Le Logo de la Croix Bleue, inspirée du symbole astrologique Sagittaire. Culturellement, cet astre représente la santé et la bonne forme en Antares
✚Sommaire✚
✚Aperçu
✚Histoire
✚Postes
✚Parcours d'un Patient
✚Trivia
✚Aperçu✚
La Croix Bleue antarienne est le seul et premier service de santé en Antares. L'organisation dépend de l'Etat, et gère tout ce qui touche à la santé, le secourisme et les urgences. L'accès à la Croix Bleue est 100% remboursé par l'Etat, et est l'un des plus performants d'Eurysie. Avec une histoire riche en détails et curiosités historiques, c'est l'un des départements les mieux connus et des plus appréciés d'Antares et de sa population, qui n'a jamais failli à son devoir de secourir, de guérir et d'abriter ceux en difficulté.
✚Histoire✚
En 1860, il n'existait pas de services de santé à proprement parler en Antares. Les premiers hôpitaux ne furent pas encore créés, le seul équivalent étaient ce qu'on appelait à l'époque les Respiratoires. Ces établissements étaient les premiers prototypes de lieux de traitement de maladies, mais ils n'avaient pas beaucoup d'impact sur la santé publique. En effet, les Respiratoires étaient bien souvent des maisons d'hôte ou des petites thermes faites pour accueillir tous les patients de problèmes pulmonaires comme la tuberculose, la grippe ou même parfois des intoxications à cause de poussières inhalés par des mineurs lors de leurs excavations quotidiennes. Ces salles respiratoires permettaient aux patients de se rétablir et souvent inhaler de l'air pur de campagne ou de vapeur d'eau comparée à l'air des villes industrielles ou des sites de minage. Peu à peu, vers la fin de l'an 1870, les Respiratoires devinrent ce qu'on appelait des Quarantaines, ou plus précisément des endroits où l'on exilait les malades pour éviter les contagions. À l'époque, ceux qui tenaient une salle de Quarantaine étaient souvent des mères de familles qui venaient porter secours à d'autres individus, parfois en les hébergeant directement chez eux. Cela augmentait drastiquement les risques de contagion, et paradoxalement les Quarantaines furent le berceau de ce qu'on appela plus tard la Grippe Antarienne. À l'époque, il était difficile de déterminer ce qui pouvait être contagieux et ce qui ne l'était pas, et plusieurs personnes furent malencontreusement envoyés dans les salles de Quarantaine souvent à cause d'une consommation de tabac excessive dont les symptômes ressemblaient à une terrible maladie pulmonaire. Entre 1870 et 1890, les premières Infirmeries commencent à apparaitre sur tout le territoire antarien, surtout dans les zones industrielles ou les sites de minage. Comparés aux salles de Quarantaine ou les Repsiratoires, ces lieux étaient désormais professionnels, on n'hébergeait plus les malades chez soi mais dans un établissement à part avec des infirmiers et infirmières à temps plein ou partiel. Grâce aux premières initiatives du gouvernement sur la santé, le métier de soignant fut très rapidement considéré comme noble et le pays n'eut pas de mal à trouver une large quantité de personnel médical pour remplir les nouvelles Infirmeries. La nouveauté de ces lieux comparés aux Respiratoires étaient aussi le traitement d'autres pathologies, souvent physiques. En effet, les établissements précédents se concentraient uniquement sur les maladies pulmonaires, la toux était le seul symptôme qui pouvait indiquer que quelqu'un était réellement malade dans la pensée antarienne. Ce système de déduction arriéré fut abandonné après de multiples découvertes sur des fièvres ou des virus qui pouvaient causer par exemple des vomissements qui étaient considérés à l'époque comme signes d'une mauvaise alimentation ou un effort excessif. Les premières Infirmeries traitaient maintenant les douleurs physiques, autrement dit les blessures comme des fractures, des déchirures, des os cassés ou déboités et même des amputations. Ce fut un vrai tournant dans l'hygiène publique car ce genre d'intervention sur les douleurs physiques étaient auparavant opérés sur place au moment de la blessure par des ingénieurs ou du personnel souvent moyennement qualifié pour poser une attelle ou remettre une épaule déboitée. Maintenant, les douleurs ainsi que les maladies étaient traités dans un cadre professionnel soucieux de l'hygiène. C'est aussi à cette période que les premières filières de médecine furent crées, les masques hygiéniques et les gants furent imposés comme des standards dans les Infirmeries et les uniformes avec une croix rouge comme le sang revêtait les employés de ces lieux. En 1891, ce fut une réelle révolution dans le domaine de la santé. En effet, le premier hôpital à proprement parler avait été crée dans la ville de Henne, et réunissait les infirmiers et infirmières les plus experts du pays. Il fut nommé Hôpital Général car pour la première fois les patients avaient l'opportunité de se faire traiter de la plupart des grandes maladies de l'époque ainsi que d'une variété de douleurs physiques dans le même établissement. C'est aussi à cette époque que les premiers cas de Grippe Antarienne furent diagnostiqués chez les personnes âgées, une maladie qui peu à peu était en train de se dévoiler et commettre des ravages tous les hivers. Un an plus tard, un deuxième hôpital fut inauguré dans la capitale, l'Hôpital de Margaux. Sa particularité, en plus de pouvoir traiter les blessures et autres maladies des marins de part de sa proximité avec la mer et les activités maritimes, c'était de servir de premier laboratoire de recherche médicale du pays. En effet, les recherches médicales étaient souvent initiés par des intellectuels ou scientifiques indépendants, souvent opérant dans leur domiciles ce qui n'était ni efficace ni hygiénique. L'Hôpital de Margaux venait remédier à ce problème en concentrant dans une aile de son complexe les plus grands chercheurs de l'époque dans le domaine, ce qui eut l'avantage de faire avancer la recherche de manière exponentielle. Maintenant, les patients atteints de maladies inconnues pouvaient être prélevés de leur sang pour une analyse dans le même lieux et ainsi se faire traiter beaucoup plus rapidement et facilement. En une année, ce sont près de deux prises de sang par jour qui étaient effectués dans l'Hôpital de Margaux, ce qui lui attira rapidement une renommée nationale pour ses exploits considérés à l'époque comme miraculeux. L'Etat remarque cette avancée spectaculaire de son pays dans le domaine de la médecine. Ainsi, le Président du Conseil en place décide de lancer le Plan Sagittaire, accepté quasiment à l'unanimité à l'Assemblée Républicaine et au Sénat. Cette réforme lancée en 1895 vise à nationaliser les services de santé dans tout le territoire, pour ainsi créer un seul service national contrôlé par l'Etat. C'est là qu'est créé ce qui deviendra plus tard le logo de la Croix Bleue, le signe astrologique du Sagittaire représenté par une croix allongée d'une flèche diagonale. Rapidement, le Sagittaire devient le symbole de la santé publique, non seulement à cause de sa signification mythologique du progrès et du combat contre l'ennemi (notamment la maladie), mais le signe astrologique correspondait aussi au moins de décembre où l'on observait en Antares un pic des cas de maladies comme la Grippe Antarienne. Cette réforme posa les bases de ce qui deviendra plus tard la Croix Bleue en unissant le personnel de santé de tout le pays dans une seule et même institution et ainsi faire progresser la recherche et la traitement. Il était désormais plus facile de transférer les patient d'une infirmerie à un hôpital et inversement, ce qui augmenta drastiquement le nombre de patients complètements remis de leur épisode épidémique. Non seulement cela, la réforme créa aussi la toute première division de Brancardiers nationaux. En effet, les ambulances n'existaient toujours pas à l'époque en Antares, les malades étaient souvent transportés de force ou dans les bras de leurs familles en direction de l'hôpital ou l'infirmerie la plus proche. Les premiers services de Brancardiers, comme son nom l'indique, étaient créés pour transporter les malades plus rapidement et plus efficacement vers les hôpitaux à l'aide d'une brancarde. Ce service fut immédiatement considéré par la population comme d'une importance capitale car elle permettait de soigner les patients victimes d'hémorragies ou autres pathologies qui nécessitaient une intervention très rapide. Peu à peu, une coutume fut établie dans le pays où il était très bien vu de s'inscrire au service pendant les mois d'hiver dans sa période de 18 à 25 ans environ. Les hommes comme les femmes adultes d'Antares avaient pour la plupart effectué au moins un mois de service brancardier pendant leur vie à partir des années 1900, ce qui favorisa grandement la cohésion des populations contre la maladie et diminuait considérablement les mortalités pour causes de maladies ou blessures. Plus tard, vers 1920 et avec la Grande Motorisation, les premières ambulances à proprement parler furent créés et remplacèrent peu à peu le service de brancardiers. Maintenant, le rôle d'ambulancier était un travail à proprement parler qui nécessitait une formation spécifique pour transporter les malades ou infirmes en toute sécurité dans les établissements de santé publique. Cependant, la gloire et l'honneur associés au service de brancardier ne disparut pas et même si ce travail était moins accessible qu'il l'était auparavant, les ambulanciers étaient tout de même perçus comme des héros de la lutte contre les pathologies. Avec le développement des hôpitaux et l'instauration d'ambulances, l'Etat et plusieurs représentants de la santé publique comme la jeune chercheuse Béatrice Nivose décidèrent enfin de créer en 1920 le service de la Croix Bleue que nous connaissons aujourd'hui. Ainsi, toute la santé publique du pays était dès maintenant concentrée sous un seul sigle, un mélange entre la Croix-de-Sang des anciens Respiratoires et le signe du Sagittaire pour donner une croix lourde bleue étendue d'une flèche vers le haut. Le logo n'a jamais changé depuis, et le service est rapidement devenu l'un des plus adorés du pays. Le symbole de la Croix Bleue était devenu un signe du combat, de la révolution contre la maladie, en particulier la Grippe Antarienne qui était à son apogée au début du XXème siècle. En 1925, l'heure est grave en Antares. Malgré les réformes et les débuts spectaculaires de la Croix Bleue, les avancées de la Grippe Antarienne continuent à faire des ravages considérables. Béatrice Nivose, pionnière dans la recherche contre cette maladie, avait développé un traitement à l'hélium qui éliminait efficacement le virus avec très peu d'effets secondaires, mais ce traitement était généralement coûteux et les plus démunis ne pouvaient pas se soigner de la même manière que les populations aisées. Ainsi, avec une équipe de chercheurs, Béa Nivose se présenta en face de l'Etat pour proposer un plan révolutionnaire: rendre l'accès à la santé complètement gratuit. Dans les faits, c'était l'idée du siècle, la santé était un droit capital et le rendre gratuit serait la moindre des choses. Cependant, cela représentait un risque important pour l'Etat qui pourrait s'endetter considérablement si le projet était mal établi ou si des fraudes éventuelles étaient découvertes. Qui plus est, le pays était dans un contexte de crise à cause du terrorisme patriarcal, des dépenses importantes étaient hors de question. La grande majorité de l'assemblée était sceptique par rapport à l'idée, mais grâce au long discours de Béa Nivose qui eut la chance de s'exprimer à l'assemblée en 1925, les représentants décidèrent enfin d'accepter cette réforme. Depuis cette date, l'accès à la santé serait complètement remboursée par l'Etat pour tous les citoyens antariens, quelque soit leur revenus ou statut social. Pour contrebalancer ce déficit, un impôt mensuel avait été instauré pour que tous les citoyens puissent contribuer à la santé publique. En moyenne, cela a permit de rembourser près de 50% des dépenses de la Croix Bleue, les autres 50% étaient compensées par l'Etat lui même. Le succès de cette réforme fut absolument immédiat. Ce fut comme une bombe, une délivrance pour les citoyens d'Antares qui pouvaient profiter sereinement des services de santé de la Croix Bleue. Non seulement cela, l'instauration de cette réforme stoppa net l'avancée de la Grippe Antarienne, en baissant les cas de plus de 75% en deux années grâce au traitement à l'hélium de Béa Nivose. Cette maladie ne fut pas éradiquée pour autant, mais la terreur suscitée par sa propagation a été considérablement baissée. Enfin en 1963, la Croix Bleue se modernise une dernière fois avec la création du service des Brancardiers-Extracteurs, construit directement sur les bases du service de Brancardiers apparu en 1895. Ce service souvent qualifié de "ambulance tout-terrain" est une vraie révolution pour le système de santé publique. Les Brancardiers-Extracteurs sont des sortes de secouristes d'élite, prêts à intervenir au milieu de l'océan ainsi que dans les plus hautes des montagnes. Les interventions de secourismes réalisés par cette unité sont extrêmement rapides et permettent de sauver d'innombrables vies grâce à des moyens très particuliers déployés. Non seulement cela, l'entrainement pour devenir un Brancardier-Extracteur est extrêmement difficile, ils sont capables d'opérer un patient sur place si celui ci est en danger de mort et ne peut pas être transporté à temps à l'hôpital. Ce sont pour la plupart des ex militaires ou experts de l'intervention critique qui sont prêts à traiter une quelconque blessure critique même dans les zones les plus hostiles. Ce programme a permis de connecter l'espace urbain d'Antares à l'espace rural, ce dernier ayant peu d'hôpitaux comparés aux grandes villes, naturellement. Les interventions sur ces zones perdues peuvent se faire très rapidement et des victimes de pathologies critiques telles que des arrêts cardiaques peuvent être pris en charge même dans les endroits les plus reculés avec une intervention rapide et un traitement sur place des Brancardiers-Extracteurs. Ils sont équipés lourdement avec des outils de traitement portables, un vrai hôpital miniature. Le servie a aussi eu pour effet de donner une opportunité à beaucoup de travailleurs dans des métiers physiques tels que l'alpinisme ou d'autres unités d'intervention. Non seulement cela, la formation de Brancardier-Extracteur était si efficace qu'elle fut rapidement rendue obligatoire pour plusieurs services d'intervention comme pour les Pompiers-Bombardiers, les unités d'élites ainsi que certaines branches des Carabiniers. L'entraînement forme aussi des citoyens à réagir aux dangers et aider les personnes en difficulté, ce qui a considérablement baissé le taux de mortalité général dans le pays à cause de maladies, blessures ou accidents. Aujourd'hui, la Croix Bleue antarienne a énormément de succès dans le domaine de l'intervention rapide et fait partie des services les plus performants d'Eurysie. Les Brancardiers extracteurs sont si efficaces qu'ils jouent aussi le rôle de garde-côtes, raison pour laquelle il n'y a pas de vrai service de garde-côte en Antares. L'accès à la santé publique est toujours gratuit et bien évidemment d'une qualité exceptionnelle, et le service n'a jamais failli à son devoir jusqu'à ce jour. Il y a cependant aujourd'hui quelques controverses par rapport à la rémunération du personnel soignant qui se fait de plus en plus rare dans les espaces ruraux. L'Etat cherche activement une solution pour parier à ce problème et éviter que des cavités médicales se forment sur le territoire.
