23/08/2019
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Services Secrets Impériaux

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Les Services Secrets Impériaux

Institutions vieilles de plusieurs siècles, ils ont été fondé en 1770 pour lutter contre tout sursaut révolutionnaire et afin d’assurer la protection des différents monarques qui se succédèrent, ces services ont connu leurs heures de gloire, notamment pendant les guerres d’indépendance qui secouèrent l’Empire du XVII siècle au XXe siècle en réussissant à exfiltrer les citoyens antériniens restés sur place, comme les gouverneurs ou encore les militaires ayant été fait prisonniers durant les combats. De plus des opérations avaient été initiés tout au long du XXe siècle pour sauvegarder les intérêts antériniens et lutter contre les tentatives de déstabilisations étrangères. Mais néanmoins ses opérations ne se limitent pas uniquement à de l’espionnage, mais aussi à du maintien de l’ordre si des manifestations s’avèrent trop brutales (l’envoi de casseurs pour discréditer une cause ou un mouvement est une chose particulièrement efficace en Antérinie) ou encore à de la protection de témoins, vous l’aurez compris cette institution est unique et possède un large panel d’accréditations en tout genre. Elle peut ainsi s’immiscer dans les affaires internes de certains états et participer à la sauvegarde des intérêts antériniens ou au contraire faire naître des opportunités que les services diplomatiques sauront saisir. Ainsi vous l’aurez compris une étroite collaboration entre nos services est nécessaire pour rendre les actions des S.S.I utiles et efficaces. D’ailleurs ce service dépend directement du Premier Ministre et l’Empereur peut exercer un droit de veto si il réussit à avancer des arguments convaincants (alors qu’il ne peut en rien influencer les décisions des Assemblées).

Ainsi nous présenterons les trois Bureaux Impériaux des Forces de Sécurité Intérieures et Extérieures actuellement situé au 3 avenue du Palais Impérial et leurs accréditations respectives.

Premier Bureau : Chargé de veiller sur la sécurité des citoyens antériniens au quotidien, ainsi il n’exclue pas l’utilisation de méthodes quelques peu frauduleuses lorsqu’il s’agit de retrouver un « Ennemi de l’Empire » comme la corruption ou encore des abus à l’encontre de la vie privé des proches du recherché. Mais les formations nécessaire dépassent rarement les longues études et un entretien physique régulier est nécessaire pour devenir un agent du Premier Bureau. En revanche les missions de ce bureau ne sont pas réellement palpitantes, très peu d’agents sont quotidiennement sur le terrain et peu encore agissent réellement. Car dans les faits ils sont surtout informaticiens ou profiler voire même des enquêteurs de police recrutés pour leurs performances exemplaires. Ils peuvent ainsi être considérés comme du personnel annexe de la préfecture impériale de police, ainsi la prise de décision revient très généralement à un commissaire général. Mais ce bureau sera certainement réformé suite à son inefficacité durant la sécession de la Nouvelle Antérinie.

Second Bureau : Chargé de la protection des données secrètes intérieures, ce service utilise toutes les méthodes possibles et imaginables pour tenter de découvrir les potentiels espions, qui va bien entendu d’une surveillance discrète envers les nouveaux arrivants, qui se comptent généralement en milliers, et qui reste encore acceptable. En revanche si des arrivants en provenance d’un pays entretenant de mauvaises relations avec l’Empire, cela attire immédiatement l’attention de nos services. Si la surveillance légère nous permet de conclure à de potentielles activités subversives, le Second Bureau aura toute habilité pour se montrer…plus intrusif, le piratage informatique, les fouilles du domicile et bien entendu l’écoute téléphonique, autrement dit une parfaite violation des droits élémentaires… Mais que voulez vous ? La sécurité avant tout, d’ailleurs la torture est interdite…sauf pour les personnes accusées de terrorisme (chose somme toute assez rare).
Ce bureau est administré par une branche à part, seul un nombre réduit de ministre peut avoir accès aux dossiers confidentiels et pouvoir par la même approuver ou rejeter une opération sur le sol antérinien.

Troisième bureau : Spécialisé dans les opérations à l’étranger ses agents sont avant tout des faux diplomates chargés de surveiller les intérêts antériniens en prenant conseil auprès du ministère des Affaires étrangères, ils peuvent aussi assurer la sécurité des antériniens présents sur place si de graves problèmes internes qui concernent les relations entre l’Empire et un état tiers apparaissent ou si ledit état sombre dans une phase d’instabilité et de guerre civile, ainsi leur objectif sera de rapatrier tout les antériniens présents sur place et de s’assurer que l’ambassade antérinienne ne soit pas prise pour cible par des factions ayant adopté un comportement anti-antérinien ou encore anti-eurysien voire anticoloniale en général. Ils peuvent pour ce faire, compter sur une quinzaine de gardes impériaux et une communication permanente avec la métropole.
Mais les espions sur place, en plus de jouer le rôle d’ambassadeur en cas de négociations serrées, doivent aussi pouvoir intervenir dans la vie politique d’un état en proie à des troubles, jouer le chef des guerilleros ou encore le conseiller militaire pour les généraux, autrement dit ces hommes doivent avoir des formations élargies sur plusieurs domaines, comme la diplomatie, la géopolitique et même le commandement militaire.

La Cinquième colonne : Groupe parfaitement indépendant d’une centaine de personnes, la Cinquième Colonne est spécialisé dans les opérations clandestines, l’espionnage industriel voire l’assassinat d’opposants aux régimes amis de l’Antérinie. Cette entité est l’une des plus élitiste et des plus entrainé d’Antérinie, ils n’ont qu’un seul objectif ; atteindre leurs missions et rester inconnu des services ennemis. Ainsi tout les coups bas seront utilisés, allant de la corruption jusqu’au meurtre… La Cinquième Colonne peut investir toutes les strates de la société, allant des sphères du pouvoir aux classes sociales les moins aisées, ils peuvent jouer le rôle du conseiller influent et de l’agitateur de rue, le tout sur un ordre de l’Empire, bien entendu cette entité n’est pas fréquemment utilisée et ils servent avant tout d’agents dormants dans les états ennemis de l’Empire connus pour être instables.

Les services secrets impériaux ont néanmoins besoin de rapports clairs et complets, sur la situation locale et les possibilités qui s’offrent à elle. Néanmoins les informations peuvent s’avérer limités et parfois même lacunaires, ainsi, l’objectif n’est pas d’être le plus exact, chose impossible, mais plutot le le moins abusé par son esprit, car bien entendu si l’Empire se penche sur ce problème, d’autres puissances l’ont déjà fait, et il est assez difficile de prouver que des puissances sont engagés dans ce genre d’actions, la guerre en Ramchourie par exemple, est en sujet assez sensible dans les états démocratiques, en effet difficile de pouvoir se justifier lorsque l’on finance des camps s’entretuant et plongeant un pays dans la guerre civile et la dévastation. Il n’est pas toujours aisé de découvrir des filiales du grand banditisme ou du terrorisme, en effet, le temps ou ces derniers vivaient comme des pachas à la vue et au su de tous est révolu et maintenant la plupart vivent caché à l’étranger ou dans de sinistres planques forestières. Par conséquent les informations sont certes vérifiées mais elles ne sont pas toujours de première fraicheur et l’envoi de personnel qualifié sera nécessaire pour clarifier certains points, notamment sur la marche à adopté.

Enfin les objectifs, seront systématiquement présentés, ils sont pour la plupart cyniques et pragmatiques, car il faut le reconnaître l’Empire ne fait que très rarement des choses par gaieté de cœur, et nos intérêts priment. Heureusement, nous tentons néanmoins de prendre en considération l’opinion publique si cette dernière découvre le « pot aux roses », il y a fort à parier que les services secrets impériaux vont devoir s’expliquer aux yeux du monde, et la réputation antérinienne en prendra un sacré coup, surtout lorsque les autres puissances s’intéresseront de plus près à nos activités, autrement dit, rien de rassurant. Toujours est il que nous présenterons assez vaguement nos objectifs, dans une manière assez généraliste en présentant aussi les possibilités qui s’offrent à nous ainsi que la faisabilité de ces dernières. Nous donnerons une idée de la temporalité de nos objectifs et si ils restent réalisable.

Principaux chefs des services secrets antériniens :

Martin de Saint Armand de la Rivière : Commissaire général du Premier bureau, dirige en tout un millier d’agents.

Portrait:
Monsieur de Saint Arnaud

Franck Von Olendoff : Directeur du Deuxième Bureau, dirige actuellement une centaine d’hommes aguerris, et peut compter sur le soutien de milliers d’informateurs.

Portrait :
Olendorf

Jeanne d’Escucheamps : Directrice du Troisième bureau elle compte sur une centaine d’agents et dirige par extensions un milliers de gardes impériaux.

Portrait :
Madame d'Escuchamps

Je tiens à rappeler que tout ce qui sera publié ici est secret et personne ne peut etre au courant de mes petites opérations, et de mes méthodes bien entendu. Mais néanmoins si vous souhaitez faire fuiter quelques infos (ce qui peut arriver) contactez moi pour que je puisse donner mon accord.
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Rapport sur la situation en Ramchourie

Dossier réservé uniquement au personnel concerné, à savoir aux membres du Renseignement Antérinien, le Ministère des Affaires étrangères antérinien et les membres influents du gouvernement antérinien.

Situation en Ramchourie | Présentation des intérêts antériniens en Ramchourie | Possibilités d’intervention dans la région.

Depuis la faillite de la Banque Solaire en juillet 2014, la situation économique ramchoure n’a fait que s’aggraver, et le pouvoir central, grandement limité par l’autonomie des seigneurs de guerre locaux, n’a pu endiguer ce fléau qui petit à petit annihile complètement la productivité des diverses provinces comme l’atteste un recours de plus en plus régulier au troc. De plus il est à constaté que cette crise économique qui en plus de précipité la guerre civile a eu l’effet inverse escompté, en effet, la guerre civile avait déjà commencé avec la sédition de la Confédération de Ramchourie alors que le gouvernement tentait désespérément de contenir les tensions internes avec les seigneurs . Cette sécession a nécessité une réponse vigoureuse du gouvernement, malheureusement, ce dernier était en manque de liquidités et a du faire fondre de grandes quantités de pièces pour financer son armée, provoquant une violente inflation qui fit perdre de la valeur au Rmatzou (la monnaie ramchoure) et qui ouvrit un cercle vicieux qui asphyxia petit à petit l’économie de ce pays. Car les paysans, vivant dans une misère extrême perdirent toute confiance en la stabilité de la monnaie et durent se rabattre sur des échanges primaires, reposants avant tout sur le troc tandis que les seigneurs locaux prirent l’initiative de former leur propre système monétaire dans l’espoir de résoudre la crise, malheureusement cela dut engendré une complexification du système financier local qui dut certainement achever de mettre par terre l’économie ramchoure qui ressemble dorénavant à un amas incompréhensible de monnaies et de lois contraires qui ne font qu’enrichir les banquiers profitants des marges entre les taux de changes pour faire des bénéfices, tandis que les marchands recherchent désépréùent des acheteurs qui ont fui les provinces ou qui basent leurs échanges sur du troc, amenant une spirale infernale qui mène à une baisse de la productivité et des échanges intérieurs.

Comme tout le monde le sait, une situation économique exécrable et une décentralisation poussée à l’extrême (les seigneurs battent monnaie eux-mêmes) avec un état central n’exerçant que très difficilement ses fonctions régaliennes mène quasiment systématiquement à des guerres sanglantes entre les différentes factions qui n’ont fait que se développer pendant que la Seigneurie Élective tentait de conserver son influence en essayant de défaire les armées de la Confédération ramchoure. Et autant dire que le résultat ne peut que laisser présager une guerre qui s’étalera dans le temps avec des puissances majeures qui ont réussi à se dégager et gagner en influence, comme par exemple le Guamintang. Mais pour l’instant il est difficile de pouvoir prévoir les divers évènements qui pourraient survenir, en premier la victoire de tel ou tel camps, d’abord car nous n’avons que très peu d’informations à notre disposition, mais le peu que nous savons ne peut que nous inquiéter ou nous faire sourire en fonction de la situation. D’abord, nous devons rappeler que la Ramchourie est un état qui n’a qu’un seul accès à la mer (qui est actuellement dominé par la Huanping) et qu’un seul aéroport, situé à la capitale (pour l’instant contrôlée par la Seigneurie élective) complexifiant d’entré les opportunités antériniennes (nous y reviendrons plus tard). De plus le matériel utilisé par les diverses factions qui s’opposent actuellement date d’une autre époque, en effet la bataille du col de Zegian’h a été remportée grâce à des… arcs et des lances… je vous assure que cela est véridique et que ce qui nous surprend le plus est que le gouvernement central (que nous supposons armé de fusil ou du moins de tromblons!) se montre peu réactif.

Mais néanmoins nous présenterons ici les différentes factions, leurs forces et faiblesses pour permettre au conseil Impérial de mieux comprendre la situation local et d’agir en conséquence.

L’Empire Ramchoure : Dirigé par un Empereur, descendant des Sue (une ancienne dynastie régnante), cette faction se rapproche d’un état absolutiste qui réclame un pouvoir central fort au détriment des seigneurs qui devront jurer fidélité à ce dernier et de s’incliner devant son autorité, de force si nécessaire. Nous remarquons aussi qu’il y a une réelle volonté de rupture avec l’Empire Xin et une rhétorique qui rappelle un nationalisme exacerbé et tandis que l’Empereur jouit d’un pouvoir à peu près absolu et qu’il obtient toujours le dernier mot.
Mais néanmoins, nous remarquons qu’il réussit à étendre son influence grâce aux tactiques brillantes (quoique désuètes) du général Huan Gai qui put repoussé les invasions du Suchan tandis que l’administration interne, n’est pas assez catastrophique pour être signalée.

Royaume Constitutionnel de Ramchourie
 : Etat infiniment plus fréquentable que ses voisins, ce royaume adopte une politique libérale, ce qui est assez rare pour le signaler, et présente plusieurs caractéristiques d’un état rationnel, notamment l’envie de donner un cadre légal à la Ramchourie et ses capacités à unir les foules, les castes et surtout à pouvoir paraître consensuel, assez réformiste pour pousser les paysans à soutenir cette faction tout en étant assez conservatrice pour permettre aux élites de tolérer la victoire de cette faction.
Il est aussi à noter que si le Haut commandement de cette faction ne se lance pas encore dans des conquêtes tout autour du territoire de ladite faction, c’est certainement pas calcul politique, permettre aux autres seigneuries de la considérer comme peu interventionniste et de ne pas se liguer contre elle. Nous remarquons aussi que cette dernière jouit d’un équipement moderne qui lui permettrait d’écraser facilement ses ennemis à l’échelle régionale.

Tahorintang : Le Font de Libération des Travailleurs et du Peuple Ramchoure est une organisation proche des idéaux révolutionnaires communistes mais qui a choisi de s’orienter sur la voie du Tahoranisme (courant très présent au Negara Strana), qui adopte une vision économique proposant une émergence plus longue mais surtout plus sure en rappelant qu’il est important de ne négliger aucun secteur, et de développer les deux en même temps afin de « marcher sur ses deux jambes ». Cette faction peut ainsi compter sur le soutien des travailleurs, qui pourraient se sentir représenter tandis que la Haute aristocratie, la bourgeoisie et les groupes aisés risqueraient de se liguer contre cette force émergeante.
Car outre le fait que cette dernière peut espérer s’appuyer sur les classes travailleuses, ayant perdues toute confiance dans le système capitaliste suite à la chute de la Banque Solaire mais aussi sur le soutien du Negara Strana, dirigé par un parti s’inspirant de la doctrine tahoraniste et qui par conséquent aurait tout intérêt à voir apparaître un état semblable qui appliquerait sa doctrine, cette impression peut être appuyée par la proximité géographique entre la faction et l’état nazuméen.

Gualitang :
Dominé actuellement par le Gualintang (le parti politique ayant l’intégralité des sièges de l’assemblée locale) il adopte une politique relativement acceptable, basée sur le respect des libertés individuelles et l’égalité entre les sexes et les classes sociales, il est aussi à noté que l’objectif est de formé une société républicaine et voire oligarchique si l’opposition des seigneurs locaux est trop importante.
Cette force régionale en devenir peut compter sur une population relativement nombreuse, sur un accès aux principales ressources locales, comme par exemple l’or et le diamant qui lui permettent de donner une réelle valeur à sa monnaie.

Huanping : L’Empire du soleil éternel, une sinistre secte aux quelques centaines milliers d’adhérents, voire même aux millions en se fiant à la démographie locale. Et cela est certainement l’une de ses plus grande force, en effet les paysans sous équipés et mal nourris peuvent devenir des machines de combat si ils en deviennent fanatisés.
Il est aussi à noté que la piraterie peut devenir l’une de premières sources de revenus pour ce petit état qui contrôle une grande partie des cotes ramchoures, ce qui permet par conséquent d’imaginer qu’ils peuvent exercer un pouvoir de pression suffisamment important sur les autres seigneurs en menaçant de couper leurs voies d’approvisionnement (qui dépendant en grande partie de la mer au vue du manque flagrant de nœuds logistiques.)

