24/03/2016
15:57:06
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Le courrier International

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Revue spécialisée en Géopolitique, elle permettra aux personnes désireuses de mieux connaitre le monde contemporain et ses enjeux de comprendre le pourquoi du comment grace à des analyses d'experts.
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Quel avenir pour l’Union Économique Eurysienne ?


Depuis plusieurs mois déjà l’Union se réorganise et se réforme pour devenir de plus en plus efficaces, les débats ont été longs, ils ont été parfois même acides et violents et ont abordés de nombreux sujets, allant de l’organisation interne de la Grande Assemblée des Citoyens Eurysiens, du rôle des états partenaires voire même jusqu’à aborder l’activité des états membres ou s’assurer du fonctionnement démocratique des états participant à l’U.E.E. Mais tout cela ne s’est pas fait sans heurts, les tendances de plus en plus fédératives de l’Union en on dérouté certains et rebuté d’autres tandis que les états dictatoriaux ont été sérieusement pointé du doigt par les autres états membres. De plus des aspects géopolitiques sont à prendre en compte, notamment le retrait de l’Empire kartien et de la naissance d’un rival bien plus à droite : le Bloc Nationaliste Eurysien. Tout cela mérite d’etre abordé dans cette revue dédiée à la géopolitique mondiale, nous traiterons ici des débats à l’Union, des réformes qui seront mises en place et des différents défis qu’aura à relever l’Union pour s’imposer sur le continent eurysien.

Durant plusieurs mois les négociations à l’U.E.E se sont poursuivies, les états membres s’affrontaient sur de nombreux sujets. Ainsi Valentin d’Antrania s’est exprimé de nombreuses fois sur le rôle que devraient avoir les états partenaires en contrevenant aux désirs des représentants tcharnoves et Kartvéliens, en effet ces derniers souhaitaient que les partenaires puissent participer à la prise de décision en envoyant un contingent (réduit) de députés à la G.A.C.E tout en permettant à ses derniers de prendre des décisions, si bien sur des avantages pourraient s’en dégager, comme par exemple l’intégration progressive des partenaires pour qu’ils puissent devenir des membres à part entière. Mais néanmoins cela pourrait s’avérer inutile, comme l’a fait remarquer Axel Ondorf (le représentant raskenois) : « Pensez-vous vraiment, par exemple, que la Rimaurie ait la moindre intention de devenir un membre de notre union » et il avait raison. Mais le débat continua jusqu’à la prise de parole de Mr. d’Antrania qui rappela que les partenaires ne devraient avoir aucun rôle dans nos institutions, en contradiction avec ses premiers discours qui souhaitaient que le partenaire puissent suppléer les états membres dans la gestion de leurs commission respectives. En parallèle les représentants des divers nations se sont opposées sur le nombre de siège, l’Antérinien, représentant l’une des nations les plus peuplées de l’Union (44 millions d’habitants alors que la moyenne de l’U.E.E est aux alentours de 25 millions.), proposait une répartition des sièges en fonction de la puissance démographique des états membres en arguant que cela est plus juste, les autres états craignant de voir naître une dynamique clientéliste au sein de l’U.E.E refusèrent et préférèrent un nombre de siège fixe et égal, autrement dit une vingtaine de sièges par états membres.

Vient ensuite la monnaie unique, débat court mais intense qui en plus de représenter les aspirations de chacun, représentaient les antagonismes entre les nations de plus en plus critiques vis à vis de l’U.E.E (les eurysceptiques) et les états de plus en plus investis (les euryphiles) qui se déchirèrent le plus. Si les avantages de cette dernière sont nombreux, comme par exemple l’établissement d’instituts financiers forts qui assureront aux états une économie stables et des bourses qui ne s’envoleront pas en cas de perte monétaire chez certains états, connus pour être instables. Cela permettrait aussi de faciliter les échanges de biens et de marchandises, d’appliquer encore plus la théorie d’atomicité et bien évidemment d’acquérir encore plus de poids dans l’économie mondiale tout en renforçant les relations entre les états membres et en donnant aux instances de l’U.E.E une plus grande force si des dissensions internes venaient à naître. Mais cela était loin de satisfaire tout le monde, si les antériniens n’y étaient pas foncièrement hostiles, les kartiens eux, s’y opposaient et considéraient cela comme une atteinte à l’autonomie de leur état. Car bien sur, rendre plus forte une instance supranationale réduit automatiquement les capacités des états acceptant de partager leur pouvoir. Un terrain d’entente put néanmoins être trouvé et les débats furent clos assez vite après la participation du représentant Valinoréen qui proposait un article de la Charte que la Monarchie élaborait depuis plusieurs mois. Cet article coupe la poire en deux si l’on puis dire, en effet la monnaie unique n’est pas obligatoire mais elle reste tout de même fortement recommandé avec l’obligation de posséder une importante réserve des nouvelles devises eurysiennes.

Puis vint un autre débat, certes plus consensuel, mais tout aussi important sur le plan de la symbolique, en effet celui-ci concerne les états membres (et partenaires) et leurs rapports à la démocratie. Le représentant tacharnove a été le premier à mettre le sujet sur la table, et dans une critique assez ferme il y dénonçait l’autoritarisme du « Guide » Settler, le dictateur rimaurien. Dans sa tirade, le Tcharnove dénonce avec passion les crimes rimauriens et les atteintes répétées à la démocratie, il réclamait pour conclure l’exclusion de l’État Rimaurien de l’organisation eurysienne. Mais la Kartvélienne courut au secours de la nation fasciste en rappelant que dans des situations aussi complexes (des troubles éclatent dans le nord de la Rimaurie et la répression est sanglante) il est nécessaire d’avoir un pouvoir fort. L’Antérinien quant à lui reste bienveillant vis à vis de la dictature fasciste, il rappelle que des choses ont été faites pour démocratiser le régime (les élections parlementaires de l’an dernier) même si d’autres restent à faire pour que l’état rimaurien devienne réellement démocratique et demandait à ce que l’on auditionne un représentant rimaurien. Ces débats interviennent peu avant le Kartxit (ou le retrait kartien de l’U.E.E) à cause d’une controverse avec la Court de Justice Eurysienne, qui a réclamé des explications sur les libertés politiques individuelles au sein du Saint Empire Kartien, ce dernier, refusant de se démocratiser, quitta l’Union. Ce soudain regain d’intérêt pour la Démocratie témoigne d’une volonté de rendre l’organisation plus éthique et surtout moins opportuniste, en effet il a été considéré que dorénavant l’existence d’une démocratie est nécessaire et que sans cela, l’U.E.E fermera ses portes aux nouveaux aspirants.

Mais cela fit bien évidemment des déçus, comme par exemple les rimauriens qui savent que leurs positions sont compromises et que leur exclusion n’est plus qu’une question de temps. C’est pour cela qu’ils ont décidé de prendre les devants et de résilier leur partenariat avec l’Union, cela put peut être décidé la Kartvélie qui quitta l’Union quelques heures plus tard, même si il y a fort à parier que le refus affiché des autres états membres de se parer du titre de membre fondateur de l’Union Économique Eurysienne n’y est pas étranger. Puis, quelques jours plus tard, la République Impériale d’Arytom quitta aussi le navire (qu’elle considère comme sombrant et vivant ses dernières heures d’agonie…). Mais néanmoins l’Union reste solide, comme l’atteste l’arrivée de nouveaux membres, les Guadaires et la république de Broisie et plusieurs demandes de partenariats furent faites par le Saint Empire Menkelt et… la Kartvélie (!?) Beaucoup se sont demandés comment elle réussit à rester attractive alors que deux membres ont quittés l’Organisation et qu’un autre a été exclu, je pense que c’est avant tout son rôle sur le continent eurysien qui joue en sa faveur, en effet l’organisation n’est pas assez clivante pour rebuter les états candidats, de plus, une certaine stabilité politique règne à l’intérieur des frontières de l’Union, permettant d’imaginer une alliance stable et solide. Le « repaire d’antifas » eurysien permet aussi d’attirer les états de gauche et de droite modéré sans pour autant trop se polariser, le spectre politique étant très large et suffisamment diversifié pour que les nations puissent y adhérer sans crainte de froisser les forces géopolitiques en place.

