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Kami
🦜 | Activités intérieures en Akaltie
Posté le :
11 nov. 2024 Ã 13:57:39
Modifié le :
18 déc. 2025 à 22:05:30
277
Activités intérieures en Akaltie
Dans ce topic se retrouveront diverses affaires se déroulant en Akaltie, et qui ne concernent (à priori) que des akaltiens. Ces histoires seront listées ci-après :
- De l'Union à l'Empire
Acte I
Acte II
Acte III - Partie 1
Acte III - Partie 2
-
Mais dans quelle merde on s'est encore fourrés
-
L'expédition avortée au Dakora
Kami
De l’Union à l’Empire, acte I
Posté le :
11 nov. 2024 Ã 16:24:35
Modifié le :
31 août 2025 à 01:48:04
2361
De l’Union à l’Empire, acte I
Un mardi soir, dans une salle de réunion du palais ministériel. En plein coeur du centre-ville de la capitale akaltienne, Kintan, les fenêtres de cette aile du bâtiment donnent sur une plage en train de finir de se vider de ses baigneurs. Une dizaine de personnes s’installent autour d’une grande table installée au centre de la salle.
«Â
Qu’est-ce qu’on vient faire là  ? Itotia nous a pas parlé de nouvelle réforme pour le moment, si ?
-
Aucune idée non plus, elle était pas très claire dans ses propos. Elle disait des trucs du genre "pour rendre sa grandeur passée à l’Akaltie, si ce n’est plus". En tous cas, elle doit avoir une nouvelle idée importante pour le pays.
 »
Les membres du parti du Renouveau Akaltien, le parti de la Première ministre actuelle, se demandent encore pourquoi ils se sont vu imposer une réunion à cette heure-là .
Peu après, la ministre entre et pose sa pile de documents au bout de la table. Elle prend immédiatement la parole, et les autres se taisent.
«Â
Bonsoir à tous, et merci d’avoir répondu à ma demande. Si je vous ai convoqué ici, c’est pour vous parler du nouveau projet qui nous est venus en tête, à quelques collaborateurs et moi, pour que l’Akaltie soit élevée parmi les grands de ce monde. Ainsi que pour redonner leur place pratiquement disparue dans cette nation aux traditions.
Notre objectif donc, est de donner à notre pays un dirigeant fort. Un dirigeant qui ne devrait pas céder sa place tous les quatre ans, comme actuellement. Un dirigeant qui n’aurait pas à passer la main après aussi peu de temps à un successeur faible, qui s’allie à des colonisateurs. En quelques mots, un dirigeant qui représenterait réellement l’Akaltie telle qu’elle est.
L’idée est donc, et c’est pour ceci que je vous ai convoqué, chers amis, d’asseoir un empereur sur le trône de dirigeant de l’Union des Cités ! Cette dernière deviendrait d’ailleurs l’Empire des Cités, un bien meilleur nom pour notre nation. C’est donc pour un tel projet, qui vous semblera sans doute fou aux premiers abords, que je compte sur votre soutien. Vous devez convaincre d’abord tout le parti en interne, ce qui ne sera pas dur je l’espère, puis lorsque nous officialiserons ceci, les akaltiens et akaltiennes !
Dans le cas où vous vous demanderiez qui prendra la lourde charge d’empereur, je pense être la plus à même de prendre cette fonction. Grâce à ma place de Première ministre, je pourrai pendant trois années encore conserver les pouvoirs exécutifs, et j’espère être réélue à la fin de mon mandat.
 »
La fin de sa prise de parole laisse la place à quelques secondes de silence, pendant lequel tout le monde se pose la question du sérieux de l’idée. Puis vinrent les applaudissements. Après tout, se disaient-ils, c’était une bonne idée qui ferait à coup sûr remarquer l’Akaltie sur la scène internationale, ou du moins continentale.