✚Postes✚
La Croix Bleue est un service national qui regroupe au sein de son institution plusieurs postes spécifiques qui répondent aux besoins de la population. Ces postes ont été revisités plusieurs fois dans l'histoire récente de la Croix Bleue pour que la cohésion entre eux et l'échange des informations soit la plus fluide possible, pour enfin créer un système de parcours clair et simple pour que le patient ne se perde pas dans des spirales administratives et puisse être traité de manière efficace sans étapes additionnelles inutiles. Infirmier / Infirmière Les Infirmiers et Infirmières antariens sont la base du système de santé du pays. Représentant une grande partie du personnel soignant, les Infirmiers sont aptes à assister les tâches effectués par les docteurs, en les aidant durant des interventions ou le traitement de patients, ou bien en s'occupant d'une partie des démarches administratives. Cela aide à diviser la charge de travail extra médicale ce qui permet aux docteurs de se concentrer plus en détail sur les patients qu'ils traitent. De nos jours, des interfaces et systèmes internet ont été développés pour fluidifier ces démarches pour les réduire au strict minimum. Ainsi, grâce au travail des infirmiers, le patient doit remplir très peu de documents et peut se faire soigner de manière efficace et rapide. Les Infirmiers s'occupent aussi du bien-être et de l'accueil des patients, ils sont les responsables de l'hospitalité et de la prise en charge émotionnelle des patients. Docteur Généraliste Les Docteurs Généralistes font la force du système de santé publique d'Antares, car ils jouent un rôle important dans la chaîne de traitement des patients. En effet, les Docteurs Généralistes sont experts dans la détection et le diagnostic des maladies ou pathologies, ils suivent une filière de médecine spécifique qui se concentre sur la prévention et le diagnostic. Non seulement cela, ils renvoient les patients qui demandent un accompagnement ou traitement spécialisé vers des docteurs spécialisés dans certains domaines. Par exemple, si le médecin généraliste diagnostique une condition d'asthme chez un de ses patient, il peut le mettre en relation avec un docteur spécialisé dans les pathologies pulmonaires. Ainsi, le Docteur Généraliste joue le rôle de médiateur entre le patient et le système, ce qui a pour avantage d'offrir un accompagnement très personnalisé sans alourdir le système. Toutes les familles consultent généralement un même docteur généraliste qui s'occupe de plusieurs familles à la fois. Les médecins généralistes n'ayant pas le temps d'accorder une importance ou un accompagnement personnel avec des individus en particulier, c'est le Docteur Généraliste qui va occuper ce rôle. Ainsi, on obtient un système qui offre de l'accompagnement très personnalisé ainsi un service désengorgé qui n'accable pas le personnel soignant de plus de tâches qu'ils doivent compléter pour se dédier entièrement au traitement des patients. Docteur Spécialiste Qu'ils soient cardiologues, psychologues, dentistes ou même vétérinaires, les docteurs spécialistes ou spécialisés sont des experts dans leur domaine spécifique. Ils sont directement investis dans leur travail, et grâce à l'aide des Docteurs Généralistes et Infirmiers, leurs tâches périphériques et administratives sont réduites à un strict minimum pour qu'ils puissent s'occuper de manière complète du traitement des patients. Ils suivent bien évidemment le cursus principal de la filière de médecine, mais peuvent décider au terme de ces premières années de se spécialiser dans un domaine au lieu de suivre un cursus Généraliste. Les Spécialistes ont très peu de relations avec les patients eux-mêmes, ils communiquent les informations via le médecin Généraliste du patient lui même. Cela peut sembler assez insolite d'entretenir une relation éphémère avec un docteur spécialiste, mais en cela contribue à améliorer la charge de travail du médecin qui en conséquence comment beaucoup moins d'erreurs de diagnostic ou de traitement que les autres docteurs Eurysiens. Chirurgien Les Chirurgiens font partie d'un poste à part dans l'arbre des postes du système de santé publique antarien. En effet, ils ne sont pas considérés comme des docteurs à proprement parler, mais à des intervenants d'urgence ou dans des situations exceptionnelles. Dans leurs études, ils suivent une filière différente du tronc commun médical qui se focalise sur l'anatomie. Dans les études de chirurgie, une formation très exigeante est demandée, l'étudiant ne doit pas souffrir de syndromes ou pathologies qui peuvent nuire à ses opérations. Les études théoriques sont très minoritaires comparés à l'application pratique et l'entrainement qui est très accentué et permet de former des chirurgiens très compétents. Comme les docteurs spécialistes, ils n'entretiennent pas de vraie relations à longue durée avec les patients mais s'occupent surtout de réussir l'opération plus qu'autre chose. Ils n'ont presque aucune tâche administrative, tout est fait pour leur donner le moins de stress possible et pour qu'ils puissent se concentrer sur leur performance chirurgicale. Même la manipulation et l'entretient des outils est pris en charge par un opérateur technique qui l'assiste durant l'intervention. C'est de cette manière que les chirurgiens antariens figurent parmi les plus compétents du continent. Chercheur Les Chercheurs font partie intégrante du système de santé publique antarien, travaillant en deuxième ligne pour détecter plus précisément les pathologies et trouver une cure pour les traiter. Ils sont aussi à l'origine des dépistages et de la recherche médicale du pays. En effet, tous les hôpitaux d'Antares sont requis d'abriter dans l'établissement un laboratoire de recherche qui peut travailler aux dépistages, l'analyse des prises de sang ainsi que la recherche de pathologies qui demandent des analyses pour effectuer des diagnostics précis. Non seulement cela, les laboratoires de grand hôpitaux comme celui de la ville de Margaux ou de Henne sont des pionniers de la recherche médicale et ont à leur disposition des patients à proximité pour pouvoir faire des relèvements efficaces et propulser la recherche vers l'avant. Les Chercheurs travaillent donc en arrière plan, mais leur impact sur le long terme est considérable et ils alertent l'Etat des tendances alarmantes qu'ils remarquent en direct dans leurs hôpitaux. Opérateur Technique Avec l'avancée des nouvelles technologies dans le secteur médical, les docteurs et le personnel soignant ont du mal à rester dans l'actualité. De nouvelles machines plus compliqués les unes que les autres ont fait leur apparition dans les hôpitaux et les cliniques, ce qui semble compliquer le travail des médecins plutôt que l'améliorer. C'est pour cette raison que la réforme de 1963 a introduit le poste d'Opérateur Technique. Celui-ci suit d'abord un cursus d'ingénieur avant de se spécialiser en médecine, et est responsable du maintient et de l'utilisation des divers outils médicaux. Ils assistent surtout les chirurgiens en anesthésiant le patient, en lui fournissant les outils adaptés et en branchant des perfusions. Ce sont eux les responsables de tous les appareils médicaux utilisés dans un hôpital, et ils s'en occupent pour que les autre n'aient pas à le faire. Ainsi, la recherche médicale reste toujours avantgardiste et les traitements toujours adaptés aux dernières technologies. Le travail des Opérateurs Techniques dans l'implantations de nouveaux outils dans le secteur médical peut donc se faire sans que les docteurs eux-mêmes aient besoin de suivre des formations ou d'apprendre à les utiliser. Opérateur Téléphonique Les Opérateurs Téléphoniques sont le premier contact du patient avec le système de santé publique. Ils sont disponibles 24 heures sur 24, tous les jours de l'année, et répondent à tous les types d'urgence. Ils sont entraînés au cours d'une formation à reconnaitre les symptômes même avec des détails vagues fournis par leurs interlocuteurs. Très souvent, pour donner de nouvelles opportunités aux ex intervenants et Brancardiers-Extracteurs retraités, les sections d'Opérateurs Téléphoniques recrutent souvent ces personnes qui s'avèrent être expertes dans la reconnaissance de symptômes à distance. Les Opérateurs Téléphoniques sont aussi directement en contact avec les autres services d'urgence, que ce soit la Police Nationale, les Pompiers-Bombardiers ou même certains groupes d'intervenions d'élite. C'est à eux de décider si il convient d'envoyer une ambulance ou une équipe de Brancardiers-Extracteurs. C'est grâce aux Opérateurs Téléphoniques que le réseau de santé publique peut gérer les urgences de manière efficace et rapide. Ambulancier Les Ambulanciers sont une unité absolument essentielle au fonctionnement efficace du système de santé publique antarien. Des As de la conduite en ville au volant et des infirmiers hautement qualifiés à l'arrière, ce sont ceux qui font la différence entre la vie et la mort d'un patient. Le service d'ambulanciers a toujours été depuis sa création le symbole principal de l'efficacité de la Croix Bleue. En effet, les ambulanciers sont divisés en plusieurs équipages, avec dans chaque véhicule un conducteur, deux brancardiers et un ou deux infirmiers polyvalents. La particularité de la méthode antarienne, c'est que les équipages ne changent pas depuis la formation jusqu'à l'affectation aux postes dans des hôpitaux. Ainsi, les quatre ou cinq membres d'un équipage ambulanciers se connaissent par cœur, ils connaissent leurs faiblesses et apprennent ensemble des erreurs d'interventions passés. C'est de cette manière que le service d'ambulanciers devient de plus en plus performant avec le temps et au fil des interventions, ce qui multiplie considérablement l'efficacité d'un équipage à transporter un patient en toute sécurité et rapidité à l'hôpital le plus proche. Tous les membres d'un équipage suivent des formations différentes, avec le conducteur qui doit passer certains tests de conduite et n'avoir aucune ou peu d'infractions routières dans son casier, les brancardiers doivent faire preuve d'aptitudes physiques et de rapidité et les infirmiers polyvalents doivent être prêts à réagir à n'importe quelle situation pour garder le patient en vie le temps du trajet. Ainsi, tous les scénarios sont couverts: si le véhicule tombe en panne, les brancardiers peuvent se débrouiller pour terminer le trajet à pied. Si le patient est en danger de mort, l'infirmier sait comment le garder en vie. Si le conducteur se retrouve dans des bouchons, il sait quelle routes emprunter pour arriver le plus rapidement possible à destination. Tout ces éléments travaillant dans une synergie infaillible rend le service extrêmement fiable et performant. Brancardier-Extracteur Véritable unité d'élite de la Croix Bleue, les Brancardiers-Extracteurs sont considérés comme des héros partout en Antares. Ce sont eux qui s'occupent des extractions difficiles, aussi bien en haut des montagnes qu'en pleine mer. Ils opèrent grâce à une large variété de véhicules, souvent des hélicoptères, pour atteindre le plus rapidement possible un lieu inaccessible ou trop éloigné pour une ambulance conventionnelle. Cette unité n'intervient pas de façon très rare, car elle joue aussi le rôle de garde-côte sur le littoral Antarien. Grâce à leur efficacité et savoir-faire surprenants, les Brancardiers-Extracteurs arrivent à assurer la protection de toute la mer territoriale antarienne et même au delà, avec des délais incroyablement courts. Ce sont eux qui interviennent quand la situation est critique, et sont prêts à déployer une panoplie d'outils et de traitements sur place, quelque soit le lieu, si il est impossible ou trop long ou trop complexe pour eux de transporter un patient à l'hôpital comme dans les cas de crise cardiaque ou autres pathologies ultra-critiques. Les Brancardiers-Extracteurs sont même capables d'opérer un patient dans un hélicoptère en pleine zone de turbulences si la vie de l'individu est en jeu. Leur formation est extrêmement intense et exigeante, elle l'est tellement que tous les Pompiers-Bombardiers, tous les militaires et même les agents de la MIRA sont requis de l'effectuer. Certes, cela limite drastiquement le nombre de personnel qualifié pour le métier, mais une formation aussi exigeante que celle-là pour des secouristes permet aux Brancardiers-Extracteurs d'être absolument exceptionnels dans leurs opérations pour rendre ce qui serait normalement miraculeux quelque chose d'envisageable. De ce fait, il a longtemps été question de rattacher le service à une branche militaire, mais cela a été rapidement écarté: le service de Brancardier-Extracteur est avant tout humain, il sert à sauver des vies et c'est grâce à lui que les citoyens d'Antares échappent à la mort tous les jours.