En effet ces dernières sont nombreuses et très souvent elles s’opposent, comme c’est le cas avec les récents affrontements entre les marines ONDistes et les troupes Loduariennes. La présence d’Alliances rivales permet de faire régner un climat de tension qui ne fait que s’accentuer lors des affrontements entre la Loduarie et le duché sylvois ou encore entre les forces communistes et les troupes de l’Organisation des Nations Commercantes. Et bien souvent la position de l’U.E.E est assez précaire, d’un coté elle doit éviter de s’attirer les foudres communistes (de l’U.I.S.C notamment) et des nations libérales (l’O.N.D et O.N.C) et d’éviter de sombrer dans la sphère d’influence de chacun des blocs présents sur place, car bien malheureusement l’U.E.E n’a pas une réelle force militaire pour s’affirmer sur le continent (seule l’armée raskenoise peut rivaliser avec des états comme la Loduarie, et ce à grande peine) comme cela a été le cas pour l’invasion du territoire sécessionniste Valkoinlandais et l’U.E.E n’a pu qu’émettre des protestations diplomatiques sans réelles conséquences sur les opérations en cours. De plus l’Union n’est pas non plus une puissance économique continentale, si certains états (comme l’Antérinie) ont eu une croissance exponentielle en quelques mois, la plupart des membres de l’Union restent peu développés économiquement parlant en comparaison des rivaux eurysiens malgré une influence grandissante sur le marché de l’armement mondial.

Enfin, une nouvelle organisation rivalise avec l’Union, les états ayant quitté l’Union, conscients de leurs faiblesses, s’allièrent pour former le Bloc Nationaliste Eurysien, un étrange mélange entre le traditionalisme nationaliste et le chauvinisme eurysien. Si cette alliance ne représente pas une réelle menace pour l’Union, bien au contraire, elle devient même un « argument de vente » pour les états craignant les dictatures, elle reste néanmoins inquiétante, car elle réussit à attirer le profil type d’un état adhérant à l’Union, c’est à dire conservateur, quelque peu nationaliste et parfois même démocratique. Cette arrivée d’état conservateur et contrebalancé par l’intégration d’états plus à gauche qui renforcent cette impression de pluralisme au sein de cette organisation. Et le nouveau concurrent, brise par la même l’« équilibre » politique de l’Union en faisant passer cette dernière pour un second choix pour les états conservateurs et peu regardants quant à la démocratie et les droits de l’Homme. Mais néanmoins l’Union conserve ses avantages, ce n’est pas une organisation tournée autour d’un seul état (comme cela serait le cas si les différences économiques sont très importantes entre chacun, ainsi il y a environ 120 milliards de talents de différences entre la PIB de la première puissance économique eurysienne et la seconde) mais au contraire une puissance multipolaire qui prend en compte les avis de chacun, il y a aussi un avantage géographique, les états membres sont éparpillés sur tout le continent eurysien, permettant d’éviter un isolement géographique pour les nouveaux états et facilitant les échanges commerciaux et culturels à travers l’Eurysie entière, permettant ainsi d’acquérir une influence économique plus importante encore en poussant les divers états eurysiens à coopérer avec l’U.E.E.

En conclusion, l’Union se fédéralise de plus en plus, elle fit naître plusieurs institutions économiques, culturelles et juridiques qui permettront d’unir encore plus les états membres, bien sur les négociations furent longues et les débats houleux. Mais néanmoins un retour aux bases s’imposait, pour faire renaître l’Union il fallait se recentrer sur les priorités de l’organisation, est ce qu’elle préfère adopter une politique opportuniste et sans scrupules (comme le faisait le modèle antérinien) ou au contraire devenir la championne eurysienne des droits de l’Homme ? Ce dernier choix fut adopté (implicitement) et des réformes furent engager pour se débarrasser de la mauvaise graine, des états autoritaires, fascistes ou absolutistes et des dictatures en général. Ce choix, quoique habile pourrait menacer un équilibre politique et pousser des états moins scrupuleux à choisir la voie du B.N.E. Car bien sur, l’U.E.E n’est pas seule, elle cohabite avec d’autres organisations internationales, l’O.N.D, l’O.N.C ou encore l’U.I.S.C et doit adopter une politique diplomatique cohérente sans pour autant froisser les organisations précédemment citées, permettant d’attirer les états qui y voient une possibilité de se développer sans que les états membres de ces dernières ne se sentent menacés. Mais néanmoins il sera nécessaire de devenir une puissance militaire et économique pour assurer l’Union, car en comparaison de d’autres états, l’U.E.E est relativement pauvre, ce qui réduit considérablement son poids dans les négociations internationales. Mais néanmoins de la bonne volonté, et une cohésion interne irréprochable permettraient certainement à l’Union Économique Eurysienne de briller à l’internationale d’ici les prochaines années.

Les concurrents eurysiens CarteOrgas.
- En bleu clair : Les états membres de l'U.E.E
- En bleu foncé : Les états partenaires de l'U.E.E
-En vert clair/Pistache : Les états membres de l'O.N.D
-En vert foncé : Les états membres de l'O.N.C
-En rouge : Les états membres de l'U.I.S.C
-En noir : Les états membres du B.N.E
-En marron : Les états membres de C.I.T.A.D.E.L
-Hachures : Etats étant impliqués dans plusieurs organisations

Nous traiterons prochainement des conflits qui font l’actualité, comme par exemple la désintégration des raches en Krésetchénnie et les causes profondes de ce conflit qui couve depuis plusieurs années déjà. Nous nous pencherons aussi sur les politiques internes de certains pays qui font la une des quotidiens internationaux comme par exemple le Saint Empire de Karty et ses défis ou encore des revues dédiées à l’Empire Antérinien.
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L’Akaltie ou la future puissance aleucienne…


D’abord considéré comme quantité négligeable, l’Akaltie devient petit à petit une puissance grandissante qui élargit graduellement son champs d’action et qui deviendra certainement l’une des futures puissance diplomatique et culturelle à l’échelle mondiale. En effet l’influence de l’Union des Cités d’Akaltie n’a fait que croître au cours de ces dernières années, passant d’un petit état aleucien sans grande importance lors de son ouverture diplomatique à une puissance locale majeure capable d’influencer et de menacer les autres états émergents dans la région. Cela peut avant tout s’expliquer par ses capacités diplomatiques et son rôle sur la scène locale. Nous présenterons ainsi ses forces, comme sa capacité à intégrer et unir les principales puissances aleuciennes parfois rivales, ses atouts scientifiques et bien entendu son principal point fort, sa politique internationale unique au monde. Mais d’un autre coté nous étudierons aussi ses faiblesses, comme par exemple ses limites économiques, ses contradictions diplomatiques et son manque d’équipement militaire qui rend son armée relativement faible et limite là encore son champs d’action. Nous mettrons aussi à profit cet article pour évoquer l’un de ses principal soutien qui illustre parfaitement les forces et les faiblesses akaltiennes et parfois même ses contradictions.

En effet, ce qui permet à l’Akaltie de s’imposer autant à l’échelle locale n’est pas sa puissance économique et militaire, loin de pouvoir s’imposer par la force brute, les gouvernants akaltiens ont décidés de choisir la voie diplomatique pour devenir cette puissance locale en devenir et incontournable pour les nations aleuciennes souhaitant s’intégrer pleinement au continent aleucien. Car l’Akaltie est un membre influent au sein de la Coopération Aleucienne des Nations ou à l’intérieur de sa ‘’concurrente’’ l’A.S.E.A qui regroupe les principaux états du sud de l’Aleucie comme la République Fédérative d’Icamie, la Fédération de Stérus, la République d’Occidalie ou la République Impériale du Taqui Quichu. Cette alliance, économique et militaire, ne doit pas être négligé par les autres états, comme l’atteste la rencontre qui a actuellement lieu entre les représentants de la première puissance eurysienne (Teyla) et les diplomates des différents états membres pour négocier une alliance défensive, qui démontre la puissance de cette alliance. Cette dernière d’ailleurs, ne s’implique pas uniquement en Aleucie, comme l’atteste les tensions entre l’A.S.E.A et la république centrale d’Antegrad, en effet cette dernière est accusé d’avoir fait disparaître des ressortissants aleuciens et des espions westaliens, akaltiens et même icamiens ont été envoyé pour y découvrir la vérité, cela permet de mesurer la puissance de cette organisation qui intervient à des milliers de kilomètres hors de sa juridiction officielle. Le rôle important que tient l’Akaltie s’explique avant tout grâce à son rôle d’état fondateur et à ses bonnes relations avec une majorité des états présents en Aleucie. Ainsi cela joue lorsque cette dernière exerce une légère pression sur les états se montrant trop attentifs aux propositions de ses rivaux…