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Kami
De l’Union à l’Empire, acte II
Posté le :
21 nov. 2024 Ã 22:24:06
Modifié le :
31 août 2025 à 01:47:51
1622
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De l’Union à l’Empire, acte II
Quelques jours après la réunion pendant laquelle la Première ministre a annoncé son projet, cette dernière profite d’une tournée dans la province de Jeklum pour en informer quelques rois et personnalités influentes de la région bien connus pour être en accord avec ses idéaux. Son but est d’obtenir le soutien d’un maximum de dirigeants et de hauts-placés, afin de rapidement être légitimées une fois son accession au trône. La dissolution du Nouveau Parlement des Cités et sa majorité nouvellement acquise lui assuraient déjà pratiquement une validation du pouvoir législatif lorsqu’elle rendrait publique son projet.
Son court échange avec le roi de Jeklum la convaincu définitivement de ses chances de réussite. Après qu’elle lui ait exposé la chose, il répondit sans grande hésitation :
«Â
C’est une excellente idée que vous avez eu là  ! Je ne puis qu’approuver en tous cas. Je suis certain que plusieurs de mes homologues des cités de la région seront de votre côté aussi, l’Akaltie manque d’un dirigeant traditionnel et surtout pérenne et fort depuis que la république a été proclamée.
Vous ferez parfaitement l’affaire ! Cela permettra aussi de montrer que la province de Jeklum existe, nous qui sommes trop souvent délaissés par les politiques gouvernementales. Et les monarchies reprendront peut-être leur influence d’avant, qui sait.
 »
Après ces mots encourageants, une autre étape dans cette réussite était d’obtenir le soutien de l’Empire Anticolonial ainsi que des nouvelles régions autonomes. Ce ne serait sans doute pas simple d’y convaincre tout le monde, mais si le nouveau nom d’« Empire » avait pu remplacer celui de « Ligue » aussi facilement, alors la réelle transformation de l’Akaltie et de ses protectorats en empire ne devrait pas poser plus de problèmes. De même, avec le soutien du nouvel élu akayien, la plus grande des régions autonomes suivait.
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Kami
De l’Union à l’Empire, acte III, partie 1
Posté le :
24 nov. 2024 Ã 15:16:46
Modifié le :
31 août 2025 à 01:48:33
1808
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De l’Union à l’Empire, acte III, partie 1
Une fois que la première ministre avait fait le tour de ses soutiens, le temps était venu d’annoncer à l’Akaltie toute entière son projet. Elle convoqua les chaînes de télévision, les radios et les journaux au palais et commença son allocution retransmise en direct. Une fois les traditionnelles salutations, et quelques mots sur la situation actuelle, nationale comme internationale, elle passa directement au vif du sujet. Son projet :
«Â
Comme vous le voyez, notre pays n’est malheureusement pas pris au sérieux par tout le monde. Certains disent même que nous avons peur de pays eurysiens lointains. C’est pourquoi nous devons nous montrer unis et forts. Et cela passe notamment par un chef d’État fort.
Malheureusement, dans l’état actuel des choses, nous sommes dans l’incapacité d’en obtenir un. A cause des élections qui se répètent tous les quatre ans, le ou la première ministre de l’Akaltie change régulièrement. Avec cette alternance, même lorsque le chef d’État choisi est assez fort, il doit souvent laisser sa place après quelques années à peine. Ceci ne peut plus durer.
La république est une aberration inventée par les colons eurysiens qui influençaient et manipulaient nos ancêtres il y a de cela plus de cent-cinquante ans, à la fondation de notre nation. L’État doit fonctionner comme les cités, et être une monarchie. Un empire même. Ainsi, le monarque en place restera sur son trône à vie, ou du moins aussi longtemps qu’il le souhaite, et pourra montrer l’image d’une Akaltie forte comme je l’ai déjà dit.
Maintenant, la question qui vous vient est sans doute de savoir qui endossera ce rôle. Je pense pour ma part que je ferai une bonne impératrice, ma gestion du pays jusqu’à présent l’a bien montré et le résultat des derniers votes l’ont définitivement confirmé.
Avec l’accord du Nouveau Parlement des Cités, qui est consulté dès à présent, à la fin de ce discours, je serai donc couronnée Itotia Ière, Impératrice des Cités d’Akaltie. Un référendum, qui se tiendra demain, viendra montrer l’approbation de la population.
