29/03/2016
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Sessions extraordinaires du CSC

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CSC

Sessions extraordinaires du Conseil de Sécurité et de Coopération

Suivant l'actualité internationale et l'urgence pour l'alliance de réagir, le Président du Conseil de Sécurité et de Coopération peut organiser une session extraordinaire du CSC à la demande d'un État membre de l'Alliance pour la Sécurité Économique Aleucienne. Ce type de séance n'est pas obligatoirement programmé, mais nécessite la présence de toutes les représentations. Elles sont réalisées en parallèle des sessions classiques, dont les dossiers sont toujours en cours d'études par les membres, lors des réunions déjà planifiées.

Il est impératif pour le demandeur de motiver l’ouverture d'une telle réunion via le dépôt d'un dossier, puis de prendre contact directement avec la Présidence du CSC, pour que le sujet soit traité en priorité via l'ouverture d'une séance extraordinaire du Conseil.
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Bannière Conseil de Sécurité et de Coopération

L'année ne faisait que commencer et le calendrier de l'ASEA ne cessait de se remplir. Si la crise avec la Fédération de Stérus occupait les différents services diplomatiques des États membres, une problématique, jusque-là éclipsée, avait refait surface de façon brutale et dans une violence inouïe pour le continent, à un tel point que la crise interne actuelle ne paraissait pas aussi grave en comparaison : la réussite du coup d’État en Osno par le général Seleno. Si la guerre civile durait depuis plus d'un an dans ce pays sud-aleucien, elle pris une tournure particulièrement meurtrière quelques jours après le nouvel an. En effet, dans une violente et rapide percée militaire, les forces putschistes on finit par s'emparer de la capitale osnienne et à assassiner dans la foulée le Président Bob Lund, entrainant l'effondrement du camp démocratique et légitime, pour laisser le militaire se forger une place de dictateur tout-puissant sur son territoire. Si le pays est encore très instable, le nouveau chef de l’État osnien a tout de même décidé de faire emprisonner l'ensemble des ambassadeurs étrangers présent dans la capitale, impactant environ une vingtaine de pays, principalement aleucien. Très rapidement, la République d'Hasparne dénonce le coup d'Etat et annonce la fermeture de ses frontière avec l'Osno, ainsi que la militarisation de ces dernières. Suivi de près, la Grande République de Westalia dénonce avec force la chute de la démocratie par les armes et menace de représailles en cas d’agression d'une des nations de la région ou de la non-libération des otages étrangers par les forces militaires, imposant des sanctions au nouveau gouvernement putschiste. En réponse aux actions westaliennes, dans un communiqué à en faire pleurer Molière, le régime selenoien riposte en menaçant d'attaquer les navires westaliens patrouillant dans la région et appliquant dans la foulée des représailles violentes contre les étrangers présent sur son territoire.

Dans ce contexte, la Lermandie rejoint le concert des nations dénonçant le coup d'Etat, mais surtout la tournure particulièrement violente vis-à-vis des ressortissant étrangers et du traitement des nations concernées par la prise d'otages des diplomates. Impactant de manière directe de nombreux pays de l'ASEA, la République de Lermandie a décidé de faire appel à une session extraordinaire du Conseil de Sécurité et de Coopération, la première dans l'histoire de l'organisation.

Boris Valendof : Chers Représentants des pays membres de notre alliance, c'est avec gravité et urgence que nous ouvrons cette session extraordinaire de notre Conseil, à la demande de la représentation lermandienne. En effet, nul n'est ignorant de la tournure dramatique qu'a pu prendre la guerre civile en Osno, avec la mort du Président légitime des mains des putschiste, la prise en otage de nombreux diplomates étrangers, dont une bonne partie des pays présent ici même, la crise migratoire qui s'annonce et bien évidemment les menaces du nouveau régime militariste à l'encontre de la Grande République de Westalia.

Avant de m'exprimer au nom de mon pays sur la situation, je laisse la parole à la représentation lermandienne, qui est à l'initiative de l'ouverture de cette session extraordinaire.

Vous trouverez face à vous le dossier émis pas la Lermandie pour cette réunion :


Sujet de la République de Lermandie :
Sujet : Action vis à vis de la République d'Osno

Complément :

Discuter sur les actions à prendre et à exécuter vis-à- vis des forces putshistes s ayant pris le pouvoir en République d'Osno et gardant en otages des représantants diplomatiques étrangères (aleucien comme le reste du monde).

