26/03/2016
20:03:45
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[Akaltie-Malisto] Entre natifs, faut bien coopérer !

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Une journée à la météo plutôt mitigée, à Kintan, la capitale akaltienne. Le Palais ministériel de la grand-place
La Première ministre et nouvellement impératrice Itotia Neztli attend avec impatience l'entrée de la délégation malistaise dans la salle, tout en relisant la liste des sujets qu'elle a à aborder avec.
Il y avait comme souvent la coopération universitaire et culturelle, qui était absolument indispensable entre deux États natifs de bonne influence culturelle tels que le Malisto et l'Akaltie. Celle-ci était notée juste au-dessus d'un sujet plus sensible, celui de San Èremos, colonie zhonguaise sur la côte paltoterrane, que l'impératrice comptait bien rendre aux natifs locaux.
Les propositions de renforcement des liens logistiques entre les deux pays, par la création de nouvelles lignes de ferrys et aériennes figuraient également dans la liste, au côté de la proposition d'implantation de quelques grandes firmes akaltiennes dans la république malistaise. Elle n'avait cependant pas fini de relire la liste que les malistais entrèrent...


La cour du Palais ministériel de Kintan.
La cour du Palais ministériel de Kintan.
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Illuminé par les quelques rayons de Soleil que les nuages akaltiens laissent passé, Sorik Jandor président de la République du Malisto fit son entrée dans le Palais ministériel de la grand-place. En se dirigeant vers la Première ministre Itotia Neztli, il ressentit une envie de coopération dans le regard et l'attitude de la nouvelle impératrice.

Avant toute chose, je souhaitais vous remercier pour l'accueil qui m'a été réservé ainsi que l'initiative prise. Je suis impatient à l'idée de débuter cette conversation.

Il prit soin de serrer et de saluer Itotia Neztli ainsi que tous les représentants akaltiens présents, avant de suivre l'impératrice.
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Itotia Neztli :

Je vous en prie, cela est tout naturel. Nous ne pouvions pas, en tant que pays natifs de Paltoleucie, et en tant qu'États-membres d'une même zone monétaire, continuer en s'ignorant l'un et l'autre. Enfin, nous ne nous ignorions pas, mais il y avait un manque flagrant de communication et donc de coopération entre nos gouvernements. Comme nous l'avons déjà dit, il faut y mettre un terme au plus vite en discutant de ce que l'Akaltie et le Malisto peuvent faire à deux.

Pour commencer simplement, j'estime déjà que la première chose à faire pour deux États souhaitant se rapprocher est de rapprocher leurs peuples. Pour ceci, bien que nous soyons géographiquement plutôt éloignés et en tous cas pas directement frontaliers, nous pouvons créer des moyens logistiques plus accessibles à nos concitoyens. Quelques lignes aériennes directes reliant nos principaux aéroports seraient fort utiles pour commencer. Du côté de l'Akaltie, des vols au départ de Kintan, Tikalan, Kahitz et surtout Yaxten, la capitale de notre province archipélagique de l'Océan Carmin, sont les choix les plus judicieux selon moi. Au passage, bien que je ne sois pas réellement la représentante de ces pays, peut-être que faire de même avec les Républiques Etznabistes, l'Anaistésie, l'Uuqtinut et la cité-État de la Nouvelle-Kintan pourra plaire à tout le monde. Ces pays sont natifs de Paltoleucie également (à l'exception de l'Anaistésie qui est située à la limite entre les océans Carmin et des Perles), aussi leurs gouvernements seront enjoués à l'idée d'avoir plus de liens avec une aussi grande nation native.
Je laisserai évidemment à vos soins de nous communiquer une sélection de métropoles malistaises.
Des ferrys également sont à mettre en place, et les cités portuaires de Kintan, Tikalan et Yaxten seront prêtes à accueillir des navires en provenance du Malisto si l'idée vous convient.

Un autre sujet important pour le rapprochement de nos nations est bien évidemment la culture. Nous devons inciter les étudiants de deux pays à partir découvrir l'étranger, c'est pourquoi des partenariats entre les grandes écoles akaltiennes et celle du Malisto doivent être mis en place au plus vite.

Y a plus le Zhōnguaï 😐Ensuite, même si cela donne sans doute moins envie de l'aborder que de belles perspectives de rapprochement, il nous paraît tout de même primordial de parler du port zhōnguais de San Eremos. Même si des rapprochements se font actuellement entre le Zhōnguaï et le Chandekolza, l'un de nos protectorats, l'Akaltie ne voit pas d'un bon œil la présence de ce régime à l'air peu démocratique sur le sol paltoterran. Bien que leurs services diplomatiques nous assurent qu'ils n'administrent qu'une zone réduite autour du port, les statistiques internationales nous indiquent au contraire que les zhōnguais contrôlent un territoire de plus de cinq mille kilomètres carrés. Vous comprendrez donc que nous voulions nous assurer de la souveraineté malistaise sur ces quelques centaines de milliers d'hectares, puisque vous êtes les mieux placés pour nous l'indiquer.
Et je réserve quelques autres propositions pour la suite de l'entrevue, puisqu'il y a déjà largement matière à débattre.
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Sorik Jandor