Seigneurie élective de Ramchourie : Premier responsable de la situation locale, en effet c’est lui qui n’a pas su gérer correctement cet état, c’est lui qui est à l’origine de cette terrible crise économique, c’est lui qui n’a pas su réimposer sont autorité en Hanchourie, son armée lui fait actuellement défection et une élite d’ennuques corrompus conseillent actuellement le seigneur de guerre Bei Fon. Malgré le soutien de plusieurs seigneurs puissants, notamment dans le Sud, le gouvernement central s’effondre, il vient de perdre le contrôle de ses fonctions régaliennes et est obligé de lutter contre de nombreux ennemis aux vues opposées.
Malgré tout, une petite victoire permettrait certainement au dirigeant de redorer le blason de sa faction et de pouvoir se targuer de représenté la Ramchourie en tant qu’entité officielle, ainsi, pouvoir espérer un soutien international plus conséquent, malheureusement cette possibilité est à écartée, car l’isolement diplomatique de cet état et l’engrenage administratif désué dissuadera certainement les potentiels soutiens internationaux du régime.

Confédération Ramchoure 
: L’objectif de cette force est à la fois naif et paradoxal, le premier objectif est de pouvoir stopper le racisme à l’encontre des différentes peuplades qui vivent sur ce territoire…en créant…une énième confédération… dominées par des triumvirs qui devraient… défendre les faibles, bref, une sacré confiance en la nature humaine, et il y a fort à parier que les puissants seigneurs, ou du moins leurs successeurs, n’hésitent pas à transformer un projet initial si utopique en une oligarchie qui succédera à la défunte Seigneurie élective Ramchoure.
Mais néanmoins, cette promesse de reconnaissance faites aux diverses peuplades du nord de la Ramchourie pourrait permettre aux Duumvirs de s’imposer dans la région en s’appuyant sur le soutien des habitants et en jouissants de positions assez éloignés pour ne pas être la cible principale des attaques des autres factions précédemment citées.


Mais ce n’est pas tout, si l’Empire s’intéresse à cet état, c’est avant toute chose pour deux raisons principales, d’abord, grâce aux ressources naturelles présentes sur place, nous l’avons fait remarquer plus tôt, les « Gualintangais » utilisent l’extraction de ressources minières importantes, comme par exemple l’or pour donner une réelle valeur à leurs liquidités, comme les billets, et pouvoir sortir plus rapidement du cercle vicieux qu’est devenu la crise économique de Juillet 2014. Ainsi, nous pourrions espérer obtenir des accréditations après la guerre civile pour pouvoir exploiter les mines de diamants, de charbon et d’or pour le compte de l’entité victorieuse. Mais néanmoins il faut que cette dernière soit assez reconnaissante envers nous pour nous permettre d’exploiter leurs ressources naturelles stratégiques. Nous pouvons aussi compter sur les dégâts de cette guerre civile, qui permettrait à l’Empire de pouvoir faire partie des heureux reconstructeurs qui restaureront les infrastructures locales, certainement les bâtiments officiels, les centres de santé (dans les grande villes et dans les quartiers aisés) et peut être même se lancer dans de la voirie pour redonner vie au commerce à l’échelle intérieure. Nous pouvons certainement compter aussi sur les débouchés que nous apporterait cette guerre, en effet la population croit relativement vite, et comme toute nation vigoureuse, si les bonnes décisions sont prises, le niveau de vie des ramchoures ne pourra que s’améliorer et nous pourrions envisager d’y implanter nos entreprises, mais pour l’instant tout cela ne reste que pure supposition et dans les trois cas, la paix doit revenir tandis qu’un état central fort et quelque peu autoritaire devrait pouvoir prendre le pouvoir.

Mais la région est aussi stratégique, en effet la Ramchourie est dans une zone en pleine émergence, avec l’apparition d’états qui influencent de plus en plus la politique internationale, comme le Wanmiri (qui détient de quoi intervenir partout dans le monde, notamment grâce à son porte avion) ou encore la République du Jashuria qui est la première puissance locale. Nous remarquons aussi que la région est un nid à pirate qu’il conviendrait de chasser. Du point de vue strictement géographique nous pourrions aussi pouvoir négocier des sortes de comptoirs, qui se limiteraient à des entrepôts et financer des infrastructures à l’échelle locale pour permettre à nos avions et à nos navires de se ravitailler sur place, en effet l’Union des Compagnies Commerciales Nazuméennes étant isolée par rapport au reste du continent, il nous paraît judicieux de pouvoir compter sur un réseau de relai à travers l’Océan des Perles. Et ainsi pouvoir faciliter le commerce entre les deux états, ce qui sera systématiquement profitable à l’Empire Confédéral Antérinien. Bien entendu, la région peut certainement regorgé de ressources intéressantes, peut être du pétrole Off Shore (en supposant que cet état étant relativement peu dévellopé, la prospection a pu être accomplie de manière désordonnée et incomplète) même si cela reste peu crédible au vu du besoin de plus en plus poussé en liquidités exprimé par les différentes factions (l’entretien d’une armée est un coût certain).

Mais néanmoins, il est aussi à remarquer que si nous souhaitons agir, nous ne pourrons nous investir ouvertement dans cette guerre civile, car du fait des forces en présence, qui pourrait dégénérer en une intervention menée par des organisations internationales, d’abord à cause de la présence du Jashuria (état présidant actuellement l’Organisation des Nations Commerçantes) qui pourrait commencer à se montrer quelque peu soupçonneux sachant que l’Empire n’est probablement pas le seul état qui s’intéresse de très près à la situation. Et que l’apparition d’un groupe communiste peut certainement intéressé les puissance du l’Union libertaire, de l’Union Internationale du Socialisme et du Communisme voire des puissances régionales affiliées à aucune organisation comme l’Empire du Burujoa et des puissances multicontinentales qui pourraient considérer la zone comme très intéressante nous pensons notamment à des états de l’O.N.D même si nous ne pouvons certifié que ces derniers soutiennent telle ou telle faction, d’abord car ce genre d’activité reste généralement secrète, ensuite car peu d’état souhaitent être dénoncé comme interventionniste surtout lorsqu’il s’agit d’une guerre civile qui ravage familles et peuples. Ensuite, si la faction que nous soutenons venait à se montrer…trop antidémocratique, ce qui est fort probable, nous nous verrons obligé de soutenir une autre, plus consensuelle et qui jouit de l’estime de l’opinion publique antérinienne, car bien entendu, si nos agissements venaient à être éventés, le gouvernement devra rendre des comptes et peu de nos gouvernants souhaitent se dévouer pour avoir soutenu un état absolutiste mal vu l’opinion populaire.

Il est aussi à noter que nous risquerons de devoir « changer de cheval de course » car l’Empire ramchoure, en se montrent trop expansionniste, risquerait d’attirer les foudres des autres factions, et du fait de sa position géographique précaire, si nous devrions schématiser le tout sur une carte, les républicains du Gualintang sont à l’Ouest, les constitutionnalistes sont au Sud, la Seigneurie élective est à l’Est et la Confédération au Nord, autrement dit une alliance (pour l’instant improbable entre royalistes, oligarchistes et républicains) pourrait menacer la pérennité du régime du successeur des Sue. De plus il est à noté que si nous nous investissons trop dans cette guerre civile en accomplissant des actions tels que des bombardements (nous y reviendrons plus tard) risqueraient de détruire notre réputation auprès des civils et fragiliser nos futures relations avec les différentes factions et même avec le vainqueur de cette guerre civile. Ainsi nous devrions d’abord envisager une démocratisation du régime pour espérer pouvoir atteindre nos objectifs dont j’ai laissé entrevoir la nature. Il est aussi à noter qu’adopter une politique opportuniste n’est pas la meilleure des solutions, outre le fait que les partenaires perdront indubitablement confiance en nous, nous risquerons aussi de salir notre réputation à l’internationale dans le cas ou il a été prouvé que nous sommes intervenus dans ce conflit sanglant. Autrement dit nous devons partir du postulat que si les impérialistes ne conviennent pas à nos attentes nous devrons changer de fusil d’épaule en choisissant cette fois-ci le plus acceptable, comme par exemple le Royaume Constitutionnel de Ramchourie et de faciliter sa victoire du mieux que nous pouvons.

Ainsi, je présenterai maintenant les moyens qui s’offrent à nous pour pouvoir atteindre nos objectifs, que je détaillerai d’ailleurs ici.

Objectifs :

Implanter les multinationales antériniennes : Ce projet, impossible en l’état, en premier lieu à cause de la guerre civile, et en second lieu car il nous sera difficile de nous maintenir sur place si une faction rivale ayant déjà contracté avec d’autres états (CHOSE INCONNUE DE NOS SERVICES MAIS TRÈS PROBABLES) ou que la faction rivale en question soit particulièrement protectionniste (Tahorintang notamment). Ainsi nous devrons attendre la fin du conflit pour pouvoir commencer à envisager une exploitation des ressources ramchoures, avec l’accord de cet état.

Investir massivement dans l’économie ramchoure : Afin de permettre à nos multinationales d’exporter de grandes quantités en Ramchourie, il sera nécessaire de financer les infrastructures locales afin de permettre au nouvel état central de se concentrer sur l’amélioration du niveau de vie des populations locales, cela ressemble ainsi à un investissement long terme qui permettra à nos entreprises d’obtenir des débouchés de plusieurs millions de consommateurs. Mais comme dit plus tôt, seul un état libéral nous permettrait d’atteindre cet objectif. Ensuite la fin de la guerre civile et l’émergence d’une classe moyenne sont les condition les plus importantes, ainsi cet objectif restera certainement du long terme (environ quelques décennies) sauf si un utilisation intelligente et efficace des ressources naturelles de la Ramchourie est faite.

Obtenir un accès perpétuel au port ramchoure :
En effet, comme dit plus tôt sans comptoirs commerciaux, le commerce Antérinien battrait de l’aile, tendance qui n’a fait que s’accentuer dans la région depuis plusieurs années et la présence de plusieurs ports importants à proximité de Saint Arnaud des Pics est un des facteurs qui réduit la compétitivité de ce dernier. Ainsi, il nous est nécessaire d’avoir l’autorisation du vainqueur et par conséquent de le soutenir ou du moins ne pas être reconnu comme l’un des soutiens de l’un de ses ennemis. De plus il nous sera certainement proposé de signer un accord commercial qui nous serait à tout deux profitable. Encore une fois, comme la plupart de ces objectifs, nous devrons attendre la fin de la guerre civile.

Démocratiser l’Empire Ramchoure :
En effet, il nous paraît nécessaire de soutenir une faction démocratique afin de pouvoir faciliter nos accords. Il nous paraît hors de question de nous afficher avec un état absolutiste comme cela a été le cas par le passé et par conséquent nous devrons faire attention à notre image. Nous exercerons une pression sur l’Empereur descendant des Sue pour qu’il se démocratise, l’objectif quoique important nous paraît réalisable si l’homme est de bonne volonté, sinon, nous changerons de fusil d’épaule et nous soutiendrons l’une des factions libérale.

Moyens mis en œuvre pour atteindre lesdits objectifs :

Envoyer un contingent de volontaires antériniens : Objectif paraissant réalisable mais pour autant risqué, en effet la faction impériale nous ayant refusé le droit d’intervenir directement. Nous devrons par conséquent nous incliner sous peine de pousser les diverses factions à se liguer et à attirer l’attention internationale sur les combats en Ramchourie tout en détruisant les chances d’une potentielle alliance avec une autre faction.

Apporter un soutien aérien conséquent : Objectif réalisable si l’on réussit à obtenir des bases aériennes au sein de l’Empire du Grand Ling, sans cela impossible, mais néanmoins il pourrait s’avérer contre productif de bombarder les centres stratégiques, car les infrastructures étant inexistantes, nous ne ferons que bombarder des centres urbains surpeuplés pourrait mener la population à déconsidérer l’Empire et à le craindre mais aussi à envenimer nos relations avec les ramchoures et cela reviendrait dans les faits à commettre des crimes de guerre et à se tirer une balle dans le pied pour nos futures opérations en Ramchourie.

Ainsi nous considérons que seule la vente de matériel sera effectuée pour soutenir la faction impériale et la forcer à se démocratiser.
20005
Rapport sur la situation en Nouvelle Antérinie.

Rapport secret adressé uniquement aux personnels autorisés des ministères suivants, à savoir le ministère des Affaires étrangères, le ministère de l’Intérieur et au Premier bureau ainsi qu’au Second bureau.

Situation en Nouvelle Antérinie et des forces en présence | Présentation des risques qui pèsent sur l’Antérinie | Objectifs et moyens qui seront mis en place pour y pallier et s’imposer dans l’Ex Nouvelle Antérinie.


Situation en Nouvelle Antérinie depuis l’indépendance des Républiques Etznabiennes :

Depuis l’accès à l’indépendance des Républiques etznabiennes la situation dans l’ex Nouvelle Antérinie reste complexe et des mouvements terroristes menacent de rendre caduque la paix établie entre les états sous influence etznabienne et le Grand duché antérinien. En effet des groupes indépendantistes bien plus radicaux dans leurs idées et beaucoup plus violents sur le terrain, comme par exemple la République Rachiste Native du Golfe d’Aleucie (qui sera régulièrement abrégée par R.R.N.G.A) qui s’est rendu coupable de crimes contre l’Humanité et de crimes de Guerre. Ainsi nous tenterons de présenter la situation locale en prenant en compte les trois entités existantes, à savoir l’Empire Confédéral Antérinien (nom temporaire) et ses nouvelles politiques qui seront appliquées sur place. Nous poursuivrons avec la présentation des politiques appliquées par les Républiques Etznabiennes avant de terminer par la présentation de la Rache de la R.R.N.G.A et son fonctionnement interne.

Depuis le communiqué de l’Empereur qui a marqué la naissance des Républiques Etznabiennes en Janvier 2015, mais il a aussi marqué de grands changements pour le Grand Duché du Scintillant, renommé comme tel depuis peu. Ces modification toucheront en profondeur l’enclave antérinienne, à commencer bien entendu par son statut administratif, en effet maintenant l’ex-colonie est devenue un « comptoir commercial » autrement dit elle vient d’obtenir une autonomie largement plus élargie qu’auparavant, en effet elle peut fixer ses propres politiques internes, notamment quant à la gestion des capacités commerciales des diverses entreprises présentes sur place et ses politiques économiques internes. De plus, il est nécessaire de rappeler que le Grand Duché recevra aussi des capacotés administratives élargies quant à la gestion interne comme l’atteste la tenue de prochaines élections provinciales qui concerneront les habitants du Grand Duché. Mais l’administration locale recevra aussi des pouvoirs élargis quant à la gestion diplomatique du duché et ses capacités à former des alliances. Aujourd’hui il devra uniquement recevoir l’approbation des Chambre lorsque ce dernier souhaitera tisser des liens avec des états aleuciens. Quant au futur, nous supposons une victoire des autonomistes lors des élections ducales, en effet nous pensons que les Néos Antériniens suivront le mouvement électorale des dernières élections parlementaire. Il y a fort à parier aussi que le Grand Duché se rapprochera de l’Agence pour la Sécurité Économique Aleucienne, à la fois pour garantir sa sécurité alimentaire mais aussi pour s’assurer du respect de ses possessions légitimes, c’est à dire sa seule et unique province.

Les Républiques Etznabiennes, s’étalant actuellement sur le Comtat de Chateaubriand, le Marquisat de Camberry et la baronnerie de San Feliz qui a pris son indépendance en Janvier 2015 et est officiellement reconnu par l’Empire Confédéral Antérinien mais aussi par l’Union des Cités d’Akaltie et par la République Centrale d’Antegrad (je pars du principe que ce type d’information est disponible et peut être considéré comme une annonce du Ministère des Affaires étrangères etznabien). Ainsi les Républiques restent relativement isolées sur la scène internationale et le Monde (sûrement trop occupé à s’inquiéter de l’impérialisme loduarien) ne se préoccupe que très peu des Républiques Etznabiennes. De plus, à en croire le principal média (et certainement le seul média à l’échelle nationale) etznabien, tout reste à construire, en effet le service publique local est tout simplement nul et inexistant, les infrastructures économiques restent à construire. Cette pauvreté effarante est due avant tout au manque d’investissements antériniens durant l’administration des territoires de Nouvelle Antérinie. Les populations locales ne peuvent pas vivre décemment en se référant au Produit Intérieur Brut équivalent à un milliard de talents internationaux (unité monétaire internationale). Mais néanmoins à en croire le même quotidien nous pouvons supposer que le territoire est en plein bouleversement politique, notamment avec la transition d’un régime ‘’colonial’’ à un régime indépendant et, espérons le, démocratique.

Ainsi nous présentons les trois possibilités de transition qui nous paraissent des plus probables aux plus farfelues quant au futur politique du nouvel état. Nous tenons à rappeler que ces possibilités tentent de s’adapter à l’Indépendance tout en se basant sur les données électorales de ces trois provinces. Bien entendu nous pouvons prendre en compte d’autres facteurs à savoir la situation géopolitique locale ou encore de potentielles interventions extérieures dans la vie politique locale.