Note: Dans ce contexte, la République de Lermande souhaite étudier TOUTES les options, y compris militaire.
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Sachant que cette première séance extraordinaire fera partie de l’Histoire d’Aleucie, Jamis Marshall ressenstie une certaine préssion. Néanmoins, sachant que la démocratie était en jeu sur le continent d’Aleucie, il ne devait rien céder à la tyrannie et à l'oppression. La République de Lermandie ne devait rien céder à la tyrannie et à l'oppression. Et ce, peu importe les différentes politiques actuellement en cours entre deux Etats-membres de l’ASEA.

Jamie Marshall:
“Je vous remercie M. Valendof.
Mes chers collègues. Nous sommes tous au courant que la République d’Osno a subi un coup d’Etat par le Général rebelle Seleno, plongeant l’Osno dans la tyrannie et l’oppression.
Et ce général vient de bafouer une règle tacite que tous les Etats du monde se sont accordés: toucher à une délégation diplomatique étrangère.

Or, ce général vient de franchir l’interdit, tenant ainsi actuellement en otages les représentants diplomatiques issus de notre continent mais aussi d’autres pays du monde, en espérant nous faire tenir tranquille comme des moutons. Nous, lermandiens, disons NON à la barbarie, NON à la tyrannie, NON à l’oppression!

Et la cerise sur le gâteau? Ce général arrogant a menacé un de nos alliés, la Grande République de Westalia. Et en tant que membres de l’ASEA, nous nous devons être solidaire, et ce peu importe les conflits et rivalités intestines. Nous nous devons d'être fort face à ce problème majeur, Nous devons être responsable de la stabilité politique en Aleucie. Nous devons préserver la paix et la démocratie en Aleucie!”

Après quelques secondes de pause, Jamis Marshall repris.

Jamie Marshall:” Actuellement, mon gouvernement n'exclut aucune solution. Ça peut aller de la libération des otages et des excuses publiques à une intervention militaire armée visant à chasser le dictateur d’Aleucie en passant bien sûr à des politiques d'embargo et de blocus commercial. Mais quoi qu’il arrive, nous devons être fermes envers ce dictateur et nous soutenir mutuellement.

Et je rajoute qu’actuellement, l’Etat major de la République de Lermandie est en train de planifier un déplacement de troupes dans le but d'être au plus prêt de la République d’Osno et s’accordera tactiquement et stratégiquement avec les forces alliés présents.

Je vous remercie de votre écoute”
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La situation avait de quoi être très drôle pour la représentation Stérusienne, voilà à peine quelques jour que la Fédération avait fait quitter l'ASEA à ses membres à cause de la Westalia, voilà que maintenant, il fallait revenir pour justement en partie venir en aide à cette nation, la situation était partie en vrille quelques jours/heures auparavant suite à un communiqué du gouvernement Westalien à l'encontre de l'Osno. Il y avait de quoi se demander si cette nouvelle crise n'était pas faite exprès pour cacher la précédente tellement la situation était inattendue.

Les dirigeants Stérusiens entrèrent dans la salle, ils avaient reçu pour consigne de tenter de raccourcir au maximum leur présence à cette rencontre afin de respecter le souhait du consul. Le représentant Stérusien se racla la gorge en mettant la main devant sa bouche et exprima la position de la fédération.


Pour la fédération, le coup d'état en Osno n'est pas la priorité à régler. L'Osno est un état souverain qui n'appartient à aucun traité l'obligeant à se conformer aux règles démocratiques. Certes, la population ne peut se voir laisser dans de telles circonstances, mais malheureusement, on le sait, la démocratie n'est pas présente partout et si nous ne voulons pas décrédibiliser l'ASEA nous ne pouvons nous permettre de jouer aux "gendarmes du monde".

Cependant, la détention arbitraire ou non de diplomate de l'ASEA constitue pour la fédération une déclaration de guerre évidente. Je souhaite particulièrement éclairer la position Stérusienne vis à vis de cette situation : la fédération s'engagera à raser ce pays dans sa totalité s'ils ne relâchent pas dans les plus brefs délais les diplomates enfermés. Il est inacceptable de voir des diplomates de l'ASEA détenu dans une prison pour des prétextes politique. Nous ferons parvenir d'ici peu un message de nos forces armées à l'Osno.

Pour finir, le consul de la fédération m'a expressément demandé de vous confirmer son soutien total à l'ASEA et la disposition de l'ensemble de nos forces armées.