✚Parcours d'un Patient✚
Diagramme Représentant le Parcours d'un Patient ainsi que le fonctionnement général du système de santé publique de la Croix Bleue
Le Parcours d'un Patient est très simple en Antares, il a été spécifiquement retravaillé à travers les années pour qu'il soit le plus performant, cohérent et efficace possible. Au moment de l'urgence ou de la détection d'une pathologie, deux chemins s'offrent tout d'abord au patient. Celui-ci, selon la gravité, peut décider de contacter un Opérateur Téléphonique en composant le 12. Cette ligne, ouverte 24 heures sur 24 et tous les jours de l'année, va rediriger l'appel du patient vers un Opérateur Téléphonique de la Croix Bleue. Selon la description du patient, il peut décider d'envoyer une unité de Brancardiers-Extracteurs si la situation est ultra-critique, des ambulanciers si l'urgence est critique mais accessible et un transport conventionnel à l'hôpital est envisageable, ainsi que de mettre le patient en relation avec un médecin généraliste qui peut donner des directives à distance et fixer un rendez-vous d'urgence si la pathologie en question n'est pas très grave. L'Opérateur Téléphonique peut même insérer les informations du patient dans la base de données pour le mettre en relation directement avec son propre médecin généraliste, toujours si il est disponible. Le patient peut aussi aller consulter son médecin généraliste en personne si la situation n'est pas d'une urgence telle qu'elle demande la mise en contact avec un Opérateur Téléphonique. Une fois que l'Opérateur Téléphonique a pris les mesures nécessaires pour aider le patient ou bien qu'il s'est rendu seul chez son médecin généraliste, il sera redirigé sur plusieurs voies selon sa pathologie et sa condition. Si il s'agit d'une simple visite chez son médecin, par exemple pour une phalange fracturée, des problèmes de dos, insomnies ou autres conditions jugés légères, le médecin généraliste va alors diagnostiquer le patient ou formuler des hypothèses quand le diagnostic est trop compliqué à établir précisément. Les Médecins Généralistes sont incités à donner peu d'hypothèses surtout si il y a très peu de certitudes qui vont avec. Il vaut mieux laisser ce travail à un médecin spécialiste adapté pour éviter de déstabiliser le patient. Si le Médecin Généraliste se sent capable de pouvoir traiter ou aider en grande partie le patient pour sa pathologie, il va alors lui donner quelques prescriptions, appliquer des pansements avec du désinfectant ou autres opérations simples. Souvent, celles-ci sont réalisés avec un infirmier ou une infirmière qui accompagne le patient dès son entrée jusqu'à sa sortie. Comme le veut la coutume, un verre de lait chaud ou froid lui sera proposé, et l'infirmier va faire en sorte de rassurer le patient et d'assister le médecin généraliste dans ses traitements. Si celui ci juge qu'il ne peut pas traiter le patient de manière efficace ou conséquente, il peut alors le redirigé vers un médecin spécialiste. Le Médecin Généraliste joue ainsi un rôle de médiateur, c'est lui qui connait le patient et qui s'occupe de lui et de sa famille probablement depuis quelques années, contrairement au Médecin Spécialiste. Grâce aux communications du médecin généraliste, le docteur spécialiste va ensuite pouvoir traiter efficacement le patient, souvent avec l'aide d'infirmiers, et signer des prescriptions plus adaptés à sa pathologie.
Cependant, une urgence peut être jugée critique lorsque le danger du patient menace directement sa vie, il ne peut attendre d'avoir un rendez-vous avec un médecin généraliste et doit être pris en charge directement. Si le lieu est accessible et une ambulance peut assurer le trajet, une équipe d'ambulanciers est envoyée pour aller récupérer le patient et l'amener directement dans le département spécialisé. Grâce aux diagnostics critiques établis par les infirmiers polyvalents à bord de l'ambulance, l'équipe s'accorde avec un médecin spécialiste disponible pour prendre en charge le patient. Par exemple, quelqu'un souffrant d'une crise asthme ou qui nécessite l'intervention d'un ostéopathe à cause d'une fracture des muscles ou des os sera directement remis à un médecin spécialiste pour une analyse et une prise en charge rapide. Le même processus s'applique pour lui que pour les patients redirigés par les médecins généralistes. Très souvent, le médecin spécialiste qui s'occupe de l'urgence va faire appel au médecin généraliste personnel du patient pour obtenir des informations sur lui qu'il n'a pas forcément dans le dossier médical. Cependant, si la pathologie est plus grave telle qu'une hémorragie ou un accident qui a endommagé des parties critiques du corps, les ambulanciers peuvent emmener le patient directement chez un chirurgien, qui à l'aide d'un Opérateur Technique va prendre en charge le patient et tenter de le réanimer ou de réparer les dommages en urgence. Le patient passe donc une période prolongée à l'Hôpital, un infirmier ou une infirmière lui est affecté pour qu'il puisse prendre soin de lui et le rassurer jusqu'à ce qu'il rentre à son domicile. Enfin, une urgence peut être jugée ultra-critique si le lieu où se trouve le patient est trop reculé ou inaccessible pour employer des moyens conventionnels, ou bien quand le patient est en danger de mort direct au point où il est improbable qu'il survive le trajet vers l'Hôpital le plus proche. Dans cette situation, l'unité de secouristes d'élite des Brancardiers-Extracteurs volent (littéralement) au secours de l'individu. Chaque Hôpital dispose d'un ou deux équipages de Brancardiers-Extracteurs, parfois trois dans les grands Hôpitaux ou quand il y a assez de place pour ranger trois hélicoptères. À l'intérieur, tout le matériel pour opérer un patient en danger de mort sur place: des défibrillateurs, des poches de sang, des bombonnes à anesthésier et respirateurs... Dès que l'hélicoptère se pose sur les lieux (ou bien remonte le patient grâce à un harnais particulier), il est immédiatement traité sur place ou durant le vol. Les Brancardiers-Extracteurs réussissent presque systématiquement à réanimer les patients qu'ils opèrent en urgence, ou bien de les maintenir en vie le temps du trajet. C'est une brigade d'élite qui sauve tous les jours des dizaines de personnes de la mort. Une fois arrivés à l'hôpital et selon la condition du patient, il peut être transféré directement à un chirurgien pour une opération plus poussée que celle réalisée dans l'hélicoptère ou sur place. Si, au contraire, l'équipe des Brancardiers-Extracteurs parviennent avec succès à éloigner une grande partie du danger durant leur intervention comme par exemple des réanimations suite à des crises cardiaques, le patient peut être immédiatement transféré à un Opérateur Technique pour qu'il puisse brancher l'individu à des machines assurant sa survie ou bien pour établir des tests comme par exemple des scans IRM ou Rayons X, ou bien pour établir une injection intraveineuse. Dans les urgences ultra-critiques, il n'est pas question de contacter un médecin spécialiste avant d'avoir assuré d'abord la survie immédiate du patient, c'est la raison pour laquelle les Brancardiers-Extracteurs ne peuvent que confier leurs patients à un Opérateur Technique ou un Chirurgien. Une fois pris en charge par un Médecin Spécialiste, un Opérateur Technique ou un Chirurgien selon le parcours du patient, le personnel en question va communiquer avec le médecin généraliste du patient pour obtenir des informations à propos de lui. Le Médecin Généraliste devient alors un vrai médiateur entre le patient et le personnel qui le prend en charge. Selon la gravité du diagnostic, le patient peut être transféré entre ces trois personnels pour un traitement plus adapté à l'échelle de la pathologie. Non seulement cela, le personnel (que ce soit un Chirurgien, un Opérateur Technique ou un Médecin Spécialiste) peut faire appel au département de recherche de l'Hôpital et demander à un chercheur de faire des analyses ou d'établir un diagnostic selon des prélèvements et des prises de sang ou bien des mesures prises par un Opérateur Technique par exemple. Le chercheur, se situant au bout du parcours du patient, va alors agir comme un mur réfléchissant. L'analyse est transférée au personnel traitant, il peut ainsi traiter de manière efficace son patient et peu à peu il redescend le parcours jusqu'à rentrer à son domicile en attente de récupération. C'est donc un parcours très simple à comprendre et encore plus à effectuer, le patient va de plus en plus loin dans la chaîne selon la gravité de sa situation jusqu'à arriver au "bout", avant de redescendre après avoir été traité efficacement.
✚Trivia✚
Comme répété précédemment, la formation au poste de Brancardier-Extracteur est l'une des plus exigeantes d'Eurysie dans le domaine du secourisme. Elle est nécessaire à l'accès de plusieurs postes comme celui de Pompier-Bombardier, de militaire ou même d'agent de la MIRA. Il n'est certes pas obligatoire pour d'autres services comme la Police Nationale Antarienne ou les Carabiniers mais l'avoir effectuée représente un très grand avantage dans le domaine du secourisme ou de l'intervention.
Une des traditions les plus anciennes du système de santé publique d'Antares est de toujours offrir un verre de lait, chauf ou froid, aux patients qui visitent l'hôpital même pour une simple consultation. Cette tradition remonte à l'époque des anciens Respiratoires, souvent établis dans des fermes où le lait frais était disponible en grande quantité. Cette boisson devint peu à peu le symbole de la santé, il créait un effet placebo chez les patients en les rassurant, et sa tonalité blanche et pure évoquait la guérison. De nos jours, il est même devenu illégal de ne pas offrir un verre de lait, température au choix, aux patients venus visiter l'Hôpital ou l'infirmerie. Aucun établissement de santé n'a jamais fait exception à cette tradition qui joue un rôle important selon les psychologues dans l'état d'esprit des patients et leur humeur, ce qui facilite la guérison et renforce le sentiment d'hospitalité chez le patient qui a l'impression de se sentir choyé comme chez lui.
Il y a récemment eu des polémiques concernant la rémunération du personnel de santé publique. En effet, on trouve de moins en moins de médecins dans les zones rurales et les médecins des zones urbaines s'occupant de centaines de patients sont assez mécontents du fait qu'ils se font payer autant qu'un docteur qui n'en reçoit que très peu au quotidien. Des idées telle que la création d'avant-postes hospitaliers ont été avancés, et cette crise est actuellement en cours de résolution par l'Etat.