Vive l’Akaltie, vive l’Union des Cités, et vive le futur empire !
 »
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Kami
Mais dans quelle merde diplomatique on s'est encore fourrés...
Posté le :
07 août 2025 à 19:28:36
2207
Mais dans quelle merde diplomatique on s'est encore fourrés...
Secret à moins d'une opé, ça se passe au ministère quand même.
Réunion de crise au Ministère des Affaires étrangères, à Kintan. L'ordre du jour est aux tensions entre la Grande République de Westalia et la Fédération de Sterus. Elles pourraient paraître lointaines, anodines, et même absolument dénuées du moindre rapport avec l'Akaltie, mais c'est tout le contraire. Si l'Akaltie n'a rien à voir dans le déclenchement de ces hostilités, dont son gouvernement se serait amplement passé pour cette année et même toutes les suivantes, elle est pourtant embourbée dedans jusqu'au cou.
Grâce à ses traités, dont ici le
Traité de Barba
(partiellement devenu celui de Pitrat) et le
Traité de Kopip
, l'Akaltie est en capacité d'être défendue par de nombreux pays aleuciens. La Fédération de Sterus et les États-membres de l'ASEA sont les principaux concernés ici. Cela veut également dire que l'Akaltie doit défendre ces pays, en vertu de ces même clauses des traités. Malheureusement, il se pourrait très bien qu'elle ne le puisse pas.
«
Si on met en danger l'intégrité territoriale du Sterus par notre inaction, voire par notre aide militaire à Westalia, on rompt un traité. Si on n'aide pas Westalia à se défendre contre les stérusiens après des attaques armées qu'ils ont commises, on rompt un traité aussi. Étant donné que les deux pays se tirent pratiquement dessus à vue, c'est peu probable que l'on entre dans une période de sérénité pour l'Aleucie.
- Il faut que l'on fasse un choix, c'est clair et net. Et il faut faire le bon, entre les westaliens qui traitent rarement bien les natifs et les stérusiens qui ont tendance à l'impulsivité. La seule chose certaine, c'est qu'il ne faut pas faire le mauvais.
»
Et les discussions continuèrent toute l'après-midi, jusqu'à ce qu'un début de consensus soit trouvé entre les diplomates.
«
Il faut aussi bien choisir nos mots dans le communiqué à propos de l'attaque dans le Scintillant. Que les westaliens ne s'offusquent pas, mais que les stérusiens non plus.
»
Tout un groupe de rédacteurs du ministère est donc lancé sur l'écriture de ce communiqué officiel, qui doit être millimétré. Que pas une seconde, les aséans comme le gouvernement de la Fédération de Sterus ne décèlent un mouvement vers le camp opposé. Le temps de réponse ne doit pas non plus s'éterniser, de peur que Westalia ne prenne ça pour une approbation envers les militaires stérusiens.
Ce qui est sûr, c'est que l'unité aleucienne au sein de l'ASEA touche à sa fin, et que le continent va connaître une ère moins prospère, sans la présence de son organisation phare.
Kami
Tentative de colonisation au Haut-Ysyryguas
Posté le :
18 déc. 2025 à 22:04:59
2270
L'expédition avortée au Dakora
L'Akaltie a tenté de s'installer durablement au Dakora, comme le fait visiblement plus d'un État, mais le contexte géopolitique de la région a malheureusement rapidement mis fin à l'expédition, forçant les soldats et les quelques scientifiques enfin arrivés à rentrer en Akaltie par l'avion suivant.
Fiche d'inscription au Dakora
Nom de la métropole:
Akaltie
Nom de colonne de colons :
Haut-Ysyryguas
Numéro de la province visée :
#7767
Couleur de votre camp de base :
26FF24 (vert clair)
Description de votre groupe de colons :
Plus d'une centaine de personnes ont été déployées par l'Akaltie pour l'installation du camp de base, et il est prévu que ce nombre grandisse encore une fois que les équipes d'arrivée auront correctement préparé le terrain. Ce sont surtout des scientifiques (biologistes, botanistes, quelques chimistes ou physiciens également), envoyés sur place pour découvrir ce qu'il reste de vivant à tirer du Wasterland et ce qui n'est pas vivant mais non moins dangereux ; des ingénieurs, qui superviseront les repérages pour l'installation du projet de grand barrage (voir paragraphe ci-dessous pour plus de détails) ; et des militaires, chargés de protéger les deux premiers groupes et de démontrer la force d'intervention akaltienne. Ils seront évidemment accompagnés d'une petite équipe supplémentaire chargée de la gestion des stocks de vivre et de matériel, de la maintenance des équipements, du bon déroulé des journées à la base, etc...