Pour finir, nous rappellerons ce qui est pour nous la priorité, la libération sans conditions des otages. S'ils ne l'acceptent pas nous viendront les chercher nous même. La fédération est en ce moment en train de mobiliser ses forces navales et aériennes qui iront au large des eaux Osnienne. En cas de menaces à l'encontre des navires Stérusiens, ceux-ci on reçu l'ordre de faire feu a vu.
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Amand Bouthillier, représentant nordiste - A l'heure où nous parlons l'Empire publie un communiqué officiel au sujet de la situation en Osno. Ce coup d'État est un sérieux revers à la démocratie de l'Aleucie du sud. Nous avons jusque-là pu se permettre de rester à bonne distance de ce nid de guêpes, cependant les assassinats se multipliant et la violence en général ne se réduisant pas malgré la victoire d'un des camps, il nous parait évidant que la situation devient critique pour la population et nos ressortissants. La situation chaotique ayant cours au sein de cet État failli nous préoccupe, car certains de nos citoyens y sont encore présents et ne peuvent malheureusement pas quitter aisément ce territoire.

Cette situation déstabilisait déjà la région, mais était encore tenable, cependant en ayant franchi toutes les limites et en s'étant enfoncé de manière irrémédiable dans la violence envers les autres nations aleuciennes, il parait évident que nous ne pouvons plus rester les bras croisés. La prise d'otage des diplomates présents en Osno est un acte grave qui nécessite une réponse coordonnée forte. L'Empire est partisan en premier lieu d'envoyer une missive conjointe d'ultimatum pour exiger la libération et l'exfiltration des diplomates ainsi que de nos ressortissants. Si l'Osno venait à refuser, nous pourrions envisager une action concrète de pression avec des paliers permettant de graduer l'intensité de notre action.

Il me semble que la coupure des relations avec l'Osno est aujourd'hui évidente, mais qu'en cas de refus, nous pourrions envisager un blocus maritime conjoint pour faire pression sur la libération des otages et de nos ressortissants. Dans l'hypothèse où cela ne suffirait pas, nous pouvons envisager une opération spéciale aéroportée afin de libérer les diplomates, et peut-être même créer une tête de pont militaire par la force pour procéder à l'évacuation de nos ressortissants, voir d'anciens membres du camp démocrates menacés et autres représentants légitimes de l'État qui pourraient voir leur sécurité et intégrité mise en danger.
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Kamatapec III - "Nous assistons, chers camarades de l'ASEA, à un coup dur, violent, à la démocratie en Aleucie du Sud. En Osno, le général Seleno s'est donc emparé du pouvoir, et compte mettre en place une dictature, cela parait évident suite à leur décision d'enfermer les ambassadeurs internationaux dans leurs quartiers respectifs en Osno. Ainsi, cet acte ne peut être considéré que comme un affront. Un affront, aux nations ayant souhaitées entretenir des relations saines avec une nation stable. Un affront, à la démocratie même !

Seleno n'a aucune légitimité à prendre le pouvoir en Osno. Il n'a aucune légitimité à condamner des milliers, que dis-je, des millions de pauvres gens à vivre dans l'oppression et la dictature. Il n'a aucune légitimité à menacer un de nos plus proches alliés. Il est temps de lui faire comprendre que ces actes sont un affront fait à l'Aleucie entière !

Ainsi, moi, Empereur-Président Kamatapec, troisième du nom, empereur de Taqui, président de Quichu et président de Nouvelle-Warenburg déclare solennellement soutenir la proposition de notre collègue Lermandien, à savoir d'envoyer un ultimatum afin d'ordonner la libération des ambassadeurs, et, en cas échouant, provoquer une opération militaire en Osno afin de récupérer les ambassadeurs, et en détruisant cette dictature dans l'œuf.

Le Taqui-Quichu, en cas de création d'une opération militaire, se tiendra prête à fournir sa marine afin de supporter les efforts militaires des nations membres de l'ASEA. Nous pourrions également nous joindre à l'hypothèse proposée par notre collègue Nordiste sur un blocus maritime. Egalement, nous pouvons mettre à disposition nos forces terrestres, dans le cas d'assaut terrestre sur le territoire de l'Osno. Malheureusement, nous ne pouvons nous permettre de fournir plus de force. Cependant, nous espérons que la situation ne dégénère trop en une véritable guerre qui pourrait n'être que tragique."
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Boris Valendof : La Grande République de Westalia est actuellement sans nouvelle de son ambassadeur, qui est, selon les déclarations osniennes, retenu prisonnier dans un lieu qui nous est inconnu pour le moment. Cette inquiétude va donc de paire avec les autres otages étrangers, pour qui nous n'avons littéralement aucune information sur leur condition de détention ou sur leur traitement actuel par le régime putschiste du Général Seleno. En tant que démocratie aleucienne, nous ne pouvons que condamner les actes de barbarie perpétrés par cette junte militaire, aux ambitions qui vont à l'encontre de toute une population n'ayant que pour objectif de vivre libre.