Mais néanmoins, cela n’explique pas tout, en effet entretenir de bonnes relations avec une grande partie des états aleuciens et eurysiens présents sur le continent ne permet pas de comprendre les forces de cet état émergeant sur la scène internationale. En effet, le soft power s’émanant de cette puissance locale est aussi due à ses capacités scientifiques, pour permettre au lecteur de se donner un ordre d’idée, l’Union des Cités d’Akaltie dépense six milliards de plus que l’Empire Antérinien dans la recherche scientifique, quelque chose d’énorme si l’on compare le P.I.B respectif de ces deux états… Cela permet de comprendre plus facilement les réussites en série de l’Agence Spatiale Aleucienne, qui depuis son existence a envoyé plusieurs satellites et deux fusées depuis ses bases du Stérus, il paraît évident que ces succès n’ont pu se faire sans l’aide akaltienne, ce qui démontre une fois de plus son avance dans le domaine scientifique. Mais néanmoins ses services secrets ne sont pas non plus ridicules, en effet ils reçoivent chaque année environ 15 milliards de fonds en plus, autrement dit, comme l’atteste les opérations du « maussade » en Afarée avec les espions de la République de Westalia, pour permettre au lecteur de se faire un ordre d’idée, les services secrets poetoscoves n’obtiennent comme financement « que » 35 milliards de talents par ans, soit le double des fonds akaltiens, ce qui montre l’intérêt croissant que porte ce gouvernement à ce secteur qui prend de plus en plus d’influence…

Enfin, loin d’être à dénigrer, sa politique internationale hors du commun, en effet nous le savons cette république native se préoccupe avant tout des Aleucindiens, autrement dit leur autonomie, le respect de leur culture et s’assure que l’avis de ces derniers soient pris en compte lors des grande décisions que les gouvernements non aleuciens (l’Empire Antérinien, la Réublique de Tanska …)ou du moins dirigé en grade majorité par des descendants de colons (l’Empire du Nord, la Fédération de Stérus…). Ainsi cet état axe une grande partie de sa politique étrangère sur le sort qui est réservé aux indigènes, et agissent en conséquence, ainsi les relations Antérinie-Akaltie ont été quelques peu mises en péril par la méfiance des locaux qui considèrent que l’Empire oppresse les natifs à cause de son ancien nom (Empire Colonial Antérinien) et suite à plusieurs incidents qui ont suivi le commentaire de Monsieur de Saint Just dans le cadre du projet I.S.A.K.A… Et cette animosité envers les états coloniaux et issus de la colonisation (enfin certains états coloniaux comme nous le verrons plus tard) peut avoir des conséquences imprévisibles, en effet selon le « Daim », un obscur journal antérien, l’Akaltie aurait pris part à l’indépendance de la république etznabienne et aurait pu soutenir les rachistes de la République Rachiste Native du Golfe d’Aleucie, actuellement accusée d’avoir participé à des crimes contre l’Humanité, ce qui une fois de plus confirme à la fois sa puissance et sa politique étrangère, en revanche, des doutes sont à émettre car en effet cette dernière ne revendique d’aucune manière son implication dans cette affaire délicate et il n’est pas sure que cette dernière ait réellement soutenue un groupe terroriste impliqué dans des crimes de guerre et des massacres…

Mais néanmoins sa politique étrangère est tout aussi opportuniste que la politique antérinienne, qui peut atteindre des niveaux ahurissants dans ce domaine, car plusieurs choses pourraient lui être reprochés, d’abord nous tacherons de rappeler les « incohérences » qui n’en sont pas, et les véritables incohérences qui parsèment quelques fois ses relations. En premier lieu, les esprits simplets diraient que ce n’est pas normal que l’Akaltie entretienne de bonnes relations avec la Sérénissime République d’Achos, qui possède des territoires coloniaux, alors que les cités unies se déclarent hostiles aux états coloniaux, mais malheureusement, c’est mal connaître l’histoire de la région, en effet les natifs sont parfois même mieux logés que les eurydescendants, autrement dit qu’ils peuvent mener une vie « aux frais de l’état » même si à vrai dire ils jouissent d’une grande autonomie garantie par l’état… Ce raisonnement s’applique aussi pour la République de Zélandia, qui laisse une grande autonomie à ses provinces… Mais nous ne pouvons pas en dire autant de ses proches alliés, comme l’Empire du Nord, qui est accusé de mener des politiques anti-natives et qui a dissout plusieurs plusieurs associations natives suite à des émeutes comme le fait remarquer le ministère des affaires étrangères lorsqu’il recense les relations diplomatiques akaltiennes. Il en est de même pour la République de Westalia qui a du mal à reconnaître les minorités natives, mais néanmoins ces deux derniers sont ses alliés et cela peut paraitre paradoxal pour un état basant sa politique étrangère sur le traitement des natifs…

Mais néanmoins cela n’est pas le seul point que devraient retravailler les représentants akaltiens, certes, les contradictions diplomatiques sont communes à toutes les nations mais des secteurs comme l’économie ne dépendent que de leurs implications dans ce domaine. Ainsi, si l’Akaltie souhaite devenir une puissance aleucienne incontestée, il est nécessaire pour elle de posséder une économie infiniment plus solide et surtout un taux de croissance plus important, car comme tout le monde le sait, plus ce dernier augmente, plus l’économie évoluera rapidement, alors que si il a tendance à stagner, l’économie ralentira… Mais ce n’est pas tout, il faut aussi prendre en compte ses concurrents, ou du moins ses adversaires, comme par exemple l’Empire Antérinien (si ce dernier n’est pas l’ennemi désigné du gouvernement alkatien, ses possessions en Aleucie ne sont pas non plus reconnues comme légitimes comme l’a sous entendu le représentant akaltien lors de la Conférence de Vecal.) qui est passé de 500 milliards en 2012 à 730 milliards en 2015, autrement dit un taux de croissance de quasiment 50 %, alors que l’Akaltie n’a eu « qu »’ un taux de croissance d’environ 25 % (les données restent quand même très approximatives). Ce qui bien entendu cette croissance limitée qui ne lui permet pas d’imposer ses F.T.N à l’échelle continentale et l’A.S.E.A doit s’appuyer sur des membres bien plus riches comme l’Empire du Nord ou la République de Westalia pour peser sur la scène mondiale. Mais néanmoins l’industrie civile reste assez développée et beaucoup d’experts antériniens pensent que cet état aleucien dépassera certainement les 670 milliards, voire même les 700 milliards en 2016. Témoignant encore une fois de sa puissance montante.

De plus il est nécessaire de constater que les équipements militaires de l’armée akaltienne sont pour la plupart obsolètes et dépassés, ainsi son armée de l’air est quasiment inexistante, sa marine se limite à quelques vedettes de première génération et à quelques vaisseaux de transports, autrement dit quelque chose de dérisoire lorsqu’il s’agit de représenter ses intérêts à l’international, car bien entendu une armée conséquente ne suffit, notamment lorsqu’il s’agit de traverser de grands espaces déserts… Et nous arrivons au cœur du sujet, il est clair que l’armée de terre, comme dit plus tôt assez nombreuse, reste peu équipée et peu motorisée, seuls quelques véhicules blindés et des chars réussissent à séparer ces 90.000 hommes du début du XXe siècle. Et bien évidemment, l’investissement dans le budget militaire est assez réduit, environ six centres industriels peuvent actuellement produire son équipement alors que l’Empire en compte 30 et que ses alliés en ont tout autant, démontrant ainsi sa faiblesse militaire. Mais, elle est compensée par la puissance militaire de ses alliés, la Fédération de Stérus ou encore l’Empire du Nord, qui assurent ainsi sa sécurité face à de potentiels agresseurs souhaitant se mettre à dos l’A.S.E.A.

Et pour illustrer me propos, je présenterai l’allié phare de l’Akaltie, une puissance économique croissante et déjà dans le top 30 des nations les plus développées (l’Antérinie est au top 40), un état pouvant compter sur une force armée impressionnante et sur un réseau diplomatique tout aussi important, je veux bien sur évoquer le Stérus qui représente parfaitement la complémentarité de l’Akaltie avec ses partenaires aleuciens, mais qui d’un autre coté, reflète les incohérences akaltiennes dans sa politique étrangère. En effet cette puissance économique en devenir, est aussi une puissance qui a su se trouver de puissants alliés, et même des états complémentaires, nous pourrions ainsi voir l’alliance entre les deux états comme telle, l’Akaltie se charge du contre espionnage et s’assure de soutenir Stérus sur la scène internationale en échange de quoi, ce dernier assure la sécurité de l’Akaltie grâce à sa puissance militaire. Mais malheureusement, « l’opportunisme » de la diplomatie akaltienne ressort dans cette relation, en effet la Fédération de Stérus a commis un génocide à l’encontre des natifs, paradoxal pour un état natif souhaitant que ces derniers soient protégés et reconnus… Ce qui pose de véritables problèmes quant à la crédibilité de la politique étrangère akaltienne qui s’allie à des états ayant commis un génocide et qui ne l’a pas encore reconnu…

Pour conclure, on remarque que l’Akaltie est un état avant tout axé sur la diplomatie, les actions clandestines et la pression diplomatique. Il a aussi pu être démontré que cet état est une puissance scientifique en devenir et que ses investissements dans ce domaine devraient se poursuivre. Loin d’etre un état belliqueux (comme le démontre la puissance militaire akaltienne et ses investissements dans ce domaine) elle devra néanmoins se remilitairser pour pouvoir atteindre ses objectifs de puissance continentale, pour pouvoir intervenir directement tout autour du contienent aleucien. Mais aussi réadapter et corriger ses incohérences diplomatiques pour devenir l’un des états les plus influent du continent aleucien…
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Dans nos précédents numéros:

-Quel avenir pour l'Union Economique Eurysienne ?
-L'Akaltie ou la future puissance Aleucienne


L’importance d’être inconstant, ou l’art d’être Kartien.