Akna Camaxtli sera la commandante de la base. Commandante militaire, elle ne maîtrise que peu les objectifs purement scientifiques de l'installation de la base, et a donc pour ordre d'écouter les demandes des scientifiques et ingénieurs tant qu'elle juge que ceux-ci ne contreviendront pas à l'intégrité du camp et de ses occupants.
Objectifs de la colonisation :
Les objectifs de la colonisation dans le Wasterland sont multiples : le premier de ceux-ci, et celui qui concerne le plus directement les akaltiens, est le projet de grand barrage sur l'Ysyryguas, le fleuve qui traverse le Makota, le Dakora et Samiens avant de finir sa course dans la baie de Kopip, en Napalawie. Du fait de sa traversée du Dakora, cela fait plusieurs décennies que ce fleuve est pollué et tue ainsi toujours plus la faune et la flore qui l'entourent en Napalawie et dans la baie, causant des ravages pour la biodiversité et pour les humains, qui meurent en moyenne plus jeunes aux abords de l'estuaire de l'Ysyryguas. Les retombées économiques sont également visibles : affaiblissement de la faune marine, ce qui est un problème pour la pêche ou même le tourisme marin ; et sur terre, c'est toute une partie du sud de la Napalawie qui est inexploitable pour les agriculteurs, alors même que ces champs boueux étaient auparavant incroyablement fertiles.
Un projet de grand barrage sur l'Ysyryguas est donc planifié, afin dans un premier temps de mieux contrôler le débit d'eau en aval, pour empêcher des crues d'étendre encore le problème, et dans un second, de pouvoir dépolluer le fleuve. Les recherches qui seront conduites sur place aideront également grandement la science à avancer en matière de protection de l'environnement, en développant des techniques plus efficaces de nettoyage des eaux usées et des déchets d'origine humaine. Par la même occasion, si tout se déroule comme prévu, le barrage devrait produire suffisamment d'énergie pour maintenir le camp de manière autonome, voire pour proposer aux autres groupes de les fournir.
Parmi les autres objectifs, moins importants mais plus facilement réalisables, sera celui d'étudier le terrain. Étudier ce qui aura survécu de la faune et de la flore locale, et grâce à quelles adaptations comportementales ou physiques, ainsi qu'étudier le terrain : taux de gaz toxiques dans l'air, radiations... afin de savoir y parer dans le cas où une telle chose arriverait en Akaltie, et également pour la recherche fondamentale, dont il est attendu qu'elle rapporte bien des découvertes intéressantes autant à la Science qu'aux investisseurs du projet.
Logistique pour se rendre sur place :
Les opérations seront supervisées depuis la Napalawie, région akaltienne la plus proche du Dakora. Pour la liaison aérienne avec l'avant-poste, ils utiliseront un aérodrome militaire prêté par l'Icamie dans le nord-est de son territoire. C'est de là que partiront les premiers avions chargés du matériel pour installer le camp de base et des quelques dizaines de soldats qui sécuriseront le site pour l'arrivée des scientifiques. Le carburant sera ainsi économisé au maximum en cas de pépin sur place, étant donné les conditions difficiles que l'équipe est certaine de rencontrer. Dans l'idéal, si une assez grande surface plane et visiblement stable est repérée, l'avion atterrira. Dans le cas contraire, le matériel et les soldats seront parachutés et devront trouver ou aménager un aérodrome correct pour que les prochains avions puissent se poser.
Le pont aérien, une fois la zone sécurisée et l'aérodrome correctement installé, servira à la liaison permanente. Pour les choses les plus lourdes, il est envisagé de remonter le fleuve depuis la Napalawie, bien qu'aucun accord n'ait pour l'instant été étudié avec Samiens et que cela reste donc de l'ordre du dernier recours.