En tant que représentant de la Grande République, j'en appelle à une réponse ferme et forte de la part de notre alliance, dans le but de contrer l'objectif évident de chaos que souhaite mettre en place le Général Seleno dans le sud de l'Aleucie. Plusieurs nations possèdent des frontières directes avec le territoire osnien et donc autant d'innocents frontaliers qui pourraient être impactés par la folie de ce nouveau régime dictatorial. En premier lieu, j'enjoins les membres de l'alliance à rejoindre l'avertissement émis par notre gouvernement à l'encontre de toute agression osnienne sur n'importe quel territoire frontalier à l'Osno. Cette région du continent est déjà assez touchée par les conséquences de la guerre civile, pour que nous laissions le Général importer son conflit au-delà de son sol. Pour les nations de notre alliance qui partage une frontière terrestre avec ce pays, à savoir l'Akaltie et l'Hasparne, j'invite à un soutien total de nos forces pour soutenir l'effort de protection de nos membres face à un potentiel danger, avec leur accord bien évidemment.

En termes de mesure immédiate, je rejoins l'idée d'un blocus naval, mais je propose la mise en place immédiate de ce dernier en réponse aux actes commis, à l'issue de cette réunion. Toujours sur la même ligne qui a pu être énoncée ici, la Grande République soutien l'émission d'un ultimatum, en parallèle du blocus, pour exiger la libération immédiate de l'ensemble des otages retenus par le régime militaire. Si le Général Seleno refuse de répondre favorablement à nos exigences, notre gouvernement est prêt à soutenir toute opération à caractère militaire sur le territoire osnien, afin de libérer les captifs, ressortissants bloqués et prisonniers politiques osniens, dans des mesures que nos forces communes pourront décider le moment venu.

Pour ce qui est de la situation actuelle, nos forces déjà présentes dans la région vont être renforcées et nous sommes prêt à déployer le nécessaire pour assurer la sécurité de nos alliés, dès la fin de cette réunion s'ils le souhaitent.
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Mme Ahcuzin Aestanatl :

Jusqu'ici, je suis plutôt en accord avec ce qui a été dit, à quelques exceptions près, je dois l'admettre. Néanmoins, je suppose que la menace stérusienne de "raser [l'Osno] dans sa totalité" est exagérée et ne se réalisera en aucun cas. Nous devons garder à l'idée que la population (en majorité du moins) n'approuve pas et subit comme nos ressortissants la nouvelle dictature militaire qui s'est injustement installée dans leur pays.
Soyez donc certains que l'Akaltie interviendra ! En plus de l'équipe diplomatique qui officiait à l'ambassade que nous avons à Palmer, du fait de notre frontière commune, beaucoup d'osniens de l'ouest et du sud sont d'origine akaltienne (bien que tous les humaines soient égaux, cet argument donne d'autant plus d'importance à cette intervention à nos yeux). Les troupes de l'armée de Napalawie sont déjà postées sur la frontière, conjointement avec celles de l'Icamie plus au nord, et l'armée de Xamanac n'attend qu'un feu vert du gouvernement hasparnais pour positionner ses soldats sur l'autre front.
Grâce à sa connaissance de la région, la générale Itzel Iktan, commandante en cheffe de l'armée de Napalawie, sera parfaitement qualifiée pour mener des troupes envoyées par toute l'ASEA et même d'autres alliés dans l'ouest de l'Osno. Les armées akaltiennes disposent également d'un grand nombre d'avions pour la logistique, il n'est donc pas exclu que nous aidions vos armées à se déplacer vers la Napalawie, si le besoin se fait ressentir. Au passage, toute aide pour la défense de notre frontière sera la bienvenue. Nous n'avons aucune idée de ce que la junte militaire prépare, et mieux vaut se préparer au pire qu'attendre passivement que les choses se fassent.
Je pense également, dans le cas où l'ultimatum ne serait pas respecté, que l'armée de Nacuot (les îles akaltiennes de l'océan Carmin), avec l'aide d'une petite marine, pourra couper tout contact entre les îles et territoires osniens de la région. Cette opération sera simple et permettra de contrôler certains points qui s'avèreraient stratégiques pour la dictature osniènne.
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En seulement quelques semaines, la situation en Osno avait drastiquement changé, à l'image de la nation la plus chaotique du continent qu'elle était devenue. Plusieurs longs mois d'une guerre civile vide et sans grande avancée, a laissé place à la chute éclaire et immédiate du gouvernement démocratique osnien par les forces putschistes, lors de la prise de la capitale du pays en début d'année. Très rapidement, les nouvelles forces dirigeantes se sont misent à dos la quasi-totalité des nations du mondes en bloquant la sortie des ambassadeurs du pays et en emprisonnant l'ambassadeur westalien en Osno. Une atteinte au respect diplomatique qui a entraîné une pluie de condamnation sévère à l'encontre des nouveaux maîtres de la République. Plongeant le sud de l'Aleucie dans l'incertitude et l'instabilité, les nations frontalières commencèrent à se mobiliser pour assurer la protection de leurs frontières, au grand dam du Général Seleno qui poursuivit son discours très hostile et particulièrement suicidaire dans ce contexte. A la demande de la République de Lermandie, les membres de l'ASEA se sont réunis au cours de la première session extraordinaire de leur histoire, pour mobiliser aussi bien les forces diplomatiques que militaires de l'alliance, afin de mettre un terme à cette crise qui menace une bonne partie du continent, notamment de part les craintes de voir le conflit interne osnien s'étendre au-delà de ses propres frontières.