Les Hélicoptères des Brancardiers-Extracteurs ont tous des immatriculations assez particulières, car elles sont précédés des lettres "BEA". Selon les sources officielles, cet acronyme voudrait dire "Brancardiers Extracteurs Antariens", et sert à identifier plus rapidement sur les radars des engins volants qui ont la priorité sur d'autres. Cependant, les vrais adeptes de ce service savent très bien d'où viennent en réalité ces trois lettres. En effet, au moment de la création de cette unité d'élite de secourisme, les premiers Brancardiers-Extracteurs s'étaient amusés à peindre sur le dessous de leurs nouveaux hélicoptères les mots "Merci Béa !" pour rendre hommage à Béatrice Nivose, la pionnière de la médecine antarienne qui avait très largement contribué au développement de la Croix Bleue. Pendant trente ans, à chaque fois qu'une unité recevait de nouveaux hélicoptères, cette même phrase était peinte sur la coque de l'engin, parfois en dessous, sur le fuselage ou sur la portière latérale. Les fabricants qui avaient remarqué cette coutume décidèrent ainsi à partir de 1993 de précéder l'immatriculation du véhicule par les lettres BEA, en justifiant cela par l'acronyme "Brancardiers Extracteurs Antariens" pour ne pas éveiller de soupçons. L'Etat fut amusé par cette nouvelle tradition et décida de l'inclure dans les immatriculations des hélicoptères pour qu'ils puissent être repérés plus facilement sur des radars ou autres et depuis les secouristes Brancardiers-Extracteurs sont contents d'avoir leur petite tradition directement peinte par le constructeur lui même de l'hélicoptère.
Pour célébrer le nouvel an, les ambulanciers et les Brancardiers-Extracteurs tirent leurs fusées de détresse et fumigènes d'urgence rouges périmés. En effet, ces dispositifs disposent d'une date de péremption, date à laquelle le projectile a beaucoup de chances de ne pas se déployer correctement ou pour une durée trop faible. Ainsi, les secouristes font bon usage de leurs outils de détresse pour les recycler durant un spectacle magnifique. Et si il y a une urgence à ce moment donné ? Pas de souci, les secouristes sont aussi équipés de systèmes de détresse de couleur verte qui exceptionnellement le soir du nouvel an signifient un appel à l'aide. Et avant que vous nous le demandiez, oui: il y a eu déjà quelques accidents où per mégarde un secouriste a tiré la mauvaise couleur... pas de grandes conséquences jusque là, on vous rassure.
Le numéro d'appel d'urgence de la Croix Bleue est le 12. Un moyen de mémoriser cela facilement est de prendre le douzième mois de l'année, Décembre. Or en décembre, c'est la période du signe astrologique du Sagittaire, le symbole de la santé en Antares et de la Croix Bleue. On apprend notamment aux petits enfants dès le plus jeune âge à composer ce numéro, et cela a eu plusieurs effets bénéfiques: très souvent, les Opérateurs Téléphoniques ont reçu des appels d'enfants parfois aussi jeunes que cinq ou six ans qui appelaient à cause de parents qui s'étaient blessés. Bien joué !
Le Logo des Pompiers-Bombardiers, surnommée la Cocarde Brune car les anciens pompiers portaient sur leurs uniformes une vraie cocarde de couleur marron claire voire ocre. La croix maltaise formée par les quatre branches issues du disque principal symbolisent le secours, et les quartes flèches désignent l'intervention et le confinement du danger.
Les Pompiers-Bombardiers antariens, surnommés "Pobos" (en ne gardant que les deux premières lettres du mot composé) sont une unité d'intervention d'envergure nationale qui s'occupent des dangers liés au feu comme des incendies, feux de forêts ou accidents. Utilisant une large sélections d'outils modernes et avant-gardistes pour éteindre des feux dans des zones difficiles d'accès et avec très peu d'utilisation d'eau, les Pompiers-Bombardiers antariens sont les plus économes en eau, si bien qu'on retrouve que très peu de bornes d'incendie à travers le pays.
✸Histoire✸
En 1857, Antares était un pays extrêmement jeune. Poussée par des idéaux supportant la valeur du travail, les mines de fer et de charbon antariennes étaient pleines à craquer, si bien que des entreprises comme l'ancienne Riā (Connue de nos jours en tant que Riaa Balistiques) se mirent à vendre de la dynamite aux mineurs pour qu'ils puissent augmenter leur efficacité au travail. Ce fut un court succès, suivi par une myriade de conséquences désastreuses. Premièrement, personne ne s'était posé la question de l'irresponsabilité de donner à des mineurs lambdas des outils de destruction de haute intensité qui étaient très dangereux à utiliser et qui causèrent parfois des morts et blessures directes (par explosion ou par débris / éclats) ou indirectes (soulèvements de poussières toxiques, acouphènes etc...). Non seulement cela, les systèmes de tunnels et de mines se fragilisait à chaque détonation, ce qui rendait de plus en plus fréquent les épisodes d'éboulement aux fond des mines. Cette période là était marqué par une vague de morts tragiques dans les profondeurs, ce qui provoqua une réponse rapide de l'Etat. Celui-ci, pas encore assez puissant pour pouvoir prendre des mesures d'envergure nationale demanda à chaque région de créer des unités spéciales chargés de conduire du dynamitage dans un environnement contrôlé, de surveiller les mines et de secourir ceux et celles qui se retrouveraient coincés ou blessés suite à un éboulement. C'est donc ainsi que la brigade régionale des Bombardiers fut créé pour chaque région, et elles étaient tous sous l'autorité de celle-ci. Il n'y avait pas de grande différences à l'échelle du pays, toutes les unités étaient sensiblement les mêmes. Cependant, chaque région était libre de modifier le fonctionnement de ses propres unités, celles-ci étant composés majoritairement de volontaires ou mineurs qui cherchaient à arrondir leurs salaires. Dès 1859, toute la population se rend immédiatement compte de l'efficacité d'une telle unité. Les forages à la dynamite étaient très bien encadrés, les éboulements étaient de plus en plus rares (les Bombardiers assistaient aussi les ingénieurs pour qu'ils puissent bâtir des supports plus solides à des lieux stratégiques de la mine) et quand ceux-ci advenaient, les taux de survie étaient bien plus hauts grâce à leur intervention. Pourtant en 1859, un autre problème majeur pris beaucoup d'importance aux yeux de l'Etat et des régions: en effet, les représentants s'étaient aperçus que certaines mines, très souvent de charbon, avaient tendance à prendre feu durant des détonations ou bien des actions aussi simples que de renverser sa lanterne à huile sur un petit filon. La mine était alors évacuée et condamnée pendant longtemps, assez de temps pour que le feu soit suffoqué par des calfeutrages d'urgence installés dans les profondeurs. Il fallait ensuite attende plusieurs jours pour évacuer les gaz toxiques. Dans tout ça, certaines personnes perdaient la vie dans des conditions horribles, ne pouvant pas sortir de la mine à temps, et le feu avait tendance à consommer beaucoup de charbon précieux avant de suffoquer. C'était une perte de capital importante pour les mines et par extension pour le pays. En parallèle, l'unité de Bombardiers faisait un excellent travail dans le secours de mineurs pris dans des situations dangereuses. Ainsi, les régions d'Antares se concertèrent pour en venir à la décision d'équiper cette unité avec les touts premiers modèles de masques à gaz. C'étaient des modèles rudimentaires, composés d'un long masque avec un capot intégral, ressemblant fortement aux masques de docteurs contre la peste du moyen-âge. Ils étaient un peu encombrants et n'étaient certainement pas adaptés à un environnement composé de gaz toxiques, mais il permettait aux Bombardiers de survivre ne serait-ce que quelques minutes de plus, assez pour secourir ceux en difficulté. Plusieurs volontaires de l'unité sont morts à cette époque suite à des problèmes respiratoires engendrés par les multiples opérations de sauvetage et l'inhalation par conséquent de gaz toxiques. Cependant, leur sacrifice n'a pas été en vain, puisque pour un Bombardier mort on compte au moins une vingtaine de mineurs différents sauvés d'une mort atroce. Ils sont aujourd'hui encore commémorés pour leurs efforts héroïques. Dans les années 1860, les régions se rendent compte du potentiel d'une telle unité dans le combat contre les flammes de l'enfer. En effet, le succès des Bombardiers dans les mines avait attiré plusieurs fois la curiosité d'autres habitants en surface qui avaient besoin de leurs interventions pour des opérations similaires mais en surface. Ainsi, les Bombardiers furent réquisitionnés pour la première fois en 1861 pour secourir ceux et celles qui se trouvaient en proie aux flammes dans des bâtiments proches des mines. Habitués à leurs extractions et employant les mêmes techniques pour résister aux gaz toxiques, les Bombardiers font des merveilles en tant que secouristes en surface. Cependant, ils font face à un problème majeur: tandis que dans les mines, étouffer un feu était possible à cause de l'espace clos et la quantité limitée d'oxygène, éteindre un feu civil s'avérait être bien plus compliqué. Ils leur fallait de l'équipement adapté qu'ils n'avaient pas, leur rôle était de sauver et de sécuriser les populations plutôt que de combattre les flammes elles-mêmes. Les villes habitant proche de lacs et rivières pouvaient bénéficier d'une extinction rapide, mais ceux qui n'en avaient pas à leur disposition étaient en proie aux flammes. Il faudra attendre 1866 pour que ces visions deviennent trop insoutenables pour ne pas agir. À partir de cette date, les Bombardiers ont donc débuté l'utilisation de dynamite (habituellement faite pour le forage) pour stopper les incendies. Cela eut un énorme impact négatif chez les populations qui voyaient des maisons complètement épargnés des flammes se faire détruire par ceux qui étaient censés les défendre. Cependant, cette tactique s'avéra plutôt utile: elle permettait de créer un périmètre autour du feu et éviter qu'il se propage de maison en maison en créant des sortes de "fossés" sans combustible. C'était évidemment une solution de derniers recours, elle n'était pas systématiquement utilisée. Cependant, quand elle l'était, cela permettait souvent de sauver des dizaines, voire des centaines de maisons en stoppant la propagation du feu. Les citoyens en général eurent du mal à voir l'utilité de cette stratégie, n'arrivant pas à voir les dommages que l'incendie aurait pu causer si il n'avait pas été stoppé au coût de ces sacrifices. Ainsi pour la première fois, la popularité de cette unité commença à baisser. En 1880, l'unité des Bombardiers était assez impopulaire à travers Antares. Les populations avaient perdu confiance en voyant leurs maisons intactes s'effondrer au gré des dynamites et explosifs, ne voyant pas au delà de ce sacrifice. Les régions avaient gravement besoin d'une solution pour venir à bout de ce problème. Après plusieurs concertations et de nombreux tests, une nouvelle "technologie" allait faire surface dans les arsenaux des Bombardiers. En effet, l'eau était souvent une ressource assez difficile à acheminer et à stocker en grande quantité, elle était source de corrosions, maladies et était dure à contrôler pour éteindre les flammes. Cependant, un matériau qui attira l'attention des chefs de division fut le sable. Celui-ci avait une très bonne capacité à étouffer le feu, était assez facile à transporter et pouvait être versé de manière contrôlée ou même réutilisé pour plusieurs incendies de suite. Ainsi, dès 1881, toutes les unités de Bombardiers furent équipés de Barils Sabliers, de grands tonneaux remplis de grès et de sable mis en place pour remplacer l'utilisation des dynamites. Le transport de ces barils était assez simple, on pouvait même piocher une portion de sable pour éviter de le transporter complètement. Cependant, l'extinction des feux devenait maintenant un vrai danger pour l'unité des Bombardiers: Pour qu'il soit efficace, il fallait plonger au milieu des flammes et en verser sur la base du feu lui même, parfois haut et large de plusieurs mètres. C'était bien plus dangereux que de secourir des personnes en danger, et le risque de mortalité par intervention avait explosé. Non seulement cela, la technique était bien moins efficace que le périmètre dynamité et paradoxalement, il y eut bien plus de mots carbonisés durant cette période qu'à celle de la dynamite. Cependant, l'unité avait reconquérir la confiance de leurs habitants, voyant leurs sauveteurs plonger dans des maisons complètement embrasés pour affaiblir le feu, souvent sans jamais en ressortir. Beaucoup d'historiens parlent d'une période noire, où le sacrifice passa de matériel à personnel: on ne perdait plus sa maison à cause de dynamites, mais on y perdait ses proches. Jusqu'en 1913 environ, l'arsenal des Bombardiers continua son expansion lente. Tout d'abord, ils