Transition démocratique réussite et peu sanglante : Très probable, nous pensons que c’est l’évènement qui a le plus de chance de se produire, en effet du fait que peu avant l’Indépendance la plupart des mairies étaient acquises à une droite indépendantiste qui se regroupait sous la bannière autonomiste (les indépendantistes étant associés à des communistes). De plus la présence de plusieurs états libéraux et démocrates dans la région ( la Fédération de Stérus, l’Union des Cités d’Akaltie ou encore l’Empire Confédéral Antérinien) ne fait qu’accentuer ce sentiment.

Transition vers une dictature/pouvoir autoritaire : Peu probable, en nous fiant aux résultats des dernières élections municipales, notamment à cause du score relativement marginal des Indépendantistes « rouges » et du manque d’estime envers les différents groupes communistes qui ne se sont pas manifestés durant cette guerre d’indépendance. De plus le P.C.N.A, le Parti Communiste de Nouvelle Antérinie, ne comptait que très peu de membres dans les territoires sécessionnistes. Nous pensons aussi qu’une tradition démocratique forte (l’Empire a accordé le droit de vote à tout ses sujets en 1845 ainsi que tout les droits de participation à la vie politique) aura certainement influence majeure dans la transition du régime. Malgré tout, même si cela reste peu probable et certainement le fantasme des élites ultra-conservatrices, une opération de la colonie Kah Tanaise présente sur le continent peut avoir lieu pour établir un régime avec des tendances anarchistes.

Transition interrompue par une guerre civile : Impossible, en effet il nous paraît particulièrement étrange qu’une nation, ayant accédée à l’indépendance, puisse sombrer dans une guerre civile sans réels conflits internes, comme par exemple un clivage fort entre la gauche et la droite ou encore des tensions ethniques particulièrement fortes. De plus, la présence de puissances que l’on pourrait considérer comme ‘’Impérialistes’’ (Akaltie/Antérinie) dissuaderait certainement les populations, de peur qu’elles ne deviennent les sujets d’une autre puissance, voire même qu’elles redeviennent des sujets de Sa Majesté Louis VI d’Antérinie.

Ainsi nous pouvons imaginer ces trois scénarios, l’établissement d’un état de droit démocratique, l’apparition soudaine d’un régime répressif ou encore un effondrement inexpliqué et une guerre civile tout simplement absurde et impensable. Mais néanmoins nous oublions de préciser que les Républiques pourraient adopter un modèle confédéral, équivalent à la Tcharnovie. Mais nous pouvons aussi imaginer que les républiques pourraient adopter un état providence à tendances méritocratiques et s’inspirant fortement de l’Empire Antérinien. Même si nous concevons mal qu’un état s’étant séparé de nous dans le sang ait accepté de conservé des institutions que son « opresseur » avait. Mais néanmoins nous pourrions imaginé que certains concept comme des républiques sociales ou encore égalitaires se rapprochant de notre modèle d’état Providence puissent exister.

Vient ensuite la R.R.N.G.A, qui est un état inexistant mais qui jouit d’un pouvoir de nuisance assez important pour être comptabilisée comme une des forces locales majeures, mais néanmoins sa situation est assez complexe pour être évoquée. En effet, depuis la découverte de ses crimes contre l’Humanité, de ses crimes de guerre, les etznabistes (nom donné aux forces TERRORISTES de la rache et non pas l’ETAT reconnu par l’Empire) ont trouvé bon de prendre leurs distances avec ceux qui les considèrent comme des « Agents de l’Akaltie » (nom donné par Moteczuma le Fou, actuellement enfermé dans nos locaux). Et maintenant les adhérents de la R.R.N.G.A sont activement recherchés par les services des deux états car ils représentent toujours un danger pour l’Empire mais aussi pour les Républiques Etznabiennes. Mais d’après Moteczuma le Fou, les deux courants politique de cette entité doivent actuellement s’entre déchirer pour le pouvoir suprême du groupe terroriste. D’un coté les « Trafiquants » reconnus comme des hommes d’affaires cyniques et impitoyables et de l’autre les « Convaincus » que Moteczuma (certainement l’un des leur) ne fait que complimenter pour leur valeur au combat et leur « moralité » exemplaire, mais d’un autre coté, les crimes ont été en grande partie commis par les « Convaincus » qui, selon les dire d’un autre prisonnier sont les plus fanatiques du mouvement et les plus cruels, se rapprochant parfois même des fascistes les plus extrêmes au niveau de la vision idéologique.

Ainsi nous avons pu constater que la région est riche en évènements depuis l’indépendance des Républiques Etznabiennes et les récentes réformes qui ont touché la Grand Duché du Scintillant, sa nouvelle autonomie et surtout ses capacités à tisser des liens avec les états proches des frontières antériniennes. Les etznabiens quant à eux, sont à un tournant de leur courte histoire et doivent traverser des moments connus pour être vecteurs de tensions et de divisions tandis que les risques d’ingérences étrangères sont démultipliés. Mais d’un autre coté les risques, notamment les actes terroristes d’une faction d’enragés et de fous risquent de mettre à mal la paix qui s’est rapidement installée dans cette région, endeuillée par les crimes des rachistes de la R.R.N.G.A.

Les risques que représentent cette sécession et les menaces qui planent sur l’Empire et le Grand Duché.

L’indépendance des Républiques Etznabiennes a bien évidemment chamboulé l’agenda politique antérinien, elle a non seulement permit à l’Empire de devenir un futur état confédéral, jetant définitivement les résidus coloniaux aux oubliettes, nous permettant ainsi de devenir un état plus fréquentable et moins ‘’archaïque’’, ayant reconnu la nécessité de permettre aux peuples de s’émanciper par la Démocratie. Mais néanmoins, si l’on se base sur un point de vue, plus…terre à terre, c’est à dire plus stratégique, cette situation peut marquer le début de la fin pour l’Empire, en effet les résultats du référendum sur l’indépendance ne sont toujours pas tombés et le silence inquiétant des milices communistes d’U.C.C.N et des troupes coloniales (se rapprochant de mercenaires) peut laisser présager le pire pour l’Empire, bien entendu, nous avons recu ordre de n’interférer en rien dans les débats et de ne pas intervenir lors du dépouillement du Scrutin. Mais si l’Empire peut sombrer dans les affres de la décolonisation, le Grand Duché n’en est pas pour autant hors de danger et les risques qui pèsent sont nombreux et parfois même vicieux.

Ainsi, l’Empire à défaut de ne pas s’effondrer, ni de vaciller, n’en est pas moins affaiblit et risque de perdre ses centres vitaux, à savoir ses réserves en ressources et en hommes (L’Union des Compagnies Commerciales Nazuméennes), car d’après de récents rapports économiques la région représenterait presque 30 % de la production antérinienne. De plus, le statut de la province, à savoir une colonie d’exploitation, est loin de satisfaire les locaux, victimes d’abus certains de la part des gouverneurs, ou plutot ses directeurs. En effet ces derniers ont été accusés de réduire en esclavage les indigènes en utilisant l’arsenal législatif antérinien pour se défendre (ils appliquent ainsi l’esclavage moderne) et n’hésitent pas à entrer en collision avec le gouvernement central, et d’ailleurs ce dernier n’a pas hésité, pour redonner un semblant de dignité aux nazuméens d’Antérinie et s’assurer la fidélité des directeurs à...soutenir les groupes indépendantistes et même à les armer lorsque les patrons des compagnies se sont montré de plus en plus récalcitrant à obéir aux directives des Assemblées. De plus, les massacres commis par les directeurs sont restés globalement impunis et les indépendantistes rouges d’U.C.C.N (qui avaient abandonner le projet de transformer l’U.C.C.N en un état hindou indépendant) se montrèrent critiques envers le gouvernement du Comte de Grace du fait de sa lâcheté. Mais néanmoins, l’Empire a réussi à se faire accepter par une population en grande partie Antérinophone et ayant adopté en sa grande majorité un mode de vie très proche de l’Occident (malgré les mauvais traitements infligés par les sbires des directeurs) et le soutien inconditionnel de l’Empire leur a permis d’avoir confiance en ce dernier malgré sa lenteur à faire régner sa loi dans ses territoires lointains. Bien sur les indépendantistes purs et durs, arretés plusieurs fois pour outrage à l’Empire, pour outrage à agents et pour voies de faits restent pour l’instant armé mais n’ont adopté aucun comportement trop suspect, les rapports d’ailleurs ne sont pas plus alarmant que de raison.

En Afarée la situation est infiniment plus différente, en effet, les sentiments nationalistes, et même indépendantistes du XIXe siècle ne sont plus, d’ailleurs, ceux qui considèrent le Royaume d’Afarée comme une « colonie » font étalage de leur ignorance, car comme vous le savez la province à un statut d’union personnelle qui lui accorde une autonomie élargie sur plusieurs sujets, d’ailleurs à défaut de ne pouvoir tisser de liens diplomatiques avec les autres nations, elle contrôle en grande partie sa politique commerciale et ne dépend d’aucune manière de la Métropole qui ne fait que soutenir via des ordonnances le pouvoir du Syndicat Municipal, l’équivalent des assemblées. C’est d’ailleurs la province la plus fidèle, en effet c’est ici ou les conservateurs font leurs meilleurs scores. Pour illustrer ce fait, les indépendantistes et les associations indépendantistes sont marginalisées par les populations elles-mêmes et ces derniers sont actuellement pourchassés dans les villes par les antériniens d’Afarée (les « indigènes ») et on suppose que les résultats du référendum seront largement favorables à l’Empire. La surveillance régulière des indépendantistes n’alarme pas plus que ça. Ainsi nous sommes surs de conserver un état assurant environ 20 % du P.I.B et offrant des ressources rares comme le pétrole ou encore des réserves conséquentes quant à la production agricole.

En revanche les risques qui planent sur le Grand Duché dépassent largement quelques coups de feu tirés par des déséquilibrés au nom d’un présumé sentiment national… En effet l’indépendance des Républiques Etznabiennes a considérablement changé la donne dans la région, l’approvisionnement en blé de la Nouvelle Antrania et du Grand Duché en général est dorénavant menacée et le manque considérable de logistique rend la chose bien trop complexe pour alimenter et entretenir le Duché. Vous le comprenez tout aussi bien que moi, si nous ne pouvons nourrir les antériniens d’Aleucie, outre le fait que l’image de l’Empire sera ternie à l’internationale et que la famine puisse devenir un véritable sujet de préoccupations à l’avenir, des troubles pourraient éclater, et ce nuirait grandement à la situation du Grand Duché, car bien entendu, après de tels évènements, le calme est nécessaire pour recouvrer une certaine stabilité économique et sociale. De plus, la présence aux frontières des Républiques Etznabiennes, qui risqueront d’assumer temporairement l’approvisionnement en vivres du Grand Duché et la vie de centaines de milliers d’Antériniens est en danger. Mais cela pourrait aussi menacer l’indépendance de cette dernière en exerçant des pressions sur le comptoir commercial.

De plus il est à noter que les raches pourraient aussi menacer notre commerce avec le comptoir commercial, et les derniers évènements ne font que confirmer nos craintes d’après les rapports de police qui nous été transmis. En effet la disparition de plusieurs vedettes au large de la Nouvelle Antrania et de la baronnerie de San Feliz ne peut que nous inquiéter, en effet, de tels navires pourraient être utilisés pour se lancer dans de la piraterie, voire pire, être impliqué dans du trafique à grande échelle et même pouvoir menacer le commerce dans le Golfe alguareno. Car la possessions d’une dizaine de vedettes de cinquième génération est certainement l’un des plus grands avantages des rachistes, car c’est largement suffisant pour faire régner la peur dans la région et asphyxier dans les faits le commerce antérinien et aleucien dans sa grande majorité. On ne peut pas oublier les dix milles miliciens de la R.R.N.G.A qui peuvent équivaloir à une épée de Damoclès qui menace de tomber sur le comptoir si rien n’est fait. Car si leur défaite paraît probable, elle restera sanglante et aura un impact non négligeable sur les activités commerciales de la région. Mais cela menace bien entendu les vies des civils, aussi bien Antériniens, qu’Etznabiens. Et les risques d’assister, impuissants à des massacres restent très important et pourraient même dégénérer en des crimes commis par les raches pendant la guerre de Krésétchénie.

Objectifs et Moyens que l’Empire utilisera pour y pallier.

Suite aux nouvelles inquiétantes qui ont été présentées plus haut, nous tacherons de présenter des objectifs plus ou moins atteignable en fonction du contexte géopolitique local, de la politique impérial et même des contraintes techniques qui pourraient apparaître. Nous présenterons aussi par la même occasion nos méthodes que nous proposerons, là encore, elles seront présentées en fonction de leur utilité mais aussi de leur efficacité et de leur réalisabilité.

Objectifs :

Assurer un approvisionnement continu en Matières premières : La sécurité alimentaire est la première condition nécessaire pour permettre au Grand Duché du Scintillant de se développer économiquement et d’assurer la stabilité dans nos possessions, en effet une crise alimentaire risquerait de coûter la vie à des milliers de personnes et de complexifier une situation déjà instable et difficile.

Assurer la sécurité commerciale dans la région : Cet objectif s’inscrit dans le sillage du précédent, cette fois-ci, il concerne l’économie impériale, qui souffrirait de perdre le contacte avec le premier port antérinien du Nouveau Monde et sa seconde place boursière. De plus la crédibilité antérinienne pourrait être remise en cause suite à de violentes déroutes financières à la Nouvelle Antrania risquant ainsi de mener à une inflation galopante qui nuirait assurément aux Antériniens et qui affaiblirait encore plus notre économie.

S’assurer de la sûreté des frontières avec les Républiques Etznabiennes : Objectif non négligeable, en effet la perte du territoire signifierait une perte conséquente, plusieurs centaines de milliards de talents pourraient ainsi être perdus. Outre le fait qu’entretenir de mauvaises relations avec un état en plein développement revient à « se tirer une balle dans le pied », entretenir une armée nombreuse à la frontière représente un coût financier non négligeable et les menaces qui pèsent sur les Antériniens d’Aleucie sont bien trop importantes.

Écraser la R.R.N.G.A : Objectif réalisable quoique coûteux et encore une fois risqué pour les populations civiles. Nous remarquons aussi que ces derniers risquent de participer à des trafiques (en se fiant à la composition du commandement rachiste, composé par plusieurs dizaines de trafiquants de haute volée et de plusieurs milliers de sous-mains spécialisées dans le commerce de produits illégaux). De plus leurs forces armées, en grande partie disséminées dans la jungle menacent toujours les installations antériniennes et parfois même les etznabiens considérés comme des traîtres.

Moyens qui s’offrent à nous :

Envahir les Républiques Etznabiennes :
Objectif irréalisable, les etznabiens seront certainement soutenus par les états akaltiens, en effet, comme vous vous en douter, la solidarité entre Aleucindiens pousserait le parti d’extrême droite actuellement au pouvoir à prendre les armes. Il est aussi à constater que toute agression dans la région sera certainement sanctionnée par l’A.S.E.A, car la plupart de ses états ont des frontières maritimes avec le golfe alguareno et au vue de nos relations tumultueuses, nous pouvons être certain de voir une armada ‘’Aséaienne’’ prendre le large et menacer les cotes antériniennes en Aleucie. Ensuite, nous passerons pour parjure car comme vous le savez l’Empereur a promis d’entretenir de bonnes relations avec ce petit état.

Entretenir de bonnes relations avec les Républiques Etznabiennes : Objectif atteignable, en effet lors des négociations de paix, les etznabistes ont montré leur volonté de coopération et leur capacité à se montrer rationnels. Cela nous permettra d’ailleurs d’aller plus en avant dans le plan d’ouvertures diplomatiques antériniennes en Aleucie et permettrait de montrer au monde notre détermination à respecter la souveraineté des peuples. De plus, nous pourrions ainsi ouvrir le marché etznabien aux entreprises antériniennes et fortifier nos relations.

Engager une coopération de lutte anti-piraterie avec l’A.S.E.A : Nous supposons que cette objectif reste atteignable, même si les relations avec certains des états membres comme par exemple l’Union des cités d’Akaltie ou encore la fédération de Stérus restent au mieux inamicales, au pire conflictuelles. Mais néanmoins devant les risques qui se présentent, notamment la piraterie qui pourrait paralyser une partie du commerce international dans la zone, nous laisse penser que certains états mettront nos différends de coté pour coopérer avec notre marine.
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Rapport sur la situation en ex-Yachosie.

Dossier réservé uniquement au personnel concerné, à savoir aux Membres du Renseignement Confédéral, des Ministères des Affaires Etrangères des États Confédérés, aux Chargés des Affaires Militaires des États Confédérés, au Chargés de l’opération au sein des Ministères de l’Intérieur des États Confédérés et aux Directeurs du Troisième Bureau. Un duplicata sera aussi fourni aux autorités de la Grande République de Velsna et des autorités du Tsarat constitutionnel du Kardhaz.

(I)Introduction.