Depuis peu la relation entre l’Empire Confédéral Antérinien et le Saint Empire Kartien et le Saint Empire kartien, pourtant si fusionnelle vient de s’arrêter net suite à une interception loduarienne qui a bien malheureusement mal tourné pour quelques pilotes… Cet incident, outre le fait que la faiblesse militaire de l’armée kartienne est révélée aux yeux du monde, ils ont aussi rompus avec l’Empire pour des prétextes, particulièrement douteux. Mais ce divorce n’est que l’aboutissement d’une série d’erreurs diplomatiques, d’une instabilité chronique mais aussi la confirmation d’un proverbe loduariens : « ils ont l’appétit mais pas les couverts » qui en dit long sur la ‘’gestion’’ des affaires diplomatiques au ministère des Affaires Etrangères Kartien. Nous nous attarderons aussi sur les dépenses ahurissantes qui sont régulièrement faites dans l’armée kartienne et les déséquilibre de ses dépenses tout en analysant le manque cruel de démocratie. Enfin nous présenterons de manière plus détaillée la relation entre l’Empire et le Saint Empire et leur évolution.

Premier point important à aborder c’est avant tout le manque de démocratie dans cet état, en effet non seulement les pouvoirs du Tsar n’ont rien à envier aux états soumis à une violente dictature, en effet non seulement ce dernier est un chef politique disposant d’une majorité absolu, mais en plus, il peut, par simples décrets arbitraires, virer des ministres tout en ayant une influence certaine sur le culte, en effet, la nomination d’un autre ministre du culte, le patriarche Yuri Niatoy, certainement soumis à la volonté tsariste malgré des articles de propagande affirmant le contraire. De plus, il est à noté que le Tsar jouissait d’une majorité absolu avec son parti, l’Union Nationale des droites, qu’il avait cofondé avec…le ministre de la défense actuel, le général Joukov, néanmoins, suite à des ‘’élections’’, un parti ouvertement anti-parlementariste est devenu le second parti le plus influent à l’assemblée, autrement dit, le Tsar s’appuie en partie sur des absolutistes qui se revendiquent comme tel pour régner et affermir son pouvoir. Ensuite, évoquons les élections parlementaires, la première question que l’on devrait se poser est la suivante : ou sont les électeurs communistes ?! Car bien entendu même si le Front Populaire (certainement un P.C.K qui n’avoue pas son nom) est encore présent à la seule assemblée du pays, il n’a pas pu perdre la quasi totalité de ses voix en une élection sans réels évènements déclencheurs, de plus mathématiquement parlant, 50.000 militants qui fuient une dictature oppressante ne peuvent pas représenter un quart du corps électoral ! Ce qui en dit long sur un régime qui a quitté l’Union Économique Eurysienne par ce que cette dernière ne souhaitait plus être associée à une autocratie plus proche du Moyen Age que du XXIe siècle.

Vient ensuite la question scientifique, en effet, si l’on compare les avancées importantes réalisées lors de l’ouverture diplomatique de cet état qui étaient tout de même relativement bien organisées, la suite des évènements, notamment des recherches scientifiques, se montrera bien vite moins intéressante. En effet, si l’on compare les recherches scientifiques accomplies par l’Empire Antérinien ces derniers mois, on se rend vite compte que seul un investissement sur le long terme et massif pourrait permettre aux nations de faire de grandes découvertes en science et pouvoir ainsi dévelloper plus rapidement leurs équipements militaires et arreter de faire appel à des états étrangers pour pouvoir se fournir en équipements militaires étrangers de haut niveau. Et force nous est de constaté que le Saint Empire peine à rattraper son retard au niveau technologique, déjà l’Empire Antérinien se montre de plus en plus inventif avec ses 27 laboratoires et ses 2 autres centres de recherches en construction alors que les kartiens restent toujours limité à une dizaine de centres scientifiques et ce aux dépens de la population, en effet nous tenons à le rappeler la plupart des centres de recherches ne développent que des armes et des avions, fruit d’une politique encore et toujours ouvertement militariste et peu portée sur le développement civil.

Mais d’ailleurs, qu’en est il de la force militaire kartienne, il paraît évident de voir un état si militariste écraser tout les états s’opposant à lui, et bien figurez vous que tout le monde tombe sur plus fort que soi, ainsi l’Empire colonial antérinien est tombé sur l’auto détermination des peuples, Karty a quant à lui, chuter sur la Loduarie Communiste. L’évènement est assez amusant à narrer, en effet, les avions kartiens, qui volaient à 500 kilomètres des cotes loduariennes furent interceptés par une flotte complète de navires de guerre loduariens, et bien entendu une escadre aérienne complète, autrement dit le Secrétaire général devait y entrainer sa marine de combat. Une fois le décor posé, viennent les acteurs, loduariens et kartiens bien entendu mais aussi antériniens et assadiens tandis que les poetoscoves ont choisi de soutenir les troupes lorenzoistes. Ainsi débuta l’affrontement, les avions loduariens prévinrent les Kartiens qu’ils allaient être intercepté et qu’ils doivent par conséquent coopérer (autrement dit se rendre) mais bien entendu, ils refusèrent et se firent…descendre. Un seul survivant et une cargaison perdue au fin fond de l’océan. Outre le fait que cela témoigne de l’incohérence stratégique kartienne et de son instabilité diplomatique.

En effet, outre le fait que ces vies humaines, on parle en tout et pour tout de quatorze morts et de plusieurs blessés, autrement dit des pertes considérables pour une petite escarmouche en mer d’espérance. Mais néanmoins ce qui surprend le plus est l’accueil fait à Lev Jetchev, l’homme à l’origine du massacre, comme me le dira Monsieur Louis d’Antrania, le ministre des Affaires étrangères : « cette boucherie aurait pu être évitée si l’âne qui commandait cet escadron aurait oublié sa fierté nationale maladive et aurait pris en considération la vie de ses hommes, et permettant une sortie de crise entre la Loduarie et le Saint Empire de Karty ». En effet beaucoup de journalistes antériniens ont dénoncé ce « manque de considération » au sein de Karty, agissant avant tout par impulsions arbitraires et non pas par actes raisonnés et rationnels comme tout état ‘’normal’’ comme le montre la destruction d’une ambassade diambéenne suite à des tensions entre les deux états. Ensuite, chose encore plus étrange, aucune famille n’a exprimé sa peine et sa colère à l’encontre du nouveau général, monté en grade pour avoir mené des kartiens à la mort certainement, et aucun n’ont remarqué que le gouvernement kartien est à l’origine de ce bain de sang, encore une fois, l’Opinion est abreuvée de propagande et muselée pour éviter de mettre en évidence les crimes du gouvernement kartien, autrement dit fanatisé ses soldats pour qu’ils soient prêts à mourir pour une cargaison de mitrailleuses !