Moyens humains :
Les moyens prévus au départ sont les suivants, et il est fort possible qu'ils évoluent en fonction de la situation rencontrée sur le terrain.
150 militaires
220 scientifiques, ingénieurs et leurs assistants
30 personnel de maintenance de la base
Moyens matériels :
2 avions de transport tactique
LVL 7
pour les allers-retours
(réquisition possible d'un plus grand nombre en cas d'évacuation d'urgence)
150 armes légères d'infanterie
LVL 11
10 transports de troupes blindés
LVL 6
20 camions de transport
LVL 4
matériel scientifique pour pouvoir faire des analyses sur le terrain et d'autres plus poussées dans la base
matériel pour construire la base
Jour 1
de la colonisation akaltienne au Haut-Ysyryguas
«
Désolé les gars, on va pas pouvoir se poser ici, faut sauter !
» hurle dans son micro le pilote de l'avion militaire qui a mené les 50 premiers soldats akaltiens, dont la future commandante de la base, jusqu'à l'espace aérien dakoran. «
Je vous laisse ici et vous aurez vingt-quatre heures pour me déblayer une piste suffisamment longue et large, comme ça on pourra revenir avec les premiers véhicules et les préfabriqués.
»
Sans attendre d'autres instructions, les soldats commencent un à un à sauter de l'aéronef, en faisant en sorte de viser un terrain sûr pour atterrir. L'avion survolait ce qui semblait être auparavant une grande route. L'ancienne ville de Pleinbois, selon les quelques cartes pré-catastrophe dont les armées akaltiennes disposent. Les parachutistes visent donc cette route, impraticable pour l'avion mais correcte pour qu'ils atterrissent en terrain à peu près dégagé et qu'ils puissent facilement se regrouper.
Par chance, une fois tous regroupés au sol près de la commandante, il semble que les cinquante akaltiens répondent présent à l'appel.
«
Mettez tous vos masques à gaz, l'air est respirable pour l'instant, mais je préfère pas savoir ce qu'on peut se choper en le respirant avant que les civils aient fait leurs tests en labo.
»
Le groupe est rapidement scindé en plusieurs : dix soldats sont chargés de tout reconnaître dans un rayon d'un kilomètre pour s'assurer qu'il n'y a aucun danger immédiat et pour voir si la zone est facilement fortifiable en cas de présence avérée de menace pour l'avant-poste dans la région ; d'autres partent repérer le chemin en direction du fleuve, point d'intérêt majeur pour l'expédition akaltienne ; quelques uns commencent à monter les tentes pour passer la première nuit d'attente ; et enfin, la majorité reste sur la route afin de commencer à déblayer le terrain pour l'atterrissage de l'avion le lendemain, but immédiat du détachement.
Après avoir installé la majorité des tentes, l'équipe du campement décide également de planter le drapeau de l'expédition sur un petit promontoire de roches et de gravats, visible depuis une grande partie de la zone qu'ils explorent. La présence akaltienne dans le sud du Dakora est ainsi officialisée, promettant à cette petite région d'un jour retrouver une apparence normale.
Le drapeau officiel de l'avant-poste du Haut-Ysyryguas (visiblement déjà en train de décolorer, quelques minutes à peine après avoir été planté, il semblerait que l'air soit vraiment très corrosif).
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Jour 2
de la colonisation akaltienne au Haut-Ysyryguas
Pendant toute la nuit, les soldats se sont relayés à plusieurs points du camp, pour que jamais plus des trois quarts d'entre eux ne soit couché. Les tentes légères et les masques à gaz ne sont de toute façon pas très adaptés pour bien dormir, et tous attendent avec impatience que les préfabriqués soient livrés par l'avion qui doit arriver vers midi.
Le premier lever de soleil au Dakora pour les soldats akaltiens.
Aucune activité suspecte n'a été relevée dans les alentours de l'avant-poste jusqu'à présent, et cette quiétude en vient à effrayer les akaltiens. Tout est calme, pas un oiseau ne chante, pas une chose ne bouge, même le vent ne siffle qu'occasionnellement. Ce calme en devient petit à petit trop oppressant pour eux.
