26/03/2016
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Bureau des Enquêtes [Espionnage]

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enquetes


Le Bureau des Enquêtes est l'organe principal pour le renseignement militaire et politique du Califat de l'Azur, ainsi que pour les opérations clandestines. Son Directeur Suprême est le Général Shapur Salzaneh. Cette page répertorie les opérations en cours, avortées ou menées à leur terme - elles sont connues seulement du personnel de premier rang de l'état-major et du Diwan azuréens.


Direction des Opérations
Missions menées par le Bureau des Enquêtes


Mission DJINN BLANC - en cours -
Mission de renforcement des douanes d'Anaxandre - en cours
Mission Alizée de printemps - en cours


Direction de l'Intelligence
Notes et analyses réalisées par le Bureau des Enquêtes


01.01.2015 - Note sur la cyberguerre
28.05.2015 - Note sur la situation au Gondo
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Mission Djinn Blanc

Lieu : Pal Ponantaise
Agent : Djinn Blanc - Amr ibn Samt
Objectif : reconnaissance et établissement d'un bureau permanent
Début : 21.11.2014
Fin : ____
Historique : ____


1. Arrivée à Port-Levant

2. Le consulat d'Azur à Gurapest
3. Soirée à Gurapest
4. Jan
5. Le cauchemar de Jan
6. Vision en prière
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Mission de Renforcement des Douanes à Anaxandre


Lieu : Anaxandre, province du Mirobansar
Agent : Colonel des Forces Spéciales Alim Khan
Objectif : identification, traque et extermination des réseaux clandestins liés à la mafia, aux trafics, au commerce illégal et aux infiltrations étrangères dans la pègre locale
Début : 26.11.2014
Fin : opération permanente
Historique : La province de Mirobansar est connue pour être le lieu d'un cosmopolitisme exacerbé. Les particularités locales, surtout à Anaxandre qui est le seul port de haute mer de l'Azur, font de cet endroit un lieu d'inextricables intrigues politico-économiques. La recrudescence des trafics de drogue et de tabac engage les Forces de sécurité à accroître leurs moyens pour ramener l'ordre et enrayer le développement de la pègre. Les moyens les plus brutaux pourront être employés. De plus, la présence d'officiers supplémentaires semble requise par le regain d'importance d'Anaxandre en tant que plateforme d'échange commerciale entre l'Azur et le reste du monde. Enfin, la lutte contre l'espionnage ennemi implique de renforcer les moyens de surveillance dans la ville, qui est la porte d'entrée de l'Azur.
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Note sur la cyberguerre


Auteur : Major Ibrahim al-Masri, Département de la Surveillance des Communications

Les activités en ligne occupent une importante prépondérante dans la structuration de l'opinion. L'utilisation d'internet a permis de libérer les moyens de communication et de stimuler la croissance économique. Aujourd'hui, des secteurs aussi variés que la publicité, l'industrie musicale et audio-visuelle, la culture, la recherche scientifique, et d'autres considèrent internet comme le vecteur principal pour l'exercice de leur activité.

Internet est une technologie qui apporte beaucoup de bénéfices, comme la connaissance, les possibilités d'interaction et de partage, la transparence, l'information et l'accès aux données. Ces bénéfices sont associés à des défis particuliers, notamment en terme de contrôle des contenus illégaux, des discours dangereux et de la diffusion de fausses nouvelles ou d'incitations à la violence.

Les récentes actualités montrent l'apparition d'un véritable "cyber-conflit" entre l'Icamie et la Jashurie. Ces deux pays importants sont dotés l'un comme l'autre de grandes communautés de "weeb", personnes à forte implication numérique, qui portent le nom de "forums" ou "Chan". D'ordinaire anodins, il a été remarqué que les échanges de la sphère numérique d'Icama-chan, réseau social numérique principal d'Icamie, ont conduit à de violentes incriminations verbales et des attaques cyber sur Jashuria-chan, la sphère cybernétique jashurienne.

De part et d'autres, ce conflit se traduit par la diffusion de contenus viraux et incontrôlables, de troll, et de propagande à des fins idéologiques et stratégiques. Cet événement a conduit, dans les pays cités, à une réaffirmation des règlements censés encadrer l'expression en ligne par les autorités. Le think-tank Cuckmachine souligne dans une note la nécessité d'améliorer les moyens des Etats pour empêcher la diffusion des contenus sensibles, sans quoi davantage d'espaces d'internet pourraient être déstabilisés par ces attaques. Le rapport pointe notamment l'émergence de fermes à troll, ou de bots, c'est-à-dire le recours par des internautes mal intentionnés à de faux profils automatiques en nombre exponentiel pour saturer les capacités d'analyse et de censure des logiciels étatiques.