commencèrent à utiliser du matériel habituellement utilisé dans les mines comme des pioches ou des marteaux longs pour mieux pénétrer les maisons et augmenter le nombre de civils secourus des flammes. Cela permettait aussi d'affaiblir le feu en détruisant des murs porteurs, ce qui effondrait la maison et avait pour effet d'étouffer momentanément le feu. Plus important encore, les premières casernes et stations de bombardiers furent créés pour héberger les unités dans un même endroit pour une intervention plus rapide. Jusqu'à présent, un membre de l'unité résidait chez lui et se rendait seul sur le lieu de l'accident où ses camarades l'aurait rejoint. Les casernes ont donc amélioré la rapidité et l'efficacité de l'intervention, ainsi qu'une organisation plus soigneuse des outils et des uniformes. Les barils et les autres outils pouvaient être centralisés en un seul endroit, et les grandes villes pouvaient être divisés en secteurs d'intervention. Chaque caserne s'occupait de son secteur ce qui évitait que plusieurs unités désorganisées ne doivent intervenir dans un même endroit de la ville. Tous ces petits changements n'étaient pas des tournants dans le développement de l'unité, ils s'installèrent progressivement au fil des années et permettait aux unités de suivre l'avancée technologique du pays. En 1915, l'arsenal des Bombardiers fut amélioré de façon considérable. Jusqu'à présent, le déplacement de ces unités étaient effectués à pied ou parfois en chariot tractés par des chevaux. Ceux-ci étaient utiles pour transporter les lourds Barils Sabliers, mais les animaux étaient souvent pris d'angoisse lorsqu'ils s'approchaient des flammes, les rendant indisciplinés et entrainant souvent un suraccident qui pouvait virer à la catastrophe. Cette année là, tout changea: l'unité des Bombardiers se motorisa. En effet, ils avaient dès maintenant accès à de nouveaux camions citernes pour combattre les flammes grâce à l'eau. Plusieurs expériences avaient été réalisés et peu à peu, cet engin commença à remplacer les méthodes scabreuses comme les explosions contrôlés et les barils sabliers. Beaucoup moins de personnes mourraient à cause des flammes, moins de Bombardiers devaient se sacrifier pour verser du sable dans la source du feu et les civils étaient plus que jamais fiers de leur unité. Non seulement cela, voir l'efficacité de ces énormes camions citernes influença beaucoup d'entrepreneurs et permit à l'industrie automobile d'Antares de se développer quelques années plus tard. Les interventions étaient plus rapides que jamais, le matériel toujours plus performant et la mortalité à cause des accidents de plus en plus basse. Cependant, il est important de noter que cette motorisation advint avec plusieurs défauts non négligeables. Tout d'abord, les Bombardiers n'étaient pas habitués à ces nouveaux engins, ils devenaient rapidement incontrôlables et pouvaient tuer ou blesser des passants lors du trajet jusqu'au lieu de l'intervention. Pire encore, ils tombaient en panne à la moindre secousse et les unités n'avaient que très peu de connaissances pour y remédier, d'autant plus qu'ils n'avaient pas le temps de conduire des réparations alors que des personnes étaient en danger. De plus, il était assez facile pour les Bombardier d'utiliser plus d'eau que nécessaire pour éteindre un feu, c'était plus dur de jauger la quantité adéquate et assez souvent, des camions citernes se retrouvaient vides quand ils se devaient d'enchainer les interventions. Ils étaient censés se ravitailler dans des grandes villes voisines, ce qui impliquait souvent la participation d'un grand nombre d'hommes de l'unité et laissait potentiellement les casernes presque vide pendant des jours. Certes, les accidents qui se produisaient durant ce lapse de temps pouvaient rapidement devenir catastrophiques, mais ils étaient heureusement assez rares. Qui plus est, cette première motorisation permit une amélioration progressive du matériel des unités pour qu'ils puissent suivre le développement technologique général, et la courbe d'adaptation à ces nouvelles méthodes devenait de plus en plus envisageable. Dans l'ensemble, elle a apporté bien plus de points positifs que de négatifs, et a servi de point de départ pour une modernisation décisive. Cependant, c'est bien en l'an 1923 que la plus grande avancée de l'unité telle que nous la connaissons va se produire. En effet, le combat des Bombardiers contre les flammes souterraines (dans les mines principalement) arrivait à un terme, la sécurité avait grandement avancé et leurs intervention dans leur lieux originels d'action étaient de plus en plus inutiles. Il était toujours obligatoire par la loi pour les Bombardiers de posséder des caisses de dynamites dans le cas d'explosions contrôlés, mais cette pratique devint rapidement obsolète avec de nouveaux systèmes de forage mécanique (au marteau piqueur amovible ou à main) ou bien avec des formations beaucoup plus rigoureuses à l'utilisation d'explosifs dans les souterrains. L'unité était donc devenue principalement une force d'intervention en surface, bien différent de leurs objectifs pour lequel ils ont été crées. C'est la raison pour laquelle le gouvernement antarien va décider de nationaliser le service (auparavant sous le contrôle indépendant des régions individuelles du pays) et fonder l'unité des Pompiers-Bombardiers, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Les dirigeants avaient décidé de garder l'appellation historique des bombardiers et y ajouter celle de Pompier, notamment à cause de l'utilisation de pompes à eau pour éteindre le feu. C'était un changement radical: tout d'abord, un uniforme commun était désormais mis en place. Celui-ci consistait d'un long manteau brun avec des bandes rouge foncés pour qu'ils soient facilement reconnaissables et pour offrir une meilleure protection contre le feu, ainsi qu'un pantalon à salopette avec le même style et les mêmes propriétés. Un casque avec des attaches pour de nouveaux masques à gaz ou des visières était aussi créé pour eux. C'était bien différent de l'ancien uniforme, presque intégralement noir avec quelques bandes jaunes qui étaient moins durs à salir et les poussières ou brûlures étaient moins visibles. C'était aussi une grande avancée par rapport au masque moyenâgeux qui était encore utilisé à l'époque. Deuxièmement, le service de Pompier-Bombardier était désormais considéré comme un métier à part entière, nécessitait une formation rigoureuse et un investissement à temps plein, très différent des unités de volontaires qui venaient et partaient à leur gré. Les volontaires sont toujours acceptés, mais doivent s'engager pendant des contrats à durée déterminée pour pouvoir pratiquer le service. Enfin, les casernes et l'équipement des anciens Bombardiers furent complètement transformés et améliorés, ils avaient maintenant un logo (celui que nous connaissons aujourd'hui) ainsi que de vrais camions de pompiers lourdement équipés et plus performants. C'était une vraie révolution à travers tout le pays, et les citoyens furent tellement pris de joie en voyant l'unité évoluer qu'ils leur donnèrent même ce petit surnom affectif que l'on utilise couramment aujourd'hui, celui de "PoBo" (ou "PoBos" au pluriel). Les PoBos disposaient de nouveaux rôles et postes et une hiérarchie claire avait été établie avec des chefs de division et de secteur. Ils bénéficiaient d'un budget alloué par l'Etat et pouvaient donc se moderniser de façon considérable. C'est donc ce qui se passa autour des années 1957, où l'unité a pu connaitre une expansion et amélioration nette de ses effectifs et de son matériel. Des camions à échelle extensible sont apparus pour la première fois pour combattre les flammes en milieu urbain, souvent dans des villes disposant de grands bâtiments sur plusieurs étages. Non seulement cela, de nouveaux camions citernes beaucoup plus performants firent leur apparition avec de nouveaux tubes pouvant éteindre un feu avec une portée bien plus longue, en plus de pouvoir se dérouler sur plusieurs dizaines de mètres depuis le camion principal. L'eau toute seule n'était pas non plus le seul moyen de venir à bout des flammes, il était parfois possible d'ajouter des solutions d'émulsifiants ou d'engrais spéciaux qui rendaient l'eau beaucoup plus apte à éteindre et à contenir un feu en relâchant le moins de vapeur d'eau et de fumée possible à l'extinction. Des buses spéciales pouvaient aussi être fixés aux extrémités de ces tubes pour balayer une plus grande surface ou au contraire pour viser un endroit précis et lointain selon la nature du feu. Les premières bornes d'incendie avaient fait leur apparition dans les villes qui n'avaient pas de point d'eau majeur à leur disposition pour que les PoBos puissent se brancher directement au système d'irrigation. Elles étaient cependant rares, et placés bien souvent près de lieux à risques ou bien d'endroits qu'on croyait vulnérables à des feux de grande envergure où un simple camion citerne n'aurait pas suffit pour éteindre le feu. Des alarmes étaient désormais installés dans la grande majorité des bâtisses du pays pour avertir par le son les civils présents à l'intérieur. Du côté des casernes, il était maintenant possible de les prévenir via un opérateur téléphonique qui assurait la réception d'appels d'urgence à tout moment de la journée et de l'année. Plus tard dans cette période, les alarmes incendies ont été modifiés pour qu'elles envoient un signal radio à ces opérateurs et pour qu'ils puissent intervenir avant même de recevoir des appels. Toujours dans la partie communication, les PoBos étaient équipés désormais de radios personnelles pour une meilleure organisation et une amélioration du diagnostic de la situation. Ceux qui entraient pour secourir des civils ou éteindre le feu de plus près pouvaient maintenant donner des informations à leur collègues comme des demandes de renfort ou une analyse de la situation. La mortalité au sein des PoBo était désormais très rare, et cela grâce à une bonne maitrise des intervention et une organisation plus poussée grâce aux nouveaux outils à disposition. Bien d'autres évolutions technologiques ont fait leur apparition, comme le simple fait d'avoir des sirènes sur les camions ou bien plus d'extincteurs dans les bâtiments civils. L'équipement personnel des PoBos était aussi amélioré, avec des lampes de poche, des haches de secours, des harnais, des couteaux ou autres outils de détresse ou d'intervention. Beaucoup considèrent cette période comme l'âge d'or des Pompiers-Bombardiers du fait de leur efficacité surprenante et une maitrise des situations rapide et organisée. En 1965, un petit problème se pose pour l'Etat antarien. Deux années auparavant, l'unité des Brancardiers-Extracteurs avait été crée sous le sigle de la Croix Bleue pour secourir les victimes d'accidents assez importants sur tout le territoire. Cela donna lieu à des zones de superposition entre le domaine des PoBos, à qui on faisait appel de plus en plus pour des interventions délicates même quand il n'y avait aucun danger lié au feu, et le domaine des Brancardiers-Extracteurs qui avaient été crées justement pour parvenir à ces fins. Très souvent, des opérateurs ou des civils ne savaient pas si un accident nécessitait l'intervention de l'un ou de l'autre, les différences étaient très petites. Il n'était pas rare de les retrouver dans un même endroit pour secourir la même personne, ce qui donna lieu à quelques désaccords et problèmes d'organisation. Ainsi, pour contrer ce nouveau hic, l'Etat antarien décida de définir clairement la séparation entre ces deux unités. Les PoBos ne devaient intervenir que dans des situations qui présentaient un risque lié à un incendie évident, même si ils étaient pour la plupart qualifiés pour du secourisme extrême. De leur côté, les Brancardiers-Extracteurs allaient intervenir pour tous les autres types d'accidents ultra critiques. Pour rendre la séparation plus nette, la formation des Brancardiers-Extracteurs fut rendue bien plus sévère et exigeante pour ainsi faire d'eux une unité plus performante capable de couvrir des situations que couvraient auparavant les PoBos. Ces derniers étaient limités à du "secours embrasé" comme ils l'appelaient (aussi appelé "Hell Diving" ou "Helldiving", littéralement plonger dans les enfers), qui consistait à entrer dans un bâtiment en feu pour en secourir les victimes. Un poste spécial avait été créé pour ce travail, les effractionnaires de l'enfer appelés plus tard "Helldivers" (plongeurs de l'enfer). Eux nécessitaient une formation de Brancardier-Extracteur pour pouvoir servir ce poste, et se révélèrent incroyablement efficaces dans leur travail. C'étaient les vrais héros que l'on imaginait quand on pensait aux Pompiers-Bombardiers et devinrent rapidement les icônes de la bravoure et du courage de l'unité ainsi que leur puissant désir de servir leur pays de cette manière. Plus tard, ce