Si les solutions proposées pour assurer les intérêts des membres de l'organisation et l'intégrité du sud du continent furent très variées, il fut assez unanime que l'option d'une intervention militaire était un axe particulièrement étudié et considéré comme le plus probable, au vu du caractère non-diplomatique du gouvernement putschiste. Invasion de l'Osno pour rétablir la démocratie, attaque préventive, opération commando pour secourir les diplomates... Nombre de propositions chocs aux degrés d'impact régionaux très différent étaient mises sur la table par les différents représentants, là où l'option du dialogue semblait déjà perdu d'avance, bien qu'espérait vainement. Les rumeurs d'une guerre contre l'Osno devenaient de plus en plus persistantes sur la scène internationale, au point d'inquiéter de voir l'Aleucie perdre son statut de continent le plus stable et pacifique du monde. Peut-être la progressive concrétisation de ce plan et la pression extérieure eurent raison des nerfs du Général Seleno qui, quelques jours après le début d'une coopération aseaine pour apporter une réponse commune à cette crise, décida de réaliser une action que personne n'aurait pensé possible. Dans un communiqué, ce dernier se plia à la majorité des exigences de l'ASEA en libérant l'ensemble des otages diplomatiques, mais également les ressortissants étrangers emprisonnés par les putschistes sous prétexte de leur caractère non-osnien. Dans un élan bien étrange pour un autocrate ayant combattu toute une année dans un esprit jusqu’au-boutiste pour prendre le pouvoir par la force, ce dernier démissionna de son poste d'usurpateur. Si la question du retour de la démocratie en Osno était encore latente, il n'existait plus de réelles raisons pour l'alliance de mobiliser des forces militaires pour une opération réactive sur le territoire de ce pays.

En raison de la seule existence passée de l'Osno, le sud de l'Aleucie a été gravement marqué par l'instabilité de cette nation, dont l'impact risque de se faire ressentir pour encore quelques années. Il est désormais du devoir des nations du continent de s'assurer que l'instabilité s'affaisse, que la paix prenne place et que les conséquences néfastes entraînées par cet effondrement de la République Démocratique osnienne soient effacées au plus tôt, pour le bien de tous les aleuciens... Mais cela représente une multitude d'autres sujets qui mériteront des approches différentes et une urgence bien moins élevé que ce que le Général putschiste Seleno a pu provoquer en ce début d'année 2015.
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Bannière Conseil de Sécurité et de Coopération

Le point de rupture était atteint, la présence de la Fédération de Stérus au sein de l'ASEA n'est désormais plus une interrogation, mais une question de temps. Dans un communiqué adressé aux membres de l'alliance, le gouvernement stérusien a fait part de sa volonté de quitter ses rangs, après un an et demi de présence en son sein et ses institutions. Le départ d'un membre fondateur est un coup dur pour cette jeune organisation aleucienne, qui avait pourtant été créée dans le but de rapprocher différentes nations du continent. Cependant, certaines divisions trop profondes ont eu raison de la présence de ce membre qui, pourtant, héberge une bonne partie des installation servant à son fonctionnement. Est-ce que le départ de la Fédération de Stérus signe le début de la fin pour l'ASEA ? Ou est-ce une tempête passagère qui ne fera que tanguer le navire ? Une chance pour se refondre dans le chaos, de donner un nouveau cap... Vers les récifs ou les bénéfices ? Seul l'avenir pourra nous le dire, tellement cette situation est unique pour l'alliance, mais dont la tendance au départ ne semble pas épargner son cousin, la CAN, dont l'échec semble bien plus évidant, là où les aseains restent encore debout sur leurs bases. Partout dans le monde, les organisations régionales subissent de nombreux revers en interne, n'arrivant pas à se structurer sur le long terme et tombant souvent en disgrâce peu de temps après leur création. L'ASEA a ainsi longtemps fait figure d'ovni dans ce paysage diplomatique, vu comme réactive, solides et dont les premières réussites étaient plus qu'évidente. Désormais, la question est de savoir où celle-ci a pu s'égarer, tomber et s'écorcher dans son aventure. L'échec n'est pas réellement une option, mais ne semble pas non plus être un avenir probable en l'état. L'année 2015 va probablement donner un échantillon de son existence sur le long terme, mais surtout sur les prochains résultats d'une ASEA qui fonctionnera désormais sans Stérus.