Cependant, il convient de souligner que la guerre numérique ne se limite pas aux seules attaques verbales ou à la diffusion de contenus subversifs. Un aspect souvent négligé mais tout aussi critique réside dans les manipulations algorithmiques des plateformes elles-mêmes. Selon un rapport récent de l'Observatoire de la Souveraineté Numérique, des entités d'Icamie et de Jashurie ont développé des scripts complexes visant à détourner les algorithmes de recommandation des grandes plateformes internationales. Ces scripts exploitent des failles dans le traitement automatisé des contenus pour amplifier artificiellement la visibilité des messages toxiques ou déstabilisateurs. Ce phénomène, qualifié de "hameçonnage algorithmique", démontre à quel point le conflit numérique évolue rapidement et nécessite des réponses tout aussi innovantes.

Le think-tank Cuckmachine avertit que si de telles pratiques ne sont pas contrecarrées, elles pourraient altérer profondément la perception des événements mondiaux, créant des récits alternatifs capables de polariser davantage les populations et de nuire à la stabilité des sociétés modernes. Cette polarisation pourrait s'étendre bien au-delà des frontières des deux nations en conflit, affectant même des États tiers qui, bien qu'initialement neutres, se trouvent désormais embarqués dans des luttes narratives échappant à leur contrôle. La situation est d'autant plus préoccupante que des acteurs privés, souvent motivés par des intérêts financiers ou idéologiques, commencent à s'impliquer dans cette dynamique. Ces entités, parfois déguisées en agences de relations publiques, louent leurs services pour influencer l'opinion publique ou semer la confusion à travers des campagnes savamment orchestrées.

Un exemple frappant est l'utilisation de campagnes de "faux consensus". Ces campagnes consistent à inonder les espaces numériques d'opinions convergentes, créant l'illusion qu'une majorité soutient une idée, une réforme ou une revendication particulière. Cette technique est particulièrement redoutable lorsqu'elle est associée à des attaques ciblées contre les voix dissidentes, souvent orchestrées par des armées de bots ou de trolls agissant de manière coordonnée. En conséquence, les discours contradictoires sont étouffés, laissant place à une narration unique qui, bien qu'artificielle, finit par être perçue comme légitime par un grand nombre d'internautes.

Un autre phénomène inquiétant lié à ces manipulations algorithmiques est l'émergence de ce que certains experts appellent les "bulles de haine". Ces espaces en ligne, soigneusement façonnés pour rassembler des individus partageant des opinions radicales ou extrêmes, fonctionnent comme des chambres d'écho idéologiques. En exploitant les mécanismes de personnalisation des algorithmes, les auteurs de ces manipulations peuvent non seulement radicaliser des groupes entiers, mais aussi orienter leur colère ou leur frustration vers des cibles spécifiques, souvent choisies en fonction de leur vulnérabilité ou de leur symbolisme. Les attaques récentes contre des institutions culturelles en Jashurie, orchestrées par des groupes influencés par ces bulles, illustrent parfaitement les conséquences désastreuses de ces pratiques.

Face à ces menaces croissantes, les États se retrouvent dans une course contre la montre pour renforcer leur résilience numérique. Les initiatives prises par le Grand Kah, notamment la mise en place d'une brigade dédiée à la défense et à la dissuasion cybernétique, pourraient servir de modèle pour d'autres nations confrontées à des défis similaires. Cependant, la simple création de brigades ou d'unités spécialisées ne suffira pas à elle seule. Comme le souligne un autre rapport du Cuckmachine, il est impératif de développer des partenariats public-privé pour mieux comprendre les mécanismes algorithmiques et anticiper les manipulations potentielles. Cela implique de collaborer avec les grandes plateformes technologiques, mais aussi d'exercer sur elles une pression suffisante pour qu'elles renforcent leurs protocoles de sécurité et investissent davantage dans la détection des contenus malveillants.

Par ailleurs, il est essentiel d'introduire des campagnes d'éducation numérique auprès de la population, notamment des jeunes, qui sont les cibles privilégiées de ces manipulations. Une population bien informée est moins susceptible de tomber dans les pièges des faux récits ou des campagnes de désinformation. Ces campagnes devraient inclure des modules sur la reconnaissance des comportements manipulatoires en ligne, l'identification des sources fiables et la compréhension des mécanismes derrière les algorithmes de recommandation. En complément, les institutions éducatives pourraient intégrer des cours sur la pensée critique, encourageant ainsi les élèves à remettre en question les informations qu'ils consomment et à développer une attitude plus sceptique face aux contenus viraux.

