Cramoisie ne soit une raison suffisante de considérer la R.A.C. comme une entité coloniale et génocidaire, dans le passé comme dans l'avenir, appelant pour cela un traitement adéquat.



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