service de Brancardier-Extracteur obligatoire fut étendu à la majorité des postes de PoBo, ce qui a eu pour effet de réduire les effectifs de volontaires tout en créant cependant des intervenants bien plus compétents. En 1980, c'est une nouvelle révolution technologique qui apparait au sein des divisions de PoBos. En effet, les feux de forêt, agricoles ou sur de très larges zones devenaient de plus en plus fréquents à cause de phénomènes industriels, et de simples unités à terre ne pouvaient pas lutter efficacement sur des zones aussi étendues et reculés. C'est donc ainsi que les premiers Hydrolargueurs (connus dans d'autres pays en tant que Canadairs) firent leur apparition dans les arsenaux des PoBos. Ces hydravions pouvaient se poser sur des masses d'eau tels que des lacs ou la mer, puiser des centaines de litres et les déverser plus loin dans une zone embrasée. Les engins avaient un rayon d'action extrêmement large et leur rapidité leur permettait de faire plusieurs allers retours et "bombarder" des lieux stratégiques afin de stopper l'avancée du feu. Des hélicoptères hydrolargueurs étaient aussi introduits, ceux-ci pouvaient collecter de l'eau grâce à un espèce de "seau" formé par une bâche qui pendait sous le fuselage de l'engin, pour ainsi la déverser sur des flammes plus loin. Certes, les hélicoptères ont une capacité bien plus réduite et une zone de largage bien plus restreinte, mais ils permettent de cibles des endroits bien plus précis tels que la source d'un feu ou bien une structure ou un point. Autre avantage, ils ne sont pas limités par la taille de la masse d'eau, et peuvent piocher celle d'un lac tout aussi bien qu'un étang… voire même une piscine ! Cette amélioration technologique fut donc une avancée majeure dans le combat contre le feu mené par les PoBos, qui avaient désormais l'opportunité d'intervenir sur tous les types d'incendies avec confiance et maitrise. Enfin en 2002, c'est probablement le plus important des développements récents de l'unité qui va se produire. En effet, l'utilisation d'eau était souvent un problème pour Antares, peu de villes étaient décidés à installer des bornes d'incendies, celles-ci avaient même tendance à disparaître au fil des années. Les avancés dans la science de l'incendie ont donc permis au PoBos d'utiliser un moyen inédit pour combattre les flammes qui n'avait été encore jamais, voire très peu utilisé sur le continent et dans le monde. Elle fut baptisée méthode Siphon, et reposait sur un principe physique assez simple qui renvoyait aux anciennes méthodes utilisés par les premiers Bombardiers. En effet, il était possible de fortement affaiblir voire d'éteindre complètement un feu en le privant d'air, et cela était possible grâce à la mise au point de systèmes de ventilation amovibles qui créaient une zone de basse pression pour aspirer l'air d'une salle. Son utilisation est très facile, il suffit de se rapprocher d'une fenêtre par l'extérieur et activer l'engin pour faire sortir tout l'oxygène de la salle et étouffer le feu. Non seulement ce fut une avancée majeure dans le domaine du combat contre les flammes mais c'était un principe qui permettait d'économiser des centaines de litres d'eau. Le dispositif pouvait être approché de certaines fenêtres ouvertes par des PoBos sur des échelles extensibles par l'extérieur, et en même temps des Helldivers auraient fait de même depuis l'intérieur à partir de portes ou autres types d'issue. Un autre grand avantage était que cela éliminait complètement la fumée toxique engendrée par la carbonisation, la cause principale de mortalité civile dans les incendies. Ainsi, les Helldivers pouvaient donc intervenir en toute sécurité dans une salle transparente et un feu très affaibli. cette méthode de support a été grandement améliorée au fil des années, les siphons modernes disposent maintenant d'un aspirateur qui fait sortir l'oxygène et la fumée ainsi qu'un vaporiseur pour humidifier la salle et venir à bout du feu complètement sans y pénétrer et sans avoir besoin de l'intervention de PoBos à l'intérieur. C'est cette technique qui différencie les Pompiers-Bombardiers d'autres unités similaires à travers le monde, Antares est capable de venir à bout de flammes parfois sans même utiliser plus qu'un extincteur pour achever le feu après le siphon. De nos jours, les outils ont fortement évolué dans ce domaine là, les pompes siphon sont de plus en plus performantes et on parle même de pouvoir utiliser des drones pour accomplir ce travail dans les bâtiments trop hauts ou trop compliqués à atteindre pour un camion à échelle extensible. Ainsi, les camions citernes et les pompes à eau en général sont en train de disparaitre progressivement, et c'est la raison pour laquelle on ne trouve presque pas de bornes d'incendie sur le territoire.
✸Postes✸
Les Pompiers-Bombardiers sont un service national qui regroupent au sein de leur institution plusieurs postes spécifiques qui répondent aux besoins de la population. Ces postes ont été revisités plusieurs fois dans l'histoire récente des PoBos pour que la cohésion entre eux et l'échange des informations soit la plus fluide possible, pour enfin créer un système d'intervention rapide et efficace pour que l'accident puisse être résolu sans étapes additionnelles inutiles. Helldiver Les Helldivers sont l'icône par excellence de la bravoure et du courage que font preuve les PoBos. Chaque division en a un certain nombre, ce sont eux qui vont faire la différence entre une simple perte de matériel et un accident mortel. Ils n'ont pas peur d'intervenir ou de se jeter dans les flammes si cela implique de sauver la vie de civils coincés par le feu. Ils sont lourdement équipés avec un casque ressemblant celui d'un astronaute équipé de moyens de respiration et d'une visière résistante à la chaleur avec une torche puissante intégrée. Leur uniforme les protège de l'embrasement et est entièrement hermétique à tout type de combustion. Ils ont aussi à leur disposition plusieurs outils comme de petits extincteurs, des haches pour se creuser un chemin vers les victimes et des masques à oxygène pour que ceux qu'ils secourent ne succombent pas à l'horrible fumée noire qui envahit la salle en quelques secondes. Ils sont extrêmement bien entrainés, avec une formation rigoureuse qui va presque de l'ordre du militaire ainsi qu'un service obligatoire au sein de l'unité des Brancardiers-Extracteurs pendant au moins deux ans. Ils n'ont pas peur de regarder la mort en face et font de tout pour servir leur pays en étant à la hauteur du devoir qui leur a été assigné. Opérateur Hydraulique Les Opérateurs Hydrauliques sont ceux qui s'occupent du bon fonctionnement et de l'utilisation de systèmes hydrauliques d'engins tels que des camions citernes ou bien les pompes utilisés pour parvenir à bout du feu. Ils sont formés pour pouvoir manipuler tous les aspects complexes d'un camion de Pompier-Bombardier dans les situations de crise, et sont mêmes requis de passer une formation basique de Brancardier-Extracteur pour pouvoir exercer leur métier (celle-ci peut varier de quelques semaines à plusieurs mois). Certes, de nos jours, Antares est bien moins dépendante des systèmes hydrauliques pour parvenir à bout des flammes, et les systèmes de ce genre sont de plus en plus rares sauf près de forêts où le risque de feu reste important. Ainsi, le métier d'Opérateur Hydraulique a beaucoup évolué ces derniers temps, on parle presque d'ingénieur ou de technicien. En effet, même si ils portent toujours l'appellation d'Opérateur Hydraulique, ils sont aujourd'hui majoritairement présents dans le maintien général de l'équipement de l'unité, tels que les camions, les uniformes, les différents outils et même parfois les systèmes informatiques. Ils jouent donc un rôle d'ingénieurs ou de techniciens polyvalents et ont bien plus tendance de nos jours à travailler en seconde ligne que face au flammes. Leur rôle est tout de même assez considérable, puisqu'ils sont responsables du bon fonctionnement du matériel de leur unité, quelque soit sa nature. Siphonneur Les Siphonneurs sont les nouveaux Pompiers-Bombardiers types de notre période contemporaine. Ce sont eux qui vont principalement jouer un rôle dans l'extinction des flammes, ce sont eux qui vont monter sur les échelles ou manipuler des instruments présents sur les camions pour stopper l'avancée du feu, l'affaiblir ou parfois même l'éteindre directement sans avoir besoin de pénétrer dans le bâtiment en question. Pour ce faire, ils utilisent principalement des siphons, des espèces de ventilateurs ultra performants fixés le plus souvent au bout d'une perche ou d'un bras extensible. Celui-ci va être placé souvent sur le bord d'une fenêtre d'un appartement en flammes, et av créer une zone de basse pression atmosphérique pour que tout l'oxygène de la salle soit aspiré à l'extérieur. Avec cela, le feu n'a plus moyen de survivre car la combustion lui demande un appel d'air frais, et par la même occasion les gaz et fumées toxiques sont aspirés à l'extérieur rendant une intervention plus ciblée par des Helldivers bien plus envisageable. De nos jours, ces siphons sont aussi équipés de brumisateurs qui augmentent l'humidité générale de la salle pour étouffer voire éteindre le feu encore plus efficacement. Bien souvent, une intervention des Helldivers n'est pas nécessaire, sauf pour venir à bout de quelques braises ou bien d'analyser les dégâts engendrés par les flammes. Les Siphonneurs sont eux aussi requis de passer une formation basique chez les Brancardiers-Extracteurs, ainsi qu'une formation plus précise et ciblée sur l'utilisation des outils de siphonnage. Ils savent quels genre de ventilateurs utiliser et pour quelles situations, ils savent ajuster les paramètres pour que cela soit efficace et savent donner des indications aux Helldivers qui peuvent de leur côté calfeutrer la salle de l'intérieur pour que tout l'air s'échappe par la fenêtre et ne rentre pas depuis les autres pièces. C'est grâce à eux que le service des Pompiers-Bombardiers est reconnu dans le monde entier comme une unité efficace et avant-gardiste dans son utilisation de technologies qui réduisent considérablement la dépendance en eau des extinctions de feux civils. Conducteur Les conducteurs de véhicules d'intervention sont des as du volant, ils doivent disposer d'une formation très rigoureuse et d'un permis très spécial. Ils sont absolument nécessaires aux intervention et font la différence entre la réussite et l'échec. Le feu étant un danger lourdement soumis au temps, c'est à eux de faire en sorte que les délais soient les plus courts possibles. Même quelques secondes de différence peuvent changer la donne et rendre une pièce presque dix fois plus complexe à siphonner. Ils connaissent toutes les routes par cœur de leur secteur d'action, ils connaissent les habitudes des civils aux heures de pointe et quelles routes emprunter lors de bouchons ou de trafic intense. Ils savent où positionner les véhicules pour que les intervenants puissent intervenir le plus facilement possible sur la scène du danger sans s'éloigner de leur équipement, tout en veillant à ne pas se garer sur un lieu instable comme entre la chaussée et la route, surtout si il faut manœuvrer une échelle haute de plusieurs dizaines de mètres juste après. Ils sont souvent accompagnés d'Opérateurs Hydrauliques pour le maintient du camion et le déploiement des outils tels que des stabilisateurs qui soulèvent le camion de quelques centimètres pour lui permettre d'opérer l'échelle ou les siphons sans problèmes ou bien des antennes puissantes pour assurer la communication radio entre les membres de l'unité même à travers les flammes ou les fumées les plus denses. Une fois arrêtés, c'est à eux de sécuriser la route en attente de la police et rediriger le trafic pour qu'il ne gène pas les opérations ainsi que d'éloigner les civils de la scène. Dans l'ensemble, ils représentent une partie extrêmement importante Chef de Division Parmi les éléments les plus essentiels d'une unité de Pompiers-Bombardiers, on retrouve bien évidemment le Chef de Division. C'est lui qui gère la caserne, veille à la bonne entente de ses hommes et à l'organisation en dehors des interventions. C'est à lui de communiquer les rapports, les informations et toute autre notice au directeur des départements de PoBos de la ville lorsqu'il y en a un, ou bien simplement à la mairie voire à l'Etat lorsqu'il s'agit de dangers tels que des feux de forêt. C'est à eux de s'occuper de tout le travail administratif et au fonctionnement de son unité pour qu'elle couvre tout le secteur qu'elle a été assigné (zone autour de la caserne, rayon d'action). Les Chefs de Division donnent aussi les directives pendant les interventions, ils ont parfois accès à une station de communication avec des écrans qui relayent la transmission de caméras que certains Pompiers-Bombardiers tels que les Helldivers peuvent avoir accrochés