Enfin, vient le second volets, tout aussi comique, si l’acte I intitulé sobrement « lorsque les bouchers deviennent généraux » l’acte II devient « Lorsque le gosse accuse son petit camarade de ne pas l’avoir laissé copier lors de l’interro. » et concerne cette fois-ci l’Empire et le Saint Empire… Car en effet l’Antérinie est accusé de se « défilé » autrement dit, elle n’a pas respecté les accords qui ont été signé dans le « Pacte de défense » à commencer par la première clause : « Les deux nations s'engagent à aider l'autre en cas d'attaque sur son propre territoire. L'aide s'effectuera par soutien matériel et humain. » bref, une clause relativement vague, car à première vue, les kartiens considère l’espace international qu’ils traversent comme une partie intégrante de leur territoire, ou encore qu’une flotille de vaisseaux de haute mer ne suffit pas, voire même qu’un régiment entier armé aux frais de l’Empire n’est pas suffisant pour un état qui s’est volontairement enlisé dans une escarmouche qui aurait pu devenir un conflit avec la Loduarie communiste. Ainsi, nous avons pu constater assez rapidement que les kartiens étaient capables de rompre une alliance qui s’est avérée fructueuse dans plusieurs domaines pour un simple caprice, démontrant une fois de plus le caractère impulsif de cette dictature. D’ailleurs, la vraie question est : « Comment l’Empire a pu tolérer de pareils affronts, on vient tout de même d’attenter à son Honneur ? » la réponse est simple, en adoptant un comportement ouvertement méprisant avec les états absolutistes, et en évitant de se rapprocher des dictatures, autrement dit, l’erreur kartienne est de se priver d’un marché de plusieurs millions d’habitants et d’un soutien diplomatique d’une puissance avec une croissance économique exponentielle. Cette erreur fut même une pierre deux coups, l’opportunisme antérinien, qui caractérisait sa politique étrangère et qui connaît de fervents défenseurs vient d’en prendre un coup alors que les soutiens à une politique étrangère axée sur les droits de l’Homme et en s’orientant vers des nations plus libérales et mercantiles comme le Jashuria ou Fortuna.

Et cela illustre encore plus la politique chaotique menée par Karty, car si un observateur devait résumer cette dernière, il utiliserait les termes suivants : Instable, incohérente, risible et opportuniste. (Ce qui explique pourquoi l’Antérinie se rapproche d’un tel état). Ainsi cela s’observe assez facilement dans la gestion de la politique internationale, est il vraiment nécessaire de rappeler que le Saint Empire a réussi à quitter une alliance en gestation (la ligue de Vecal), un nombre inconcevable d’alliances en seulement quelques années, et parfois même des alliances qu’elle avait elle même fondé, je fais référence bien entendu à la Sainte Union Monarchique Chrétienne, actuellement en pleine décomposition suite à des débats particulièrement houleux qui menèrent au retrait de Kolisburg et par ricochets (même si les raisons restent floues ) au désengagement de Karty, pourtant cela avait déjà débuté par l’Entente, une alliance multilatérale qui regroupait toutes les monarchies conservatrices et qui fut morte prématurément suite… au premier retrait de l’histoire diplomatique moderne kartienne, qui fut suivi bien entendu par une ribambelle de désengagements, le dernier en date est d’ailleurs le retrait d’I.S.K.A pour des raisons tout aussi obscures, Martin de Saint Just (le représentant antérinien ) s’est d’ailleurs plaint au ministère en l’accusant d’avoir précipité le retrait de l’état kartien… Et cette attitude est largement critiquée à l’internationale, nombreux sont les artistes à avoir caricaturé la politique kartienne et peu nombreuses sont les grandes puissances à vouloir se rapprocher de cet état, qui a réussit à se mettre à dos la Loduarie communiste en s’alliant avec les fascistes, encore une fois, cette alliance plus de circonstances que de volonté est dues à une perte de respectabilité auprès des démocraties conservatrices, tels que l’Empire ou les états membres de l’U.E.E.

C’est ainsi que nous pouvons présenter les défauts du Saint Empire de Karty, ultranationaliste, irrationnel, incompréhensible et opportuniste, mais aussi plein de potentiel et avec une armée en plein développement, certes le manque de démocratie est un handicap majeur qui limite grandement les interactions avec les états plus scrupuleux comme la République fédérale de Tanska ou les états membres de l’O.N.D, cela lui a même valu d’etre exclu de l’Union Économique Eurysienne, connue pour être très souple avec ce genre d’état. Mais sa croissance économique, enfin surtout militaire, lui vaudra certainement de nouveaux alliés, même si, là encore, le Saint Empire ne fait que balbutier, et doit encore s’incliner face aux grandes puissances. Et enfin, son plus grand défaut, sa politique internationale aléatoire et opportuniste qui peut s’avérer contre productive sur le long terme. Si les recommandations d’un simple journaliste n’intéresseront certainement jamais un chef d’état régnant d’une main de fer sur son Tsarat, peut être qu’elles pourront s’avérer inspirantes pour les générations futures qui dirigeront le Saint Empire Kartien…

Note de la rédaction a écrit :Nous comprenons aisément qu'un style...si...particulier puisse étonner les lecteurs habitués à des contenus sérieux et moins ironiques, mais l'auteure de cet article a insisté pour qu'il soit publié tel quel, ainsi nous somme ouverts à tout commentaires sur notre site internet.
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Dans nos précédents numéros :

-Quel Avenir pour l'Union Économique Eurysienne
-L'Akaltie ou la future puissance Aleucienne
-L'Importance d’être inconstant, ou l'art d’être Kartien



Quel Avenir pour l’Empire Confédéral Antérinien ?


L’indépendance des Républiques Etznabiennes, suivit par le référendum qui marque la fin d’un état central intrusif et ne laissant que de peu de place aux particularismes et aux cultures locales changera certainement la politique antérinienne pour les décennies à venir. Si certains ont cru que ce plébiscite marquerait la désagrégation de l’Empire, sa chute finale après tant de siècles comme l’imaginait un article publié par le Daim (l’un des journaux les plus lus de la fédération centrale d’Antegrad). Mais si certains voyaient l’Empire vaciller sur ses bases, ce dernier est intact et tiens dans sa manche de nombreux atouts, outre une croissance technologique importante depuis 2013, une réaffirmation du soutien populaire et une fédéralisation qui pourrait se montrer des plus intéressante pour l’avenir et enfin une croissance économique sans précédent. Mais pour autant, des secteurs stratégiques et des points faibles subsistent, comme par exemple la faiblesse militaire, une difficulté à s’imposer réellement sur la scène internationale et le manque de puissance de son réseau diplomatique voire son incapacité à lutter contre des groupes de guérilla. Mais avant tout, nous devons commencer par le commencement : la sécession des Républiques Etznabiennes et ses réelles conséquences sur la politique antérinienne et son image extérieure.

En effet l’influence de l’Indépendance etznabienne est largement sous estimée, si bien sur nous ne possédons pas encore assez de recul pour mesurer avec précision les impacts de la sécession, nous en avons assez pour déceler ses influences dans nos affaires internes. Car, comme l’a fait remarquer le ministre des Affaires Étrangères, il ne faut pas croire en lisant cela que les etznabiens ont poussé (par des manières implicites) le gouvernement à accorder plus d’autonomie aux territoire de l’Outre-mer, non, au contraire, il faut considérer que l’indépendance etznabienne est l’élément déclencheur qui a permis aux autonomistes de gagner les élections (à la fois en séduisant les métropolitains désireux de conserver l’Empire et les « Antériniens du monde » en montrant la nécessité d’acquérir plus d’autonomie dans les affaires internes des ‘’colonies’’). Ainsi, la fédéralisation de l’Empire, inspirée sur le modèle des territoires fortunéens de Leucytalée (autonomie dans les affaires diplomatiques et administratives accrues) pour prouver et montrer la volonté du gouvernement de coopérer avec l’Outre Mer et non pas d’imposer ses volontés. Sur le plan international, cette indépendance permet de rehausser le blason de l’Empire, non seulement il est remonté dans l’estime des populations de l’Empire d’Akaltie, (en respectant les volontés d’auto détermination des peuples) et par extension gagner la confiance du gouvernement akaltien qui voit les Antériniens se montrer coopératifs avec les Etznabiens même si aucun accords n’ont pour l’instant été signé. Cette indépendance a ainsi montré à quel point l’Empire considère que le droit des peuples lui est important, il a été l’évènement déclencheur qui a fédéraliser l’Empire et enfin il a améliorer (de manière plus ou moins significative) les relations avec les états natifs d’Aleucie.

Cela n’est pas tout, en effet, l’Empire n’en reste pas moins une puissance locale, sans réelle influence certes, mais avec une puissance économique qui ne fait que s’accroître. Ces quelques chiffres seront certainement assez éloquent : en juillet 2014 (lorsque débutèrent les élections Générales) un quotidien rappelait que le P.I.B avait atteint les 680 milliards en seulement un an et demi, aujourd’hui, le Produit Intérieur Brut est de 780 milliards, soit six mois après la publication de l’article ! Et les économistes se montrent optimistes, ils espèrent pouvoir dépasser les 800 milliards de talents d’ici quelques mois en se fiant à la croissance de la production et de l’ouverture de nouveaux marchés. Car la vente (dans son ensemble) rapporte chaque année des milliards de talents, pour donner un ordre d’idée au lecteur, rien que la vente d’armes par les Industries Impériales de l’Armement équivaut à 35 milliards de talents internationaux, des sommes pharaoniques qui permirent de construire plusieurs centres industriels à travers l’Empire. Et cette année commence par un contrat avec l’Empire d’Everia et la mise sur le marché de nouveaux appareils. Mais néanmoins, le marché interne antérinien reste la principale source de revenues pour plusieurs entreprises antériniennes malgré de timides avancées en s’implantant tant bien que mal dans la vente de barils à la République d’Hostaline, ou encore en essayant de conclure des contrats en Aleucie (notamment en essayant de fournir les Etznabiens en électricité pour moitié prix en échange de monopoles comme l’a annoncé un officiel de Carbonnex).