A la demande de la représentation stérusienne, une séance extraordinaire était organisée pour négocier les termes de son départ. Le traité de Barba avait lié pendant un an et demi la Fédération de Stérus et les différents membres de l'alliance. Commerce, militaire, diplomatie, programmes de recherches et coopérations en tout genre étaient à revoir et à redéfinir pour assurer une sortie en douceur de cette dernière. Boris Valendof l'aurait presque souhaité transparente pour que cela ne soit qu'une transition sans accros, alors que l'ambiance dans le conseil n'avait jamais été aussi tendue depuis sa première réunion, en 2013. Si certains de ses confrères westaliens était plus que satisfait d'un départ de la Fédération, lui n'avait pas été de ce camp-là. Même s'il a participé à plusieurs débats frontaux avec ses homologues stérusiens, il n'avait jamais souhaité que ces derniers quittent l'ASEA pour des divergences de visions, aussi profondes puissent-elles l'être en ce moment. Il avait toujours soutenu son ami et représentant de l'aile libérale du Parti de l'Union Républicaine, le Ministre Fédéral Henry Takajiwa, s’alignant sur une volonté de résoudre pacifiquement les dissensions. Lui, il aurait voulu être invité à la rencontre de Columbia entre le Consul et le Président Fédéral. Est-ce qu'il aurait changé quelque chose à son dénouement ? Peut-être bien, grâce à sa position qui aurait pu donner plus de poids à Henry Takajiwa. Peut-être bien que non, également, après tout il était d'un consensus assez général que le Consul Cristobal Pandoro était un populiste aux positions très fermées, avec qui toute négociation était déjà vu comme un âpre combat à mener, même pour les plus ouverts des diplomates. Le sort de Stérus avait peut-être déjà été scellé avec l'arrivé de cet homme au pouvoir, la sortie expresse et brutale de la CAN en avait déjà été un signe annonciateur assez inquiétant. Ainsi, deux principales inquiétudes prennent place dans l'esprit du représentant westalien : que cette négociation de départ tourne en règlement de compte gratuit contre la Grande République, chose qui serait contre-productive. La seconde, plus portée sur le long terme, va être la future position diplomatique vis-à-vis de l'ASEA de Stérus, au cours du mandat de Pandoro, notamment. Neutralité, hostilité ou proximité ? Cette réunion allait en donner les premières indications.

Boris Valendof : Chers Représentants des pays membres de notre alliance, nous nous retrouvons réunis au sein de cette séance extraordinaire à la demande de la Fédération de Stérus, qui souhaite négocier le départ de son pays de notre organisation. Celles-ci porteront sur sa sortie du traité de Barba et du plan futur que nous allons devoir suivre pour que cette sortie puisse se faire avec diplomatie, cordialité et dans une fluidité la plus complète pour tout un chacun.

Vous trouverez en face de vous le dossier déposé par la représentation stérusienne à ce sujet :


Sujet de la Fédération de Stérus :
Sujet : Négociations sur le départ de la Fédération de Stérus de l'organisation

Complément : La fédération va quitter l'ASEA, il faut décider ce qui restera et ce qui ne restera pas comme liens entre l'ASEA et la fédération. Il faut négocier la politique douanière, militaire, diplomatique et tout le reste

Je donne la parole à la représentation stérusienne pour débuter les négociations, afin de savoir quelles sont les points que cette dernière souhaite aborder avec nous pour arriver à un accord commun, dans le détail.
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Mesdames et Monsieur les représentants, tout d'abord, permettez moi de me présenter. Je suis Luis Bondamet, je suis ici en qualité de plénipotentiaire au nom de sa majesté le Consul de la fédération de Stérus, proche collaborateur de Monsieur Pandoro, j'ai pour mission d'assurer à la fédération une sortie sans accrocs de l'organisation, et d'assurer la même chose à l'ASEA. Je tacherais d'être au mieux clair dans mes propos, et de parvenir à expliquer en toute transparence les intentions de la fédération. Bien que je sois ici à titre de plénipotentiaire, je tiens à rappeler que toutes mes positions sont celles du Consul avant tout.