La victoire des Tsaristes sur les communistes du Kardhaz, inféodés et soutenus par leurs alliés de la Confédération Socialiste du Nazum bouleverse dorénavant l’équilibre des puissances du Nord Nazum et rebat la géopolitique locale. L’ex-Yachosie en est affaiblie et connaît le retour du Conservatisme parlementaire ainsi que celui du Tsar, les puissances locales (étant pour la plupart des Monarchies) se voient rassurer par la perte d’influence de la Confédération Socialiste du Nazum tandis que cette dernière en ressort discréditée. D’une part par les crime contre l’Humanité commis par les communistes de Yachosie (ayant commis un génocide à l’encontre des populations chrétiennes vivant sur le territoire dominé par les Rouges) mais aussi par la défaite de ces derniers qui les prive d’un point d’appui au nord du Nazum. Pouvant ainsi alimenter leurs ressentiments vis à vis du régime tsariste et à se montrer encore plus agressifs vis à vis de leurs voisins, de nos partenaires et relations régionaux. Impliquant directement l’Empire Confédéral Uni et notamment l’Union Bahamanite, très proche (géographiquement parlant) des États précédemment cités. De plus, une affirmation de la puissance de la Confédération Socialiste du Nazum pourrait devenir une menace sur le long terme, et même peser lourdement sur les intérêts stratégiques de l’Empire Confédéral Uni. Une menace qui s’inscrit aussi dans un contexte géopolitique particulier, mêlant idéologie, rapports de force et particularismes régionaux… Un équilibre entre les puissances fragile qui repose sur le nouveau Tsarat, arc de voûte faisant rempart aux Rouges et si ce dernier chute, les risques, comme nous l’avons rappelé plus tôt, pourraient mettre en péril les intérêts stratégiques de la Confédération, l’amenant à se rapprocher de Tsarat ; « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ».

De ce fait il est nécessaire de présenter de manière plus précise la situation régionale ; les principaux acteurs, comme la Confédération Socialiste du Nazum et le Tsarat Kardhaz, ainsi qu’une brève présentation de la géopolitique régionale et des forces extérieures pouvant faire pression sur l’une des deux parties. Nous constaterons dans un second temps les risques d’un renforcement de la Confédération Socialiste du Nazum pour les intérêts des États Confédérés, notamment commerciaux et stratégiques, ainsi que les différents intérêts qu’aurait l’Empire Confédéral Uni à s’impliquer dans la région et les risques qu’elle encourt. Des solutions pour apaiser les relations entre les différents acteurs seront aussi envisagées. Le principal objectif de ce rapport étant de répondre à plusieurs problématiques ; comment préserver la souveraineté des États alliés à la Confédération évoluant dans la région mais aussi et surtout, comment défendre les intérêts commerciaux des industries nationales avec l’émergence d’un bloc fermement opposé à toutes notions reprenant de près ou de loin la propriété privée, et donc au commerce.


(II) La Confédération Socialiste, ses acteurs, son fonctionnement et ses ambitions supposées.

La Confédération Socialiste du Nazum n’est pas un organisme simple, c’est une multitude d’Etats s’associant au nom de principes en théorie similaires, mais qui prennent des formes bien différentes dans les faits, semblable en de nombreux points à l’Empire Confédéral Uni, de par un degré de décentralisation assez élevé, plus important encore que celui de l’Empire Confédéral Uni ; lui même fondé sur des rapports diplomatiques multi-séculaires et une certaine unité culturelle, politique et encadrée par des traités datant du Moyen Age pour certains… Car le point le plus frappant n’est pas tant la décentralisation extrême, qui a fait ses preuves avec Axis Mundi, mais la diversités d’Etats et de forme de gouvernances qui existent : « Démocratie » communistes à parti unique et menée d’une main de fer par des Secrétaires Général brutaux, des démocraties se revendiquant communistes mais qui sont dans les faits socialistes, des autocraties multipliant les faux pas diplomatiques et alarmant au plus haut point la communauté internationale. Une union d’États aux antipodes. Et étrangement, les risques de voir cette dernière se réaliser pleinement sont minces ; d’une part car les États, malgré leurs points commun (à savoir une lecture variable du communisme) restent dans les faits extrêmement opposés ; la Bayvinie (1) se veut championne du droit des homosexuels alors que le Mozranov enferme ces derniers. Et ce frein pourrait probablement mené à terme à l’implosion de la Confédération, d’autant plus que cette dernière est en formation, en maturation. Ainsi, nous étudierons ici le fonctionnement de cette Confédération, ainsi que celui de ses États membres. Il est tout de même important de rappeler que certaines des informations peuvent êtres erronées, notamment sur le fonctionnement des institutions confédérales, encore flou à l’heure actuelle, qui nous viennent d’entretiens avec le diplomate de la République socialiste de Bayvinie (1). Les conslusions qui en découlent sont aussi en parties basées sur les actes et les gestes des différents acteurs, notamment les plus instables et les plus irrationnels et n’ont pas vocation à se présenter comme des vérités absolues. Seulement des suppositions étayées par des faits concrets.

En premier lieu, la Confédération Socialiste du Nazum, abrégé en C.S.N, est un projet, ce terme est géopolitiquement parlant abusif car aucune union directe a été actée malgré une forte demande prétendument populaire de la part des « peuples » composant les futurs États membres de la Confédération (nous sommes pour l’instant sûrs de l’accord du Mozranov, de l’Ouaine, de la Bayvinie (1), même si il est probable que la Gondavie et le Zakhmistan soutiennent l’initiative. De ce fait, nous sommes néanmoins certains que les trois États, peut être même les cinq, sont diplomatiquement soudés, et extrêmement proches. Ainsi, les provocations ou insultes adressées à l’un des-dits États, visent in fine l’intégralité de la Confédération. Mais avant de crier à l’Union, il est aussi nécessaire de rappeler que cette dernière doit surmonter plusieurs mésententes profondes entre les États membres, à savoir la nature réelle de cette confédéralisation ; est-ce que cette dernière limitera les prérogatives internes des États membres (comme la forme de régime politique des États), empiétera sur les pouvoirs régaliens des États (une diplomatie commune ?), quelle mode de décision sera adopté (Assemblée confédérale, débats entre dirigeants?)… Des questions complexes auxquelles aucun États membres n’a apporté de réponses tangibles. En revanche, après quelques échanges avec l’ambassadeur bayvinien présent à Antrania, un de nos diplomates nous a rapporté que ce dernier, ainsi qu’une part non négligeable des élites locales (de Bayvinie) souhaitaient voir un régime confédéral ayant les capacités d’empiéter sur les prérogatives propres à chaque États membres en formant une sorte de Conseil entre les différents dirigeants des États membres, comme avoir les moyens de « démocratiser » (ou du moins de présenter une lisse facade démocratique) de force les États récalcitrants à reconnaître des Libertés Individuelles et collectives… Chose auxquelles les dictateurs Ouainais et Mozranoviens (2) ne manqueraient pas de réagir…

Néanmoins, même si le projet semble utopique au premier abord, notamment car aucun consensus ne semble être trouvé dans le mode de gouvernance de la Confédération ou les différences entre les États membres semblent particulièrement criardes, des bases historiques et politiques solides existent déjà. En premier lieu, l’Empire de Morhakan a régné sur ces différents États, offrant une histoire commune et un lien fort entre ces États, oppressés par le même colonisateur et un même régime (à savoir l’Autocratie tsariste), et probablement une lutte pour l’indépendance réciproque soutenue mutuellement par ces États, amenant donc une fraternité forgé dans le sang. De plus, des bases identitaires (notamment au niveau culturel et politique) solides existent déjà, permettant donc une cohabitation plutot pacifique entre les peuples, à la fois frères de lutte et slaves. La réelle envie dont témoignent les élites locales vis à vis de cette Confédéralisation est aussi à noter, comme c’est par exemple le cas au Mozranov où 100 % des hommes politiques soutinrent l’initiative.* Et où des « manifestations populaires » réclamaient une Union avec les autres Républiques Socialistes. De même, d’après ce que nous apprends certains articles d’opinion ouainais ou bayviniens, l’idée d’une Union entre ces dernières restent bien accueillie par les différents États. Même si là encore des limites ne tarderaient pas à rendre le projet complexe et porteur de dissensions entre les différents États membres.

Ainsi comme nous l’avons vu, cette Confédération en pleine gestation et promettant de faire naître sur la scène internationale un géant aux pieds d’argile, en effet si l’Union se réalise, la Confédération Socialiste du Nazum atteindrait les 2.600 milliards d’Unité de change internationales (soit environ 26.000 milliards de talents d’or) alors, qu’à titre de comparaison, l’Empire Confédéral Uni ne représente que 1.210 milliards d’Unités de change internationales, soit environ 12.100 milliards de talents d’or, représentant une différence de 1.400 milliards d’Unités de Change, plaçant la Confédération Socialiste du Nazum à la troisième place devant la Grande République de Velsna. Malgré, ses acteurs sont divers et variés et il convient d’étudier dans le détail ces derniers.

* République Socialiste de Bayvinie (1) : situé dans le Nazum septentrionale, cette république est probablement la plus fréquentable ; correspondant aux critères d’une démocratie parlementaire et adoptant une ligne reconnaissant le pluralisme politique (y compris les partis ne se réclamant pas des écrits marxistes, tahoranistes, ou libertaires, autrement dit les formations politiques conservatrices.). La Bayvinie adopte une politique résolument libérale en reconnaissant une pleine et entières liberté aux minorités sexuelles, telles que les homosexuels et les mouvances L.G.B.Ts, la liberté de culte est sauvegardée, paradoxal si l’on considère que les partis communistes sont pour la plupart anti-cléricaux et opposés à toutes les religions ; « opium du peuple » pour certains… De plus, les institutions politiques semblent adopter une politique diplomatique morale en lancant des conférences sur les questions sexuelles et le droit des femmes. De ce fait, la République socialiste de Bayvinie (1) (R.S.B) semble se présenter comme un acteur parfaitement fiable et rationnel, permettant d’envisager un rapprochement avec cette dernière afin de maintenir la paix dans la région. Il est tout de même important de souligner que ce caractère moral pourrait déboucher sur un « complexe de supériorité morale », dans le sens où les élites bayviniennes pourraient en venir à se penser supérieurs moralement parlant à leurs voisins, comme c’est souvent le cas pour ce type d’Etats, comme le Grand Kah, ce qui pourrait mener à des tensions avec ses alliés, notamment sur la question de la démocratie et des libertés individuelles dans l’hypothèse où les Bayviniens chercheraient à imposer leur vision de la démocratie au Mozranov ou à l’Ouaine. Nous recommandons aux services diplomatiques des États Confédérés de se montrer conciliants vis à vis de la Bayvinie et de prioriser le dialogue et la négociation pour tenter de résoudre des tensions régionales et trouver des sorties de crise entre la Confédération Socialiste du Nazum et les États alliés ou proches de l’Empire Confédéral Uni.

* République Socialiste du Mozranov : Frontalier de la R.S de Bayvinie, le Mozranov est un État que l’on pourrait aisément considérer comme autoritaire, d’une part car le manque de médias d’opposition(s), la plupart des rubriques tournant autour du sport, des prétendus crimes, et même d’un « génocide » commis par les forces tsaristes. Aucune remise en question de l’envoi d’un soutien militaire ou humanitaire dans la région (l’ex–Yachosie), tant médiatique que politique laisse deviner une liberté d’expression limitée et un pluralisme inexistant. Pire encore, le régime tente de cacher ces lacunes par le moyen d’élections tronquées qui ne méritent même pas d’être mentionnée dans les quotidiens nationaux sont assez révélatrice, aucune remise en cause du pouvoir de Vassili Dronov, le dictateur en place, qui semble faire passer les projets sans encombres. En effet, nous constatons que ses mesures visant à favoriser l’entrée de son État dans la Confédération Socialiste du Nazum, ont été recue à l’unanimité ! La mise sous dépendance de la nation mozranovienne ayant été acceptée à 100 % des voix, un régime laissant la part belle autour d’un consensus « parlementaire » truqué tout aussi démocratique que la Poetscovie qui réussit l’exploit d’abolir l’héritage avec un parti libertarien à sa tête et ce avec 100 % des voix en un seul référendum… De plus, le Mozranov est un État capable de lever des fonds importants, d’après les estimations de certaines banques (je pars du principe que ces achats sont publics et sus de tous), le Mozranov aurait acheté des avions de troisième génération pour soixante millions de talents d’or. Représentant environ de quoi mettre en place des centres industriels solides… Montrant par là que l’État axe son économie sur le militaire, et préfère délaisser les populations civiles au profit des soldats. Typique d’un régime militariste qui pourrait s’ébranler aisément en cas de crise des institutions ; mort d’un haut gradé, mutinerie, manifestations en faveur de la démocratie… Qui pourraient même affaiblir le régime durablement si cela venait à se produire, les Services Secrets Impériaux pourraient dès lors envisager des actions de déstabilisation si les visées du Mozranov venaient à mettre en péril la sûreté des alliés de l’Empire Confédéral Uni. Eventualité que nous craignons plus que tout avec des achats massifs d’armement aux Industries Impériales de l’Armement et auprès de nos partenaires kartiens. De ce fait, nous recommandons aux services diplomatiques une grande prudence vis à vis du gouvernement mozranovien…*

* République Démocratique et Populaire d’Ouaine ; État dangereux. De par le passé, la R.D.P. de Ouaine a à plusieurs reprises fait montre d’une agressivité certaine vis à vis de la Communauté Internationale en menacant de faire survenir l’Apocalypse en faisant « pleuvoir sur n'importe quel point du globe un déluge d'ogives nucléaires à n'importe quel moment ». Menaces évidentes adressées à des ennemis pour leur inconnus de nos services. Chose qui a vivement fait réagir les autorités Jashuriennes et qui mena à des tensions au large des territoires possédés par l’Empire Islamique de Churaynn. Néanmoins, les pouvoirs, malgré un régime parlementaire (le Président étant élu par les parlementaires) donnant une certaine influence au Président, restent partagés et équilibrés. Nous devons tout de même garder à l’esprit que la R.D.P de Ouaine possède un régime particulier, assez décentralisé et se partageant entre communautés et État, ces dernières pouvant adresser des doléances au Chef de l’État, en quelques sortes, un État dans l’État pouvant rendre ce dernier particulièrement faible si des tensions entre les Communautés et l’État éclatent, ce qui pourrait arriver à cause du clivage historique entre villes et campagnes reculés, le mépris des premières couplé à l’indigence des secondes (la vie locale étant Autarcique malgré un financement de l’État ouainais pour le maintien des services publiques) ou des luttes d’influence entre Chefs des Communautés et Préfets, des points pouvant être exploités par les agitateurs si des affrontements avec nos partenaires régionaux venaient à se faire imminents. Même si l’Ouaine est un État dangereux, il reste néanmoins démocratique, même si aucune composition de la Douma locale nous est connue…

* République Démocratique de Gondavie : Autre « démocratie » communiste, cet État possède des caractéristiques intéressantes, en premier lieu, ce socialisme à particularités gondave, qui ne nie d’aucune manière sa domination coloniale sur la Lunudavie (3). D’après la prise d’otage de la station nationale d’émission télévisés, la répression coloniale fit plus d’une cinquantaine de morts et trois cents blessés, amenant en réponse une offensive P.A.I.L.M, Parti Afaréen pour l’Indépendance de la Lunudavie (3) et du Mozola… Cet évènement montre un point essentiel sur le régime ; il est avant tout attaché à ses possessions coloniales, permettant au Royaume de Marcine de faire des pressions sur ce dernier une fois l’affaire du Grammatika terminée, afin de le dissuader d’entamer des actions hostiles vis à vis des États frontaliers, notre principale préoccupation dans la région. De plus, la « bourgeoisie » (dans les faits les apparatchiks s’étant naturellement enrichis grâce à un État illibéral et vorace) autoritaire et son incapacité à tenir ses sites de propagande marque une faiblesse évidente et une incapacité certaine à maintenir l’ordre, il est probable que sous la pression de propagandistes d’obédiences libertaires, les masses se retournent contre le régime communiste en place, mettant probablement un terme à l’entrée au sein de la Confédération Socialiste du Nazum de par le trop grand écart idéologique… Du moins selon nos conclusions logiques qui n’excluent pas des accords imprévus et cryptiques…

N’ayant pas assez d’informations sur la République du Zackamistan, nous ne pouvons commenter le régime en place, qui n’a qu’une seule particularité ; il instrumentalise et bolchevise l’Islam.
De ce fait, nous pouvons considérer la Confédération Socialiste du Nazum comme une Confédération hétéroclite ayant des conceptions radicalement différentes du Marxisme, que ce soit la Bayvinie (1) qui adopte un « communisme » démocratique ou le Mozranov étant une lecture la plus radicale des pensées socialistes ou la Gondavie Coloniale. Nous notons néanmoins que la plupart des acteurs formant cette Confédération sont instables, tant au niveau diplomatique (les menaces ouainaises et ses sous marins « nucléaires ») qu’intérieure… De ce fait, si aucune revendications n’ont été formulées, nous pouvons néanmoins être certains que la guerre civile yachosienne a pu réveiller certains appétits internationalistes… En soutenant le dictateur en place, Skatrac, ils avaient bel et bien l’intention d’en faire un État client… Et la victoire des tsaristes parlementaristes a ouvert de violentes tensions avec la Confédération Socialiste du Nazum, qui a bien l’intention d’y établir un fantoche, quitte à intervenir militairement et y imposer leur régime… Et ils pourraient devenir une menace régionale et faire naître une série de fantoches dans la région et s’emparer de vastes territoires, destabilisant le continent nazuméen et pouvant faire peser une menace non négligeable sur la sécurité de la mer de Blême, bordant les différents canaux de l’Isthme de Théodosine, et faisant une menace sans précédents sur la sécurité du commerce transitant par ce nœud et surtout pour les puissances dépendantes de la Leucytalée pour leur approvisionnement… Ainsi, le développement de l’influence de la Confédération Socialiste du Nazum dans cette région nuirait grandement aux intérêts stratégiques de plusieurs puissances, à commencer par le Bahama et ses exportations à destination d’Antrania…

(III) Le Nord Nazum, région fragmentée et sauvage face à la Confédération Socialiste du Nazum.