Les gaz empoisonnés du Dakora, malgré les masques, semblent prendre le dessus et enfermer les hommes et femmes de l'expédition dans leurs pensées les plus sombres dès l'instant qu'ils sont seuls ou en tous cas qu'ils ne parlent avec personne pendant plus d'une heure. Face à ces débuts de problèmes, la commandante préfère ne prendre aucun risque, et a donné ses consignes pour que tous les soldats circulent en permanence par binômes ou trinômes, et se parlent surtout à intervalle régulier.
«
Voilà l'avion !
» entend-on soudain dans le campement. Un vrombissement se fait en effet entendre, et tous les soldats qui étaient encore de repos sortent avec hâte de leurs tentes. L'équipe de garde sur la piste allume les lumières installées autour, qui seront bien utiles au pilote pour distinguer la route crasseuse mais plane des ruines dangereuses pour l'avion. Il peut ainsi commencer à se poser.
Mais, dès les premières dizaines de mètres de freinage parcourues au sol, l'instabilité du sol se fait ressentir. Cette route qui supportait très bien le poids des humains n'est plus adaptée depuis longtemps à l'atterrissage d'un énorme avion chargé de plus d'une lourde caisse. Le pilote, heureusement entraîné à atterrir sur des sols instables, parvient à garder son sang-froid et freine juste à temps en bout de piste. Les soldats et le matériel de la soute sont saufs.
Pendant que les soldats de garde et les nouveaux arrivants déchargent tout le contenu de l'avion cargo, le pilote fait son rapport à la commandante Camaxtli :
«
J'ai déjà pas très envie de redécoller par la même voie, mais alors ne comptez pas sur moi ni sur mes collègues pour retenter le prochain atterrissage sur un terrain pareil. C'est beaucoup trop dangereux, vous allez avoir intérêt à nous trouver mieux pour les prochaines livraisons, ou on va devoir tout parachuter.
- Bien, nous ferons en sorte de trouver mieux. Maintenant qu'on a les véhicules, on devrait pouvoir aller plus loin.
»
Avec l'avion, suffisamment de matériel pour commencer à installer un vrai campement a été amené, à commencer par des cloisons à assembler pour fabriquer des habitacles hermétiques et à l'air purifié par diverses machines adaptées pour l'occasion avec les premiers relevés qu'ont fait et envoyé les soldats. Ainsi, les habitants de la base pourront dormir et passer une bonne partie de leurs journées sans avoir à subir le poids constant de ces vapeurs malsaines.
Un véhicule blindé et un camion ont déjà été apportés par l'avion, ainsi que du carburant pour tenir un petit moment jusqu'au prochain ravitaillement. Ainsi, ils pourront transporter facilement tous les éléments de la base jusqu'au terrain choisit pour sa construction : une large colline pierreuse qui surplombe le fleuve Ysyryguas.
Alors que l'avion redécolle, une fois tout sorti et rangé près des tentes en attendant le transport, de nouveaux tremblements sont visibles sur la piste. Au dernier instant, alors que les trains arrière se détachent du béton vieilli, tout un pan de la route s'effondre et laisse apparaître une tranchée de quelques mètres de profondeur.
Par chance, l'avion s'en est tiré de justesse, mais il n'y aura sans doute pas de seconde chance. Le prochain site d'atterrissage devra être solide, stable et sondé au radar avant d'y poser quoi que ce soit. A côté de l'assemblage des préfabriqués de la base, ce sera le prochain objectif pour les soldats avant que le second chargement n'arrive, qui transportera cette fois les premiers civils en plus de la suite du matériel et des extensions de la base.
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Encore le
Jour 2
de la colonisation akaltienne au Haut-Ysyryguas
Après le départ de l'avion, les cinquante soldats ainsi que les vingt supplémentaires qui les ont rejoint commencent à déplacer les parois à monter de la base en direction du site où ils doivent l'installer. La tâche est largement facilitée par le camion, bien que celui-ci soit forcé d'avancer lentement étant donné le terrain inégal. Un réseau de "routes" sécurisées, ou plutôt de chemins à la stabilité prouvée, devra être mis en place pour les prochaines expéditions en dehors de la zone directe de la base.