La science reste aussi un secteur en pleine expansion, le gouvernement antérinien a investi cette année environ 30 milliards de talents antériniens pour totaliser les 29 centres de recherche à travers l’Empire et son investissement dans le projet spatial I.S.A.A (l’Empire ne considère plus le Saint Empire de Karty comme un état fondateur et lui retire par conséquent cette distinction) tout en préparant d’ingénieux plans pour l’envoi de satellites en orbite. Malgré tout les recherches ont été stoppées nettes suite au retrait Kartien et Grisolien ainsi que le renvoi de la Confédération Kolisburgeoise qui débuteront certainement une ère de tourmente pour l’organisation… Mais néanmoins, la science reste la priorité de l’Empire, car comme nous l’avons remarqué plus tôt, les investissements n’ont fait que croître, allant des 15 milliards de talents de départ (2012) aux 27 milliards de talents de 2013 et d’atteindre les 30 milliards d’aujourd’hui. De plus, un retard technologique important est à rattraper, notamment si l’on compare aux états s’étant ouverts diplomatiquement quelques mois après l’Empire (La Rimaurie ou encore Karty, qui n’est plus un exemple valable…) qui sont parfois plus avancé que ce dernier. Ce retard est considéré par les gouvernants comme « catastrophique », il met en péril l’efficacité des équipements antériniens et limite les possibilités de vente pour les I.I.A, car mis à part les jeunes puissances militaires, peu d’états achètent du matériel de première ou de seconde génération. Ce retard paraît parfois ridicule lorsque l’on sait que les stratégies de l’état major ont avant tout été axées sur la création d’une marine de premier rang.

Car malgré tout, l’Empire reste un état peu militarisé, l’indépendance des Républiques Etznabiennes a poussé l’état major à envisager une potentielle intervention étrangère dans nos affaires internes, non pas que cette dernière soit attestée (bien au contraire) mais cette peur peut néanmoins être fondée avec la présence de plusieurs états anti-coloniaux sur les continents. La force militaire antérinienne, réduite au minimum vital (environ une division pour l’ensemble du territoire et un régiment pour intervenir en cas d’émeutes à grande échelle), vient de recevoir deux divisions qui assureront chacune la défense des territoires d’Outre Mer tandis que 3 divisions devront être considérées comme des groupes de soutien et qu’une division de conscrits pourra être considérée comme l’équivalent de la Maréchaussée. De plus, une flotte ridicule limite grandement les ambitions antériniennes, 14 navires de combat peut équivaloir à une farce pour un état se voulant une Thalassocratie. Car non seulement ces derniers sont dérisoires pour lutter contre la piraterie sur les cotes antériniennes mais en plus, impossible de pouvoir se projeter sur le vaste océan et de faire trembler les états avec une armée et une flotte pareille… Prenons exemple de la dictature diambéenne, non seulement, ces derniers interceptaient des appareils de l’armée de l’air Antérinienne, mais en plus, nous devions négocier pour espérer revoir nos marins ce qui ridiculise grandement notre nation, qui a cédé devant un état génocidaire. Dés lors inutile de vouloir se faire entendre sans en avoir les moyens car ce qui vaut pour Karty, vaut aussi pour l’Empire :« ils ont l’appétit mais pas les couverts » et cela redevient petit à petit la priorité nationale. De plus, l’armement antérinien, outre le fait qu’il manque de servants, est généralement désuet et particulièrement ancien, l’aviation (le secteur le plus favorisé) ne verra sortir les avions multiroles des fabriques antériniennes qu’en mai et l’aviation plus classique reste quelque peu déficitaire. L’équipement terrestre ne mérite même pas notre intérêt et la marine est comme nous l’avons constaté particulièrement peu efficace dans la défense de nos cotes.

Mais néanmoins, ce manque d’importance au niveau militaire aurait pu être compensé par de bonnes relations diplomatiques avec les autres puissances… Si, aujourd’hui, peu sont les états à hair l’Empire, peu, sont ceux, qui se montreraient prêt à collaborer avec sur le plan économique, militaire et scientifique. Ce désinteret, pouvant parfois s’avérer bénéfique (les grandes puissances restent indifférentes et n’éprouvent ni haine, ni ressentiment) est en vérité un handicap de taille, non seulement nous manquons par conséquent de soutiens à l’échelle internationale et l’Empire reste isolé et dépendant des bons vouloir de ses voisins. En effet, la politique étrangère antérinienne ne consistait qu’à entrer en contact avec les états, afin de pouvoir compter sur un imposant réseau d’ambassades puis de les exploiter pour avoir des contacts solides lorsqu’il s’agira de signer une série d’accords commerciaux. Malheureusement, les gouvernants de l’Empire, soit par manque de confiance en la capacité de l’Empire à attiré les intérêts de l’étranger ou soit par manque d’envie, ne mirent pas à exécution le plan initial. De plus, l’abandon kartien (même il est à noté que leur aide n’a pas été des plus flagrantes pendant la sécession des républiques Etznabiennes) laisse l’Empire encore plus seul sur la scène internationale. De plus, l’Empire s’est concentré trop longtemps sur l’Eurysie, témoignant une fois de plus de son manque d’implication sur les autres continents, si l’Union fut certainement l’une des meilleures décision prise par l’Antérinie, son manque d’intérêt auprès des organisations intercontinentales (à l’exception de C.I.T.A.D.E.L) et continentales est l’une des principales raisons de son isolement. Nous constatons aussi que les relations bilatérales sont peu présentes (même si cette observation a été faite plus tôt) et que l’Empire devrait privilégier ce type d’accords en mettant au second rang l’intégration d’organisations internationales. L’opportunisme de la politique antérinienne est aussi à noté, le gouvernement lui-meme l’a remarqué et il n’est pas difficile de l’expliquer en voyant le réseau diplomatique antérinien, d’un coté des états communistes (comme la Loduarie) ou encore des nations fascistes (la Rimaurie) tout en n’entretenant que très peu de relations avec les états libéraux/démocratiques, ce qui nuit de loin à notre réputation.

De plus, ce qui est certainement la plus grande menace pour la pérennité de l’Empire reste les mouvements nationaux. Bien entendu en lisant cela il ne faut pas croire que l’Antérinie est un état aussi indigne que le Belograd (qui oppresse ses minorités ethniques et qui les déporte!) et que les populations « indigènes » sont déconsidérées. Si l’Empire Antérinien a tenté du XVIIe au XXe siècle d’annihiler les cultures des peuples dominés, en prohibant les langues locales, en imposant grâce à l’éducation la culture antérinienne, ce qui explique pourquoi nous avons réussi à maintenir un tel empire pendant si longtemps, les désirs d’indépendance, avant tout motivés par des velléités de reconnaissance culturelle, ainsi, si le peuple se considère comme Antérinien et que la Métropole (le « berceau ») le reconnaît comme tel, et bien il ne souhaiterai en rien se séparer de l’Empire. Ce fait établit, il faut rappeler que trois siècles de domination culturelles n’ont pas suffit pour transformer des autochtones en Antérinien de Métropole et un sentiment de rejet peut justement émergé, expliquant la violence des rachistes de la République Rachiste Native du Golfe d’Aleucie et le « sentiment national » qui apparut et se développa pendant la seconde moitié du XXe siècle . Ce sentiment d’ailleurs est encore vivace au Nazum, si les Bahamanites vivants sur les cotes s’estiment Antériniens, les bahamanites qui vivent dans les montagnes et dans l’arrière pays en général se disent avant tout Bahamanites et se revendiquent comme tel, malgré la croissance d’une jeunesse « plus antérinienne qu’un antérinien ». Le cas afaréen est différent, malgré une idée reçue que les plus réactionnaires tenteraient de propager, la culture antérinienne est un syncrétisme entre la culture d’Antrania et celle de Marcine, imposée par des rois antérino-marcinois admiratifs des avancées afaréennes de l’époque. Ainsi, si les volontés nationalistes restent marginales, elles n’en sont pas moins des bombes à retardement que le gouvernement désamorce tant bien que mal.