C’est l’un des territoires les plus sauvages de cette planète, avant tout dominé par la Steppe et les peuplades turco-mongoles ainsi que blêmes, la région est divisée en plusieurs pôles se jaugeant mais ne s’affrontant pas. Ainsi la région n’a que très peu de puissances internationales si l’on excepte le Grand Beylicat Aykhanide et les Marches de l’Empire Ushong des Xins, à savoir le Grand Duché de Transblêmie et la Double Monarchie Moryako-Moriton. Sinon, les puissances locales restent relativement isolées et sont peu nombreuses. D’autant plus que certaines restent proches (idéologiquement parlant) de la Confédération Socialiste. Il faut donc prendre en compte cette variable dans nos analyses qui se découperont en trois axes ; la présentation de la région et de ses principaux acteurs, les principales caractéristiques communes de ses États et enfin nous évoquerons le cas Yachosien, c’est à dire le Tsarat parlementaire de Kardhaz, véritable clef de voûte concentrant les tentatives d’ingérences de la Confédération Socialiste du Nazum. Cela permettra de mieux comprendre la situation locale et de trouver des moyens efficaces pour mettre en place des contre-mesures visant à préserver la souveraineté de nos partenaires.

En premier lieu, il est nécessaire de rappeler que la région est pauvre. En comparaison de la Confédération Socialiste du Nazum (2.600 milliards d’Unités de change internationales) l’intégralité des États (en y exceptant les Quatre Vallée) locaux ne dépassent pas les 1570 milliards d’Unités de change internationales. De ce fait, les États Nord Nazuméens sont démunis face à cette puissance économique et militaire (Il y a une différence de 28 milliards d’Unités de change internationales entre les budgets de la Confédération Socialiste du Nazum et le reste des États de la Région) faisant d’eux des proies faciles, surtout si l’on prends en compte le réarmement massif de certains États de la Confédération Socialiste du Nazum, et ce pour des sommes affolantes (les 60.000 Unités de change internationales pour quelques avions de bas niveau…). De ce fait, nous craignons que la faible capacité militaire des États locaux ne suffisent pas face à cet ogre naissant qui pourrait bien profiter du manque d’organisations régionales, et même d’entente entre les différentes puissances fait de la région une proie facile pour la Confédération Socialiste du Nazum et pourrait bien se retourner contre les différentes puissances régionales et ce même si certaines puissances disposent d’un bon réseau d’alliance.


Comme c’est par exemple le cas pour le Grand Beylicat Aykhanide, cette nation entretient de bonnes relations avec plusieurs États musulmans, dont le Califat Constitutionnel d’Azur (qui est la puissance islamique la plus puissante) et qui nous a fait part de ses bonnes intentions à notre égard, et nous a même proposé une rencontre. Notre objectif sera clair ; signer des accords de défense mutuel avec le Grand Beylicat pour dissuader les communistes de toutes manœuvres hostiles à son égard. Et ce afin d’éviter la montée en puissance de la Confédération Socialiste, notre principale préoccupation dans la région. Nous ne devons pas non plus écarter une possible coopération économique et envisager des accords visant à favoriser les communications entre les différents services d’espionnage. La défense de leurs intérêts régionaux concordant avec celle de nos propres intérêts.

Néanmoins, c’est certainement sur Beyfon qu’il faut le plus s’appuyer, présent grâce à ses Marches au Nord Nazum, la Cité Interdite peut s’avérer être un partenaire prometteur qui a tout intérêt à ne pas voir une puissance communiste se développer à proximité de ses tributaires. Un partenariat qui serait d’autant plus logique que Sa Majesté est fiancé à la Princesse Élisabeth Rhêmanov, potentielle héritière de la Maison Rhêmanov, amenant l’Empire Confédéral Uni à se présenter comme un allié naturel pour la Double Monarchie. De plus, les capacités logistiques du Fils du Ciel sont limitées d’autant plus que son implication dans des théâtres éloignés du Nord Nazum, au sein du Royaume Constitutionnel du Chadekolza, rendrait l’intervention xin plus limitée. Il est aussi à noter que malgré son imposante armée terrestre (environ 700 milles soldats (surtout des conscrits) elle est peu mobile et ce malgré une mécanisation partielle, et est incapable de se pouvoir rejoindre ses Marches au Nord du Nazum sans demander des navires cargos à ses alliés. Alors que ses vassaux sont dans les faits désarmés et trop éloignés l’un de l’autre pour se porter une réelle assistance, pire encore, la logistique Moritonienne ou Transblême est trop lacunaire pour fournir des armées réellement solides, tout au plus adaptées à la répression des mouvements contestataires, ne résisteraient pas longtemps aux Rouges. Ainsi, il est probable que Beyfon et surtout ses tributaires acceptent Nos futures propositions de partenariats sécuritaires se concentrant sur ses Marches. Et surtout, sur la protection des colonies Arctiques de la Double Monarchie Moritonienne.

Ainsi, en étant attentif aux États peuplant la région, nous pouvons constater une chose essentielle et même capitale ; ce sont pour la plupart des dictatures d’obédiences fascistes ou absolutistes ; les Transblêmes et les Vélésiens étant les éléments les plus représentatifs des premiers alors que les Moritoniens et les hellènes de Georgipolios sont de la seconde branche, seul le Beylicat Aykhanide est une Monarchie démocratique et élective. Dès lors, cela peut peut-être nous permettre de soulever un point intéressant ; l’isolement de la Confédération Socialiste du Nazum par rapport à ses voisins. Expliquant pourquoi cette dernière a tout intérêt à multiplier les satellites et autres républiques populaires pour préserver leurs frontières, littéralement encerclés par le Fascisme et la Contre-révolution. Ceci expliquerait aussi pourquoi le Tsarat Kardhaz est la clé de voûte maintenant l’équilibre des puissances dans la région. De ce fait, il faut avoir conscience de cela pour retourner ceci contre les communistes ; un dispositif régional visant à endiguer et limiter l’expansion de la Confédération Socialiste du Nazum dans la région, qui devrait se sentir menacée par ces derniers. Car la principale faiblesse de ces différentes républiques est avant tout la force militaire brute face à des régimes étant enfoncés dans un militarisme depuis plusieurs décennies, leurs permettant de compter sur des armées fiables ou du moins particulièrement bien mythifiées comme les « fusils lasers » du Grand Duc Ion de Blêmie.

Mais néanmoins, le première cible des Communistes serait certainement l’ex-Yachosie, État sortant d’une guerre civile ayant duré près de 56 ans dont l’issue a été retardée par certaines Entités de la Confédération Socialiste du Nazum, qui seraient intervenues au profit des Rouges permettant au Général Skatrak de pouvoir commettre de nombreux crimes de guerre, dont des opérations visant à « nettoyer » les populations chrétiennes, « encore sous l’emprise d’un opium qu’il faut libérer à tout prix » (Dignitaire communiste s’étant réfugier à Antrania en échange de témoignages sur les crimes de guerre commis par le régime Yachosien). Malgré tout, après une opération éclaire particulièrement bien réalisée, les troupes tsaristes réussissent à exécuter le dicateur communiste en place, marquant une fin définitive à un conflit durant plus d’un demi-siècle… Cela s’accompagnera par le rétablissement des institutions parlementaires et démocratiques ainsi que par l(e)’(r)établissement d’une monarchie constitutionnelle. Même si des poches communistes mobilisent encore les troupes du Kardhaz dans des opérations de maintien de l’ordre dans les régions encore contrôlées par les Rouges. Et pourtant, malgré la victoire tsariste, la Confédération Socialiste du Nazum se montre hostile, notamment le Mozranov, vis à vis du Tsarat, l’accusant de commetre un « génocide » à l’encontre des communistes, et ce sans donner de preuves tangibles de ces « crimes » tout en s’armant massivement et en lacant des « exercices » près de l’espace aérien Kardhazien faisant planer des doutes quant au maintien de la paix dans la région.

Et si le Kardhaz vire communiste à cause d’opérations de déstabilisations internes, d’invasion ou de pressions extérieures, la Confédération Socialiste du Nazum se libère ainsi d’une potentielle menace au front Est et peut se concentrer pleinement sur le sud, et l’accès aux mers chaudes, notamment la Mer de Blême et pouvoir ainsi menacer le trafique commercial reliant le Nazum à la Leucytalée, perturbant durablement le commerce régional et pouvant destabiliser les États dépendant dudit trafique, comme Théodosine ou Quadishapolis, qui pourrait dégénérer en révolutions à l’échelle locale… Nous sommes certains qu’après les menaces, la piraterie pourrait très bien être envisagée par les Rouges pour destabiliser les États et propager la révolution à l’échelle internationale. Chose qui devra nécessairement passer par une « pacification » ou une mise sous tutelle des nations de l’Est et par un accès aux mers du sud, comme le Boyzurt ou le Despotat de Georgiplios… Se sentant lui-même menacé par les Rouges alors que la Morakan (à quelques milliers de kilomètres du Despotat) est elle même devenue une dictature communiste… Il devient donc évident que les socialismes se propagent dans la région et la menace.

On doit aussi constater que l’implication de puissances étrangères est notable ; la Grande République de Velsna, les puissances communalistes (Grand Kah surtout) et l’Empire Confédéral sont certainement les premiers à citer, même si nous ne pouvons pas exclure une potentielle incursion de Mistohir (même si nous n’avons aucune preuves ou témoignages corroborants cela, nous ne nous basons que sur les principes internationalistes inhérents aux Rouges…). Ceci dit les objectifs des puissances océniennes disposant d’un peu d’influence dans la région sont clairs ; maintenir la paix et la stabilité régionale, qui permettent au commerce de fonctionner normalement au profit de tous, amenant nécessairement un apaisement forcé des tensions entre le Mozranov et le Tsarat. Condition nécessaire à la préservation des intérêts commerciaux de la Confédération et de ses partenaires, comme la Grande République de Velsna ou la Moritonie. A contrario, il est probable qu’un renforcement de la Confédération Socialiste soit profitable au Kah et que ce dernier utilise ses points d’ancrages régionaux, comme le Mokhaï pour les soutenir, tant militairement que culturellement (du fait de la possible déstabilisation de certains régimes totalitaires semblables à la Loduarie communiste). Pouvant même amené des frictions entre les différentes puissances intégrées dans la région ; l’Empire Confédéral Uni au travers de son alliance avec la Moritonie, qui devrait naturellement être amené à coopérer avec les autorités du Tsarat du Kardhaz pour la préservation de la souveraineté de ce dernier et de l’endiguement des Rouges. Si une confrontation indirecte entre l’Empire Confédéral Uni et Axis Mundi venait à survenir, il apparaîtrait évident que le Royaume de Marcine serait sollicité pour apaiser les tensions et trouver un compromis, ou du moins prôner un désengagement mutuel qui s’avérerait avantageux pour le Kardhaz.

(IV) Intérêts, objectifs et possibilités pour l’Empire Confédéral Uni.

Ainsi, comme nous avons pu le constater, la région va entrer dans de nouvelles dynamiques, avec l’émergence d’un bloc Rouge économiquement puissant et particulièrement influent dans la région et ce malgré certaines faiblesses, notamment militaires et diplomatiques. Et certains points, auparavant inconnus du grand public et de la mise en œuvre de stratégie long terme des États, car trop instables ou particulièrement invisibilisés, comme la Guerre civile de Yachosie, deviennent des points de tensions majeurs à l’échelle régionale et cristallisent les rivalités et conflits, comme le Tsarat Kardhaz, clef de voûte de la géopolitiques régionale. Il faut maintenant définir les objectifs de la Confédération Impériale et surtout comment les atteindre. Des solutions pragmatiques à des dilemmes concrets qui excluent toutes les demi-mesures idéologiques ou les sentimentalismes malvenus et particulièrement impertinents. Évidemment, les bénéfiques idéologiques que nous pourrions en tirer pourraient néanmoins être exploités. De plus, nous nous imposerons une seule condition ; la défense de la paix et surtout du libre-passage dans la région. Ces principales préoccupations établies, il nous faut aussi définir des limites à nos actions, tant budgétaires que militaires. L’objectif n’est pas de pouvoir préparer une guerre mais de maintenir la paix et la sécurité des flux commerciaux transitant par le Nord.

En premier lieu, il convient de faire un état de la position de l’Empire Confédéral Uni sur le continent. Malgré sa puissance économique, l’Empire est isolé ; si ses frontières nazuméennes sont garanties par une certaine proximité avec l’Empire Islamique de Churaynn (avec lequel le Royaume de Marcine mène des opérations de dénazification au Grammarnazistein.). La Dynastie des Antranias–Marcine est mariée et alliée aux Rhêmaniov par l’une des proches de la Tsar Anastasie II de Moritonie. Malgré tout on doit tout de même constater que nous sommes tout de même isolé si l’on se base sur notre stratégie habituelle ; à savoir la bilatéralité. Ainsi nous n’avons presque aucuns partenaires sur le continent, si l’on excepte le Jashuria, la Sérénissime de Fortuna et la Grande République de Velsna, partenaires commerciaux et militaires de l’Empire Confédéral Uni grâce à la signature du traité d’adhésion à l’Organisation des Nations Commerçantes. Ainsi, notre démarche n’a pas vocation à fédérer autour de Saint Arnaud des Pics une ligue anti-communiste, mais d’ériger une digue à la Confédération Socialiste du Nazum et de préserver l’équilibre régional en s’appuyant sur la plupart des puissances régionales ; les Détenteurs du Mandats Célestes et leurs Marches ainsi que les Aykhanides. Il est donc nécessaire d’établir un réseau de partenariats pour dissuader les Rouges, quitte à y envoyer plusieurs milliers d’hommes et financer l’armement d’une flotte. Le premier de nos objectifs est donc clair endiguer la Confédération Socialiste du Nazum. Il faut donc établir des relations avec les nations encore isolées, le Tsarat Kardhaz, garantir l’indépendance du Despotat de Georgiplios et Carande (la Vélésie étant signataire du traité de la Charte de la Coalition Internationale pour la Tradition Active et la Défense de ses États Loyaux, nous tacherons de mobiliser la Clovanie si cette dernière est menacée).

Pourtant, il est nécessaire de désigner le point central de nos efforts. Dans ce cas-ci ce sera le Tsarat Parlementaire Kardhaz, clé de voûte qui maintient le fragile édifice Nord Nazuméen que la Confédération Socialiste du Nazum vient de déstabiliser. Il faut donc l’accompagner dans son ouverture et la légitimation de son régime tant au niveau intérieur qu’extérieur. Il est donc nécessaire que le nouveau régime en place soit « fréquentables », que les abominations de l’ancien dictateur local ; ce qui s’accompagne nécessairement d’une reprise de la vie civile, de l’ouverture des marchés et de l’établissement d’une constitution moderne répondant aux enjeux d’un jeune État souhaitant s’engager dans la voie de la Démocratie ; nécessitant libertés individuelles et collectives, État ayant conscience des enjeux de croissance économique qui favorise donc les entreprises privées, nationales ou étrangères. À partir de cette base, l’Empire Confédéral Uni peut dès lors envisager s’engager pleinement aux côtés du Kardhaz. Ne serait-ce que pour endiguer le plus possible ses adversaires de la Confédération Socialiste du Nazum. Mais sinon, un Tsarat parlementaire prospère et libre pourrait aussi devenir un symbole qui pourrait être utilisé contre les Rouges, eux qui ont mené une guerre civile et qui sont à l’origine d’un génocide. De cette manière, non seulement nous pourrions endiguer ou du moins limiter les impacts des Communistes, mais nous pourrions aussi fournir un exemple concret sur le plan des idées contre les Rouges, même si ces derniers ne manquent pas…

Mais avant tout, il faut défendre le Tsarat des potentielles invasions que des preuves indirectes (tels que les tensions avec la R.S du Mozranov et les achats massifs d’armement organisés par cette dernière). Ainsi, les Services de la Défense Confédérale (S.D.C) se chargeront de préparer et de présenter un plan de défense simple et efficace au Tsarat Kardhaz, c’est à dire ne nécessitant pas des sommes colossales qui doivent êtres investies au détriment du secteur public et de l’industrie civile. Mais un plan ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir être présent pour tenter de dissuader une potentielle force d’invasion communiste. Amenant donc la création d’une base portuaire et terrestre qui répondraient à deux objectifs ; préserver l’intégrité des infrastructures économiques mises en place par les sociétés privées antériniennes et protéger (et si nécessaire exfiltrer) le Tsar et son gouvernement ainsi que les populations civiles fuyant une potentielle avancée des Rouges si (en cas d’invasion) ces derniers réussissent à submerger par leur nombre les armées tsaristes et les compagnies confédérales. Les bases navales auront des objectifs similaires ; empêcher un débarquement par la voie des mers et mener des opérations de lutte anti-piraterie dans la région, notamment pour préserver les voies commerciales (si possible en se coordonnant avec l’Amirauté velsnienne) menant aux colonies moritoniennes tout en protégeant Tsaryngrad de potentielles agressions si les Communistes décident de se tourner vers l’Est en voyant l’ex–Yachosie défendue ainsi que leurs proches voisins.