L'équipe de soixante-dix hommes et femmes est donc divisée en trois parts : l'une chargée du transport, une autre de l'assemblage, et enfin une dernière pour surveiller toute la zone et vérifier qu'aucune menace ne s'approche. Elle en profite pour continuer de faire des relevés simples sur le terrain, grâce aux divers appareils ramenés par l'avion : compteur Geiger, baromètre, température, exposition aux ultra-violets... Il semblerait qu'en plus d'être irradié, le Dakora soit complètement baigné de ces rayons mortels émis par le Soleil. Les soldats ne savent cependant pour l'instant pas ce que cela veut dire, et se contentent de compiler les résultats dans les ordinateurs de la mission en attendant l'arrivée des experts.
Une fois le premier container monté, les soldats se hâtent de brancher le purificateur d'air sur le groupe électrogène afin qu'un habitacle soit déjà en train d'être préparé pendant qu'ils terminent le reste. L'engin semble particulièrement bruyant, mais personne ne s'alarme particulièrement. Une fois le transport achevé, les soldats qui en étaient chargés se font assigner la mission de trouver une nouvelle piste d'atterrissage correcte pour les livraisons qui arriveraient dès le lendemain.
En descendant en véhicule blindé vers la grande plaine plate que surplombe le promontoire de la base, ils aperçoivent par moment comme des petits mouvements rapides dans les ombres. Aucun des soldats n'arrive cependant à distinguer quoi que ce soit de reconnaissable, et ils ne s'intéressent pas plus à ces détails sans importance. L'objectif est que l'avion puisse se poser quelque part en sécurité, rien d'autre. Ils ne comptent pas faire de zèle dans un terrain aussi désagréable à arpenter.
Tout en bas, sur les bords du fleuve, se trouve une zone rocheuse et terreuse qui semble prometteuse, avec une longueur suffisante pour laisser se poser les avions. Les soldats sortent alors leur géoradar, un outil portatif permettant de très facilement détecter la moindre cavité souterraine inquiétante. On leur a cependant bien expliqué que celui-ci n'est véritablement efficace que dans les zones sèches, et que l'eau faussait facilement les résultats. Ils sondent tout de même également la zone marécageuse, et arrivent à la conclusion que le terrain ne s'effondrera pas comme le précédent, et qu'en dehors de potentielles périodes de pluies, la piste sera suffisamment solide pour accueillir au moins un avion chargé.
Le seul problème qui semble se poser, en plus de la pluie, est celui des crues. Situé à tout au plus deux ou trois mètres au-dessus du niveau actuel du fleuve, elle risque d'être recouverte au moindre caprice du cours d'eau, ce qui ne facilitera clairement pas l'arrivée des ravitaillements.
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Toujours le
Jour 2
de la colonisation akaltienne au Haut-Ysyryguas
Une fois rentrés à la base, les soldats font leur rapport à la commandante Camaxtli, qui approuve l'emplacement en attendant de trouver mieux, étant donné les problèmes que causeront à coup sûr ces submersions régulières. En attendant l'arrivée des ravitaillements et des premiers scientifiques, les soldats pourront commencer à déblayer la route dès le lendemain. Sur demande de la commandante, un bulldozer sera apporté par l'avion suivant, afin de faciliter le déblayage de toutes ces surfaces couvertes de déchets et gravats.
Alors que les soldats de garde autour de l'habitacle surveillent les alentours, remarquant pour les plus perspicaces d'entre eux que de petites ombres bougent tout autour d'eux, voire se rapprochent au fur et à mesure que la lumière du jour baisse, une explosion retentit juste derrière eux.
«
Alerte ! On est peut-être attaqués !