En effet, les récentes réformes qui touchent actuellement les territoire de l’Outre Mer sont d’un réalisme et d’un pragmatisme extrême. Car, les députés savent que c’est impossible d’administrer le Grand Duché du Scintillant, le Nazum Antérinien comme s’il s’agissait d’un territoire métropolitain, et par conséquent ils ont accorder une autonomie qui se rapproche de la semi-indépendance, et ce suscite des réactions diverses, d’un coté les communistes jubilent (l’Empire reste intacte et reconnaît ses états comme semi-indépendants), les conservateurs se montrent mitigés (ils craignent que cela n’entraîne une désintégration de l’état central et par conséquent une désintégration de l’Empire) et les fascistes y voient la négation de « principes historiques » c’est à dire la civilisation des « sauvages ». Au niveau local, les réactions sont très positives, les nouveaux appelés aux urnes rappellent qu’ils sont sont ravis de voir que la métropole ne tente pas de conserver sa toute puissance en imposant ses choix aux dépens de l’Outre Mer. D’ailleurs, même les indépendantistes ont salué une telle prise de position, ils ont annoncer dans un communiqué publique que « c’est certainement le meilleur des compromis ». L’éducation, sujet majeur évoqué dans le communiqué qui proclamait l’indépendance de l’Etznab, dépendra dorénavant des territoires et non plus de l’état central, l’autonomie non territoriale ne fait que renforcer ce sentiment, le gouvernement n’a pas cédé, il est allé au-delà des attentes des Antériniens de l’Outre Mer.

Ainsi, pour conclure, l’Empire est un territoire plein de potentiel, une croissance économique importante, des investissements massifs dans le domaine scientifique ou encore un soutien populaire important. Mais, néanmoins, des désavantages subsistent, certes, peu rédhibitoires mais ils restent des freins à la croissance antérinienne, en premier lieu son manque de puissance militaire qui l’empêche d’assurer ses intérêts, son isolement diplomatique sur les continents abritant ses colonies ne facilitent en rien les choses. Heureusement, les récentes réformes promettent de changer les choses, elles pourront permettre à l’Outre Mer d’agir en tant que territoire souverain et autonome tout en s’attirant les sympathies des populations locales et le respect des indépendantistes. Ainsi, si l’Empire souhaite s’affirmer, il devra avant tout tisser des liens diplomatiques et ne pas négliger l’armée, cela pourrait lui permettre de s’imposer sur la scène internationale…et qui sait, redonner vie à l’Age d’Or Antérinien.
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-L'Akaltie ou la future puissance Aleucienne.
-L'Importance d’être inconstant, ou l'art d’être Kartien.
-Quel Avenir pour l'Empire confédéral Antérinien ?


Lorsqu’une rivalité menace des organisations internationales…

L’A.S.E.A perds l’un de ses membres fondateurs ! C’est ainsi qu’auraient pu titrer les quotidiens traitants la géopolitique aleucienne suite au récent départ de la Fédération de Stérus de cette organisation qui semblait solide et influente dans le golfe alguareno. Mais il semblerait que cette stabilité de façade n’a pas survécu aux différends entre Westalia et Stérus, elle s’est même effritée lorsque ces deux états ne purent trouver d’accords pour éviter d’affaiblir l’organisation. Et finalement, les déclarations incendiaires et les articles injurieux échangés de part et d’autre ont certainement joués un rôle important dans le retrait de la Fédération, rendu prévisible par la victoire du consul Cristobal Pandoro, de la droite stérusienne, caractérisée par un « aleucio-sceptisme » certain et par un sentiment anti-Westalia fort. Tandis que la Grande République rends coups pour coups, amenant ainsi aux tensions qui agitent actuellement les deux états et qui furent certainement la cause du retrait stérusien. Mais comment apparurent les oppositions entre les deux grandes puissances de l’organisation aleucienne ? Quel fut l’évènement déclencheur qui mit en évidence la crise entre les deux états ? Et finalement, quelles seront les conséquences pour la Fédération et l’A.S.E.A ? La rivalité ces deux états a t’elle menée à la formation d’un bloc de nations s’opposant en interne dans la gestion de l’organisation ? Et même mieux, doit on considérer ce retrait comme un avertissement aux grandes organisations internationales connaissant un fonctionnement similaire, c’est à dire étant menées par deux puissances (économiques et militaires) en pleine rivalité ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est nécessaire de rappeler que l’A.S.E.A est une organisation sud aleucienne qui permets de défendre les intérêts des états locaux face aux grandes puissances mondiales comme l’Alguarena ou le Grand Kah. Cette dernière avait aussi pour vocation le dévellopement d’un espace de coopération économique, militaire et scientifique à l’échelle continentale, comme l’atteste la charte qui dévellope deux volets sur les collaborations scientifiques et sécuritaires. Ainsi il est nécessaire de comprendre que l’origine de l’opposition entre les deux états repose avant tout sur la conception de cette organisation, la Grande République considère l’Agence sous un aspect plus économique et diplomatique, le coté militaire étant relégué à la sécurité continentale, notamment dans la lutte contre la piraterie et le crime organisé. La Fédération, quant à elle, souhaitait que l’organisation soit plus axée sur la défense, notamment pour se protéger de potentiels états ennemis à l’un des membres de l’Agence, tandis que le coté économique était moins important. Finalement l’origine de cette divergence est avant tout due à une interprétation différente des réels objectifs de l’organisation, qui oscillent entre coopération économique et diplomatique renforcée entre les nations participantes pour Westalia et militarisation et sécurité des états membres pour Stérus.

Les tensions sont donc apparues à cause d’une divergence d’interprétation des objectifs de l’Agence entre les deux états, qui se caractérisèrent déjà lors de la rencontre qui mit naissance à cette organisation lorsque la Fédération proposa l’installation de bases militaires sur le sol des états membres, proposition refusée par la Grande République et la Lermandie. Mais ces dernières apparurent réellement lors du changement de présidence de l’Agence entre 2014 et 2015 les divisions entre les deux meneurs économiques de l’alliance (excepté l’Empire du Nord) qui rivalisaient encore avec approximativement 800 milliards de Produit Intérieur Brut de part et d’autre. Ainsi la présidence westalienne fut marquée par plusieurs points importants, à commencer par un renforcement de la présidence et surtout une politique axée sur le commerce et le développement économique de l’A.S.E.A et de ses membres, qui fut loin de satisfaire la Fédération qui accusa la Grande République de ne pas s’investir militairement dans l’alliance aleucienne, tout en critiquant cette dernière sur sa gestion des minorités hajmaks, tandis que Westalia se défendait sans pour autant pointer du doigt les ‘’excentricités’’ des « barbares sauvages » en faisant référence aux antiques traditions des combattant des arènes. Puis, les tensions allèrent croissantes avec l’élection du nouveau consul, Cristobal Pandoro.

Le consul Pandoro lors de son discours sur sa politique générale.

Ce dernier appartient aux mouvances traditionalistes de la droite stérusienne, qui se caractérise par des positions très claires sur Westalia mais aussi sur les natifs, qui, paradoxalement deviennent les ‘’petits protégés’’ de ces partis, chose paradoxal lorsque l’on sait que la droite conservatrice classique est souvent caractérisée par un négationnisme des crimes coloniaux… Non seulement le ton est donné par la population stérusienne, qui montre ainsi sa méfiance, pour ne pas dire son hostilité, à la Grande République. Cette victoire peut être considérée comme en partie due à l’opposition entre Stérus et Westalia, mais aussi à la volonté de se différencier de la Grande République et de se rapprocher de l’Akaltie notamment sur le traitement des populations natives… Ainsi, la victoire des traditionalistes aurait du alerter l’A.S.E.A, qui devenait maintenant un terrain miné pour de véritables débats, et ce à cause de la rivalité de plus en plus palpable entre Westalia et Stérus. Qui qualifiait dorénavant la Grande République de « Fasciste » et qui devenait de plus en plus virulent à son égard.

Puis finalement, le discours de politique générale du Consul Pandoro fut certainement l’élément qui mit le feu aux poudres, en effet, ce dernier menaçait de « contraindre la Westalia à suivre la doctrine militaire de l'ASEA » et ce laissant entendre une pression forte sur la Grande République, qui est accusée de ne « pas assez s’investir sur le plan sécuritaire » et de posséder des « privilèges » vis à vis des autres états membres. Ces déclarations, ouvertement hostiles, pour ne pas dire provocatrices, s’accompagnèrent néanmoins d’une promesse de rencontre avec le dirigeant westalien pour résoudre ces problèmes, et déjà la possibilité du retrait stérusien n’était pas encore ouvertement présentée, au contraire d’ailleurs, il laissait sous entendre qu’il « tournera la page » traduisant ainsi la frilosité des stérusiens à quitter l’organisation aleucienne, du moins à ce moment. D’ailleurs, la Fédération souhaitait encore établir le dialogue notamment en organisant une rencontre diplomatique avec la Grande République, montrant que la situation était encore capable d’évoluer et qu’une solution diplomatique était encore possible.