Ces bases devraient être occupés par un personnel militaire peu nombreux mais très bien équipé et surentraîné. On pourrait par exemple évoquer les Chasseurs Marcinois (même si ils sont plus adaptés aux combats en régions tropicales et désertiques) ou la section de la Garde Impériale basée dans les Marches, région escarpée du nord de l’Empire. Leur mission devrait être claire ; faire de la traversée des cols montagneux une expérience coûteuse en hommes et en matériel et rendre une opération en théorie facile, cauchemardesque pour les commissaires du peuple désigné pour s’assurer de la Logistique et intenable pour les soldats tentant de s’enfoncer dans les fertiles plaines du Kardhaz. Sinon, nos troupes présentes sur place ne devraient se charger des opérations de nettoyage, c’est à dire de la réduction des dernières poches de rébellion et de la pacification des régions soutenant encore le joug du dictateur Skratak. Si nécessaire, les deux compagnies de conscrits levés ces derniers temps pour la défense des régions montagneuses de la Confédération (la plupart viennent des Marches) pourraient aussi êtres envoyées sur place comme auxiliaires de la gendarmerie kardhaz. L’équipement des soldats sera en grande partie prélevé sur nos propres réserves ; une dizaine de véhicules de combat d’infanterie, la composition traditionnelle des équipements d’infanterie ainsi que quelques pièces d’artillerie disposés stratégiquement dans les montagnes. Ces quelques milliers d’hommes surveilleront les montagnes et pourraient (notamment pour les conscrits) opérer comme des unités mobiles de police urbaine et rurale. Une flotille de patrouilleurs ainsi que l’escadre nord (pour l’instant en cours de production) seront mobilisés, soit une frégate de septième génération et et cinq corvettes de neuvième génération.

Au niveau diplomatique, l’objectif premier reste de maintenir la paix. Les troupes présentes sur place n’étant qu’une forme de dissuasion. Pour renforcer cette dernière, car à défaut de pouvoir maintenir durablement la paix, on peut toujours tenter de la faire tenir par la menace. Ainsi en premier lieu il faudra contacter les autorités maritimes Velsniennes (qui recevront aussi ce rapport) pour mettre en place une coordination entre nos forces navales et militaires. Nous pensons aussi que ce seront ces derniers qui mèneront le plus gros des efforts, ne serait-ce que car ils ont une flotte bien plus fournie que la notre, encore à l’état embryonnaire. Ensuite, il faut aussi pouvoir raisonner les acteurs extérieurs capables de s’impliquer dans la région ; comme le Grand Kah ou l’Estalie. Même si le premier a plus les capacités pour s’ingérer dans de tels conflits que le second. Ainsi, les Chancelleries marcinoises seront sollicitées pour tenter d’obtenir plus d’informations… Ces derniers entretenant de (très) bonnes relations avec Axis Mundi. Une entrée en contact avec la Bayvinie (1) et les composantes les moins irascibles de la Confédération Socialiste du Nazum. Peut-être même que nous pourrions obtenir quelques accords mutuellement bénéfique en tentant de maintenir la paix.

(V) Conclusion.

Tout au long de ce rapport il est clairement apparu que la Confédération Socialiste du Nazum représentait une menace pour l’ordre et la stabilité du Nord Nazum. Ses visées internationalistes étant un bel euphémisme pour ses arrières pensées impériales. Face à cela, ni Beyfon et ses Marches, ni le Grand Beylicat pourraient tenir face aux Rouges lorsque ces derniers auront procédés à la Confédéralisation et obtiendront leurs armes commandées à prix d’or. Risquant de faire de cette région pourtant si traditionaliste ou fascisante un nid à États communistes. Une menace sur le long terme qui pourrait peser sur le reste du continent tout entier ainsi que sur l’Eurysie de l’Est et ses régimes pour le moins… particuliers… Une menace qu’il faut à tout prix limiter, endiguer, voire briser. Mais néanmoins, nous avons aussi trouvé quelques solutions qui pourraient de rendre moins virulente l’avancée des États marxisants dans cette région du monde. Solutions qui se basent pour la plupart sur le Tsarat parlementaire Kardhaz, État venant de sortir d’une grave guerre civile et qui connaît de violentes tensions avec ses voisins communistes, se traduisant par des exercices aériens se déroulant à quelques kilomètres seulement de leurs frontières respectives. Nous considérons donc que de par son histoire récente et ses relations toutes particulières avec les idées marxistes que le Tsarat est un Atlas soutenant le poids des visées expansionnistes de la Confédération. Atlas qu’il convient d’aider et de soutenir sous peine de voir la région entière bousculer. Ce qui pourrait par ailleurs mettre en péril et le commerce mondial par une expansion de la Confédération Socialiste du Nazum en mers Blêmes et même une mise en péril du Bahama. Ainsi il a été recommandé :

- De mettre en place une série de bases militaires au Kardhaz pour dissuader les Rouges et dans le cas échéant de soutenir l’armée régulière tsariste pour qu’elle puisse efficacement défendre son territoire. Des troupes de conscrits pourraient éventuellement se charger d’opérations de maintien de l’ordre mineures.

- Etablir le dialogue avec les potentiels soutiens des régimes rouges à savoir le Grand Kah ou l’Estalie ainsi qu’avec la Bayvinie (1).

- Faire naître un espace de coopération, ou du moins de défense régionale tournée contre la Confédération Socialiste du Nazum et ses potentielles activités visant à répandre les révolutions « prolétaires » dans les régions. Cet axe devra avant tout être mené par les États de cette région, la Confédération Impériale ne devant qu’initier le rapprochement entre ces États. Même si malgré tout, cet objectif reste ambitieux, et probablement irréalisable, ne serait-ce qu’à cause de l’hétérogénéité des États pouvant y participer et des tensions qu’il pourrait y avoir en interne à cause des différences religieuses, culturelles ou politiques profondes entre les États.

- Etablir des « groupes de pensées » capables d’exploiter les tensions internes aux différentes républiques Socialistes qui ont été établies pour affaiblir la Confédération Socialiste du Nazum en cas de tensions prolongées avec le Tsarat Kardhaz.

- Assurer la protection des côtes et de la paix régionale en dissuadant les Rouges de toutes actions hostiles et en se coordonnant avec les autorités navales de la Grande République de Velsna.

Notes :

(1) : Bayvinie ; Terme utilisé en Antérinie pour désigner la République socialiste de Barvynie. Les raisons phonétiques et la simplification de la langue ayant altéré la prononciation et l’écriture première du terme.

(2) Mozranovien ; Terme simplifiant la prononciation du nom l’ethnie locale et utilisé en Antérinie. Le terme exact est Moznik ou Moznick.

(3) Lunudavie ; Terme francisant les territoires locaux en se basant sur la gentilé de leurs habitants (les Luandaves), les Marcinois utilisent le terme exact, se référer à leurs propre éthymologie ; plus proche des langues issue des Myènès parlées dans la région.

Indications importantes :

* Il circule des rumeurs selon lesquelles le gouvernement Mozranoviens aurait mis en place des camps de concentration pour y interner les opposants politiques, nous considérons ces rumeurs comme probables. Néanmoins, il est tout aussi probables que les Rouges du Zackmistan et d’Ouaine se débarrassent ainsi de leurs propres opposants, du fait du manque évident d’opposition au sein de leurs pays.
37580
Rapport sur la situation en Kabalie rouge.

Rapport commandité par le Ministère des Affaires Etrangères du Royaume de Marcine.

Dossier réservé uniquement au personnel concerné, à savoir aux Membres du Renseignement Confédéral, des Ministères des Affaires Etrangères des États Confédérés, aux Chargés des Affaires Militaires des États Confédérés, au Chargés de l’opération au sein des Ministères de l’Intérieur des États Confédérés et aux Directeurs du Troisième Bureau.

() Introduction.

Il y a quelques semaines le Califat Constitutionnel d’Azur a entamé plusieurs opérations militaires devant les côtes de l’ex-Cramoisie, protectorat, ou du moins dépendance indirecte de la Principauté de Carnavale. La raison de ces opérations militaires navales sont avant tout idéologiques plus que politiques. En effet, c’est au nom de raisons décoloniales que le Califat a mobilisé, d’après les renseignements fournis par nos aéronefs, une frégate (1) chargée de contrôler les flux maritimes en provenance et à destination de l’ex-Cramoisie. De ce fait, la République actionnariale a fait appel à plusieurs de ses alliés afaréens et paltoleuciens, notamment les Communes Unies du Grand Kah ainsi qu’il appelle à l’aide les États membres du Forum de Coopération de l’Afarée du Nord en considérant cette « mise sous blocus » comme comme une violation de la « Déclaration sur la Cramoisie » que le gouvernement Marcinois a signé au nom de l’Empire Confédéral Uni. Dans cette missive, nous étant adressée non par les autorités politiques lucéfériennes mais par les populations autochtones nomades, les Azuréens, ou du moins leurs méthodes, sont clairement mis dos à dos avec les agissements génocidaires carnavalais et la pluie de missiles balistiques qui avait réduit à néant le proto-État kabalien.

Si nous avons brièvement évoqué les raisons et les passions que succitent ce « blocus » nous devenons néanmoins adopter une approche plus globale. Si déjà le Kah fait appel à ses alliés, ses partenaires (en attestent les missives envoyées à la Couronne de Marcine) ce n’est certainement pas pour la Kabalie, il faudrait au contraire y voir une volonté de nuire à l’Azur en tentant de l’isoler diplomatiquement en profitant d’une contradiction théorique entre l’attachement au multilatéralisme que le Califat promeut et son intervention unilatérale qui serait accompagnée par l’Empire Islamique du Churaynn (l’implication de ce dernier restant à l’heure actuelle toujours vague, seule une déclaration officielle du Sadr, Yozidie Malsiento, récemment devenu chef d’État, annonce la mise en place d’opérations militaires contre l’entité cramoisiste). En plus de cela, nous devons aussi noter que derrière l’Azur, se trouve aussi le Pacte Afaréen de Sécurité, une plateforme internationale pan-afaréenne crée dans l’objectif de limiter les ingérences étrangères en Afarée. De ce fait, il est nécessaire de ne pas y voir un conflit opposant uniquement Cramoisie et l’Afarée, mais plutôt l’Azur et ses alliés contre le Kah et ses partenaires. Cette potentielle crise est une manifestation, un signe, un symptôme du nouveau rapport de force s’établissant entre le Kah et son rival Azuréen.

Ce rapport n’a pas uniquement vocation à présenter la situation actuelle en Cramoisie, mais au contraire à fixer une ligne politique et diplomatique claire pour le Royaume de Marcine qui doit s’inscrire sur le temps long. Il ne s’agira pas uniquement de défendre les agissements de la Kabalie luciférienne mais de se donner un cap clair ; de pouvoir savoir sur quel pied danser ; qui choisir entre le Kah (et le) le Forum de Coopération d’Afarée du Nord et le Pacte Afaréen de Sécurité. En effet, la ligne que nous nous apprêtons en franchir en prenant position contre ou en faveur de la Cramoisie nous forcera dorénavant à choisir un camp. Ce rapport qui aurait très bien pu s’intituler « Nouvelle donne géostratégique en Afarée et adaptations marcinoises » en prenant pour exemple, comme une illustration de ce rapport de force qui s’établit entre le Kah et l’Azur l’incident cramoisien.

Pour cette raison, nous dresserons dans un premier temps un portrait le plus nuancé possible de l’Afarée ; et surtout de la scène politique afaréenne. Dans cette optique nous nous attarderons très longuement sur l’émergence de l’Azur en tant que puissance régionale et politique majeure, incontournable, en détaillant ses altercations avec le Royaume de Marcine. Et ce tout en mettant en exergue la différence fondamentale qui existe entre le Kah et l’Azur, pourtant tout deux décolonialistes et d’une certaine manière « pan-afaréens ». Dans un autre temps, nous tâcherons d’essayer de prévoir les implications de chacun dans les évènements en Kabalie rouge et d’imaginer les principaux scénarios qui pourraient en découler, qu’ils se terminent de manière pacifique, ou non. Et enfin dans un dernier temps, nous établirons plusieurs recommandations à l’égard de la nouvelle position de Marcine et des conseils quant aux moyens à engager pour poursuivre une sortie de crise pacifique qui puisse convenir à aux intérêts antériniens et qui pourraient mener à une désescalade progressive avec l’accord des principales plateformes intergouvernementales d’Afarée du Nord.

I) De la situation géopolitique en Afarée.

L’Afarée change, c’est le cas de l’écrire. Alors que le continent s’était pendant très longtemps vu refuser une place dans le concert des nations ; ce n’était tout au plus qu’une simple scène sur laquelle s’illustrait les dictateurs sanguinaires en jupon et les clovaniens adeptes du salacot (note hrp : c’est le nom des casques coloniaux, comme celui de Tintin portait au Congo). Jamais en effet l’Afarée ne fut prise au sérieux par les grandes puissance ; tout au plus ses traditions folkloriques lui permettait de concourir aux concours culturels mondiaux. Et pour cause ! Ses puissances dominantes étaient souvent «endormies » ou du moins beaucoup trop concentrées sur leurs affaires intérieures ; le Banairah était devenu un géant, et pourtant personne ne connaissait réellement sa puissance… En atteste le cas du Gondo ou l’affaire diambéenne. En effet, dans le premier cas les Communes Unies du Grand Kah et la République Impériale Pétroléonienne de Clovanie étaient embourbées dans une guerre par procuration ; les deux puissances soutenant des camps armés opposés dans cette guerre civile sanglante marquée par les ingérences étrangères ; en atteste l’émergence de ce que l’on pourrait qualifier de « Clovafarée » ou de « Kafarée » ; le Gondo n’était rien d’autre qu’un morceau de viande que de deux chiens voulaient, qu’importe leurs opinions… Autre exemple symptomatique de cette invisibilisation de l’Afarée ; le génocide Diambéen ; peu d’État afaréens ont réellement pris des mesures coercitives visant à mettre au ban des nations la dictature de Moussa Diango. Au contraire d’ailleurs, ce fut Karty et Antrania qui durent entrer en guerre quasi-ouverte avec le gouvernement génocidaire.

Pourtant, cette apparente apathie, anesthésie, paralysie du continent sur la scène internationale fut très vite bousculée par l’énergie du Califat Constitutionnel d’Azur. Kubilay multiplia en effet les prises de position publiques, les alliances, les partenariats avec les meneurs, les figures du « Sud ». Entendez par là ce que l’on considère à tort comme la cinquième roue du carrosse ; le Tiers-Monde. Ainsi naquirent des accords universitaires, culturels et scientifiques avec la Troisième République du Jashuria (6e puissance mondiale) ainsi qu’une tournée platoleucienne a déjà établi le Califat comme un interlocuteur ouvert et fiable à l’échelle internationale, tout en lui attirant la sympathie des différents États du « Sud ». À cela, on devrait aussi ajouter les commandes d’armement massives entamées par le Califat azuréen ; en premier lieu pour le doter d’une flotte militaire tout à fait respectable en suivant l’Antique adage ; « qui vis pacem, para bellum ». Ce renforcement des capacités militaires, s’est encore une fois accompagnée d’une tournée diplomatique majeure en Afarée du nord, ainsi plusieurs accords pétroliers, économiques et politiques furent conclus avec les États frontaliers du Califat ; le Banairah, le Churaynn, l’Althaj. Encore une fois, l’objectif affiché était clair ; crée une situation géopolitique régionale stable pour mener à bien les politiques pan-afaréennes et décoloniales de l’État arabe.