Pour commencer dans le vif du sujet, je vais répondre en premier lieu aux interrogations que je dirais les plus importantes parmi toutes celles que vous devez avoir, non la fédération n'a pas l'intention de tourner le dos à qui que ce soit dans cette pièce. Nous sommes partenaires avec certains d'entre vous depuis bien avant la création de cette organisation et nous souhaitons le rester. À vrai dire, dans l'intérêt de tous ne nous voyons aucun monde dans lequel les membres de l'ASEA et fédération de Stérus n'entretiennent plus de liens diplomatiques et commerciaux.

C'est pourquoi nous vous proposons une alternative claire à un arrêt brutal de nos échanges. Nous proposons à l'ASEA de maintenir les accords de libres échanges entre vos pays et la fédération pour ne créer aucunes situations de stress sur nos marchés. Étant donné la configuration, nous pourrions d'ici quelques mois ou années en venir à renégocier l'accord pour favoriser certaines de vos exportations ou non sur le marché Stérusien. Aujourd'hui, l'ASEA reste la principale zone d'importation et d'exportations Stérusienne et nous ne souhaitons pas revenir dessus. Nous sommes cependant ouverts à des discussions en cas de contestation.

Pour ce qui est de la libre circulation, nous ne souhaitons pas appliquer de restrictions en ce qui concerne les visites touristiques, mais nous souhaitons envisager une réglementation supplémentaire, la fédération refusera l'entrée sur son sol aux individus ayant eu dans les 10 dernières années une condamnation de plus de 6 mois. Nous refuserons à vie l'entrée sur notre sol d'une personne condamné pour des actes de pédocriminalité ou de violences sexuelles. En ce qui concerne les étudiants, nous ne souhaitons pas entraver leur apprentissage ni créer de difficultés pour ceux résidants dans vos états, alors nous ne souhaitons pas mettre un terme aux échanges universitaires entre nos pays.

En matière scientifique, la fédération est un état qui a toujours su montrer son intérêt pour le domaine spatial, allant jusqu'à créer avec l'Akaltie le premier programme spatial 100 % Aleucien, pour cela, il est aujourd'hui inimaginable de quitter le programme. Nous souhaitons garder absolument toutes les usines, et centre de recherches que nous possédons pour l'ASNA, et évidemment nous souhaitons vivement poursuivre notre coopération au sein de l'ASNA.

Sur le dernier point, nous aimerions trouver un accord militaire avec l'ASEA. Afin d'éviter tout risque de débordement, nous souhaiterions envisager avec l'ASEA, soit la création d'un accord de laisser passer avec tous les membres, pour autoriser nos navires à naviguer (à distance) dans les eaux territoriales de chacun, ou à se mettre d'accord sur une ZEE à respecter.


À présent, je vais vous laisser la parole et prendre note de vos positions. Je souhaiterais tout de même ajouter, que le départ de la fédération n'a pour mon gouvernement jamais signifié la fin de quoi que ce soit au niveau des relations, ce que nous souhaitons, c'est quitter cette institution, pas ses membres.
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Ahcuzin Aestanatl :

Au nom de l'Akaltie, qui est et restera aussi longtemps que possible une grande partenaire de la Fédération, je ne trouve rien à redire aux termes proposés.
Le refus d'entrée à des criminels me paraît tout à fait justifié, mais je suppose que si la Fédération l'applique dans un sens, il nous faut l'appliquer dans l'autre par équité. Je suppose de toute façon que ce ne sera pas pris comme un problème par votre gouvernement.
Du reste, nous sommes très content de voir que le projet de l'ASNA continue de susciter l'intérêt ; et les eaux et même les ports akaltiens seront toujours ouverts aux bâtiments de guerre stérusiens dans le cadre des traités qui lient nos armées respectives.
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ASEA

Jamie Marshall: "Mesdames, Messieurs, mes chères collègues, suite à ma prise de fonction en tant que Président de l'ASEA, je vais reprendre en charge la discussion encadré initialement par le représentant de la Grande République de Westalia concernant la négociation de départ de l'organisation de la Fédération de Sterus.