En revanche, les westaliens se montrèrent extrêmement déçus, pour ne pas écrire outrés, par les déclarations incendiaires du Consul Pandoro, qui faisait ainsi passer la Grande République pour une mauvaise élève, voire pire la « privilégiée » de l’Organisation. De plus cette attitude ouvertement dominatrice, ou du moins amenant à questionner l’attitude de la Fédération à l’égard de Westalia, qui pourrait être « contrainte » de se plier aux vues du Consul et qui sont considérées comme ouvertement « hégémoniques ». En effet, la Grande République se défends de ces attaques en rappelant qu’elle a toujours respecté, et même soutenu, l’application du traité de défense inclut dans le traité de Barba. En effet, la presse westalienne rappelle que la première partie dudit traité est dédiée aux agressions extérieures à l’encontre des autres états membres, ainsi comme cette « chose qui n’a pas encore eu lieu, donc le (notre) pays n’a rien à se reprocher à ce niveau-là ». En second lieu, la coopération policière et la lutte contre le grand banditisme fut respectée et suivit comme l’atteste la participation westalienne à l’arrestation de criminels occidaliens. De cette manière la grande république se justifie auprès de ses partenaires tout en critiquant avec vigueur et ironie les visées « autocrate(s) » du Consul.


Le rencontre eut lieu, et ses résultats furent désastreux, c’est même cette dernière qui dut pousser les dirigeants stérusiens à proposer un référendum pour quitter l’A.S.E.A, le déroulé de cette rencontre reste encore classifié par les parties, mais néanmoins, il est évident qu’un esprit de compromis n’était pas au rendez-vous. En effet, l’importance de cette rencontre et le rétablissement de bonnes relations avec les deux parties était considérée comme capitale pour la stabilité de l’alliance, car il faut le rappeler ; les « meilleurs rivaux » représentaient à eux deux les deux grands pôles économiques et militaires de cette alliance, en exceptant l’Empire du Nord, ainsi si ces derniers réussissaient à s’accorder, il serait fort probable que l’A.S.E.A aurait pu se retrouver dominée par ces deux puissances, qui ont toutes deux les caractéristiques des états prometteurs, à la fois sur le plan de la croissance économique, quelque peu ralentie par la crise de la dette au Stérus, mais aussi sur le plan de l’influence diplomatique, avec une renaissance de l’influence de ces deux états. Mais malheureusement, il semblerait que certains blocages, donnant lieu à un dialogue de sourd, furent à l’origine de l’échec de cette rencontre, qui connut son paroxysme suite à la bruyante sortie du consul Pandoro (il se dit qu’il aurait claqué la porte en sortant). Ce dernier est accusé de s’être cabré, et d’avoir considérer cette rencontre comme acquise aux intérêts stérusiens, et s’est vite mit en colère lorsqu’il vit que la Grande République ne céderait pas sur certains points. Du coté stérusien, les accusations d’impérialisme furent renvoyées, en faisant référence aux opérations westaliennes en Antegrad. Ainsi on peut considérer que ce fut cette rencontre qui mit le feu aux poudres et qui exposa au grand jour les violentes dissensions entre la Fédération et la Grande République.

Puis finalement, le Consul organisa un référendum pour quitter l’A.S.E.A, si au départ l’initiative semblait être un échec, avec 44 % de « oui », une surmobilisation de la droite ou au contraire une sous mobilisation de la gauche dut certainement jouer en la faveur du retrait stérusien. De plus, ce dernier permettait de se faire un « avant goût » des élections législatives, qui seraient organisés quelques semaines après le référendum. Mais les défenseurs du « oui » étaient aussi soutenus par une partie de la gauche, qui s’oppose de ce fait à la prétendue tolérance stérusienne qui soutenait implicitement les actes « racistes » (envers les minorités hamjaks) et « anti-démocratiques » de la Grande République. La victoire du « oui » peut aussi être un reflet de déséquilibre de plus en plus visible entre les romaniques (les païens croyants aux mythiques légendes de la religion rhémienne) et les chrétiens, comme le souligne Omerz Sniap, le nouveau maire de Barba. Tandis que plusieurs manifestations éclatèrent dans la capitale stérusienne amenant ainsi l’établissement d’un régime martial dans la ville.

Du coté de l’Agence pour la Sécurité Économique Aleucienne, le retrait stérusien marque la perte de la quatrième puissance économique du continent aleucien, de la seconde puissance maritime et surtout d’un allié majeur pour contrôler le détroit de la presqu’île occidalienne. De plus, l’Agence se voit obligée de se relocaliser dans les autres états membres et plusieurs sites stratégiques, notamment scientifiques devront être délocalisés, à commencer par les essais spatiaux. En effet la Fédération accueillait plusieurs instances comme les sites de recherche et l’université de l’A.S.S.T.A.K, qui a fusionné avec l’A.S.N.A, amenant ainsi d’autres points de litiges entre l’Agence et la Fédération. Du point de vue commercial, la Fédération devra renégocier ses intérêts, notamment à cause de sa sortie d’un espace économique englobant une large partie du bassin alguareno. Expliquant pourquoi cette dernière se rapproche aujourd’hui d’états qui étaient aux antipodes de la Fédération, à la fois de manière géographique ; comme les Provinces Unies du Lofoten, ou de manière idéologique comme le subit rapprochement avec l’Antérinie ou la République Fédérale du Costa Suenaleja, montrant ainsi sa volonté de devenir parfaitement indépendant de l’A.S.E.A.

Cette dernière, quant à elle, n’en est pas pour autant condamnée, certes la perte de la Fédération reste tout de même un coup assez dur. Mais pourtant, elle conserve des atouts majeurs, comme des états actifs sur la scène internationale, une croissance économique assez forte (comparée aux autres organisations régionales) et garde des nations majeures sur l’échiquier mondial comme par exemple l’Empire du Nord et Westalia. De plus, une source officieuse nous affirme que « l’Agence poursuivra son travail, il est certain que la perte de la Fédération est regrettable, mais pour autant, aucun autre départ est annoncé, et même mieux, il est fort probable que les restructurations aillent plus vite et soient moins tendues. ».

Mais néanmoins, ce retrait a aussi eu des conséquences délétères sur les relations lermando-stérusiennes, à commencer par les tensions qui eurent lieu au sein même des locaux de l’A.S.E.A durant les négociations qui précédèrent le retrait définitif de la Fédération. En effet, la Lermandie est accusée de suivre aveuglément la Grande République et de ne pas assez prendre en compte les intérêts stérusiens. Pire encore, un officiel lermandien nous informe que Stérus aurait exercé un chantage à l’encontre de la République en mettant un marché clair qui peut se résumer de cette manière : « soit le libre-échange, soit les sanctions douanières » (c’est les mots du représentant lermandien). Ainsi, pas étonnant que ce couple, qui paraissait pourtant assez loin des divisions avec Westalia, se brise si violemment. Déjà la Lermandie annonce stopper son traité de libre échange avec Stérus et la Fédération, réponds du tac au tac en cassant aussi ses accords de libre échange. Puis, la Lermandie annonça une augmentation des droits de douanes sur les produits stérusiens de 10 %, tandis que la réponse de la Fédération est encore attendue. Cela laisse bien sur sous entendre une future rivalité entre ces deux états…

Néanmoins, ce cas précis, qui peut concerner n’importe quelle alliance, peut aussi servir d’exemple pour ces dernières. En effet, les batailles d’intérêts, qui dépassent les simples affrontements d’égo sont les bases de la géopolitiques, un état aura toujours tendances à prioriser ses intérêts. Ainsi l’U.E.E aurait très bien pu connaître le même sort, elle même fut divisée en deux grandes puissances économiques ; l’Antérinie et Rasken, deux états qui se talonnaient et qui commençaient à s’imposer sur la scène internationale. Mais ce qui fut décisif, est avant tout la cause de ces tensions, qui est une interprétation divergente des textes fondateurs, et cela, couplée à des volontés « hégémoniques » et à des attitudes provocatrices mène très vite à des tensions fortes et durables. Car c’est souvent une rivalité ‘’idéologique’’ et géopolitique qui amène des évènements aussi malheureux. Et les autres organisations devraient s’équiper de cellules de crise qui permettraient d’éviter ce type d’évènements, permettant de favoriser le dialogue.
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