Initialement, cette politique diplomatique active n’a pas mené à des confrontations avec les États ayant des Territoires d’Outre-Mer en Afarée, au contraire des relations étaient tout à fait cordiales entre le Califat et d’anciennes puissances coloniales ; en atteste le don de plusieurs sous-marins par la République Fédérale Zélandienne et la signature d’accords stratégiques entre les deux États. Seulement, elle a aussi mené à un « dévellopement de l’impérialisme azuréen en donnant au Califat les moyens de ses ambitions » (Louis Ezema, co-ministre confédéral de la Guerre). Permettant ainsi à l’État arabe de pouvoir imposer ses volontés, ou du moins d’essayer, aux petites puissances afaréennes ; ce sera notamment le cas de l’Ouwalinda avec la mise en place d’une opération navale multilatérale organisée par Agarchitadès ; cette dernière ne mobilisera pas moins de 45 vaisseaux de combats, dont plusieurs porte-avions ! Lors de cette opération navale à grande échelle qui employa des moyens disproportionnés tout en violant la souveraineté maritime d’États indépendants dans une ingérence flagrante ; la mobilisation de cette vaste flotte est avant tout due à la réponse ouwalindaise à l’agression de la République d’Antegrad lors de l’opération Diamant Bleu qui mena à la mort du dictateur en place. Lors de cet évènement, l’Azur a très clairement démontré sa capacité à mobiliser des moyens importants pour mener à bien ses ojectifs ; dans ce cas-ci une démonstration de force, et ce que nous considérons comme une « mise au pas » de l’Afarée subleucytaléenne. C’est d’ailleurs à cause de cette mise sous blocus que de vifs accrochages entre le Royaume de Marcine et le Califat eurent lieu, le second accusant le premier de se morfondre dans une « neutralité timorée ». dans une successions de maladresses qui laissèrent supposer le mépris du Califat pour les peuples d’Afarée du Sud.

Or, malgré tout, l’Azur a rempli une partie de ses objectifs ; la création d’une plateforme afaréenne poursuivant des objectifs anti-impérialistes et promouvant une décolonisation pacifique des territoires afaréens. C’est dans cette optique là que le Pacte Afaréen de Sécurité a été fondé ; en réaction à la formation de la colonie carnavalaise de Cramoisie qui fit des millions de morts et qui eut des conséquences catastrophiques sur le climat local, dues à une conquête se fondant sur un bombardement balistique systématique et permanent des territoires peuplés par les autochtones. Une stratégie humainement coûteuse ayant réveillé l’intégralité du continent ; le colonialisme eurysien est de retour. Ainsi, c’est pour cette raison que le Pacte Afaréen de Sécurité s’est progressivement formé et renforcé autour d’un noyau dur de membres plus ou moins impliqués et plus ou moins puissant. Car la première chose qui est frappante ; c’est l’immense déséquilibre politique ; l’Azur est la seule puissance membre du top 10 mais aussi la seule ayant dépassée les 1000 de Produit Intérieur Brut ; le P.A.S apparaît donc comme un outil d’influence azuréen plus qu’une véritable plateforme multilatérale, c’est d’ailleurs pour cette raison que la presse banairaise déconsidère volontiers cette dernière ; « incohérente » (c’est ici les mots de Contre-Enquêtes, une section de Politique et Avenir, quotidien géopolitique banairais) en raison des tristes sires, politiquement infréquentables (comme le Churaynn ou l’Antérie). Par ailleurs, il est extrêmement probable qu’au sein même du gouvernement banairais un sentiment de défiance se soit installé vis à vis du Pacte qui entre en concurrence directe avec le Forum de Coopération d’Afarée du Nord, sérieusement étrillé pour sa « perte de vitesse » (selon plusieurs experts d’AfareaAwakens, on ne devrait pas non s’étonner du fait que les élites azuréennes en pensent autant, en attestent l’absence quasi-permanente de communications entre les deux géants et les politiques de plus en plus unilatérales qu’Archigatadès mène…).

Au sein du Pacte Afaréen de Sécurité, plusieurs tendances se dessinent néanmoins malgré l’influence, pour ne pas dire la prédominance, que l’Azur exerce au sein même des institutions du P.A.S. En effet, une sorte de contrepoids s’est crée, non pas qu’il existe une opposition entre l’Azur et d’autres membres, mais plutot qu’une autre vision s’impose. En effet, alors que le Calife soutient une ligne dure, à l’instar du Churaynn, d’autres États priorisent au contraire le dialogue et la compréhension mutuelle ; ces derniers sont représenté par le Finnejouri, acteur secondaire à qui de récents évènements ont accordé un nouveau crédit, et surtout un grand prestige. En effet, durant la prise d’indépendance de la colonie afaréenne du Grammatika, le Finnejouri a réussi à mener quasiment seul les négociations tandis que Marcine, l’Antérie et le Churyann ont dirigé l’aspect militaire des opérations. De ce fait, non seulement le Finnejouri apparaît comme une figure régionale du décolonialisme aux côtés de la Coalition. C’est d’ailleurs en partie grâce à ce prestige que l’État en tire une certaine légitimité diplomatique et peut porter une voix préférant la compréhension mutuelle et la négociation plutot que le conflit ouvert. Cette voie rationnelle fait malheureusement illusion au sein du P.A.S, malgré les sanctions, la voie du conflit est priorisée par « l’axe Arabe ».

D’autre part, ce rapport resterait inexact s’il ne prenait pas en compte le poids déterminant que joue le Forum de Coopération d’Afarée du Nord, plateforme, pour ne pas dire institution régionale, qui joue encore aujourd’hui un rôle majeur. D’une part car elle a une légitimité historique que nul ne peut remettre en question ; l’Althaj et le Banairah sont les piliers du continent afaréen et des acteurs silencieux mais malgré tout influents qui ont réussi à établir un solide réseau diplomatique allant du Kah à l’Alguarena, de l’Alternative Libertaire à l’Organisation des Nations Commerçantes. Ces deux États furent pendant longtemps l’Alpha et l’Oméga du continent ; avoir leur accord pour opérer en Afarée était vital, pour ne pas dire nécessaire si l’on souhaitait que tout puisse se dérouler correctement. Encore aujourd’hui, ils conservent une excellente réputation ; et le F.C.A.N est à leur image, lisse, poli et fréquentable. Car le second avantage du Forum est bien entendu sa volonté affichée de promouvoir le dialogue, permettant ainsi à l’organisation de recevoir un soutien tacite de la communauté internationale ; plusieurs États partenaires du Forum sont des grandes puissances ; l’Empire du Nord, la Sérénissime de Fortuna et bien entendu le Grand Kah. Enfin, cette institution a le mérite d’avoir un ensemble d’Etats membres fréquentables ; le Banairah, l’Altajh et le Faravan, pour ne citer que les plus importants, sont des figures respectables, membres fondateurs de l’Organisation des Nations Démocratiques ou de l’Organisation des Nations Commerçantes ayant à cœur le respect des peuples et de leurs droits. Tandis que le Pacte Afaréen de Sécurité ratisse large, trop large. Le Churaynn est connu pour ses crises balistiques, l’Antérie pour son nettoyage ethnique dans ses provinces du Sud, le Gondo pour son gouvernement corrompu et l’Ouwalinda pour ses frasques… En clair, la respectabilité et la crédibilité sont du côté du Forum quand la folie, l’ignominie et l’abominable sont avec le Pacte.

Ainsi, il se dessine un dualisme persistant entre le Kah et ses alliés (le Banairah, l’Althaj ou l’Ouwalinda) et l’Azur ainsi que son clan (Churaynn, Antérie…) qui petit à petit structurera le continent. Pour l’heure en effet, les tensions restent latentes et les relations « excellentes » (selon l’ambassadrice azuréenne). Seulement déjà, on peut voir en cette rivalité la montée en puissance de deux impérialismes ; dans le sens où l’interventionnisme dans les affaires intérieures d’un État est légitimé et officialisé dans le but de soutenir un clan ou un groupe plus à même de garantir les intérêts d’une puissance extérieure. Le cas du Gondo est un exemple typique (les politiques kah tanaises sont tout à fait similaires aux ingérences clovaniennes) tandis que l’Ouwalinda, en plus d’être une démonstration de force azuréenne, est aussi une tentative de faire plier Ateh Olinga pour le forcer à suivre les intérêts diplomatiques azuréens. Et c’est avec cette lucidité là que l’on peut établir un schéma ; l’Azur et le Kah risquent d’entrer en confrontation sur le sujet kabalien. Non pas à cause de points de vue divergents, mais à cause de la montée en puissance d’un État qui entends devenir le nouveau « gendarme Afaréen », remplaçant ainsi Axis Mundi qui avait officié à cette fonction durant plusieurs années…

II) De l’impact du génocide kabalien et de ses conséquences sur l’Afarée.

Le génocide cramoisien est pour tout Afaréen un traumatisme. C’est à la fois le retour de l’Eurysie en tant que puissance coloniale et impériale qui fait plier avec fracas le nord ouest du continent. C’est aussi le massacre de plusieurs centaines de milliers de kabaliens, probablement des millions (aucune statistiques officielles n’ont été publiées par la République Actionnariale et les travaux des historiens restent grandement entravés par les retombées chimiques qui ont probablement détérioré l’état des corps). C’était une anihilation chimique voulue et organisée par la Principauté de Carnavale et par plusieurs grandes familles qui se sont par la suite partagées le gâteau, devrions-nous écrire la carcasse, kabalien. Ces grandes familles incarnent l’inhumanité carnavalaise dans toute sa sombre splendeur ; un cynisme affiché, une croyance aveugle en un fétichisme se rapprochant de la « Religion » et une volonté de domination raciale axée sur une présumée supériorité intellectuelle et morale carnavalaise. Ce sont au nom d’intérêts privés et sans réel prétexte que la Principauté a déchaîné les feux de l’Enfer sur la Kabalie orientale.

Par la suite, en accord avec le projet colonial plusieurs millions de Carnavalais s’installèrent et formèrent un Protectorat, une dépendance administrative de Carnavale. Ces derniers avaient plusieurs missions ; la première étant de « terminer le travail » ; l’éradication des dernières familles de Kabaliens au travers d’une famine minutieusement orchestrée et d’une élimination soigneusement préparée sur le terrain par des escadrons d’exécution chargés d’éliminer les groupes de résistance (et si possible les civils) comme le révèlent plusieurs articles (tant chez les médias coloniaux que chez les rédactions afaréennes). Ensuite, les colons devaient aussi rétablir de nouvelles infrastructures pour faciliter la colonisation tout en permettant de créer des villes habitables, tâche difficile au possible si l’on se souvient de la catastrophe écologique qu’a été ce génocide ; il a simplement saturé l’air de particules lourdes tout en ayant durablement contaminé les sols… Ainsi, plusieurs centaines de dômes et des kilomètres de chemins de fer furent petit à petit construits pour subvenir aux besoins premiers des populations carnavalaises. Par conséquent, et ce en toute logique, il y eut une croissance démographique inversée ; les colons connaissaient une évolution rapide (permise par des conditions de vie relativement adéquates) tandis que les Indigènes, les Kabaliens, voyaient leurs effectifs décroître de manière affolante ; aujourd’hui encore il y existe un véritable déséquilibre démographique. Plus de Neuf « Kabaliens du désert » sur dix sont Carnavalais.

Néanmoins, avec la progressive prise d’indépendance de la colonie vis à vis de sa Métropole, en grade partie facilitée par l’enlisement de la guerre O.N.D—Carnavale rendant cette dernière incapable de maintenir la pression sur une population en grande partie athée et anti-religieuse, il semblerait en effet que ce soient les Lucifériens qui réussirent à s’imposer au sein de la colonie avec la nomination d’un Pape Noir, un anti-Pape, à la tête de la colonie ; Monseigneur Petitpont, représentant de Satan. Petit à petit s’initie une transition politique ; nous passons d’un État raciste, conservateur et « catholique » (profondément marqué par les « divergences carnavalaises »… vis à vis de la Parole du Christ…) à une théocratie se voulant progressiste et luciférienne. Dès lors plusieurs changements idéologiques et politiques majeurs se firent. En premier lieu les autochtones cessèrent d’êtres persécutés et un sommet entre leurs représentants et le Pape noir eut lieu pour normaliser les relations entre les natifs et les colons ; en quelques sortes pour pousser ces derniers à réintégrer la vie politique et civile en levant les lois discriminatoires et en essayant de trouver un compromis, une sorte de nouveau contrat social entre les natifs et les envahisseurs et ce dans le but de faire émerger une nouvelle identité nationale ; mi-afaréenne et mi-eurysienne. Une sorte de bête immonde vivant sur un nouveau compromis censé faire tenir une nouvelle société.

Dès lors, à partir de ces nouvelles réformes, l’héritage des Kabaliens se fit de plus en plus important et des réformes politiques et structurelles majeures menèrent à une « nativisation » de la société. En premier lieu plusieurs changements de drapeaux eurent lieu, amenant à repenser les symboles après avoir détruit une partie des dogmes qui fondaient la société (le culte de la technologie et du progrès scientifique sont toujours les fondamentaux de la nouvelle Kabalie) et la nomination de chefs tribaux autochtones en tant que nouveaux chefs d’État pour marquer le virage inclusif de la société et du luciférisme présenté comme un progressisme social et politique. C’est en partie pour ces raisons que Balsilek Ishak fut nommé à la tête de l’État. Il incarne une sorte de « renouveau » pour la Kabalie ; il représente après tout une nouvelle génération (il est extrêmement jeune) qui a compris les avantages de la technologie sur le mode de vie nomade et qui a entamé une assimilation progressive aux nouveaux codes politiques et idéologiques carnavalais qui rejettent les comportements « arriérés » des autochtones et l’islam qu’ils pratiquaient. Ainsi, quoiqu’on en pense, la Kabalie est plus eurysienne qu’Afaréenne ; ce serait absurde et même ironique de ne pas le reconnaître. Les schémas de pensée, les conceptions, l’idéologie du régime est tout droit venu d’Eurysie… De ce fait l’État kabalien du Désert rouge est fondamentalement, essentiellement eurysien, malgré la progressive intégration des populations autochtones ou la nomination d’un Kabalien aux postes les plus stratégiques. C’est en cela qu’il est impossible de concilier l’Afarée avec ce nouvel État, cette excroissance de l’Eurysie sur le sol afaréen.

Néanmoins, face à cette « euryanisation » progressive, des mouvements visant à préserver les identités culturelles locales et certains tendent parfois à retrouver une Kabalie pré-génocide ; c’est de cette manière que des partis d’oppositions kabliens se sont progressivement formés. Le plus historique étant bien entendu le C.P.T ; Chasse, Piste et Tradition qui souhaite recouvrer la véritable Kabalie pré-coloniale. Malgré tout, deux partis s’imposent ; les Clans unis, poursuivant un objectif commun avec les Papes Noirs à savoir la poursuite d’une politique luciférienne et une assimilation plus poussée des autochtones, en quelque sorte la promotion du vivre-ensemble, entre colonisés victimes d’un génocide et les colons plus ou moins complices du génocide en question. L’autre parti, beaucoup plus connu à l’internationale et réputé pour son anticolonialisme est le P.C.K ; Parti Communiste Kabalien, dirigé par Baki Tabet. Ce dernier se fait le porte-parole, le représentant acharné du peuple kabalien. Force nous est donc de constater que selon plusieurs statistiques, dont nous ne remettrions pas en cause la véracité malgré certains… doutes, que la plupart des Kabaliens ne sont pas fondamentalement hostiles au régime : environ 50 % des Kabaliens sont favorables aux valeurs lucifériennes, tandis que 40 % soutiennent la République Actionnariale (voyez les sondages ci-dessous).



D’autre part enfin, il est à noter que la Cramoisie est une République actionnariale, c’est à dire que le dirigeant est un P.D.G-Protecteur nommé par des actionnaires. Les plus importants étant bien entendu les familles à l’origine de ce crime abominable ; en premier chef les Dalyoha. De ce fait, le processus démocratique est tout de même influencé par des volontés d’hommes d’affaire extrêmement puissants et influents. C’est d’ailleurs ces derniers qui dirigent la politique économique actuelle et la construction de plusieurs projets d’envergure ; le plus célèbre étant l’Eden rouge visant à recréer des conditions nécessaires à l’agriculture en serre et en la production d’une nourriture locale permettant à la R.A.D de s’émanciper de ses voies d’approvisionnement et d’obtenir son indépendance dans un secteur stratégique. Il est en effet nécessaire de considérer que la R.A.D se prépare à la guerre et que de ce fait elle a tout intérêt à être autosuffisante. C’est dans cette optique que travaille par ailleurs les grands actionnaires qui, en développant la République, veille à leurs intérêts ; comme les Dalyoha qui contrôlent la quasi-intégralité du secteur scientifique cramoisien.

Néanmoins, il est fort probable que l’ouverture cramoisienne aux populations natives est en grande partie due aux pressions extérieures plus qu’à une réelle volonté de mettre en place une politique de pardon et d’inclusivité. En effet, dès les premières bombes, le monde s’est unanimement levé contre ce génocide et cette colonisation à grande échelle. Et la quasi intégralité des grandes puissances condamnèrent le génocide et une partie seulement signa la Déclaration Commune sur la Cramoisie initiée par le Pacte Afaréen de Sécurité, et l’Azur. C’est probablement à cause de la menace d’une invasion que l’« entité cramoisiste », ou du moins ses élites, a entamé un virage progressiste et ouvert aux natifs, leur permettant de se présenter comme des interlocuteurs rationnels, débarassés, en apparence du moins, du suprémacisme carnavalais. Rendant ainsi légitime leurs volontés de s’intégrer au continent afaréen (la nomination de Balsilek Ishak vise justement à donner un aspect plus « afaréen » à la République du Désert rouge). Et au fond, tout le débat vient de là ; d’un côté les plus radicaux du Pacte Afaréen de Sécurité refusent catégoriquement la normalisation de l’État technophile tandis que d’autres acteurs régionaux comme le Forum de Coopération d’Afarée du Nord, considèrent qu’il est dorénavant impossible de revenir en arrière et qu’il est nécessaire d’entamer un processus de normalisation des relations avec l’entité cramoisiste. C’est là tout le cœur du sujet et l’origine de nombreuses dissensions trouvant leurs sources dans ces deux façons d’aborder la question.