L'idée de devoir rapprocher nos peuples pour nouer de nouveaux liens me semble être un très bon plan. Votre proposition, concernant la promotion ainsi que la facilitation des transports et voyages entre nos différentes villes majeures, doit être l'un des piliers de notre coopération. Les villes de Palara, Molowdi, Arap-Bota, Yopcha et Bolrest sont, je le pense les villes les plus aptes et susceptibles de trouver un fort avantage à avoir des connexions aériennes avec vos métropoles. Les liaisons supplémentaires dont vous m'avez parlé avec notamment les République Etznabistes, l'Anaistésie, l'Uuqtinut et la cité-État de la Nouvelle-Kintan pourront je l'espère voire le jour si les premiers retours des nouvelles lignes de transports entre les métropoles akaltiennes et malistaises sont positifs.

En ce qui concerne le transport maritime, les ports de Bolrest et de Molowdi peuvent également recevoir des navires en provenance d'Akaltie. Je vous rejoins sur le fait que des lignes de ferry peuvent être mises en place. Un commerce maritime peut être envisagé. Il faut encore nous mettre d'accord sur quelle importance et quel rôle ces trajets maritimes peuvent avoir pour qu'ils soient bénéfiques dans les deux sens.

Le principe de partenariats entre les grandes écoles akaltiennes et malistaises me réjouit. Je pense même que des systèmes de correspondance entre les écoles primaires, collèges et lycée pourrait rapprocher nos jeunesses qui sont l'avenir de nos nations. Les apprentissages de certains faits historiques, culturels, géographiques sur chacune de nos nations respectives peuvent aussi être un moyen d'ouvrir les esprits des plus jeunes et de développer leurs connaissances générales.

Enfin sur le point critique qu'est le port zhōnguais, leur présence sur les terres paltoterannes et à nos frontières ne nous posent pas tant de problème. Néanmoins, il est vrai que le régime employé de l'autre côté de nos frontières n'est non plus vu d'un bon œil ainsi que l'occupation excessive commence à poser certains problèmes surtout pour les petits villages côtiers aux alentours de la petite cité. Je vous suis reconnaissant de la préoccupation que vous portez quant à notre souveraineté. Je pense dans un premier temps essayer de régler les petits accrocs en ayant une discussion avec les représentants de la République populaire du Zhōnguaï.
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Itotia Neztli :

Je ne doute pas du fait que ces lignes seront complètement bénéfiques aux deux côtés une fois mises en place. L'Akaltie forme la pointe sud de l'Aleucie (du moins de l'Aleucie orientale, puisque la péninsule d'Occizyan descend plus au sud), et est donc un point de passage privilégié pour les flux de marchandises. Grâce à nos nombreuses autoroutes et surtout nos voies de chemins de fer, le fret en provenance des pays plus au nord peut descendre rapidement jusqu'aux ports de Kintan, Kahitz et Yaxhamut (?), et de là être embarqué en direction du Paltoterra.
Notre principal -et pratiquement seul- partenaire sur ce domaine est pour le moment le Grand Kah. Avec ces nouvelles lignes directes jusqu'au Malisto, le réseau s'en trouvera ainsi renforcé et profitera à toujours plus de villes côtières.
D'ailleurs, les échanges directs Akaltie-Malisto seront d'autant plus valorisés par rapport à d'autres grâce à la monnaie commune que nous partageons depuis des années, l'Ima. Certes, ce sont plutôt les flux monétaires qui sont simplifiés par ce dispositif, mais cela ne peut qu'encourager les autres échanges commerciaux, et ne risque en tous cas pas de les freiner.

Oui, c'est une très bonne idée. Nous devons concrètement aider les élèves des deux nations à aller passer une partie de leurs études dans l'autre. Un organisme dédié devrait être mis en place selon moi, notamment pour mettre en place le lien entre les établissements, mais également pour financer les foyers les plus modestes dans cette démarche. La découverte d'une autre culture doit être un droit et non une option réservée à quelques uns.
Au passage, je crois qu'il n'y a pas encore de lycées akaltiens [HRP : comme les Lycées français un peu partout dans le monde] implantés au Malisto. Serait-il possible de remédier à cela selon vous ? L'installation d'un ou deux serait très profitable aux malistais qui souhaitent se rapprocher de la culture akaltienne.

Il y a aussi quelque chose d'autre que nous pouvons faire pour faciliter les relations : installer des câbles sous-marins qui permettraient aux opérateurs akaltiens et malistais de faire communiquer leurs réseaux, notamment internet. Pour ce faire, je me permets de vous recommander la compagnie akaltienne PaltoleucieNet qui tente depuis quelques années de relier toute le continent par ses câbles. Les États-membres de l'ASEA, et plusieurs alliés de l'Akaltie sont déjà intégrés au réseau, ce qui le rend des plus attractifs. A ma connaissance, il n'y a pour le moment pas d'internet plus développés que celui-ci (en nombre de pays reliés j'entends).
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