à leurs casques de nos jours et ainsi suivre de plus près le déroulement de l'opération. C'est grâce à eux que tout s'organise, ce sont de véritables chefs d'orchestre d'une symphonie très performante. Au delà de cela, ils prennent contact avec les Chefs de Division d'autres casernes dans la même ville pour organiser des intervention conjointes lorsque le danger se situe à mi-chemin entre les rayons d'action, voire pour offrir du renfort dans les interventions à risque ou de grande envergure. Enfin, c'est à eux de constater les dégâts après un accident et de faire l'inventaire de toutes les mesures utilisés durant l'extinction. Ils jouent bien évidemment le rôle d'entraîneurs et font en sorte que leurs hommes soient préparés à toute éventualité et gardent une forme physique adéquate avec des entrainements quotidiens qui permettent de garder le niveau d'efficacité toujours très haut du service de Pompiers-Bombardiers. Opérateur Téléphonique Les Opérateurs Téléphoniques sont le premier contact des témoins ou victimes avec le service de Pompiers-Bombardiers. Ils sont disponibles 24 heures sur 24, tous les jours de l'année, et répondent à tous les types d'urgence. Ils sont entraînés au cours d'une formation à reconnaitre le type de danger ou de feu même avec des description vagues fournies par leur interlocuteur. Ils reçoivent aussi les alertes provenant d'alarmes incendies déclenchés dans leur secteur d'activité, pour ainsi prévenir leur collègues de la menace avant que des témoins ne les appellent pour signaler le danger. Mieux encore, ils sont directement en contact avec d'autres Opérateurs Téléphoniques de casernes environnantes pour les avertir de dangers proches de leur secteurs ou à mi chemin entre deux casernes pour mieux organiser l'intervention. C'est donc à eux de donner les directives à leur camarades, et ils sont toujours en contact radio avec les unités pour que les informations soient communiqués de manière efficace. Très souvent, pour donner de nouvelles opportunités aux ex intervenants et Brancardiers-Extracteurs ou Helldivers retraités, les sections d'Opérateurs Téléphoniques recrutent souvent ces personnes qui s'avèrent être expertes dans l'analyse du danger et la décision de moyens à employer. Les Opérateurs Téléphoniques sont aussi directement en contact avec les autres services d'urgence, que ce soit la Police Nationale, les Brancardiers-Extracteurs, la Croix Bleue ou même certains groupes d'intervenions d'élite. C'est à eux de décider si il convient d'envoyer un camion Siphonneur ou un avion Hydrolargueur. C'est grâce aux Opérateurs Téléphoniques que le service de Pompiers-Bombardiers peut gérer les urgences de manière efficace et rapide. Pilote d'Hydrolargueurs Les Pilotes d'Hydrolargueurs sont parmi les meilleurs pilotes d'intervention du pays. Ils savent poser un énorme hydravion sur de toutes petites surface d'eau et ont des notions de l'espace assez poussés pour larguer une quantité d'eau dans une zone extrêmement précise, souvent avec un peu moins que quelques mètres de marge d'erreur seulement. Très souvent, ce sont des fins connaisseurs de toutes les zones à risque d'incendie et savent où aller piocher de l'eau le plus rapidement et efficacement possible pour venir à bout des flammes. Ils sont même capables d'atterrir sur une mer parfois tumultueuse si les conditions le nécessite. Ils passent par une formation très spécifique de pilote, à mi chemin entre l'aviation civile et militaire, et sont requis par ailleurs de passer au moins deux mois en tant qu'intervenants chez les Brancardiers-Extracteurs. Ce sont des individus qui vivent leur vie dans les airs, très souvent des jeunes pilotes qui cherchent par la suite à accéder à l'armée de l'air grâce à ce service. Il en va de même pour les pilotes d'hélicoptères hydrolargueurs, eux aussi demandant des manœuvres et une formation très spécifique. La différence majeure réside dans la précision: tandis que le pilote d'avion doit savoir atterrir et déverser le plus possible dans un lapse de temps moindre, le pilote d'hélicoptère n'a le droit qu'à quelques centimètres d'erreur dans ses largages et doit identifier depuis les airs des zones capitales à arroser. Il doit aussi faire attention à ne pas endommager le "sceau" qu'il transporte, une composante absolument nécessaire à son intervention et très fragile aux mouvements turbuleux ou aux chocs contre des arbres (ou même à une capacité d'eau trop importante qui peut alourdir l'engin de manière considérable). De façon générale, ce poste représente l'un des plus importants mais aussi des plus spécifiques de l'unité des Pompiers-Bombardiers, certes moins employé et moins nécessaire mais qui demande une précision hors du commun et des qualifications exceptionnelles.
Diagramme Représentant le Protocole d'Opération ainsi que le fonctionnement général du système d'intervention des Pompiers-Bombardiers.
Le Protocole d'Opération des Pompiers-Bombardiers est le plus simple possible pour permettre une intervention d'une rapidité exceptionnelle dans n'importe quel lieu du territoire. En effet, on ne joue vraiment pas avec le feu: en moins d'une minute, une simple flamme qui se matérialise dans un objet de la vie courante commence à se répandre et à obscurcir la vision des personnes présentes à l'intérieur. Passée cette minute, une salle mesurant environ dix mètres carrés devient complètement invivable, et respirer la fumée dégagée par le feu (même si il est encore petit) peut vous rendre inconscient et vous tuer. C'est d'ailleurs la cause de mortalité numéro une dans les incendies, des civils qui cherchent à s'échapper en traversant des nuées à première vue inoffensives mais qui vous paralysent presque immédiatement et vous font sombrer dans un sommeil macabre en vous laissant à la merci des flammes. Moins d'une minute pour une pièce. En dix minutes, c'est tout un open space qui se remplit de fumée en mettant en danger la vie de plusieurs dizaines de personnes. Avant même que le feu ne puisse se propager en dehors de la salle où il avait débuté, l'appartement entier devient absolument invivable. Il est donc absolument capital que la réaction des services de Pompiers-Bombardiers puisse se produire en dessous de ce palier. Pour cela, les évolutions de la technologie à travers les années viennent à notre rescousse. Au début du protocole, c'est à dire à l'apparition et à l'identification du danger par les civils, la caserne la plus proche n'en est pas informée. la télépathie n'étant pas un moyen fiable de contacter les Pompiers-Bombardiers, c'est très souvent les alarmes incendies qui s'occupent de cela. En effet, presque chaque bâtiment en Antares est équipé de senseurs à détection intelligente, faisant donc la différence entre un vrai danger et une fausse alerte. Ceux-ci sont conçus pour valider plusieurs paliers différents d'alerte au lieu de déclencher une seule alarme directement. Par exemple, si vous avez laissé par mégarde votre gâteau trop longtemps dans le four et qu'une épaisse nuée de fumée s'en échappe lorsque vous ouvrez la portière, l'alarme ne va pas tout de suite déclencher une alerte mais envoyer une notice à l'Opérateur le plus proche, comme une sorte d'avertissement. Celui-ci va donc garder un œil dessus. Si l'alarme détecte un type de fumée particulier qui s'apparente aux incendies ou si il remarque que ça dure plus longtemps qu'un simple gâteau carbonisé, il va alors à ce moment là sonner l'alerte et prévenir l'Opérateur avec une alarme puissante. Tout ce processus se déroule dans l'espace de quelques secondes à peine, pour que l'alarme puisse prévenir la caserne avant que les civils aient à le faire. L'Etat conseille même aux habitants de ne pas perdre de temps à passer un appel, premièrement pour ne pas surcharger les lignes (même si les Opérateur disposent d'un système qui trie les demandes d'appel d'urgence) mais aussi pour se mettre en sécurité avant tout et laisser le travail de prévention aux alarmes automatiques. Cela permet d'avoir à secourir bien moins de victimes tout en gardant un temps record de mise au courant du danger. Une fois que l'Opérateur Téléphonique est mis au courant du danger, l'alarme lui fournit un diagnostic assez simpliste de ce qu'il a pu détecter pour donner une idée de la nature du feu et des mesures à utiliser pour en venir à bout. Après une rapide analyse, l'Opérateur sonne l'alarme de la caserne et donne des directives simples pour que les équipes concernés puissent prendre la route dans la seconde. Dans les villes, grandes ou petites, les dangers comme celui-ci sont aussi notifiés aux opérateurs des zones ou casernes avoisinantes pour qu'ils sachent qu'une autre division est déjà dessus et qu'ils pourraient être demandés en renfort à la demande de l'Opérateur Téléphonique qui est en communication directe avec le Chef de Division et joue le rôle de relais avec d'autres divisions. Cependant, dans des lieux inaccessibles tels que des forêts ou des champs où des feux sauvages peuvent advenir, il ne suffit pas seulement de faire intervenir les unités de Pompiers-Bombardiers au sol. Certes, ils sont quand même envoyés par l'Opérateur Téléphonique pour qu'ils puissent sécuriser la zone, contenir le feu autant que possible et établir un périmètre tout en analysant la situation et sa possible avancée en fonction des vents ou d'autres facteurs. L'Opérateur Téléphonique va ensuite contacter la base d'engins Hydrolargueurs la plus proche (ou bien les avertir directement si il s'agit d'une caserne disposant de ces engins) pour ainsi mobiliser un ou plusieurs avions hydrolargueurs ainsi que des hélicoptères hydrolargueurs, toujours selon la gravité de la situation, des analyses fournies par les équipes au sol ou bien d'autres conditions. Parfois, les hélicoptères hydrolargueurs peuvent même être utilisés simplement en tant qu'engins de reconnaissance pour donner aux Pompiers-Bombardiers au sol un aperçu plus large et plus stratégique de la situation et de l'avancée du feu. Il est même possible qu'en ville, ces hélicoptères hydrolargueurs soient utilisés pour parvenir à bout de flammes présentes sur le toit d'un immeuble souvent inaccessible ou difficilement accessible par les intervenants au sol. L'Opérateur Téléphonique représente donc une partie capitale de la chaîne du protocole d'opération des Pompiers-Bombardiers, et joue un rôle décisif dans la maîtrise du danger et l'organisation de l'intervention. De leur côté, les engins Hydrolargueurs vont faire en sorte de trouver les faiblesses du feu et de verser de l'eau dans les zones inaccessibles par les unités au sol. Selon la situation, ils vont décider de viser ce qui semble être la source de l'incendie, mais dans d'autres cas ils peuvent aussi arroser une zone intacte affin de stopper l'avancée des flammes qui ne peut brûler du matériau humide. Les avions Hydrolargueurs récents ont aussi des réservoirs de solvants dans leur soute et peuvent diluer une certaine quantité dans l'eau qu'ils viennent de collecter. Cela a plusieurs avantages, notamment contre certains types de feux ou bien pour une extinction plus efficace lorsque celui-ci est couvert par de la végétation dense comme des arbres ou du feuillage. Ainsi, l'eau peut mieux pénétrer les profondeurs de la zone embrasée sans pour autant être directement absorbée par la terre et donc par la suite créer de l'humidité. Les hélicoptères hydrolargueurs n'ont pas cette particularité, mais doivent souvent aller chercher l'eau bien moins loin que leurs collègues aviateurs. Il leur est par exemple permis par la loi de s'approvisionner d'eau dans les piscines d'habitants de la zone si aucune autre source d'eau n'est disponible, voire même dans des grandes fontaines publiques quand celles-ci contiennent assez d'eau. Dans les cas extrêmes, ils peuvent récupérer de l'eau depuis les pompes des unités au sol, mais seulement dans des zones vraiment dépourvues de tout point d'eau majeur. Ils ne peuvent certes pas balayer une large zone, mais sont assez précis pour éteindre un très grand arbre dans son entièreté avec un seul largage, ce qui a plusieurs avantages. Lorsque le feu est encore récent et ne touche qu'une poignée d'arbres, les hélicoptères hydrolargueurs deviennent essentiels pour rendre un tronc et son feuillage entier humides et ainsi éviter qu'un feu qui débute au sol ne puisse grimper et se propager à travers le feuillage et les branches. En ville, les hélicoptères peuvent aussi être utilisés pour extraire des civils ou Helldivers à partir des toits quand l'issue est condamnée par les flammes, mais cette opération peut aussi être entreprise par une unité de Brancardiers-Extracteurs. Dans l'ensemble, les unités d'hydrolargueurs sont très utiles pour balayer une large zone, contenir le feu ou bien de l'arrêter avant qu'il ne devienne trop important et ainsi mener à l'extinction. Les divisions au sol vont au contraire conduire une opération