»
Mais les cris d'alarme retombent rapidement, les soldats voyant qu'un panache de fumée noire s'élève depuis le filtre à air qu'ils avaient installé sur le préfabriqué quelques heures plus tôt. Cette machine, sensée être à toute épreuve et construite spécialement pour résister à l'atmosphère du Dakora, avait rendu l'âme sans même avoir nettoyé un demi container d'air… Car lorsque des soldats rentrent dans l'habitacle, ils observent en effet que l'air à l'intérieur n'est pas meilleur, sinon pire. On ne peut même pas en voir la cloison opposée lorsque l'on y rentre.
Les soldats qualifiés en ingénierie commencent donc à se pencher sur le problème, et comprennent bien vite que les filtres ont tout simplement été encrassés extrêmement vite, bloquant tout le système et en faisant une petite bombe à retardement. Ils pourraient théoriquement fonctionner (pas cet appareil toutefois, trop endommagé par l'explosion pour que l'on puisse encore s'en servir), mais les filtres devraient être remplacés et nettoyés, voire jetés à intervalle très fréquent. De l'ordre d'une à deux heures, tout au plus, imposant de disposer de grand nombre de ces filtres. La commandante Camaxtli envoie donc sans plus tarder un message au commandement de Napalawie pour commander au plus vite de nouveaux appareils et surtout, beaucoup de filtres de rechange.
D'ici là , les soldats devront passer une nuit de plus dans leurs tentes, en supportant de garder leur masque en continu pour les vingt-quatre prochaines heures, alors qu'on leur avait promis une pause et un air respirable à l'intérieur de la base. Pestant contre ces machines qui dysfonctionnent à la moindre poussière, ceux qui le peuvent vont se coucher, pendant que les autres restent de garde à leur poste.
Et pendant tout ce temps, les petites ombres furtives ont continué à se rapprocher de plus en plus près, osant presque toucher les drôles de bipèdes qui ont envahi leur territoire depuis deux jours…
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[Post jamais fini]
Jour 3
de la colonisation akaltienne au Haut-Ysyryguas
Au troisième jour arrive déjà le troisième avion de l'expédition akaltienne au Dakora. Le troisième jour, le troisième avion se pose enfin. Les premiers scientifiques posent enfin le pied sur le sol dakoran, escortés par une dizaine de militaires supplémentaires, et apportant avec eux du matériel d'analyse et des pièces supplémentaires pour agrandir la base.
La commandante Akna Camaxtli
a écrit :
Rapport final de l'exploration du district dakoran n°7767-SE
Jour 1 :
Parachutage des 50 soldats au-dessus de l'ancienne ville abandonnée de Pleinbois. Exploration rapide de la zone, évaluation des conditions et des potentiels dangers immédiats, installation du premier campement temporaire pour passer la nuit, repérages pour l'installation d'une piste d'atterrissage temporaire et de la base permanente.
Conclusion :
Le terrain semble favorable à l'installation de la base, il est hostile mais visiblement pas plus qu'attendu par les experts consultés,
Jour 2 :
Débarquement de 20 soldats supplémentaires et du matériel pour commencer à ériger la base permanente. Effondrement partiel de la première piste d'atterrissage lors du départ de l'avion. Repérages pour l'installation d'une nouvelle piste temporaire avant la construction d'une véritable zone goudronnée et stable.
Début de l'installation de la base permanente, hermétisme de l'habitacle prouvé, mais dysfonctionnement majeur découvert dans le système de purification de l'air.
Jour 3 :
Déblayage partiel de la route entre la piste d'atterrissage et le début du chantier de la base.
Débarquement de 8 scientifiques, 2 ingénieurs et 10 soldats supplémentaires. Arrivée du matériel d'analyse et de plus de pièces pour monter la base. Livraison de pièces de rechange pour le purificateur d'air, livraison de plusieurs dizaines de filtres de rechange et d'autres purificateurs pour accélérer.
Un groupe de rats a été découvert dans le garde-manger, essayant de percer les caisses de nourriture. Ils ont rapidement été chassés, non sans que quelques spécimens soient capturés sur la demande des scientifiques.
Les équipes ont pu réparer le purificateur d'air et le relancer, le premier compartiment respirable devrait être fonctionnel dans la soirée. Les autres containers sont en train d'être assemblés, et seront bientôt reliés aux purificateurs.
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