Enfin, la dimension internationale de ces conflits numériques ne doit pas être ignorée. Des accords bilatéraux ou multilatéraux pourraient être envisagés pour établir des règles communes en matière de cybersécurité et de régulation des plateformes numériques. Ces accords pourraient inclure des clauses sur la transparence des algorithmes, la responsabilisation des entreprises technologiques et la mise en place de mécanismes de résolution des conflits en ligne. Une coopération accrue entre les agences de renseignement numérique des différents pays permettrait également de mieux surveiller les flux de désinformation et de coordonner les réponses aux attaques transfrontalières.

En somme, le cyber-conflit entre l’Icamie et la Jashurie représente une alerte sérieuse sur l’avenir des relations internationales à l’ère numérique. Les États qui tarderont à adapter leurs stratégies se retrouveront rapidement dépassés, non seulement par des adversaires plus agiles, mais aussi par les dynamiques imprévisibles d’un espace numérique en perpétuelle évolution. Le défi est immense, mais il en va de la stabilité, de la souveraineté et, en fin de compte, de la sécurité de toutes les nations impliquées.

Les Etats tardent à réagir, sauf dans certains cas, notamment au Grand Kah où une brigade dédiée a été créée pour non seulement protéger la sphère cybernétique nationale, mais aussi pour se doter d'une "dissuasion-kun". Pouvoir disposer de trolls prêts à saturer les espaces numériques adverses semble la stratégie privilégiée par un nombre croissant d'acteurs.

Cette note vise donc à informer et à suggérer au Bureau des Enquêtes et aux services d'intelligence azuréens de se doter de capacités similaires afin d'éviter, de réprimer et de contre-attaquer à des attaques malignes visant à semer la zizanie sur internet et dans la population. Le risque de voir la jeunesse pervertie par les moeurs dissolues d'Icama-chan est important ; celui de la voir frappées par une propagande méthodique faisant l'apologie du blasphème et de l'immoralité, de la part d'autres acteurs mal intentionnés, est encore plus grand.

Nous recommandons donc la création d'usines à trolls sur le territoire de l'Azur pour doter le Califat de capacités de rétorsion en matière cybernétique.

la terreur de blême avance
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Mission Alizée de Printemps

Lieu : Gondo
Agents : Softa noir - Oussama Sidi-Ari
Objectif : Structuration des intérêts azuréens au Gondo
Début : 01.01.2015
Fin : ____
Historique :
01.12.2014 - Envoi de documents officiels azuréens à des informateurs au Gondo
01.02.2015 - Constitution d'un réseau de confiance à Sainte-Loublance et Port-Franc autour des autorités religieuses affiliées à la mosquée Abou Kwanga
28.05.2015 - Arrivée de l'agent Softa noir à Sainte-Loublance

1. Recrutement de Yoan Tshela, journaliste indépendant à Cap-Franc (octobre 2014)
2. Début de la prise de Cap-Franc par les rebelles, commentée par Yoan Tshela
3. Recrutement du Sheikh Brahima, président de la mosquée Abou Kwanga de Sainte-Loublance
4. Fondation du média Afarea Awakens
5. Article publié le 13.02.2016 par Afarea Awakens ; Gondo, la sale guerre (1) Les mines antipersonnels, terreur des civils en zone de guerre. Y. Tshela, N. Mangemosi Luwau
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Note sur la situation au Gondo


Auteur : Agent Soie bleue
Date : 28.05.2015

Le Gondo est un pays d'Afarée sub-sahréenne peuplé de 9,3 millions d'habitants, dont un grand nombre d'ethnies appartenant à la famille bantoue. Sa langue principale est le français. La religion majoritaire est le catholicisme, suivi par l'islam.

Le Gondo est administré par la République Libre et Démocratique (RLDC) , dite "Quatrième République", depuis les années 1990. Ce régime qualifié d'autoritaire est sous le commandement du Président Flavier-Bolwou depuis 2005. Depuis le début de la guerre d'indépendance de 1923, le Gondo n'a jamais été réellement unifié et a vu s'opposer différents groupes armés dans un série de conflits sanglants opposant notamment le pouvoir central, tour à tour militaire ou socialiste, à des groupes ethniques de l'ouest et du nord du pays, notamment les Pitsi et les Likra. En 2015, la situation est à une tripartition du territoire entre la façade ouest, frontalière des possessions de la Sérénissime Fortuna, détenue par l'Armée Démocratique du général Sangaré ; les territoires centraux et sud sont essentiellement sous le contrôle du régime présidentiel, ainsi que la capitale Sainte-Loublance, coeur économique du pays. A l'est, des provinces frontalières sous contrôlées par le Mouvement de Libération Likra.