Dans un premier temps, je vais laisser les membres de l'organisation réagir aux propositions de la Fédération de Sterus avant d'exprimer l'avis de la République de Lermandie sur cette question (période d'1 semaine irl).
Puis nous passerons aux votes."
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Ahcuzin Aestanatl :

Au nom de l'Akaltie je ne puis que réitérer mes propos. Les termes proposés semblent tout à fait honnêtes et surtout avantagent tout autant les membres de l'ASEA que la Fédération de Sterus.
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Boris Valendof : Après consultation avec mon gouvernement, la Grande République de Westalia va exprimer son avis sur chacun des points de la proposition stérusienne :

Pour ce qui est des accords commerciaux, nous pensons qu'il n'y a pas d'intérêt à poursuivre le système de libre-échange avec la Fédération de Stérus. L'attitude ouvertement hostile et les discours aux très nombreuses invectives à l'encontre de notre nation et de certains membres de l'ASEA ont poussé notre gouvernement à ne pas vouloir renouveler cet aspect de nos échanges lors du départ de la Fédération de notre alliance. Par compassion pour le marché stérusien, dont le gouvernement semble s'inquiéter de certaines conséquences de ce choix, nous ne souhaitons pas un arrêt brutal et immédiat des avantages portés par le traité de Barba. Afin de s'assurer que l'économie stérusienne ne soit pas gravement touchée par cette décision, nous proposons une augmentation progressive des droits de douane et des taxes pour qu'ils reviennent au niveau en vigueur avant l'adhésion de la Fédération à cette organisation. Bien évidemment, ce changement ne s'imposera pas aux traités bilatéraux, et sans lien avec l'ASEA, que cette dernière a pu conclure avec certains de nos membres. Ainsi, Stérus aura la liberté, après son départ, de renégocier individuellement des accords de libre-échange avec les nations de son choix. La Grande République n'y compte pas pour l'avenir et nous n'attendons pas moins de la Fédération.

Pour ce qui est des accords de libre circulation, les points énoncés par la représentation stérusienne relève de ses lois intérieures et nous n'avons donc aucun droit de regard sur les conditions que celle-ci impose aux individus qui souhaiteront pénétrer sur son territoires. Hors des traités qui nous lient, nous avons tous nos propres réglementations quant à la gestion des flux touristiques et migratoires. La Grande République respectera les conditions stérusiennes, dans la mesure où celle-ci fera preuve d'un respect réciproque pour les conditions westaliennes. Pour ce qui est des échanges universitaires, tant qu'il y a une garantie de l'intégrité de nos ressortissants sur place, alors nous laissons les différentes universités membres de ce programme poursuivre cette gestion, comme elles l'ont toujours faite depuis son début.

Pour ce qui est de la continuité de la Fédération de Stérus au sein de l'ASNA, nous ne voyons pas de raison qui puisse nous pousser à imposer un départ de cette organisation à cette dernière. A vrai dire, bien qu'étroitement lié à l'ASEA, nous pensons que le départ de Stérus n'a pas la nécessité de remettre en cause sa participation au programme spatial commun, sauf si cette dernière en fait la demande explicitement aux institutions concernées, mais cela ne nous regarde pas à ce niveau-là.

Pour ce qui est des accords militaires, la Fédération de Stérus sera bientôt considéré comme une nation qui n’entretient plus de liens d'alliance directs avec nous. Pour les mêmes raisons que pour notre désaccord sur le libre-échange, nous ne voyons aucune raison qui nous pousserait à laisser circuler librement des navires militaires stérusiens au sein de nos eaux territoriales, pour quelques raisons que ce soit. Si celle-ci souhaite développer des liens militaires avec des nations de l'ASEA, la Fédération est libre de renégocier des traités avec ces dernières, dans les mesures qu'elle souhaitera après son départ. Comme précédemment, la Grande République considérera la Fédération comme n'importe quelle autre nation de ce monde avec qui nous ne sommes liés par aucun traité spécifique. Si les flottes stérusiennes souhaitent passer à travers nos eaux territoriales, elles devront en faire la demande aux autorités westaliennes compétentes, qui étudieront celle-ci au même titre que n'importe quelle autre nation.

La Grande République de Westalia a émis son avis quant à la proposition stérusienne. Nous ne souhaitons pas un départ brutal de cette dernière, mais un départ le plus total possible. Notre gouvernement n'a que peu d'intérêt à accorder d'aussi nombreux avantages à une nation qui se montre hostile et insultante à notre égard et à l'égard de nos alliés. Nous ne souhaitons pas imposer cette vision aux autres membres qui entretiennent des relations cordiales avec la Fédération et ces derniers seront libres, à l'issue de son départ, de négocier ce qu'ils souhaitent avec cette dernière ou à maintenir les traités déjà signés avant la fondation de l'ASEA. Telles sont les positions de notre gouvernement.

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