normale, souvent en ville ou dans des lieux bien plus accessibles. Au moment du signalement du danger de la part de l'Opérateur Téléphonique, les équipages se mettent en place immédiatement. Les camions Siphonneurs sont composés de la grande majorité du personnel intervenant, autrement dit les Siphonneurs. Dans le camion à échelle extensible, c'est plus souvent le Chef de Division accompagné d'un Opérateur Hydraulique et les fameux Helldivers qui vont monter à bord. Les deux véhicules principaux peuvent être accompagnés d'un camion citerne et d'autres Opérateurs Hydrauliques lors de missions nécessitant l'utilisation d'importants moyens hydriques tels que des feux de forêts ou bien sur de larges zones ouvertes comme des champs, des parcs ou des fermes. Rapides comme l'éclair et sous les directives du Chef de Division précédé par l'Opérateur Téléphonique, l'équipage se dirige sur les lieux et débute immédiatement l'intervention. Du côté du conducteur, il s'assure de s'être arrêté dans un emplacement stable et stratégique pour sa proximité avec le danger, sans pour autant en être trop proche. Puis, il s'occupe de sécuriser les lieux avec le Chef de Division et l'Opérateur Hydraulique en redirigeant le trafic, sécurisant les civils rescapés et en établissant une analyse rapide de la situation auprès d'eux. Pendant qu'ils cherchent à identifier si d'autres civils sont restés à l'intérieur, les Siphonneurs repèrent déjà les points stratégiques où il convient de placer un siphon pour stopper l'incendie. Souvent, il s'agit de fenêtres ou d'ouvertures dans les murs où les flammes sont les plus vives. Si une fenêtre est fermée ou bien qu'elle est trop haute, un Opérateur Hydraulique (parfois le même) va s'occuper de déployer les stabilisateurs de véhicule à échelle extensible et de rapprocher des Siphonneurs du lieu d'intervention. Pour éviter de faire face à une explosion soudaine ou un embrasement explosif suite à l'appel d'air engendré par l'ouverture de la fenêtre, les Siphonneurs utilisent un canon ou un grapin pour briser la vitre à distance et ensuite placer le siphon sur l'ouverture. Avec le travail de plusieurs hommes sur plusieurs ouvertures, le feu devient rapidement maitrisable et une intervention plus en profondeur dans le lieu devient alors possible si ce n'était pas le cas auparavant. Alors que leurs collègues travaillent au combat de surface à l'aide de siphons, les Helldivers utilisent les informations récoltés auprès des civils rescapés pour se faire une idée du nombre de victimes encore piégés à l'intérieur. Sans attendre une seule seconde, ils vont donc entrer à l'intérieur du bâtiment, armés de haches ou marteaux lourds pour certains, d'extincteurs à poudre très sophistiqués pour d'autres ou bien même de ventilateurs portatifs pour dégager un chemin à travers la fumée. Ils ont tous un casque intégral qui leur permet de respirer avec un apport en oxygène et des filtres qui empêchent les gaz de rentrer, leur combinaison est faite pour résister aux flammes les plus violentes et leurs visières sont conçues pour leur donner une vision claire quelque soit la situation. En plus de cela, le casque détient une torche puissante intégrée ainsi qu'une caméra dans les nouveaux modèles. Cela permet au Chef de Division, placé en face d'une station de communication intégrée au camion à échelle extensible, de suivre le déroulement de l'opération en profondeur, de donner des indications en communicant à travers une radio et en signalant au reste de l'équipe si un membre semble en difficulté. À l'intérieur, les Helldivers n'ont qu'une priorité: trouver les civils, fouiller toutes les pièces du bâtiment et les ramener vifs en dehors, même si cela implique de se jeter dans les flammes, détruire des portes ou des murs pour parvenir plus rapidement aux victimes. Lorsqu'ils en trouvent un ou plusieurs, la plupart des fois inconscients ou encerclés par le feu, ils appliquent immédiatement un masque à oxygène pour les garder en vie et leur éviter de devoir respirer les fumées toxiques. Selon l'envergure de l'incendie, ils peuvent aussi l'enrober d'une couverture anti feu si l'extraction leur impose de devoir traverser des murs de flammes avec la victime dans les bras. Lorsque tout le bâtiment a été très rapidement fouillé et que toutes les victimes ont été ramenées à l'extérieur et livrés à des intervenants de la Croix Bleue (qui arrive le plus souvent sur les lieux juste après), les Helldivers s'occupent maintenant de neutraliser le feu en profondeur, là où les Siphonneurs ne peuvent pas étouffer les flammes. La technique est très simple, il s'agit de repousser le feu et de le contenir dans un espace le plus petit possible, comme par exemple sur une zone de deux ou trois pièces à l'aide de ventilateurs, brumisateurs ou bien d'extincteurs spéciaux lorsque le feu est déjà trop enraciné. Une fois son avancée stoppée et ses effets contenus dans une zone maitrisable, les Helldivers déploient des siphons de profondeurs, exactement comme ceux utilisés par les Siphonneurs mais qui sont reliés à un tube flexible et permettent aux Helldivers d'utiliser le même principe dans des salles sans fenêtres et en profondeur dans la structure. La souche du feu est donc complètement affaiblie, la fumée noire est aspirée et il suffira seulement d'un petit coup d'extincteur pour en venir à bout de façon définitive. L'unité est ainsi parvenue à l'extinction, l'objectif principal de la mission, et dans la grande majorité des cas a pu secourir chaque victime des flammes sans avoir à souffrir d'aucune perte et en remettant les blessés au service de santé publique de la Croix Bleue. Si l'extinction et la sécurisation des victimes représentent le bout de la chaîne du protocole d'intervention des PoBos, ils ne sont pas pour autant la dernière étape du travail que doit accomplir l'unité durant chaque opération. Lorsque l'incendie est complètement maitrisé, une dernière fouille de sécurité est conduite par la majorité du personnel d'intervention. Le but est d'éliminer complètement tout risque de ressuscitation du feu à cause de braises, d'étincelles ou de matériel dangereux. Les Pompiers-Bombardiers vont donc arroser des objets ou des zones qu'ils croient susceptibles à un nouvel embrasement avec plusieurs produits différents, comme simplement de l'eau, un solvant spécial ou bien de la mousse d'extincteur lorsque l'objet en question ne peut être mouillé (par exemple du matériel électronique, des circuits, des antennes etc...). Ces objets vont pour la plupart être déplacés à l'extérieur du bâtiment pour écarter définitivement tout risque de combustion soudaine ou bien pour éviter de devoir endommager les murs ou la structure plus qu'elle ne l'est déjà en l'inondant de solvant ou de mousse qui peuvent laisser des tâches indélébiles ou bien être très dures à nettoyer ou s'en débarrasser. Quand cette fouille en profondeur est enfin terminée et tous les risques ont été écartés, le Chef de Division va alors refaire un tour de la zone affectée, cette fois ci accompagné la plupart des fois avec un Opérateur Hydraulique, un représentant de la mairie ou de l'Etat ainsi que d'éventuels responsables des lieux, avocats, notaires ou des agents généraux d'assurance. Ils peuvent ainsi constater l'ampleur des dégâts, d'établir une estimation des coûts de réparation et de former un bilan des pertes matérielles et des conséquences administratives. Ils vont aussi chercher à déterminer les causes et la source de l'incendie, des mesures à prendre pour éviter cet accident à l'avenir et des plans de réparations des dégâts. Le Chef de Division va décrire en détail les étapes de leur intervention et comment ils sont parvenus au bout des flammes, notamment en précisant les moyens mis en œuvre, les outils et produits utilisés et les dégâts éventuels causés par les Helldivers dans l'optique de secourir une victime, pour affiner les estimations des pertes matérielles et des moyens de réparation (ex: Si beaucoup de mousse d'extincteur est utilisée, il faudra prendre en compte un nettoyage important). Enfin, les éventuelles pertes humaines sont comptabilisés, qu'elles aient été des victimes ou des membres de la division. Grâce à tout ce bilan, il devient possible pour les autorités de désigner un éventuel coupable en recensant des preuves, pour l'Etat de rembourser une partie des dégâts notamment ceux causés au moment de l'intervention par les PoBos et pour les assurances de déterminer le montant total des réparations et les coûts de l'accident pour les couvrir. Toutes ces informations sont soigneusement documentées, classés et stockés dans les archives de la caserne pour remplir les bilans des opérations menés à la demande des autorités à un rythme mensuel et/ou annuel. Avant de partir et si l'unité n'est pas pressée par le temps, les PoBos assistent au nettoyage de surface et en profondeur de la zone carbonisée, en suivant une procédure très stricte en quatre étapes: le sablage, le brossage, la cryogénisation et enfin le recouvrement des surfaces. Même si ce travail est majoritairement accompli par une entreprise tierce ou une assurance, les PoBos peuvent être d'une grande aide lorsqu'il s'agit d'une grande zone, quand il faut sécher ou éliminer la mousse d'extincteur efficacement ou bien pour être certains que le feu ne resuscite pas durant le nettoyage, souvent par inadvertance à cause d'une fausse manipulation, d'un court-circuitage ou bien d'un appel d'air créé lorsqu'on déplace de grands objet comme des meubles et peuvent parfois conduire à l'ignition d'une poignée de braises piégés ou cachés dans des recoins.
Suite à cela, l'opération des PoBos est ainsi complètement achevée, ils retournent donc dans leur caserne pour célébrer une nouvelle victoire sur les flammes de l'enfer ou bien parfois, dans de rares mais très tristes occasions, commémorer la perte de l'un de leurs camarades.
✸Trivia✸
Il existe toujours une loi datant de 1866 qui oblige toutes les casernes de Pompiers-Bombardiers à s'équiper d'une boite de dynamites en contenant au minimum douze, à utiliser dans les situations extrêmes où il est nécessaire d'utiliser les vielles techniques de périmètre pour contenir un feu trop vaste. Même si cette loi est assez obsolète de nos jours, elle est toujours appliquée et toutes les casernes du pays ont au moins une boite de douze dynamites verrouillée et entreposée quelque part dans la station.
D'après une loi de 1989 visant à former les citoyens d'Antares à réagir aux dangers du feu, toutes les casernes du pays sont tenues d'organiser au moins une journée portes ouvertes tous les ans pour accueillir les citoyens du quartier (ou de la ville) qui souhaitent participer à l'événement. Toutes les personnes, grands et petits, sont invités à en apprendre plus sur les causes des incendies, comment les éviter, comment identifier et réagir au danger et bien d'autres réflexes importants qui peuvent s'avérer essentiels dans les situations d'urgence. Aujourd'hui, cette loi est toujours appliquée de la même manière et permet de réduire considérablement les accidents catastrophiques et les victimes des feu.
Les Helldivers ont l'un des métiers les plus difficiles et les plus dangereux du pays, risquant très souvent leur vie au prix de celle des autres. Pour se détendre un peu et rendre cela plus "amusant", certains Helldivers à travers le pays ont décidé de créer en 2010 le concours "Slamdoor", où l'objectif est d'enfoncer le plus de portes verrouillés dans un temps limité. Organisé tous les ans depuis, beaucoup des professionnels y participent et certains disent même que c'est un excellent moyen pour les civils qui y assistent de se rendre compte de la difficulté d'un tel métier tout en leur offrant un spectacle saisissant.
Cela peut paraître évident, mais le rôle d'un PoBo est avant tout de combattre le feu et non d'en provoquer. Ainsi, pour éviter qu'on puisse les considérer comme des hypocrites, une loi régionale (devenue nationale en 1923) datant de la création des premières unités de PoBos les interdit catégoriquement de fumer en toutes circonstances. Même hors opérations, même en dehors de leurs fonctions et même en vacances, fumer ne serait-ce qu'une seule cigarette est suffisant pour les licencier immédiatement. Cela parait extrême à première vue de les interdire cela de façon stricte pendant toute la durée de leur contrat, mais les raisons sont plus métaphoriques qu'autre chose: d'après les premiers Bombardiers, "Que celui qui combat le feu se garde d'embraser ses intérieurs !". Au delà de ça, des unités complètement non-fumeuses leur permet une meilleure performance surtout dans des situations où l'oxygène est limité comme au milieu des flammes...
Le numéro d'appel d'urgence des PoBos est le 98. Un moyen de mémoriser cela facilement est de regarder les deux initiales, les lettres "P" et "B" sous un angle différent. On y distingue alors un 9 et un 8 avec un peu d'imagination !