La guerre de positions avait abouti à un cessez-le-feu négocié en août 2014 à Icemlet par les autorités de l'Althaj. Ces discussions pour la mise en oeuvre d'une solution politique durable réunissaient l'ensemble des parties prenantes. Elles ont été mises en échec peu de temps après leur signature par des désaccords entre le MLL et le régime présidentiel. La guerre a connu un regain d'intensité en février 2015 avec la chute de Cap-Franc, deuxième ville du pays sur la côte sud-ouest, aux mains de l'Armée Démocratique.

La situation actuelle au Gondo est à une recrudescence d'affrontements à grande échelle entre les forces gouvernementales et les rebelles de l'Armée démocratique, visant moins à disputer des portions de territoire qu'à assurer la suprématie sur les points stratégiques du pays (grandes villes, ports). La guerre est donc entrée dans une phase terminale d'affrontement pour la suprématie au Gondo. Cela se traduit par un renforcement de chaque faction avec ses partenaires internationaux. Pour la RLDG, c'est l'arrivée de nouveaux contingents clovaniens et la construction d'une base militaire clovanienne par l'opération Chrysope. Pour l'Armée démocratique, c'est le déploiement d'armements tactiques fournis par des soutiens étrangers dont tout indique qu'il s'agit du Grand Kah.

La guerre civile au Gondo tourne donc moins à une situation de "provinces en guerre" qu'à une situation de "guerre idéologique", comme l'indiquent les discussions avancées par le gouvernement azuréen avec la Clovanie et l'Armée démocratique. Le premier rejette l'idée de négocier avec le communisme, vu comme "le Mal", la seconde appelle à la création d'un nouvel ordre au Gondo.

Au stade actuel, les combats qui ont déjà fait plus de 400'000 déplacés et des milliers de blessés pèsent lourdement sur la situation économique gondolaise, avec une recrudescence des trafics et des activités illégales dans les frontières orientales et les zones disputées. Cela se traduit par une perte nette pour l'économie gondolaise et un risque d'instabilité pour la péninsule sud-afaréenne qualifié d'élevé. La Fédération Centrale d'Antegrad voisine, pourtant alliée au régime présidentiel, a fait état de son inquiétude quant à la situation.

Le souhait formulé par plusieurs Etats afaréens à l'intention du Président Flavier-Bolwou autant que du général Sangaré pour que soient remis en oeuvre les accords d'Icemlet n'ont pour l'instant pas porté leurs fruits. D'autres étapes de la guerre se préparent et amèneront peut-être à une recomposition du maillage territorial de chaque faction. De cette lutte dépend le renversement de la situation d'un côté ou de l'autre. Du point de vue des rebelles non-idéologiquement affiliés, comme le MLL, la situation reste confuse.

En conclusion, il convient d'insister sur le risque que représente l'éclosion d'une guerre de nature idéologique au Gondo pour l'Afarée. D'abord, ce type de conflit, alimenté par des puissances extérieures qui y purgent des intérêts divergents, est particulièrement difficile à résoudre. Le fanatisme idéologique est souvent corrélé avec des pratiques guerrières particulièrement brutales, comme l'utilisation d'enfants-soldats, la destruction totale des infrastructures et des cibles ennemies, l'utilisation de drogues et de stimulants et l'adoption d'une rhétorique jusqu'au-boutiste. Ensuite, ce conflit polarise la situation en créant deux camps entre lesquels aucune troisième voie n'est possible. D'une part, un camp communiste et socialiste, factuellement alimenté par le Grand Kah, puissance internationale qui a un agenda politique global. D'autre part, le camp présidentiel anti-communiste, tenu à bout de bras par l'impérialisme clovanien qui s'apparente à du "néo-colonialisme" selon certains Etats afaréens.

Ni la poursuite des combats, ni l'essor du communisme, ni le renforcement de l'impérialisme occidental ne sont compatibles avec les intérêts du Califat constitutionnel d'Azur et avec ceux de l'Afarée.

Il faut noter que le général Sangaré n'a pas complètement fermé la porte à l'hypothèse de nouvelles discussions avec les autres groupes rebelles, dont le MLL, et avec des opposants dont l'orientation idéologique est non congruente avec la sienne, comme M. Ongalolu, président du parti panafaréen. L'hypothèse d'un cessez-le-feu et d'une coordination entre groupes rebelles, sur la base d'un programme de démocratisation et de pluralisme, est l'hypothèse la plus réaliste pour pacifier les rapports inter-groupes. L'opportunité que le régime présidentiel se rallie à un hypothétique programme de démocratisation est faible, mais elle demeure l'option la plus probable pour la réunion de toutes les parties autour d'un programme de paix. La tournure des prochains affrontement risque de déterminer le sort de cette hypothèse.

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