Dans un premier temps étudions d’abord les conséquences de ce génocide à l’échelle continentale. La réaction première qui a suivi l’éradication de millions de Kabaliens c’est bien entendu la formation de la République Unie des Peuples et des Clans de la Kabalie de l’Ouest et de l’Est qui est un État tout à fait nouveau issu de l’unité forcée des principaux clans kabaliens dans l’optique de défendre leur mode de vie mais aussi et surtout leurs vies avec l’émergence d’institutions plus à même de les représenter. La R.U.P.K malgré tout reste une institution fragile, ayant récemment connue une crise institutionnelle à l’économie stagnante et à l’armée faible, seulement quelques chars et quelques canons ; pas de quoi mener des opérations militaires à grande échelle. D’autre part, cet État d’Afarée occidentale cherche aussi à se revendiquer comme légitime propriétaire de la Kabalie orientale, la R.A.D, et le bloc azuréen reconnaît de fait ces prétentions lors de multiples déclarations publiques ; le Ministre des Affaires Etrangères azuréen, ancien Cheik kabalien, Amastan Ag Amenay a publiquement apporté son soutien aux revendications de la Kabalie occidentale lors d’une entrevue avec le Shargat, organe de presse progressiste azuréen.

Bien entendu, ce soutien n’est pas si surprenant ; tout le monde le sait, l’Azur a toujours prôné la méthode maximaliste ; l’expulsion des colons. Dans un premier temps, elle avait proposé le plan M pour Magnanime, un vaste projet futuriste visant à permettre aux Carnavalais de quitter la colonie sans heurts continentaux… en émigrant sur Mars… Et durant plusieurs mois, des travaux furent entamés par la Cramoisie pour atteindre cet objectif délirant ! Et bien entendu, à chaque fois les relations entre les deux États se basaient plus sur un rapport de force entre le P.A.S et Cramoisie que sur une collaboration cordiale et amicale. Finalement, lorsque tout le monde s’est enfin rendu compte que ce projet ne pouvait pas marcher pour des raisons de faisabilité évidentes (les meneurs de la Course à l’espace arrivent à peine à envoyer des satellites, alors essayer d’établir des colonies martiennes relève de la folie…), le Calife a finalement décidé d’opter pour le plan R comme Ragnarök. L’objectif est simple, expulser manu militari les colons par tout les moyens possibles et imaginables. Et notamment en utilisant la force armée, chose qui a récemment été faite avec l’envoi de deux pilotes azuréens en mission suicide, qui furent tout naturellement abattus par la chasse locale. Aujourd’hui, dans ce conflit armé qui prends des airs de guerre indirecte, l’Azur est passée au stade supérieur avec l’envoi de plusieurs navires de surface bloquer les ports cramoisiens, une action qui vise à bloquer les importations de composantes stratégiques qui pourraient s’avérer vitale à l’industrie de guerre de la R.A.D.

Et avec l’Azur c’est tout son « clan » qui s’est levé ; d’abord et avant tout ses alliés de longue date, le Churaynn et l’Antérie. Ces deux États sont les plus fidèles soutien du Califat, à la fois par proximité idéologique (États relativement autoritaires, musulmans et conservateurs) mais aussi car l’Azur est certainement leur seul véritable partenaire. En effet, l’Antérie est relativement isolée sur la scène internationale en raison de l’éthnicide en cours dans ses provinces du Sud tandis que le Churaynn jouit d’une influence marginale causée par sa sulfureuse réputation. Nous connaissons tous le Sadr pour ses messages vocaux et ses folies balistiques. Ce dernier a par ailleurs quasiment déclaré la guerre à la R.A.D dans un bref discours ; il est dorénavant évident que malgré les efforts de l’aile modérée un conflit ouvert entre les alliés de l’Azur et la R.A.D se prépare. Force nous est de constaté que si aucune troupes n’ont été déplacées pour l’instant, il est extrêmement probable que des échanges de tirs auront lieu entre Salem Aleykoum et Walemir. En atteste la récente déclaration de l’état d’urgence étant parue dans la presse churaynne. D’autre part, les propos du ministre des affaires étrangères azuréens restent sans ambiguïté aucune ; « il faut se préparer à la guerre comme si c’était une certitude ! »

Cette logique de confrontation, de plus en plus brutale, qui commence déjà à prendre des formes concrètes ; la violation de l’espace aérien cramoisiste et l’escarmouche qui coûta la vie à deux pilotes azuréens, la mise sous blocus progressive du territoire… Et cette dernière menace déjà les efforts de paix ayant été initiés entre les partisans de la modération et la R.A.D. Ces tentatives de desescalade visant à l’intégration progressive de Cramoisie dans le concert afaréen sont défendues par le Forum de Coopération d’Afarée du Nord ainsi que par les modérés du P.A.S ayant tout intérêt à ce que la paix règne dans la région, comme le Royaume de Finnejouri. Ces négociations concernent en premier lieu le désarmement de l’entité, les conditions d’existence des natifs et la stabilisation du régime, ébranlé par l’assassinat de Petitpont. Naturellement, cette vision est soutenue à distance par Axis Mundi, qui se range du côté de ses partenaires stratégiques historiques.

III) de la position à adopter pour le Royaume de Marcine, ses intérêts et ses objectifs.

Ainsi, nous le constatons, l’opposition entre le Kah et l’Azur n’est jamais loin, et ces derniers ont tout naturellement tendance à soutenir leurs partenaires, voire leurs outils d’influence. En revanche, Marcine se retrouve dans une délicate situation ; nous nous sommes engagés à appliquer la déclaration sur la Cramoisie et il est évident que nous ne pouvons nous dédire ; notre honneur est en jeu. Seulement jamais nous n’aurions pu imaginer que cette déclaration se retournerait contre ceux qui la rédigèrent… Et nous savons tous à quel point il est difficile de nous opposer frontalement à l’Azur, et même au P.A.S. D’abord parce que notre position est fragile, ensuite car nous avons de bonnes relations avec certains membres du Pacte, comme le Churaynn, chez qui nos entreprises ont investi pas moins de 40 millions de talents d’or (soit quarante milliards de talents ! Rendez-vous compte d’un tel investissement) ou l’Antérie, avec qui nous avons menés des opérations navales conjointes dans l’optique de décoloniser l’Afarée Centrale Grammaflusteinoise. De ce fait, il est pour nous impensable de nous brouiller avec des États qui sont pour nous des partenaires plus que des ennemis ou des rivaux. Nous voilà donc dans une difficile posture d’équilibriste ; nous sommes tiraillés par nos engagements et de l’autre par des intérêts. Mais il est si facile de faire cette opposition ; car avec Cramoisie, c’est aussi le Kah qu’il faut prendre en compte (c’est d’ailleurs pour cette raison que Marcine est sommée de se prononcer sur le sujet, sinon nous nous serions contentés de considérer la missive de Baki Tabet comme une lettre morte).

Dès lors, que faire ? Nous ne saurions choisir entre le Kah, le F.C.A.N et l’Afarée ; nous ne pouvons pas risquer de clairement nous afficher d’un camps ou de l’autre ; car rappelons-nous qu’il ne s’agit pas de défendre l’Ouwalinda, mais un État à tendances coloniales s’étant bâti sur un génocide. Et ça c’est impensable, c’est même disqualifiant ; notre réputation, toujours remise en question, ne s’en remettrait jamais. Mais d’un autre côté, le Kah a affiché sa volonté de nous soutenir si nous entrions en guerre contre le B.N.E lors du blocus du Grammatika, le Kah a apporté son soutien aux opérations antériniennes en Leucytalée sur nos recommandations. Dès lors, nous ne pouvons pas nous permettre d’essayer de faire l’autruche, ou pire d’essayer d’adopter une politique ambivalente, un « un peu des deux », de jouer sur les deux tableaux. Il est simplement impossible de se sortir de ce dilemme cornéllien ; et il faut pour ce faire commencer à peser le pour et les contres ; de choisir notre camps.

Que l’on soit clair, l’Azur a refusé l’amitié marcinoise en envoyant balader ses diplomates et en l’insultant. Un tel affront ne sera réparé que lorsque le Royaume aura obtenu des excuses diplomatiques et qu’il sera pleinement reconnu comme une composante autonome, voire souveraine, de la Confédération. Et non plus comme une colonie, un protectorat ou que sais-je encore… De ce fait nous ne pouvons tout de même pas nous permettre d’entrer en confrontation, en dissidence, pour cette simple raison. En revanche, rien ne nous empêche d’aller à contresens des intérêts ou des positions du Califat ; il est pour nous hors de question d’essayer de nous montrer conciliant avec un État qui nous a insulté. Bien entendu, quoiqu’il advienne, nous devons conserver une attitude constructive et rappeler que Marcine reste ouverte à un dialogue sincère, sans ambiguïtés, sans langue de bois et sans manipulations. Nous devons essayer d’être un simple espace de dialogue, inutile de chercher à trop s’ingérer dans cette affaire lorsque nous savons que l’on ne peut qu’y perdre des plumes. Car au final, nous savons pertinemment que s’il y aura un conflit, ce sera à cause d’une rivalité azuro-kah tanaise qui aurait débordé pour devenir une guerre par procuration entre deux puissances montantes.

Et en cela, nous n’avons absolument aucun intérêt à voir l’Afarée occidentale s’enflammer. D’une part car cela risquerait de menacer le commerce leucytaléen ; une partie de nos exportations sont des produits tropicaux à destination de Karty tandis que les flux commerciaux du Bahama passent nécessairement par le détroit de Théodosine pour rejoindre les ports de Saint-Jean-de-Luz… Ainsi, personne au sein de la Confédération n’a intérêt à voir la situation dégénérer. Et Marcine plus que tout autre. Car comme tout le monde le sait, un conflit à grande échelle est aussi une déstabilisation générale du continent, ou du moins d’une vaste région. Et il est hors de question d’imaginer que l’Afarée occidentale puisse s’enflammer, d’une part car cela risquerait de perturber le continent tout entier en raison des réfugiés, des fuite de capitaux, des bandes de mercenaire errantes qui pourraient mener à une montée en puissance de ce conflit qui pourrait même toucher le sud de l’Afarée, déjà engagée dans des guerres civiles intestines sur sa péninsule occidentale.

Ainsi il est plus que nécessaire de maintenir la paix, ou du moins d’encourager à la paix en Afarée occidentale, ne serait-ce que pour des raisons morales. Mais alors comment faire ? Il faudrait dans un premier temps fixer des objectifs clairs et précis ; on ne peut envisager une prise de position allant complètement dans le sens de la République du Désert Rouge ; ce serait simplement suicidaire en plus d’être une insulte au continent Afaréen et une isolation totale du Royaume. Ces dernières doivent être claires ; sans cela il est impossible de pouvoir prendre position sans passer pour une groupie de la faction radicale du P.A.S ou pour un mollasson laissant ses intérêts propres le guider. Nos revendications doivent êtres sans concessions et mettre en priorité l’accent sur les populations autochtones ; mettre en place des programmes de protection culturelle et réclamer l’arrestation et le jugement des personnalités coupables de ces crimes. La justice est primordiale dans cette affaire, tant pour les Kabaliens que pour les Afaréens.

À mon sens en effet, il est impensable d’imaginer une intégration de la Kabalie orientale dans le concert afaréen sans un véritable travail de justice et sans politiques mémorielles destinées à permettre à la société de se remettre d’un évènement aussi traumatique. Car les sondages que nous avons précédemment affichés sont très probablement truqués ; seulement 30 % des Kabaliens se disent « contres » la Principauté de Carnavale, à l’origine du génocide de leur peuple… Cela reviendrait à dire que 60 % des Musulmans du Diambée soutiennent activement la politique de Moussa Diango qui préparait tout de même un génocide à leur encontre… Difficile en vérité de ne pas y voir une certaine manipulation des résultats pour donner une certaine image des autochtones…. De ce fait, c’est sur ce terrain que notre diplomatie devrait s’investir ; nous devons à tout prix promouvoir un travail de mémoire et la mise en place d’institutions judiciaires que devront traduire en justice les responsables des escadrons d’élimination et les dirigeants des entreprises ayant mis en place la première phase du génocide.

Enfin, nous devons prendre conscience de notre isolement à l’échelle continentale ; Marcine n’a pour allié que le Kah et le Banairah, des puissances vieillissantes en recul. De ce fait, nous devons aussi nous rapprocher de puissances montantes, jeunes et dynamiques, et pour l’heure il est nécessaire d’approcher le Finnejouri, l’un des rares membres du Pacte qui adopte une politique lucide vis à vis de Cramoisie ; il est impossible d’expulser Quatre millions de personnes et de laisser les infrastructures construites à l’abandon. Le rêve de voir une nouvelle kabalie indépendante ayant retrouvé ses rites précoloniaux n’est rien d’autre qu’une utopie. Les impacts écologiques et démographiques sont trop grands pour que l’on puisse décider, arbitrairement, d’expulser ceux qui sont en capacité de maintenir (artificiellement) en vie la Cramoisie et les quelques centaines de milliers de kabaliens qui y vivent. Si les Carnvalais se retirent, c’est les Kabaliens eux-mêmes qui seront obligés de partir rejoindre la R.U.P.K. Car que l’on soit clair ; ce ne sont pas des nomades qui pourraient maîtriser des technologies de pointe ultra-complexes d’origine étrangère. Ceci n’est pas un a priori, mais un simple constat ; on ne passe pas du chameau à l’accélérateur de particule en quelques semaines. S’acclimater à une telle technologie, s’approprier ce patrimoine nécessaire à la survie dans un endroit aussi hostile, nécessite du temps. Beaucoup de temps. Probablement des décennies, peut-être même plus.

De notre côté, nous devons saisir cette opportunité pour nous impliquer dans les Affaires afaréennes ; Désiré Floubou a fait un excellent travail en Afarée Centrale, il faudrait peut-être envisager de le pencher sur certains dossiers stratégiques comme le Moranza ou l’Ëdango ; nous devons devenir un arbitre régional et cultiver dès maintenant une position simple ; celui du garant de la paix et du dialogue. C’est pour cette raison que nous sommes obligés de prendre dorénavant position sur tout ces sujets ; c’est une question stratégique majeure qui pourrait nous permettre de renforcer notre influence et de nous imposer comme un acteur régional incontournable. En ce sens, il faut néanmoins veiller à ne pas froisser nos alliés ; le Kah notamment. Il faut aussi éviter de recourir à la force militaire, ou du moins de ne l’utiliser que pour escorter des missions haumanitaires ou s’interposer entre deux camps pour éviter des batailles sanglantes ou des bain de sang une fois des villes clés prises. En clair nous devons devenir le garant de la Paix et entamer une politique diplomatique plus active ; nous devons nous imposer dans le sous-continent et marqué notre présence.

() Conclusion.

La question qui oppose à l’heure actuelle l’Azur est la République du Désert Rouge doit être comprise dans un ensemble plus grand ; dans une sourde opposition entre Axis-Mundi et ses alliés Afaréens contre Agarchitadès et les radicaux du P.A.S. C’est de cette manière là qu’il faut voir les choses. En conséquence, cette contradiction entre deux points de vue opposés (et en partie motivés par une rivalité politique latente) rends l’Afarée incapable de donner une réponse claire et implacapable à Cramoisie ; cette dernière est la pomme de la discorde qui oppose deux visions de l’Afarée. De notre côté, nous devons tâchés de trouver une sortie pacifique et éviter à tout prix l’escalade ; les capacités balistiques azuréennes ne doivent en aucune manière être utilisées contre la R.A.D, ne serait-ce que pour préserver les civils (et surtout les nomades qui pourraient plus pâtir de ces échanges balistiques qu’en profiter pour créer un nouvel État kabalien). Notre seul et unique but pour sortir de cette impasse est de trouver une posture afaréenne cohérente ; qui puisse servir un certain compromis entre les adeptes de la manière forte et les sensés qui voient en la diplomatie la seule sortie possible, et surtout essayer de trouver une solution structurée et cohérente à l’échelle continentale ; un compromis général.

Seulement nous nous en doutons, il est si facile de présenter les choses sous cet angle ; mais il est à mon avis certain que des tentatives pour trouver une solution continentale ont déjà eu lieu. En cela il faut donc nous résoudre à tenter notre chance. Si malheureusement c’est un échec, il faudra alors se ranger du côté de nos partenaires ; le Kah, le Banairah, le F.C.A.N et d’adopter des mesures fermes vis à vis de la politique azuréenne qui viole et les traités signés par l’État arabe, mais aussi et surtout qui vient s’immiscer dans les plates bandes du Forum en balayant du pied les efforts accomplis par l’Althaj et ses partenaires. Pour l’heure, seule des sanctions économiques devraient êtres envisager si les efforts diplomatiques du Royaume n’aboutissent pas. Il est bien entendu hors de question d’envisager ne serait-ce qu’une seule seconde que la Confédération mobiliserait sa flotte pour les beaux yeux d’Ishak.
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